L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Bad Astronaut

Twelve Small Steps, One Giant Disappointment.

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Derrière le titre amusant de cette sauterie pop-rock a priori aguichante, se cache une création baignée de mélancolie. Ce troisième album de Bad Astronaut est, en effet, l’ultime chapitre de l’histoire de la formation, puisque son batteur a décidé de quitter cette terre en y laissant des compos inachevées. Passé le cap du choc émotionnel, le leader du groupe, Joey Cape, (également chanteur de Lagwagon) a décidé de mener le projet jusqu’au bout afin de rendre hommage à l’un de ses artisans. Heureusement, il ne commet pas l’erreur d’en remettre plusieurs couches et exploite le spleen des musiciens de façon audacieuse. Ultra mélodique, voire légèrement sautillant en début de parcours, l’album se concentre sur ses balades et dévoile le meilleur de lui-même dans le très élaboré et superbe « The F World » (près de 8 min). L’ensemble manque certes de profondeur et d’inventivité, mais il contient quelques étoiles. Et après tout, personne ne leur a demandé de décrocher la lune…

Björk

Volta

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Pour enregistrer son sixième album studio, Björk semble avoir voulu faire le point. En proposant un album synthétisant tout ce qu’elle a pu créer à ce jour. Et surtout en revenant à une musique plus accessible. Ce qui ne veut pas dire que l’expérimentation soit absente. Au contraire. Mais cette œuvre suit un fil conducteur très palpable et devrait ravir ceux qui n’ont jamais juré que par « Post » ou encore « Homogenic ». Un fil conducteur qu’on pourrait également comparer à une marche. Marche en avant, marche militaire, marche forcée : une chose est sûre, la section de cuivres (à la limite de la fanfare) trame ce fil. Marche martiale, tribale et païenne, « Earth intruders » ouvre l’opus. Une compo également parue en single. Sur laquelle le collectif congolais Konono n°1 apporte également son concours aux percus. Car, pour concocter ce disque, Björk a bien sûr bénéficié de la collaboration de quelques invités. Antony des Johnsons partage ainsi un duo vocal. Sur deux plages. Soit le majestueux, épique, dramatique et presque funèbre (ces cuivres !) « The dull flame of desire ». Et puis l’introspectif « My juvenile », caractérisé par la présence d’un clavicorde. Timbaland ensuite. Préposé aux rythmes électro et à la mise en forme pour trois compos. Pas la plus grande réussite ! Mark Bell de LFO. Probablement la participation la plus efficace. Ce pionnier de l’électro inocule ses beats à la Autechre tout au long du poignant (ces cuivres !) « Wanderlust », un fragment abordé dans l’esprit d’un certain Thom Yorke. Il a coécrit et coproduit le violent, torturé et possédé « Declaration of independence ». Quelque part entre electro noisy et acid techno, ce morceau aurait pu naître d’une rencontre entre DAF et Front 242. Parmi les autres invités figurent le Malien Toumani Diabaté. On le reconnaît au son très caractéristique de la kora sur le léger « Hope ». La joueuse de pipa (un luth oriental) Min Xiao-Fen sur le délicatement asiatique « I see who you are », malgré un final enrichi de… cuivres… Parmi les compos les plus intéressantes, on épinglera l’inquiétant, voire menaçant (ces cuivres !) « Vertebrae by vertebrae », et enfin le solennel et désenchanté « Pneumonia », un titre partagé uniquement entre cuivres (encore !) et la voix de Björk. Oui, parce que sans sa voix exceptionnelle, Björk ne serait pas Björk.

Vous ne serez cependant pas trop étonnés d’apprendre qu’une partie de cet elpee a été enregistré en Afrique. D’ailleurs son titre ne fait pas seulement référence au physicien italien du XVIIIème siècle qui a inventé la pile électrique, mais aussi au lac artificiel au Ghana, sis sur le fleuve portant le même nom. Vous savez tout. Ou tout au moins presque pour opérer votre choix. Et ma foi, si vous aimez Björk vous ne serez pas déçus… D’autant plus que le digipack est très coloré et plutôt réussi…

Check 1-2

Check 1-2

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Que ceux qui n’ont jamais participé à un barbecue foireux me jettent la première rondelle d’oignon ! Ce soir-là, vous n’aviez pas envie de sortir, n’étiez pas spécialement motivé pour partager quelques saucisses et brochettes roussies sur la mémoire d’un charbon se consumant sans passion. L’odeur caractéristique de cette activité rappliquant avec le retour du beau temps, commence petit à petit à vous écœurer. Les brochettes, sans goût, affublées de viandes douteusement marinées et de poivrons sont bicolores après cuisson. Carbonisées et immangeables d’un côté, crues et indigestes de l’autre. Le réceptacle en fonte accueillant cette partouze d’aliments sera abandonné dans un coin du jardin après utilisation. « Check 1-2 » est la métaphore parfaite de cette tranche de vie. Complètement décousu, mal conçu, pompant et écœurant au possible, les anciens membres de The Skidmarks produisent un rock bâtard de mauvaise qualité, inconsistant, sautant de tempo en tempo, sans fil conducteur, sans but. La voix parfois idiote empruntée par Sander (?) est le point de non retour à ce piètre moment musical. Pour vous remettre de vos émotions, octroyez-vous plutôt un VPP (Vin qui Pique et qui Pète), après la mauvaise bouffe, un mauvais vin tiède communiquera plus de chaleur que les soi-disant braises proposées par ces Hollandais. Album à oublier rapidement

Funk Sinatra

Seasons 3 & 4

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Une chose est sûre, ce sextet belge n’était pas en panne d’inspiration lorsqu’il a composé ce double album ou plus exactement ces deux albums. Car ils sont réunis sous un même box, tout en s’intitulant respectivement « Onze histoires aux fins plus ou moins étranges selon les cas » et « The mysterious walk ». Etrange et mystérieux sont effectivement deux qualificatifs qui collent le mieux à la musique de la formation. On pourrait également y ajouter celui de ‘délirant’ ; et en particulier pour le deuxième cd. En effet, si le premier propose un mélange cohérent et original de folk et de jazz, parfois agrémenté d’une touche de rock, il faut avouer que le second part dans tous les sens ! Beaucoup moins ‘calme’, on y retrouve cependant les mêmes courants musicaux explorés sur le premier ainsi qu’une bonne dose de funk. Le tout s’agrège pour donner naissance à des mélodies empruntant tour à tour des airs de pop-rock, de ballade funky, de B.O. de dessins animés, de sonate moyenâgeuse, de metal ou de rock’n’roll hérité en ligne droite d’Elvis Presley. Tous ces univers se succèdent parfois sur un même morceau, ce qui est pour le moins surprenant, voire déstabilisant !

Malgré le manque d’homogénéité du second opus, toutes les pistes de ce double sont musicalement de très bonne qualité. Les paroles sont quant à elle parfois superflues, même si elles remettent une couche de ‘déjanté’ à l’œuvre, comme quand, par exemple, elles racontent l’histoire de Jean-Pierre et de son penchant pour la charcuterie ! Ces récits sans queue ni tête sont, comme l’indiquent les titres respectifs des deux albums, chantés tantôt en anglais, tantôt en français.

Bref, il faut reconnaître que les six membres de Funk Sinatra sont d’excellents musiciens. Et que leur œuvre est aussi diversifiée que les mondes musicaux dont ils sont issus. Malheureusement, bien que recelant de très séduisants morceaux, elle se révèle trop longue et souffre d’un manque flagrant de cohésion. Notamment entre les deux cd qui la composent. Peut-être aurait-il mieux valu les sortir séparément ?

Howard Glazer

Liquor store legend

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Howard est originaire de Detroit. Ce guitariste vit d’ailleurs toujours dans la Motor City. Son blues rock est électrique et puissant. Il tourne régulièrement en Europe flanqué de sa section rythmique : les El 34s. En l’occurrence le bassiste Bob Godwin et le batteur Charles Stuart. Naguère, il a joué en compagnie de l'harmoniciste noir local, Harmonica Shah. Une collaboration particulièrement longue. Les El 34s sont également responsable d’un album : "Brown paper bag". Glazer a écrit les treize plages de ce nouvel opus.

Il ouvre la plaque par le titre maître. Pour la circonstance, le trio est renforcé par l'orgue Hammond de Larry Marek. Howard n'attend guère longtemps avant de mettre le feu aux cordes. Cette plage d'ouverture est très participative. Les Greenfield Street Singers apportent leurs voix à celle du leader. Rock'n'roll bien emballé, "Let's go for a ride" emprunte le célèbre riff de Chuck Berry. Le gratteur est à son affaire. Il s’aventure en solitaire, suivi de ses fidèles acolytes. "Broken down Hotel blues" marque un retour au blues primaire, un morceau imprimé sur un tempo qu'aurait apprécié le géant Howlin' Wolf. Le son de la guitare est écorché. L'homme travaille sans filet, malmenant ses cordes pour créer son univers musical malsain. "Wonder why" constitue le blues lent usuel. Un exercice de style apprécié par Glazer. Ce musicien possède à coup sûr le feeling pour extraire de son instrument les phrases qu'il imagine dans son for intérieur. L'orgue épouse le chant. Les cordes reviennent sans cesse, même au bord de l'épuisement. Elles souffrent mais tiennent le coup face aux outrages que lui fait subir le maître. Le trio hausse le tempo pour aborder "Hanging by a thread". La section rythmique se révèle aussi solide que le métal de Detroit. Dommage que les chœurs féminins édulcorent quelque peu l'ensemble. Composition nerveuse, "Burning ain't no fun" est balayé par une slide gouailleuse, digne de l'albinos Johnny Winter. Blues étrange, presque grave, "Got to get going" mêle cordes acoustiques et timidement électriques. Les percussions semblent hors tempo. Une approche originale que Glazer devrait développer. Sans aucun doute la plage la plus originale. La machine bien huilée poursuit son chemin. "Take me back" se complait au cœur d’un climat torride. "Power" aligne un déferlement de notes triturées, décapantes. Il s’y dégage une énergie assez dévastatrice. Il n'est désormais plus possible de calmer le leader. Il n’en fait qu'à sa tête. Il s'engage dans un nouveau blues poisseux, saturé d'électricité, une compo intitulée "Walking in the rain". Dommage que le timbre vocal soit aussi monocorde car c’est un sacré musicien! Il fait rugir, gémir ses cordes, comme un Hendrix des temps modernes. "Bar fly boogie" prend son envol tout au long (oui, oui, et même bien long) boogie. Probablement une indication du style pratiqué par le combo sur les planches. Efficace, solide, soudée et entraînante, la section rythmique rencontre son moment de gloire! Howard achève cet album de bonne facture en solitaire. Il chante "Next train out", en s’accompagnant de sa guitare Resonator acoustique.

Linkin Park

Minutes To Midnight

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Ouais, Linkin Park c’est du boudin prémâché pour ados en quête d'identité. Ouais, Linkin Park c’est de la grosse daube commerciale. Ouais, Linkin Park c’est de la merde, etc., etc., etc. Pour leur troisième essai, il fallait s’attendre à ce que le combo rap-métal essuie à nouveau critiques sur critiques. Lors de la sortie de « [Hybrid Theory] » et « Meteora », ces dernières étaient, il faut l’avouer, toujours faciles et pas souvent justifiées. Ces deux recueils étaient pourtant de sacrés courants d’air frais bien produits (voire trop bien, diront certains). On aurait aimé parvenir à prendre leur défense dans ces lignes ; mais comme son « Minutes To Midnight » n’arrive pas à la cheville des deux premiers recueils, Linkin Park tend le bâton à ses détracteurs et ne demande qu’à être fustigé. Essentiellement composé de ballades mièvres (« Leave Out All the Rest », « Shadow of the Day », « Hands Held High », « The Little Things You Give Away »…), cette nouvelle plaque exaspère beaucoup trop. Même les deux ou trois morceaux plus ou moins convenables (« Given Up », « Bleed It Out »…) n’arrivent pas à remonter le niveau. Le sextet ne devra donc pas s’étonner si son public-cible préfère se tourner du côté du Tokio Bordel …

Marco Polo

Port Authority

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Hissez la grand voile, faites rouler les tonneaux de rhum. Marco Polo et son équipage vont affronter les éléments. Le capitaine au long cours a embarqué des marins de qualité, triés sur la pointe de diamant d’une Ortofon. Fruit d’un travail de 3 ans, 18 plages, 23 featurings répartis sur 71 minutes (rien que ça), « Port Authority » laisse des sillages inaltérables, tranchant au fil de l’eau une écume laissée par d’autres artistes moins inspirés et moins bien entourés. L’esprit Old School de cet éternel jeune homme prouve qu’il a compris les origines du son ; car tout est excellemment mixé comme à la belle époque. Les samplers saisissent la parcelle nécessaire pour la répéter sans lassitude. Les vinyles embarqués à bord servent de figure de proue et de support aux excellents scratches répartis sur tout l’album. Pourquoi tout ceci n’est pas étonnant ? Pourquoi la qualité générale ne surprend pas ? Parce que dans le coin en bas de la pochette, il y a un logo : ‘Rawkus records’. Bijouterie musicale new-yorkaise, propriétaire de joyaux taillés dans le roc. Taillés pour tenir la route, les océans et tout ce que le voyage propose comme aventure. Rawkus c’est : Kidz in the Hall, The Procussions, Guru pour ne citer qu’eux, c’est le flair et le goût. En signant Marco Polo accompagné de Kardinal Offishal, Copywrite, OC, Jo Jo Pellegrino… ils savaient que la boussole ne leur fausserait pas la route et qu’ils se dirigeraient vers les bons ports, là ou le public les attend et où les acclamations pleuvront. Donc pour Marco et ses potes : maximum big up ! ! !

Le retour d’Ed Kuepper

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Un nouvel album de l’ex Saints, Ed Kuepper sortira début septembre. Il a été enregistré, mixé et produit par Ed en personne.

Jefferey Wegener, Peter Oxley, Jane Elliot et Sir Alfonso y ont collaboré activement. Parmi les guests figurent Chris Bailey, l’ex chanteur des Saints, Warren Ellis, le violoniste de The Dirty Three ainsi que le joueur de banjo et de lap steel John Willsted (Go-Betweens, Discgraceland, Mummy And Daddy, The Apartments)

Le tracklist :  

Hang Jean Lee/That Depends/Demolition/That's a shame/Skinny Jean/Real to me/Daddy's Girl/The Yellow Dog/Let me be your conscience/Miracles are an illusion

Croisons les doigts pour qu’il soit distribué en Belgique…

Mellowmen

Tomorrows Sound Today

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Cinq garçons dans le vent. C’est ainsi qu’on pourrait présenter ce nouveau groupe. Cheveux mi-longs, l’élégance, le style et la clarté de leur son. Nul ne peut nier l’évidence : on est en présence d’un groupe de britpop. Certainement influencés ou bercés dans leur enfance par les Beatles, ces p’tits gars osent écrire un premier chapitre à leur carrière en proposant un style bien cadré, sur des thèmes aussi divers que variés : l’amour, la curiosité, le temps qui passe… Rien que des thèmes originaux me direz-vous avec un brin de cynisme ? Je vous répondrai d’une approbation du menton, accompagné d’un sourire. Celui-là même qui apparaît au coin des lèvres lors de la première écoute de « Tomorrow’s Sound Today ». Les guitares entraînantes et épurées de saturation produisent un effet bien sympa. Rien ne semble neuf, aucune composition n’est vraiment originale, mais dans le style pop old-school cher à nos parents, défenseurs motivés des vraies –selon eux– valeurs musicales, c’est une réussite. Le label Rainbow Quartz (The Gurus, The Lilys, The Grip Weeds) sert d’écrin aux cordes, flûtes et percus. Tel un arc-en-ciel enfermant de sa courbe les notes de musique, les différentes scènes (11 au total) plantent un décor onirique. Une pop claire comme l’eau de roche, une voix douce comme des draps de satin, le tout mixé à la sauce British, ça le fait grave ! Je suis curieux de voir cette équipe en live. Un album vivement conseillé !

 

 

 

My Brightest Diamond

Tear It Down

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Shara Worden possède certainement des dons de couturière. Du moins, elle est capable de tisser ! Tisser entres eux tous ces artistes venus remixer son précédent album « Bring The Workhorse ». Album –si nécessaire d’en reparler– excellent, au demeurant. Et où la voix gracieuse De Shara Worden semble porter avec facilité la douceur des paroles. La chaleur émise par ce premier opus aurait pu mal digérer les prétentions de ces remixeurs sans peur (NDLR : et sans reproche ?) Ce qui est loin d’être le cas. Tisser, c’est bien mais avec goût, c’est encore mieux. Et là, c’est carrément un plaisir qu’il ne faudrait pas se refuser. Les 13 artistes qui se succèdent aux consoles semblent construire, en compagnie du patron préposé au patchwork initial, une interprétation personnelle version Lego. Les pièces s’emboîtent, se tiennent et montent l’une sur l’autre en conservant un équilibre solide. Parfois audacieuses, les motivations de chacun semblent traduire un appel vers la capacité des autres, du genre : ‘Et toi tu sais faire ça ?’. Un univers revisité de manière radicale par Alias, Lusine, Gold Chains Panique mix, Stakka, Murcof  pour ne citer qu’eux. De très calme au début de l’album jusqu’au limite de l’expérimental vers la fin, les sons reconstruits gonflent les anciennes notes. Les effets n’effacent pas la base solide, ils servent juste à embellir un univers déjà fort riche. A manipuler la qualité, on risque de la dénaturer ; on risque seulement, car quand, comme ici, le travail est réussi, il apparaît un moment que je vous invite vivement à connaitre.

Natural Black

Cool Nuh Black

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De son vrai nom Mortimer Softley, Natural Black est un artiste guyanais plutôt intéressant. On n’a pas encore beaucoup entendu parler de lui sous nos latitudes mais le garçon compte déjà pas mal de singles et trois albums à son actif, tous sortis en Jamaïque, où il s’est installé depuis 1995. « Cool Nuh Black » constitue son quatrième opus. Il a été entièrement enregistré à Kingston en compagnie du Fire House Crew et de quelques autres pointures comme Sly Dunbar, Dean Fraser ou encore Leroy « Horsemouth » Wallace. Il signe ici une belle collection de chansons ‘new roots’, donc rasta à souhait. Malgré la grande qualité musicale (hormis quelques synthés un peu ringards), c’est la voix de Natural Black qui fait la différence. On croirait entendre Gregory Isaacs au sommet de son art, et les fans du grand Greg savent qu’on ne peut pas effectuer ce genre de comparaison à la légère. Même si les allergiques aux discours rasta fuiront ce disque comme la peste, les fans de reggae roots y trouveront sans aucun doute leur bonheur.

The Rakes

Ten New Messages

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Ils sont là, planqués derrière le coin, à l’affût. Les oreilles curieuses, les langues mauvaises comme une gourde de grenadine oubliée en été, les prédicateurs acerbes, les critiques blasées et tout ce que le circuit musical comporte comme acteurs ont accompli le trajet. Un deuxième album après le succès énorme du premier à de quoi attirer les foules de curieux. C’est légitime. Chacun peut repartir en affichant la même certitude, le premier comme le second ne sont pas dus à la chance. « Ten New Messages » décroche le respect en étalant son huile forte et parfumée. Alan Donohoe et ses complices ne se sont pas laissés démonter, ni influencés par une néfaste pression commerciale. Au contraire, ils construisent un album réfléchi et plus long que le premier, rallongeant les minutes des morceaux comme pour dire ‘même pas peur’. Ils osent se répandre plus encore et frôlent l’émeute de plaisir sur « When Tom Cruise Cries » qui propulse plus haut encore la barre du respect sous laquelle nous devons humblement nous incliner. Vindicatif et pourtant mélodique, l’enfilement des morceaux s’achemine comme une lettre à la poste. L’angoisse de manque peut apparaitre à l’approche de la fin des 10 plages, l’ambition de se réécouter l’album ‘une dernière fois’ avant de passer à un autre naît tout naturellement. Une petite bombe discrète, sans pétarades excessives mais qui laisse des traces profondes : une bonne définition pour ce « Ten New Messages »… Tiens d’en avoir parlé, je m’en vais le réécouter sur le champ…

Telmary

A Diario

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« A Diario » constitue le premier disque solo de Telmary, une rappeuse qui à déjà participé à plusieurs projets musicaux et en particulier au prestigieux groupe Interactivo. Cette artiste de La Havane se définit elle-même comme une ‘poétesse jazz’. Ayant étudié la littérature, elle chante et déclame des textes traitant de thèmes pourtant communs (amour, quotidien) tantôt en espagnol, tantôt en anglais. La musicalité est remarquable. Contrairement à des groupes plus connus établis hors de Cuba tels qu’Orishas, Telmary ne s’appuie pas exclusivement sur la musique issue de la tradition cubaine. Cette artiste a su s’entourer d’excellents musiciens (dont deux membres d’Interactivo) qui mélangent avec savoir-faire le jazz, le funk, le rock et la timba. Mais Telmary ne renie pas pour autant les riches traditions de son pays : le disque commence par une prière de Santería, une religion que les esclaves africains ont importé sur l’île (religion pratiquée aujourd’hui par la majorité de la population, indépendamment de leur couleur). Autre élément à relever : la manière de rapper similaire au groupe espagnol Ojos de Brujo, formation groupe avec laquelle elle partage d’ailleurs un titre sur ce disque : « Sueño Brujo ».

Various Artists

Café Zen The cream of lounge cuisine

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Le titre ne laisse planer aucun doute sur le contenu de cette compile. Depuis 2005 le label Parklane s’attache donc à soigner l’emballage et la sélection musicale de cette série. Vingt-deux titres partagés entre deux rondelles ! Mais comme la copie promo n’en contient que dix, toute cette chronique sera concentrée sur ceux-là… Electro de salon (Kenneth Bager, Goloka), ballades vocales et atmosphériques (Koop), musiques du monde passées à la moulinette électronique (l’horrible flûte de pan d’Amanaska, le Gotan Project, Nickademus), résume le menu musical proposé. Des petits malins comme Duran Y Garcia ‘samplent’ telle quelle la composition « Tibetan Serenity » du jazzman Travis Biggs et la rebaptisent « Old Fashioned Thief ». Dans le même style, Goloka repique la mélodie du « Confusion » de New Order et la couche sur un tapis de crunk paresseux. Comme quoi, il n’y a pas de sot métier… En résumé : rien d’essentiel, mais rien de fondamentalement dérangeant non plus. En pratique : parfait pour faire sa vaisselle ou réfléchir sur les directions que l’on souhaite imprimer à son existence.

Chris Whitley & Jeff Lang

Dislocation blues

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Chris Whitley est décédé en novembre 2005, suite à un cancer des voies respiratoires. Il n'avait alors que 45 ans et laisse pour veuve, Hélène Gevaert. Une Belge ! Issu de Houston, ce chanteur/compositeur/guitariste reconnaissait une multitude d’influences musicales, et en particulier le country blues, le blues rock et le rock alternatif. Ce Texan a laissé pour héritage douze albums, dont le premier "Living with the law", était paru en 1991. Sa spécialité ? Réussir des mélanges improbables. Il était ainsi capable de rapprocher Muddy Waters et Howlin' Wolf de Kraftwerk ou encore Elmore James de Kurt Cobain. Jeff Lang est également  chanteur, guitariste et compositeur. De nationalité australienne, il s’intéresse davantage à la musique folk. C’est également un fervent admirateur du blues original de Blind Willie Johnson et de Skip James, mais aussi de Bob Dylan, Richard Thompson et Ry Cooder. Il compte, à son actif, une bonne douzaine d'albums. Les deux hommes devaient se rencontrer et, lors d'une tournée accomplie par Whitley en Australie, au début 2005, ils enregistrent cet album, peu de temps avant la disparition de Chris. Le duo se partage les compositions, le chant et les guitares tout au long d’une œuvre qu'on pourrait qualifier d'électro blues-rock. Une musique roots mêlant savamment et délicatement instruments acoustiques et électriques. Une musique audacieuse quoique empreinte d’une grande pureté et d’une grande simplicité. Les reprises exécutées par le duo sont très personnelles, tant les deux artistes s’approprient les compos qu’ils interprètent.

L’opus s’ouvre par "Stagger Lee", un blues traditionnel de plus de sept minutes. Une incursion dans le monde de l'étrange. La voix de Chris est profonde, mystérieuse, poignante. Les guitares accentuent ce climat qui donne froid dans le dos. Constituée de Grant Cummerford à la basse et d’Ashley Davies à la batterie, la section rythmique est impeccable et créative. "Twelve thousand miles" est incontestablement la plage la plus blues. Jeff Lang chante d'une voix plus sereine, presque féminine. Il est assis sur un siège et tient sur ses genoux une lap steel, dont il tire des sons métallique. La plage est superbe. L’elpee recèle deux covers de Dylan méconnues : "When I paint my masterpiece" et "Changing of the guard". Le timbre de Chris est stupéfiant. Il est rejoint par celui plus frêle et surtout sensible de Lang. "Forever in my life" relève du répertoire de Prince. La sonorité de la lap steel transforme ce fragment en trip psychédélique. Dans le domaine de l’écriture, le sublime est atteint par "Rocket house". La voix intimiste, lugubre et énigmatique de Chris pose le décor sonore. Jeff le rejoint pour un duo acoustique. A cet instant, la complexité des deux guitares National carillonne à nos oreilles… Cette voix semble parfois sortir d'outre-tombe. Elle hante l'ensemble de cet opus. L'homme semble au bord du désespoir. Il ne fait aucun doute qu’il souffrait déjà dans sa chair. L’elpee est susceptible de nous surprendre à tout instant. A l’instar de ce "Dislocation blues", caractérisé par cet accompagnement minimaliste et répétitif, comme s’il émanait d’un continent lointain. Jeff gratte son chumbush, un banjo à douze cordes importé de Turquie, pendant que les percussions hypnotiques d'Ashley Davies donnent le change. Chris a écrit la meilleure compo de la plaque : "Velocity girl".  L'inventivité et la créativité s’y rejoignent. Une plage aventureuse au cours de laquelle les parties de cordes torturées de Jeff Lang relèvent de la pure magie. L'Australien est bien un musicien extraordinaire. Jeff renvoie l'ascenseur en se montrant également avide d’expérience. Il chante "Underground" soutenu par les deux guitares National amplifiées, responsables de sonorités distordues et tourmentées. Pour notre plus grand plaisir, l’elpee recèle un bonus track. Une plage cachée, si vous préférez. En l’occurrence leur vision (version ?) du classique "Hellhound on my trail" (de Robert Johnson pardi !) mêlé à "Kick the stones". Un album curieux, difficile, mais d'une richesse insoupçonnée et exceptionnelle. Quel dommage que l’un des deux acteurs soit disparu!

Wisemen

Wisemen approaching

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Même si la galaxie Wu-Tang a perdu de son éclat au fil des ans, il reste quelques irréductibles pour rendre hommage à la poignée de disques grandioses que le clan a produit au cours des années 90. Etablis à Detroit, les Wisemen sont emmenés par le beatmaker Bronze Nazareth qui a déjà collaboré avec le Wu par le passé. Les productions mélodieuses et gorgées de soul de Bronze Nazareth constituent l’attraction numéro un de ce disque. Elles évoquent immédiatement les travaux de Rza lorsqu’il était au sommet de son art. C'est-à-dire lors de la première vague des pléthoriques albums solos du Clan. Epaulés à l’occasion par Killah Priest, Gza ou encore Vastaire de Cannibal Ox, Kevlaar7, Salute, Phillie sont les emcees du projet et balancent leurs rimes exaltées. L’atmosphère nocturne et hantée tranche fortement avec le ‘bling bling’ à la mode pour l’instant. Sous son approche musicale, « Wisemen approaching » ne propose rien de bien neuf, mais cette œuvre sincère et attachante rappellera aux fans du genre les grandes heures du hip hop newyorkais. Sans pour autant tomber dans l’imitation banale. Le seul bémol procède de la relative uniformité de l’ensemble ; il est donc préférable de le déguster à doses homéopathiques.

The Channels

Waiting For The Next End Of The World

Écrit par

Belle réussite que ce projet mené par le chanteur-guitariste J. Robbins, ex-Jawbox et Burning Airlines. Passé du label De Soto à Dischord, pilier du milieu indé de la côte Est, il semble avoir trouvé une formule idéale pour ses textes à portée clairement politique (« To The New Mandarins »), magnifiés par les vocaux célestes de la bassiste Janet Morgan (Mme Robbins à la ville) et la rythmique précise et puissante de Darren Zantek (ex Kerosene 454).

Catalogué post-punk –ce qui, je l´avoue, ne signifie pas grand chose pour moi, comme la plupart des sous-genres en ‘post’ ou en ‘core’– le trio trousse un cocktail envoûtant et emballant, entre dissonances, mélodies et puissance rock, à l´image de ce « To The New Mandarins », ouverture imparable surfant entre mélodies tordues, groove soutenu et chœurs ‘kimdealesques’ signés Janet Morgan. La suite est à l´avenant, savamment déstructurée, tutoyant constamment l´inattendu, comme sur l´épileptique « Hug The Floor », ce « Little Empires » à un cheveu du punk ou encore le martèlement sourd de « Unreal Estates », entre grondement de basse et mélodies décalées. « Mercury » parachève l’œuvre, final bâti en forme de lente montée en puissance, enlevé et aérien à la fois. Efficace et surprenant !

Jeanne Cherhal

L’eau

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Tout le tabac fait autour de cette petite –c’est vite dit– Nantaise de 27 ans est-il justifié ? Est-il vrai que même certains hommes écoutent et essayent de décrypter les paroles de ses chansons ? Ce troisième album, à mettre à son actif, a-t-il le même impact que les précédents ? A mon humble avis, oui. Les paroles traitent de féminité, d’émotion et de sentiment. Le tout baigne dans une eau au parfum de plaisir et de vérité, attire l’auditeur qui, si ce n’est déjà le cas, se transformera en auditrice curieuse. Ce n’est pas un album pour les Femmes, c’est l’album d’une femme pour les Hommes. Pour ceux qui savent écouter, et se laisser imprégner. Focalisé exclusivement sur le thème de l’eau, symbolique évidente de la femme, la sincérité de l’ensemble des chansons laisse parfois pantois, comme impuissant face à une situation tellement classique. Les textes enveloppent les airs légers, les lestant parfois de clins d’yeux cruels (« Une Tonne », « Voilà », « On dirait que c’est normal »). Tantôt touchantes, tantôt drôles, les treize plages bien fraîches tapisseront votre cœur et vos oreilles en toute simplicité. Rockeuse dans l’âme et au début de sa carrière, la basse collée aux hanches à l’aide de super glu, Jeanne Cherhal surprendra les curieux, amusera les nantis et choquera les puritains. A vous de vous y retrouver.

Joe Ely

Happy songs from Rattlesnake gulch

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Originaire de Lubbock, Joe Ely est un pur Texan, comme l'étaient Buddy Holly, Roy Orbison et Waylon Jennings. Cet artiste émarge à la roots music, une solution sonore issue de la rencontre entre la country et le rock'n'roll, mais impliquant des caractéristiques folk et blues. Compositeur, mais également poète, Joe parcourt les routes depuis plusieurs décennies. Eponyme, son premier elpee date de 1977. Le notoire "Honky tonk masquerade" lui succède un an plus tard, avant de laisser la porte ouverte à bien d’autres œuvres. Il fonde ensuite les Flatlanders flanqué de ses amis et concitoyens Jimmy Dale Gilmore et Butch Hancock. Puis se décide à créer son propre band, en compagnie du guitariste David Grissom. Ce Joe Ely Band entame son existence par l’enregistrement de "Lord of the highway", en 1987. Paru chez Hightone, il étrenne une aventure parcourue d'une bonne douzaine d’opus. Sans oublier, celle qu’il a menée en parallèle en compagnie de Flatlanders reconstitués. L'album a été concocté à Austin (Joe y est toujours établi), sous la houlette de Little Johnny Fader, qui apporte sporadiquement son concours aux percussions.

Amusant et sémillant, "Baby needs a new pair of shoes" ouvre l’album. Une compo imprimée sur un mode très rock. David Holt se réserve les cordes et le réputé Reese Wynans (un ancien musicien de Stevie Ray Vaughan), siège derrière l'orgue Hammond. "Sue me sue" embraie en maintenant le tempo dynamique, dans un style qui peut rappeler à la fois Creedence Clearwater Revival et le Sir Douglas Quintet du très Texan et regretté Doug Sahm. Mais Joe Ely, c'est avant tout Joe Ely. Et il ne faut pas nécessairement le soumettre aux comparaisons. Son roots rock est aussi personnel que… texan. Et il le démontre tout particulièrement sur  "Hard luck saint". Il y a quelques années, Bruce Springsteen a participé à la confection d’un album de Joe. Et il est vrai que parfois, il existe des similitudes entre les deux artistes. A l’instar de l'excellente ballade, "Jesse Justice". Mais cette constatation est encore plus manifeste tout au long du superbe "Miss Bonnie and Mister Clyde", une chanson ressentie intensément par l'artiste. L’elpee recèle également quelques ballades texanes. Et je pense tout particulièrement à "Little Blossom", une compo dont la coloration tex mex rock est procurée par l'accordéon. "Up a tree" vire au rock. Mais un rock aux intonations latines entretenues par les cuivres et balayé par la guitare de l'invité Mitch Watkins. Dans la plupart de ses œuvres, Joe reprend une composition de son ami Butch Hancock. Et il ne déroge pas à la (bonne) règle, en adaptant "Firewater", une plage R&B rehaussée par la présence de cuivres. "July blues" est un… blues lent que Joe interprète telle une prière. Les lyrics sont chaleureux. Son vieux comparse, David Grissom, se réserve une intervention marquante sur les cordes. Plus rythmé, syncopé, "So you wanna be rich!" campe un autre blues au cours duquel Gjersoe s'emballe et opère sa meilleure sortie de l'album. Cet opus séduisant s’achève par un nouveau rock bien ancré dans le sud texan : "River fever" ; une plage marquée par le retour de Reese Wynans à l'orgue.

Interactivo

Goza Pepillo

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Interactivo est un groupe qui brise le cliché « Cuba=salsa ». « Goza Pepillo » affiche un bon aperçu de la musique écouté par les teenagers cubains, actuellement. On y retrouve des styles spécifiques à la plus grande des Antilles comme la timba, le són ou la rumba, mais aussi du rock, du rap, du funk et du jazz, le tout interprété à la sauce caribéenne. Interactivo rassemble les meilleurs musiciens de la jeunesse havanaise, et nous livre ici un petit bijou, tant au niveau de l’interprétation musicale que de la créativité. 14 titres oscillant du bongo à la boîte à rythmes sans pour autant irriter vos tympans.

Juliette & The Licks

Four On The Floor

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Les acteurs s’improvisant musiciens sont toujours source de légitime appréhension... Préjugé justifié au vu de certaines expériences allant du passable au pathétique (non, non, pas de noms !) Et puis, parfois, un petit miracle émerge au milieu des naufragés. Le cas de Juliette Lewis émarge heureusement à cette seconde catégorie. Dotée de solides capacités vocales, l’ex-héroïne de « Natural Born Killers » dédaigne la soupe calibrée FM dans laquelle beaucoup de ses collègues ont versé pour s’éclater en balançant une dizaine de titres purement rock & roll.

Le résultat de ce second album, tonitruant et diablement efficace, prend à la gorge dès la première plage, le bien nommé « Smash & Grab », et enchaîne les coups d’éclat, entre un « Hot Kiss » pervers, un « Killer » aux relents punk, un « Death Of A Whore » halluciné ou encore le stonien « Get Up » où la donzelle assume ses influences en affirmant « I Feel Like A Rolling Stone » ! Bien entourée par ses flamboyants The Licks, elle s’offre le luxe d’enrôler le jovial Dave Grohl (Nirvana et Foo Fighters pour ceux du fond) qui marque l’enregistrement de son groove lourd, implacable et puissant. Côté production, Dylan McLaren livre un travail très soigné sans pour autant dénaturer le contenu en le rendant moins rock ; l’excellent « Purgatory Blues » en constitue un bon exemple et mérite amplement sa place sur les ondes. Bien sûr, les grincheux diront qu’ils n’ont pas inventé la poudre, mais ce n’est pas le propos : nous sommes face à du rock & roll jouissif, balancé avec fougue et conviction, et c’est suffisamment rare pour être apprécié.

Trente-trois minutes de bonheur sans rien à jeter !