New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Les Nuits Botanique 2007 : vendredi 11 mai 2007. La Nuit Belge.

Une ‘nuit belge’ ? Voilà un concept qui a déjà fait ses preuves l’année dernière, et qui encore une fois se solde par un succès public des plus revigorants, tous styles confondus. Evidemment les groupes à l’affiche n’ont déjà plus grand chose à prouver, et l’on ne retrouve pas à l’affiche K-Branding, I Love Sarah, Opak ou Lugubrum, mais plutôt The Tellers et Sioen –ce qui n’est pas pareil. Démarrage pied au plancher avec Les Anges, autrement dit Hulk + la claviériste déjantée de feu Fifty Foot Combo, ce groupe gantois qui a cessé d’exister après douze années de folles empoignades surf’n’roll. « The Worst is yet to come », titre l’une de leurs douze chansons, et heureusement pour eux nos rockeurs jouent avant les poussifs Mud Flow : la messe est déjà dite, merci pour le raccourci. En 40 minutes les Louviérois et leur nouvelle copine (à la langue bien pendue) auront montré de quel bois ils se chauffent : ça brûle à nos oreilles, ça bout dans le calbutte… Tel un bison en rut leur rock ne laisse aucun répit mais beaucoup de traces : dans le cerveau, sur le teint du miroir (« 50 euros »), à cet endroit du slip où les fesses se raidissent sous les assauts du riff. Ssssss… Nos tympans sifflent, oui, face aux déflagrations boogie de « Be a man » et de « You wanna have it all » : t’en veux ? Tu vas en avoir pour ton compte, à toute berzingue et sans temps morts intempestifs. Les Anges prêchent le rock’n’roll 50’s-70’s comme personne en Belgique : vivement le paradis qu’on se délite sans honte !

 

Après, bon… Il y avait Sharko. Qu’on attendait certes au tournant (son dernier album taillé pour le succès FM) mais sans grand intérêt : le type est bon sur scène, ses morceaux tout autant,… Reste la surprise, chez lui pas trop de mise. Il n’empêche que ce soir, dans un chapiteau bourré à craquer, Sharko a livré un de ses meilleurs concerts : virevoltant, pro mais pas trop, tubesque et diablement festif. Tout « Molecule » (ou presque) y passera, sans oublier les vieux hits (« Tonite », « Spotlite », « I Went Down », « Excellent (I’m special) ») qui pour le coup sonnent comme de vrais hymnes ‘un peu’ belges. C’est que David Bartholomée a retenu les leçons de ses anciens échecs publics : à force de faire le clown personne n’achetait ses disques, et c’était bien dommage. Fini le temps de l’entertainment tarte (parce que trop prévisible) : place aux refrains assimilables en cinq secondes, à répéter en chœur pour conjurer la mauvais sort. « Motels », « Trip », « Sugarboy », « Rock 1 » : l’heure est aux hymnes racés, façon U2 (l’âge d’or)/Police. L’avenir nous dira si Sharko et ses valeureux compagnons (Teuk Henri à la guitare, Julien Paschal à la batterie) veulent devenir le nouveau Placebo, mais une chose est sûre : avec un inédit dont le refrain martèle les mots ‘Godspeed’, ‘You !’, ‘Black’, ‘Emperor’, on l’entrevoit cette fois sans drache nationale.

Les Nuits Botanique 2007 : mercredi 9 mai. La Nuit Boring

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Soirée en demi-teinte proposée ce jeudi 9 mai à l’Orangerie. Heureusement, la configuration assise de cette dernière nous aura permis de tester le confort des sièges. Des sièges presque aussi intéressants que la série de concerts accordés par Superflu, Seb Martel, The Kissaway Trail et Peter Von Poehl.

 On pourrait se forger une réputation de mauvaise langue et se contenter de dire que Superflu, c’est un peu comme Dionysos si ces derniers avaient été chiants. Mais finalement, sur la longueur, ils nous ont certainement offert le set le plus enthousiasmant et le plus charmant de la soirée. Après un départ plutôt quelconque et au fur et à mesure du set, les Français ont trouvé leurs marques pour véritablement se révéler sur le très bon « 25 ans ». Dans l’ensemble, Superflu constitue donc une formation qui gagne à être revue sur scène ; mais dans d’autres conditions.

 20 minutes plus tard, Seb Martel prend la place de Superflu. Et, à vrai dire, hormis l’ultime petite ritournelle en espagnol, seule à sortir du lot, le reste du set était carrément ‘borderline’, comme dirait l’autre. En d’autres termes, limite médiocre. Suivant…

 Que le dealer du rédacteur qui a titré sa chronique de The Kissaway Trail « Les Arcade Fire du Danemark » se fasse connaître. Je veux la même chose. Et en 10 exemplaires, siouplé ! The Kissaway Trail a beau être composé d’excellents musiciens, et le bassiste avoir un petit air de Win Butler, la formation danoise est loin d’égaler le brio des Canadiens. Sur scène, comme sur disque, The Kissaway Trail a du mal à convaincre, malgré quelques bons morceaux, ici et là…

 Enfin, place à la tête d’affiche de la soirée, Peter Von Poehl. Fort d’un excellent album (« Going To Where The Tea Trees Are ») et d’une tournée opérée en compagnie des Français de Air, le géant suédois ne s’est pas vraiment distingué. En cause, un set assez plat, entrecoupé d’interventions assez gauche du jeune homme (cette affreusement mauvaise anecdote !) Ce dernier ira même jusqu’à se lancer dans une atroce reprise de « Heartbreak Hotel », durant laquelle une petite partie du public fuira à toutes jambes. Von Poehl sauvera les meubles sur la fin de sa prestation, en enchaînant « A Broken Skeleton Key », « Going To Where The Tea Trees Are » et « Lost In Space ». Occasion rêvée de s’éclipser avant que le rappel ne vienne boucler cette soirée bien morne. On ne peut pas gagner à tous les coups...  

 
Superflu + Seb Martel + The Kissaway Trail + Peter Von Poehl 

 

 

Maria Taylor

Lynn Teeter Flower 

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Il ya 2 ans paraissait « 11:11 », second essai délicieusement envoûtant de Maria Taylor. Aujourd’hui l’ombre d’Azure Ray a cessé de poursuivre la belle, et ce n’est pas forcément une bonne chose. Hésitant entre pop radiophonique (« Replay », « A Good Start ») et folk douce-amère (« Clean Getaway », « The Ballad Of Sean Foley » en compagnie de l’inévitable Conor Oberst), Maria s’éloigne à grand pas de ses premières influences pour devenir petit à petit un clone de Sarah McLachlan. Et dieu sait que l’on n’en a pas vraiment besoin. « Lynn Teeter Flower » vacille malheureusement de l’agréable à l’insipide en un espace de temps affolant. Du beau gâchis. On ne peut donc que recommander à Maria Taylor de retrouver sa bonne amie Orenda Fink et de gentiment arracher Azure Ray de sa trop longue retraite…



Gym Class Heroes

Gym Class Heroes

Écrit par

A première vue, constater que les critiques américains catégorisent Gym Class Heroes dans l’emo-pop est assez étrange, leur musique se rapprochant beaucoup plus de Fort Minor que de leurs potes de chez Panic! At The Disco. Hormis le fait de partager le même label, le seul point commun entre ces derniers et Gym Class Heroes est une tendance à s’adresser principalement aux adolescentes américaines dont la culture musicale se limite à ce qui est diffusées sur VH1 et autres MTV. « As Cruel and As Boring As School Children » aurait été un titre plus correct pour cette plaque insignifiante, comme en témoignent les ultra-chiants « Clothes Off !! », « Scandalous Scholastics » ou « 7 Weeks ». Seul le single « New Friend Request » ressort du lot, sans vraiment faire de vagues. A offrir à votre petite sœur. Seulement si vous voulez vraiment être cruels.

 



The National

Boxer

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Un ange passe. Quelques minutes se sont écoulées mais le temps s’est figé sur cette voix. A ses côtés, piano et violons, même impeccablement arrangés, ne sont que prétextes. Prétextes pour s’accrocher désespérément à la profondeur indélébile de ce timbre grave et doux. Prétexte pour faire tourner l’album en boucle, sans paraître, juste pendue aux lèvres de Matt Berninger. Le conteur a séduit, et fait sombrer délicieusement dans les méandres de ses narrations, bercées entre l’ombre et la lumière. Une voix qui n’a désormais plus rien à envier à Stuart Staples (Tindersticks), pour un album qui affine les surprises du passé. « Sad songs for dirty lovers » (2003) avait ému par sa pop parfaitement en équilibre entre acoustique ténébreuse et efficacité électrique ; « Alligator » (2005) avait conquis par ses vocalises sereines, acheminées en déluges sonores. « Boxer » s’élève toujours plus haut, à travers la finesse de l’instrumentation (violon, violoncelle, piano, harpe, trompette, orgue) et les participations complices de Padma Newsome, Doveman et Sufjan Stevens. Profondément sincère, il précipite d’imparables émotions sans jamais se départir de cette déconcertante sérénité. Emmené par cette impressionnante batterie où puissance et finesse se donnent la réplique sans jamais cesser de surprendre, le rythme flirte à la dérobée avec l’abysse. « Boxer » tangue entre résignation romantique et volonté débridée ; et c’est au cœur de ce va-et-vient que The National confirme sa force et sa délicatesse. Sur « Ada » et « Fake empire » guettent l’imparable crescendo et tombent les dernières résistantes. Où est la faille ? Pensée avortée, car, déjà, la vague a délicieusement submergé. Lorsque la marée baisse, les corps nus et frissonnants sont à découvert. Subitement tellement légers, les armes éparpillées dans l'écume. Seul un rire nerveux distrait un visage placide où la peur a littéralement fondu devant l’inébranlable moment présent. Car « Boxer » est purement et simplement une tempête de présent.

 



Henri Salvador

Révérence

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Après « Chambre avec vue », énorme succès concocté en compagnie de Keren Ann et Benjamin Biolay, l’attachant Henri Salvador revient avec ce « Révérence » tout aussi décontracté. Un opus enregistré entre le Brésil, les USA et la France. Bardé d’invités de marque (le percussionniste de Miles Davis, Mino Cinelu, au mixage, Gilberto Gil et Caetano Veloso pour des duos), l’atmosphère indolente de « Révérence » oscille en ballades jazzyfiantes et ambiances sud-américaines. Si l’instrumentation fait la part belle à l’acoustique, la production a mis les petits plats dans les grands : un grand-orchestre accompagne la petite formation jazz (guitare, piano, contrebasse, batterie) qui constitue l’ossature des chansons. Excepté l’énergique « L’amour se trouve au coin de la rue », couverts d’accents jazz chicagolais, le tempo général est très lent et renforce l’atmosphère mélancolique du disque dont l’apogée est atteinte sur le beau « Tu sais je vais t’aimer ». Moins crucial que son illustre prédécesseur, « Révérence » manque peut-être de chansons marquantes pour susciter une adhésion sans faille ; mais parvient malgré tout à faire passer un agréable moment en compagnie d’un artiste qui mérite le plus grand respect.

 



Seventeen Evergreen

Life Embarrasses me on Planet Earth

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« Life Embarrases me On Planet Earth » : tout un programme. De l’ouverture à la fin des 9 pistes (seulement), la surprise rejoint la douceur. Les rythmes entraînants ouvrent le chemin aux morceaux beaucoup plus tendres. Seventeen Evergreen semble se balader sur une terre où même si la vie les excède, ils en font fi d’un revers positif et encourageant. Le super entraînant « Music Is The Wine », tube potentiel, ouvre les festivités. Le groupe a pourtant préféré le -moins bien négociable- « Haven’s Been Yourself » comme morceau promo. Il s’agit là d’un étonnant choix stratégique ; mais finalement parfaitement en accord avec l’esprit de l’album. Le rythme baladeur, le duo de Sacramento s’accorde de temps en temps une halte –peut-être trop souvent– sur de grandes étendues où l’invitation à se coucher, respirer et écouter le monde qui bouge y est irrésistible. La couche primaire electro ne vient pas perturber la fabrication méthodique de ce premier opus signé chez Lucky Number (Keith, Sébastien Tellier). Les instruments ont la patience et la sagesse de s’accorder sans faille aux boîtes digitales ; même si l’album pèche un peu par excès de douceur et que les morceaux les plus soutenus (« Music Is The Wine », « Sufferbus ») ont beaucoup plus de charisme. Il n’en reste pas moins que cet album est une bonne petite galette, prête à être découpée et distribuée un soir entre amis. Le dessert idéal pour la saison, couché dans l’herbe, un brin d’épi de blé en bouche, tout en scrutant le ciel, à l’affût d’une hypothétique apparition d’étoiles filantes voire même d’ovnis.

 



Eric Gales

The psychedelic underground

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Le cadet de la famille Gales poursuit son aventure musicale… Cependant, ses frères Eugene et le regretté Jimmy King doivent lui manquer ; car, à l’instar de la pochette, il se multiplie par trois tout au long de cet opus. Le chanteur/gratteur de Memphis est toujours aussi hanté par le fantôme du légendaire Jimi Hendrix. Il imagine même ce que son maître des sixties aurait pu concocter, s’il était encore de ce monde. Se réclamant héritier naturel de Johnny Allen, il nous entraîne donc dans une aventure posthume en se projetant dans un autre siècle. Eric est lui aussi gaucher et, ne le nions pas, surdoué. Non seulement ce musicien est brillant, mais il possède une bonne voix… nous rappelant, comme par hasard, ce bon Jimi. Les amateurs de blues chercheront longtemps avant de trouver quelque trace de leurs bons accords. Lors de son expérience psychédélique, Eric a tout naturellement opté pour la formule d'un trio. Il ne tolère que sa section rythmique composée du drummer Thomas Pridgen et du bassiste Steve Evans ; c'est-à-dire les mêmes collaborateurs qui avaient participé à la confection de son elpee précédent, "Crystal vision". Cette nouvelle œuvre jouit incontestablement d’une homogénéité et d’un son qui relèvent de l’univers rock.

La ligne mélodique de "Day of reckoning" accroche instantanément. Les musiciens manifestent une cohésion impressionnante. Soutenu par l'orgue de Mark Robertson, le riff de guitare est constamment aventureux, propice à ce voyage lysergique. La structure d’"Ive got something on you" me rappelle celle des chansons pop de la fin des sixties, des chansons allumées, typiquement britanniques, que l'on qualifiait de ‘nuggets’. Des compos évoquant parfois les premiers 45 tours du Pink Floyd de Syd Barett! Malgré son titre, "Dark corners of my mind" (‘Les coins sombres de mon esprit’) campe un blues presque classique, une plage reflétant la sensibilité naturelle de l'artiste. Si la ligne mélodique s’avère ici infaillible, la sonorité épouse une forme plus contemporaine. Le titre maître ressuscite à nouveau la légende de Hendrix. Tout au long de ce cocktail de psychédélisme et de southern rock (les guitares !), Pridgen se distingue par la richesse de son drumming. Très blues rock dans la démarche, "Circling the drain " est caractérisé par un style très aérien, dense et même complexe, entretenu par les acteurs du rythme. Mais sans doute aussi une conséquence directe de la mise en forme opérée par le producteur Mike Varney! Le montage sonore réalisé tout au long de "Honey in the comb" ne maque pas d’intérêt ; mais plutôt curieux, encombré d'artifices divers, il résulte davantage d’un travail savant sur le son. Paradoxalement, au beau milieu ce délire sonore, "Someday" se pose en blues rythmé, traditionnel dans la démarche. Ce bon album de rock s’achève comme il avait débuté : de bonnes chansons sont interprétées par de bons musiciens, sous l’œil et le sourire généreux du spectre de Jimi Hendrix planant au-dessus des nuages… Encore que, la dernière plage est découpée dans un blues ordinaire, sans artifice. Ressemblant sensiblement à "Need your love so bad", "Somebody else's problem" révèle le talent de Gales à la gratte. Econome de ses notes, son feeling est bien contenu…

 

                                                                                             

Various Artists

Our Latin Thing 3

Écrit par

Cette série s’attache à résumer la réédition de l’énorme catalogue du légendaire label Fania. Ce troisième volume permet à l’auditeur de goûter les improvisations du Fania All-Stars en concert ou encore de l’inévitable Joe Bataan sélectionné par Gilles Peterson pour sa ‘Dj-series’ personnelle. Côté boogaloo, on pointera deux titres ‘groovy’ d’Eddie Palmieri et de Ray Barretto ou encore l’énergie rock’n’roll de l’excellente La Lupe. Dans un registre plus funk, le producteur de hip hop Dj Format dépoussière le dansant « Kool It » de Jimmy Sabater tandis que le « You need help » de Monguito Santamaria rappelle le très bon album « Black Out »  réédité l’an passé. Plus pépères, trois plages salsa des années 70 de Willie Colon, Hector Lavoe et de Bobby Cruz & Ricardo Ray clôturent la sélection ; mais on leur préférera l’énergie sans matière grasse des années soixante.

 



Delta Highway

Westbound blues

Écrit par

Delta Highway est né en 2003. En Caroline du Nord. Lorsque Brandon Santini et Justin Sulek décident de mettre en commun leurs aspirations musicales. Ils décident cependant de mettre le cap sur Memphis, afin de s'imprégner du blues du Mississippi. Brandon est chanteur et harmoniciste. Il était surtout marqué par les délires instrumentaux de John Popper (du Blues Traveler) mais s'inspirait de plus en plus de Little Walter, Paul Butterfield et Kim Wilson. Justin est le guitariste. Ses goûts sont assez éclectiques. Ainsi, il a écouté aussi bien Lightnin' Hopkins, Buddy Guy que Stevie Ray Vaughan. Le duo recrute alors une section rythmique. Elle est alors composée du bassiste Tom Louis (ex-Jason Ricci Band) et du batteur Keven Eddy (ex-Mojo Buford Band). Le Delta Highway se met à écumer les clubs de la fameuse Beale Street, l'artère musicale de Memphis. La formation se produit surtout au Blues Hall et au Rum Boogie Cafe. En 2006, elle décroche la ‘Memphis Blues Society Battle of the Bands’.

Ce premier album a été concocté au sein des célèbres studios ‘Sun’ de Memphis ; un demi-siècle après Elvis Presley. La pochette est originale. Nous sommes sur l'Interstate 40, entre le Delta et Memphis, encore distante de 68 miles. Le Delta Highway prend la route et s'engage sur un rythme que n'aurait pas renié Howlin' Wolf (il a également enregistré dans ces mêmes locaux). Justin griffe le décor sonore de sa slide. Il en extirpe des phrases musicales brillantes. Il laisse également frétiller ses cordes ; mais toujours en prenant le soin de les maîtriser. Brandon est un chanteur digne d’intérêt, mais aussi un excellent harmoniciste. Une toute bonne entrée en matière. "I love you (but I really love the blues)" adopte un tempo similaire, quoique un zeste plus funky. L’inspiration s'enfonce dans les marais proches de la Louisiane. Brandon trahit son admiration pour John Poper. Cette fascination est évidente. Il sort des chantiers battus du blues pour aller à l’aventure sur des vagues de notes multiples, quoique toujours contenues. Un excellent exercice de style ! "Early in the morning" constitue l’inévitable slow blues traditionnel. Delta Highway manifeste beaucoup de respect vis-à-vis du blues traditionnel tout au long de son interprétation. Le son de la guitare est assez primaire, pourave et le résultat est éloquent. L'évasion de Justin sur la slide s’opère sur le fil du rasoir ; mais l’équilibre de ce blues à ras de terre est maintenu. "Miss Annalise" adopte parfaitement le style galopant du Mississippi. Les deux solistes s'en donnent à cœur joie. Manifestement ils apprécient jouer ensemble. "My sugar calls me honey" nous entraîne sur des terrains plus swinguants. Santini est passé sur l'instrument chromatique ; mais prend soin de préserver toute sa vigueur dans l’approche de son jeu. Delta Highway reprend le "Jumper on the line"/"Snake drive" de RL Burnside. Un boogie blues contagieux, dispensé sans la moindre fioriture, respectueux de l'écriture originale. La slide se révèle gouailleuse, gourmande, exacerbée. Excellent, "My worried mind" trempe à nouveau dans le bayou blues rock. Santini et Sulek en profitent pour étaler tout leur talent. "Cold as ice " épouse un schéma plus classique, Chicago blues très exactement. Dernier slow blues, "All the water in the ocean" est dépouillé à l'extrême. Ce qui n’empêche pas les cordes de se libérer. Cet opus de très bonne facture s’achève par "On the highway", un retour sur la route imprimé sur un rythme soutenu, et caractérisé par de nouvelles et brillantes interventions des solistes…


                                                                                             

 

Various Artists

¡Ya Basta !

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Fondé en 1996 par le musicien Philippe Cohen Solal, le label « ¡Ya Basta ! » célèbre ses dix ans d’existence par cette discrète compilation de remixes et inédits majoritairement anecdotiques. Pour rappel, ¡Ya Basta ! recèle dans son catalogue des artistes de gros calibre comme Gotan Project et David Walters. Cette écurie cherche avant tout à explorer les différentes facettes de la musique, telle qu’elle se pratique dans la partie sud du continent américain : house, électro de salon, électro-dub, tango. Un menu musical proposé par les artistes-maison. Dominant cette compilation, l’atmosphère ‘lounge’ plonge l’auditeur dans la plus grande indifférence et déclenche des bâillements intempestifs. Ce disque passera cependant, sans peine, le test de musique de fond pour dimanche sans histoire. A moins que vous ne souffriez de petites pierres aux reins susceptibles de vous arracher des grimaces de douleur. Comme dirait le ‘subcommandante’ Marcos, ça suffit maintenant !

 

 



Young James Long

You ain't know the man

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Découpé en cinq titres, ce disque est le résultat de la rencontre entre trois personnages : tout d’abord les Texans Taylor Young et Kirkland James, respectivement drummer et guitariste, ainsi que l'énigmatique TW Long, originaire lui de la cité du métal, Detroit. C'est dans cette ville inhumaine qu'il a fait ses premiers pas. Fin des années 80. En perpétuant l'héritage de gloires locales comme le MC 5 ou encore Iggy Pop & The Stooges. PW a milité chez Mule, un trio responsable d’une fusion entre rock, country, blues et métal. En 96, Long change d'air et fonde un duo : Reelfoot, en compagnie du batteur Mac McNeilly (ex-Jesus Lizard). Le chanteur énigmatique disparaît une fois de plus de la circulation pour embrasser une carrière de chroniqueur. Une situation qui le conduira au cœur du Texas, à Dallas – Fort Worth. Là, le goût de la musique lui revient. Une petite tournée accomplie en Angleterre éveille l'intérêt du label Southern. Taylor Young est déjà préposé aux percus lorsqu’il concocte l'album "God bless the drunkard's dog", un disque qui ne paraît qu’en édition limitée. Et sous la forme d’un vinyle. Sur le sous-label Black Diamond.

« You ain't know the man » constitue le résultat de la rencontre entre ces trois musiciens qui ont choisi en toute modestie le patronyme Young James Long. Une rencontre assez brève, puisqu’elle n’a accouché que d’un enregistrement de 7 bonnes minutes. Mais une rencontre d’une densité exceptionnelle. Les éclats métalliques sont délivrés sous leur forme la plus brute. Encore une fois, il ne s’agit pas d’un opus, mais d’un exercice de style destiné à nous plonger dans un autre monde. Une invitation à un voyage sans retour ; car nos oreilles ne peuvent rester intactes après avoir vécu une telle expérience sonore. D’ailleurs, nos organes de commande ne répondent plus suite à une telle épreuve. Et nous en perdons tous nos points de repère. Si la base de lancement est située à Dallas, le projectile fonce tête baissée plein sud-est ; vers le Delta du Mississippi. Les références musicales puisent dans le blues profond, brut, primaire, rudimentaire ; mais ces mécaniciens du son ont emporté leurs machines. Ils récupèrent les métaux lourds, les tordent, les déchiquètent à la disqueuse, les broient, provoquant des gerbes d’étincelles incandescentes ! Ces cinq brûlots inextinguibles laissent transparaître, à travers ce kaléidoscope d’image déchirées, des artisans métallo de Detroit ; mais également les fantômes des vieux bluesmen partis trop tôt de ce monde malsain ainsi que les inévitables MC5 et Stooges… faisant passer les parties déjantées organisées dans les studios Fat Possum ou le pays des collines du Nord du Mississippi ainsi que les délires du Blues Explosion de Jon Spencer, comme des exercices délicats, sis à des années-lumière de cet univers inaudible. Une expérience à goûter quel que soit l’âge, à condition d’avoir été vacciné. A partir de cet instant, vous pourrez accéder au cœur de cette orgie sonore où seules les guitares lacérées, les percussions martelées et le chant sauvage on droit de cité. Soutenue par des chœurs incantatoires, cette voix devient même caverneuse tout au long de "Oseadelia" et de "Badcox", alors que véritable rouleau compresseur, "Her Jammies" écrase tout sur son passage… Wow !

                                                                                             

 

Ghost

Radical Face

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Comme écrit dans tout grimoire qui se respecte, notre chambre d’enfant était remplie de monstres en tous genres. Pernicieusement cachés dans la pièce, ils profitaient de l’obscurité complète pour sortir hanter nos nuits. Agrippant de leurs mains spectrales nos chairs sensibilisées par l’innocence, ils écourtaient nos nuits et trempaient nos draps de sueur.

Le label MORR music (encore eux) a redessiné cette pièce stratégique de nos émotions enfantines, laissant le champ libre à Ghost pour s’y cacher pendant notre absence et y scruter le moment opportun, afin de surgir au-dessus de nos têtes. Pas des monstres affreux, sanguinolents et idiots (faut pas être très malin pour accepter ces conditions de travail). Mais des génies malins, phosphorescents dans la nuit, qui surgissent une fois que le carillon, tel un métronome, a fini d’égrener les douze coups de minuit. De leurs bras protecteurs, ils nous enveloppent au cœur d’un bien-être réconfortant, laissant apparaître les émotions qu’ils souhaitent nous communiquer. « Radical face » recèle ce parfum de souvenir, cette sensibilité qui laisse une trace toute la journée. Ils deviennent nos amis imaginaires, jouant habilement de la guitare et des percus, tout en glissant discrètement quelques effets electro bien ciblés. Un album folk electro très tendre, touchant directement un point sensible commun : l’émotion !

Vivement cette nuit, j’espère qu’ils reviendront…

 

Summer Hymns

Summer Hymns

Écrit par
Oubliés les bonnets. Rangées les écharpes. Pliées les moufles et les chaussettes norvégiennes. Voici venu l'été, voici venu le temps où la recherche de douceur et de fraîcheur vont devenir quêtes. Backward Masks a décidé de préparer le terrain en commettant « Summer Hymns », ode au soleil et au bien-être. Solennel comme une sonnerie d'appel au théâtre, le rideau de Misra Records (Fools Gold, Clemency, Voice Brother & Sister?) s'ouvre sur les artistes. Avides de crier à qui veut les entendre que nous ne maitrisons pas les saisons, ils composent 12 titres entraînants comme des balades à la campagne. En ces lieux où la réflexion intérieure a sa place, où la mise remise en question se pratique sans angoisse, où la prise de conscience sur notre mode de vie est indissociable. Un album intelligemment composé, diffusant avec sagesse l'envie de voir plus loin.

L'album n'est pas innovant, ni incroyable. Il est dans la lignée de ces oeuvres que l'on ressort de temps à autre en se rappelant l'effet interne qu'il procure plutôt qu'un souvenir impérissable entre les oreilles. Bien découpé, net, précis avec la sensation de liberté qui l'emballe bien, Backward Masks ouvre les festivités de l'été, ça sent déjà le barbecue et le chlore.

Bunny Rabbit

Lovers and Crypts 

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Couple sur scène et à la ville, la emcee Bunny Rabbit et la ‘beat maker’ Black Cracker bénéficient d’un buzz favorable, suite à leur adoubement officiel signifié par les tout aussi ‘hype’ CocoRosie. Black Cracker a d’ailleurs collaboré sur scène et sur disque avec les sœurs Cassidy. Pour « Lovers and Crypts », les deux musiciennes proposent un curieux mélange de paroles ‘porno chic’, de beats électro et hip hop minimalistes, cultivant un désespoir qui évoque les atmosphères claustrophobes des archi-sombres Swans voire de Lydia Lunch. On signalera quelques bons titres comme les hantés « It ain’t easy » et « Pussy Queen » ou le dansant « Saddle Up ». Le reste s’avère crispant et ennuyeux à souhait : la faute au flow monotone de Bunny Rabbit et l’absence de compositions dignes de ce nom…

 



American Blues Box

American Blues Box

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Avant de fonder American Blues Box, le chanteur/compositeur Derek Davis et le batteur James Pacheco militaient au sein de Babylon A.D. Nous sommes alors du côté de San Francisco, en 2004, et le duo ambitionne jouer du hard rock largement teinté de blues, à la manière d’Aerosmith, consentant une large part à guitare slide et à l'harmonica. Ils aiment d’ailleurs définir leur style comme une rencontre entre l'Aerosmith des débuts et le blues d'Elmore James. En véritable leader, Davis chante, compose, joue des guitares, de la slide et du piano. Kyle Bates est également préposé à la six cordes. Eric Pacheco se réserve la basse. Et invité, Charlie Knight se consacre à l'harmonica et au piano!

Un bottleneck apparemment distant ouvre le bal. Mais le volume sonore de ce "Mississippi Mud" augmente progressivement. La voix de Derek s'inscrit parfaitement dans ce décor. Tous les instruments se conjuguent à l’unisson. Même l'harmonica fantomatique baigne au cœur de cet univers malsain, fangeux. Derek chante –il est vrai– à la manière de Steven Tyler d'Aerosmith, d’un  timbre assez ‘zeppelinesque’. La slide n'attend guère longtemps pour se libérer. Les deux gratteurs s'entendent comme larrons en foire. Ils entretiennent une densité sonore impressionnante. ABB demeure davantage accroché aux blues que ses aînés d'Aerosmith et pourtant les ressemblances sont évidentes. Davis est un vocaliste idéal pour ce type de répertoire. Les deux gratteurs ne cessent de s'affronter ; mais également de se rejoindre. Révélant même un flux et un reflux de guitares acoustiques tout au long d’"Unconditionnal love". Leur reprise de "Some kind of wonderful" ne souffre d’aucune concession. Le vocal de Derek est très proche de Robert Plant. Il chante face à un mur de cordes menaçantes, contenues. L'harmonica de Charlie tente de se frayer un chemin au sein de ce puissant édifice sonore. Le reste de l'opus est de la même veine. Un hard blues rock fort bien ficelé caractérisé par une voix sauvage mais suffisamment maîtrisée ainsi qu’une combinaison de cordes électriques et acoustiques. Cette musique popularisée au début des années 70 bénéficie cependant ici d'une production résolument contemporaine (technologie oblige !) Parfois l'ABB baigne au sein d’une atmosphère plus sereine, tissant une ballade aux lignes mélodiques bien marquées. A l’instar de "Killing time", même si les guitares continuent de jouer à l’intimidation. L'apaisement ne transparaît guère que sur "When you were young". Lorsque l’exercice se résume à une simplification du blues rock, l’expression peut paraître banale, mais sous un profil électro-acoustique enrichi par l'harmonica, le résultat est beaucoup plus séduisant. Et je pense ici tout particulièrement à "Rattle my bones" et surtout au sémillant "Biscuit baking Mama", me rappelant quelque part l'Irlandais Rory Gallagher. Les musiciens aiment le blues. Et c’est à cet instant qu’ils se révèlent au sommet de leur art. Comme sur "Half the man", une plage totalement acoustique qui met en exergue piano, bottleneck et un harmonica dont l’aventure dans les aigus est proche du délire. La dernière plage a été immortalisée ‘live’. La cover d’un canon d'Elmore James : "I can't hold out". l'American Blues Box sort ses tripes sur les planches. Puissante, la slide hurle et gémit, pendant que nous nous surprenons à reprendre en chœur avec Derek, "Talk to me baby". Quelle santé!

 



Raphael

Live - Une nuit au Chatelet

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La sortie de ce ‘live’ acoustique, après celle de « Résistance à la nuit » en octobre dernier, laisse penser que le charmant Raphaël tire sur la corde du raz-de-marée « Caravane » jusqu´à l´usure. Si la démarche ne convainc pas de prime abord, il faut pourtant admettre, à l´écoute de l´œuvre, que le pouvoir de séduction et le talent du jeune homme fonctionnent une fois de plus. A l´occasion de cette « Nuit au Châtelet », l´artiste s´est attaché à réarranger de main de maître, non seulement certains de ses titres, mais aussi des morceaux composés par des Monuments de la chanson française tels que Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Barbara ou encore Gérard Manset (entre autres). Résultat : un univers intimiste, parfois sombre, par lequel on se laisse bercer sans aucune retenue. On ne peut qu´applaudir le choix judicieux des chansons et l´originalité avec laquelle l´auteur-compositeur-interprète les revisite. Raphaël continue son parcours sans fausse note…

 

 

 

Kassin + 2

Futurismo

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Chapitre final de la trilogie « +2 », cette plaque clôture un concept original qui aurait mérité plus d’attention sous nos latitudes. Moreno, Domenico et Kassin sont trois amis musiciens au c.v. blasonné (Bebel Gilberto, Arto Lindsay, Marisa Monte). Les trois albums de cette trilogie ouvrent chacun la porte aux univers et compos personnels de nos amis. C’est Moreno qui ouvrit le bal en 2001, suivi par Domenico en 2004 (voir la chronique de Domenico +2 en ces pages) et ce « Futurismo » tout neuf nous fait entrer dans l’univers de Kassin. Une œuvre copieuse dont certains titres ont été réalisés avec l’aide de Sean O’Hagan (les psychédéliques High Lamas) et John Mc Entire (Tortoise). L’essentiel a bien entendu été réalisé en compagnie de Moreno et Domenico. Album beaucoup plus mélodique et classique que le « Sincerely Hot » de Domenico, « Futurismo » semble être une ode au farniente et à la douceur de vivre…  Mais une certaine folie reste présente tout au long de ce disque qui touille allègrement dans la bossanova (« O seu Lugar », « Futurismo »), la samba décalée (« Esquecido », le génial « Agua ») la pop sixties (« Mensagem ») et les expériences psychédéliques (le fou « Ponto Final »). Pas mal de belles mélodies (dont le bien nommé « Tranquilo ») qui s’apprécieront plus si elles s’écoutent à petites doses, la voix un peu linéaire de Kassin constituant le (très relatif) point négatif du disque. Hormis cette réserve, « Futurismo » exhale une salutaire bouffée d’air frais qu’on vous conseille chaudement.

 

 

Various Artists

Crunk Hits vol.2

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Des beats électro minimalistes, des synthés euro dance. Des mc’s qui rappent à propos d’arnaques, de benz et de biatches remuant leur popotin dans les clubs, un verre de champagne à la main… Si vous cherchez des tubes à la pelle pour animer vos soirées crunk locales, cette compile risque donc de faire votre affaire. De Lil John au cubain Pitbull en passant par Bubba Sparxxx (ancien protégé de Timbaland), Snoop Dogg, Ice Cube et les Ying Yang Twins, les stars du genre et les stars tout court se bousculent donc pour balancer des titres calibrés pour les dancefloors. Une musique conçue pour la frime, aux paroles totalement débiles, mais dont l’efficacité et les flows tout terrain des mc’s sont plus amusants à écouter qu’une grosse partie du hip hop ricain ‘classique’ ; car s’il s’enfonce lui aussi dans les clichés, il ne fait plus rire depuis longtemps. Idéal pour votre soirée au club de fitness.

 

The Soul Searchers

Blow your Whistle

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Bongo à go-go. Les passionnés du label Vampisoul continuent leur entreprise de vulgarisation, en mettant à jour les premiers travaux de Chuck Brown, surnommé ‘The Godfather of Go-go’, du nom de ce style musical issu de Whasington Dc, mariant le hip hop au funk. La présente compilation résume les meilleurs moments de deux albums publiés au début des années 70 par les Soul Searchers. Des jams funky endiablées emmenées par le chant à moitié parlé de Chuck Brown. Les breaks de batterie sont légion (les fans de hip hop en reconnaîtront certains), les paroles hésitent entre les francs appels à la danse (le génial « Blow your whistle ») et des paroles un peu mystiques reflétant l’état d’esprit idéaliste de la période, pas encore tout à fait revenue de l’idéal hippie. Et en prime, une reprise du « Think » de James Brown ; soit le clin d’œil d’un ‘godfather’ à un autre. A la différence près que Chuck Brown est encore vivant et se consacre toujours de la musique. Oh my God that’s the funky shit !

 

Allan Muller

Resting My Case

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Ancien compère de Pascal Deweze au sein de Metal Molly dans les années 90, Allan Muller pose sa voix de crooner sur ce premier disque solo, après avoir fait un peu parler de lui au sein des discrets Satellite City. Beaucoup plus lumineux et pop que les travaux de Deweze chez Sukilove, ce « Resting my case » ne prétend pas révolutionner la musique mais propose quelques très bons morceaux. Dont le sautillant et tubesque « Can’t stop now », plage rappelant le Boo Radleys de l’époque « Wake Up Booh ». La suite oscille entre ballades indie pop de bonne facture (l’accrocheur « If it’s good for you, it’s good for me ») et morceaux rock aux rythmiques ‘impaires’ que les musiciens flamands semblent apprécier particulièrement. Un boulot de qualité, fort bien joué (l’excellent guitariste de Das Pop, Reinhard Vanbergen, est de la partie) et bien mixé, mais ce son appartient peut-être trop à un glorieux passé proche pour séduire autre chose que les indécrottables nostalgiques.