Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Son Of Dave

Shake a bone

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Benjamin Darvill est né à Winnipeg, au Canada. Il est âgé de 43 ans et a choisi pour pseudo Son of Dave (NDR : on suppose qu’il s’agit du fils de Dave). Au cours des 90’s, il a milité chez les Crash Test Dummies. Il s’est établi à Londres, il y a une dizaine d’années. Il affectionne se produire en solitaire, vêtu d’un costard trois pièces ‘années 50’, une cravate très colorée, parfaitement nouée autour du cou, et coiffé d’un couvre-chef en feutre. Il chante, joue de la guitare, des percus (NDR : modestement !) et de l’harmonica, dans lequel il souffle comme un possédé. Il cite d’ailleurs James Cotton et Sonny Boy Williamson 2 comme maîtres. Il signe une bonne partie de son répertoire, même s’il n’hésite pas reprendre, à sa sauce, d'authentiques canons du blues, à l’instar de "Mannish boy", "Rollin' & tumblin'" ou encore "Crossroads". C’est le producteur Alex McGowan qui l’a découvert. Dès leur première rencontre, McGowan l’invite à entrer en studio ; mais il faudra plusieurs mois avant que Benjamin n’accepte la proposition. Son of Dave aligne alors successivement "02" en 2006 et "03", en 2008. Pour votre info, sachez qu’auparavant, il avait déjà sorti un opus intitulé "01". Sans oublier un long playing publié, avant 2002, sous le patronyme de Wild West Show. Manifestement, Darvill ne se creuse pas trop les méninges pour choisir le titre de ses elpees. Et prend sans doute, pour exemple, la discographie du Led Zeppelin.

Pour concocter ce nouvel album, il a traversé l'Atlantique et s'est rendu à Chicago, sous la houlette de Steve Albini. Une œuvre dont le style, né d’un mélange de blues et de pop, est toujours aussi déjanté. "Rock & roll talent show" ouvre la plaque. Les sonorités déversées par l’harmonica sont nerveuses, saccadées, industrielles. Les percus sont assurés par une boîte à rythmes. Puis une voix frémissante, ample, susceptible de pousser des cris indescriptibles, comme si elle émanait d’outre-tombe, entre en scène. Déjà l’intensité est à son paroxysme et on est proche de l’envoûtement. D’ailleurs, on ne  se rend guère compte que nous venons de glisser vers le titre maître. Une compo imprimée sur le rythme du chemin de fer. Le train est lancé à toute vapeur sur les voies ferrées. Il se rend vers l'Ouest lointain. Il règne sur cette plage un climat de transe permanent, proche de la jouissance. Furtivement, une vision de la Louisiane se dessine, lorsque l’harmo emprunte la sonorité improbable d’un accordéon décharné. La fatigue commence à produire ses effets. "She just danced all night" s’insinue lentement et s’enroule tel un serpent autour d’un arbre frêle. La voix devient soudainement proche. Les percussions campent bien sur leur position. La musique à bouche va et vient. Et pénètre votre subconscient de plus en plus profondément. Le timbre vocal est susceptible d’embraser plusieurs octaves. En cours de périple, on imagine débarquer sur une plage de Kingstown. Et pour cause, la rythmique de "Voodoo doll" emprunte un profil quasi reggae. A cet instant, Robert Plant passe pour un vieux sage. Retour au calme lors de l’indolent "Guilty". Une compo séduisante qui baigne intégralement dans le blues. Tant le chant que les petites phrases instrumentales, destinées à entretenir un climat chaleureux. "Revolution town" est une compo fébrile et spasmodique. Dave est véritablement possédé par sa musique. Et on n’est pas au bout de nos surprises, puisque bien que balisé par un harmonica, "Stiletto" concède une véritable mélodie. "You all but stay" est un autre titre lent. Un blues qui a du vécu. Tout au long de cette plage, il démontre qu’il est capable de créativité. Saturé de techno funk blues, "Ain't nothin' but the blues" relève spécifiquement du concept Son of Dave. "The way we roll 'em" clôt cette œuvre. Un morceau qui nous replonge au sein d’une autre époque. Celle angoissante et oppressive, au cours de laquelle les esclaves noirs trimaient dans les champs de coton. Une œuvre fort originale, concoctée par un personnage très énigmatique…

Chris Garneau

El Radio

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A l’instar de « Music For Tourist », le premier recueil de Chris Garneau, « El Radio » aura mis du temps avant de trouver sa place au sein des bacs belges. Mais une fois de plus, l’attente en valait la peine. Le petit prince du folk mélancolique propose treize morceaux écrits durant sa première tournée mondiale. Divisé en quatre parties, une pour chaque saison, « El Radio » est un disque légèrement moins apathique que son prédécesseur. Toujours aussi proche de ses influences (Eliott Smith, Sufjan Stevens…), le Bostonien privilégie cette fois les mélodies légères, vaporeuses.  

Sous-titré ‘April Showers’, le premier quart d’« El Radio » offre une mise en bouche fort théâtrale, portée par une grande envolée symphonique trompeuse (« The Leaving Song »), avant de tenir ses promesses printanières (« Dirty Night Clowns », « Raw and Awake »). S’ensuit une partie estivale (‘Il fait chaud’) dévoilant un Chris Garneau gavé aux antidépresseurs. Un vrai petit miracle comptant les excellents « Hands On the Radio » et « No More Pirates » et se clôturant par un « Fireflies » évoquant distinctement le « Piano Solo » de Gonzales. « Lucioles en re Mineur », l’alter-ego instrumental de ce morceau ne fait qu’amplifier ce sentiment.

La route vers le bonheur semble encore être quelque peu tortueuse pour le jeune homme, comme le dévoile le quart automnal (‘In Autumn’) et hivernal (‘Winter Songs’) du disque. Mais, dans son ensemble, « El Radio » marque les premiers pas de Chris Garneau vers un positivisme qui ne pourrait lui être que salutaire à long terme…

 

Gonjasufi

A Sufi and a Killer

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A force de marquer les esprits par leurs trouvailles sorties de nulle part, les Anglais du label Warp sont attendus au tournant, chaque fois qu’un de leurs poulains publie un disque. Quand le nom de Gonjasufi a commencé à alimenter certaines rumeurs, on s’en frottait les mains tout en se réservant un poste d’observation stratégique. Plantés au coin d’une rue, on attendait l’arrivée du nouvel olibrius. Mais il nous a de nouveau surpris, en empruntant un autre chemin. Il a quitté son désert iranien (NDR : pas la peine de chercher son lieu de naissance, il ne figure sur aucune carte existante). Et tel un fier et puissant Nabuchodonosor, le chaman Gonjasufi est bien décidé à convertir toutes celles et tout ceux qui voudraient l’approcher. Peu d’informations circulent au sujet de ce Gonjasufi. Un réel mystère qui parvient à amplifier le trouble autour de sa personne et nous renvoie sans cesse à des recherches infructueuses. Qui est cet homme ? De quel pouvoir a-t-il hérité ? A quelle sauce va-t-il nous manger ?

Monté tel un patchwork pop-rock, « A Sufi and a Killer » repose sur la volonté de mixer une quantité styles ‘décoiffants’. Si la pop est ligne maîtresse, le funk, le rock, le blues et le crunk traversent ce fil conducteur de sonorités hallucinantes. Posées bout à bout, ces cellules souches se fragmentent et cristallisent pour profiler les méandres hypnotiques de cette œuvre. Véritablement scotchés aux sons, on se laisse surprendre à descendre la pente, à grandes enjambées, pour remonter une colline l’instant d’après. Jamais à bout de souffle, « A Sufi and a Killer » libère une positivité motivante et salvatrice. Un handicap vient cependant grever l’expression sonore ; et il est de taille : la voix gutturale et particulière du chanteur. Sans cesse larmoyante ou essoufflée, elle communique un profil ténébreux aux compos. Mais ce qui pourrait se traduire en faiblesse, se transforme rapidement en force. Et pour cause, cette situation nous pousse à être beaucoup plus attentifs aux arrangements et aux orchestrations. Bien plus complexe qu’il n’y paraît à première écoute, « A Sufi and a Killer » est un disque audacieux et dérangeant ; mais il touche au sublime…

 

Le chiffre ‘3’, un nombre magique ?

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Après 3 années d’absence, les Magic Numbers (NDR : pour rappel le line up est partagé entre deux paires de frères et sœurs) annoncent la sortie d’un nouvel album. Il devrait paraître ce 7 juin chez Heavenly Recordings. Partagé en 12 plages, l’elpee a reçu le concours de Romeo Stodart et Valgeir Sigurdsson (Björk, Bonnie Prince Billy, Mùm) à la mise en forme et de Ben Hillier (Doves, Elbow, Blur), au mixing. En outre, les arrangements de cordes ont été effectués par Robert Kirby, collaborateur mythique auprès de feu Nick Drake, mais également d’Elvis Costello. Les Londoniens partiront en tournée, en Angleterre, dès juin en compagnie d’Ed Harcourt.

Tracklisting :

1.  The Pulse
2.  Hurt So Good
3.  Why Did You Call?
4.  Once I Had
5.  A Start With No Ending
6.  Throwing My Heart Away
7.  Restless River

8.  Only Seventeen
9.  Sound Of Something
10. The Song That No One Knows
11. Dreams Of A Revelation
12. I’m Sorry

http://ww.themagicnumbers.net

 

Brothers Jacques is back !

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« Rise Above, le nouvel album de Jack Schwarz-Bart paraîtra ce 5 avril. Après avoir commis deux albums –« Soné Ka-La » en 2006 et « Abyss » en 2008)– où il a donné naissance au gwoka jazz, un mariage subtil entre jazz et rythmes guadeloupéens, Jacques Schwarz-Bart a décidé d’explorer de nouveaux horizons sonores. Et franchement, le saxophoniste semble au sommet de sa forme. En outre, sa compagne, la vocaliste Stéphanie McKay, pose sa voix soul sur six titres. Pour vous en faire une petite idée, allez donc jeter un œil et une oreille sur son clip « Feel So free »…

http://www.youtube.com/watch?v=cFtYpLNVk1o
http://www.dailymotion.com/video/xco9m5_feel-so-free-jacques-schwarz-bart_music
http://www.vimeo.com/1034942
http://www.wat.tv/video/jacques-schwarz-bart-feat-2cya9_e5le_.html

 

Arno brusselle…

Écrit par

La tête brûlée de la scène belge vient de sortir un nouvel opus. Sa sortie est prévue pour ce 29 mars. Et pour célébrer cet événement Arno a décidé de se produire au sein de 5 salles bruxelloises différentes, rien que pour le mois d’octobre…

Info & tickets :

Les tickets peuvent être réservés dès le mercredi 24 mars à partir de 11h.

KVS – mercredi 20/10/2010
Botanique – vendredi 22/10/2010
Cirque Royal – samedi 23/10/2010
Ancienne Belgique – lundi 25/10/2010
VK* –  mercredi 27/10/2010

Les 5 fantômes de Stars

Écrit par
Le 18 juin, les Canadiens de Stars publieront le successeur de « In Our Bedroom After The War » (2007). Il s’intitulera « The Five Ghosts » et paraîtra via Soft Revolution, le label créé par la formation.

Tracklist:

Dead Hearts
Wasted Daylight
I Died So I Could Haunt You
Fixed
We Don't Want Your Body
He Dreams He's Awake
Never Been Good With Change
The Passenger
The Last Song Ever Written
How Much More
Winter Bones

Le Gogol Bordello Transcontinental

Écrit par
Gogol Bordello, la sympathique bande de punk-rockers gitans, débarqueront le 26 avril prochain avec un cinquième album sous les bras. « Trans-Continental Hustle » est produit par l’omniprésent Rick Rubin et sera présenté sur la scène du chapiteau lors des Nuits Botanique, le 13 mai.

Tracklist :

Pala Tute
My Companjera
Sun Is on My Side
Rebellious Love
We Comin' Rougher (Immigraniada)
When Universes Collide
Uma Menina Uma Cigana
Raise the Knowledge
Last One Goes the Hope
To Rise Above
In the Meantime in Pernambuco
Break the Spell
Trans-Continental Hustle

L’ombre de Teenage Fanclub

Écrit par
Cinq ans après avoir disparu de la scène, Teenage Fanclub réalise son come-back avec “Shadows”, un huitième album qui atterrira dans les bacs le 31 mai. Il sera précédé par le single « Baby Lee ».

Tracklist :

Sometimes I Don't Need To Believe In Anything
Baby Lee
The Fall
Into The City
Dark Clouds
The Past
Shock And Awe
When I Still Have Thee
Live With The Seasons
Sweet Days Waiting
The Back Of My Mind
Today Never Ends


The Dead Weather rempile

Écrit par
The Dead Weather, le supergroupe emmené par Jack White et Alison Mosshart, delivrera son second album dès le 10 mai. Soit seulement dix mois après la parution de « Horehound ». Le disque s’intitule « Sea Of Cowards » et sera précédé du single « Die By The Drop ».

Tracklist :

01 Blue Blood Blues
02 Hustle and Cuss
03 The Difference Between Us
04 I'm Mad
05 Die By the Drop
06 I Can't Hear You
07 Gasoline
08 No Horse
09 Looking at the Invisible Man
10 Jawbreaker
11 Old Mary
 
Petit avant-goût du clip prometteur de "Die By The Drop", réalisé par Flora Sigismondi (dont le premier long-métrage, "The Runaways", un biopic sur la formation du même nom,  s'annonce tout aussi excitant):

http://www.youtube.com/watch?v=CHhhx7xDIts

Stone Temple Pilots, 9 ans plus tard

Écrit par
Le 24 mai, Stone Temple Pilots offrira un successeur au « Shangri-La-Dee-Da » paru en 2001. Le disque éponyme sera produit par les membres du groupe, réuni pour la première fois depuis leur ‘petite pause’ de six ans.

Tracklist :

'Between The Lines'
'Take A Load Off'
'Huckleberry Crumble'
'Hickory Dichotomy'
'Dare If You Dare'
'Cinnamon'
'Hazy Daze'
'Bagman'
'Peacoat'
'Fast As I Can'
'First Kiss On Mars'
'Maver'

Quand Damian rencontre Nas

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« Distant Relatives » est le titre du premier album issu de la collaboration entre Nas et Damian Marley. Il sera publié le 18 mai prochain et jouira de la participation de Lil Wayne, K’Naan et Stephen Marley.

Le duo viendra défendre le disque sur scène au festival Couleur Café qui se déroulera du 25 au 27 juin sur le site Tour & Taxis.

01 As We Enter
02 Tribal War [feat. K'naan]
03 Strong Will Continue
04 Leaders [feat. Stephen Marley]
05 Wisdom
06 Count Your Blessings
07 Dispear
08 The Promised Land [feat. Dennis Brown]
09 In His Own Words [feat. Stephen Marley]
10 Nah Mean
11 Friends
12 My Generation [feat. Lil Wayne]
13 Africa Must Wake Up [feat. K'naan]

Aguilera bien entourée

Écrit par
Pour son retour, Christina Aguilera s’est plutôt bien entourée. « Bionic » sera dans les bacs le 7 juin et est précédé du single « Not Myself Tonight ». A l’écriture, on retrouve l’increvable Linda Perry (4 Non-Blondes) mais également Sia, Ladytron ou encore Le Tigre. « Bionic » surferait-il sur la vague électro-pop ? A découvrir en écoutant « Not Myself Tonight » à partir du 30 mars sur le site web de la blonde.
 
 

Beastie Boys balancent la sauce en septembre (peut-être...)

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D’abord prévu pour une publication l’été dernier, « Hot Sauce Committee Part I » des Beastie Boys devrait finalement trouver le chemin des bacs en septembre prochain. Le report de la date de sortie était dû à l’état de santé d’Adam Yaunch. A l'époque, il souffrait d’un cancer dont il semble remis. Mais le trio émet une réserve. Le disque ne sortira que si la santé de Yaunch lui permet de le défendre sur les planches. A suivre donc…

Du Phoenix gratos

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Phoenix n’a pas fini de faire parler de lui. Fort d’un Grammy Award amplement mérité, les Versaillais proposent sur leur site un enregistrement live ‘pour pas un balle’. Enregistré à Sidney, cet EP live réunit 8 morceaux extraits de l’incontournable “Wolfgang Amadeus Phoenix” dont “Lisztomania”, “1901” et “Fences”. De quoi patienter (ou se consoler) avant le concert sold-out de ce samedi 27 à l'AB.

L’adresse du jour: www.wearephoenix.com/observer/

Update 27/03 : L'offre ayant été limitée dans le temps, l'EP n'est malheureusement plus disponible.

 

Jim Kerr s’émancipe…

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Le label allemand earMusic annonce la sortie du premier album solo de Jim Kerr. « Lostboy !Aka Jim Kerr » constitue le premier essai du leader de Simple Minds, sans son groupe, en  près de 30 ans de carrière ! Attendue fébrilement par les fans du combo écossais, cette échappée solitaire paraîtra le 17 mai prochain. Mais dès aujourd’hui, le premier single, « Refugee », est disponible en téléchargement sur le site de l’artiste. Une tournée européenne est également prévue.

http://www.lostboyaka.com

 

Les Rolling Stones en DVD…

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Eagle Rock Entertainement a signé un deal avec les Rolling Stones pour publier 2 DVD cette année ! Le premier, « Stones In Exile » immortalise l’enregistrement du mythique album « Exile On Main Street », en 1972, elpee qui sera d’ailleurs réédité cette année. Le second, intitulé « Ladies And Gentlemen… The Rolling Stones », est consacré à une vidéo d’un concert accordé la même année.

C’est Rock N’ Folk qui risque de s’emballer…

 

Blood Red Shoes

Tout feu tout flamme!

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Le second album de Blood Red Shoes est paru ce 1er mars 2010. Et il s’intitule « Fire Like This ». Réputé pour ses prestations incendiaires, le duo de Brighton est réduit à un couple. A l’instar des Kills et des White Stripes. Steven Ansell se charge de la batterie et Laura-Mary Carter, la guitare. Ils se partagent les parties vocales. Steven et Laura-Mary (NDR : très belle fille !) se sont prêtés volontiers au feu des questions allumé par Musiczine…

Apparemment, vous êtes passionnés par le cinéma. Votre nouvel album s’intitule « Fire Like this », une référence, je suppose, au film de David Lynch, « Twin Peaks ». Est-ce que ce long métrage constitue un symbole pour vous ?

S. : En partie. Mais c’est une des raisons pour laquelle nous avons choisi ce titre. Il en existe cependant 25 autres. Le feu, c’est comme une passion créatrice. De la création et en même temps de la destruction. De l’excitation et du danger, aussi.
L-M. : Cette notion est illustrée par l’image reproduite sur la pochette ; une sensation de fièvre lorsqu’on se brûle les mains…

Vous aimez, semble-t-il, également les films d’horreur et les thrillers. ‘Jack l’éventreur’ et les histoires de vampires, je suppose. Bref, où il y a du sang, des couteaux, de la terreur et des meurtres. Etes-vous des disciples des Cramps ?

L-M. : A une certaine époque, j’étais vraiment une fan. Au fil du temps j’ai un peu décroché (NDR : Lux Interior est décédé l’an dernier)
S. : Ce qui m’a toujours plu chez eux, c’est leur attitude malsaine, sordide, agressive, un peu perverse…

Que représente le mouvement ‘Riot Grrrrl’ pour Laura ? Et je pense plus particulièrement à des groupes comme Blake Babes, Breeders ou Babes In Toyland ? 

L-M. : Notre démarche n’a jamais été politique, ni féministe. Nous sommes davantage orientés vers la recherche des émotions.
S. : Bikini Kill était vraiment féministe. On est plus proche d’un Babes In Toyland. Un peu dans l’esprit ‘fuck you’.
L-M. : Leur attitude était vraiment punk ; mais je ne pense pas qu’elles se tracassaient beaucoup pour les lyrics. Elles privilégiaient le feeling…

Vous avez déclaré que vous véhiculiez une énergie destructrice en vous. Prôneriez-vous le nihilisme ?

S. : (rires). Mais non ! Par contre on pourrait trouver une explication dans le style du jeu de guitare, car notre inspiration vient du punk, du hardcore US des eighties ; et puis de groupes comme les Stooges, Nirvana ou encore Babes In Toyland. C’est notre musique qui libère cette énergie agressive et destructrice. Briser, fracasser, sont des actes cruciaux du concert. Et puis, nous sommes aussi prédateurs, parce que nous sabotons nos propres chansons. Certaines de nos mélodies sont contagieuses, accrocheuses, accessibles même ; mais nous ne voulons jamais qu’elles sombrent dans la facilité. Et c’est alors qu’intervient le carnage à la guitare. Et qu’on rentre dedans. On ne veut pas la perfection. C’est un peu comme si on voulait foutre la merde…

Oui mais pensez-vous que vous pourrez reproduire une telle énergie, en ‘live’, toute votre vie ?

M-L. : Ce n’est pas possible !
S. : L’être humain n’est pas capable de produire ce flux d’énergie éternellement. Mais comment fait-il Iggy Pop ? Je me vois mal tenir le coup aussi longtemps que lui, à ce régime…
M-L. : Il n’est pas si vieux !
S. : J’aimerais bien, à 60 ans, pouvoir continuer à faire du rock sur scène. Il faut donc l’imiter et continuer à boire…

Mais dans l’histoire du rock’n roll, quelle grande chanson symbolise le mieux Blood Red Shoes, le « Fire » de Jimi Hendrix, d’Arthur Brown, « I’m on fire » de Bruce Springsteen ou encore le « Light my fire » des Doors ?

S. : « I’m on fire » de Bruce Springsteeen ». Très évocateur pour moi. C’est une chanson à la fois belle et triste. Quand j’avais 7 ou 8 ans je voulais devenir Bruce Springsteen. Mon père était un fan et écoutait beaucoup sa musique. Dont le fameux « Born in the USA ». Cette chanson est sans doute mon premier souvenir d’enfance. Quand au « Fire » de Jimi Hendrix », son impact est plus émotionnel…

Mais au sein du couple, qui est l’eau et qui est le feu ? (rires et hésitations)

S. : Qui est froid et humide et qui est bouillant et dangereux ? On est un peu les deux. En fait quand je suis le feu elle est l’eau et inversement. Car on réagit chaque fois l’un à l’autre…

Mike Crossey se consacre à nouveau de la production. Apparemment, il est devenu un ami. Se chargera-t-il encore de la mise en forme des prochains albums ?

S. : C’est devenu un ami, c’est vrai. Il fait partie de notre cercle. Mais nous ne savons pas encore si nous allons poursuivre l’aventure ensemble.
L-M. : Ce n’est pas impossible. Mais rien n’a été décidé encore à ce sujet.
S. : Nous n’avons même pas encore écrit de nouvelles chansons. Il comprend bien la situation, d’autant plus que dans le passé, il n’a jamais accompli ce boulot pour deux albums d’un même artiste. Et il en a assuré des tonnes.
L-M. : La porte reste néanmoins ouverte…

Quelle est la différence majeure entre « Box of Secrets » et « Fire like this » ?

L-M. : L’écriture. On l’a améliorée. Puis on a acquis une certaine expérience depuis la sortie du premier. On a appris à devenir un groupe. On s’est bonifié au niveau des arrangements, des compos, de la maîtrise de nos instruments. C’est là que se situe la différence principale.
S. : C’est surtout notre compréhension de la musique qui a changé. Et ce nouvel album reflète très bien notre progression. Il y a plus de variation dans la chanson, dans les sonorités. Nos voix se sont également améliorées.
L-M. : Pour cet album, on a été beaucoup plus attentif aux détails.
S. : Lors du premier, c’était comme si on avait enregistré des chansons en ‘live’. Tandis que pour celui-ci on a accordé davantage d’attention aux atmosphères, au feeling, à la capture des émotions…

Etes-vous ouverts aux autres styles musicaux ?

 S. : Oui, je l’ai déjà déclaré, nous sommes en pleine phase d’expérimentation. Nous cherchons à faire reculer les limites du genre, en incorporant de nouvelles idées. Maintenant, on n’enregistrera jamais un disque de reggae, ni de ‘fucking’ world music impliquant quarante drummers africains. Juste pour le fun. Ce serait stupide. Cela ne correspond pas à notre démarche.
L-M. : L’art musical consiste à absorber d’autres éléments…
S. : Mais nous on crée de nouvelles sensations, de nouvelles émotions. Elles viennent de manière naturelle. On ne peut pas tout contrôler. On ne se pose pas la question de savoir si c’est différent. Il faut laisser la musique arriver à maturation. Elle doit évoluer naturellement et on doit simplement s’appliquer à devenir meilleur musicien. A ce que l’album sonne mieux. Tu dois laisser grandir la musique dans son propre espace. On n’appartient pas à ces groupes qui pour se démarquer des autres, ajoutent un petit truc, mettent des chœurs, par exemple. Ca, c’est du calcul. Nous on ne calcule pas.

Apparemment, vous improvisez constamment. Rien n’est préétabli ? Est-ce le même processus en ‘live’ ?

L-M : Tout à fait !
S. : Une compo est davantage le résultat d’un accident ou d’un événement fortuit. On déconne ou on bricole, et puis c’est le hasard qui guide nos choix.
L-M. : Rien n’a jamais été balisé. Nous ne sommes pas déterministes.  

Parlons un peu de votre nouvel album. J’ai remarqué la présence d’un violoncelle sur « Follow the line » ; et puis il y a ces ‘wow wow’ qui me rappellent quelque part Siouxsie & The Banshees. Tout comme lors de l’hymnique « One empty chair ». Des coïncidences ?

L-M. : Nous avons partagé la même affiche.
S. : Je connais très peu son répertoire, mais elle est vachement cool.
L-M. : Au sein de mon premier groupe, on disait que je chantais comme elle…

« Don’t ask » et « Colours fade » sont les deux chansons les plus pop de l’album. Soit la première et la dernière du cd. Vous envisagez de les sortir en singles ?

S. : Oui.
L-M. : Le premier morceau est déjà sorti en single et le second est prévu pour le printemps.
S. : Enfin, c’est plus que probable, mais rien n’a encore été décidé.

« When we wake » est une méditation sombre sur la mort. Que représente la mort pour vous. La fin ? Une nouvelle vie ? Croyez-vous à la lumière après la mort ? A un dieu ? Aux esprits ?

S. : Putain, c’est une question vachement profonde !
L-M. : Je ne crois pas en Dieu, mais je pense qu’il existe quelque chose après la mort. Je prie, mais pas de manière consciente. Je ne crois pas à l’influence divine. Ni à un quelconque sauveur. J’ai suivi une éducation dans un milieu catholique. Et on m’a enfoncé tous ces principes dans le crâne. Maintenant, je crois qu’il existe un état de conscience après la mort ; mais lequel ?

Vous ne disposez pas seulement de la musique comme corde à votre art. Vous vous intéressez également à l’art sous toutes ses formes. Dont la photo. A l’instar de PJ Harvey, vous avez ainsi posé nus. Partagez-vous le même concept ?

S. et M-L. (en chœur) : Wow !
S. : Justement j’en parlais hier à Laura hier soir, lorsqu’elle se déshabillait.
L-M. : Oui, on parlait de l’opportunité pour les pop stars de poser nus.
S. : Cette démarche peut être artistique, mais aussi commerciale, et une manière détournée de vendre son produit. On ne joue pas à poils sur scène ! Dans le monde musical, la nudité est plus commerciale qu’artistique. Il y a bien un album des Pixies dont la pochette est vraiment arty ; mais en ce qui concerne PJ Harvey, sa nudité était surtout destinée à promouvoir son album.
L-M. : C’est une véritable icône, mais elle est bizarre. Et puis tellement maigre.
S. : La nudité peut être artistique, mais la majorité du temps, elle ne l’est pas.

J’ai lu un article marrant racontant qu’à l’instar de Peaches, porter une fausse barbe était un phantasme pour Laura. Vous partagez les mêmes obsessions que la Canadienne ? (fou rire !)

L-M. : Et m****, qui a écrit un truc pareil ?
S. : Tu vois, on fait des tas d’interviews, on boit un coup de trop, on rigole et puis on raconte des conneries…

(Merci à Vincent Devos)

 

Taxi Taxi !

Tout en grâce et en délicatesse…

Écrit par

Ce jeudi soir, un nouveau blizzard venu du Nord frappait encore aux vitres du jardin des fleurs du Botanique pour y déposer, cette fois, deux radieux perce-neiges.

Découvertes à l’âge de 17 ans par Björn Yttling (Peter, Björn and John), les jumelles suédoises, qui ont choisi pour patronyme Taxi Taxi !, usent de leur jeune expérience scénique pour illuminer les murs du Witloof Bar de leur grâce d’enfance. Instant suspendu dans le temps, subitement éteint par la traversée furtive de deux petits elfes vêtus d’un clavier Roland et d’une guitare acoustique venus discrètement présenter leur premier opus : « Still Standing At Your Back Door » (NDR : duo accompagné d’une batterie subtile). Touche si délicate qu’on aurait presque cru qu’elle hésitait à déranger un public timidement présent. Moments d’introversion accrue par des silences longs entre les morceaux où règnent confusion et maladresse contagieuses. Alors, nous sommes envahis par une sensation d’inachevé qui touche au plus profond. Un sentiment de fragilité plutôt bouleversant. Le scénario cristallise l’attention du spectateur singulièrement lorsque les voix de Miriam et Johanna Eriksson Berhan s’élèvent et larguent l’âme dans l’océan étale de la limpidité. Deux voix cristallines vous guident au cœur de la fraîcheur des nuits d’été suédoises et l’orchestration maladroite importe peu.

Dix perles pop-folk qui posent un regard lent et obsédant, inspiré des ondulations sonores de la mer Baltique. Un set d’une étrangeté fascinante qui interroge l’oreille de l’auditeur et l’invite sérieusement à découvrir l’album… dont la critique figure dans la rubrique ‘Chroniques’.     

(Organisation Botanique)

 

Atmosfairy

Evasion (Ep / Demo)

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Les plus branchés ‘métal gothique/atmosphérique/à chanteuses francophile’ connaissent probablement déjà « Evasion », le premier Ep des Bordelais d’Atmosfairy, puisqu’il est en vente depuis plus d’un an. Quant à nous, il y a à peine quelques semaines que nous avons découvert ce petit bijou qui, comme le laisse pressentir le nom du groupe, est à la fois atmosphérique et féérique.

‘Féérique’ en premier lieu, parce que le sextet est composé de trois jolies jeunes fées (Vanessa au chant et aux claviers, Chloé à la batterie, Emilie au violon et aux chœurs) et d’un trio de princes presque charmants (Vincent à la guitare rythmique, JR à la lead guitare et Sylvain à la basse). ‘Atmosphérique’ ensuite, car c’est probablement le mot qui résume le mieux l’univers musical de la formation girondine.

Format Ep oblige, Atmosfairy ne dispose que de vingt-cinq minutes et de quatre titres pour convaincre. Il s’en sert plutôt bien en proposant une palette d’émotions variées et intenses. Comme mise en bouche, « Tombeau pour une Fleur d'Orient », tel un  hymne à l’amour version gothique, dépeint l’histoire romantique du Taj Mahal. Sur ce titre, le violon d’Emilie combiné à la voix lyrique de Vanessa fait irrémédiablement penser aux premiers efforts de Tristania. Sur « Pantin de bois », où le groupe revisite à sa manière le conte de Pinocchio, les atmosphères mélancoliques proches du rock progressif de Lazuli prennent le pas sur la tristesse du gothique. « Follow Me » glisse soudainement de la langue de Molière à celle de Shakespeare. Une invitation un peu plus métallique à un voyage au pays des fées et des elfes. Sur les parties instrumentales, les dialogues opérés entre le violon et la guitare électrique tiennent presque du merveilleux. A l’instar du « Run To The Hills » d’Iron Maiden qui décrivait la conquête de l’Ouest du point de vue amérindien, les lyrics de « Jérusalem » révèlent le point de vue musulman sur la libération de la ville sainte, à l’époque des croisades. Un sujet propice à la réflexion et qui permet au groupe d’insérer quelques influences orientales dans son expression sonore.

Le Cd d’« Evasion », bien qu’il s’agisse d’une démo autoproduite, est de qualité quasi professionnelle. Le son est plutôt de bonne facture et les illustrations du livret sont superbes. Il ne nous reste plus qu’à espérer une suite un peu plus conséquente à ce disque. Et surtout qu’Atmosfairy se remette bientôt à l’ouvrage… 

 

Ben Popp

Empreintes digitales

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Vingt ans. 20 ans déjà que Benjamin chante. Sa carrière, il l’a en effet commencée en 1991. C’est dire s’il est resté discret depuis. Passant de démos aux petites scènes, l’Avignonnais regarde le temps passer sans grands moyens et sans jamais s’inquiéter beaucoup pour sa carrière. Il est vrai que la vie est difficile pour des tas d’artistes maintenus dans l’anonymat, faute de pouvoir se dégoter un producteur digne de ce nom et susceptible de croire en leur étoile.

Mais tout arrive à qui sait attendre. Christian Morfin endosse le rôle de la bonne fée pour Ben, près de 20 après ses débuts. Il lui monte un band de toutes pièces, tel un puzzle. Il emmène dans ses bagages ‘Le 7ème rêveur’ à la batterie et Richard Vecchi aux claviers. Rejoignent le band, quelques amis proches de Ben : Sidonie Richard à la basse, Pierre Walther à la guitare acoustique, Christian Pruneau à l’harmonica, les frères Parmentier aux guitares et ‘The Hippie’, préposé à tout sauf la batterie. Une dizaine de personnes en tout afin de lancer enfin une vraie carrière, d’enregistrer un véritable album.

« Empreintes digitales » est paru début de cette année. Quatorze chansons ‘peuplent’ la réalisation tant espérée. De la pop song bien fraîche, bien faite. Les mélodies sont faciles, accrocheuses, bref agréables. Les textes sont intelligents et actuels. Ils traitent de tas de problèmes qui contaminent notre monde. « Empreintes digitales » porte bien son nom. Chaque chanson est une trace de vie, un passage par lequel est visiblement passé Benjamin ou qui a laissé sur lui une ‘empreinte’… A vous de juger !