Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26873 Items)

Yonaka

Un set raffiné et intense…

Écrit par

Trois noms sont programmés à l’AB Club, ce vendredi 1er mars : Mimi Parks, Noisy et Yonaka. Mais la grande salle, accueille, le même jour, Bizkit Park. Bref, ce soir, il y en a pour tous les goûts. En outre, tout est sold out ! Résultat des courses, c’est la cohue à l’entrée ; et il faut patienter une bonne dizaine de minutes, avant de pouvoir emprunter l’escalier qui conduit à l’étage.

En l'espace d'un seul single, « Run », Yonaka a attiré l'attention des médias anglais, du public et de la toile. La réaction après la sortie de ce premier titre sur Soundcloud a été phénoménale, une compo dont les distorsions regorgent de tension dans les moments de passion lourde pour ensuite redescendre dans une exhalaison de répit électronique. Depuis, il a sorti quelques Eps, dont le dernier, « Welcome To My House », est paru fin juillet 2023, et deux albums, « Don't Wait 'Til Tomorrow », en 2019 et « Seize The Power », en 2021.

Issu de Brighton, la band transforme la pop, le punk et le hip-hop en un hybride de rock alternatif hypnotique avant de le teinter d’emocore revivaliste à coloration eighties.

Pénélope Braune, aka Mimi Banks, ouvre les hostilités, une rappeuse allemande originaire de Bochum. Elle s’intéresse, depuis sa plus tendre jeunesse, aux styles de musique alternatifs tels que le métal, le hip-hop et le punk. On comprend, dès lors mieux, pourquoi cet ADN est bien marqué dans sa musique. Elle a d’ailleurs squatté la scène ‘Jupiler’ de l’édition 2023 du Graspop Metal. Sa discographie recense un long playing, « Deadgirl » (2022), un Ep 7 titres, « Enter The Void » (2019) et son dernier single « FSU », paru en février dernier.

Dissimulant son visage sous une cagoule parsemée de clous, elle débarque revêtue d’un long manteau de cuir noir et chaussée de boots à semelles compensées ; mais elle se débarrasse rapidement de ses attributs quelque peu menaçants. Elle est accompagnée d’un DJ. Derrière sa table, il jongle entre ses platines et différentes machines. Mais les sonorités de son matos couvrent les cris gutturaux de la vocaliste. Belliqueuse, elle va au contact de la foule, micro en avant. Cependant, lorsque ce microphone tombe en panne, elle peste face à la situation.

Non conventionnel et sans concession, son ‘doom trap’ combine indus, hip-hop, metal et électro âpre. Les parties de rap ressemblent très souvent à des cris sauvages empruntés au métal extrême, un peu comme chez les formations de trap metal américain Ghostemane ou XXXTentacion. On ne peut néanmoins lui reprocher son manque d’énergie car elle en regorge ; mais ses compos sont beaucoup trop similaires.

Setlist : « Klingen & Stitches », « Mad Hoe », « RAD », « Sonic », « BACK OFF », « SAW », « Banshee », « Suicide », « FSU », « Big Ass Chains ».

Après ce déluge de décibels, place à Noisy (?!?!?!). Les musiciens sont issus de Worthing, une petite ville du sud de l'Angleterre, et tentent, tant bien que mal, de se faire une place au soleil en réinventant les sonorités de ses glorieux aînés. Deux albums au compteur : « Fast FWD To Friday (Vol.1) », sorti en 2023, ainsi que « NOISY_Pre’s », en février dernier ; et puis un single, « All Of U », paru fin du même mois. C’est la première fois qu’ils se produisent en Belgique et apparemment, ils ont fêté cet événement en éclusant quelques bières…

Lunettes de soleil et baskets Adidas, ils grimpent sur le podium. Tignasse rousse, Cody Matthews, le chanteur, a emmené un drapeau noir sur lequel figurent les signes cabalistiques, mais en blanc, de la pochette du dernier single. Survolté, avant d’entamer le premier titre, il invite déjà la foule à créer un circle round ; mais elle reste impassible. Le line up implique également un bassiste, un préposé à la guitare et aux synthés, ainsi qu’un drummer, planté en retrait. L’expression sonore puise aussi bien dans la britpop (les mélodies), l’électro (Chase & Status, Prodigy), le punk/garage insulaire (The Streets), la house que le drum&bass ; et le tout est parcouru de sonorités de guitares planantes et saupoudré d'un esprit rock'n'roll juvénile et sincère. La setlist va puiser dans les deux elpees du combo et s’achever par le dernier né, « All Of U ».

En 30 minutes, Noisy va mettre le souk ; surtout grâce au chanteur qui tient littéralement le public en haleine. Il est constamment au contact des premiers rangs. Coups de poing, pouces levés ou demande d’allumer les lumières pour voir combien il est laid ; mais également, à mi-parcours, plongeon dans le round circle, dont il avait reformulé la demande…

Setlist : « Young Dumb, « Green Like « Rude Boy », « Alligator », « I Wish I Was A… », « Put A Record On », « Desire », « All Of U »

Place, enfin, à la tête d’affiche. Un trio réunissant la chanteuse Theresa Jarvis, tout de noir vêtue, le bassiste Alex Crosby et le guitariste George Werbrouck-Edwards. Pour la tournée, le line up est renforcé par un batteur, qui s’installe en retrait.

Il est déjà 21h30 ; et si le concert va au-delà de 22h30, les spectateurs qui ont choisi les transports en commun pour se déplacer (NDR : la SNCB, en particulier) vont manquer la fin du show ou le train qui doit les ramener chez eux. Dilemme !  

Le show s’ouvre par « By the Time You’re Reading This ». Trépidante, Jarvis occupe tout l’espace scénique. Son charisme naturel lui permet d’attirer la sympathie du public.

Outre les morceaux puisés au sein de sa discographie antérieure, la setlist va piocher généreusement dans son dernier Ep. Un nouveau titre, quand même, le single « PREDATOR » !

Tout au long d’« Ordinary », le light show est agressif. Jarvis rappe sur « Hands Off My Money » avant d’attaquer la compo mélancolique qui les a fait connaître, « Panic ». Crosby empoigne une gratte semi-acoustique pour accompagner le tendre « Give Me My Halo ». La foule devient hystérique pendant « Rockstar ». Et « PREDATOR » libère encore plus d’énergie. Les deux gratteurs ne restent pas en place et n’arrêtent pas de se stimuler. Pendant « Seize The Power », deux fans montent sur les planches. Ce titre met en exergue l'évolution du post punk de la formation britannique. Son indie rock ludique est devenu plus électronique, plus dur et plus tranchant.

A bout de 60 minutes de set raffiné et intense, Yonaka prend congé d’un public participatif et ravi de la soirée…

Setlist : « By the Time You’re Reading This », « Greedy », « Punch Bag », « Ordinary », « Creature », « Hands Off My Money », « PANIC », « Lose Our Heads », « Call Me A Saint », « Give Me My Halo », « Welcome To My House », « PREDATOR », « Clique », « Rockstar », « Seize The Power »

(Organisation : Gracia Live)

 

Ride

Une question de temps…

Écrit par

Porte-drapeau du mouvement shoegazing, qui a sévi au début des nineties, Ride a connu deux existences. La première entre 1988 et 1996. Et la seconde, à partir de 2014. Soit une pause de près de 18 ans au cours de laquelle les quatre membres ont multiplié collaborations et projets en solitaire. A l'instar de Mark Gardener, l'un des deux chanteurs/guitaristes qui, outre un LP solo, a développé une carrière de producteur et d’ingé-son, au point de créer son propre studio au sein duquel le groupe a enregistré et parachevé « Interplay ».

Un opus témoin de la progression d'une formation qui a bien évolué depuis les chevauchées ‘guitaristiques’ de ses débuts, proposant, depuis son retour, une musique plus ample et contrastée, en intégrant des références assumées aux bands que les musiciens appréciaient au cours de leur jeunesse (The Cure, New Order, Tears for Fears), sans pour autant se contenter de simples cartes postales musicales nostalgiques… mais plutôt afin de proposer un véritable voyage.  

Des titres comme « Essaouira », « Monaco », Portland » ou « Rocks » constituent-il une invitation au voyage ?

Chacun de nos albums est en quelque sorte un voyage. Pendant que nous ébauchions les morceaux, parce que nous ne parvenions pas à nous mettre d'accord sur les titres, nous avions choisi de leur attribuer des noms de lieux ; et certains sont restés, comme « Monaco ».

Une grande partie de ceux-ci ont été composés et réalisés dans mon studio, Oxford Sound. Pour la première fois, nous avons eu l'impression de disposer de notre home studio. 

Et nous avons pu prendre notre temps, sans ressentir de pression, comme à l'époque de la création du groupe ; c'est la base de tout cet album, dont pratiquement toutes les maquettes originelles proviennent de ces sessions.

Au début, nous n'avions même pas d'ingénieur ou de producteur ; je coiffais, par moments, une casquette d'ingénieur et à d'autres, celle de membre de Ride.

Après la Covid, être à nouveau ensemble dans une pièce et avoir le sentiment que nous pouvions créer de la musique sans avoir à subir la pression de l'argent et du chrono qui tourne, a été une belle émotion.  Personnellement, j'apprécie disposer de temps ; je ne suis pas très doué lorsqu'il s'agit de travailler de manière systématique en termes de créativité musicale. 

« Monaco » s'est concrétisé un soir où tout le monde était parti. J'ai branché le micro, me suis servi un verre de cidre et observé ce qui allait se produire. Je suis passé sans cesse de la console au studio, et j'ai enregistré toutes mes voix durant cette de soirée d'autothérapie. Cette chanson est devenue, en quelque sorte, un exorcisme des pensées noires qui m'ont rongé pendant et après la covid, quand je me suis retrouvé seul dans mon studio. A l'époque, j'ai même douté que nous rejouerions de la musique un jour et que nous accorderions à nouveau des concerts. Ces moments difficiles ont rendu cet album très puissant.

Comment êtes-vous parvenus à conserver la signature initiale d’un son, pendant 30 ans, sans ‘sonner’, justement, obsolète.

Dès le premier jour, nous avons tenté de proposer de la musique qui, à notre avis, était censée être intemporelle. Mais je ne suis pas certain de savoir ce que ce terme signifie (il rit) ; à mon avis, la musique ska est intemporelle, tout comme le hip-hop des débuts. La musique de bonne qualité s’avère quelque part éternelle, mais si vous optez pour un créneau ou une scène spécifique, elle peut rapidement devenir caduque, notamment si votre son est très typé. Les Sex Pistols demeurent excellents à l'écoute, mais d'autres groupes punks résistent moins au temps qui passe…

Il s'agit également d'une question de public, d'auditeurs et de la façon dont les humeurs changent.

En tant que producteur, mon seul véritable indicateur, c’est quand un morceau me touche vraiment. Il est achevé lorsqu'il enclenche chez moi le curseur émotion. Ce processus reste indéfinissable, magique ; et, ce qui est heureux, impossible à obtenir par le biais de l'intelligence artificielle !

Nous ne fabriquons pas des saucisses, mais parfois, un ingrédient peut manquer, pour en fabriquer une d’excellente qualité (rires).

La musique n'est donc pas une science exacte...

Exactement (rires) ! On a, bien sûr, recours à la science dans un studio, de la science sonore, de la technologie. Une fois que vous y avez accès, le reste n'est que pure créativité. Une sorte de peinture extrêmement colorée, où les tons sont les multiples sons que l'on tente d'agencer afin d'entrer en contact avec son public, son auditoire.

Le titre « Monaco » tourne sur lui-même à la manière d'un carrousel.

Oui comme une attraction de fête foraine.

J'ai écrit cette chanson partiellement en France, à la suite d’une conversation avec un musicien français en compagnie duquel je collabore. Il me confiait bosser huit ou neuf mois, puis disposer de temps, durant lequel le gouvernement le rétribuait, afin de réfléchir à d'autres projets.

Nous ne connaîtrons jamais rien de tel en Angleterre. Et il a ajouté :  ‘les Anglais et les Américains vivent pour travailler au lieu de travailler pour vivre’. Cette réflexion m'a paru juste et m'a vraiment marquée. C'est comme si l'Angleterre était devenue semblable à l'Amérique...

J'ai ressenti cette colère que j'ai insufflée dans cette chanson ; le sentiment que nous sommes trop capitalistes, que le coût de la vie devient insupportable, que nous passons notre temps à éponger nos factures plutôt qu'à vivre. Parler de « Monaco », c'était évoquer le capitaliste outrancier dans toute sa splendeur, dans un lieu grotesque où il se concentre. Un autre monde, un univers de contes blingbling où je ne voudrais jamais vivre. S’il existait un peu plus d’équité dans la société, nous pourrions tous vivre un peu plus aisément et disposer d'un peu plus de temps pour... vivre correctement. Ce qui pourrait se révéler bénéfique pour tout le monde, y compris pour les riches.

« Monaco » est une sorte d'appel aux armes. Nous ne sommes pas obligés de nous soumettre à cette pression que l'on nous impose, de travailler comme des robots...

Ride : « Interplay » (Wichita) – sortie le 29 mars 2024

Photo : Cal McIntryre

 

Catherine Graindorge

Catherine Graindorge dévoile “Joan”, le premier titre de son prochain album "Songs for the Dead"

C'est sans aucun doute un des albums les plus attendus de cette année 2024. A l'origine, Catherine Graindorge, violoniste et compositrice belge au rayonnement international, avait donné naissance à ce projet, “Songs For The Dead”, lors d'une création originale interprétée à Bozar en avril 2023 en ouverture des Nuits Botanique. Pour l'occasion, elle s'était associée à Simon Huw Jones, le chanteur du groupe culte anglais And Also The Trees, Pascal Humbert (16Horsepower), Simon Ho, sans oublier ses deux filles, Lula et Ilona.

Il y a quelques mois, la petite troupe s'est retrouvée à Gand, dans le studio “La Patrie” de Koen Gisen, le compagnon d'An Pierlé, pour enregistrer cette oeuvre musicale, qui est basée sur une relecture imaginaire par l'artiste de "A Dream Record", un poème du légendaire poète américain Allen Ginsberg.

Aujourd'hui, Catherine Graindorge dévoile “Joan”, le premier single issu de l'album. C'est le seul morceau de l'album pour lequel l'artiste a écrit à la fois la musique et les paroles. La chanson évoque la mort de Joan Burroughs, tuée accidentellement par son mari, William. Les paroles parlent de cette perte et c'est la violoniste qui réalise la partie vocale. «J'ai écrit cela pour me mettre au défi», précise Catherine Graindorge dans le communiqué de presse. «Je ne suis pas vraiment une chanteuse, mais c’était une histoire que je voulais raconter.» Le violon alto et la voix de l'artiste sont bouleversants dans cette élégie sonore d'une grande beauté.

Pour écouter la chanson et pré-commander l'album “Songs For The Dead”:

  • sur Bandcamp: c'est ici.

  • sur le site du label, Glitterbeat Records, c'est ici.

Pour découvrir le teaser de l'album, c'est ici.

Pour lire la chronique du concert “Songs For The Dead” à Bozar, c'est ici.

Pour lire l'interview de Catherine Graindorge, réalisée en mai 2023, c'est ici.

Bertrand Betsch

Un kit de survie pour Bertrand Betsch…

Écrit par

Au crépuscule du grand et joyeux ballet de ses 19 précédents ouvrages, l’exubérant Bertrand Betsch s’inscrit, une nouvelle fois, dans ce qu’il fait de mieux : la belle chanson française en première lecture, l’ironie ensuite, la justesse enfin.

Comme toujours, Betsch nous promène de mélodies enrobées à d’arrangements chaleureux. Pour autant, la pilule n’est pas moins difficile à faire passer. Car Betsch ne cesse de nous parler de cette vie qui se résume parfois à une danse sous avalanche à travers laquelle il s’agit de sauver sa peau, parfois même… la risquer.

Tout au long de cet (ultime ?) opus, BB prend un malin plaisir à conjuguer espoir et désespoir, à en mélanger les fils dans un subtil canevas aux sonorités classiques (belle présence de Salomé Perli aux violons), parfois rehaussé de discrètes touches d’électronique.

Bref, Betsch ne cherche pas à se réinventer, il nous offre plutôt un inventaire ambigu et poétique de tout ce qui le taraude. Libre à chacun d’y trouver son compte ou son mécompte.

L’album « Kit de survie en milieu hostile » paraîtra ce 29 mars 2024.

En attendant, il nous propose son premier single, « Les grands voyages », sous forme de clip, et il est disponible là

On ne peut s’empêcher de vouloir franchir des frontières, de vouloir faire reculer les paysages. Mais ce premier single parle avant tout de voyages imaginaires, parfois sous le régime de la claustration. ‘De grands voyages, dont je serais l’otage’ ironise Bertrand Betsch.

Ces pérégrinations passent sous l'objectif de Guillaume Carayol, fidèle compagnon de route de Betsch (et déjà derrière la caméra pour « Le Bonheur », « Le Vide en soi », « J'aimerais que tu me dises » ...) pour un clip au pessimisme enjoué.

Metro Verlaine

La pop sauvage de Metro Verlaine

Écrit par

Un coup de foudre, et puis le romantisme comme mode de vie, Metro Verlaine est avant tout une histoire de passion.

Fondé en 2013, après un voyage à Londres qui a laissé des cicatrices et un sale goût de ‘lose’ au fond de la gorge, l'histoire de Metro Verlaine est celle d'un duo.

Axel à la guitare et Raphaëlle au chant s'enferment dans un petit appartement ébroïcien pour y travailler jour et nuit. Les compos s'affinent et la boîte à rythmes minimaliste devient un atout pour le tandem. Amoureux du post-punk première vague et de la scène sauvage du CBGB's, Metro Verlaine affine petit à petit son identité musicale.

Après avoir écumé les arrière-salles crasseuses des bars normands et parisiens, un batteur est recruté et le premier Ep, « Manchester » suit dans la foulée. Il ouvre au groupe les portes des pubs de l'Angleterre si chère à leur musique.

L'envie de sortir un deuxième opus se fait vite ressentir et en mars 2020, une première session d'enregistrement est calée à New-York pour travailler en compagnie de Jared Artaud (Vacant Lots).

A quelques jours prêts, la covid fait son apparition et l'avion pour les Etats-Unis ne décollera jamais. Axel et Raphaëlle travaillent toute l'année 2020 et décident d'entrer en studio en 2021 chez eux à Evreux pour y enregistrer « Funeral Party », un deuxième elpee post punk qui verra le jour en mai 2022.

Après une tournée française printemps/été 2022 Raphaëlle et Axel se remettent à écrire pour un troisième LP et entrent en studio une nouvelle fois accompagnés du producteur Charles Rowell, mais cette fois-ci dans les studios de Quiksilver à St Jean de Luz. Intitulé « Pop sauvage », il est sorti ce 9 février 2024.

Extrait de ce long playing, le single « Birthday Party » est paru en single et bénéficie d’un clip vidéo, à découvrir là

 

 

Billions of Comrades

Un sentiment de révolte envahit Billions Of Comrades…

Écrit par

Billions Of Comrades vient de publier un nouveau single. Intitulé « SCAB AALO PAM », il annonce un nouvel elpee baptisé « Trotop » qui sortira en mars 2024.

Ce morceau est un exutoire destiné à combattre une police violente qui intimide, blesse et tue afin de maintenir l'ordre d'une société sexiste, raciste, classiciste et validiste.

Le groupe souhaite une police et une politique juste, non privilégiée, au service de la population et de la paix ! ACAB ou plutôt « SCAB AALO PAM », est disponible en vidéo, là

 

Dorian Sorriaux

Dorian Sorriaux croit au changement…

Écrit par

Guitariste-chanteur dans l’univers du psyché/folk, Dorian Sorriaux a sévi comme guitariste au sein du groupe suédois Blues Pills. Il s’émancipe en explorant de nouveaux univers musicaux, et notamment à travers un folk plus acoustique et des textes plus personnels qu’il révèle dans son Ep « Hungry ghost », enregistré en Suède.

La sortie de son premier album est prévue pour juin 2024. Le voyage solo de Dorian ne fait donc que commencer !

Le clip de « I Believe That You Can Change » est à découvrir ici

Cette chanson décrit une expérience spirituelle en communiquant avec les éléments du feu, de l'eau et en se reliant à la nature dans l'espoir qu'un changement positif pour l'humanité est possible.

Un titre qui puise ses influences dans les sixties et seventies, et notamment chez Nick Drake mais aussi George Harrison pour les parties de guitare slide tout en conservant une touche de psychédélisme…

Barnabé Mons

Barnabé Mons rend hommage à un chat… sauvage…

Écrit par

Chanteur-batteur dès l’âge de treize ans, le Lillois Barnabé Mons a transité par la bagatelle de neuf formations, avant de se lancer en solitaire, soit après 28 ans de carrière. « Bunker Superstars », son premier elpee, est paru ce 2 juin 2023.

Et il vient d’extraire un titre, pour le traduire, en clip, « Chat sauvage ».

C'est l'histoire d'un chat fumeur passif qui n'a plus sa dose de nicotine car son maître est parti loin de la maison avec son tabac.

Un hommage à Dick Rivers au Chat Sauvage bleu-blanc-rouge, qui malheureusement ne fume plus. Mais aussi un hommage survolté à tous les petits félins abandonnés à eux-mêmes pendant l'absence de leur maître…

Le clip est à découvrir ici

 

OK Panda

OK Panda s’intéresse à la psychiatrie…

Écrit par

Après avoir publié un premier Ep intitulé "Perspectives", fin 2022, qui lui avait permis de fouler des salles comme le Cirque Royal, le Bota ou encore le Belvédère, le quintet bruxellois Ok Panda a sorti son second, "Chasing home", ce 20 février 2024.

Dès la pochette de l'Ep "Chasing Home", une illusion. De loin, l'impression d'un couple sur un gâteau monté, mais si l'on zoome, on remarque la présence d’un homme seul, en détresse, la tête appuyée contre un mur. L'opus parle en effet de santé mentale. De cette recherche un peu frénétique de trouver l'endroit (ou la personne) où l'on se sentira ‘à la maison’. 

Illustratrice de cette quête difficile, mais nécessaire, le titre "Home" évoque parfaitement ce sentiment. 

Emmené par des mélodies ultra catchy et la voix directement reconnaissable du chanteur Till De Saeger, le groupe propulse un indie pop rock lumineux qui contraste avec les sujets plus dark amenés dans les paroles. Une dualité qui permet une double-lecture, à l'image du titre "Background", petite bombe FM remplie d'UVs qui évoque pourtant, comme l'évoque le clip, une certaine forme d'invisibilité et le fait de se sentir à l'arrière-plan de sa propre vie. 

Le clip consacré à "Background" est disponible là

 

 

 

Mustii

Mustii avant que la fête ne soit finie…

Écrit par

L'auteur, compositeur et acteur Thomas Mustin aka Mustii représentera la Belgique au Concours Eurovision de la chanson avec son nouveau titre « Before The Party's Over », un hymne à la vie, à la fois fragile et puissant.

Le titre –comme la vie elle-même– est un tour en montagnes russes : il défile en un clin d'œil ! Des synthés épars et enchanteurs mènent à un climax épique avec des cordes, des cuivres, des rythmes palpitants et un chœur puissant contenant les voix d'un millier de fans. Et pourtant, le point central et dominant de la chanson reste Mustii et sa voix captivante. Fragile dans les couplets, elle passe sans transition à un falsetto déchirant dans le refrain et se transforme en véritable cri du cœur dans le grand final.

Le clip est à voir ou revoir ici

 

 

Lylac

Lylac rencontre les esprits de la nature…

Écrit par

Telle une allégorie d’un paradis perdu, le nouveau single de Lylac, “The spirits of the wild”, évoque son fantasme ‘Eastwoodien’ des grands espaces sauvages et inexplorés.

Fleuretant avec l’idée de la recherche du mythe ultime cher aux artistes californiens du Laurel Canyon (Neil Young, Jim Morrison, Joni Mitchell…), le morceau est nourri par l’imaginaire et les espoirs d’un artiste ouvert aux rêves et à la contemplation. 

Les paroles nous plongent néanmoins dans les questionnements et paradoxes de notre monde moderne, et dénoncent les dérives des dictats actuels tout en nous invitant à nous laisser guider par les esprits ancestraux de la nature. 

Ne sommes-nous tous pas unis dans une destinée dont l’issue pourrait nous amener collectivement sur des rivages dorés ? 

Lylac s’adresse aux esprits libres et purs, car au bout de la rivière se trouve la mer…

“The spirits of the wild” est à découvrir sous forme de clip ici

En concert

16/03/24 @ Le Salon (Silly) - duo
07/06/24 @ La Popote (Waterloo) - duo
22/06/24 @ Fête de la Musique (Namur)
13/09/24 @ La Spinale (Natoye) - acoustic trio

Photo Garreth McGreal

Sages Comme Des Sauvages

Sages Comme Des Sauvages face à l’obsolescence programmée…

Écrit par

« Répare ou Pas », premier single issu du troisième album de Sages Comme Des Sauvages est un hymne en forme de question.

On le répare ou pas ? Face à un monde plein de vices de fabrication et de malfaçons, le duo se demande si ça vaut encore la peine de raccommoder tout ça. Notre société n’est-elle pas semblable à une vieille imprimante à l’obsolescence programmée qui refuse d’imprimer en couleur ? Les rouages se sont-ils juste grippés ou la machine a-t-elle été sabotée ? Qu'est-ce qu'on sauve dans un monde où tout est à vendre ou à jeter ? Est ce qu'on combat ou est ce qu'on bricole ? Quelque part entre Systema et système D, Sages Comme Des Sauvages ose ouvrir la question.

Pour mener plus loin son enquête, le groupe est allé tourner un clip chez des spécialistes de cette problématique : les amateurs de stock-car. Là-bas, on réanime des voitures dont plus personne ne veut pour leur faire vivre un dernier tour de piste, un dernier tonneau avant leur aller définitif vers la casse. Et la poussière soulevée par ces tôles déglinguées et par ceux qui leur portent un dernier secours devient comme un rituel magique et lancinant, animé par toute la beauté de cette question : ‘On le répare ou pas ?’

Le résultat est un magnifique clip réalisé par Nicolas Adalbert, une merveille cinématographique pleine de cascades et d’aventures en technicolor.

Le clip est à découvrir ici

Bagdad Rodéo

La révolte de Bagdad Rodeo...

Écrit par

Le premier single extrait de « Quatre - L'album sans Fin - Part 1 », le nouvel album de Bagdad Rodéo, « Révolution Vendetta », nous plonge dans les racines du groupe, de son combat, celui de la liberté à tout prix et de l'esprit critique qui font de Bagdad Rodéo un groupe militant, contestataire et révolté.

A l'heure où les peuples se retrouvent guidés et enfermés vers une pensée unique et formatée, Bagdad Rodéo lance un appel à défendre nos libertés, notre libre arbitre face à l'establishment.

Le combat est plus que jamais d'actualité et Bagdad Rodéo sera toujours prêt à y prendre part.

« Révolution vendetta » est disponible sous forme de clip, là

 

Johnnie Carwash

Pas d’amis, pas de douleur pour Johnnie Carwash…

Écrit par

« No Friends No Pain », c’est le titre du nouvel elpee de Johnnie Carwash. En attendant, il nous en propose un extrait, sous forme de clip, « Aha (it's ok) ».

Ballade pop façon The Drums, « Aha (it's ok) » est un morceau mélancolique qui a conservé la signature du groupe : un refrain fort dont la mélodie risquerait bien de vous rester en tête une semaine ou deux.

Cette vidéo a été filmée au caméscope par Ueno Prod (Agathe Annequin et Hayko). Elle immortalise des moments de vie sur scène, en tournée ou avec leurs amis.

Intimes, ces images sont sous-titrées des paroles qui nous permettent de chanter ensemble

‘Aha, it’s ok… I’ll be ok’ : à la fin tu verras, tout ira bien... La vidéo est disponible ici

 

Jasper Steverlinck

Jasper Steverlinck inspiré par Roy Orbison ?

Écrit par

Jasper Steverlinck vient de sortir un nouveau single. Il en parle : ‘« Nashville Tears » est l'une de ces chansons qui m'est venue à moi, instinctivement.

Elle a coulé d'un seul jet, comme si la chanson s'était écrite toute seule.

Elle évoque un moment très solitaire. Le moment où vous réalisez que votre rêve vous a dépassé, que vous êtes resté en arrière pendant que les autres poursuivent leur vie. Elle fait également référence à Nashville en tant que berceau de la musique country, où les compos abordent souvent des thèmes tels que la solitude, la douleur de l'amour, la nostalgie, ... « Nashville Tears » donne l'impression d'avoir toujours existé. Quand je la chante avec un accent à la Roy Orbison, elle semble même provenir de son répertoire. Peut-être que Roy me l'a soufflée...’

Nashville Tears est en écoute là

 

 

Jéhan

La cavalcade de Jéhan…

Écrit par

Poussé par un nouvel élan poétique, Jean Jéhan a sorti son nouvel opus, « On ne sait jamais », le 18 novembre 2023. Pour ce cinquième elpee, Jéhan fait le choix de s'affranchir de ses affinités folk rock, pour aller vers des horizons plus dégagés. On retrouve dans chacun des treize titres son exigence d'écriture, aux mots choisis.

Au détour des phrases, on rencontre des hommes, des femmes, ‘des comme nous’, ou presque... On croise encore des chiens et des chevaux. Et l'on savoure une direction musicale nouvelle, ses ambiances et ses couleurs, avec notamment un piano bien présent, qui vient accompagner de manière élégante la voix souveraine.

Tout comme pour le long playing précédent, la réalisation a été confiée à Jibé Polidoro, assisté de Gaël Faun, qui sont parvenus à mettre en valeur les paroles et les musiques avec élégance et simplicité en trompe l'œil.  Les arrangements sont soignés, et la voix de Jéhan emmène derrière elle les guitares acoustiques ou électriques, les violons, une harpe même ou bien les trompettes...

Issu de « On ne sait jamais », « Chevaux de Montebello » a bénéficié d’un clip. Depuis plus de 20 ans, Jéhan évoque les chevaux dans ses textes. Ici, il va plus loin en leur rendant hommage et en invitant l'auditeur à les suivre pas à pas... La vidéo est à voir et écouter là

 

 

 

Malween

Le dernier combat de Malween…

Écrit par

Malween est le projet emmené par Julien Buys, auteur, compositeur et interprète, originaire de Nantes.

Julien a quitté le monde de la finance, sans regret, en 2017 pour devenir comédien voix-off le jour et chanteur/guitariste a sein de différents projets musicaux locaux la nuit.

Il se décide de fonder Malween en 2019 avec des objectifs clairs : se différencier par la plume et réconcilier le rock et la langue de Molière.

Après la sortie de son second album "Il n'est jamais trop tard" et du premier single/clip, "Molière, j'expire", il nous propose son second clip baptisé "Le dernier combat" ; et il est à voir et écouter ici

A la croisée des chemins du rock psychédélique et de la chanson à texte, ce titre évoque la lassitude des rêves qui s'éteignent à mesure que le temps passe mais peuvent ressurgir à tout moment, comme une étincelle rallumerait le feu de la passion.

La vidéo met en parallèle 2 histoires distinctes : celle d'un auteur (Julien, le cowboy) qui combat la page blanche avec sa plume et celle d'un personnage symbolique (Hélène, la danseuse) qui incarne ses pensées et ses émotions. Il a été tourné au centre équestre JL Texas Ranch (37), qui rappelle une ambiance Far West et la solitude face à l'immensité.

Le clip se termine sur une note positive, une ode à l'espoir, à la somme de travail qui finit par porter ses fruits. Les échecs passés ne sont donc pas irréversibles.

Gelatine Turner

La disparition de Gelatine Turner…

Écrit par

Gelatine Turner, c'est un projet chanson porté par deux frères, Pierre au son et Romain au chant. Ensemble ils composent une chanson hybride entre pop et alternative.

« Disparaître », c'est une marche hypnotique, un souffle qui s'emballe, une perte de repère en quête de paix.

C'est un morceau sous tension exprimant l'envie profonde qui nous traverse tou·te·s un jour, celle de se fondre dans le décor, de n'être plus visible, plus présent, rien qu'un instant.

Ce nouveau morceau s'inscrit dans la nouvelle direction plus acoustique que le groupe donne à sa musique.

Les deux frères ont travaillé dans ce sens avec Rai Castells à la guitare et Adrien Elbe au cor anglais.

Le titre a été mixé à par Ingo Krauss de Candy Bomber studio.

Disparaître est en écoute là

 

 

RIVE

RIVE sous tension…

Écrit par

Entre la nuit et le jour, RIVE propose "Tension", un 4ème extrait de son album "Collision", sous forme de clip.

La photographe et réalisatrice Laetitia Bica (prix du ‘Changemaker de l’année 2023’ au Belgian fashion awards) emmène le duo dans la nuit des foules sentimentales.

Entourée de danseur·euses qui lui renvoient l’image de ses tourments, Juliette s’éloigne d’un amour devenu trop solitaire, pour se retrouver. Mais comment ? Dans quelle direction ?

Féminisme, inclusion, altérité pavent le chemin de la nuit vers la lumière, de la froide indifférence vers la tendresse, la réconciliation avec soi, l’amour inconditionnel et la complétude. La lumière et la clarté.

À l’image de Juliette qui retrouve l’étreinte maternelle dans le plan final.

La vidéo de "Tension" est disponible là

 

 

Caesaria

Ce n’est pas la fin pour Caesaria…

Écrit par

Thomas, Louis et Théo ont tissé leurs liens dès l'enfance, autant sur la pelouse du club de foot qu’autour du son. C’est la scène qui devient leur terrain de jeu favori, et ça se voit : leurs ‘live’ électrisent les corps et marquent les cerveaux au fer rouge.

Après avoir gravé un premier elpee, « All We Have Is Now », en 2022, produit par Mark Needham (The Killers, Imagine Dragons) et Pelle Gunnerfeldt (The Hives, Viagra Boys), Caesaria est de retour.

Si Caesaria nous rappelle nos meilleurs concerts de rock, il nous donne aussi envie de pousser la porte d’un club. Une proposition underground et léchée, à la frontière des genres, proférée dans une vision qui tient en deux mots : club-rock.

Hommage au clip « This Charming Man » des Smiths, « It's not the end » reprend les codes baroques et romantiques de la fin des années 80.  Sur un parterre de fleurs, le groupe y interprète son titre duquel se dégage une atmosphère envoûtante.

Les membres de la formation, vêtus de leurs costumes de scène évoluent avec grâce dans ce décor onirique. Les plans s'enchaînent, alternant entre séquences de danse et moments d’intimité.

« It's not the end » est bien plus qu'un simple clip, c'est un voyage dans le temps, un hommage vibrant à une époque révolue, mais qui continue à inspirer toute une scène…

Curieux ? Alors, cliquez ici

 

 

Yuksek

Yuksek revisite Laurent Voulzy…

Écrit par

Le musicien, compositeur, réalisateur et producteur de musique électronique Yuksek revisite « Cocktail chez mademoiselle », le titre de Laurent Voulzy paru en 1979 sur son album « Le cœur grenadine ».

Il en propose une relecture retro futuriste, groovy et funky, qui donne envie de chalouper !

Curieux ? Alors, cliquez ici pour découvrir cette nouvelle version 

Page 48 sur 867