Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Lloyd Miller

Lloyd Miller And The Heliocentrics

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Après avoir enregistré, en 2009, aux côtés du roi du jazz éthiopien Mulatu Astatke, le collectif The Heliocentrics (NDR : le line up réunit 14 musiciens chevronnés !), s’est tourné vers le grand compositeur de jazz, Docteur Lloyd Miller. Né en 1938, ce Californien commence très jeune à pianoter tout en suivant très vite son père, lui même clarinettiste professionnel au sein du New Orleans Jazz. Après avoir accompli un voyage en Iran, auprès de son paternel, Miller s’intéresse de plus près à la musique issue d’Asie et du Moyen Orient. Il séjourne ensuite en Europe où il commence à faire ses armes en jouant auprès des plus grands : Eddie Harris, Don Ellis ou encore Jef Gilson. C’est cependant sur le Vieux Continent qu’il apprend à jouer de la musique iranienne et vietnamienne. Durant les 70’s, Miller s’installe à Téhéran. Il devient docteur en musique iranienne et y présente un show télévisé qui récolte un grand succès.

La géniale écurie Strut régale donc à nouveau en nous proposant ce brillant essai fusionnant jazz contemporain et sons ethniques. The Heliocentrics laisse place au maître sur des tracks où les instruments atypiques se succèdent les uns à la suite des autres. Riche en musicalité, cette galette brille par sa consistance. Les mélomanes voyagent en terre inconnue où les sonorités nous plongent dans un agréable moment de léthargie. On en ressort apaisé et tranquille. Un disque particulier qui plaira très certainement aux amateurs de jazz en quête de nouvelles sensations.

 

Ortie

Un

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Les anges sont asexués, tout le monde le sait. Ils ne peuvent en principe donc pas se reproduire. L’Eglise étant opposée à toute insémination artificielle et encore plus au clonage, les membres d’Ortie devraient donc se voir excommuniés dans un futur proche. Car Ange a un fils ou une fille, c’est selon. Ou alors, autre alternative, c’est p’tête (NDLR : prêtre ?) bien Marc Seberg qui est passé par là, comme Gabriel autrefois dans la chambre de Marie… En un mot, on sent clairement une filiation vers ce genre d’artiste qui a sévi, il y a une vingtaine d’années ; un peu plus peut-être même pour Ange (NDLR : groupe que Christian Décamps a d’ailleurs reformé en 2009 !)

Faisant suite à « Zéro », un mini-elpee cinq titres publié en 2008, « Un » constitue la seconde réalisation d’« Ortie ». Dan, Ben, Martin et Béo ont enregistré un album complet. 12 morceaux au total. Toujours dans la même lignée, dans un style qui leur est propre.

C’est un rock intellectuel voire cérébral qui nous est proposé par la formation grenobloise, même si, bien évidemment, le son a évolué. La musique baigne davantage dans l’électro rock que dans la chanson française dispensée, dans le passé, par le quatuor. Encore que la façon d’interpréter quelques titres (plus parlés que chantés) nous rapproche à nouveau du genre premier. Des textes tantôt noirs, profonds et même parfois, ben oui, d’amour, sont soutenus par des mélodies brutes, assez carrées et intenses. Ortie utilise même le terme ‘Noisy’ pour qualifier son style musical. Et il est vrai que l’on a parfois l’impression de visiter des sous-sols glauques, à l’écoute de certains titres assez ‘bruyants’. Mais puisqu’ils le revendiquent…

Bref, cet opus est sombre, difficile à ‘pénétrer’, et ne concède que trop peu d’‘d’accroches’ pour séduire un public non averti. Certes, le titre maître ou encore « In The Crowd » et « What Do You Want » (seuls morceaux interprétés en anglais) sont assez accessibles, mais ce sont les rares exceptions qui confirment la règle. Difficile donc d’écouter d’une seule traite les 12 titres, dont un très bon instrumental, « Ø », qui lui, fait un peu penser au Cure de la grande époque.

A découvrir, certainement, mais à doses homéopathiques. Pour les curieux, surtout !

 

Frankie Rose

Frankie Rose and The Outs

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Frankie Rose n’est pas exactement une inconnue. Jouissant d’une solide réputation au sein du microcosme brooklynien, la jeune New-Yorkaise exploite le minimalisme de Maureen Tucker et joue de sonorités modernes pour construire sa propre identité musicale. Une présence emblématique qui vient naturellement habiter les cocons de Crystal Stilts, Dum Dum Girls et Vivian Girls. Fers de lance d’une scène indie en effervescence, ces groupes usent de tout matériau pour tisser un univers onirique : un son garage lo-fi, une réverbération additive, une expérience ‘spectorienne’, une esthétique sonore empruntée à Jesus And Mary Chain, un esprit ‘velvetien’… Et, surtout, une solide éthique DIY (NDR : l’étiquette ‘Do It Yourself’ englobe les formations musicales qui assurent la réalisation d’un disque dans son intégralité, de la production au concert). Démarche artistique qui a influencé toute une génération de groupes à travers le monde (NDR : en particulier The Raveonettes). Similitude inquiétante que l’on retrouve d’ailleurs sur « That’s What People Told Me ». Titre dont la ligne de basse et les guitares frôlent incestueusement le « Gone Forever » du groupe danois.

Le premier opus de Frankie Rose and The Outs est éponyme. Et la dream-pop n’a jamais aussi bien porté son nom. Un voyage hautement atmosphérique qui se projette bien au-delà du mur du son. Une traversée épique qui oscille entre rêve et nostalgie. Entre hier et demain. Epoque atemporelle qui ne se borne pas à ressasser les airs sur lesquels vos parents ont perdu leur virginité mais les réinvente. Un non lieu aux paroles énigmatiques : ‘Bordel ! Parfois, je ne sais même pas ce que signifient mes chansons !’  

Lorsque « Candy » et « Girlfriend Island » revisitent les fantomatiques golden-oldies, le battement des pédales de « That’s What People Told Me » nappe le ciel de sons à vous couper le souffle. C’est comme si Cocteau Twins et Shangri-Las étaient montés, ensemble, dans une machine à remonter le temps pour réaliser un elpee fraîchement produit par Phil Spector.

Frankie Rose and the Outs (guitare : Margot Bianca – basse : Caroline Yes – batterie : Kate Ryan) parviennent globalement à ériger de splendides cathédrales de dream-pop sombre. Onze titres totalement voilés de reverb qui transcende le genre et s’enrichit d’une juxtaposition complexe d’influences. Des pistes ornées de claviers éthérés, de grelots frissonnants et de mélodies mélancoliques (« Hollow Life » et « Lullabye For Roads and Miles ») croisent des ballades étrangement désincarnées (« Save Me » et « Memo »). Le quatuor féminin réussit alors à créer une atmosphère aseptisée, une imagerie mentale qui ouvre les portes d’un no man’s land onirique que nulle âme n’habite. 

Un bricolage savant qui passe facilement des symphonies de réverbération de « Little Brown Haired Girls » aux élans garage tordus de « That’s What People Told Me » et « Don’t Tread ». Soulignons, pour finir, l’excellente reprise de « You Can Make Me Feel Bad » d’Arthur Russel.

Un long playing que tout amoureux de musique indépendante peut dégoter dans les bacs depuis le 11 octobre 2010. Aux amateurs du genre, je conseille vivement de se hâter car aucun concert n’est prévu en Belgique pour promotionner ce disque.   

Rosemary

The Angel’s Share (Ep) + Tracks For A Lifetime (Ep)

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Rosemary est un trio originaire de Chambéry en Savoie. J’aurais aimé écrire que j’ai apprécié les Eps « The Angel’s Share » (2009) et « Tracks For A Lifetime » (2007), mais malheureusement, ce n’est pas le cas.

La raison en est simple : Rosemary exhume quelque chose qui était mort et enterré et qui, à mon humble avis, aurait très bien pu le rester : le grunge. Je suis rancunier. Je n’ai jamais pardonné à ces arrogantes formations bruitistes de Seattle d’avoir manqué de respect au métal en déclarant qu’il était mort. Depuis cette époque, s’il y a quelque chose que je supporte encore moins que Nirvana, c’est un clone de Nirvana. Et, Rosemary a beau se définir comme punk et grunge avec une pointe de métal, tout ce que l’on entend, en écoutant sa musique, c’est Nirvana et Nirvana avec une pointe de Nirvana.

Au niveau de l’évolution dans la composition, Rosemary semble d’ailleurs suivre la voie tracée par Kurt Cobain et son groupe. L’Ep paru en 2007, « Tracks For A Lifetime », est cru, sale et méchant, comme l’était « Bleach ». Quant à « The Angel’s Share », sorti deux ans plus tard, il est –comme « Smells Like Teen Spirit»– plus poli, et propre sur lui. Il ne manque plus au groupe chambérien qu’une compilation de singles, un album studio, un live ‘unplugged’ et une balle dans la tête pour que nous puissions (enfin) passer à autre chose.

Le grunge est mort avec Kurt Cobain. Laissons le reposer en paix.

 

Saint André

Mon jour de chance

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Issu d’un mariage belgo-corse, Saint André est né en 2004, sur les hauteurs de Liège. Seul ‘étranger’ de la formation, le chanteur Jean-Charles Santini, également préposé aux guitares et au piano, a rapidement opté pour la naturalisation ‘noir-jaune-rouge’, à l’instar des trois autres membres, Jérôme Mardaga (NDR : ex-Jeronimo !) aux six cordes également, Cyrille Nobilet à la basse et Thomas Jungblut à la batterie.

Six ans déjà que Saint André dispense son art, issu d’un pop/rock teinté de chanson française bien huilée. Très bien emmené par le single « Un autre que moi », le quatuor liégeois s’est fait une belle place au soleil, dès la sortie de son premier et excellent elpee, « Le grand soir », paru il y a tout juste 3 ans. Il aura donc fallu près de 36 mois pour que le second ouvrage tombe enfin dans les bacs. Mais le jeu en valait la chandelle…

Ce second opus transpire de classe et de maturité. En 11 chansons, Saint André révèle toute l’étendue de son talent. Jean-Charles Santini, au four et au moulin, responsable de la quasi-totalité de l’écriture, démontre toute sa parfaite maîtrise des mélodies et des rythmes. C’est un véritable petit collier de perles qui nous est ici proposé.

« Bleu de toi » ouvre magnifiquement ce petit ‘chapelet’. Petite chanson d’amour sans prétention, loin d’être niaise, elle prouve que Les Innocents ne sont pas les seuls capables de nous régaler de cette ‘variété française’ de qualité. S’en suivent toute une série de titres développés de même façon. L’accent est placé sur la musicalité, l’accessibilité. Les refrains sont faciles et accrocheurs. On a même envie de les fredonner, lorsqu’on ne bat pas du pied, en mesure. Une véritable ‘opération fraîcheur et qualité’ au rayon francophone de votre meilleur disquaire ! Il suffit de tendre l’oreille vers « Le roi des infidèles », « Le monde ne tourne pas », « Ne t’en fais pas »,…

En fait, l’œuvre ne souffre d’aucune faiblesse. Aucun morceau ne vous incite à zapper vers la plage suivante. On écoute l’intégralité de la plaque en éprouvant, à chaque titre, le même plaisir. Un gage de qualité ! Disponible ce 25 octobre, cet elpee propose quelques unes de ses plages en écoute sur leur hébergement ‘Myspace’. Ne vous privez pas d’un tel plaisir…

Rendons, pour terminer, à César ce qui lui revient, car si le combo se revendique bel et bien belge, c’est le natif de l’île de beauté qui est la source principale d’inspiration de cette excellente formation !

Serph

Vent

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Agé d’une vingtaine d’années, ce jeune Tokyoïte relève du label japonais Noble (Films, Yasushi Yoshiba, …) « Vent » constitue son deuxième opus, mais le premier publié chez Noble. Il fait suite à « Accidental Tourist », paru l’an dernier.

A la première écoute de « Vent », on est stupéfait par la maîtrise du jeune artiste. Son mélange d’électronica, de jazz et de lounge est particulièrement homogène. Les nappes de piano (NDR : le musicien n’en jouerait que depuis trois ans !) se fondent parfaitement dans les rythmiques électroniques. Le xylophone (« Pen On Stapler »), les cuivres (March ») et d’autres instruments encore, enrichissent circonstanciellement la solution sonore. C’est propre, apaisant, typiquement asiatique. Parfait pour sonoriser les scènes du cinéma japonais contemplatif. Idéal pour décrire de sublimes paysages. Des morceaux tels que « Feather » ou « Iceyedit » en sont d’excellents exemples. Mais malheureusement, à force de jouer sur le contemplatif et la mélancolie, la musique de Serph se transforme petit à petit en musique d’ascenseur. Et finit par nous précipiter dans le plus profond ennui.

Dommage, car le jeune Nippon ne manque pas de talent. Faudrait peut-être qu’il injecte un brin de folie et d’énergie dans sa création, afin de la rendre plus vivante…  

 

Triptykon

Shatter (Ep)

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Sept mois à peine après la sortie de l’écrasant « Eparistera Daimones », Tomas Gabriel Warrior se rappelle à notre bon souvenir en publiant un nouvel Ep hyper plombé de Triptykon, son nouveau gang démoniaque.

D’une durée approximative de 28 minutes, « Shatter (Eparistera Daimones Accompanied) » est un brûlot sulfureux partagé en cinq déflagrations métalliques inédites : trois titres studio mis en boite lors des sessions d’enregistrement d’« Eparistera Daimones » et deux classiques de Celtic Frost (NDR : le combo métal-avant-gardiste dont Tom G. Warrior était le leader), interprétés live par Triptykon lors de sa performance en tête d’affiche du Roadburn Festival de Tilburg aux Pays-Bas, au début de cette année.

Si vous avez apprécié le doom métal oppressif distillé par Triptykon sur « Eparistera Daimones », vous apprécierez forcément « Shatter » et « I am The Twighlight », les deux titres ultra-plombés qui ouvrent cette galette malsaine. Les guitares y sont conduites, en manifestant la même vélocité et l’entrain d’un gastéropode suicidaire. Constitué de bidouillages électroniques déprimants, « Crucifixus », sert d’interlude. Un instrumental tout à fait inutile.

La très bonne surprise de l’Ep, vous vous en doutez, procède de la présence de « Circle Of The Tyrants » et « Dethroned Emperor ». Issues du répertoire de Celtic Frost, les deux bombes peuvent enfin s’apprécier pleinement. A cause de la puissance du son, bien sûr, mais surtout de sa transposition contemporaine. Plus qu’appréciable ! Surtout que Warrior accueille sur « Dethroned Emperor » un invité de marque en la personne de Nocturno Culto, l’un des leaders du groupe black métal culte Darkthrone.

« Shatter » sera disponible en divers formats : Cd, téléchargement digital et Ep vinyle. Avis aux collectionneurs !

Ce qui m’appartient t’appartient…

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Le troisième opus studio de Cold War Kids paraîtra ce 24 janvier 2011. Il s’intitulera « Mine is yours ». Partagé en 11 titres, il a bénéficié du concours de Jacquire King (Kings of Leon, Tom Waits, Modest Mouse), à la production et au mixing. Les sessions d’enregistrement ont duré trois mois, à Nashville et Los Angeles. Cet elpee fait suite à « Loyalty to Loyalty », sorti en septembre 2008.

http://www.myspace.com/coldwarkids
http://www.coldwarkids.com/

Ray Davies et ses potes…

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Le 2 novembre 2010 paraîtra un album de Ray Davie, au cours duquel le légendaire génie des Kinks revisite certains de ses plus grands succès écrits au cours de quarante-six années de carrière. Pour la circonstance il a bénéficié de la collaboration d’une incroyable brochette d’artistes : Bruce Springsteen, Alex Chilton, Black Francis, Billy Corgan, Metallica, Jackson Browne et bien d’autres.

(d’après communiqué de presse)

Il se produira, en outre, à l’Olympia de Paris, le 31 octobre 2010

Tracklisting

Ray Davies & Bruce Springsteen – 'Better Things'
Ray Davies, Jon Bon Jovi & Richie Sambora – 'Celluloid Heroes'
Ray Davies & Mumford & Sons - 'Days/This Time Tomorrow'
Ray Davies, Lucinda Williams & The 88 - ' Long Way From Home'
Ray Davies & Metallica - 'You Really Got Me '
Ray Davies & Paloma Faith - 'Lola'
Ray Davies & Jackson Browne - 'Waterloo Sunset'
Ray Davies, Alex Chilton & The 88 - ''Til The End of The Day '
Ray Davies & Amy Macdonald - 'Dead End Street'
Ray Davies & Spoon - 'See My Friends'
Ray Davies & Black Francis - 'This Is Where I Belong'
Ray Davies & The 88 - 'David Watts'
Ray Davies & Gary Lightbody - 'Tired Of Waiting'
Ray Davies & Billy Corgan - 'All Day And All Of The Night/Destroyer'

Pour regarder la vidéo de You Really Got Me de Ray Davies & Metallica : http://www.youtube.com/watch?v=AOggzsHwar0&feature=related

 

Une année en or!

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La formation londonienne Ou Est Le Swimming Pool publiera son premier album, « The Golden Year », ce 25 octobre 2010. L’album a été mis en forme par Charles Haddon, le chanteur du groupe, ainsi que le co-compositeur et producteur Ander Kallmark. Il inclura les 3 singles, parus à ce jour. Ou Est Le Swimming Pool ou un come-back dans la new wave de la fin des 70’s teinté d’électro du début des 80’s. Ce qui revient à peu près à la même chose…

http://www.myspace.com/ouestleswimmingpool

Une double compile pour Suede…

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Une double compile consacrée à la formation insulaire, Suede, sera publiée ce 1er novembre. Elle recèle 35 titres dont la plupart des hits et a été remixée par Chris Potter. Reformé, le groupe est d’ailleurs reparti en tournée, un périple qui passera par le Cirque Royal ce 29 novembre. En espérant la sortie d’un tout nouvel opus ?

Tracklisting

Cd 1

1.     Animal Nitrate
2.     Beautiful Ones
3.     Trash
4.     Filmstar
5.     Metal Mickey
6.     New Generation
7.     So Young
8.     Wild Ones
9.     Drowners
10.   Stay Together
11.   Lazy
12.   Everything Will Flow
13.   We Are The Pigs
14.   Can't Get Enough
15.   Electricity
16.   Obsessions
17.   She's In Fashion
18.   Saturday Night

Cd 2

1.     Pantomime Horse
2.     My Insatiable One
3.     Killing Of A Flashboy
4.     This Hollywood Life
5.     Europe Is Our Playground
6.     My Dark Star
7.     Sleeping Pills
8.     By The Sea
9.     She
10.   Heroine
11.   The Living Dead
12.   To The Birds
13.   The Big Time
14.   The Two Of Us
15.   Asphalt World
16.   Still Life
17.   The Next Life

http://www.suede.co.uk/

 

La mauvaise réputation de Driving Dead Girl

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Le second opus de Driving Dead Girl sera dans les bacs ce 18 octobre. Son titre ? « Don't Give A Damn About Bad Reputation ». Il est présenté comme un mélange entre Jon Spencer & The Blues Explosion, un Roy Orbison survitaminé et les Cramps. Quand à la voix, elle camperait un hybride entre Nick Cave, Pop et Peter Te Bos (Claw Boys Claw).   

Pour voir la vidéo de “Don't Wanna Talk About That Girl Anymore” : http://www.youtube.com/watch?v=2ju0x6h1ydY

Website MySpace : http://www.myspace.com/drivingdeadgirl

 

Josh Groban illuminé ?

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Josh Groban publiera son nouvel album intitulé « Illuminations » ce 12 novembre 2010. Produit par Rick Rubin (the Red Hot Chili Peppers, Gossip…), cet album reste un album très personnel. Une association, surprenante, il faut le reconnaître…

Tracklisting:

1)  Wandering Kind (Prelude)
2)  Bells Of New York City
3)  Galileo

4)  L’Ora Dell’ Addio
5)  Hidden Away
6)  Au Jardin Des Sans Pourquoi
7)  Higher Window
8)  If I Walk Away
9)  Love Only Knows
10)  Voce Existe Em Mim
11)  War At Home
12)   London Hymn
13)   Straight To You

http://www.joshgroban.com/

 

Baloji à Ath !

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La Maison Culturelle d'Ath a le plaisir d'accueillir Baloji en concert au Palace, le samedi 6 novembre à 20h.

Il a la classe. Il a le groove. Il porte le sourire en guise de respiration et son sens de la fête n'efface jamais son désir vital de rappeler des vérités toujours bonnes à entendre.

Ce n'est pas de la world music, c'est notre musique !, clame-t-il. La sortie de

Trois ans après son premier album solo, Baloji, le plus belge des rappeurs congolais, effectue le voyage en sens inverse. Si « Hôtel Impala », qui avait fait sensation aux Octaves d’Or en 2008, avait été conçu avec des musiciens belges pour se rapprocher d'un pays natal et d'une maman qu'il a si peu connu, c'est à Kinshasa et avec des artistes locaux que l'ex-Starflam démêle cette fois ses racines. Ainsi son « Kinshasa Succursale » replace 50 ans d'indépendance du Congo dans un contexte musical.

Avec ce nouvel opus, entouré de l’orchestre de la Katuba (ghetto de Lubumbashi), il a notamment embarqué le public de Couleur Café et des Francofolies de Spa dans un tourbillon de registres aux « lyrics » remplis d’émotion et de réflexion.

Difficile en effet de ne pas se laisser entraîner par ces airs de rumba congolaise, ces poussées de funk à la George Clinton, ces secousses tribales et ce hip-hop conscientisé qui évite de donner des leçons…

(D’après communiqué de presse)

Paf : 15€, 12€, 10€, 1,25€ (Art. 27)

Pour plus d’infos : http://www.maisonculturelledath.be

 

Hippopotard 2010 : samedi 16 octobre

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Un coup de gueule avant de commencer ce compte-rendu : 120 personnes pour assister à un festival proposant une telle affiche relève de l’indécence. Soit le public n’est plus capable de se bouger le cul, soit il ne veut plus se déplacer par crainte des contrôles routiers. Dans ce dernier cas, l’Horeca devrait aussi en subir les conséquences. Faudra leur demander. A moins de pouvoir se payer le taxi ou alors de disposer d’un transport en commun à 2 heures du matin. Mais là, on peut toujours faire le poirier. Déjà qu’en ville, à moment-là, il n’y a plus un bus, mais à Béclers, faut quand même pas rêver. C’est le paradoxe à la belge ! On impose des règles, mais on ne prévoit aucune alternative. Il faut donc se mettre à l’eau. Et au pain sec tant qu’on y est. Ou trouver un Bob qui se sacrifie. On s’étonne ensuite, que seules les grandes villes (NDR : quand les transports en commun offrent encore une alternative plus tardive) peuvent encore organiser des événements (sub) culturels. Et pour la province, qu’elle se contente de regarder les âneries de TF1 à la TV. Mais revenons à notre soirée, au cours de laquelle se produisait trois groupes belges : Dashbox, Hands Up Boys et Rockin’ Drinkin’ Guys.

Dashbox est un quatuor bruxellois qui aime les couleurs. Le bleu, le vert, le jaune et le rose. Ce sont les teintes des chemises portées par les musiciens. Ils sont jeunes, beaux (NDR : c’est ma femme qui l’a dit), et viennent de sortir de la machine à laver. C’est d’ailleurs le décor derrière lequel se cache le clavier. En carton, mais on les comprend, quand on n’a pas de flouze. Pourtant, le groupe se débrouille plutôt bien dans son style allègre, dansant, directement inspiré par Franz Ferdinand, même si dans leur solution sonore, on décèle des traces de blues. Deux reproches, cependant ! Tout d’abord le son de la basse. Trop saturé (NDR : dans le jargon on appelle ça un bruit de casserole). Et puis un set trop long. Surtout pour un premier groupe. N’empêche, le combo a du potentiel. Qu’il doit encore travailler. Et en plus, les musicos sont sympas.

Après quatre garçons, place à autant de filles : Hands Up Boys. Le quatuor s’était produit lors du dernier festival D’Hiver Rock, à Tournai. Et nous avait laissé une excellente impression. Un changement de line up, quand même, puisque Elisabetta, la showwoman, est retournée dans son Italie natale. Elle a été remplacée depuis peu par Kadoyi Bongo. Elle est née à Kinshasa. Et se réserve la guitare ainsi que le chant. C’est d’ailleurs le deuxième concert auquel elle participe. Clémentine, derrière ses machines à sampler occupe le devant de la scène. C’est elle qui a pris le rôle d’animatrice. Isabel s’est installée, au fond à droite, derrière ses fûts. Et puis, à gauche, Cloé Defossez (NDR : ben oui, du Trèfle aussi) se réserve la six cordes ou la basse. Première constatation, la musique a pris une coloration nettement plus hip hop, tout en gardant une ligne de conduite funkysante. Le public s’est approché du podium et semble apprécier le concert (NDR : un peu trop court, mais excellent ; même si à l’issue de celui-ci, Cloé nous a déclaré préférer le voir rester sur sa faim…) L’humour est omniprésent, les vocaux excellents. Mais les harmonies vocales moins évidentes. D’abord, la voix fine de Cloé se met, au fil du temps, en retrait. Et progressivement, le timbre et les inflexions soul, fiévreuses, phénoménales, de Kadoyi prennent l’ascendant. Elle est toute petite (NDR : 1m55 au plus), mais grande par le talent. Réflexion : le quatuor va devoir gérer quatre fortes personnalités. Car si la dernière arrivée semble timide, son aura sur le podium est impressionnante. Ce qui pourrait la muer en leader naturelle. Faut dire que quand on possède une telle voix. Et souvent on connaît la suite… A contrario si les filles parviennent à trouver le parfait équilibre, c’est une future grande pointure du rock belge qui risque de nous tomber sur la cafetière. Et ma marge d’erreur est souvent réduite ; les lecteurs le savent pertinemment bien…

Paraît que le trio Rockin’ Drinkin’ Guys tourne énormément, et pas seulement dans la région. Une formation de rockabilly qui a la patate (NDR : oui, je sais, en milieu rural, c’est une blague à deux balles…) Mais pas seulement, puisque les musiciens ont régulièrement le loisir de côtoyer des pointures du blues. Le drummer est un fou furieux. Comme dans tout combo de rockabilly, il joue debout. Une caisse claire, un bass drum et deux cymbales. Il porte un t-shirt des Stray Cats (NDR : ben tiens !) Le chanteur/guitariste –une vraie baraque, mais un visage de poupon– lui, arbore une chemise à carreaux. Il manie habilement sa gratte. Sa voix, il la calque très souvent sur celle d’Elvis, mais elle manque encore de timbre. Ou de vécu, selon. Enfin, le troisième larron, Julien est un hyper doué. Casquette de titi parisien, c’est le sosie de Jean Dujardin. Sa contrebasse, il la manipule les yeux fermés (NDR : c’est une métaphore). Il la fait tournoyer, la chevauche (NDR : oui, oui, c’est une réflexion à connotation sexuelle…) et en extrait des sonorités vibrantes et d’une grande mélodicité. Le groupe privilégie les covers : Johnny Cash, Eddie Cochran, etc., mais délivre quelques compos personnelles. C’est énergique, excitant et certains spectateurs se mettent à danser le rock’n roll. En rappel, le trio se fend d’une version du « Shake Baby Shake » de Champion Jack Dupree. L’ambiance est à son comble. Et en second encore, à la demande du public, Julien se met à souffler dans un harmo, lors d’un blues tout bonnement époustouflant. Si leur set était excellent en version rockabilly, il me plairait d’aller les applaudir sous une forme blues. Et là, l’ami Jean-Claude, faudra venir voir ces jeunes qui déchirent grave…

En souhaitant une nouvelle édition l’an prochain, un coup de pouce aux organisateurs de la part de sponsors et surtout un engouement bien plus conséquent du public. Ce serait bien la moindre des choses. Et s’il le faut, un bus qui ramène tous les Tournaisiens qui ont fait la fête, dans la Cité des 5 Clochers…

Dashbox + Hands Up Boys + Rockin’ Drinkin’ Guys

 

of Montreal

Spectacle total

Écrit par

Lors d’une interview accordée dans un magazine belge, Kevin Barnes, chanteur et tête pensante d’Of Montreal confiait, à propos de la prochaine tournée de son groupe, qu’il allait mettre sur pied une performance théâtrale assez complexe. La plus grande production de l’histoire de la formation. Et mettre en scène une multitude de marionnettes humaines, nécessitant une foule de costumes. Jugeant même ce projet formidable…’ Autant dire que ces déclarations ouvrent l’appétit, surtout lorsqu’on connaît les prestations ‘live’ complètement déjantées du groupe d’Athens (Georgie). D’ailleurs les spectateurs présents à la Rotonde, voici 2 ans, se rappellent sans aucun doute de leur show complètement barré.

Le concert accordé ce vendredi 16 octobre à l’Orangerie offrait une merveilleuse occasion de vérifier ses dires et de découvrir leur nouvel album, « False Priest ».

20h00 pétantes, la première partie s’apprête à monter sur la scène du Botanique. La salle est à moitié remplie, l’ambiance décontractée. Tape Tum est un duo belge, renforcé par un groupe réunissant Bruxellois et Gantois, en ‘live’. Il tente de chauffer la salle. Et leur tout premier morceau suscite manifestement l’enthousiasme. Malheureusement, l’intensité retombe aussi rapidement qu’elle s’est déclenchée. La concentration de l’audience s’étiole et les bavardages s’intensifient. Pourtant, le rock teinté d’exotisme de ce combo ne manque pas de charme, mais le mélomane lambda éprouve de grosses difficultés à suivre le fil du concert. Néanmoins, après une demi-heure, le band se retire, sous les applaudissements du public.

Vers 21h00, une partie de la troupe d’Of Montreal, tout de blanc vêtue, monte sur les planches. La salle est maintenant remplie. Un écran géant sert de décor. Les premières sonorités de guitare déchirent l’univers sonore. Il règne alors un climat lourd et malsain. Un homme-poisson, armé de fusils, les rejoint. Il est suivi, quelques instants plus tard, par le leader, Kevin Barnes. Maquillé (NDR : comme d’hab !) et vêtu d’une robe. Le combo ouvre alors les hostilités set par un des morceaux du nouvel elpee, « Coquet Coquette ». Les lumières scintillent, les musiciens s’en donnent à cœur joie et Barnes se tortille dans tous les sens, lorsque soudainement, un démon fait son apparition. Et entame alors un combat contre le poisson !!! En un seul morceau, Kevin Barnes est parvenu à nous entraîner au sein d’un univers surréaliste. Un monde des ténèbres en mode funky. Qui  dit mieux ? Les titres du dernier opus s’enchaînent. Le public est conquis. Impossible de quitter le spectacle des yeux. Chaque compo offre son lot de surprises. Lorsque les démons ne se chamaillent plus, les fantômes aux ailes dorées les remplacent. Tout est imaginé et exécuté à la perfection, tant au niveau musical que scénique. Mais lorsque Barnes revient déguisé, une corde autour du cou, pendant que des images de visages d’enfants et de vieillards qui se déforment au rythme de la musique sont projetées, l’Orangerie est comme pétrifiée. Si la majorité des plages du dernier long playing sont interprétées, la formation n’oublie cependant pas ses morceaux les plus ensorcelants, tels que « For Our Elegant Caste », « An Education Instance » ou encore « Heimdalgate Like A Promethean Curse ». Autant dire que les fans se régalent. Après une heure et demie, la troupe se retire.

A peine 5 minutes plus tard, l’équipe revient sur l’estrade et entame une série de reprises dont le « Thriller » de Michael Jackson. Of Montreal s’amuse et c’est visible. Plaisir communicatif au vu du nombre de spectateurs se déhanchant sur les rythmes entraînants. Que du bonheur donc… Kevin Barnes et ses comparses vident les lieux pour revenir quelques instants plus tard. Ils nous réservent alors ce qui constitue, pour votre serviteur, le meilleur morceau d’Of Montreal paru à ce jour: « The Past Is A Grotesque Animal ». Dépouillé de tout apparat, démaquillé, Barnes y révèle toute sa sensibilité à fleur de peau. Dix minutes qui s’achèvent dans un véritable bordel sonore. Le groupe se retire alors, définitivement. Respect !

Après deux heures de représentation, il faut reconnaître que Kevin Barnes a tenu parole. Car finalement, ce n’est pas à un concert que nous avons assisté, ce soir, mais à un spectacle total. Au cours duquel il apporte des tas de couleurs aux ténèbres. Lors de cette dernière date européenne, Of Montreal est allé au bout de lui-même et ce don de soi, le public l’a parfaitement perçu… 

Organisation Botanique

Various Artists

The Cliffhanger Project

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Richard Chalk est le boss du label Topcat. Une écurie établie à Dallas très exactement, qui nous propose une nouvelle aventure du Lone Star State, c’est-à-dire un concentré d’artistes et de groupes qui se nourrissent aux savoureuses guitares texanes. Pour concocter ce « Cliffhanger Project », il s'est tourné vers une bourgade proche de Dallas, sise au sud de la rivière Trinity, en l’occurrence la riche communauté musicale d’Oak Cliff. C'est d'ailleurs de cette cité que sont originaires Ray Wylie Hubbard, Jimmie et Stevie Ray Vaughan. Mais pour la circonstance, il a choisi des gratteurs locaux, dont la plupart sont d’illustres inconnus. Ils se partagent les treize plages.

Rocky Athas est certainement le moins méconnu. Il est, en effet, sixcordiste chez le Blues Breakers de John Mayall. Cet ancien compagnon de classe de Stevie Ray a également longtemps milité au sein de Black Oak Arkansas. Il participe à quatre plages de ce recueil. Et tout d’abord "Texas girl", une ouverture saignante caractérisée par la guitare, dont il torture et écrase les sonorités à l’aide de ses pédales, dans un style proche de Vaughan. Et c’est son pote, Larry Samford, qui se charge des vocaux. La même équipe est reconduite pour attaquer "I'm tired", probablement la meilleure compo de Chris Youlden, personnage longiligne qui était préposé au chant, chez le Savoy Brown de la grande époque. Le travail de Rocky sur les cordes est grandiose. Ensuite, lors de la plage instrumentale, "Another day, another time". Enfin, Athas et Jimmy Wallace se partagent les cordes lors d’un autre instru, dont le titre correspond parfaitement au projet : "Oak Cliff Guitar Boogie".

A l’instar de Jerry Don Branch et Robert Ware, Wallace a sévi chez les Stratoblasters. Ils sont ici réunis pour la reprise de "The score", écrit par un certain Willie Dixon. Un excellent slow blues, chargé d'intensité dramatique. Un pur Texas blues au cours duquel les deux guitares s’emballent littéralement. Assez proche de celle de Billy Gibbons du ZZ Top, la voix de Branch est également percutante. La même équipe participe à la finale, en l’occurrence une merveilleuse reprise du "People get ready" de Curtis Mayfield. Les Stratoblasters, c'était le backing band de Bugs Henderson, un des grands gratteurs de Dallas. Et Bugs avait autorisé Wallace de reprendre le patronyme. Jimmy est aussi le patron du Dallas International Guitar Festival. A l'affiche de l’édition 2010, figuraient notamment Mike Morgan, Smokin' Joe Kubek, Buddy Whittington, Bugs Henderson, Denny Freeman, Rick Derringer, Neal Schon et Ted Nugent (NDR : ouf !)

Particulièrement doué à la slide, Christian Brooks drive son propre band, un combo aussi à l’aise dans l’univers du blues, southern rock, boogie, cajun ou honky tonk. Il interprète ici son "What's it gonna be?"

Russell Stonecypher n’est guère notoire. Il adapte le "Big legs, tight skirt" de John Lee Hooker. Sa slide transperce ce boogie très dynamique, mais sa voix est plutôt quelconque. Il enchaîne par le "She's got a ring in his nose and a ring in her hand" de Chris Youlden, et enfin, le standard "Take out some insurance" de Jimmy Reed.

Mike Jeffrey et Mike McCullough sont tout aussi anonymes. Ce qui ne les empêche pas de se révéler de talentueux musiciens. Ils se fendent d’une cover du "The nazz are blue" des Yardbirds époque Jeff Beck, un blues rock primaire et offensif. Mais c’est lorsque Jeffrey est aux commandes que le duo se montre le plus percutant. A l’instar de son "Only lonely", une douce ballade séduisante, parcourue par des accords de guitare en picking, mais au relief country.

Enfin, épaulé par Larry Samford au chant, David Brown maîtrise parfaitement sa cover du "Dimples" de John Lee Hooker.

Une œuvre truffée de toutes bonnes guitares texanes et qui a bénéficié de la production soignée de Robert Ware, le bassiste omniprésent du Cliffhanger Project!

 

Dani Wilde

Shine

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Au fil du temps, cette jeune chanteuse de blues et soul acquiert de plus en plus d’expérience. Cette Britannique avait été remarquée, il y a quelques années, par Christopher Holland, le frère du célèbre pianiste Jools Holland. Suite à cette rencontre, elle avait eu le redoutable honneur d'ouvrir pour Jools, au célèbre Royal Albert Hall. Le jour de Noël de la même année. C’est ensuite Thomas Ruf qui se charge de la guider ; et il la signe en septembre 2007. Son premier album "Heal my blues" sort l'année suivante. Début 2008, elle embarque dans l’aventure du Blues Caravan Tour, organisé par Ruf. Et elle y est confrontée à un fameux challenge : rivaliser avec des vocalistes aussi confirmées que Candye Kane, Sue Foley ou Deborah Coleman. A ses débuts, Dani citait volontiers Susan Tedeschi et Shemekia Copeland comme références majeures. Aujourd'hui, elle évoque plutôt Alanis Morrisette et Joss Stone.

Début 2010, elle est entrée en studio pour concocter ce "Shine". Des sessions au cours desquelles elle a eu le privilège de bénéficier de la production de Mike Vernon. Et pour cause, ce vétéran est considéré un des plus célèbres producteurs de blues anglais. Elle a également reçu le concours de ses musiciens, mais également de grosses pointures, comme Roger Inniss, bassiste du band de Chaka Kahn. Non seulement Dani chante, joue de la guitare et compose la presque totalité de son répertoire, mais elle a aussi de fort jolies jambes…

L’opus s’ouvre par le titre maître. Une plage acoustique qui baigne au sein d’un climat relax. Le timbre de notre petite insulaire est excellent. Il est soutenu de chœurs et par les interventions de son frère, Will ‘Harmonica’ Wilde, à l’harmo (NDR : on s’en serait douté). Une bonne entrée en matière! De très bonne facture "Some kind crazy" est un blues imprimé sur un tempo lent. Introduit par son guitariste Ben Poole, il est balisé par les accords au piano du vétéran Pete Wingfield (NDR : cet ex-Jellybread est membre du backing group de Van Morrison). Les cordes son largement amplifiées et éclatent à la mi-parcours. Un moment privilégié que partagent Miss Wilde et Ben. Une seule reprise : le "Miss you" des Rolling Stones. Légèrement funk, cette cover n’est guère surprenante. La section de cuivres de Van Morrison et l’orgue de Dave Lennox (ex-Eurythmics) enrichissent la solution sonore. Will (NDR : il est également le leader de son blues band !) se réserve, pour la circonstance, une excellente sortie à l'harmonica. Très belle ballade, "How do you do it" est illuminée d’accents  gospel. Wingfield siège derrière les ivoires. Et la très habile gratteuse californienne, Laura Chavez, se charge des cordes. La production soignée de Vernon met bien en évidence le talent de cette jeune artiste. Elle impressionne d’ailleurs lorsqu’elle introduit, a capella, "Red blooded woman. Une compo qui baigne au sein d’un Chicago blues classique, façon Willie Dixon. Nouvelle mention spéciale pour Will, le jeune souffleur. "Don't give up on me" macère au cœur d’un climat empreint de sérénité et d’harmonie. La pureté et la sensibilité du timbre vocal de Dani bouleverse. Elle est également engagée pour des œuvres sociales. En particulier l'éducation de l'enfance abandonnée. Elle est impliquée dans un projet très spécifique, destiné à aider et subventionner une école primaire à Embu, au Kenya. C’est ce sujet qu’elle traite à travers son plus beau blues, "Abandoned child", une compo au cours de laquelle Laura Chavez se montre à nouveau très classe à la guitare. Jolie ballade soul, "Where blue begins" est parcouru par les interventions impeccables de Martin Winning au sax ténor. Et en finale, Dani interprète en solitaire "Big brown eyes" ; elle soutient uniquement sa voix d’ange, de ses cordes acoustiques… 

 

Neil Young

Le Noise

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Ce n’est un secret pour personne, votre serviteur est un grand fan de Neil Young. Ce qui ne m’empêche pas de remettre les pendules à l’heure, lorsque le Canadien dérape. Que ce soit lorsqu’il prend parti pour Bush (NDR : depuis il a retourné sa veste) que lorsqu’il réclame des prix prohibitifs, pour se produire en ‘live’. Pourtant, ses prestations accordées en public, sont, le plus souvent, remarquables. Et sa discographie exceptionnelle.

Il y a bien quinze ans, qu’il n’a d’ailleurs plus publié d’opus incontournable. Le dernier, remonte d’ailleurs à 1995. Intitulé « Mirror ball », il avait été concocté en compagnie des musiciens de Pearl Jam. Pourtant, sur chaque elpee, le Loner parvient toujours à épingler une compo qui fait la différence. Et c’est encore le cas sur « Le Noise », elpee sur lequel figure « Love and war », splendide morceau qu’il interprète en s’accompagnant à la sèche. Le plus souvent en picking. Beau et bouleversant à la fois. Mais quid du reste de la plaque ?

Enregistré dans un manoir, à Los Angeles, « Le Noise » a été produit par son compatriote Daniel Lanois. Ce dernier a ajouté boucles, samples et bidouillages électroniques. Sans trop en remettre, il faut le reconnaître. C’est un bon point. Après l’aventure catastrophique vécue lors de la sortie d’« Island in the sun », en 1982, Neil tente donc une nouvelle expérience dans ce domaine. Mais c’est la guitare électrique qui domine le plus souvent le sujet. Sa Gretsch. Gorgée de fuzz, distordue, noisy, même (NDR : ben tiens). Et sa voix. Mais c’est ici que le bât blesse. A cause de la reverb qui la déforme sur les trois-quarts des compos. Au début l’effet peut paraître spectral, mais à force, il en devient agaçant. Et c’est vraiment dommage, car les mélodies sont superbes. Le son urgent, corrosif, aride. Et puis les textes riches. Tour à tour satiriques, sombres (NDR : faut dire aussi que juste avant d’entrer en studio, Bill Keith, steel-guitariste de son groupe, venait de décéder), autobiographiques (« The hitchhikker », compo au cours de laquelle il énumère les drogues qu’il a consommées, au fil des décennies), mais toujours engagés. Et le titre de l’elpee alors ? Sans doute un clin d’œil adressé à Lanois. Il ne faut pas oublier qu’il est né au Québec. Et puis, vu l’expression sonore, le titre leur semblait sans doute judicieux. Néanmoins, c’est la catastrophe qui s’est produite dans le golfe du Mexique, qui constitue le thème principal de son opus. Il en avait été très affecté. Ah oui, sur l’album, figure quand même une seconde compo dont le chant a été préservé de la reverb, « It’s an angry world » ; et elle est également excellente. On peut toujours rêver, mais l’idéal serait de demander à un ingénieur du son de recommencer le mixage en rendant à la voix de Neil, son naturel…

Leonard Cohen

Songs from the road (cd + dvd)

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Entre 1994 et 2006, l'auteur-compositeur-interprète canadien ne s’est plus produit sur scène. Ce qui ne l’a pas empêché d’enregistrer l’un ou l’autre album ou de publier ses recueils de poésie. Mais ce n’est qu’en 2008, qu’il décide enfin de repartir en tournée. « Songs From The Road » constitue le troisième elpee ‘live’ consacré aux concerts de Cohen, accordés depuis. Un périple de 84 dates qui avait attiré près de 700 000 spectateurs à travers le monde. Ce dernier opus réunit douze chansons enregistrées lors de son dernier périple. Y figurent des classiques issus des 70’s comme Famous Blue Raincoat », « Avalanche », « Suzanne », « Lover, Lover, Lover », des années 80, tels que « Hallelujah », « Heart With No Companion » ou des années 90, dont « Waiting for the Miracle » et « Closing Time ».

Le répertoire Dvd est identique à celui du cd. Il est quand même enrichi d’un documentaire réalisé dans les coulisses et d’une interview accordée, par les membres du groupe. Il a été filmé entre 2008 et 2009, en haute définition et en 5.1 Surround Sound, par sa fille Lorca Cohen.

Le booklet est superbe et les notes de pochettes recèlent deux articles, l’un rédigé par Leon Wieseltier du magazine ‘The New Republic’, et l’autre, Ed Sanders, producteur et réalisateur des enregistrements audio et vidéo.

Vous disposez de l’essentiel des infos, en ce qui concerne la fiche technique. Musicalement, il y a bien quelques titres un peu plus allègres, le plus souvent caractérisés par la présence de chœurs et/ou d’un orgue vintage, mais en général, le ton est un peu trop paisible à mon goût.

 

Deolinda

Dois Selos e um carimbo

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Deolinda est un groupe de fado. Ahhh ! Qu’à ce mot ne s’associent pas immédiatement dans les esprits des termes comme austérité, tragédie, douleur. Parce que si le fado traditionnel portait effectivement souvent l’expression de sentiments déchirants, le fado moderne a communiqué un aspect plus jovial à cette fameuse musique portugaise. A en croire ceux qui connaissent suffisamment Lisbonne pour éviter les rades à touristes, le public des concerts de fado, dans les quartiers populaires, est collé aux musiciens, et réagit pour leur manifester son contentement ou sa fureur, dans une ambiance d’hystérie généralisée.

Sans rien renier des grandes figures du fado de la capitale lusophone, telle Amália Rodriguez, de jeunes musiciens perpétuent et font évoluer la tradition. En s’ouvrant vers d’autres musiques populaires, cette génération chante un fado éclectique et revigorant. Il ne perd rien de son expressivité et gagne en vitalité. On connaissait Madredeus, sa voix d’une infinie douceur, ses inspirations essentiellement brésiliennes. Deolinda est un quatuor lisboète puisant dans le ranchera du Mexique et le rebetiko (NDR : en réalité, les liens entre la Grèce et le Portugal ne datent pas d’hier ; ce qui explique cette relation existante entre fado et rebetiko). Si la voix d’Anne Bacalhau est très proche de celles, typiques du fado et de la saudade, elle devient parfois aiguë et acidulée, dense, enfantine, puissante ou gitane. Les tessitures proches de Madredeus, Lahsa, Lila Downs, égaient les mélodies, comme les tissus colorés, les robes de la chanteuse de Deolinda.

Anne Bacalhau signifie Anne Morue. Mais morue, la chanteuse n’en est pas une. Charismatique et généreuse autant qu’Hindi Zahra, accompagnée de son mari José Pedro Leitão à la contrebasse, ainsi que de ses séduisants cousins Luís José Martins et Pedro da Silva Martins aux guitares, le combo a de l’allure ! Et dans la musique, il a du goût ! On croirait entendre un violon en pizzicato mais pas du tout. Le groupe a simplement du talent.

Chacun a vécu son expérience musicale avant la naissance de Deolinda, projet qui gravite autour d’un personnage du même nom, lisboète contemplative passionnée par la vie des autres qu’elle observe depuis sa fenêtre. Ce disque, le deuxième de Deolinda, s’intitule « Dois selos e um carimbo » : littéralement, « Deux timbres et un tampon ». Un poil moins débridé que le premier disque (NDR : « Canção ao Lado », en écoute gratuite sur leur site), le nouvel opus n’en est pas moins une très belle découverte. Les lusophones se réjouiront des textes, dont je vous livre ici deux petits extraits.

Tout d’abord le début de “ Não Tenho Mais Razões ” :

‘J’ai jeté mes béquilles / Ma bosse ne me fait plus souffrir
Oui cher monsieur / cette maladie me donne envie de danser
Je n’ai plus mal et ne m’épuise plus / au point que je me suis mis à chanter’,

et puis un extrait de “Um contra o outro” :

‘Sors de chez toi et viens avec moi dans la rue,
Viens, parce que ta vie,
Au-delà de toutes les vies que tu passes  à gagner,
C’est la tienne
Que tu perdras, si tu ne viens pas.’

Ne manquez pas Deolinda en concert, il se produira en Belgique au mois d’octobre : le 22 à l’espace Senghor à Bruxelles, le 23 à Louvain, le 27 à Anvers. N’oubliez pas vos robes rouges et vos chapeaux rayés !