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La vision de l’art prônée par Superchunk…

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Brightblack Morning Light

Motion To Rejoin

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Pieds nus sur le gazon brûlé des terres arides de New Mexico, on se remet une seconde fois au pouvoir psychotrope des chants spirituels de Brightblack Morning Light. Et dieu sait comme ces derniers nous ont manqués. Pour « Motion To Rejoin », le quatuor pousse l’expérience naturelle un cran plus loin. Ce nouvel opus a en effet été entièrement enregistré grâce à l’énergie récoltée via quatre panneaux solaires ! Le résultat ? Un ouvrage aussi éthéré, spontané et impressionnant que l’éponyme, publié en 2006. Stimulée par les vocalises shamaniques de Nayob Shineywater, que pimentent les sœurs McCrary d’un brin de gospel, l’œuvre sent bon la ‘zenitude’, le feu de bois, les herbes médicinales et, surtout, la liberté.

Les fans du premier opus ne seront pas déboussolés, la structure de « Motion To Rejoin » étant, à peu de chose près, identique à celle de « Brightblack Morning Light ». Certains pourraient d’ailleurs reprocher à la formation ses mélodies répétitives et sa désarmante nonchalance. Mais le quatuor arrive parfaitement à jouer de ses deux aspects en sa faveur. « Motion To Rejoin » est, en bref, un disque magnétique et envoûtant.

 

Confuse The Cat

Kericky

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Quatuor limbourgeois, Confuse The Cat rencontre un certain succès au Nord du pays. Pourtant, il semble éprouver des difficultés à conquérir le reste de la nation. Et ce n’est pas « Kericky », le nouvel opus de la formation, qui y changera quelque chose. Constitué de dix morceaux baignant dans un rock à la Killers, bien agencé mais tout à fait standard, « Kericky » a pour défaut des vocalises rapidement irritantes. Les affreux chœurs limite pochards de « Get The Bullets » et les mimiques forcées de « Ionic Deep » suffisent seuls à dissuader l’auditeur téméraire.

Mais le combo arrive également à surprendre comme sur le très bon dub de « Jackal at 10 ‘O Clock » et le subtil post-rock de « Black Birds », deux extraits instrumentaux qui relèvent l’intérêt de la plaque. Confuse The Cat n’est donc jamais aussi bon que lorsque Geert Pleesers, leader de la troupe, ferme son clapet. Un disque intégralement instrumental arrivera peut-être à nous convaincre ?

 

Confuse The Cat et Steun Meuris (Monza) en live à Studio Brussel : http://www.stubru.be/node/83522#comments

 

 

 

Delays

Everything’s the rush

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Sérieux candidat au titre de champion dans la catégorie ‘groupes de stade’, les Delays ont frappé un grand coup, au cours du mois d’octobre 2008, en sortant cet « Everything’s the rush ». Véritable stars en Angleterre, tous leurs singles se sont classés dans le top 40, depuis 2003. Et pourtant, ils sont pratiquement passés inaperçus sur le Vieux Continent. Ce qui explique peut-être pourquoi, le combo a quitté leur maison de disques Rough Trade, pour signer chez le major Fiction. A moins que leur musique ne correspondait plus à l’esprit du label de Geoff Travis…

Une vingtaine de jours ont suffi au combo pour enregistrer ce nouvel elpee. Les sessions se sont déroulées en Espagne. Et selon les déclarations du groupe, en gardant à l’esprit une volonté de renouveau musical. Le climat de vacances a probablement influencé le ton résolument positif de l’album. De là à parler de bande-son idéale pour un bus d’anglais en partance pour Marbella… Néanmoins, le disque recèle une majorité de titres efficaces, dont la plupart sont susceptibles de se traduire en hits. « Hooray » et « Love made invisible » en tête de liste. Dans la tête des Delays, trop n’est pas nécessairement synonyme de mauvais goût… Riffs imparables, refrains bien souvent pompiers, ‘oohooh’ et ‘aahaah’ omniprésents, usage de cordes systématique et mélodies puissantes, rien n’est oublié. Même les remix électro n’ont pas été négligés en fin de parcours…

Mais y aurait-il pour autant du mal à se faire plaisir de temps en temps ? Peut-on leur reprocher de composer de la musique destinée à plaire au public festivalier ? Nous sommes d’ailleurs bien en présence d’un futur groupe taillé pour Werchter ! Il vous suffit de passer au-delà du manque de personnalité de l’ensemble. Si ces Britons reconnaissent pour influences majeures les La’s et Manic Street Preachers, leur musique navigue en permanence quelque part entre Oasis, Starsailor, Kaiser Chiefs, Placebo, Starsailor et même The Verve.

Une bonne journée sans souci vous aidera à surmonter et pourquoi pas à apprécier ce gâteau indigeste… Si The Music, élu pire groupe anglais des années 2000, n’est jamais loin, le gang des frères Greg et Aaron Gilbert s’en tire heureusement nettement mieux. A consommer néanmoins avec les précautions d’usage…

 

F5

The Reckoning

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Originaire d’Arizona, F5 a eu le nez creux en engageant Jimmy Degrasso, un drummer réputé pour avoir notamment martelé les fûts chez le backing group d’Alice Cooper et Megadeth. Le combo a également dévergondé un ex-musicien de Dave Mustaine, un certain David Ellefson, de loin le meilleur bassiste de toute la carrière de Megadeth.

Pour ce deuxième elpee, beaucoup plus mature que le précédent, F5 assume pleinement ses influences et nous surprend en dispensant un heavy/trash mâtiné de métal progressif. Beaucoup plus riches que sur « A Drug fo All Seasons », les compositions de « The Reckoning » font la part belle aux grosses guitares et aux solos périlleux, rappelant parfois Joe Satriani. Dynamisés par la double grosse caisse de Degrasso, des morceaux comme « Cause for Concern » ou « I am the Taker » affichent énormément de caractère, tandis que « Wake Up » et le technique « Rank and File » trahissent de nettes influences puisées chez Dream Theater. Dans un registre plus carré et direct, « The Reckoning » et « Control » permettent au chanteur Dale Steele de s’imposer de fort belle manière et confirme que si F5 avait bénéficié d’une production digne de son talent, il aurait pu se mesurer aux superproductions américaines ! Mais « The Reckoning » demeure, malgré cette petite lacune, un disque tout à fait recommandable pour tout amateur de bon heavy.

 

Harmonic 313

When Machines Exceed Human Intelligence

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Le discret mais sensationnel Mark Pritchard (Jedi Knights, Troubleman, Reload, etc.) revient sur le devant de la scène électro. Il nous présente sa nouvelle petite perle « When Machines Exceed Human Intelligence », sous le pseudonyme Harmonic 313. Ce natif de Détroit sait évidemment ce que représente la scène techno et cela s’entend ! Véritable pionnier depuis les années 90, on lui doit le chef-d’œuvre composé en compagnie du Londonien Tom Middleton « 7614 ». Proche de Richard D. James alias Aphex Twin, c’est sur le label Warp que l’on retrouve donc Harmonic 313 et sa nouvelle galette. Voguant actuellement sur des ondes dubstep, le producteur accouple funk et beats techno sur un lit d’expérimentations. Utilisant des grooves saisissants sur une grosse ligne de basse, ce technicien a donc décidé de placer la barre très haute.

Dès l’entame on se retrouve clairement face à un génie qui n’a peur de rien. Le « Dirtbox » propose une fusion entre dubstep et techno originelle. Appliqué comme jamais, Harmonic 313 joue des sonorités 80’s et la suite n’est qu’un pur bonheur. « Cyclotron » met la pression grâce à une basse dont la courbe est majestueusement cintrée sur un drumming simple mais efficace. A noter également la présence de featurings dont les emcees Phat Kat et Elzhi sur « Battlestar » mais aussi Steve Spacek pour le mélancolique « Falling Away ».

Tout au long de ce « When Machines Exceed Human Intelligence », Mark Pritchard étale sa technique, mais aussi son talent. Capable de glisser d’un univers sonore à un autre, l’artiste fixement perché sur sa branche, a pour lui seul la vision d’une année 2009 qui lui semble promise d’avance. Splendide !

 

Kocani Orkestar

The Ravished Bride

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« The Ravished Bride » constitue le troisième disque du Kocani Orkestar, enregistré pour le compte du label bruxellois Crammed. Au cours des dernières années, la fanfare macédonienne a traversé quelques remous, puisque le trompettiste Naat Veliov a quitté le navire pour fonder l’‘Original Kocani Orkestar’. Le dissident voulait, en effet, intégrer des éléments modernes à l’art ancestral balkanique, au grand dam de Crammed et de certains de ses partenaires. Si le trompettiste a décimé le groupe originel, l’écoute de « The Ravished Bride » nous rassure vite sur la bonne santé de la fanfare gitane reconstituée. Enrichie du chanteur Ajnur Azizov, d’un batteur et du guitariste de Balkan Beat Box, la formation fait parler la poudre sur « The Ravished Bride ». Ce mélange détonnant et énergique convie les cuivres typiques des Balkans, la guitare surf de Uri Kinrot, un déluge de notes proche du be-bop et cet indéfinissable mélange des cultures qui embrasse le bassin méditerranéen, l’Europe de l’Est et la Turquie. Sur « The Ravished Bride », le Kocani se fend notamment d’une très belle reprise du traditionnel mexicain « La Llorona ». L’opus recèle aussi quelques titres personnels de haute tenue : « Hajde Te Kelas », l’orientalisant « Sahara Dreams » et l’excellent délire funk balkanique « Divanosko ». Furieusement funky et chaudement conseillé !

 

Les Vedettes

Disque N°1

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C’est une ‘success story’ à la belge. Fausses majorettes mais vraies déconneuses, les Vedettes ont tapé dans l’œil de Philippe Katerine. L’atypique chanteur français a d’abord invité les huit donzelles à exécuter leurs chorégraphies délirantes pendant la tournée de ‘Robots Après Tout’, il y a déjà deux ans. Il a ensuite décidé de leur concocter un album en compagnie de la Secte Humaine (les anciens Little Rabbits), Renaud Létang et Gonzales. Un casting plutôt impressionnant pour ce collectif d’artistes bruxelloises qui ne s’attendaient pas à autant d’attention.

Les quatorze très efficaces titres de « Disque N°1 » oscillent de l’électro au punk rock en passant par le disco et les ballades surannées. Des morceaux inventifs et bien produits qui risquent d’enflammer quelques pistes de danse. Côté paroles le ton est drôle et irrévérencieux, à l’image de « Vive Papa ! » Sur cette plage très Beach Boys, les donzelles chantent d’un ton insouciant que ‘Papa est mort ! Regarde-le il est tout bleu touche-le là il est tout froid !’ L’ensemble de l’elpee ne se cantonne heureusement pas aux plaisanteries. A l’instar de « New York City » et « MDMA », dignes des meilleurs moments de Katerine. On ignore si les Vedettes envisagent de donner une suite à ce projet (NDR : « Disque N°2 » ?), mais en tout cas, celles et ceux qui aiment l’humour en musique devraient apprécier ce petit recueil de poésie trash… Bouge ton pet !

 

Minuscule Hey

We Feel Minuscule

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Duo originaire de Bordeaux, Minuscule Hey donne envie de taper des mains, des pieds et, paradoxalement, de se cogner la tête contre un mur. Car si la pop minimaliste de la formation retient l’attention, elle peut également s’avérer un peu casse-bonbons. Ainsi, « Kiss Richard » est une agréable petite ritournelle réminiscente d’un Moldy Peaches et « I Feel Minuscule » sent bon la fantaisie tandis que « Watch Out ! The Sillycats ! » se veut proche de The Kills mais n’en atteint pas le brio. Quant à « Shoelaces Dancing Like A Yo-Yo », il sonne comme une Kymia Dawson qui aurait bu un verre de trop en compagnie d’un pote tout aussi éméché. Un EP en demi-teinte donc.

 

The Pillbugs

Everybody wants a way out

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Cette formation américaine nous vient de l’Ohio. De Toledo, très exactement. Un quintet qui n’a pas hésité à se proclamer ‘le meilleur groupe psychédélique du monde’. Bonjour les grosses têtes ! Et « Everybody wants a way out » constitue déjà leur quatrième album. En fait leur musique est essentiellement revivaliste. Bien fichue, mais revivaliste quand même. Puisant son inspiration chez les Beatles circa « Magical Mystery Tour », les Byrds, le Move, le Floyd (NDR : du bout des doigts de pied) et éventuellement des Pretty Things ainsi que de The Move. On peut y ajouter les Hollies pour les harmonies vocales (NDR : ce n’était pas une formation psychédélique). Deux titres sortent quand même de ce contexte. Tout d’abord l’étrange « Sad little girl » et puis l’allègre « Merely stacking chairs ». Plus psychés dans l’esprit contemporain, aussi. Pensez au label Elephant 6 (Neutral Milk Hotel, of Montreal, Apples In Stereo, etc.) Pour le reste, sitar, bandes passées à l’envers, guitares chatoyantes, bringuebalantes, triturées, mélodies lysergiques ou sinusoïdales, le tout caressé d’harmonies vocales limpides, servent de canevas à des compos qui sont un peu datées. On a même droit à deux titres plus prog. Tout d’abord le slow très seventies « Hard line » et puis le bluesy et menaçant « Play the hear back ». Anecdotique !

 

Paul Reddick

Sugar Bird

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A l’âge de douze ans, Paul écoute déjà du blues. Celui des grands. Et en particulier Muddy Waters, Howlin' Wolf et Sonny Boy Williamson. Ce qui explique pourquoi il va opter pour une carrière de chanteur, compositeur et harmoniciste. Au fil du temps, ce Canadien s’est forgé une solide réputation. D’abord chez lui, à Toronto. C’est en 1990, qu’il monte les Sidermen. La formation aligne quatre albums. Le dernier en date, "Rattlebag", remonte à 2001. Il est déjà publié sur Northernblues Music. Un opus qui récolte un certain succès et incite Reddick à entamer une carrière en solitaire. "Villanelle" baigne au sein d’un univers beaucoup plus intimiste. Plus paisible également. Presque proche de la folk music. En 2006, la maison de disques édite "Revue", une compile résumant son œuvre ; mais épinglant également quelques inédits et des raretés.

"Sugar Bird" a une nouvelle fois été mis en forme par son ami Colin Linden. Guitariste canadien notoire, cet artiste partage l'écriture avec Paul. Champêtre, la pochette respire la sérénité. Des colibris ont été dessinés par John James Audubon sur la pochette. Lors des sessions d’enregistrement, Paul a reçu le concours de musiciens affûtés. Linden, bien sûr. Hutch Hutchinson, le bassiste du Bonnie Raitt Band, ainsi que la section rythmique de Blackie & the Rodeo Kings.

L'album nécessité quatre prises différentes. Ce qui explique pourquoi, les quatre tableaux sonores sont bien distincts. Il s'ouvre par "Morning bell", une plage très rurale. Paul se réserve le chant et l'harmonica. Colin la guitare à douze cordes. Garth Hudson, un ex-musicien du Band, l'accordéon. Caractérisés par une bien jolie mélodie, "Wishing song" et "Climbing up the hill" trempent également dans le folk roots. Quoiqu’empreinte de quiétude, "I will vanish" est une ballade instrumentalement complexe. A cause de la richesse des percus dispensées par Gary Craig et Bryan Owings. Paul paraît très décontracté sur son harmo. Ses interventions sont vraiment agréables à écouter. "Devilment" lorgne davantage vers le blues. Les accords ‘baritone’ de Linden sont primaires. Reddick en profite pour opérer une sortie impressionnante. Une véritable claque! Malgré le chant lumineux qui nous parle de ces colibris, oiseaux du paradis, "Blue wings" macère dans un climat plus ‘claustrophobique’. Les instruments communiquent un sentiment de torpeur. Le son de la basse est lugubre. Le banjo de Colin et les cordes de Chris Carmichael entretiennent cette impression. "Every temptation" s'ébroue sur un riff très ‘rollingstonien’. La voix de Reddick est indolente. Pourtant, les cordes de Linden soutiennent le rythme. Ce dernier signe "John Lennon in New Orleans", une superbe compo hantée par le spectre du mythique Liverpuldien. Une ballade empreinte de charme, ‘lennonesque’ (NDR : ce timbre !), soutenue par le piano de John Whynot ainsi qu’une section de quatre cuivres impliquant Darrell Leonard et Joe Sublett. Une section responsable de l’ambiance franchement New Orleans entretenue tout au long de "Later than you think". Le swing est omniprésent. Reddick se prend pour un crooner. Une plage séduisante caractérisée par de nombreux changements de rythme et ponctuée par une bonne sortie de l'harmonica. Blues/jazz imprimé sur un tempo lancinant, "Breathless girls" est chargé de tristesse. Sur ce morceau, le notoire Stephen Hodges est préposé aux ‘tubular bells’. "If by this" constitue la plus longue plage de cet excellent opus. Dominée par les cordes de Carmichael, elle nous entraîne à nouveau dans un climat mêlé de torpeur et de mélancolie. Cet elpee s’achève par un titre de blues fort classique : "Block of wood". Un fragment inspiré du west coast contemporain, au cours duquel la complicité manifestée entre les deux principaux acteurs de l’équipe, Colin Linden et Paul Reddick, est tout à fait admirable. 

 

Rachel Unthank & The Winterset

The Bairns

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Cet album est paru en 2007, mais il n’a été distribué sur le Vieux Continent que l’année suivante. A cette époque, la formation était exclusivement féminine. Depuis, la pianiste Belinda O’Hooley a cédé le relais à Stef Conner. « The Bairns » constitue leur deuxième opus et il fait suite à « Cruel sister », sorti en 2005. Si les quatre membres de la formation se partagent les vocaux, c’est Rachel qui assure le chant principal. D’un timbre délicat, d’une grande pureté, mais grevé d’un accent du Nord-est de l’Angleterre (NDR : le quatuor est originaire de Northumbria), lorsqu’elle n’interprète pas carrément ses lyrics en dialecte local. Des textes sombres, dramatiques, émouvants, qui traitent aussi bien d’amour perdu, de violence conjugale que de mortalité infantile. Bref, pas de quoi faire la fête. La plupart des chansons s’inspirent ainsi de morceaux traditionnels, même si on y retrouve des compos personnelles et une cover bouleversante du « Sea song » de Robert Wyatt. Si basiquement Rachel Unthank & The Winterset puise dans l’héritage du folk typiquement britannique et en particulier chez Fairport Convention, leurs morceaux sont tantôt teintés de jazz, de blues, de cabaret, de classique, de pop voire de musique contemporaine, quand ils n’adoptent pas un profil de berceuse d’enfants. On a même droit à de réguliers exercices de style a cappella. Les harmonies vocales sont d’ailleurs absolument époustouflantes, même si elles peuvent parfois se révéler glaciales. Si le(s) violoncelle(s), le piano et le(s) violon(s) se partagent l’essentiel de l’instrumentation, l’une ou l’autre compo implique de l’ukulélé, un zeste de guitare et une double basse. Le tout enrichi d’arrangements irréprochables et circonstanciellement enrobé d’orchestrations majestueuses. Un seul reproche : le climat qui baigne tout au long des quinze plages de cet elpee : morose, mélancolique, presque sordide. Il y a bien un soupçon de valse (« Blue bleezing blind drunk »), de jigue (« Blue Gaen’ Oot O’ The Fashion ») et d’allégresse (« My Donald »), des tentatives de changement de rythme (NDR : le mid tempo est parfois toléré), mais les longues mélopées finissent par vous flanquer le bourdon. Dommage, car c’est un disque absolument irréprochable…

 

US Christmas

Eat The Low Dogs

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Régulièrement, le label spécialisé en stoner et psyché Southern Records nous révèle des plaques des plus jouissives. Celle de US Christmas est de loin une des meilleures surprises émanant de cette tribu dénicheuse de talents. Enorme ! Ecrasant ! Epileptique ! « Eat The Low Dogs » évoque les meilleurs moments d’Hawkwind ou de Neurosis. Noyées sous un déluge d’effets psychédéliques, les neuf plages, peu propices à une après-midi au bord de la mer, secouent sérieusement le cocotier. Aux titres plus metal, se mêlent des ambiances désertiques, des titres mid tempo, des accélérations et des montées en puissance. On retrouve même un petit côté Neil Young sur les torturés « Say Sister » et « Black Lung ». Episodiquement, se profilent des atmosphères fortement imprégnées de folk américain et des ‘spoken words’ qui renforcent encore l’aspect obscur de ce skeud composé sous acide. Un reproche ? Certains titres souffrent d’un certain hermétisme ou traînent en longueur. Mais les deux premières pistes de cette œuvre particulièrement expérimentale valent à elles seules le détour. Encore une formation qui mériterait de figurer à l’affiche de la nouvelle édition du fabuleux Roadburn Festival de Tilburg, sold out en moins de deux heures. Faut dire qu’en y programmant à la fois Saint Vitus, Cathedral et Angelwitch, on ne pouvait que se bousculer au portillon… US Christmas est un combo dont on reparlera, c’est une évidence.

 

New Buried Inside out !

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Le combo hardcore de Toronto, Buried Inside, publiera son nouvel opus sur Relapse le 9 mars prochain. Kurt Ballou (Genghis Tron) à la production et Matt Bayles (Mastodon et Minus the Bear) au mixage ont soutenu les natifs d’Ottawa lors de l’enregistrement. Attendu depuis 4 ans, « Spoils of Failure » risque de surprendre les fans du groupe… Et pas seulement à cause du tracklisting ! D’ailleurs, si vous souhaitez en avoir le cœur net, il vous suffit d’aller sur le net, le combo canadien ayant mis gratuitement l’entièreté de cet opus en streaming.

Tracklisting

1. I 
2. II 
3. III 
4. IV 

5. V 
6. VI 
7. VII 
8. VIII 

Pour plus d’infos : http://www.buriedinside.com et http://www.myspace.com/buriedinside

 

Ciao, Tiga !

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« Ciao ! » est le titre du second LP de Tiga. Celui-ci devrait atterrir dans les bacs le 20 avril. On n’en connaît pas encore la tracklist mais il contiendra bien évidemment le dernier single en date, « Mind Dimension ».

Charlie Winston, nouveau buzz folk

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Découvert par Peter Gabriel, Charlie Winston sera sans doute la coqueluche folk de 2009. Son premier opus, « Hobo », paraîtra le 16 février prochain et jouit d’ores et déjà de critiques dithyrambiques.

Le premier single, « Like A Hobo » est en écoute sur http://www.thisisbang.com.   

Le couronnement de Nina Persson

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Nina Persson et son Nathan Larson de mari publient enfin le second opus de A Camp. « Colonia » paraîtra le 9 mars. Précédé du single « Stronger Than Jesus », ce nouveau recueil regorge d’invités de marque. James Iha (ex-Smashing Pumpkins), Joan As Policewoman ou encore Kevin March (Guided By Voices) font partie de l’aventure.

Tracklist :

1."The Crowning" - 3:45
2."Stronger than Jesus" -
3:05
3."Bear on the Beach" -
4:11
4."Love Has Left the Room" -
3:39
5."Golden Teeth and Silver Medals" -
4:41
6."Here Are Many Wild Animals" -
3:53
7."
Chinatown" - 4:33
8."My
America" - 3:12
9."Eau De Colonia" - 0:29
10."I Signed the Line" -
2:57
11."To Be Human" -
2:35
12."The Weed Got Here First" -
6:39

Pete Doherty tout seul

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Le premier album solo de Pete Doherty, « Grace/Wastelands », paraîtra le 16 mars. Produit par Stephen Street, il jouit de la collaboration non moins prestigieuse de Graham Coxon à la guitare. « Last Of The English Roses », le premier single est en écoute à l’adresse suivante :

http://www.frenchdogblues.com

Dan Auerbach reporté

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La sortie de « Keep It Hid », le premier album solo de Dan Auerbach, moitié des Black Keys, est reportée. La plaque, qui devait se trouver dans les bacs le 9 février sera finalement publiée le 23 du même mois. Encore un peu de patience.

Deerhunter is back

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Que les fans de Deerhunter se rassurent. Le concert que la formation devait donner à guichets fermés le 16 février avait été annulé. Il est aujourd’hui simplement reporté au 28 mai prochain, à la Rotonde du Botanique. Des places sont remises en vente.

The President Of The United States Of America chante… Obama !

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The President Of The United States Of America ont enregistré un nouveau titre intitulé « Movin’ In », en hommage à l’investiture du nouveau président des Etats-Unis. Le morceau est téléchargeable gratuitement sur le site officiel de la formation.

http://www.presidentsrock.com/

Bertrand Burgalat

Quelque part entre timidité et glamour…

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Les apparitions de Bertrand Burgalat sur la scène belge ne sont pas fréquentes. Alors, quand le Botanique le programme, flanqué de la charmante April March, c’est le sourire aux lèvres que nous sollicitons notre accréditation presse. La date du 31 janvier est bloquée, et aucune autre manifestation culturelle ne pourrait effacer son nom de notre calendrier. Le dandy vient présenter son dernier album « Chéri BB ». C’est dans notre bonne vieille capitale qu’il clôture la tournée, entamée le 9 janvier en France. On ne peut pas dire que la foule se bouscule au portillon… C’est même à la vitesse d’un escargot que le public pénètre au sein de l’Orangerie. Curieux quand même qu’il soit si peu connu du grand public, et pourtant si présent sur les scènes européennes. Cependant, qu’il produise un artiste ou chante en personne, une soirée Tricatel/Burgalat est toujours un gage de qualité. Je ne m’étendrai cependant pas sur Les Shades. Egalement signés sur ce label, à mes yeux, ils dérogent à la règle du bon goût. Mais trêve d’égarement, revenons aux artistes qui nous intéressent.

20h20. Henning Hesse, Olivier Cussac, Julien Barbagallo, Benjamin Libert et le dandy toujours tiré à quatre épingles, j’ai nommé Mr Burgalat, montent sur les planches. Barbu et la mèche bien collée, Bertrand est sapé comme un prince. L’accueil que lui accorde le public est néanmoins réservé. La salle n’est pas encore comble lorsque les premiers accords de  « Waiting For Rain » déposent à nos pieds l’univers féerique et chatoyant du Français. L’artiste n’a pas l’air à l’aise, et semble même un peu perdu. Le décor est sobre. Juste un rideau rouge en toile de fond. Les différents musiciens sont installés de manière rendre leur visibilité optimale. Burgalat s’est planté un peu plus en avant, aux claviers. Il empoigne de temps à autre le micro et se retourne vers ses musiciens pour communiquer du regard. Le set se déroule calmement, de « Aux Cyclade » à « Je Suis Seul dans ma Chanson ». Les accords sont parfaits. Pas de lacune. Sauf que Burgalat éprouve des difficultés à placer sa voix. Très souvent de travers dans les accords, il frise parfois le mimétisme de Katerine, à la limite du faux. Ce timbre particulier n’entache en rien les très bonnes compositions qui s’enchaînent. Il prend cependant progressivement ses marques et redresse la barque au fur et à mesure des compos. Peu loquace, Bertrand Burgalat ne formule qu’un ‘merci’, du bout des lèvres, entre chaque chanson. Peut-être est-ce la timidité qui le pousse à rester discret ou l’envie de ne pas perdre de temps pour aligner le plus de morceaux possible au cours du set. A ce sujet, on ne va pas être déçus. Balancé funky à donf, « This Summer Night » vient allumer l’assistance. Ce bon coup de boost apporte un peu d’énergie après un début de parcours un peu léger. Parfumé d’accords de clavecin, « Spring Isn’t Fair » parvient ensuite à nous plonger dans un univers baroque assez sympa. Le show prend une autre dimension. Une autre direction aussi. Et c’est la tête la première que nous le suivons, sans hésitation. Excellent morceau, « Demolition Derby » vient confirmer cette impression. Lors des excellentes interventions à la basse ainsi que lorsque les chants planants murmurés entraînent la guitare dans une frénésie rythmique, on a du mal à résister. Le déhanchement nous atteint naturellement. La tête balance sur le rythme. Le pied aussi. Un petit incident technique laisse sans voix le Korg MS-10 de Henning Hesse. Burgalat semble un peu médusé sur l’intro de « The Angels Combine ». April March fait enfin son apparition. Elle prête son concours à « Le Cœur Hypothéqué ». Vêtue d’un jeans, d’un chemisier aux épaules dénudées, une étoile de mer à paillettes plantée dans les cheveux, elle apporte beaucoup de grâce aux compos. L’inévitable « Garçon Glaçon » enchante le public qui l’accueille sous des applaudissements soutenus. La belle restera sur scène jusqu’au final « There’s Always Madness », morceau embrassant un air résolument jerk.

Il est 21 h 40. Quelques personnes quittent la salle. Pourtant Burgalat et March reviennent assez rapidement pour accorder leur rappel et entament en duo, « Kneesocks ». Ce premier retour sur le podium épingle 3 morceaux, dont l’excellent « Chick Habits », une chanson ayant servi de B.O. au dernier long métrage de Tarantino. Contagieuse cette chanson ; car plusieurs heures après avoir été entendue, elle trotte encore dans la tête.

Lors du deuxième ‘encore’, la version de « Ma Rencontre » emprunte un profil plus rock que celle proposée initialement. Burgalat se décide enfin à dialoguer quelque peu en compagnie de son public. Il balance quelques mots pour exprimer sa joie d’être ici ce soir. Il présente ses musiciens. La soirée se termine par une adaptation très brève, mais douce du morceau « Le Pays Imaginaire ». Dans un style qu’il avait adopté, deux heures plus tôt, en début de concert…  

Une agréable soirée au cours de laquelle on devra soulever la qualité du son et des compositions. Retour au froid polaire dans la rue pour retrouver la voiture, tout en sifflotant « Habit Chicks » … Coriace cet air !

Tracklist:

Waiting For Rain
Aux Cyclades

Anonyme Amour
Nous Etions Heureux
Voyage Sans Retour
Noël Sur Ordonnance
Je suis seul dans ma chanson
This Summer Night
Spring Isn’t Fair
J’ai Quelquechose à Dire
Demolition Derby
The Angels Combine
Another World Gone by Caribou

Le Coeur Hypothéqué
Le Code Rural
Garçon Glaçon
Sugar
Sometimes When I Stretch
There’s Always Madness
Kneesocks
Super Bagneres

Chick Habit
Ma Rencontre
Le Pays Imaginaire

(Organisation Botanique)