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Tannhauser Orchestra

Spring rites

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Fondé en 2007, ce trio louvaniste répondait alors au patronyme de Tannhauser. Ce n’est qu’en 2013 qu’il a décidé d’y adjoindre le terme Orchestra. Du line up originel, il ne reste cependant qu’Erick de Deyn.

« Spring rites » constitue son sixième opus, et la formation le décrit comme du dreampunk aux tempos enragés, aux sonorités de guitare agressives, aux harmonies vocales feutrées et aux synthés caverneux. En réalité, hormis le titre maître frénétique, l’elpee trempe généreusement dans un shoegaze qui le plus souvent rappelle My Bloody Valentine ; surtout lorsque ces sonorités deviennent sinusoïdales, les harmonies vocales éthérées collant donc parfaitement à l’expression sonore. On épinglera, quand même, ces sifflotements allègres sur « Spring reverb » et puis le plus élaboré « April Pt. 2 » qui s’ouvre dans un climat pop avant de céder le relais à une belle intensité électrique…

In Search of Embers

Desillusion/Ban Habit/The Swamp (singles)

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In Search of Embers, c’est le nouveau projet de Wim Guillemyn, ex-bassiste et co-compositeur de Sygo Cries et toujours impliqué chez The Other Intern. Pour le ténébreux et incantatoire « Desillusion », Wim a fait appel à la chanteuse de ce groupe, Em Ra. Alors que Nour se charge des vocaux sur « A ban habit ». En fait, afin d’enregistrer son album, « The fragments of the interspace », dont la sortie ne devrait tarder, Wim a fait appel à des vocalistes différent(e)s. Ce qui n’est pas le cas pour « The swamp », puisqu’il s’agit d’un instrumental.

Musicalement, In Search of Embers navigue à des années-lumière de la cold wave et du post punk pratiqué par Sygo Cries. Les spectres de Red Zebra, Siglo XX et The Names ont totalement disparus pour laisser place à une expression sonore contemplative alimentée par un clavier (synthé/piano), une boîte à rythmes et quelques accords de guitare subtils. On devrait en apprendre davantage lors de la sortie de l’album…

 

William Doyle

Les printemps sont éternels pour William Doyle…

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William Doyle vient d’annoncer la sortie de son nouvel album « Springs Eternal » prévue pour le 16 février 2024. Il fait suite à « Great Spans of Muddy Time » paru en 2021.

Par ailleurs, il décrit l'idée derrière le nouveau single « Relentless Melt » : en fait, ce titre provient d’une réflexion sur le concept de time’s relentless melt, tirée de l’essai de Susan Sontag ‘On Photography’. Sontag dévoile comment une photographie peut figer un moment de la vie d'une personne tout en décrivant le mouvement implacable du temps. ‘C'est une chose à laquelle j'ai beaucoup pensé pendant la réalisation de cet album’, déclare Doyle. ‘Ainsi, l'un des remèdes que j'ai trouvés contre le sentiment que la fin des temps se précipite vers nous se trouve dans ce que les chansons et les albums peuvent m'offrir’.

« Springs Eternal », avec sa sonorité pop artistique, est la création la plus ambitieuse et la plus ludique de Doyle qui offre une vue panoramique des extases et des angoisses de la vie dans les années 2020, pose la question de savoir comment nous existons en tant qu’êtres humains fragiles à une époque sans précédent, notamment avec la destruction climatique galopante et l'expansion technologique.

« Springs Eternal » présente une distribution de personnages étranges et passionnants - des cow-boys aux naufragés. ‘La plupart des chansons sont écrites à la première personne, mais plutôt que d'être autobiographiques, j'essayais d'imaginer des versions hyperréalistes de moi-même’, explique Doyle.

Au fil des 11 titres, nous pouvons entendre des narrateurs qui se trouvent au bord d'une catastrophe mondiale, d'un chagrin d'amour, d'une dépendance, d'un endoctrinement et d'une maladie mentale, jusqu'à ce qu'ils basculent dans le grand inconnu. Les paroles sont accompagnées de mélodies contagieuses pleinement assurées.

Un thème récurrent, celui de l'eau et des inondations, parcourt l'elpee, faisant allusion à la fois à la crise climatique mondiale et au déluge d'accablement que subissent ces Williams de l'univers parallèle. Ce n'est qu'au moment du mixage que je me suis rendu compte du nombre de références à l'eau, explique Doyle.

« Relentless Melt » est en écoute

 

Hellmut Lotti

HeLLmut Lotti Goes Metal…

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Helmut Lotigiers, aka Helmut Lotti, est né à Gand, en 1969. Il a entamé son parcours en imitant Elvis Presley, dont il est fan depuis son plus jeune âge, avant de se lancer dans une carrière de chanteur autodidacte de musique classique qui sera couronnée de succès (plusieurs disques d’or) et lui permettra de se produire un peu partout en Europe (NDR : il remplit, sans problème, le Sportpales d’Anvers) et même aux USA.

Il est cependant et également fan de heavy et de hard rock mélodique depuis son enfance, et il ne s’en cache pas. Cette nouvelle aventure a débuté par une blague, lorsque Helmut a interprété « Run To The Hills » de Maiden sur Radio Willy, une radio flamande qui cherchait à faire le buzz. Résultat, il est invité à se produire dans le cadre du Graspop Metal Meeting 2023. Et il accepte. Trois jours avant le festival, son manager et guitariste lui demande de composer un morceau, mais de métal, destiné à ce set, en particulier. Ce sera « Darkness ».  Dans la foulée, ce concert enregistré live sera immortalisé sur support, dont de nombreux titres seront interprétés, ce soir, au Cirque Royal, comme lors des dates de sa tournée.

Pour bien coller au style, Lotti avait changé son nom en HeLLmut. Et sa prestation ainsi que celle de son backing group ont agréablement surpris la foule.  

Alors là, ce soir, le public est vraiment hétéroclite et improbable. On y croise des néerlandophones, des francophones, des mammys aux cheveux gris, des papys (presque) chauves, mais aussi des métalleux barbus, tatoués et sympathiques

Il est 20h10 lorsque HeLLmut et sa troupe grimpent sur les planches. Une immense toile est tendue en arrière-plan sur laquelle on remarque la présence –dans la grande tradition des décors consacrés aux groupes de métal– des flammes de l’enfer, des éclairs et le nom de la star du soir en lettres métalliques dorées.

D’habitude, Lotti, dans son personnage de chanteur classique, de gala, de concert de Noël ou de nouvel an, est vêtu de son éternelle tenue de soirée, en queue de pie. Ce soir, elle est plus relax, car elle est constituée d’un pantalon de cuir et d’une queue de pie en cuir noir ainsi que d’un tee-shirt qui brille sous les faisceaux lumineux des projecteurs. Il est soutenu par son fidèle manager et guitariste, un bassiste, et sur deux estrades distinctes, un drummer et un claviériste.

Le set s’ouvre par « Holy Diver », une cover de Dio. HeLLmut Lotti va nous réserver les plus grands classiques du métal et du hard-rock : Kiss, Alice Cooper, Iron Maiden, ZZ Top, AC/DC, Scorpions, Metallica et Guns’n’Roses. Notamment. Bref, du lourd et de l’intemporel sur les terres sacrées et endiablées du métal. Et surtout des compos qui lui tiennent à cœur. Mais également un inédit et un titre chanté en français. Et pas n’importe lequel ! Soit « Que je t’aime » de Johnny Hallyday. Avant d’aller changer de t-shirt. Car manifestement, il l’avait bien mouillé.

Son jeu de scène est imparable. Le light show balaie généreusement le podium et l’auditoire. Après avoir attaqué d’une manière très théâtrale le « Poison » d’Alice Cooper, il embraie par l’incontournable « Smoke on the water », un titre bien rogné par l’orgue Hammond. Dans un français parfait, Lotti explique que très jeune, son frère l’a initié au hard rock en lui faisant écouter « Run To The Hills » du Maiden. Son frangin est d’ailleurs présent aux premiers rangs. Et il monte sur les planches pour épauler HeLLmut au chant. A l’issue de sa contribution, il redescend dans la fosse et accepte une bière que lui tend un spectateur.    

HeLLmut Lotti invite la foule à allumer les GSM ; et la salle se met à briller de mille feux.  Dynamiques, les musicos exécutent régulièrement des soli. Moments choisis par Lotti pour se mettre en retrait afin qu’ils puissent s’exprimer librement. Mais sa voix est toujours aussi puissante et exceptionnelle ; d’ailleurs, l’auditoire l’applaudit souvent. Pendant « I Was Made for Lovin' You » de Kiss, l’artiste ose une danse compliquée et sexy

Au cours de ce show, il a enchanté son public, mais surtout les métalleux les plus sceptiques. Et lors du rappel, il achève sa prestation par l’incontournable « Highway To Hell » d’AC/DC, que reprend en chœur tout le public du Cirque Royal, qui lui accorde une énorme ovation lorsqu’il quitte la scène, avec la satisfaction du devoir accompli et la tête haute.

Setlist : « Holy Diver » (Dio cover), « Poison » (Alice Cooper cover), « Smoke on the Water » (Deep Purple cover), « Run To The Hills » (Iron Maiden cover), «  Easy Livin' » (Uriah Heep cover), « Darkness », « Still Loving You » (Scorpions cover), « When the Lady Smiles » (Golden Earring cover), « That's Alright, Ace of Spades » (Elvis Presley cover), « Gimme All Your Lovin' » (ZZ Top cover), « Tiritomba » ([traditional] cover), « Breaking the Law » (Judas Priest cover), « Nothing Else Matters » (Metallica cover), « Paranoid » (Black Sabbath cover), « I Was Made for Lovin' You »  (KISS cover), « Que je t'aime » (Johnny Hallyday cover), « Born to Be Wild » (Mars Bonfire cover), « Here I Go Again (Whitesnake cover), « Paradise City » (Guns N’ Roses cover).

Rappel : « Highway to Hell » (AC/DC cover)

(Organisation Greenhouse Talent)

 

Whispering sons

Des Whispering Sons très imaginatifs…

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Le quintette belge Whispering Sons annonce un nouvel album, The Great Calm, lequel paraîtra le 23 février 2024.

Aujourd'hui, ils sortent le sombre Cold City, un autre signe distinctif de leur nouvel elpee et quelque chose de complètement différent du premier single presque joyeux The Talker.

Cold City est aussi glacial que son titre le suggère. Décrivant un désir inaccessible, le morceau ressemble à une chanson nostalgique, mais d’une nostalgie qui n'existe pas encore. Fenne Kuppens explique que "le vrai défi était de trouver les bons sons pour porter le sentiment de la chanson". En superposant les synthés, le groupe a créé une petite chanson fragile, mais à l’atmosphère très riche.

Après la puissance sombre d’Image en 2018 et le minimaliste Several Others en 2021, le troisième album des Whispering Sons, The Great Calm, représente une ré-imagination et une remise en question. "Je pense que la chose la plus importante à notre sujet est que nous nous sommes rencontrés en tant que groupe d'amis et que nous avons créé le groupe", note Kuppens, la chanteuse du groupe. C'est quelque chose qui est né d'un amour pour la musique et d'une envie de jouer ensemble. Et maintenant, nous avons dix ans de plus. Rien n'a vraiment changé. La dynamique est toujours la même. Nous sommes très proches les uns des autres.

Enregistré en quatre semaines avant d'être terminé au début 2023 à l'aide d'une installation artisanale, la puissance, l'énergie et la beauté qui ont présidé à la création de The Great Calm sont gravées au cœur de chacune des douze chansons.

Kuppens ajoute : "J'aime l'impression de grandeur que donne une phrase comme The Great Calm. Elle décrit vraiment ce que les personnages des chansons recherchent, ce sentiment de paix et de calme. C’est aussi quelque chose qui n'existe probablement pas parce que cela ressemble trop à un rêve. L'album est plus porteur d'espoir, il est plus beau. Le précédent était très sombre et toujours très destructeur. Je pense que celui-ci l’est toujours un peu, mais il y a de l'espoir dans cette destruction.

Le clip de Cold City est disponible ici

 

 

Caesar Spencer

Get out into yourself

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Citoyen anglais, Caesar Spencer est né au Pérou. Il possède, en outre, la double nationalité (suédoise) ; et déçu du Brexit (encore un !), il s’est établi en France.  On peut donc aisément parler de musique sans frontières à son égard…

Les compos de son nouvel elpee, « Get Out Into Yourself », naviguent entre pop ‘so british’ (« Isn’t That Jimi Said »), saillies surf-rock (« Hail Ceasar ») et ballades pour pur chanteur de charme baroque (« Requiem »). Mais, selon ses dires, le songwriter voulait avant tout écrire une lettre d’amour à la France et il a choisi de la graver au studio ‘La Fugitive’ où enregistraient, à l’époque, les Rita Mitsouko. Les sessions se sont déroulées en compagnie d’artistes du cru tels que Jacqueline Taïeb, le très doué Jean Felzine (Mustang) et Jo Weldin. De sa voix de crooner à la Alex Kapranos, Caesar Spencer délivre une série d’hymnes plutôt imparables (« Broken by the Song »). Une réussite de bout en bout !

Factheory

The Day (Ep)

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Le post-punk des Belges de Factheory devrait ravir les fans du genre ! En effet, « The Day », son premier Ep est plus que réussi ! Les 4 titres, pour 20 minutes de musique, ont été mixés par Stéphane Devillers du duo OK Lion ! Les morceaux d’obédience électro-pop définitivement ‘dark’ (dont 2 versions de « The Day ») rappellent bien entendu des illustres ancêtres tels que Joy Division ou Bauhaus mais aussi les plus récentes œuvres des Français de Vox Low. Synthés sombres, rythmes syncopés et voix spectrale sont bien entendu au menu ! La bande nous réserve même, avec succès, un morceau interprété dans la langue de Molière (« Souvent ») qui confère une touche d’originalité à l’ensemble. 

Aïtone

Follow

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« Follow » constitue le second elpee d’Aïtone, un album qui fait suite à un éponyme, paru en 2018. Selon sa propre bio, cet artiste d’origine corse puiserait son inspiration chez Radiohead, Arcade Fire et Pink Floyd (excusez du peu !) mais aussi chez des artistes hexagonaux comme Ben Mazué ou Bashung.

De son véritable nom Antoine, il nourrit sa musique de britpop, de folk et de rock progressif… il met donc logiquement les claviers et les guitares en exergue. Le résultat est convainquant et le lyrisme rock assumé est transporté par une voix en tous points remarquable. Toutefois l’ensemble est, en général, trop lisse, même s’il rappelle les plus belles heures des autrefois stars d’Aaron. Du rock ‘anthémique’ de belle qualité donc à qui il manque toutefois –selon votre chroniqueur– ce supplément de folie qui fait la différence…

 

Omni

Un souvenir musical pour Omni…

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Le 16 février 2024, Omni, le trio d'Atlanta, sortira « Souvenir », son quatrième elpee. Pour la circonstance, le guitariste Frankie Broyles, le chanteur/bassiste Philip Frobos et le batteur Chris Yonker convertissent leur énergie créatrice en chansons tranchantes et entraînantes, avec des riffs hachés, des rythmes en staccato et des mélodies nerveuses. Chaque morceau est une unité compacte, reflétant à la fois l'époque et le lieu où il a été créé.

Pour info, « Exacto », le lead single, est né d'une session d'écriture fructueuse, un soir, lors de leur escapade à Vienna, Georgia (US). La puissance des guitares et des rythmes est immédiatement apparue comme par magie. Quant aux paroles et aux mélodies, elles ont été écrites à l'arrière d'une camionnette à Sacramento !

Omni a appelé ce disque « Souvenir » car il fait penser à une collection d'objets audio ou à un stock de miniatures musicales. Ou alors, imaginez un album de photos de famille, un classeur de cartes à jouer rares, une boîte à chaussures contenant des pierres précieuses.

La précision et la clarté de « Souvenir » sont dues à de nouveaux développements chez Omni. Tout d'abord, il s'agit de son premier elpee en compagnie de Yonker comme batteur à plein temps, et son jeu énergique ajoute des ‘points d'exclamation’ à chaque moment précis de « Souvenir ».

Le chant de Frobos est un peu plus émotionnel, voire nostalgique, cette fois-ci. Il s'est inspiré du rock des premières radios universitaires, et notamment des formations comme REM ou The Cure.

Bref « Souvenir » est un LP où l’immédiateté et la puissance agissent comme les faces d’une même pièce. Ce faisant, Omni a vraiment créé un ‘souvenir musical’.

Le clip consacré au single « Exacto » est à voir et écouter

 

Thomas Frank Hopper

Du blues, mais pas seulement…

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Né à Bruges, Thomas Verbruggen, aka Thomas Frank Hopper, a longtemps vécu sur le continent africain où il a pas mal bourlingué, à cause de la profession de son paternel, dont la famille devait changer régulièrement de port d’attache. Il est également le chanteur de Cheeky Jack, une formation responsable d’un seul elpee à ce jour, « Black Sheep », paru en 2014. En solo il a gravé deux Eps et deux elpees, en autoproduction, dont le dernier, « Paradize City », est paru en septembre dernier. Le Zik-Zak, c’est un peu chez lui, car il est managé par Nicolas Sand (Rock Nation).

Le supporting act est assuré par Red Beans & Pepper Sauce, un quintet issu de Béziers, dans le sud de la France, mais depuis établi à Montpellier. Il a été fondé en 2010.

Ses références oscillent du ‘new blues’ (Gary Clark Jr., Tedeschi Trucks Band) au ‘néo vintage’ (Blue Pills, Wolfmother, Saverio Macne & Double As, The Excitements) en passant par le ‘classic rock’ des seventies (Led Zeppelin, Deep Purple), mais aussi contemporain (Rival Sons, The Black Keys) ainsi que le funk. En dix ans d’existence, ce quintet hexagonal a gravé sept elpees, dont le dernier, sobrement intitulé « 7 » est paru en février dernier. Et le band va nous en proposer quelques extraits. Il vient, cependant, de publier un Ep 4 titres baptisé « Song For The Past ».

La salle est déjà blindée quand la formation monte sur le podium.

Le line up réunit Jessyka Aké au chant, Laurent Galichon à la sixcordes, Serge Auzier aux claviers, Pierre Cordier à la basse et Niko Sarran à la batterie. La musique dispensée privilégie le rock/blues pêchu et vintage ainsi que l’americana nerveux. Mais c’est toujours le blues qui sert de socle aux compos. Lorsque Jessyka parle entre les chansons on reconnait bien l’accent du midi. Le son est un peu fort mais le public apprécie.

S’étalant sur 12 minutes, « Lock U down Long », le dernier morceau, est enrichi par quelques longs solos de guitare particulièrement techniques, dispensés par Laurent. La voix de Jessyka est aussi puissante que celle de Ian Gillan à ses débuts. Vu les applaudissements nourris, manifestement le public a apprécié le concert…

Setlist : « Going Blind », « Glitter », « No Saint », « Gonna Dance », « World Is Burnin’ », « What Happens », « Holy Guest », « No Cross », « Half World », « Lock U down Long » (12’)

Ce soir, Thomas Frank Hopper est accompagné du guitariste Diego Higueras (NDR : en parallèle, Il a développé un chouette projet en compagnie du violoniste Nicolas Draps, The Lanscape Magazine), du bassiste Jacob Miller, du claviériste Maxime Siroul et du drummer Nicolas Scalliet, installé en retrait sur une estrade.  

Frank s’assied et pose sa lap steel guitar (NDR : une dobro qui a un son plus métallique) sur ses genoux, un instrument qu’il branche sur un ampli lampes. Parfois, il se sert d’un skate board en bois muni de 4 ou 5 cordes. Mais lorsqu’il se lève, c’est pour affronter Diego dans un duel de grattes. Et ce dernier possède un toucher de cordes digne de Carlos Santana. Thomas possède une voix claire, précise et parfaitement en harmonie avec les chœurs.

Au cours de ce set particulièrement intense, l’expression sonore va osciller du boogie texan (le titre maître) au rock sudiste, en passant par la roots, le funk et le delta blues dont le périple va nous entraîner au cœur des marais louisianais, poursuivi par des alligators. De Matt Schofield à Lightnin’ Hopkins, en passant par Sean Chambers et Jimi Hendrix, les références sont multiples. « A song for the devil » voyage même nonchalamment en (Led) Zeppelin. Et l’orgue Hammond infiltre suavement « Chimera ».

Enfin pour le premier morceau du rappel, Thomas et Diego s’infiltrent au milieu de la foule et nous réservent une version dépouillée et acoustique de « Dog In The Alley », chantée à deux voix…

Setlist : « Back To The Wild », « Paradize City », « Come Closer », « A Song For The Devil », « Chimera », « The Sinner », « Crazy Mojo », « Tomb Of The Giant », « Troublemaker », « Tales From The Rails », « Savages ».

Rappel : « Dog In An Alley », « Tribe », « Till The Day I Die ».

(Organisation : Rock Nation + Zik-Zak)

 

The Umbrellas

Les parapluies d’un ami peu fiable…

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Le groupe de San Francisco The Umbrellas vient de dévoiler des infos sur son deuxième album, "Fairweather Friend", qui sortira le 26 janvier 2024. Il a également publié une vidéo pour le premier single, "Three Cheers ! ".

Au nombre de quatre, The Umbrellas sont des rebelles romantiques qui créent d’irrésistibles hymnes indie pop. Le premier elpee, éponyme, sorti en 2021, a été un véritable coup d'éclat et a déclenché une tournée internationale. Le suivant, "Fairweather Friend", va encore plus loin : il absorbe l'attaque sonore de ses concerts et la compense avec la précision du studio.

Cet album déborde de moments forts. Ainsi le morceau « Three cheers ! » se la joue rythmé et ensoleillé mais cache des paroles acerbes, le tout offert sur un plateau par Nick Oka (basse) qui explique qu’il s’agit d’une chanson pseudo-politique sur les luttes de pouvoir qui se produisent au travail ou dans un groupe d'amis. C'est en fait, une chanson d'observation.

Avec ses dix titres, "Fairweather Friend" se rapproche de la pop ‘bienheureuse’ tout en étant alimenté par un sens du risque et par la précision qui découle de longs mois passés on the road.

L'expérience de la tournée a soudé le groupe et a permis d'augmenter le volume un peu plus voire beaucoup plus.

Nous nous sommes donné plus d'espace pour cet album, explique Keith Frerichs (batterie). Nous voulions avoir le temps de nous asseoir littéralement sur les chansons et de vraiment les travailler. Aussi, The Umbrellas est à la fois plus physique et plus contrôlé sur son nouvel LP.

Dans l’ensemble, "Fairweather Friend" est un triomphe indie pop audacieux conçu avec détermination et attention par ce groupe de Frisco.

“Three Cheers !” est disponible

 

C’mon Tigre

C’mon Tigre dans la végétation…

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Le collectif C'mon Tigre a tout juste sorti "The Botanist", second extrait de "Habitat", son quatrième elpee à ce jour. Le single met en scène Seun Kuti - fils du pionnier de l'afrobeat Fela Kuti - et l'album sortira le 24 novembre 2023 sur le label Italien Intersuoni. La vidéo a été réalisée par l'artiste Jules Guerin.  Et elle est disponible là

 

Savana Funk

Ghibli

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On avait fait la connaissance de ce trio réunissant des musiciens issus d’horizons divers lors de la sortie de son second opus, « Tindouf », en 2021. Sur ce nouvel elpee, intitulé « Ghibli », les Bolognais d’adoption remettent le couvert en proposant un cocktail toujours aussi addictif de musique africaine, de funk, de blues et de jazz.

Aldo Betto, Blake C.S.Franchetto et Youssef Ait Bouazza publient une ode aux voyages et révèlent les richesses musicales de la Méditerranée. On pense à des versions instrumentales de Tinariwen ou Imarhan mais pas seulement, car la formation parvient à alterner morceaux énergiques, tel que l’ouverture « Agadir » (qui annonce les couleurs de l’album) et les plages plus mélancoliques et apaisantes, dont « Ghibli » ou « Ifri ». Le jeu de guitare est délicat. Les notes se déversent avec une facilité déconcertante. La basse et la rythmique libèrent le groove nécessaire. Bref, il est difficile de résister à cette musique mélodieuse et prenante…

Pomme

Elle voit des champignons partout…

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Deux ans après avoir gravé « Les Failles », pour lequel elle a remporté deux Victoires de la Musique, Claire Pommet, aka Pomme, a publié un nouvel elpee en août dernier. Intitulé « Consolation », elle l’a écrit et produit elle-même. Des nouvelles chansons qu'elle présente en concert lors d'une tournée étalée de janvier 2023 à avril 2024 baptisée ‘Consolation Tour’. La salle n’est pas comble, sur les 8500 places, il en reste 3000 de libres.

Son nouvel album s’avère intimiste, mais plus lumineux que le précédent. Dans « Les Failles », elle parlait notamment de ses anxiétés, de ses souffrances du moment. Une forme de thérapie, en quelque sorte. Pomme partage beaucoup sur la santé mentale et en a fait l’un des thèmes principaux de ses chansons.

Safia Nolin assure le supporting act. Une Québécoise connue et reconnue au Canada, mais méconnue sur le Vieux Continent. Blonde, un peu enrobée, elle (en)chante de son fort accent canadien, il fallait s’est douter ! Armée d’une sèche, elle est soutenue par un guitariste électrique. Suave, son folk chargé de spleen véhicule des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire, à l’instar de « Lesbienne » …

Pomme est vêtue d’un pantalon noir et d’un body brillant orné de longues cordes blanches retombant sur ses pieds. Le décor ressemble à une immense champignonnière parsemée –bien évidemment– de champignons, mais lumineux et de tailles diverses, mesurant de 20 cm à 2 mètres de hauteur. La scène est divisée en deux parties. Le côté gauche est réservé à Pomme, sa guitare semi-acoustique, son micro et son clavier. Elle est épaulée par un quatuor, soit Elodie (mandoline), Corentin (clavier/guitare), Michelle (bassiste/guitariste), et Zoé (batterie). Ils sont tous coiffés de chapeaux en forme de champignon, mais suivant l’angle d’éclairage, ces chapeaux ressemblent alors à de grands couvre-chefs coniques tonkinois. Pomme va nous entraîner au sein d’une forêt enchantée. Mais la surprise est à chercher du côté de la droite du podium sur lequel est échafaudé une estrade de trois paliers accueillant une douzaine de musiciens classiques. Le premier réunit les violonistes, le deuxième les violoncellistes ainsi que le contrebassiste et le troisième, les cuivres (2 trombones à coulisse, 1 hautbois, 1 flûte traversière et une à bec). Toute la petite troupe est dirigée par une chef d’orchestre.

Le set débute par « Nelly », une chanson inspirée par Nelly Arcan, une écrivaine canadienne féministe qui s’est suicidée en 2009. Pomme se couche au sol pour déclamer son texte empreint de sensibilité. Dès les premières notes de « Dans Mes Rêves », toute la salle est émue, mais chante en chœur le refrain : ‘Ah minuit est là, ah je ne dors pas’. Malgré certaines chansons tristes qui parlent de la mort, elle est très interactive et attentive à l’auditoire. Avant la covid 19, elle devait accorder un set acoustique au sein d’une crypte du cimetière de Laeken (NDR : votre serviteur y était invité), mais entretemps, la pandémie est passé par là et le récital a été annulé. Elle incite la foule à chanter, danser et participer. Sa version acoustique de « Les Séquoias », en solo, constitue un moment fort de cette première partie de concert. Pendant « La Rivière », les sonorités du piano manquent parfois de clarté et de précision, ce qui perturbe le sentiment de quiétude et de sécurité que peuvent procurer les chansons de Pomme. Au milieu du spectacle, elle fait passer un appareil photo argentique, dans la fosse, afin d’immortaliser les visages de celles et ceux qui l’écoutent. Des souvenirs qu’elle publiera sur un compte Instagram dédié, pendant toute sa tournée.

Pomme alterne sans cesse entre mélancolie heureuse et désespoir doux ; son timbre clair conte les amours et tristesses d’une jeune femme de son époque. Elle est follement attachée à la nature et à ses paysages, mais aussi particulièrement engagée dans la communauté LGBTQ+. Elle va ainsi leur dédier une de ses compos. Comme elle aime improviser dans la setlist, elle y glisse une chanson douce qu’elle interprète en japonais. D’une sensibilité extrême et de toute beauté elle touche les cœurs délicats.

Mais le point d’orgue du set se produira lors du rappel. En rendant hommage à Barbara, à travers « B. », et en solitaire. Surprenant ! Et même déroutant. A cause de ce recours aux voix fausses et du vocodeur.

Le Secours Populaire est présent dans le hall de Forest National pour organiser une collecte de jouets destinée aux enfants défavorisés. Une belle initiative !

Un concert de près de 120 minutes, lumineux, parfois déconcertant, délicatement humoristique, détendu et cosy…

Setlist : « Nelly », « Dans Mes Rêves », « Septembre », « Un Million », « Les Séquoias » (Pomme solo), « RDV », « My Baby » (Julia Stone cover), « Ceux Qui Rêvent » (Pomme solo), « Soleil Soleil », « La Rivière », « Je Sais Pas Danser », « Jardin », « Anxiété », « La Lumière », « On Brûlera » (Pomme solo), « Bleu ».

Rappel : « B. » (Pomme solo), « Grandiose » (Pomme solo), « Very Bad », « Une Minute ».

(Organisation : Live Nation)

Nuevo Testamento

Nuevo Testamento au Bota !

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Nuevo Testamento est une formation dont les membres sont originaires de Los Angeles et de Bologne. Son dernier elpee, « Love lines », est paru en mars dernier. Sa musique est le fruit d’un cocktail extravaguant entre cold wave, Italo disco, garage rock et post-punk.

Sa musique est d'une insouciance optimiste, canalisant toute l'innocence ambitieuse des années 1980. La voix de Chelsey Crowley canalise l'attention. Le chant est perçant, enjoué et plaintif, à la manière des années 1980. Des lignes de synthé analogiques portent la compo.

Le band se produira ce 19 novembre au Botanique de Bruxelles. Plus d’infos ici

Issu de cet LP, le single « Heartbeat » est disponible sous forme de clip

 

 

The New Pornographers

Un vraiment très léger New Pornographers…

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Continue as a Guest, le dernier album de The New Pornographers, est sorti le 31 mars 2023 sur Merge Records. Un premier single, Really Really Light, était déjà disponible dès janvier 2023 accompagné d'une vidéo réalisée par Christian Cerezo. Pour célébrer ce nouvel album, les New Pornographers ont donné une série de concerts aux États-Unis au printemps.

Coécrit avec Dan Bejar (Destroyer), "Really Really Light" est un remodelage d'un titre de l'album Brill Bruisers, paru en 2014 et acclamé par la critique. A.C. Newman raconte : au fil des ans, une partie de ma méthode consistait à jouer avec des choses que je n'ai jamais terminées. J'aimais beaucoup le refrain de Dan, et pendant un moment, j'ai juste essayé d'écrire quelque chose qui me semblait appartenir à ce refrain". Je pensais à la chanson "The Man" d'Aloe Blacc, dans laquelle était insérée le refrain de "Your Song" d'Elton John, et je me suis dit qu'il serait amusant d'insérer une chanson que personne ne connaît.

Newman a commencé à travailler sur Continue as a Guest (10 titres) chez lui, à Woodstock (US), alors que le groupe venait de terminer sa tournée à la suite de In The Morse Code Of Brake Lights (2019). Parmi les titres tous produits par Newman, on trouve en plus de la coécriture par Bejar, le chatoyant Firework in the Falling Snow , coécrit par Sadie Dupuis.

Si l'album aborde les thèmes de l'isolement et de l'effondrement, le titre Continue as a Guest s’intéresse également aux préoccupations constantes liées au fait de faire partie d'un groupe depuis si longtemps.

Les New Pornographers ont déjà sorti huit albums studio, dont leur premier album classique, Mass Romantic, réédité en 2021.

Le clip de Really Really Light est disponible

 

Gruff Rhys

La tristesse rend Gruff Rhys, libre…

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Gruff Rhys et son groupe s’étaient entassés dans une camionnette conduite par le regretté et légendaire tour manager ‘Dr’ Kiko Loiacono et avaient quitté Dunkerque, où ils venaient de jouer le dernier concert d'une tournée en Espagne et en France, pour rejoindre la banlieue de Paris aux premières heures d'un matin de mars 2022. C'est là, dans les studios de La Frette, installés dans une maison du XIXe siècle, que la formation a enregistré "Sadness Sets Me Free" en trois jours seulement. Des chœurs ont été ajoutés en cours de route par Kate Stables de This Is The Kit, ainsi que des cordes et une orchestration supplémentaire, et le tout a été mixé entre Marseille et Cardiff. Il en est résulté "Sadness Sets Me Free", un nouvel elpee qui sortira le 26 janvier 2024. Il s’agira du 25ème qu'il a sorti en 35 ans de carrière.

Le premier single "Celestial Candyfloss" est un aperçu de quatre minutes de l'album à venir, révélant les merveilles enivrantes et les sons pop classiques qu'il contient. Des cordes envolées portent les douces mélodies, ancrées par juste ce qu'il faut de mélancolie pour ajouter du poids émotionnel. La vidéo a été créée par Mark James, collaborateur de longue date, et complète la portée et le style de la chanson. Et la vidéo de ce single est disponible .

 

Chanel Beads

Chanel Beads fait la police…

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Lavers a créé Chanel Beads comme un exutoire pour ses chansons affectées qu'il écrit, enregistre et produit en utilisant un mélange rogue d'instruments synthétiques et réels. Chaque chanson de Chanel Beads comporte une couche transcendante : mi-fabriquée, mi-vérité, chacune d'entre elles se construit autour d'une idée enflammée d'une expérience universelle.

Grâce aux singles "Ef" et "True Altruism", qui datent de 2022 et sont à la fois émotionnellement durs et produits de manière complexe, Chanel Beads a établi une présence sur la scène DIY de New York et dans les recoins de l'Internet de la musique expérimentale. Lavers est souvent rejoint sur scène par sa proche collaboratrice, compositrice et productrice Maya McGrory et par l'instrumentiste expérimental Zachary Paul, qui mêlent leurs voix et leurs instruments improvisés, rendant les chansons de Lavers difficiles à situer et encore plus imprévisibles et globales.

Le nouveau single "Police Scanner" utilise une structure non conventionnelle pour faciliter l'écoute d'un mélange enveloppant de cordes de guitare imparfaites, de tambours métalliques et de cordes superposées. Des bruits injectés, comme le son d'une personne qui glapit et un échantillon de synthèse vocale, créent une texture qui brille au milieu de la production frittée. Elle évoque à la fois la naïveté enfantine et l'anxiété post-moderne.

Les paroles se rapportent à des sentiments de désespoir et à l'incapacité d'agir sur ces sentiments. Lavers dit que ‘c'est une colère contre le manque de vertu dans le monde’, tout en reconnaissant cette même absence en soi. En fin de compte, le sentiment de la chanson est plus triste ou empathique que directement en colère ou plein de reproches. La vidéo qui l'accompagne, éditée par Alexa Terfloth, est tout aussi mercurienne : un collage de lignes d'horizon de New York, d'éphémères en ligne troublants et de séquences live des concerts DIY de Chanel Beads, filmées par Shane Roberts, Jackie Young et Rin Parker.

Le clip de « Police scanner » est disponible ici

 

 

 

youbet

Le mal des transports de youbet

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Issu de Brooklyn, youbet est drivé par le compositeur Nick Llobet (they/them). Il vient de signer chez Hardly Hart. Afin de célébrer la nouvelle, il partage son premier enregistrement pour le label en publiant une vidéo consacrée au single "Carsick". Le visuel est réalisé par Sadie Meadow, et comprend des séquences de performance de Llobet et des membres de youbet live, Micah Prussack et Joanna Quinn. Le clip est également enrichi d'illustrations de Jess Prussack, avec une animation supplémentaire de Meadow et Prussack.

La musique de youbet est remplie d'éclats de couleurs incessants, qui attirent l'attention grâce à l'intimité lyrique et à des arrangements instrumentaux. Animé à parts égales par l'humour et la mélancolie, youbet trouve son plaisir dans le désordre, se penchant sur l'inattendu dans un but de pure liberté. Son premier elpee, « Compare and Despair », est sorti en 2020. Au cours des quatre années qui ont suivi, nourris d'une énergie débordante et d'un esprit de collaboration revitalisé, ils ont écrit, maquetté et enregistré un catalogue de trésors, prêts à voir le monde.

Le clip de "Carsick" est disponible ici

 

 

Marika Hackman

Le soupir de soulagement de Marika Hackman…

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L'énigmatique chanteuse, compositrice, multi-instrumentiste et productrice Marika Hackman publiera son quatrième album studio « Big Sigh », le 12 janvier 2024. Comme son titre l'indique, pour elle, c’est une sorte de libération. Un mélange édifiant de tristesse, de stress et de désir, mais surtout - et surtout - de soulagement.

Marika a également partagé son nouveau single « Hanging », un titre qui traite de la fin d'une relation dans un état d'hébétude délicat et dissociatif, jusqu'à ce qu'il s'achève dans un fracas de gémissements de ‘banshee’ et de guitares grunge. « Hanging » incarne les thèmes opposés de l'album à venir : le contraste entre le bruyant et le silencieux, le frottement entre l'industriel et le pastoral, et l'innocence de l'enfance contre les réalités névralgiques de l'âge adulte. Marika s'exprime ainsi sur le single : ‘C’est une réflexion sur une relation difficile passée et sur la façon dont on peut se piéger soi-même dans une situation où l'on est incapable de passer à l'étape suivante de sa vie. La phrase 'yeah you were a part of me, i'm so relieved it hurts' décrit à quel point il est toujours douloureux de rompre, même si ce n'est pas la bonne chose à faire’.

Le clip de « Hanging » est disponible ici

En concert

08/04/2024 – Botanique, Bruxelles

River into Lake

River into Lake abat ses cartes…

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Boris Gronemberger a multiplié les collaborations à succès. Il a notamment milité au sein de Girls in Hawaii et collaboré durant de nombreuses années avec Françoiz Breut. Il continue actuellement de se produire en live aux côtés de Blondy Brownie et Castus. Anciennement connu sous le nom de V.O., il a dévoilé ses premiers titres sous le patronyme de River into Lake, en 2019. Et c’est ce groupe qui publiera un nouvel elpee en février 2024. En attendant, il nous propose son nouveau single « Alethea », qui paraît ce 10 novembre. Et il est disponible sus forme de clip .

Découpé comme un tirage de tarot, ce court métrage musical né de la collaboration entre Boris, la réalisatrice Alice Khol et la danseuse Justine Theizen aborde, à travers la danse des corps, un instant de questionnement d'une jeune femme queer. Chaque scène étant écrite sur un extrait musical du prochain album de River Into Lake.

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