Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Trent Reznor & Atticus Ross dans les oreilles de Lisbeth Salander

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C'était une évidence pour David Fincher et on ne s'en étonnera pas. Après qu'ils ait brillamment illustré la bande sonore de son carton cinematographique, "The Social Network", le cinéaste américain, déjà responsable des énormes et cultissimes Se7en et Fight Club, s'est à nouveau offert les services de Trent Reznor et Atticus Ross pour créer la toile sonore de son prochain long métrage.

"The Girl With The Dragon Tattoo" sera l'adaptation américaine du 1er tome de la trilogie Millenium, "Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes". Fincher fera-t-il un meilleur boulot que Niels Oplev ? Rooney Mara fera-t-elle une Lisbeth aussi convaincante que Noomi Rapace ? Réponse sur grand écran début 2012. Quant à la bande son, celle-ci devrait logiquement être disponible seulement quelques semaines avant la sortie du film. Encore un an à patienter donc.

 

Pas de couleur mais beaucoup de Neko Case pour le prochain Dodos

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Les enfants terribles de Dodos (ne dites plus "The" Dodos) publieront leur prochain album, "No Color", le 14 mars prochain. Le trio (re)devenu duo a embarqué Neko Case dans sa nouvelle aventure. Celle-ci prêtera sa voix à une grande majorité des morceaux du LP.

Tracklist:

Black Night
Going Under
Good
Sleep
Don't Try and Hide It
When Will You Go
Hunting Season
Companions
Don't Stop

Jamie xx relifte Gil Scott-Heron

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Jamie Smith, alias Jamie xx, va ravaler la facade du déjà très bon "I'm New Here" de Gil Scott-Heron, publié l'an dernier. L'album entièrement remixé par la moitié masculine de The XX s'intitulera "We're New Here" et sera dans les bacs dès le 21 février.

Tracklist:

01 I'm New Here
02 Home
03 I've Been Me (Interlude)
04 Running
05 My Cloud
06 Certain Things (Interlude)
07 The Crutch
08 Ur Soul and Mine
09 Parents (Interlude)
10 Piano Player
11 NY Is Killing Me
12 Jazz (Interlude)
13 I'll Take Care Of U

Jamie xx présentera probablement quelques uns de ces morceaux lors de son DJ Set prévu pour le 29 janvier au festival Les Transardentes à Liège.


 

Un doublé pour le prochain DJ Kicks

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Le label !K7 remet le couvert en 2011. Pour son premier DJ Kicks de l'année, il a convié pas un mais deux formations aux platines. Ce sont donc Wolf+Lamb et Soul Clap qui s'y collent cette fois pour un tracklist qui annonce une compile très nu-disco.

 Tracklist:

01 Greg Paulus: "My Man's Gone Now (Intro)"
02 Greg Paulus: "Yellow Sky"
03 Tanner Ross: "Goodbye, Summer"
04 Deniz Kurtel & Wolf + Lamb: "Love Triangle Interlude"
05 Double Hill: "Everytime I Go"
06 Charles Levine, Deniz Kurtel & Gadi Mizrahi: "Stay Home"
07 Michael J. Collins: "You Lose Interlude"
08 Greg Paulus: "Suchashame (Soul Clap Remix)"
09 Deniz Kurtel & Gadi Mizrahi: "Crank It Up (Feat. Camburn)"
10 Eli Gold: "Throw That Interlude"
11 Soul Clap: "3 Wheel E-Motion"
12 Lee Curtiss: "South Aphrika"
13 Soul Clap: "Lonely C (Feat. Charles Levine)"
14 H-Foundation: "Tonight (Feat. Aion) (Wolf + Lamb Remix)"
15 Eli Gold: "Slow Down Interlude"
16 Nicolas Jaar: "Don't Believe the Hype"
17 SECT: "In the Park (Feat. Ben Westbeech)"
18 Slow Hands: "Rough Patch"
19 Nicolas Jaar: "Can't See What Is Burning There"
20 No Regular Play: "Takin' U Back"
21 DJ Harvey Presents Locussolus: "Next to You (Soul Clap Remix)"
22 Wolf + Lamb: "Therapist (Feat. Smirk)"
23 Zev: "We All (Feat. Greg Paulus)"
24 Seuil & Le Loup: "Nautil Us"
25 Gadi Mizrahi: "I'll Set Your House"
26 Benoit & Sergio: "Walk and Talk"
27 Voices of Black: "Fridays With Her"

Un peu plus de Peter Bjorn & John

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"Gimme Some" est le titre du 4e album du trio à qui l'on doit "Living Thing" et "Writer's Block" dont est issu le surexploité mais inusable hit "Young Folks". Peter Bjorn And John délivreront leur nouvel album le 25 mars prochain. 

Tracklist:

Tomorrow Has to Wait
Dig a Little Deeper
Second Chance
Eyes
Breaker Breaker
May Seem Macabre
(Don't Let Them) Cool Off
Black Book
Down Like Me
Lies
I Know You Don't Love Me

The Twilight Singers dynamités…

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Cinq longues années que The Twilight Singers n’avait plus enregistré d’album. Fait dire que Greg Dully a beaucoup bossé, tout au long de cette période, en compagnie de Mark Lanegan, chez Gutter Twins. « Dynamite steps » sortira sur Sub Pop le 14 février. Et une tournée internationale est déjà annoncée…

http://www.thetwilightsingers.com

Track Listing

Last Night In Town
Be Invited
Waves
Get Lucky
On the Corner
Gunshots
She Was Stolen
Blackbird And The Fox
Never Seen No Devil
The Beginning Of The End
Dynamite Steps

 

 

 

Une dernière nuit pour Noah & The Whale…

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C’est au printemps 2011 que paraîtra le nouvel opus de Noah & the Whale. Son titre ? « Last Night On Earth » Un elpee qui dont un premier extrait est déjà disponible sur leur site web, “Wild Thing” ; mais surtout un groupe aussi méconnu que remarquable à découvrir absolument !

http://noahandthewhale.com/

Track listing

"Tonight's the Kind of Night"
"L.I.F.E.G.O.E.S.O.N."
"Wild Thing"
"Give it All Back"
"Just Me Before We Met"
"Paradise Stars"
"Waiting for My Chance to Come"

"The Line"
"Old Joy"

Les Decemberists débarquent en janvier

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Lors des sessions d’enregistrement de leur nouvel elpee, « The King Is Dead », les Decemberists on reçu le concours de Gillian Welch et Peter Buck de R.E.M. Un opus découpé en 10 plages qui sera dans les bacs ce 17 janvier prochain. Pour vous faire une petite idée du contenu de ce long playing, le titre « Down By the Water » est en téléchargement libre sur le site du label Rough Trade. Alors un souhait ? Que Colin Meloy retrouve l’extraordinaire storytelling de ses premiers albums…

http://www.roughtraderecords.com/decemberists

Track List :

1. Don't Carry It All
2. Calamity Song
3. Rise to Me
4. Rox in the Box
5. January Hymn
6. Down by the Water
7. All Arise!
8. June Hymn
9. This is Why We Fight

10. Dear Avery

 

Lia Ices brise la glace

Écrit par

On connaissait surtout Lia Ices pour avoir collaboré aux enregistrements de Bon Iver, et en particulier pour l’album « Daphne ». La vocaliste au timbre exceptionnel, mais glacial, a décidé de publier un premier album solo ce 24 janvier. Il s’intitulera « Grown unknown ».

http://www.scjag.com/mp3/jag/daphne.mp3
http://www.scjag.com/mp3/jag/grownunknown.mp3
http://pitchfork.com/news/40408-new-releases-lia-ices-igrown-unknowni/
http://www.jagjaguwar.com/press/liaices/liaicespress.php
http://www.liaices.com/

 

Britihs Sea Power en Jamaïque…

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C’est ce 10 janvier que paraîtra le 4ème opus British Sea Power. Les sessions d’enregistrement de « Valhalla Dancehall » ont été réalisées dans le Sussex et sur l’Ile de Skye. Alors pourquoi un titre aussi caribéen ?

http://www.britishseapower.co.uk

 

No Fatality

The First Scream (Ep)

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Bien qu’elle n’ait jamais été aussi active que la ‘Montoise’ ou la ‘Liégeoise’, la scène métal tournaisienne a toujours bon pied bon œil, et ce depuis les années quatre-vingt. On se souvient encore de Barbarian, Black Knight, Catharsis, Juggernaut, Boner Knife et des indéboulonnables Haircut That Kills. Il faudra désormais compter sur un nouveau fournisseur de décibels : No Fatality.

Cinq gamins (NDR : la moyenne d’âge ne doit probablement pas dépasser les dix-huit/vingt ans) qui réunissent en cinq titres de quoi faire revivre leur adolescence aux fans du métal des eighties a de quoi surprendre. Et pourtant, ce ‘club des cinq éventreurs’ débite du décibel avec autant d’aisance que s’il était né à la glorieuse époque de la N.W.O.B.H.M. Ne cherchez pas ici de néo/metalcore/emo machin chose. No Fatality joue du heavy métal. Du vrai !

« The First Scream », le premier Ep du groupe à été mis en boite l’été dernier chez nos voisins français du Bosshog Studio. Géry (batterie), Michaël (guitare lead), Jérome (guitare rythmique), Chris (basse) et Gaël (chant) proposent cinq plages plombées d’un heavy métal classique, inspiré par les gloires du passé (NDR : le groupe cite Iron Maiden, Judas Priest, Metallica, Megadeth et Saxon) ainsi que par quelques formations plus récentes (Sabaton, Firewind, Children Of Bodom, Avenged Sevenfold). Une palette de riffs en béton, bien heavy mais qui virent parfois au trash, une rythmique percutante, quelques soli bien sentis et des vocaux accrocheurs ; ce disque fleure bon le respect des traditions ancestrales et donne une sérieuse envie de ressortir les vestes à patches et les têtes à cheveux.

 

Hooverphonic

The Night Before (a)

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Pour réaliser son huitième album studio, Hooverphonic a dû composer avec les événements.  En effet, le départ de celle qui a été la voix du groupe 10 années durant, Geike Anaert, a provoqué un moment particulier dans la vie du combo belge. Après avoir auditionné des dizaines de candidates, le duo Alex Callier /Raymond Geerts, aux manettes depuis 1995, a porté son choix sur Noémie Wolfs, 22 ans, Brabançonne d’origine mais Gantoise d’adoption depuis 4 ans et sans aucune formation musicale à son actif !

Un coup dans le mille ! La voix chaude et assurée de la belle Noémie Wolfs se marie parfaitement au style et la sonorité du groupe qui reste cantonné de façon magistrale dans une pop catchy, nous proposant –et c’est une bonne habitude– des cordes efficaces, des cuivres super soignés, des ambiances mystérieuses. Bref, une orchestration riche. Et une plage comme « Heartbroken » pourrait tout à fait servir de générique au futur James Bond. Digne de John Barry. Magique !

Les fans du band belge ne seront pas dépaysés par la voix de Noémie. Elle possède plus de coffre mais se révèle aussi plus ténébreuse, intrigante et se met totalement au service des compositions toujours accrocheuses d’Alex Callier.

Dès les premières notes du titre initial de l’album on a compris que la comparaison s’arrêtait avant de commencer. La venue de Noémie permet même de ressortir quelques superbes titres comme « Anger Never Dies » ou « Danger Zone », jusque là volontairement oubliés dans les cartons, mais parfaitement interprétés par la nouvelle chanteuse à la grande joie du duo fondateur.

L’album épingle également des nouveaux morceaux dont certains écrits sur le pouce durant des sessions improvisées par Callier et Geerts, dont les excellents « The Night Before » ou « One, Two, Three ».

Du reste, on retiendra encore quelques perles dont la splendide ballade « How Can You Sleep » et le très sombre « Danger Zone ». On épinglera également, juste pour le fun, le très ‘Portisheadien’ « George’s Café »…

Les mélodies racées et immédiates, véhicules ‘trois étoiles’ pour la voix de Noémie, restent la marque de fabrique de « Hooverphonic » et démontrent une nouvelle fois tout le talent de ce groupe que ni les années, ni les changements n’altèrent.

Hooverphonic nouvelle formule n'aura pas eu besoin d'un album de chauffe pour revenir en belle forme.

Pas de surprise majeure donc, reste la qualité… l’excellente qualité de la musique dispensée par ce groupe au nom bizarre qui a lui-même subi (par obligation) un remaniement ! Mais qu’est-ce qui leur avait pris de se prendre pour un aspirateur ?

Manic Street Preachers

Postcards from a young man

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Il est loin le temps du nihilisme punk (NDR: serait-ce un pléonasme?) prôné par Manic Street Preachers. Si leur engagement politique est toujours d’actualité, il s’est quand même fortement tempéré ; et puis il épouse des causes bien plus constructives. Il est loin le temps de la virulence punk libérée par leur musique. C’était fin des 80’s, début des 90’s. Il est loin le temps de l’attitude rebelle revendiquée par cet ensemble gallois. Elle va même complètement disparaître en 1995, en même temps que leur parolier, Richey James, dont on ne retrouvera jamais la trace. Et pourtant, réduite à un trio, la formation continue d’enregistrer. Des disques, pour la plupart, sculptés dans la pop. « Postcards from a young man » constitue leur dixième opus. Une œuvre qui a de nouveau reçu le concours de Dave Eringa, à ma mise en forme. Et il y a mis un camion de cordes. Surtout en début de parcours. Sympa, mais pas vraiment de quoi soulever l’enthousiasme. Certains titres ainsi arrangés me font même parfois penser à Divine Comedy (pour les meilleurs, mais sans l’aspect baroque), Elton John (« Hazleton avenue ») voire même Neil Diamond. Ni de quoi pavoiser. Et encore moins lors d’un « Golden platitudes », dont le final évoque un certain Wallace Collection circa « Daydream ». On a aussi droit à du hard FM. Sur l’hymnique « All we make is entertainement », que sauve d’excellent lyrics ou le radiophonique « A billion balconies facing the sun », qui bénéficie de la participation de l’ex-Gun’s N Roses, Duff Mc Kagan, à la basse. Lors des sessions d’enregistrement, le trio a également reçu le concours de Ian McCulloch (Echo & The Bunnymen) sur « Some kind of nothingness », un titre enrichi de chœurs gospel (NDR : des chœurs qui apportent à plusieurs compos, manifestement, un plus) et puis John Cale, qui se réserve les claviers sur l’excellent « Auto-intoxication », une plage caractérisée par ses changements de tempo entre refrains et couplets, ses accords de gratte acérés et cette rythmique implacable. L’ombre de Lenny Kravitz plane également sur ce morceau. Le long playing recèle deux autres titres de toute bonne facture. Tout d’abord « The descent (pages 1 & 2) », dont la jolie mélodie est à la fois digne de John Lennon et de Ray Davies ; et puis un très curieux « The future has been here 4ever ». Nicky Wire chante (NDR oui, oui !) d’un timbre laconique, un peu à la manière de Dean Warheham (Luna) pendant que Sean Moore hante le morceau de ses interventions énigmatiques à la trompette. Dommage cette moitié de cd, totalement anecdotique…

Ariel Pink

Before Today

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Ariel Pink est probablement l’un des personnages les plus hauts en couleurs et difficile d’accès de la scène indie contemporaine. Il signe, en compagnie de ses trois acolytes de Haunted Graffiti, une sorte de « Rocky Horror Picture Show » des années 2010, entre ingéniosité et douce folie. Après avoir publié une flopée d’œuvres confidentielles, Ariel Pink sort de sa tanière et délivre un disque qui donne envie d’enfiler une paire de collants, de se coiffer comme un David Bowie circa « Labyrinthe » et d’exécuter un ballet dantesque, un peigne à la main en guise de micro.

Qualifiés de pop ‘retro-futuriste’, les morceaux qui étayent « Before Today » sont de véritables hymnes à la démence, taillées sur mesure pour les créatures de la nuit et autres ‘freaks ’ assumés. Ariel Pink’s Haunted Graffiti peut se targuer d’avoir délivré l’un des disques les plus intéressants, analytiques et divinement absurdes de l’année 2010. D’ailleurs, sur scène, Ariel Pink et ses comparses délivrent un show comparable à une visite guidée dans l’enceinte d’un asile de fous, le soir d’Halloween. « Before Today » est une œuvre surprenante, décomplexée et sans faille. En un mot, culte !  

Shout Out Louds

Work

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En 2005, les Shout Out Louds publiaient « Howl Howl Gaff Gaff », un premier disque impérieux, porté par « The Comeback », un single dont la mélodie, une fois assimilée, frisait l’obsession. Le résultat sera un peu moins percutant pour « Our Ill Wills », une œuvre légèrement plus ‘travaillée’, qui suivra deux ans plus tard. Mais le quintet suédois remonte la pente grâce à son troisième labeur, « Work ». Contrairement à son précédent opus, « Work » opère dans la simplicité. Les notes naturelles de pianos remplacent élégamment les lignes de synthé. Et l’emphase est plus que jamais placée sur les vocalises d’Adam Olenius plutôt que sur les envolées mélodiques.

Les morceaux les plus marquants de « Work » en sont également les plus entêtants. Les mélodies et/ou refrains de titres tels que « Throwing Stones », « Fall Hard », « Too Late Too Slow », « Paper Moon » ou « The Candle Burned Out » ne sont certes pas révolutionnaires mais chatouillent agréablement les conduits auditifs. Le troisième opus des Shout Out Louds souffre cependant de quelques imperfections (« Walls », « Show Me Something New », « Play the Game ») qui l’empêcheront probablement d’accéder au titre de disque incontournable.  

Slide On Venus

Put Music To Your Troubles (Ep)

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L’aventure commence pour Slide On venus en 2008, lors de la sortie d’un premier Ep intitulé « Pixel ». Depuis lors, le quatuor défraie la chronique : articles élogieux, travail accompli en compagnie d’un producteur notoire (NDR : en l’occurrence Kim Rosen –Franz Ferdinand, Fall Out Boys, The Chemical Brothers–), distribution au pays de l’oncle Sam ; le tout couronné par un prix décroché lors du Festival Inter Ecoles du Gibus comme meilleur groupe de rock. En 2010, il était donc temps pour le groupe de Besançon de sortir un troisième Ep. Ce sera « Put Music to Your Troubles ».

Malgré tout ce contexte favorable, j’ai beau écouter et le réécouter, je ne parviens pas à accrocher. Les réminiscences ‘emocore’ américaines de leur solution sonore pop/rock ont pris un coup de vieux. La voix du chanteur me rappelle celle des punks californiens du début du millénaire. Je cherche vainement un quelconque sens mélodique. Il ne correspond, en tout cas, pas du tout aux attentes suscitées par la prose déversée lors de la sortie de leurs deux premiers Eps. Bref, j’ai beau retourner ce « Put Music to Your Troubles » sous toutes ses coutures, il me laisse indifférent…

 

Solefald

Norrøn livskunst

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L’actualité musicale plus que consistante de la fin d’année 2010 a bien failli me/nous faire passer à côté de cette perle. Amateur de musique ‘à l’ancienne’ votre serviteur a tendance à vouloir privilégier l’écoute (et la chronique) d’albums reçus en format Cd. Indie Recordings a choisi la voie du ‘digipromo’ (NDR : des albums digitaux envoyés aux chroniqueurs en version mp3) pour la promotion et, par conséquent, voit la plupart de ses productions passer à la trappe dans nos colonnes. Dommage puisque le label norvégien ne signe généralement que des groupes de qualité.

J’avais adoré les deux premiers opus de Solefald (« The Linear Scaffold » paru en 1997 et « Neonism » en 1999). Je me suis donc quand même décidé à jeter une oreille sur « Norrøn livskunst », le nouvel elpee de ce duo black métal avant-gardiste norvégien. Grand bien m’en a pris puisque Solefald vient, sans conteste, de sortir le meilleur de ses huit long playings.

Comme le souligne d’une manière très humoristique la bio du groupe, ‘Solefald est un animal étrange au sein du troupeau black métal puisqu’aucun de ses membres n’a séjourné en prison’. Mais un casier judiciaire vierge n’est pas le seul signe distinctif du combo. Il serait aussi judicieux d’évoquer le mélange improbable de sérieux et d’humour qui le caractérise ainsi qu’une propension démesurée à l’expérimentation musicale. Outre son implication au sein de la formation black/thrash expérimentale Sturmgeist, Cornelius Jakhelln’ (chant, guitare et basse) est aussi un auteur reconnu en Norvège. Il a publié des romans épiques, des livres pour enfants et des recueils de poèmes. Lars A. Nedland, alias Lazare (chant, claviers, batterie) milite aussi chez Bork Nagar, Carpathian Forest, Age Of Silence et Asmegin est, à ses heures, producteur pour la télévision norvégienne, mais également acteur. Il a joué dans une parodie télévisée relatant de manière humoristique les dérives du black métal (« Barron Blod »).

« Norrøn livskunst » (‘L’art de vivre nordique’) s’ouvre par le superbe « Song Til Stormen » ; un titre lent, intense, presque planant sur lequel les voix claires si caractéristiques du duo Lazare/Cornelius sont rehaussées de chœurs féminins envoûtants. « Norrøn Livskunst », se décline dans un style plus purement black métal. Vocaux écorchés et riffs speedés rappellent les origines nordiques du groupe. Sur l’étrange « Tittentattenteksti », Agnete Kjølsrud (Djerv, ex-Animal Alpha) vient poser des vocaux d’adolescente hystérique sur des lignes de guitares mélodiques surprenantes. « Tridsljod (Blackabilly) » est un black’n’roll plein d’humour au cours duquel les vocaux ressemblent étrangement à ceux d’ICS Vortex (ex-Bork Nagar, ex-Dimmu Borgir, Arcturus). Il s’inspire d’un personnage issu d’un roman policier écrit par Cornélius. « Eukalyptustreet » justifie à lui seul l’achat de l’album. Solefald y réussit l’exploit, en neuf minutes chrono, de faire passer l’auditeur d’une ambiance néo-hippie au black métal symphonique intense. Et ce, à grand renfort de soli de saxophone jubilatoires, d’arrangements vocaux intenses, de guitares pachydermiques et de piano virtuose. Retour au black métal sur « Raudedauden », un titre qui présente la particularité d’être agrémenté d’un solo de guitare, intervention plutôt rare chez Solefald. « Vitets Vidd I Verdi » est un melting-pot organisé de black métal, de rythmes électro, d’ambiances jazzy et de chœurs féminins, sur lequel l’hystérique Agnete refait une apparition vocale remarquée. Métal extrême haineux balancé au rythme des blast-beats ensuite pour « Hugferdi ». « Waves Over Vallhalla (An Icelandic Odyssey Part 3) » revient un court instant sur la saga viking débutée en 2005 sur l’album « Red For Fire » ainsi que sur l’elpee « Black For Death » de 2006. « Norrøn livskunst » s’achève en douceur sur les magnifiques arrangements vocaux et l’orgue hammond du fascinant « Til Heimen Yver Havet ».

Envoyé par le label sur un support ‘politiquement correct’, « Norrøn livskunst » aurait été chroniqué à sa sortie en novembre 2010 et aurait probablement figuré tout en haut de mon top 10 personnel. Recommandé à tous les fans d’Arcturus, Vintersorg, Ulver ainsi qu’aux plus éclectiques des amateurs de musique extrême. Du grand art nordique !

 

Bruce Springsteen

The promise - The lost sessions : Darkness on the Edge of Town

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Comme son sous-titre le précise, cette œuvre réunit des titres qui avaient été éliminés de l’album “Darkness on the Edge of Town”, publié en 1978. Dont « Fire », popularisé par Robert Gordon. Et surtout le célèbre « Because the night » que le boss avait écrit en compagnie de Patti Smith, en 1978. Une compo traduite, à l’époque, en hymne rock, par la Chicagolaise.  La compile recèle, en outre, des versions différentes de morceaux, qui figuraient sur l’édition originale. La plupart d’entre eux avaient cependant déjà été retenus pour différentes compiles, dont le triple elpee « Live 1975-1985 » ; mais il en restait encore. De quoi ficeler ce double opus, en attendant une suite à « Workin on a dream », dont la sortie remonte à janvier 2009.

Je ne vais pas vous décortiquer toutes les compos qui figurent sur cette double plaque. Simplement vous préciser qu’elles avaient été enregistrées en compagnie du E Street Band. Et puis qu’à cette époque, le boss était en bisbille avec son ex-manager, un conflit qui va même se muer en conflit juridique. Ce qui explique le ton ténébreux et austère de la plupart des chansons, même si la seconde plaque se révèle un peu plus allègre. N’empêche le résultat est tout à fait convainquant et échappe à la catégorie des compiles de type ‘Fonds de tiroirs’…

 

Danuel Tate

Mexican Hotbox

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Claviériste au sein de Cobblestone Jazz, le Canadien Danuel Tate a de l’or dans les mains. Très jeune, il apprend le piano et se convertit au jazz. Son premier opus, « Mexican Hotbox », suscite néanmoins des interrogations. Tate aurait-il délaissé ses élans jazzyfiants pour embrasser l’électro mexicaine dans l’esprit d’un Instituto Mexicano Del Sonido ? En observant l’image de la pochette, on aurait pu le craindre. Mais après avoir écouté cet opus, il s’avère que Danuel a tout simplement teinté son jazz de quelques touches latines. Et puis, il communique à son groove, en se servant de beats house, une profondeur réellement fascinante.

« Mexican Hotbox » ouvre le bal. Un vocodeur spatial pénètre dans l’univers sonore deep house teinté d’une multitude de couleurs. Le ton est donné. Intense et minimaliste « Careful Mind » lorgne manifestement vers Metro Area. Bourré de swing, « OK Then » est une petite merveille. A cause de ce clavier Rhodes perché très haut au-dessus de beats jazzy aux BPM transcendants.

Danuel est un excellent jazzman. Mais il semble tout aussi doué lorsqu’il se frotte à l’électronique.

 

Various Artists

Disconnect : Leo Zero

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Le label Strut déçoit rarement. Après avoir édité des recueils destinés à vous propulser près des étoiles, la filiale de !K7 propose son nouveau projet. Une nouvelle série de compilations, bien évidemment. Baptisée « Disconnect », elle nous réserve les collections secrètes des leaders du DJing. Qu’elles soient destinées aux dancefloors ou pénètrent le côté obscur de la force. 

Leo Elstob AKA Leo Zero est le premier sur la liste. Un DJ et producteur notoire depuis plus de 15 ans. Co-fondateur des nuits deep house Soulsonic, l’Anglais est devenu l’un des remixeurs les plus sollicités en Angleterre. Normal donc que Strut lui fasse confiance. Et normal aussi que Leo Zero soit responsable d’un set explosif à faire suer les dancefloors.

« Disconnect : Leo Zero » navigue sur des eaux houleuses et propose un set combinant afro, disco, reggae, punk. On y retrouve aussi le son de Factory Records (label indépendant fondé à Manchester sur lequel militaient, entre autres Joy Division et A Certain Ratio) ou encore celui de pionniers tels que Can, Brian Eno ou John Cale.

Elstob signe donc une présentation impeccable. L’éclectisme y est de rigueur sans que jamais Leo ne se perde. Sûrement le signe d’un grand DJ. Vazyyy Strut ! On en veut encore !

Various Artists

Pan!:::Volume 1

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A vos agendas ! Ne manquez pas le raz-de-marée surréaliste du label liégeois Freaksville. Phénomène surnaturel qui se produira le 19 janvier prochain sur les planches du Botanique à Bruxelles (http://www.botanique.be ). Une foire aux monstres rock venue habiter les antres de la Rotonde. Lieu élu par le shaman Benjamin Schoos (aka Miam Monster Miam) pour présenter son bric-à-brac underground et, par la même occasion, fêter les 5 ans du jeune label belge. La présence de Laetitia Sadier (chanteuse de Stereolab) viendra couronner cette soirée. ‘Freaksville Record Night 2011’, une expérience dont on ne peut guère espérer sortir totalement vivant.

Instant également choisi pour dévoiler les facettes facétieuses du kaléidoscope « Pan ! Volume 1 » sorti le 20 septembre 2010.

Ce 13 titres est destiné aux amateurs d’humour noir et de rock résolument méchant. Une esthétisation de l’absurde mise en son par des artistes venus de tout horizon musical (rock, punk, blues, pop, chanson française, électro…) et géographique (Belgique, France, Angleterre…) Des univers lointains qui s’accrochent et se rapprochent dangereusement dans le monde androïde de Freaksville. Sans convention, sans prétention, le collectif crache gaiement sur les codes et le formatage. 

Un matériau corrosif ‘Made In Belgium’ réunissant les habitués du label (Ufo Goes Ufa, Miam Monster Miam et ses Loved Drones, Lio et Jacques Duvall) et la nouvelle vague rageuse (Anger !, Lynda Wunderbar et Rockhausen). Le riche collectif croise le fer avec le culte et l’atypique et dérègle la fragile mécanique de l’âme. C’est ainsi que les présences toxiques de Marie France (NDR : premier 45 tours punk français jamais réédité), Captain Kirk, Osaka Airline et Patrick Eudeline viennent porter le coup final à l’improbable.   

Bref, un rock crasseux et dansant où s’allieraient le bon, le brut et le méchant !