Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26655 Items)

The Dead End Guys

Welcome The Darkness

Écrit par

La grande toile se transforme en désert aride lorsqu’il s’agit de dénicher des informations sur The Dead End Guys. Même en ratissant large, on arrive à peine à en extraire le nom de la ville d’origine du groupe : Ulm, dans le Baden-Württemberg en Allemagne. C’est peu, mais il faudra bien s’en contenter.

Pourtant, on aurait bien aimé en savoir un peu plus sur ces cinq déjantés au look de zombies sérial killers qui déversent une demi-heure de punk rock horrifique sur une galette digitale venimeuse intitulée « Welcome The Darkness…».

Fortement influencé par les Misfits de Glen Danzig, le quintet germanique délivre un punk rock mélodique destructif combiné à des lyrics inspirés de films d’épouvante. Cependant, contrairement à la plupart des groupes ‘Horrorpunk’, les Dead End Guys semblent avoir mis de côté l’humour noir inhérent au style pour se concentrer sur l’horreur pure.

Les riffs haineux suivent généralement un tempo speedé. Bien que manifestement punk, la guitare ne rechigne pas, de temps à autre, à jouer un petit solo quasi-métallique. La quatre-cordes, elle, mixée en avant, mène souvent le jeu. Les titres sont courts et dépassent rarement les deux minutes. Seule exception à cette règle, « Night Falls » qui clôture le CD dépasse les 3 minutes. Ce titre se démarque d’ailleurs aussi du reste de l’album en versant dans le rock gothique industriel et lourdingue.

Un bon disque au final, malgré l’absence d’humour.

Department of Eagles

Archive 2003-2006

Écrit par

On connaît surtout Daniel Rossen pour ses prouesses accomplies au sein des déjà classiques Grizzly Bear. Pourtant, depuis l’an 2000, et bien avant de se forger une notoriété chez les Ours Gris, il faisait déjà équipe en compagnie de Fred Niclaus pour le compte de Department of Eagles. Ce duo s’est formé à l’Université de New-York (NYU), alors que les deux compères vivaient en colloc’. C’est après avoir bidouillé et samplé dans leurs chambres, qu’ils sont parvenus à concocter leurs propres compos. Progressivement, ils sont ainsi parvenus à écrire un répertoire particulièrement conséquent, et en particulier toutes les chansons du magnifique elpee qui paraîtra en 2008, « In Ear Park », un disque devenu notoire pour sa pop grandiose et atmosphérique. Dans l’intervalle le tandem va graver quelques Eps et puis deux autres albums. Tout d’abord « The Whitey on the Moon », en 2003 (NDR : c’est le premier !), puis « The Cold Nose », en 2005 (NDR : c’est leur deuxième !) « Archive 2003-2006 » est bien sûr une compile. Elle permet de mieux comprendre l’évolution de leur processus d’écriture et en révèle les chaînons manquants. C’est après avoir publié leur premier opus que Daniel Rossen écrit les 5 actes de « Practice Room Sketch », tout simplement à l’aide d’un piano, dans sa chambre d’université. « Practice Room Sketch 1 » constitue d’ailleurs l’ébauche d’« Easier » de Grizzly Bear. C’est à partir de ce moment que les influences de SMiLE et de Van Dyke Parks vont davantage s’affirmer, et gommer les références hip hop des débuts, leur permettant d’embrasser alors une forme d’americana sombre et sophistiquée On peut déjà ressentir cette évolution à l’écoute des quelques esquisses proposées ici.

En 2006, lors des séances d’enregistrement, baptisées ‘Sessions de Janvier’, Daniel et Fred affinent leurs ambitions et utilisent du matériel pro qu’ils ne parviennent pas à maîtriser complètement. Ils se permettent des sessions de cordes. Il en résulte la magnifique composition « Golden Apple ». Mais ces ‘Sessions de Janvier’ constituent un échec retentissant, quoique nécessaire pour leur future évolution… A côté des restes de ces sessions douloureuses, figurent d’autres productions composées en compagnie de Chris Taylor (leur voisin à l’époque et actuel leader des Grizzly Bear…), comme ce « While We’re Young » qui rappelle les arrangements raffinés opérés tout au long d’« In Ear Park »

Très inégal mais passionnant de bout en bout, « Archive 2003-2006 » capte quelques moments clé de l’évolution de leur songwriting, des débuts confidentiels jusqu’à « In Ear Park »… une plongée intéressante dans l’univers naissant et dans le cerveau en ébullition des plus dignes héritiers pop de Brian Wilson ! Sans aucun doute à la hauteur des Grizzly Bear…

Dr. Dog

Shame, Shame

Écrit par

Depuis 2009, Dr. Dog a déserté les bureaux du label Beggars Banquet pour s’installer sous le toit de Anti-. Un changement sans grande conséquence sur les compositions de la formation qui, pour son sixième labeur, conserve la formule qui a fait son succès. « Shame, Shame » vogue, comme lors de ses précédents opus, au cœur d’une folk sixties, influencée par les inévitables Neil Young, Beach Boys et autres Beatles. Le quintet de Philadelphie met cependant les guitares davantage en avant (« Later », « Someday », …) et propose ici les morceaux les plus allègres de sa discographie. « Shame, Shame » n’est en rien révolutionnaire mais ne semble pas clamer le contraire non plus.

Dr. Dog propose en toute simplicité onze titres accessibles, à la fois folk et bluesy. De plus, les cinq gaillards se sont plutôt bien entourés. Du côté des guests, Jim James de My Morning Jacket (Yim Yames pour les intimes) se permet une petite incursion discrète derrière le micro sur le morceau-maître de la galette. Et Dan Auerbach (The Black Keys) prête sa plume sur l’entraînant « Shadow People ». « Shame, Shame » est, en somme, un disque qui porte bien mal son nom !

Dyrathor

Sacred Walcraft Of Hel

Écrit par

Dans le genre ‘Je n’invente rien, mais je le fais bien’, Dyrathor n’a de leçons à recevoir de personne. Bravant les flots, l’équipage arrive tout droit d’Allemagne sur son Drakkar flambant neuf. Oui, d’accord, les Chevaliers teutoniques ne se déplacent généralement pas en Drakkar. Cependant, ce n’est pas parce que l’on vient du pays de Volkswagen qu’on ne peut pas conduire une Volvo. Et, ce n’est pas parce qu’on est Allemand qu’on ne peut pas jouer, avec brio, du bon vieux Viking/Pagan Métal.

Dyrathor a été formé 2006 par Jan Groenewold (Batterie), Manuel Erlemann (Guitare), Tobias Reeck (Basse), Jan-Joerg-Heynen (Claviers), Markus Gornik (Chant), Mirco Kortmann (Guitare) et Julian Koch (Violon). A l’époque, ces sept mercenaires n’étaient âgés que d’une quinzaine d’années à peine. Le premier pressage de la démo intitulée « Memories in Frost » est sortie en 2007. Elle sera épuisée en moins d’une semaine. Le second pressage (200 exemplaires) a, lui aussi, été écoulé dans des délais plutôt rapides.

« Sacred Walcraft Of Hel », le nouvel opus, a été enregistré fin 2009 aux ‘Gernhart Studios’ de SIegburg (Suidakra, Tankard, Destruction). Situation plutôt rare dans le milieu du métal extrême, ces jeunes guerriers germaniques semblent ne pas trop se prendre au sérieux (NDR : il suffit de voir leurs photos plutôt hilarantes sur la pochette). Si, côté look, l’humour semble de mise, la musique, elle est jouée avec tout le sérieux de musiciens professionnels. Les compositions, pour la plupart interprétées dans la langue de Goethe, sont rapides, guerrières et épiques. Parfois secondé par des vocaux clairs, le chant extrême évoque les vociférations du black métal. Un clavier et un violon utilisés à bon escient restituent des ambiances folks et épiques sans pour autant faire sombrer le combo dans la niaiserie gothico-symphonico-folklorique.

Bien que « Sacred Walcraft Of Hel » ne déborde pas d’imagination, la grande qualité des titres qui le compose devrait séduire les fans de Thyrfing, Månegarm, Ensiferum ou encore Wintersun.

Eat Your Toys

On the Ledge

Écrit par

David, Vince et Benji ont formé Eat Your Toys en 2007. L’année suivante, ce trio rennais enregistre son premier essai. Un trois titres qui, dès sa sortie, entre immédiatement au sein du  CQFD (Ce qu’il fallait découvrir) des Inrocks. Deux ans plus tard, les Français publient leur premier Ep, «  On The Ledge ». Un pur bonheur !!!

Influencé par la scène indie-rock des années 90, le post-punk d’Eat Your Toys véhicule des accents manifestement noisy. La formation se réclame cependant autant de Sonic Youth que de Nirvana.

L’Ep s’ouvre par « Before The Coming Blast ». Un excellent titre caractérisé par des interventions aussi grinçantes qu’efficaces de guitares. Funky, le titre maître pioche parfois dans l’univers de LCD Soundsystem. Sandrine Maisonhaute, la chanteuse du groupe rennais It Isn’t Kane, vient poser sa voix sur « Flags for museum ». Le refrain de « Control » est imparable. La basse y est virevoltante. On croirait presque entendre dEUS période « Ideal Crash ». « Avalanche » conclut le disque. Un titre plus atmosphérique. Parfait pour conclure ce superbe Ep.

Vivace, efficace et bourré de feeling, cet Ep parvient, en cinq plages, à étaler toute la palette d’influences d’Eat Your Toys. Et elle est impressionnante. Sans jamais nuire à la cohérence de l’expression sonore. De quoi mettre l’eau à la bouche, en attendant la sortie d’un premier album…

 

Edgar (animo)

Mangrove

Écrit par

Edgar (ANIMO) réunit quatre Bruxellois qui apprécient la musique alternative, en général. Ainsi, les musiciens aiment aussi bien Sonic Youth, Animal Collective que David Bowie et Mr Bungle. Le combo pratique un math rock (NDR : ou post rock, je vous laisse le choix) dans l’esprit de Taïfun, Casse Brique ou encore El Dinah. D’ailleurs, je pronostique leur signature prochaine chez le label liégeois Honest House. 

La formation compte quand même dix années d’existence. Et pourtant, « Mangrove » ne constitue que son deuxième elpee. Il fait suite à « Tendre Savane », paru il y a deux ans. Un disque découpé en six plages d’une durée moyenne de 4 minutes. Les rythmes sont trépidants. Les riffs de guitare spasmodiques. Les vocaux sont rares. Il y a bien quelques cris. Et puis un peu de chant sur « One Little Eye », en fin de parcours, sur fond de guitare acoustique (NDR : le meilleur titre de l’opus). Des interventions judicieuses de trompette également, concédées un peu dans l’esprit de We vs Death. Les mélodies ne se dévoilent pas à première écoute. Pas de longs crescendos, mais un tempo soutenu en permanence. Peu de contrastes donc. Dommage, car Edgar (ANIMO) possède suffisamment de talent pour concocter une œuvre d’une toute autre envergure. Mais cette carence en substance et en densité lui est préjudiciable. En espérant que son troisième essai soit à la hauteur. C’est tout le mal qu’on lui souhaite…

 

Ben Harper

Live from the Montreal International Jazz Festival (Cd + Dvd)

Écrit par

Tout semble enfin réussir pour ce jeune auteur/compositeur/guitariste californien. Et le succès est inévitablement au rendez-vous. Le style Harper est le fruit d’une savante fusion entre divers styles : rock, folk, blues, country et même funk et gospel. Son premier elpee, "Welcome to the cruel world", était déjà paru chez Virgin. Et apparemment, Ben semble fidèle à son label. A moins que ce ne soit l’inverse. Et pour cause, les disques de l’artiste se vendent plutôt bien…

Son premier backing band, c'était les Innocent Criminals. Ensemble, ils vont publier un elpee ‘live’, en 2001 : "Live from Mars". Puis un Dvd, également immortalisé en public : "Live at the Apollo". En 2005. Bénéficiant même du concours des stars du gospel, The Blind Boys of Alabama. Fin 2008, il met un terme à sa collaboration avec ces Innocent Criminals. Il fonde aussitôt Relentless7, dont l’esprit est beaucoup plus rock. La nouvelle formule concocte "White lies for dark times", un elpee studio qui paraît en 2009. Relentless7 réunit un trio et pas un septuor. Outre Ben, il implique le guitariste Jason Mozersky, le bassiste Jess Ingalls et le drummer Jordan Richardson.

Pour mettre en forme cette nouvelle œuvre, Harper a de nouveau fait appel à Danny Kalb. Le répertoire reprend presqu’intégralement le tracklisting de "White lies for dark times". Le concert s’ouvre par "Faster slower disappear come around". Nous sommes projetés plus de quarante années en arrière. On se croirait revenu à l’époque de The Cream. Le timbre vocal est proche de celui de Jack Bruce. Le son est dense et intense. L'attaque est franche. Les musicos n’ont pas besoin de rodage. Et dès qu’il en a l’opportunité, c'est-à-dire très rapidement, Mozersky se déchaîne. Il a la rage aux cordes et est constamment à l’offensive. Pourtant, ces jeunes hommes affichent un look ‘bcbg’ : cheveux coupés courts et tenue décontractée. Autre claque de cet elpee : "Number with no name". Ce titre ouvrait le long playing précédent. Harper est assis. Il tient sa guitare à l'horizontale. Il la martyrise à l’aide d’un slide bar qu'il fait glisser le long des cordes. Son delta blues rock est de haute facture. Jason prend le relais et s’éclate à son tour. Il nous entraîne au cœur d’un voyage psychédélique. L’intensité est à son paroxysme. Relentless7 nous a pris à la gorge et n'est pas prêt de relâcher son étreinte. "Shimmer & shine" est emporté par une dynamique carrément punk. Une sauvagerie qui renvoie presque les Stooges d'Iggy Pop chez les enfants de chœur. Quoique un rien plus mélodique, "Lay there & hate me" demeure aussi vivifiant. La voix soul, claire de Harper est splendide. Les guitares sont toujours susceptibles de rugir. A l’instar de "Why must you always dress in black", une compo qui semble issue des collines du Nord du Mississippi. Les cordes rappliquent au grand galop. Elles sont bientôt suivies par celles, plus épaisses, de la basse de Jess, qui mettent le nez à la fenêtre. Ben laisse hurler la slide. Le son est métallique comme ce n’est pas possible. Elle agonise, mais ne meurt jamais. Le "Red house" de Jimi Hendrix constitue la première reprise. Un blues lent très électrique, au sein duquel il inocule énormément de vibrations. Une leçon d'efficacité à la slide. Enfin un moment de répit ; une ballade apaisante intitulée "Another lonely day". Harper susurre ses mots. Tant de douceur est plutôt surprenant, après un tel début de set. Et embraie par le tendre "Skin thin", au cours duquel il s'accompagne à la guitare acoustique à douze cordes. Il chante encore une dernière ballade, "Fly one time". Passionnément. Une superbe compo qui marque le retour des guitares. Les deux gratteurs raniment la flamme sur "Keep it together". Les riffs sont denses et puissants, mais le tempo est lent, autorisant des périodes d’accalmie. Il est vrai que cette plage s’étale sur près de 12’. "Boots like these" lorgne vers le Led Zeppelin, mais la voix de Harper est radicalement différente de celle de Robert Plant. La deuxième reprise est consacrée à "Under pressure" du Queen de Freddy Mercury. Un titre sur lequel, Ben réalise une nouvelle performance vocale. Le concert s’achève par l’excellent "Up to you now". Nombreux et enthousiaste, le public sollicite un rappel. Pour gouverne, nous sommes le 12 août 2009. Dans le cadre de la trentième édition du Montreal Jazz Festival. Il aura droit d’abord à une ballade empreinte de délicatesse : "Faithfully remain". Puis à une longue version de "Serve your soul", un titre qui figurait sur "Both sides of the gun". Imprimé sur un mid tempo, ce blues rocker est le théâtre d’une nouvelle orgie de cordes ; Mozersky y brille de mille feux avant de laisser sa gratte émettre ses derniers cris. Cet excellent concert tient en haleine pendant plus d'une heure et demie.

Et le Dvd est la réplique du Cd. Il est cependant enrichi de deux bonus tracks : "Skin thin" et "Fly one time".

 

Williams Hayward

Cotton Bell

Écrit par

John Hayward Williams est un personnage discret, voire secret. Recueillir des infos à son sujet sur le net, est un exercice de style de longue haleine. En outre, la notoriété de ce songwriter n’est pas encore parvenue à traverser l’Atlantique. Sur son site perso, on apprend quand même qu’il est né dans le Wisconsin, au Nord-est des USA. On y lit également, qu’avant d’avoir l’opportunité d’enregistrer un album, Williams s’est longtemps produit dans les bars, pubs et clubs musicaux de sa région. Rien de tel pour forger son expérience, mais également sa personnalité. 

La musique de l’Américain est mystérieuse. A l’instar du personnage. Il pratique un folk-americana tout en sobriété et délicatesse, une expression sonore hantée par une instrumentation de circonstance : lap steel, violons, mandoline, etc. Pas de tape à l’oreille sur cet opus, simplement huit chansons sculptées dans de jolies mélodies, dont le charme est susceptible de rappeler, tour à tour, Nick Drake, Bob Dylan ou encore le contemporain Ryan Adams. Néanmoins, si l’ensemble tient la route, je crains fort que ce « Cotton Bell » ne fasse grand bruit hors de ses frontières. Maintenant, ce n’est probablement pas une des priorités de l’artiste. A mon humble avis, tout ce qui l’intéresse, c’est se faire plaisir, en jouant sa musique. Et le reste, il n’en a rien à cirer…

The Herbaliser

Herbal tonic

Écrit par

Si pour certains groupes, les sunlights servent de fontaine de jouvence, il existe d'autres combos qui perdurent et affichent constamment un son nouveau, même toutes lampes éteintes. C'est le cas des Anglais de The Herbaliser. Sous ce patronyme se cachent deux amis : Jake Wherry et DJ Ollie Teeba. Le premier confesse un amour des platines. Le second pour les cordes. Depuis 1994, les deux Anglais séjournent le plus souvent possible, en studio, afin d’expérimenter tout ce qui peut produire du son. A l'époque, c’était le label Ninja Tune qui les avait repérés. Aussi les jardiniers du son leur dédient ce ‘best of’. Fiers de cette collaboration qui a duré jusqu'en 2005, ils ont colligé leurs compos les plus hétéroclites, dans leur abri de jardin.

« Herbal tonic » est susceptible de remédier à de nombreux petits soucis. Si par exemple vous ne connaissez absolument pas le travail somptueux du groupe, en cas de coup de soleil ou de coup de bambou, une bonne dose de leur solution sonore devrait vous permettre d’effacer de votre mémoire, ces petits maux. Non content d'être respecté dans le milieu, The Herbaliser profite de sa notoriété pour s'associer en featurings alléchants. Rien que sur cette dernière compilation, ont participé MF Doom, Roots Manuva, DJ Food et Jean Grae, comme guests choyés. Insolemment trip hop à forte connotations jazzy, le notes qui s’enchaînent allègrement devraient vous inciter à trémousser votre arrière-train. Intéressant et bien achalandé, ce recueil devrait également ravir les fans. Et pour cause, ils vont se délecter de la crème de la crème. Mais aussi les inconscients qui jusque là, étaient parvenus à vivre sans avoir touché aux produits des Britons.  

 

I Am Kloot

Sky At Night

Écrit par

Les Mancuniens d’I Am Kloot viennent de signer un retour parfait. Les compos de leur nouvel opus sont hyper mélodiques. Les lyrics sont drôles, mais surtout amers et désabusés. Fondée en 1999, la formation mancunienne commettait un fantastique premier elpee, en 2001 : « Natural History ». Ce qui lui permettait de se faire une place de choix au sein de la scène insulaire. Empreint d’une grande sensibilité, leur pop folk déglingué, mais terriblement efficace révélait de petits joyaux que chérissent encore bien des mélomanes.

Quoique toujours produit par Craig Potter et Guy Garvey d’Elbow, « Sky At Night » jouit d’orchestrations plus riches que lors des précédents elpees. Les cordes, le saxophone et les chœurs y sont d’ailleurs plus présents. Les trois premiers morceaux de l’elpee en sont d’ailleurs la plus belle illustration. Sous un déluge de cordes, les arrangements subtils soulignent parfaitement le timbre vocal âpre de John Bramwell (NDR : sa voix est vraiment au sommet de son art !) Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours des membres de The Earlies. Qui participent aux chœurs sur plusieurs titres. Partagé en dix plages, l’opus ne souffre d’aucune faiblesse. Les idées foisonnent (NDR : au moins une par titre !) Et comment ne pas succomber au charme du beatlenesque « Lately », enrobé d’harmonies vocales imparables, du single « Nothern skies », du bouleversant « Proof » ou du jazzyfiant « Same Shoes » ?

Franchement, le nouveau long playing d’I Am Kloot mériterait de récolter un énorme succès. Mais secrètement, je ne l’espère pas. Du succès, tout simplement. Parce qu’en passant de l’autre côté de la barrière, le band pourrait alors accéder au star system. Et ne plus être maître de son sort. En attendant, je vous conseille vivement de vous ruer sur un des musts de l’année. Voire même de la décennie. D’ailleurs, sans avoir l’air d’y toucher, John Bramwell est occupé d’incarner la réponse anglaise aux célèbres Yankees Will Oldham et Bill Callahan…

Petit chef-d’œuvre dans le style, « Sky At Night » démontre une nouvelle fois que Manchester est bien le berceau du rock anglais…

Knut

Wonder

Écrit par

Il y a cinq ans qu’on espère un successeur à l’excellentissime « Terraformer ». Un disque qui avait permis au quintet suisse de s’imposer comme groupe phare, dans l’univers du metalcore. A l’échelle internationale, il faut le souligner. Après une demi-décennie, le combo genevois nous propose donc ce « Wonder » ; et franchement l’attente en valait la peine.

Knut a toujours manifesté un grand respect pour ses aînés. Et en particulier Coalesce. Ce qui explique, sans doute, pourquoi son metalcore observe, dans les grandes lignes, un profil fort proche. « Wonder » est découpé en 11 brûlots dissonants, déstructurés et sauvages. Sous l’effet des distorsions, les deux guitares déménagent. Une déferlante de drums agite le tout, pendant que Didier vient circonstanciellement poser sa voix de bûcheron. Oscillant entre 3 à 8 minutes, les plages sont tantôt chantées (NDR : ce sont les plus violentes !), tantôt instrumentales. A l’instar des excellents « Ultralight Backpacking » et « If We Can’t Fly There, We’ll Take The Boat » (NDR : mes coups de cœur personnel), dont l’expression sonore évolue quelque part entre Isis (NDR : c’est d’ailleurs Aaron Turner qui a réalisé le superbe artwork de l’album) et Coalesce. Un fil rouge : le climat ténébreux au sein duquel baigne l’elpee. Si à premier abord, on a du mal à accrocher, au fil des écoutes, le charme commence à opérer et il devient même carrément addictif. Surprenant, intense, « Wonder » ne souffre d’aucun temps mort. En publiant une telle œuvre, Knut vient de démontrer, que dans son style, il méritait de figurer parmi les plus grands…

 

Male Bonding

Nothing hurts

Écrit par

D'abord, il y a le nom. Ça sent l'impertinence à plein nez, c'est un tantinet subversif, ça met l'eau (NDR : l’os ?) à la bouche. Ensuite, la localisation géographique. Dalston, nord de Londres. Ça sent les petits clubs enfumés (enfin, ceux où c'est encore le cas), le pub local, sa Guinness, son billard. Ça sent le kebab à tous les coins de rues. C'est pas Chelsea. On est loin du Londres des cartes postales, loin des clichés de la garde royale et de la Reine Mère. Et donc, forcément, la musique qu'on y fait a des relents de caves, plus que de Tea Room. Mais surtout, et plus que le reste, il y a le son. Des guitares bruyantes, énergiques, acérées, aiguisées, tranchantes. Une rythmique implacable. Une voix quelque peu éthérée, sous mixée. On repense à Ride (« Your contact » ou « Nothing use to hurt »), aux Jesus & Mary Chain (souvent), aux Pale Fountains, aux Smashing Orange (pas citrouilles!), aux Pale Saints,

Swervedriver et toute la sainte clique de l'époque. Les mélodies savent se faire caressantes, posées délicatement sur les riffs toute disto dehors. Alors oui, ce disque a un petit goût suranné. Il aurait pu avoir été enregistré il y a quinze ans. Et alors? Des groupes susmentionnés, lequel nous offrira un jour une suite ? Peut-être ne vaut-il mieux pas, d'ailleurs. Qu'importe, car la nouvelle garde s'en charge. Et elle le fait très bien. Ah oui, j'oubliais! Ils sont signés chez Sub Pop ; c'est pas de la référence vintage ça, peut-être?

M.I.A.

M › Y A

Écrit par

Difficile de passer à côté de la diva pop tamoule, depuis la publication de son hit « Paper Plane », une pépite issue de son précédent album « Kala » qui avait servi de B.O. au film plus que surestimé ‘Slumdog Millionaire’, malgré ses 8 Oscars. Mathangi ‘Maya’ Arulpragasam est devenue une star branchée. Un statut qu’elle privilégie aujourd’hui au détriment de son attitude de rebelle. Difficile d’ailleurs d’admettre un tel état d’esprit, lorsqu’on se prélasse à Los Angeles auprès de son mari millionnaire.

Question : est-elle parvenue à éviter le piège de la compromission musicale sur son 3ème album ? Pas l’ombre d’un doute, la musique de M.I.A est toujours aussi multiculturelle, novatrice et exigeante. Sans s’imposer la moindre limite, la Londonienne d’adoption mixe avec succès le grime, le hip-hop, l’électro et le dancehall. Et le résultat est assez étonnant, voire même carrément punk ! Ses compos regorgent d’idées. Notamment au niveau de la mise en forme. Ce qui peut parfois agacer. On se demande même parfois si « M Λ Y A » n’est pas le fruit des élucubrations de producteurs, lorsqu’on prend connaissance de la liste des collaborateurs. La crème de la production ‘hype’ actuelle est d’ailleurs au rendez-vous. Et en particulier Rusko, Diplo, Blaqstarr et Switch ! L’elpee recèle néanmoins des plages plus accessibles. Dont le très pop « XXXO » et le plus reggae « It Takes A Muscle », deux hits potentiels qui devraient passer en boucle, sur les ondes FM, dans un futur proche. A contrario, le plus punk « Meds & Feds » (que l’on doit en partie à Derek Miller, un ex-Poison The Well qui a repris du service au sein du duo Sleigh Bells) ou l’insupportablement bruitiste « Teqkilla » nous entraînent dans un univers très alternatif. C’est une certitude, et ce sans pour autant la brider, une cure d’austérité ferait le plus grand bien à l’orgie sonore de M.I.A. Mais comment critiquer un artiste samplant Alan Vega sur « Born Free » ?

A l’instar de son dernier clip ultra-violent et engagé, « Born free », réalisé par Romain Gavras, qui dénonce le racisme (NDR : pour la circonstance, vis-à-vis des Roux), M.I.A. se profile aujourd’hui en Neneh Cherry trash, en quelque sorte. En concert aux Lokerse Feesten ce vendredi 6 août

Ninjasonik

Art School Girls

Écrit par

Telli, Jah-Jah et Roofeeo sont de grands enfants. Immatures, irrévérencieux, potaches et j'en passe (NDR : la suite est moins soignée…) Ils militent au sein du trio Ninja Sonik, un groupe dont l’esprit est manifestement marginal. Ces morveux nous viennent de New-York et plus précisément de Brooklyn. Là ou certains n'oseraient pas y perdre leur parapluie, les membres de Ninjasonik s'y baladent comme au sein d’un parc d'attraction : le nez en l'air et les yeux complètement hallucinés.

Derrière une hype camouflée, Ninjasonik nous érafle les oreilles de sonorités, sans le moindre scrupule. Des sonorités fort peu symétriques voire même complètement bruitistes qui peuplent cet « Art School Girls », à la manière d'un vieil album punk. Tout y est possible, aucune limite n'est fixée et le plaisir doit être constant. Les revendications formulées ne sont que prétexte à une grosse fiesta houblonnée. Un opus fortement influencé hip hop, qui se décline aussi bien en gros sons electro qu’en beats jungle copieux. Si les pistes s'enfilent, elles ne se ressemblent guère. Si certaines sortent du lot avec les félicitations du jury (« Art School Girls », « All Our Firends », « Ha Ha Ha », « No No No », « Daylight Remix », ...), d'autres nous cassent les tympans ou même nous énervent. De quoi inciter à serrer la mâchoire sous la charge des beats redondants (« Picture Party Skit », « Stir », « Somebody Gonna Get Preganant », ...) En prenant un peu de recul, on se demande s’il ne serait pas préférable d’aborder cet opus sous son aspect intello, afin de mieux l’appréhender. Une approche qui peut se traduire en hérésie pour les membres du combo, lorsqu’on sait qu’ils produisent sans se poser de questions. En résumé, Ninjasonik n’accorde aucune concession ; il ne partage que ce qui l'arrange. Prend qui veut et pour les autres qu'ils aillent griller sur le barbecue d'Eminem ou P Daddy, foi de Ninjasonik.

 

Ozomatli

Fire Away

Écrit par

Ozomatli est presque considéré comme une institution dans le milieu de la world, aux Etats-Unis. Elu ambassadeur culturel de son pays, le groupe américain a eu l’opportunité de sillonner le monde : de l’Afrique du Sud au Myanmar en passant par le Mexique. Il semble être passé partout sauf dans notre bonne vieille Europe. Malgré sa notoriété internationale, Ozomatli n’en demeure pas moins une énigme à mes yeux (NDR : et mes oreilles !)

Formé en 1996 à Los Angeles, ce groupe multiethnique correspond, en Nahuati, le dialecte aztèque, dans leur calendrier astrologique, au signe du singe ; et plus particulièrement au Dieu de la musique et du feu. Côté musical, Ozomatli brasse les cultures et les styles. Tout y passe : hip hop, salsa, raga, funk, samba, … Un énorme fourre-tout. Les Etatsuniens se sont aussi forgé une réputation grâce à leur activisme politique (comme chez de nombreux artistes de world, par ailleurs…) en militant contre les conflits armés et pour plus de justice sociale. A l’instar du morceau « Gay Vatos In Love », dont les lyrics décrivent la condition des homosexuelles. Ce morceau est d’ailleurs celui qui suscite le plus la controverse. 

Pour ce cinquième album, le premier signé sur la maison de disque new yorkaise Mercer Street Records (Asa, Keziah Jones, Kitty, Daysi &Lewis, …), Ozomatli a décidé de faire appel au producteur Tony Berg (Peter Yorn, Aimee Mann), afin de souligner leur côté universel. Le but était de parcourir les cinq continents en un opus. Si à premier abord, l’idée peut paraître sympathique, elle se révèle toutefois délicate. Certes le groupe a déjà prouvé, dans le passé, son habilité à mélanger les styles ; mais il faut bien avouer que les compos de « Fire Away » partent dans tous les sens. Un véritable bordel que le combo parvient rarement à contrôler. L’espace sonore est surexploité au détriment des mélodies. Tous les instruments ont droit au chapitre. Les cuivres retentissent et les percussions rebondissent sur une voix moitié chantée, moitié parlée. Bien sûr, il y a de l’ambiance et certaines compos donnent l’envie de se remuer. Mais parfois, on ne peut s’empêcher de penser à du mauvais Sublime (« It’s Only Paper »).

En toute honnêteté, je dois avouer ne pas être un grand adepte de world. Et ce n’est pas cet album qui me fera changer d’avis. J’ai d’ailleurs toujours constaté que ce type de groupe était bien plus excitant sur les planches que sur disque. J’aimerais quand même qu’un jour un artiste du genre parvienne à me faire change d’avis. A ce sujet, je reste ouvert à toute proposition… 

Poni Hoax

We Are The Bankers (Ep)

Écrit par

‘Nous sommes les banquiers’ clament fièrement les membres de Poni Hoax ! Une bonne dose d’humour féroce et de cynisme salvateur en ces temps de crise financière, ne fait de tort à personne (NDR : quoique !) Deux ans après la sortie de leur deuxième album, « Images Of Sigrid », les Parisiens nous proposent un single dansant, voire disco. Une compo toutes basses dehors, aussi efficace que « Budapest » et « Antibodies ». ‘C’est un titre pour les boîtes de nuit, une sorte de rébellion positive contre tous ces bâtards avides d’argent’ résume à merveille Nicolas Kerr, le leader du groupe. Un esprit punk dans une enveloppe pop en quelque sorte…

Sur cet Ep, figurent également quatre remixes de ce « We Are The Bankers ». Depuis l’électro-jazz du Finlandais Renaissance Man à la pop/house mystérieuse de The Living Islands en passant par la version plus ‘sale’ des Bruxellois de Mustang, ces plages nous offrent un bel avant-goût du futur opus de Poni Hoax.

Praise The Twilight Sparrow

Color Map Of The Southern Sky

Écrit par

Chez nos voisins bataves, c’est la musique électronique qui est –aussi– devenue la plus populaire. Et pourtant, il y existe toujours des scènes pop, rock, folk, metal et même blues, qui attirent de nombreux et fidèles aficionados. Mais au sein de ces univers sonores plus ‘classiques’, les artistes ‘oranje’ ont de plus en plus de mal à s’exporter. Praise The Twilight Sparrow constitue une des exceptions qui confirme la règle. Enfin, pas tout à fait puisque bien que vivant aux Pays-Bas, la formation est française. Bien sûr, pour enregistrer cet opus, elle a reçu le concours de musiciens country locaux. Pas n’importe lesquels, puisqu’il s’agit de ceux de Templo Diez, dont la naissance remonte à 2003. Et grâce à cet album, le combo a eu l’opportunité de se produire au festival de musique indépendant et du cinéma de Toronto, le NXNE. D’être également sélectionnés pour le SXSW (USA), et même de se produire au Crossing Border de La Haye. Il faut quand même préciser que quoiqu’établie au pays des moulins à vents, le groupe se produit plus souvent à l’étranger qu’en Hollande…

Mais PTTS, c’est avant tout Pascal Hallibert. « Color Map Of The Southern Sky » fait suite à un premier Ep, paru en 2007. L’horizon sonore de cet artiste évoque davantage les plaines américaines que les canaux hollandais. Et pour cause, sa musique trempe dans une forme de dark folk americana réminiscente de Magnolia Electric CO, Will Oldham voire de Smog. Pas la moindre trace d’électricité. Toutes les compos sont acoustiques. Les sessions d’enregistrement de cet opus se sont déroulées en France, aux Pays-Bas et aux States. Ce qui a permis à Hallibert de recevoir le concours de quelques musicos de studio. Le timbre vocal du chanteur/compositeur est légèrement nasillard ; et il colle parfaitement à l’instrumentation dominée par les sèches, les mandolines, le banjo et tutti quanti. Paradoxalement, le climat baigne au cœur d’une ambiance chaleureuse et ténébreuse, rappelant parfois Wovenhand. Et la plage « Enter The Cold » en est certainement la plus belle illustration. Il y a bien quelques compos qui manquent de pêche ; elles sont même susceptibles de susciter un certain ennui. Mais dans l’ensemble, l’écoute de cet elpee reste agréable. Paradoxal, mais tout en affichant la nationalité française, Praise The Twilight Sparrow pourrait devenir un des fers de lance de la scène folk batave. Encore que selon les propos de Pascal Hallibert, ce titre devrait revenir à The Black Atlantic ou This Leo Sunrise. Vous vous demandez si face à la concurrence internationale, le projet ne risque pas de souffrir. Vu leur parcours, le groupe est convaincu du contraire. Mais seul l’avenir nous le dira…

 

PVT

Church With No Magic

Écrit par

Pivot a été forcé de changer son patronyme en PVT. Motif ? Une obscure formation américaine le revendiquait également. Et à l’issue d’une bataille juridique, le trio australien (NDR : issu de Sidney, très précisément) a dû baisser pavillon. Ce changement littéral a été doublé d’une transformation musicale. Et pour cause, le combo a délaissé son post rock pour accentuer son profil synthétique. « Church With No Magic », son nouvel opus, en est la parfaite illustration.

Bien sûr, sur le précédent elpee, « O Soundtrack My Heart », consommait largement de l’électro ; mais pas au point de laisser les synthétiseurs prendre le pas sur les guitares. C’est chose faite aujourd’hui ! En outre, les voix ont également droit au chapitre. Et en particulier celle du multi-instrumentiste Richard Pike, qui au cœur des différentes nappes sonores, parvient, de son timbre, à communiquer une sensibilité pop. Et bien sûr à rendre les compos plus fluides. Car « Church With No Magic » baigne au sein d’un climat à la fois énigmatique, surprenant et ténébreux. Il est même parfois hanté par le spectre de Joy Division. A l’instar de l’excellent « Crimson Swan ». Quant au single « Window », il aurait pu figurer au sein du répertoire de Panda Bear voire d’Avey Tare.

Le troisième opus du trio antipodal brille par son originalité. Une prise de risque susceptible de déplaire aux fans de la première heure. Pas facile de plaire à tout le monde, lorsqu’on est audacieux. « Church With No Magic » en est une belle illustration. Et tant pis pour celles et ceux qui sont rétifs à l’évolution…

Alchimistes from Big Apple

Écrit par

The Hundred in The Hands publiera son premier opus ce 20 septembre. Eponyme, il fera donc suite à l’Ep, “This desert”, dont les critiques se sont avérées plus qu’élogieuses. Le duo d’alchimistes de Brooklyn devrait y démontrer qu’il n’est pas seulement un hype. D’autant plus que l’elpee est annoncé comme complexe et qu’il a bénéficié de la production de Jacques Renault, Richard X et Chris Zane. Et si vous voulez en avoir le cœur net, vous trouverez ci-dessous, toute une série de liens qui leur sont consacrés…

http://soundcloud.com/warp-records/sets/the-hundred-in-the-hands
http://warp.net/records/the-hundred-in-the-hands/player/audio/pigeons
http://soundcloud.com/thehundredinthehands/pigeons-foals-remix
http://www.spinner.com/interface/the-hundred-in-the-hands
http://rcrdlbl.com/2010/06/25/premiere_the_hundred_in_the_hands_ghosts_sun_airway_remix_
http://thehundredinthehands.com/
http://www.myspace.com/thehundredinthehands
http://warp.net/records/the-hundred-in-the-hands

 

Végétal ou animal ?

Écrit par

Le second elpee de Plants and Animals paraîtra ce 13 septembre. Son titre ? « La la land ». La formation canadienne annonce une œuvre rock et intense. Les sessions d’enregistrement se sont déroulées à Paris et Montréal. Enthousiaste, Pitchfork décrit leur univers sonore à la croisée des chemins de Wolf Parade, Arcade Fire, Neil Young et Jimi Hendrix… Alléchant !

http://www.myspace.com/plantsandanimals
http://www.plantsandanimals.ca/

 

Seefeel de retour !

Écrit par

La formation insulaire Seefeel publiera un nouvel album chez Warp, le célèbre label électro pour le compte duquel ils avaient été engagés comme le premier groupe à guitares. Quatorze années que le combo n’avait plus enregistré d’elpee ! Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, Seefeel, se produira bientôt en concert à Londres. En attendant, leur nouveau single, « Faults », sera disponible dès ce 20 septembre.

Tracklisting de « Faults »

A1. Faults
A2. Crowded
B1. Folds

B2. Clouded

http://warp.net/records/seefeel