La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Miam Monster Miam

Femme Plastique

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Sur la scène rock belge, Benjamin Schoos est un véritable électron libre. Le Sérésien cumule en effet les casquettes de chanteur, auteur, compositeur, producteur, illustrateur et chroniqueur, selon ses humeurs ! S’éparpillerait-il en chemin ? Entre Phantom flanqué de Lio, le concours de l’Eurovision auquel il a participé en compagnie de Patrick Ouchène et ses chroniques pour le jeu du dictionnaire, allait-il trouver suffisamment d’inspiration pour son nouveau projet solo ; le premier depuis « L’Homme Libellule », publié en 2007 ? A première vue non… tant le début d’album est laborieux, malgré une très belle intro exécutée dans un esprit très rock. Si la voix de Benjamin n’est pas vraiment extraordinaire on lui reconnaît une belle plume. Pourtant, on ne peut pas dire qu’il se soit foulé en écrivant le « Roi des Paranos », une compo qu’il semble avoir pompée à Priba 2000.

Il faut d’ailleurs attendre l’adaptation de « J’écoute une K7 de la Vedette », des cultissimes La Variété –le groupe électro pop de Rudy Léonet et Bernard Dobbeleer– pour entre enfin dans le vif du sujet. Parfaitement absurde « Blues Automatik » est déclamé en allemand robotique. Deux véritables inepties jubilatoires. La « Femme Plastique » est enfin sur rails ! Car le reste de l’opus est de la même trempe. Il recèle une série de titres épatants dont l’irréel et groovy « Charleroi 2015 », projection de la cité hennuyère dans le futur, imaginée sous la forme d’un polar. Particulièrement déjanté, le clip consacré au morceau est d’ailleurs à découvrir sur le net. Sans se prendre au sérieux, Schoos enchaîne les vignettes référencées et rétros. Le superbe morceau « Je vois dans le noir » et le lubrique « Erotomane » lorgnent vers Gainsbourg, tandis que l’entraînant « Pseudonyme » évoque le Renaud des débuts, dont il s’inspire dans ses textes à la fois efficaces, drôles et tranchants.

Pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours de son très rock backing band Loved Drones, dont le line up implique Marc ‘Morgan’ Wathieu (Tricheurs), Daniel Offerman (Girls in Hawaï et Hallo Hosmo), Marie France, Marie Ange et Man From Uranus.

Bref, si tout n’est pas parfait sur cet elpee, il s’avère néanmoins insaisissable et attachant. Difficile cependant de dire si, pour Benjamin, la musique est à prendre ou non, au sérieux… Mais, ces considérations ne sont guère importantes, car cet artiste atypique qui ne pourrait exister qu’en Belgique, et tout particulièrement en Wallonie, possède un don unique pour torcher une mélodie pop à la fois légère et terriblement efficace. 

A découvrir en live le 19 janvier au Botanique, le 22 du même mois au Belvédère de Namur, le 4 février à l’Atelier Rock de Huy et le 11 mars à Mons, en la salle ‘On Air Club’, très exactement.

 

Yael Naïm

She Was a Boy

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Avoir été choisi pour chroniquer cet album n’était pas vraiment de nature à soulever mon enthousiasme. Faut dire que le tube mondial « New Soul », pourtant efficace, de la diva, avait été tellement diffusé sur les ondes radiophoniques, qu’il avait fini par m’insupporter. J’étais, en outre, persuadé qu’il s’agissait d’une version un peu trop lisse de la Canadienne Feist. La Franco-israélienne truste de façon très étonnante les ondes et les plateaux de télévision depuis quelques années. Une succession d’indices suspects ? Parfaitement, quand on sait qu’elle a débuté sa carrière dans la comédie musicale ‘Les Dix Commandements’…

« She Was a Boy » constitue son 3ème album. Il fait suite au confidentiel « In a Man’s Womb » et l’ultra récompensé elpee éponyme, un disque composé en compagnie du percussionniste David Donatien, toujours à ses côtés aujourd’hui. Se nourrissant de folk, pop et jazz, sa musique baigne au sein d’une atmosphère souvent paisible et éthérée. Rien de très surprenant, à l’horizon. Mais finalement, et il faut le reconnaître, les 13 titres de son nouvel opus tiennent la route. Les mélodies sont finement ciselées, les arrangements jazzy très subtils et la voix de Yael à la fois douce et vaporeuse. Les hits potentiels se bousculent au portillon. Vous ne devriez d’ailleurs pas échapper à certains d’entre eux ; et je pense tout particulièrement à « Come Home », « She Was a Boy » et surtout « Go to the River », enregistré en compagnie de Spleen ! Si certaines compos sont un peu trop larmoyantes à mon goût (« Today »), d’autres se révèlent bien plus récréatives et surtout convaincantes ; et je pense tout particulièrement à  « Stupid Goal », chanté en compagnie de Tété.

Manifestement Yael Naïm excelle dans le domaine de la bonne variété ; et sous le sapin, ce disque devrait plaire tant à vos parents qu’à vos vieilles tantes, sans pour autant vous payer la honte… saluons la performance !

Yeal Naïm se produira le 17 mars à l’AB de Bruxelles.

 

Shipping News

One Less Heartless to Ear

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Si Shipping News compte à ce jour près de 15 années d’existence, son dernier album remonte quand même à 2005. « One Less Heartless to Ear » fait donc suite à « Flies The Fields ». Mais pourquoi ce long silence? La conséquence d’événements et d’épreuves rencontrées au cours de la vie (mariage, maladie, etc.) Mais malgré cette longue parenthèse, le combo n’a pas perdu sa fougue. Sa démarche n’a même jamais parue si violente. Comme si ces vicissitudes avaient endurci le caractère de ces musicos.

Shipping News tourne donc le dos au post rock pour embrasser un style particulièrement énergique. Découpé en neuf fragments, dont deux morceaux immortalisés live (« Morays or Demon » et « Axons and Dendrites ») empruntés au précédent opus, l’œuvre est sous haute tension. Le tempo est soutenu, les riffs sont hypnotiques (à l’instar de « Bad Eve » et « Half a House ») et les vocaux de l’Américain sont invariablement menaçants. On pense à Shellac lorsque les cordes de guitares cisaillent littéralement le flux sonore en générant des crescendos frémissants. Difficile cependant d’épingler un titre en particulier, tant l’ensemble est homogène. Bref, cet « One Less Heartless to Ear » est tout simplement énorme. Et le mélomane est sans arrêt sur le qui-vive.

Éternel adolescent, Shipping News a encore de belles années devant lui. Dommage que mon top 2010 a déjà été établi ; sans quoi ce « One Less Heartless to Ear » y figurait certainement !

Concours Circuit 2010 : Kiss & Drive et Fusty Delights emportent les lauriers !

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La finale du Concours Circuit Pop Rock 2010 s’est déroulée ce samedi 11 décembre au Botanique à Bruxelles.

Kiss & Drive remporte le premier prix, comprenant un prix en espèce de 2000€, un an de distribution de toute production discographique via le site www.hysterias.com , un BR-800, 6 mois de coaching management et 3 jours de studio. Elle se produira également en 2011 aux Aralunaires et au LaSemo festival dans le cadre des prix coup de cœur attribués par ces festivals.

Fusty Delights remporte le deuxième prix, comprenant un prix en espèce de 1000€, un an de distribution de toute production discographique via le site www.hysterias.com , un micro Sennheiser E965 et 3 jours de studio. Il emporte aussi le prix coup de cœur de l´Autumn Rock festival.

Cinnamone remporte un prix studio offert par Ca Balance, 2 jours d’enregistrement au Studio La Chapelle et une résidence offerte par Larsen.

Sinus Georges empoche le prix coup de cœur de la Fiesta du Rock, du Dour Festival, ainsi que celui des Ardentes.

News from the Stars remporte 1000 € offerts par la Sabam.

Quant aux auditeurs de Pure FM, c’est pour Kiss & Drive qu’ils ont craqué, à qui ils ont remis le prix du public, comprenant 500 € et 3 jours de studio.

Pour tous ceux qui n’auraient malheureusement pas pu assister à cette finale, il vous reste à vous procurer la compilation gratuite des 6 finalistes, offerte par BIE, pour découvrir à votre tour les groupes qui brilleront sur la scène de demain !

(d’après communiqué de presse)

Voir également le compte-rendu de cette finale ici 

 

Sound of noise: un polar musical

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Ils ont fait vibrer Youtube à l’aide d’un court métrage mettant en scène les "Six Drumers" utilisant toutes les ressources d'un appartement pour créer un morceau (http://www.youtube.com/watch?v=R3jvO4cdxR8). Cette fois, Ola Simonsson et Johannes Stjärne Nilsson ont vu "long" avec un polar déjanté et... musical.

Les Six Drummers orchestrent une attaque musicale de grande ampleur contre une ville polluée par toutes sortes de sons et de musiques -et notamment par un système de haut-parleurs qui diffusent une musique d’ascenseur insupportable 24 heures sur 24. Si les Drummers ont tous des motivations différentes pour agir, ils ont en revanche un objectif commun : remettre en question les fondements mêmes de l’ordre établi avec leur création artistique. Comment définir la musique ? Quelle est la différence entre la musique et le son ? Peut-on établir une frontière entre les deux ? Les Drummers bousculent nos idées reçues et nous ouvrent l’esprit, tout en semant le chaos. Dirigé par la révoltée Sanna, le groupe de percussionnistes déjantés lance une offensive musicale de grande ampleur, en utilisant la ville (ses bâtiments, ses machines, son bruit incessant…) comme instrument. Leur création excentrique sème le chaos et le désordre. Les citadins doivent affronter des hors-la-loi d’un nouveau genre : des terroristes musicaux. Celui qui doit les combattre est Amadeus Warnebring, officier de police à la tête de la brigade antiterroriste. Né dans une illustre famille de musiciens, Amadeus n’a malheureusement pas l’oreille musicale. Il déteste la musique. Cette affaire est donc pour lui, la pire de sa carrière...’

Au cinéma dès le 29 décembre

Voir un extrait: http://www.youtube.com/watch?v=qHPjKyORndE

Le site officiel du film: http://www.soundofnoise-lefilm.com/

 

Angus & Julia Stone

Une belle musique à remonter le temps…

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Un vieux fauteuil. Quelques lampes vintage. Des fleurs, des fleurs, encore des fleurs.  Illuminées. Des fleurs qui s’inscrivent sur un wallpaper 70’s planté de cadres rétros. Un décor home qui plonge les yeux du spectateur dans le monde intime de Julia et Angus. Un communautarisme hippie qui vous invite à la maison. Un spectacle privilège qui vous convie, confortablement assis sur les sièges de l’AB, à une session ‘privée’ (sold out !) des frères et sœurs australiens. En guise de carton d’invitation, un ‘We love you !’ lancé aux oreilles qui veulent l’entendre.

Intimisme. Un mot conforme à l’atmosphère et au style folk-rock des six musiciens présents ce soir sur les planches de l’Ancienne Belgique. Deux voix exceptionnelles, celles d’Angus & Julia Stone, capables de meubler une salle à elles seules de leurs tessitures sans cesse à la limite de la rupture. Parfois déchirées, parfois veloutées, elles s’harmonisent tendrement sur un fond de guitare et de cordes lointaines… Le bateau à la dérive ne s’échoue jamais. Sans cesse protégé par les souffles en écho des deux frangins. Une alternance vocale sublimant des mélodies instables qui longent les côtes de Fleetwood Mac et Joanna Newson. Quelques chansons faciles magnifiées d’un duo guitare/voix complémentaire qui déchire nos émotions et frappe nos cœurs de sérénité. Une tempête calme où la voix dominante donne le ton et propulse les mélodies au second plan. Et, fort heureusement, les paroles hippies ‘cliché’ aussi. Un groupe qui joue la carte de l’émotion et arrive à la faire vibrer. Sans grande musique, sans grandes lettres. Simplement, les Stones architecturent une belle musique à remonter le temps qui balade nos mémoires dans les profondeurs abyssales de nos souvenirs. Elle flatte l’âme, la réconforte.               

Les mélodies fragiles s’enchaînent et alternent. Tandis que Julia chante « For You » et rentre dans une tendre communion avec le public, Angus, d’un ton contrasté stoner, dénote et nous balance un « Yellow Brick Road » angoissé. Titre où le chanteur expose le timbre d’Al Stewart sous les coups de guitare staccato de Neil Young voire Tom Verlaine. Une chanson pour elle, une chanson pour lui. Elles dissemblent et se rassemblent. Naturellement. 

Un anti-folk australien de bonne facture qui ne joue jamais trop haut ni jamais trop bas.  

(Organisation AB)

 

Matthew Dear

Le côté obscur de la force

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Ce lundi 13 décembre, le Bota était plein à craquer. Et pour cause, Gonjasufi, phénomène hype du label Warp, se produisait à l’Orangerie. A la Rotonde, le discret Matthew Dear était venu défendre son second opus solo, « Black City ». C’est sur le set de l’Américain que mon choix s’est porté. Une bonne initiative, apparemment, car d’après les échos recueillis à l’issue de leur prestation, Gonjasufi c’était naze. Ou si vous aimez les vannes : ‘Gonj ça suffit’…

En première partie, Pinguin Prison tente de chauffer une salle encore vide. Pinguin Prison, c’est le projet d’un New-yorkais. Mais en live, il est flanqué d’un backing group. Progressivement, le public va investir les lieux, pour assister à une prestation finalement intéressante. Nonobstant les interventions un peu lourdes du vocaliste et les références à George Michael ainsi qu’aux sonorités 90’s, le son est efficace, les riffs bien balancés et on a envie de remuer. Un artiste à suivre (NDR : son album devrait bientôt paraître chez Wall Of Sound).

Une mélodie ténébreuse envahit l’espace sonore. Enfin, Matthew Dear fait son apparition. Et surprise, le Texan n’est pas venu seul. Il est soutenu par un trompettiste (NDR : également électronicien), un drummer et un bassiste. Dear se chargeant de la guitare, des bruitages, des claviers et du chant. « Black City » constitue à ce jour son opus le plus sombre. L’atmosphère qui règne ce soir dans la Rotonde l’est tout autant. Eclairage tamisé, pas de couleurs vives. Du noir et du blanc. A l’instar des vêtements de Matthew, qu’il porte avec élégance. Les titres du dernier elpee défilent. Ils constituent la trame du concert. « Honey » ouvre le set. Un morceau qui donne le ton. Dear se lâche sur le terrible et impeccable « Monkey ». Le public ne s’attendait pas à une telle mise à feu. Et il remue déjà. Les titres défilent. Racés, ils sont interprétés à la perfection ; mais on n’aura plus droit, au cours du show, à une compo aussi percutante que celle dispensée en début de parcours. Dommage ! Ce qui ne nous empêchera pas de se régaler des interventions vocales de Dear. Ou de celles, particulièrement profondes, du trompettiste. Deux pôles d’attraction qui, ce soir, font la différence. « Little People (Black City) » ou encore « You Put A Smell On Me » font des ravages et propulsent l’électronicien définitivement dans un autre monde. Dear quitte la scène. C’était un bon concert auquel ont participé le corps et l’esprit. Et Gonjasufi c’était comment encore ?

Organisation : Botanique

Foals : un nouvel album produit par Pharrell Williams ?

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Foalsty cent ! Yannis Philippakis, leader du groupe anglais, ne dément pas l’information. Il la confirme. Une possible collaboration entre les deux artistes sur le troisième long playing de Foals serait donc plus que probable. Après diverses collaborations artistiques avec Britney Spears, Justin Timberlake, Madonna, Snoop Dogg, Gwen Stefani, Jay-Z…, Pharrell Williams, star du hip-hop made in USA, aurait décidé de s’attaquer au pop-rock des cinq d’Oxford.

Yannis Philippakis s’explique : ‘Nous écoutons beaucoup de hip-hop et notre dernier single « Miami » avait un ton assez hip-hop. Nous adorerions entrer en studio avec Pharrell pour qu’il nous produise [quelques morceaux]. Nous éviterons toutefois un caméo, puis qu’inviter des rappeurs sur les chansons est assez délicat’.



Une future fusion math-rock/hip-hop !!?? Ou un changement de direction artistique pour Foals ? Affaire à suivre…

Stoned Popes : parfois la religion a du bon.

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Amateurs de sunshine pop, les Stoned Popes ont décidé de réchauffer vos cœurs et vos esprits. Influencé par les vibrations californiennes et l’humour absurde, ce groupe est à découvrir à travers une vidéo enregistrée au Chatelet qui permet de découvrir le Dum Clap, mouvement populaire apparemment bon pour la santé !

Leur nouvel Ep, « Stereo On » est déjà disponible sur le marché, et leur nouveau single « Loser Song », visible sur le net.

http://www.youtube.com/watch?v=8ey4v6rRjXg
http://www.dailymotion.com/video/xfuunt_stoned-popes-loser-song-au-chatelet_music
http://www.vimeo.com/17325033
http://www.youtube.com/user/Stonedpopesband#p/a/u/2/u4445EWk9yk

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/stonedpopes

 

Sean Rowe réellement magique ?

Écrit par

Anti-Records vient de signer Sean Rowe, un artiste apparemment très doué, dont le style s’inscrirait dans la lignée de Leonard Cohen voire de Van Morrison. Faut dire que cet Américain possède un superbe baryton ; mais qu’il est aussi poète.

Son nouvel album, « Magic », sera disponible dès le 21 février prochain.

Track Listing:

1.       Surprise
2.       Time To Think
3.       Night
4.       Jonathan
5.       Old Black Dodge
6.       Wet
7.       The Walker
8.       American
9.       Wrong Side Of The Bed
10.     The Long Haul

http://www.anti.com/artists/view/81
http://www.facebook.com/seanRowemusic
http://www.myspace.com/seanRowe

Des figurants pour un clip de Mademoiselle K.

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Le nouvel album de Mademoiselle K, « Jouer Dehors », tombera dans les bacs des disquaires à la rentrée.

Mademoiselle K cherche également des figurants pour tourner son prochain clip.

‘Nous recherchons des figurants costumés pour le prochain clip de Mademoiselle K réalisé par Rodolphe Pauly (Victoire de la musique pour le clip de Arthur H et -M- "Est-ce que tu aimes" ) Thème : une soirée d'Halloween au milieu des années 80. Teenagers maquillés en Zombie avec teddy de couleur (un peu à la Thriller), Bikers tatoués barbus, loup-garous, Têtes peintes en rouge avec des cheveux jaunes, guitariste ou chanteur d' ACDC, musiciens à la Spinal Tap, Chucky, Freddy Krueger, Doc de Retour vers le Futur, Têtes de Gremlins, Robocop (à la Be Kind rewind), Beetlejuice, extra-terrestres à la Mars Attack... Couleurs des costumes fortes et franches pour que les personnages se détachent bien dans le décor : rouge, bleu, jaune, 80's vintage... (pas trop de costumes blancs ou noirs ni de couleurs ternes et grisâtres). Frankenstein peut être de la partie... On cherche aussi des clodos à la Street Trash. Et des belles filles aux formes généreuses et bouches pulpeuses, habillées comme dans les films de Russ Meyer : mini-jupes, T-Shirt vintage près du corps, petites bottines...’ (Communiqué de presse)

Le tournage aura lieu lundi 13 décembre sur Paris.

Les figurants doivent amener leur costume et nous envoyer leur photo à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le dernier clip réalisé par Rodolphe Pauly est toujours visible via ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xfad3b_louis-chedid-tu-peux-compter-sur-mo_music

 

Metronomy sous le soleil anglais…

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Le nouvel album de Metronomy, « The English Riviera » sortira en 2011 !

Le groupe vient en effet de finir l'enregistrement de son 3ème elpee. Il succède à « Nights Out », un opus acclamé par la critique.

Metronomy est désormais un quatuor, puisqu’il réunit Anna Prior à la batterie, Gbenga Adelekan à la basse et les deux membres fondateurs : Oscar Cash au saxophone et Joseph Mount au chant et à la guitare, ces deux derniers se réservant également les synthés.

Le groupe anglais sera, en outre, en tête d’affiche des NME Awards, en février.

Rome : un projet commun pour Danger Mouse & Daniele Luppi

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La moitié de Gnarls Barkley et le chanteur italien se sont rencontrés en 2004, à Los Angeles. Les deux artistes partagent depuis lors une passion pour les BO des films italiens classiques.

Bénéficiant du concours des musiciens emorriconiens d’‘Il Était Une Fois Dans l’Ouest’, qui ont aujourd’hui près de 70 balais et se servant de matériel vintage, les deux acolytes ont décidé de revisiter le genre en compagnie de Jack White, Norah Jones et du soprano Edda Dell’Orso…

Un  hommage bizarre, mais plein de promesses, à découvrir en mars 2011 !

http://www.romealbum.com

 

Gill Scott-XX

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A l’issue de leurs tournées respectives, une rencontre étonnante est née entre Gil Scott-Heron et Jamie de The XX ! Le jeune Anglais a en effet retravaillé 13 chansons de l’Américain, avouons-le, revenu de loin…

Concrétisé sur l’album « We’re New Here », le résultat sera disponible le 21 février prochain.

http://www.werenewhere.com

 

Coldplay aime la Christmas ‘light’

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Le nouveau single de Coldplay, “Christmas Light”, est paru ce premier décembre ! Bien avant la fête de Saint Nicolas et surtout du Père Noël… A boire avec modération sur le site du groupe et celui de YouTube.

http://coldplay.com/
http://www.youtube.com/watch?v=CAqCTnV69OY

Concours Circuit 2010 (finale) : samedi 11 décembre

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Beaucoup de monde pour assister à la finale du Concours Circuit qui se déroule, come chaque année, au Botanique. L’édition 2010 était donc réservée au pop/rock et, suivant le rituel, proposait alternativement les candidats, sur la scène de la Rotonde et de l’Orangerie.

Petit coup de gueule pour commencer, et même les organisateurs du Concours Circuit la trouvaient saumâtre. Motif ? Le personnel du bar (devenu privé, il faut le rappeler), patron en tête, se la joue ‘dikkenek’. Affichant une souplesse d’esprit digne des dirigeants de l’ancienne Union des républiques socialistes soviétiques. Le retour de la dictature passerait-il par les structures privées. A méditer… Bref, venons-en à ce qui nous intéresse : le spectacle.

Cinamone ouvre le bal. Un sextuor drivé par Ruben Hillewaere, chanteur/guitariste (il se sert d’une gratte acoustique électrifiée), et impliquant une violoncelliste, une choriste, un drummer, un claviériste et un bassiste qui ressemble étrangement à Robin Gibb (NDR : si, si, souvenez vous des Bee Gees), au début de sa carrière. Même le look y est (NDR : ce pantalon à pattes d’éph !). Le plus marrant c’est que le timbre vocal du chanteur campe un hybride entre celui de cet illustre Robin et Justin Hayward des Moody Blues. Une belle voix, il faut le souligner. La musique est soignée et atmosphérique, les harmonies vocales limpides et le set rafraîchissant, le tout lorgnant manifestement vers Gravenhurst. Sans doute de manière un peu trop académique. Mais manifestement le groupe gantois est pétri de talent.

News From The Stars nous vient de la région de La Louvière, un quatuor qui possède en Ludovic Legrand (NDR : c’est aussi le claviériste) un excellent chanteur (NDR : ce sera couvent le cas au cours de la soirée), dont la voix emprunte parfois des inflexions à Antony Hegarty. Casquette de titi parisien bien vissée sur la tête, il s’est isolé à gauche de l’estrade. Assis derrière son instrument, placé légèrement de biais. Veste blanche, le drummer est planté au centre, en arrière plan. Son matos monté sur un socle. Le bassiste et le guitariste (un sosie de Stéphane Demol !) se sont installés à droite de l’estrade. Pas vraiment très équilibrée comme disposition. Leur musique puise à la fois dans le jazz, la soul, la pop et le funk. Pensez à Jamiroquai et surtout à Maroon 5. Mais elle est vraiment trop linéaire pour convaincre. L’occasion d’aller prendre un peu l’air.

Tiens, je connais cette fille. En fait, avant de participer au jury d’un concours, j’évite de prendre le moindre renseignement sur les artistes en présence, histoire de me préserver de tout préjugé favorable ou défavorable. Pourtant le patronyme ne me dit rien. Kiss & Drive. Mais je n’ai pas la berlue, son image est imprimée dans mes circuits (ou l’inverse, si vous préférez). Elle joue seule en s’accompagnant soit d’une gratte acoustique électrifiée ou d’un ukulélé et se sert de boucles à l’aide d’un bel assortiment de pédales. Un peu comme Dominique A. Cà y est le franc est tombé ! Il s’agit de l’ex-chanteuse de Hands Up Boys, le groupe de Cloé Defossez. Qui militait encore au sein de la formation, lorsqu’elle s’est produite, en février dernier, dans le cadre du D’Hiver Rock à Tournai. Elle avait quitté le combo au cours de l’année, suite à des problèmes familiaux ; mais en avait aussi profité pour se lancer dans une carrière individuelle. Enfin pas tout à fait, puisqu’il lui arrive de bénéficier, sur les planches, du concours d’un pianiste et d’un violoncelliste. Mais ce soir elle se produit en solo. Elle assume parfaitement sur ses cordes. Cependant, lorsqu’elle veut se servir pour la première fois de ses loops, elle se plante à trois reprises. Et se rend compte que le système est déréglé. Mais son humour et sa spontanéité déclenchent l’hilarité dans la salle. Le tout en corrigeant le dérangement du système. Et ça fait mouche. D’autant plus que lorsque le matos est à nouveau au point, elle va nous livrer une compo absolument remarquable. Faut dire que son timbre vocal l’est tout autant. A un certain moment, il nous communique même un léger frisson. Elisabetta vient de placer la barre très très haut…

Fusty Delights est un duo liégeois qui se revendique de la scène electronica. Pas vraiment spécialiste dans le domaine. Des références ? Oui, Air et M80. Et même si ce n’est pas ma tasse de thé, je dois avouer que leur set est bien foutu. Le son est un peu fort, mais les beats sont percutants. Le claviériste se sert également d’une table de mixage et de machines ; et tout en triturant les boutons remue tout le corps au rythme de la musique. L’autre se sert d’un keytar (NDR : un clavier profilé sur le modèle d’une guitare). Les amateurs du style semblent ravis, jugeant d’ailleurs leur prestation excellente.

Après l’électro, place au hip hop. Pas davantage féru dans le domaine. Un duo de slammers dont les rimes sont riches et revendicatrices, un peu dans l’esprit des rappeurs français engagés. Derrière, un bidouilleur triture les sons. Les textes sont saignants. Dans le sens propre et littéral du terme. Peut-être un peu trop. A contrario, il y manque un groove, capable de dynamiser leur set. Je m’avance un peu, mais le concours d’un DJ derrière deux platines aurait peut-être permis à Supertanker de prendre une toute autre dimension…

Groupe cinacien, Sinus Georges achève donc le concours. Il réunit d’excellents instrumentistes, et en particulier le saxophoniste. Le chanteur/guitariste possède également une excellente voix. Haut-perchée, elle fait penser à celle de James Skelly (The Coral). La musique oscille du jazz au funk, en passant par le rock, le dub et la world balkanique. Mais la sauce ne prend pas. On a parfois l’impression que chaque musicien joue sa propre partition. Le leader essaie d’haranguer l’audience. Sans succès. Paraît que lors des éliminatoires, le combo avait cassé la baraque. Aujourd’hui, manifestement, il est resté dans ses starting-blocks.

Lors des délibérations, le choix du gagnant n’a pas souffert de longues discussions. Fallait pas être devin pour tirer cette conclusion. Kiss & Drive, alias Elisabetta Spada, n’a vraiment pas volé son succès. Et le plus sympa, c’est qu’à l’issue du concours, les autres participants sont venus la féliciter.

 

Un petit récapitulatif s’impose, si vous n’avez pas pris connaissance de la news … 

 

 

Wild Shades

The Omega River (Ep)

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Cette chronique sera impitoyable. Ils l’ont bien cherché, après tout, les mecs de Wild Shades ! C’est vrai quoi ! On n’a pas idée de compliquer ainsi la vie d’un pauvre scribouilleur qui, après tout, ne demande qu’à donner, peinard, un petit coup de pouce à des groupes qui en valent la peine. Je vais donc profiter de la perche épineuse tendue par ce groupe français, à l’occasion de la sortie de son second Ep « The Omega River », pour pousser une petite gueulante au nom de tous mes collègues ! (NDLR : syndicaliste !)

Car voyez vous, être l’un des chroniqueurs de votre webzine préféré n’a rien de la partie de plaisir que vous imaginez. Et, je vais peut-être en choquer plus d’un mais, nous ne sommes même pas payés pour le faire ! (NDLR : et pas davantage le rédac’ chef !) Je vous jure ! Si j’avais 35 ans de moins et que j’étais chinois ou bolivien, on crierait au scandale. C’est de l’exploitation ! Et je ne vous parle même pas des conditions dans lesquelles nous travaillons (NDR : il vous suffirait, pour en avoir une idée, de relire vos classiques de Zola). 

Alors vous pensez bien que, dans de telles conditions, je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête. Est-ce trop demander que l’on m’envoie des disques de métal progressif qui ressemblent à du Dream Theater ? Ou  bien des galettes hard rock qui copient AC/DC ? Ou encore des skeuds doom plombés qui font penser à du vieux Black Sabbath ? Et bien oui, apparemment ! Puisque des zigotos comme les frenchies de Wild Shades nous envoient à la rédaction des rondelles plus compliquées que des casse-tête chinois, impossibles à comparer à d’autres.

Le plus facile pour votre serviteur aurait probablement été de descendre le truc. ‘Ce disque est nul’. Voilà. Vite fait mal fait ! Et bien non ! Même cette réaction n’est pas possible puisque nos empêcheurs de glander en rond poussent l’audace jusqu’à être carrément bons. Vous imaginez l’angoisse ? Que faire alors pour décrire cette plaque incandescente ? Inventer une nouvelle appellation ? OK ! Alors voilà ! Les Wild Shades jouent du ‘métal-funk-alternatif-progressif-rock’. Pas convainquant hein ? Pourtant, comment expliquer autrement ce mélange bigarré et déstabilisant d’influences musicales contradictoires ? A peine croyez-vous percevoir un bon vieux riff métal que vous vous retrouvez perdus en plein milieu d’un groove funky à faire pâlir d’envie les Red Hot Chili Peppers ! Un petit coup de rock alternatif moderne à la Muse/Radiohead emballé dans un lyrisme classieux à la Queen et boosté d’une pointe de rage thrash métallique. Pas le temps de reprendre son souffle ou de rassembler ses idées. Mais, ce que je déteste le plus, c’est que j’aime vraiment ce disque !

Enfin, ce qui me console, c’est que je ne serai pas le seul à subir le fléau. Figurez vous qu’avec leur méchanceté naturelle, les Wild Shades ont poussé le vice jusqu’à offrir cinq exemplaires de « The Omega River » aux lecteurs de Musiczine !  (Tous les détails sont dans notre section ‘concours ’). Même vous, vous n’y échapperez pas !

Sur ce, je vous laisse. Notre rédac chef nous invite à siroter quelques Margaritas au bord de sa piscine chauffée ! (Exploités que nous sommes, je vous dis !)

Pigalle

Pigalle prend ses quartiers à Bruxelles

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Le temps d’une soirée hivernale, Pigalle prenait ses quartiers à Bruxelles. Pas loin de la place Meiser et à deux pas de la RTBF. Le genre de soirée plutôt excitante, à laquelle je pense depuis plusieurs jours. Car même après avoir assisté aux concerts pendant plus de 2 décennies, une certaine effervescence peut encore se déclencher lorsque je retourne voir l’un de mes groupes fétiches.

Et cette effervescence vient aussi de la découverte d’une salle inconnue pour votre serviteur : le Théâtre 140. Dès lors, en compagnie d’autres trentenaires, je n’hésite pas à braver le froid hivernal et à me mettre à la recherche de cet endroit sis en plein quartier résidentiel. Il faut être attentif à bien trouver le numéro 140 d’ailleurs sur cette avenue Plasky, car l’entrée est un peu en retrait, coincée entre deux immeubles.

L’endroit est plutôt atypique, mais agréable. Cet ancien théâtre rafraîchi, dont le bar est à l’entrée, accueille ce soir un public largement situé dans la tranche 35-45 ans (NDR : ce qui change des 15-25 habituels). Mais vu le lieu, certaines personnes âgées, sans doute des abonnés, mais aussi quelques familles avec enfants, sont aussi de la partie. Le tout confère une ambiance assez conviviale et sympathique. On y croise aussi des rockers chevronnés comme les ex-Slugs ou Mimi (ex-Sttellla). Quelques punks nostalgiques ont également fait le déplacement, mais ils ne sont pas très nombreux. Logique : la plupart des mélomanes issus des 80’s du début des 90’s sont maintenant devenus des pères de familles et/ou cadres bien rangés. Les crêtes, tenues de gitans, chemises à carreaux et autres cheveux gras ont laissé la place à des fronts dégarnis, des lunettes et des tenues bien propres.

Mais place à la musique quand même. Sur le coup de 20h30, le groupe entre sur scène de manière plutôt originale. François Hadji-Lazaro déboule tel un saltimbanque, armé de son banjo. A la basse, c’est toujours le fidèle Jean-Charles, dit Boubouch’ (pour sa participation active dans les Garçons Bouchers) qui officie, ainsi que François à la batterie, et Gaël, présenté comme un Breton et visiblement fan de métal, à la guitare. Quant à François Hadji-Lazaro, il manipule une bonne vingtaine d’instruments aussi divers les uns que les autres. Un présentoir impressionnant de cet éventail est d’ailleurs disposé à côté de lui, sur l’estrade.

Les titres vont défiler à vive allure, comme « L’éboueur », « Le Chaland » ou « Les Lettres de l’autoroute ». Et les morceaux phares du dernier opus comme « Il te tape », « Si on m’avait dit » ou « Ils se voyaient 2,3 fois par mois » viennent s’insérer en toute harmonie.

Seul inconvénient de la salle : les places sont assises. Et hormis quelques jeunes étudiants aux premiers rangs qui se lèvent et s’agitent, le public reste calme. Il faut attendre le rappel, pour que François demande à ces jeunes de s’asseoir et à tous les autres spectateurs de se mettre debout. Tout le monde s’exécute dans la bonne humeur. « Dans la salle du bar tabac » puis la reprise de Graeme Allwright « Il faut que je m'en aille » viennent ainsi clôturer le set.

Et non, non rien n’a changé, tout, tout a évolué. Car Pigalle nous a gratifiés d’un bon concert, et son dernier album « Des espoirs » passe plutôt bien la rampe, en live. Ses anciens textes restent toujours d’actualité. Pour l’ambiance c’est sûr ce n’est plus le gros délire d’il y a 20 ans, mais les spectateurs affichaient un large sourire, à la sortie de la salle.

(Organisation Théâtre 140)

 

The Frames

Memory Lane

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Glen Hansard et ses acolytes ne sont pas du style à perdre leur temps. La tournée mondiale de The Swell Season (qui implique au sein du line up la majorité des membres de The Frames) vient à peine de s’achever que les Irlandais retournent, sans transition, sur les routes d’Europe. But de l’opération : fêter les 20 ans d’existence du combo. Et par la même occasion, promouvoir les quatre premiers éléments discographiques de la bande, dont les éditions spéciales remasterisées ont trouvé le chemin des bacs en octobre dernier.

En avant-programme, Duke Special tente de séduire la foule à ses pieds, en dispensant sa pop-cabaret, à la limite de la dramédie musicale. Pas trop ma tasse de thé…

A 21h00 tapantes, The Frames déboule sur scène sans se presser. Glen Hansard prend place devant son micro et entame le set par le délicat « Headlong », suivi immédiatement de « Giving Me Wings » et « Seven Day Miles ». Pour célébrer ses 20 ans, le quintet délivre donc une sorte de Best Of de ses sept recueils studio. Tandis que le concert revête des atours un peu plus rock’n’roll, via des morceaux comme « God Bless Mom » et « The Stars Are Underground », Hansard, jamais avare en paroles, charrie un peu les fans qui tentent de lui lancer des ‘requests’, en les remerciant de connaître la discographie du combo. « What Happens When The Heart Just Stops » permet ensuite aux Irlandais d’adresser un clin d’œil à dEUS en glissant une petite portion de « Little Arithmetics » au sein de l’une de leurs plus jolies ballades. Un peu plus tard, le chanteur s’improvise même en coach de vie le temps de présenter « Pavement Tune », en amenant tout le parterre à répéter après lui les paroles du refrain: ‘I want my life to make more sense’. ‘Plus vous le répéterez avec conviction, plus votre vie aura du sens. Regardez, ça commence déjà !’, plaisante-t-il, un sourire en coin. Le délicat « Star Star » et leur premier tube « Revelate » referment joliment la danse.

Les cinq hommes reviennent ensuite pour un rappel assez copieux. L’occasion pour John Craney, le bassiste, de s'approprier le micro le temps d’interpréter « You Can’t Hide Your Love », une nouvelle compo. Pas tout à fait convaincant… Le concert de 2 heures se clôture au son de l’électrifiant « Monument » et du génial « Fitzcarraldo »,  que réclamait certains fans à plusieurs reprises depuis le début du spectacle, et caractérisé par une belle démonstration solo au violon par Colm Mac Con Iomaire . En élaborant une setlist qui retrace quasiment toute son histoire (NDR : à l’exception du tout premier opus, « Another Love Song »), The Frames ne s’est pas moqué de ses fans. Un véritable régal pour les oreilles.

Organisation : Botanique.

Shawn Pittman

Triple Troubles

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Shawn Pittman est un jeune chanteur guitariste. Un Texan devenu extrêmement prolifique depuis son retour aux affaires musicales. Faut dire que depuis le début de ce nouveau siècle, il s’était montré plutôt discret. Son agence de promotion européenne, en réalité italienne, Feelin' Good, a monté son propre label et nous propose le troisième chapitre consacré à Mr Pittman. Pour concrétiser ce projet, il a reçu le concours de deux très grands amis ; en l’occurrence les frères Jason et Johnny Moeller, respectivement drummer et guitariste des Fabulous Thunderbirds. Ils se sont donc enfermés aux studios Fort Horton (NDR : c’est dans leur fief, à Austin), propriété du révérend Billy Horton. Mais cet opus est issu de deux sessions qui se sont déroulées à dix années d’intervalle. Neuf titres datent de mai 2002 et six nouveaux de mai 2010. Et elles réunissent les mêmes acteurs au même endroit. Des séances en prise directe, sans le moindre artifice technique. Et pas de trace de basse, les deux guitaristes assurant, à tour de rôle, le rôle de soliste et de rythmique.

Jason Moeller a fait le plein de groove pour attaquer "Hand it off", un instrumental qui ouvre l’opus. Une compo dont la densité sonore me rappelle un titre de Savoy Brown, qui date de près de 40 ans! Les deux gratteurs sont déjà bien en verve. "Tell me" est une compo issue de la plume de l'ami Doyle Bramhall. Un pur shuffle made in Texas! Le ton est donné. Puissante, la machine est sur rails. Pittman assure le chant, les deux guitaristes croisent le fer en permanence. Toujours aussi teigneux et percutant, Moeller va droit au but sans cacher son jeu. La musique est marquée au fer rouge de l’empreinte du Texas. Nous ne sommes pas très loin de ce que les T-Birds dispensaient talentueusement, il y a trente ans déjà, sous la conduite de Kim Wilson et Jimmy Vaughan. Les musicos prennent leur pied et ils le partagent. "Be my queen" emporte tout sur son passage. Place ensuite à l'exercice du blues lent. "24 hours ain't enough" fleure bon cette atmosphère propre à Austin. Johnny gratte. Shawn est passé au piano. Le son des cordes est sale, brut, primaire à l'extrême pour revisiter le répertoire de Jimmy Reed. La rythmique prend son rôle de basse tandis que le soliste sort du bois. La cover du superbe "My home is a prison" de Lonesome Sundown est un des sommets de l’opus. Une plage qui trempe dans un swamp blues d'une torpeur indescriptible. L’intensité et le dépouillement sont alors à leur paroxysme. "Movin" est un morceau instrumental que Pittman avait déjà retenu sur son elpee "Movin & groovin". La fête des guitares bat son plein. Enfin, si on peut s’exprimer ainsi. Car l'envol opéré sur "One thing on my mind" fait encore son malheur, au cœur de ce climat désespéré du blues des marais. Pittman repasse aux ivoires lors de la reprise du "Train blues" de Bob Dylan. L’ambiance est bien plus allègre. A cause du piano roadhouse et des cordes. Moeller en profite pour se libérer. Les trois derniers titres ont été mis en boîte cette année. Tout d’abord le vigoureux "Too much noise", au cours duquel les deux frères se déchaînent. "Step by step" ensuite. Une plage déjantée, qui rend plus que probablement un hommage à Jimmy Reed. Et en final, le palpitant "Do yo best & can' da best". Une œuvre sans concession, mais surtout sans prétention, pour ces artistes dont le plaisir évident est de ne pas lésiner sur la sueur pour vous apporter un peu de bonheur…

Raoul Bhaneja

Blue midnight

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Raoul Bhaneja est canadien. Non content de connaître une carrière d’acteur, il est aussi musicien. Et tout particulièrement chanteur et harmoniciste. Flanqué de sa formation, The Big Time, il est responsable de trois albums à ce jour, dont le dernier, sous-titré ‘A live tribute to Little Walter’ et intitulé "Blue midnight" est tout à fait particulier.

Par une froide nuit d'hiver, le 5 janvier 2008 très exactement, il a fixé rendez-vous au public pour participer à un concert hommage destiné à financer le programme ‘Blues in schools’ de la Toronto Blues Society. Au ‘Silver Dollar Room’ de Toronto, pour être plus précis. 40 ans déjà que Little Walter, le plus célèbre des harmonicistes de blues, est décédé. Suite à une bagarre qui avait éclaté dans les rues de Chicago! Pour rendre cet événement le plus crédible possible, Raoul a lancé de nombreux cartons d'invitation à ses compatriotes. Bien lui en a pris, car le concert va se révéler de très haut niveau.

Sur l’estrade, Raoul est soutenu par ses musiciens, Darren Gallen et Jake Chisholm aux guitares, Tom Bona aux drums et Terry Wilkins à la basse.

Bharath Rajakumar est le premier invité. D’origine indienne, il vit à Montreal, au Québec. A la tête de son Rhythm Four, il a déjà publié deux albums : "Friday Night fatty", pour lequel il a reçu le concours de Jr Watson et "Tsunami!". Intitulé "Don't have to hunt no more", son exercice de style instrumental sur l’harmo est particulièrement animé. Bharath participe également au classique "Hoochie Coochie man", une compo chantée par Raoul. Il double également aux vocaux pour stimuler le notoire "Ludella" de Jimmy Rogers. Son intervention est empreinte de beaucoup de créativité et de sensibilité. Il est épaulé par Julian Fauth au piano. La même équipe s’embarque dans une longue version de "Just keep lovin' her", transposée en boogie woogie furieux. Bharath se réserve également la guitare sur trois titres.

Doctor Nick Ouroumov est un souffleur établi à Toronto. En règle générale, il drive ses Rollercoasters, formation qu’il a créée en 1998. A leur actif, un seul elpee : "Blues… straight ahead". Raoul se réserve les vocaux sur "Driftin' blues", mais son timbre manque cruellement de relief. Heureusement, Nick tire son épingle du jeu à l’harmonica. Et confirme tout au long de l'instrumental "Crazy legs". Il se révèle même excellent lorsqu’il chante et souffle sur "Mellow down easy". Raoul est au micro pour attaquer le "Honey Bee" de Muddy Waters. Doctor Nick souffle et Bharath étale toute son expérience à la slide guitare. Et Nick est toujours bien au poste lors d’un "Blue midnight" chargé de feeling et de passion.

Quel plaisir de retrouver Tortoise Blue ! A une certaine époque, il épaulait le jeune JW Jones. Il chante et souffle sur "Just your fool". Ses interventions sont solides et particulièrement saignantes. Son panache est intact ! 

La présence de Mark ‘Bird’ Stafford est une autre bonne nouvelle. A ce jour, il compte deux elpees à son actif : "Birdman" gravé en 1996 et "Harpspace", en 2004. Il souffle divinement tout au long du slow blues "Sad hours".

On épinglera encore la participation d’artistes méconnus, mais qui parviennent néanmoins à se mettre en exergue. Et je pense tout particulièrement à Mike ‘Shrimp Daddy’ Reid qui se réserve les vocaux et la musique à bouche sur l’émouvant "Little girl", un excellent blues lent. Et puis le pianiste Julian Fauth. Il chante sur une excellente version de "Baby please don't go", épaulé par Bhaneja à l'harmo et Bharath aux cordes. Une collection bien intéressante…