Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Shannon Wright

Let in the light

Écrit par

Pas simple de se faire un avis sur le nouvel album de Shannon Wright ! Non, pas simple... Comme d’habitude, c’est une réussite. Une grande réussite. Mais le jugement devient plus ardu lorsqu’il s’agit de confronter « Let in the Light » à ses petits frères (dont le magnifique « Over the sun », en 2004). D’emblée, un constat : l’ouragan est passé, les marées se sont déchaînées. Aujourd’hui, l’horizon semble dégagé. L’heure est à l’accalmie. Et Shannon Wright se pose là, les doigts retroussés sur son piano. En découle un album surprenant, calme, mais traversé d’une immuable fièvre rock’n’roll.

Pour comprendre « Let in the light » et son côté serein, il convient de soulever le rideau, de passer en coulisse. Là, à notre plus grande surprise, Steve Albini (Nirvana, Pixies, etc.) n’est plus aux commandes. Pendant des années, la collaboration entre Shannon Wright et Steve Albini avait constitué une indéniable mine de créativité, prête à exploser au moindre coup de grisou. Cette fois, Steve n’est plus là. Alors voilà : l’univers écorché de Shannon s’est apaisé. Produit par Andy Baker, « Let in the Light » laisse entrevoir la face émotionnelle de l’artiste. Touchante (« Steadfast and true »), percutante par moments (« Don’t you doubt me »), Shannon Wright se présente sous un jour nouveau. Bouleversant, plus accessible aussi. « Let in the light » est un lumineux élan de nostalgie. Un album indispensable pour les fans de Chan Marshall, fortement recommandé pour tous les autres.



The Sugar Plum Fairy pr.

The Sugar Plum Fairy

Écrit par

Pour leur premier tour de manège, The Sugar Plum Fairy pr. frappe fort. Un trio constitué de deux multi-instrumentistes : Aurelien Jouannet et Sylvain Joubert, ainsi que de Nathalie Villeaud préposée aux montages vidéo. Dès les premières notes de piano, la musique nous place sous hypnose et nous emmène dans un de ces voyages dont on ne souhaite pas revenir. Les sentiments s’entremêlent à l'écoute de "Picture", le morceau d’ouverture. L’angoisse, la sérénité, l’urgence et l’apaisement -entre autres- alimentent leurs compositions parfois un peu monotones mais toujours inspirées. La voix d’Aurélien Jouannet est émouvante, vibrante et majestueuse. Ajoutez-y des combinaisons de piano bien senties, une basse et un violoncelle susceptibles de vous communiquer des frissons, et vous pouvez nagez librement en eaux troubles, lagune traversée à des époques diverses par Radiohead, Nick Cave voire même Ghinzu. L’équation pop electro imaginée par The Sugar Plum Fairy pr est même réussie. De cette expérience, on en sort perturbé, encore marqué par les âmes mortes naviguant le long de plages comme « Hypnotized », « Blind » ou encore « Memory of an accident ». Un premier album à l’image de la jaquette, planant et déconcertant de finesse.

 

 



Chicago Bob Nelson

Flyin to high

Écrit par

Bob Nelson n'est pas né à Chicago, mais à Bogalusa, en Louisiane. Cependant, à l’instar de nombreux contemporains, il a débarqué dans le plus grand port des Grand Lacs, très jeune. Une situation qui allait le marquer à vie. Il a largement dépassé les soixante balais aujourd’hui. C'est Muddy Waters qui lui a collé le surnom de Chicago Bob. Adepte de l'harmonica, il apprend à jouer au contact d’artistes notoires comme Junior Wells ou Big Walter Horton. Il a également accompagné John Lee Hooker et Johnny Shines ; et puis a milité au sein du Collwell Winfield Blues Band. Il est ensuite parti vivre à Boston. Au cours des eighties, il incorpore le line up des Heartfixers du guitariste Tinsley Ellis (un album est paru en 1983 chez Landslide : "Live at the Moonshadow") et rejoint même les Shadows.

Après une absence de dix ans, il nous propose enfin ce nouvel opus. Une aventure musicale qu’il poursuit donc dans un style Chicago blues sous une approche louisianaise. Pour la circonstance, il a bénéficié du concours d'excellents musiciens, réunis sous la houlette du pianiste David Maxwell (il est également responsable de la production de l’œuvre). Une section rythmique de rêve a ainsi participé aux sessions d’enregistrement : le bassiste Michael Mudcat Ward ainsi que le drummer Per Hanson, deux ex-Ronnie Earl et Sugar Ray & the Bluetones. Monster Mike Welsh (il est également issu de Boston) et Troy Gonea (Fabulous Thunderbirds, Kim Wilson) se réservent les guitares.

Le disque s’ouvre par "Taking care of business" ; et surtout par le riff qui a fait la célébrité d'Elmore James. A la gratte : Mike Welsh ! Nous baignons bien dans le blues du Chicago Southside ; cependant, Bob a gardé le timbre du chanteur de swamp blues de sa Louisiane natale. Maxwell occupe une place importante dans le décor et Troy Gonea s'éclate dans un style très différent de Welsh. La voix de Bob est une véritable révélation. Assurée, immuablement nonchalante, puissante, elle domine l’ensemble. Le "My bleeding heart" d'Elmore James constitue véritablement un des sommets de la plaque : le piano et la guitare semblent sortir des studios Chess. Nelson a signé trois plages. Tout d’abord "Party after hours". Elle démarre très lentement dans le style de T Bone puis prend progressivement du rythme. Le swing déborde. Tous les musiciens participent aux chœurs. Gonea préserve son style jump pendant que Doug James souffle dans les sax ténor et baryton. "Retirement plan" ensuite. Remarquablement ficelé, ce slow blues et très très proche de Muddy Waters. Quel bonheur de voir et surtout d'entendre Maxwell emprunter le rôle d'Otis Spann et Welsh celui de Jimmie Rogers. Il faut d'ailleurs souligner que dans le même registre, Bob s’autorise une cover du lent "The blues never die" de Spann, avec beaucoup de retenue et de feeling. Maxwell déploie des trésors d'imagination pour faire passer le fantôme de l'inoubliable Otis. Fermez les yeux, et vous y parviendrez assez facilement. Toujours dans le même style, les musiciens haussent le tempo et s’engagent sur le "Popcorn man" de Muddy Waters. Les ivoires s’emballent. L’harmonica participe à cet engouement. Il interprète le "Wish I had someone to love" de Bo Diddley sur un axe Baton Rouge – Chicago. Très paresseuse, la ligne rythmique et portée par Mudcat Ward. Le chant est bouleversant. La production digne de Jay Miller! D’excellente facture, cet album ne recèle aucune faille. On y porte intérêt de bout en bout. Et il s’achève par "Christmas tears", un blues démontrant une dernière fois la sensibilité exacerbée de ce chanteur/harmoniciste talentueux.

Mick Est Tout Seul

Les chansons perdues

Écrit par

Certainement dévoré par l’appétit de composer, Michaël Furnon est un bosseur. Sans ses amis du 3D, Mickey raccourcit son nom mais allonge malicieusement son répertoire perso en commettant cet album tout seul. Issues de l’excédent de compositions, à l’origine destinées au groupe, « Les Chansons Perdues » ne le sont pas pour tout le monde. Les 14 titres joués, mixés, enregistrés par l’homme seul –il insiste là-dessus– explorent les facettes les plus intimistes de sa vie. Cette démarche le rend encore plus proche de son public, comme un grand frère qui descend du grenier pour jouer de la gratte dans le salon. L’ambiance ‘home made’ accentue la simplicité des textes. Malgré la tentative de changer de casquette, Mick-ey n’arrive pas à effacer le souvenir si proche de son band. Ce qui explique pourquoi dès les premières notes, on replonge dans une même ambiance. Inspiré par différents moments de son existence, vécus à des périodes toutes aussi différentes, l’elpee récupère ces émotions diversifiées et part un peu dans tous les sens ; les doutes, la tristesse d’une disparition, les espoirs, la fête et l’amour en fond de commerce.

Vouloir changer de couvre chef en le remplacer par un quasi identique n’apporte rien de bien neuf et ne provoque aucune surprise.



Rain

Bedhead

Écrit par

L’ombre de David Bowie est omniprésente sur ce sixième album du dénommé Rain, artiste au talent intense et aux humeurs vaporeuses. Voyage onirique dans un pays où la pluie ne s’arrête jamais afin de ne pas perturber les âmes égarées, ce « Bedhead » est aussi puissant que tragique, envoûtant et brumeux. Déversant des gouttes empruntées à la (défunte ?) tempête du trip-hop, à l’averse électro et aux brises du rock planant, il accapare nos émotions pour les transformer en de solitaires réflexions sur la vie et ses fausses envies. La pluie tombe, à la fois légère mais chargée de mélancolie. Les nuages défilent, prenant tantôt la forme de Craig Armstrong pour distiller des atmosphères vaporeuses, tantôt celle de Roger Waters pour nous avouer inconsciemment que ce génie n’est pas le sien. Rain ne triche pas : il clame haut et fort ses influences. Et si, de temps à autre, on regrette qu’il n’aille pas au bout de ses fantasmes en refusant de franchir la barre des 5 minutes par chanson pour nous emporter encore plus loin, on ressort ébahi par la densité des sentiments propagés et l’indéniable qualité du service. Des nébulosités comme celle-ci, on en veut bien à toutes les saisons…  

Nick Warren

Global Underground : 030 - Paris

Écrit par

DJ anglais originaire de Bristol, Nick Warren signe une fois de plus un album –double !– chez ses amis du Global Underground (Unkle, Sharam, Dark Globe, etc.). Véritable pilier et référence de l’écurie, il figure au top 10 des DJ’s mondiaux. En outre, il affiche une qualité musicale à l’image de son portrait : ‘so british’ et flegmatique. Gourou de la house, il est suivi par un nombre croissant d’adeptes, louant la grâce et le talent du Maître. La facilité de coller ses doigts sur les vinyles peut être considérée comme un label de qualité mais ne finissent-ils pas par s’user à force de gratter les sillons ?

« GU30-Paris », le bien nommé, réunit 24 morceaux tout à fait fluides et bien proprets. Tout se mixe et se suit sans anicroche. Le premier volet propose 11 compositions plus aériennes, les 13 suivantes un beat ‘clubbing’ un peu plus soutenu. L’artiste se produisant en toute décontraction dans de petits clubs, en festival ou en studio semble survoler « Paris » sans vraiment marquer de tournant à l’album. Les mélodies se goupillent bien, tout semble bien calculé, voire même un peu trop à nos yeux (devrais-je dire oreilles ?) Aucune action pertinente ne vient pousser l’ensemble vers le haut. On ne se sent pas lésé, il n’y a ni mauvaise ni bonne surprise ; bref l’écoute de la première partie de ce disque se révélera certainement intéressante pour animer les soirées ‘chill’, pourvu que l’on ai pris le soin d’emporter un bon bouquin, et lors de la seconde permettra d’égayer la soirée de quelques potes grignotant des chips. De là à s’extasier… bof !

RTX

Western xterminator

Écrit par

Après la rupture (musicale et sentimentale) opérée entre Neil Hagerty (un ex-Pussy Galore quand même) et Jennifer Herrema, au sein de Royal Trux, on se demandait sous quelle forme les deux personnages allaient relancer leur carrière. Si le premier a poursuivi sous son patronyme ou chez The Howling Hex, ses aventures expérimentales, la seconde a décidé de se tourner davantage vers le métal en fondant RTX. Un quintet dont « Western Xterminator » constitue son deuxième opus. Mais un métal teinté de glam et de psychédélisme que Herrema torture de son timbre nicotiné (elle doit au moins fumer 40 clopes par jour, pour avoir une telle voix), tourmenté, sordide, graveleux, démoniaque, une voix qu’elle personnalise en préservant les voyelles et en accentuant les consonnes (le compte est bon !) Hormis le titre d’ouverture et morceau maître, une sorte de tango complexe, angoissant, contaminé par les accords d’une flûte spectrale, les 9 autres titres font la part belle aux riffs bien saignants, susceptibles de remuer les viscères et de ravir les secoueurs de tête. « Wo-wo-din » s’aventure même dans le ‘death metal’ (pas trop ma tasse de thé). Et puis « Knightmare & Mane » campe une ballade dont les accents semblent avoir été empruntés à Cockney Rebel. Les seventies semblent d’ailleurs beaucoup inspirer RTX et en particulier Alice Cooper voire Hawkwind, même si « Last ride » est découpé dans des accords électriques aussi déchiquetés que chez Megadeth.

 

 

 



The Shins

Wincing The Night Away

Écrit par

Troisième étape de leur parcours, « Wincing The Night Away », confirme avec élégance, grâce et qualité tout le bien que l’ont pensait déjà de The Shins à l’époque de « Oh, Inverted World » et de « Chutes Too Narrow », ses précédents opus. De toute manière, qui pourrait se tromper à leur sujet ? Après avoir livré ces deux excellents albums, la formation ne pouvait décevoir tant le travail de ces artistes est loin du simple rassemblement d’instruments. Il règne tout au long de ce disque une réelle envie de partage, une douceur palpable dispensée généreusement. Ce mélange de rock, pop et folk transforme les Shins en amis que l’on voudrait compter parmi ses proches. La simplicité de ce gang de potes issus de Portland n’a d’égale que sa qualité ; et on irait jusqu’à leur souhaiter de devenir membres de notre famille (aaah dommage que je n’ai pas de sœur !) La douceur transparaît sur des morceaux tels que « Sleeping Lesson » ou « Black Wave » et le plus qu’enivrant « Red Rabbit ». Et le reste vaut son pesant d’or ! Rester insensible à cette œuvre relève du défi ou du masochisme. Impossible de garder une quelconque once de rage ou d’énervement quand la voix de James Russell se profile et que les mélodies semblent s’extraire du fond de leurs âmes pour venir percuter la nôtre. Par un savant mélange de lumière et de pénombre auditive, les onze plages s’écoutent sans lassitude et –pour ma part– même après répétition abusive. La carte blanche attribuée par Sub-Pop (The Album Leaf, CSS, Soundgarden, etc.) pour leur travail est la preuve d’un respect tout à fait mérité, et purement bénéfique pour les grands fans que nous nous devons d’être. Respect !



The Submarines

Declare a new State

Écrit par

Coup de foudre à Boston. Blake Hazard rencontre John Dragonetti. Elle a grandi dans le froid du Vermont. Lui, sous la chaleur torride de Dubai. Après avoir enregistré les chansons signées par Blake et joué celles de John, après, surtout, être tombé amoureux, ils se séparent. Malheureux l’un sans l’autre, ils écrivent chacun dans leur coin des chansons. Tristes, bien sûr. L’histoire des Submarines commence ici, lorsqu’ils se retrouvent et écoutent leurs lettres musicales. Tout prend du sens et, en toute logique, « Peace and hate » ouvre l’album.  Duo de répliques plus que de chœur, Blake et John se répondent au long d’une pop indie aux arrangements plutôt élégants (on pense parfois à Postal Service). Mettant en avant les guitares acoustiques, les morceaux tantôt légers (« Vote », « Brightest discontent »), tantôt mystérieux (« Hope », « Modern inventions ») s’enchaînent suivant le fil pourtant noir de la rupture. Rien de très audacieux. Cependant les mélodies sont fines et lumineuses, comme l’éclair pendant l’orage. Au final, « Declare a new state » vote pour une réconciliation, mais reste un disque d’humeur.



dDamage

Shimmy Shimmy Blade

On les avait découverts il y a 4 ans par l'intermédiaire de TTC, alors un groupe qui comptait : tout au long de l'incroyable EP « Trop Singe », sorti sur l'excellent label parisien Clapping Music, les deux frères Hanak proposaient alors une relecture alléchante du hip hop à la sauce IDM. Après un album sur Planet Mu en 2004 (« Radio Ape ») qui flirtait avec l'intelligentsia electro-breakcore, on les avait un peu perdus de vue. Sur ce nouveau disque ils enfoncent le clou d'une électro qui ne tient pas en place, shootée aux beats 8-bit et au rap synthétique. Entourés d'une pléthore de rappeurs connus des sphères de l'underground (Bigg Jus de feu Company Flow, Tes de Lex Records, Orko Eloheim de NMS, Existereo du label Institubes, Mike Ladd, les Suédois de Stacs of Stamina, MF Doom et, bien sûr, TTC featuring Dose One, réunis comme à la grande époque de « Pas d'Armure »), les deux cerveaux épileptiques de dDAMAGE n'ont qu'une seule ambition : faire danser, en mode accéléré, et tant pis si ça se bouscule sous les flashes aveuglants de leurs nappes stroboscopes. Seul hic : 16 titres moulés dans des breaks façon `chip tune', ça lasse, et l'on ne peut s'empêcher de penser que « Shimmy Shimmy Blade » (big up à ODB !) aurait sans doute gagné à plus de concision. dDommage, vraiment.

Harlan t Bobo

Too much love

Écrit par

Bassiste de Viva L´American Death Ray Music, Harlan T. Bobo s´octroie une escapade solo sur les terres arides du folk. L´occasion comme pour beaucoup d´autres d´exorciser ses démons et ses chagrins. Sans pathos lourdingue ni rancune hargneuse, l´homme trace sa propre autobiographie sentimentale.

Ouvrant l´album, « Only Love » est d’une beauté brute à pleurer. Une ballade folk acoustique d´une simplicité désarmante, bercée par une voix rauque, profonde et désespérée qui dominera les neuf plages de cet elpee. Un orgue et une pedal steel se la coulent douce sur « Left Your Door Unlocked », naturellement, sans alourdir l´ambiance. Le titre maître tranche soudainement : Harlan branche l´électricité, la musique monte en puissance, les phrasés bluesy s´enchaînent. Un « Zipper And Jeans » gorgé de swing et l´excellent « Mr Last Week » poursuivront dans cette voie avant un retour à des ambiances plus posées. Le mélancolique blues « Bottle And Hotel » conclut l´album, comme une ivresse que l´on cherche pour oublier la douleur. Neuf pistes sans rien à jeter. Une petite perle de talent et de sincérité brillant parmi la production folk actuelle.

Ben Westbeech

Welcome To The Best Years Of Your Life

Écrit par
Welcome to the best years of `Brit Hop'. Engendrée par des artistes tels que Jamie Lidell, The Streets voire Plan B et menée aujourd'hui par Jamie T et autres Juste Jacques, cette scène grandissante accueille un petit nouveau ayant tout d'un premier de classe. On se doutait que l'année 2007 serait une année exceptionnelle pour la musique mais là, on ne sait plus où donner de la tête ! Ben Westbeech débarque de son Bristol natal, emportant dans ses valises un premier ouvrage remarquable. A l'instar de son grand frère spirituel de Jamie Lidell, Ben marie des éléments pop, funk, soul et jazz comme un dieu.

Maître de l'espace urbain, le jeune homme sautille gaiement de toit en toit. Ne prenant même pas le temps de s'arrêter pour souffler, il exécute pirouette sur pirouette sans ne jamais se brûler les ailes. Le mecton tient la longueur sans s'essouffler, sans nous emmerder. Le génie du premier essai de Westbeech procède essentiellement de son art à pondre des morceaux variés. Aucun des quinze titres n'est comparable au suivant. En résulte des perles allant de pair avec la touche `repeat' (les géniaux « Gotta Keep On », « Stop What You're Doing », « In/Out »). Ben Westbeech n'hésite pas à embellir son ouvrage de quelques prodiges instrumentaux (« Bright Future », « Beauty », « Grey Skies ») et semble prendre son pied à se montrer audacieux. En témoignent la touche drum'n'bass de « Get Closer » mais également « Dance With Me » et « Pusherman », deux plages qui auraient pu être interprétés par un Justin Timberlake circa « Justified ». Il est bel et bien né le divin enfant.

Tom Doughty

Running free

Écrit par

Tom Doughty est né en Angleterre. Dans le Cheshire. Quelque part dans la campagne où s’étirent des champs à l’infini. Il apprend à jouer de la guitare dès son plus jeune âge. En compagnie de son frère, mais surtout en solitaire. Il développe un style fingerpicking en s’inspirant des artistes britanniques sacralisés par le mouvement folk des années soixante : Davey Graham, Bert Jansch et John Renbourn. En 1974, il est victime d’un grave accident de moto. Cette mésaventure lui laisse des séquelles : il devient paraplégique. Il délaisse alors sa guitare pendant dix ans avant de la reprendre et se remettre à travailler avec acharnement. A la recherche d'une technique personnelle, il écoute Leo Kottke, Bob Brozman et Kevin Brown. Il joue de la ‘lap slide’ ou encore de la guitare ‘résonator’, dont le son métallique est très caractéristique. Il se lie d'amitié à Brozman et finit par sortir un premier album en 2002 : "The bell".

"Running free" constitue donc son second opus. Bien qu'il soit inspiré par le blues acoustique, il se dégage indéniablement de sa musique une sensibilité folk, ou plus exactement country folk, dans une atmosphère qui sent bon la campagne anglaise. Tom chante d'une voix claire qui correspond parfaitement à son univers sonore ; mais il est avant tout un remarquable gratteur. Il se complait d’ailleurs fort bien dans l'aventure instrumentale. L'album manifeste une unité évidente dont je retirerai des petits trésors de délicatesse et d’authenticité. Et tout d’abord "Your picture has faded". Un titre d’ouverture empreint d’une grande pureté. Terry Jones s’y réserve l'harmonica. Une plage écrite dans un style fort proche du pianiste de blues Walter Davis, dont il reprend également l’émouvant "Tears came rollin' down", plage au cours de laquelle Doughty laisse éclabousser sa sensibilité naturelle. Dans le domaine du blues, j’épinglerai une adaptation très personnelle du "Catfish blues" de Muddy Waters, une version bouleversante du "Some these days", de Charley Patton et puis la cover "Brownsville blues" de Furey Lewis, caractérisé par la magie de la slide. Parmi les plages instrumentales, je mettrai surtout en exergue la complexité de son exercice de style opéré sur "Eleanor Rigby" (des Beatles bien sûr!), l'émotion palpable qui émane de sa version du "Every time we say goodbye" de Cole Porter ainsi que du traditionnel "Black Orpheus" qu’il interprète en duo avec Woody Mann, un autre musicien talentueux à la guitariste acoustique.

                       

Rich Cohen

Sour mash

Écrit par

Originaire de Pittsburgh, en Pennsylvanie, ce jeune musicien a longtemps vécu au sein de sa famille, à Los Angeles, avant de rejoindre New York, il y a une dizaine d'années. Depuis, il y est resté! Musicien très sollicité, il est parvenu à se forger une identité musicale en intégrant de nombreux éléments issus de styles divers : du blues bien sûr, mais également du jazz et du rock'n'roll. Il nous invite à accomplir un tour des States : du blues de Chicago aux rythmes de la Nouvelle Orléans, en passant par les shuffles texans, le jump et le swing californien. Il semble donc bien se nourrir dans ce creuset qui constitue le blues le plus populaire aujourd'hui. Pour enregistrer "Sour mash", il a reçu le concours de ses musiciens, en l’occurrence le Blues Prescription ; c'est-à-dire une section rythmique constituée du bassiste Admir ‘Dr Blues’ Hadzic et du drummer Barry Harrison (ce solide musicien de couleur noire a longtemps sévi chez le backing band de Johnny Copeland) et enfin sa fille Shemekia. Pour concocter cet opus il a également fait appel à de solides connaissances : George Papa George aux claviers et surtout Jason Ricci à l'harmonica. Considéré comme un jeune prodige, ce dernier vit à Nashville, compte déjà trois albums personnels à son actif et drive son propre groupe : New Blood. Le Rich Cohen Blues Band avait déjà gravé un elpee en 2005 : "Who's that knocking".

En ouverture, Rich attaque "Can't do nothing about it". Du blues solidement rythmé destiné à donner rapidement le champ libre à Jason Ricci. Ce véritable prodige joue comme nul autre. Très personnel, son jeu est basé sur une accumulation de notes ; mais aussi sur une créativité constante. Cohen embraie aussitôt par un solo construit progressivement. Il monte sensiblement en puissance. La barre est déjà placée fort haut. Instrumental, le titre maître émarge au funk participatif. Il est alimenté par tous les instruments : les percussions de l'ami Rod Gross, l'orgue de Papa George et la basse d'Admir ; pendant qu’à l'avant-plan, les cordes tissent des arabesques dans un contexte jazz funk. Dans le même registre, les musiciens adaptent "2:19", une compo signée Tom Waits mais revue et corrigée suivant leur imagination. Rich murmure des mots hypnotiques tandis que les instruments creusent de nouveaux sillons novateurs. Autre instrumental, "Bounce & burn" permet à Cohen de swinguer et de jumper sur les cordes. Rich chante de son timbre rocailleux et quelque peu nasillard une version très rafraîchissante du "Floating bridge" de Sleepy John Estes. L'orgue Hammond nous plonge dans un climat décontracté. Jason apporte sa touche émotionnelle de l’instant à l'harmo. Il se fait avare de ses notes pour mieux faire passer le message et céder le témoin à Rich dont les notes sont puisées au plus profond de sa sensibilité. Véritable rampe de lancement à ses solistes, Dr Blues assure le rythme sur "Shame on you", un shuffle classique à la texane. Cohen est un musicien brillant. Et il le démontre constamment. Il emprunte même la technique d’Hubert Sumlin sur "Rx Blues", avant de se mettre à délirer, à improviser, à dénicher des notes improbables sur un thème proche d'Howlin' Wolf. La Blues Prescription poursuit son invasion victorieuse par un nouveau shuffle intitulé "Who's that knockin'?". Impossible de tenir en place : un sommet ! La finale a été immortalisée en 2006, au Trumpets de Montclair. Un morceau ‘live’. Près de 10' de défonce boogie exécutée sur le thème du "Shake your hips" de Slim Harpo.

Non seulement cet album est d’excellente facture, mais il constitue une véritable découverte. Rich est un musicien qui déborde d’idées. Il a ainsi mis d’autres projets en chantier. Dont une approche exploratoire et introspective consacrée à l'utilisation des instruments à cordes acoustiques ; un dessein notamment concrétisé par l’elpee "Moods and meditations", paru en 2005. En outre, il trouve encore le temps de partager un duo acoustique en compagnie de l'harmoniciste Miguel Weissman. Leur album "Hollow log" devrait sortir d'une semaine à l'autre et présenter une facette de blues traditionnel, plus proche du Delta du Mississippi. 

Les Fatals Picards

Pamplemousse mécanique

Écrit par

Il n’est pas courant de lire des chroniques de groupes relevant de la variété télévisée sur ce site. Et pourtant c’est bien le cas ici, puisque la sortie de ce quatrième album des Fatals Picards coïncide avec leur élection comme représentant de la France pour le concours Eurovision 2007 ! Et oui, lors d’un scrutin organisé par FR3 (!), les Picards ont été sélectionnés parmi une liste assez ouverte de candidats dont les…Wampas. Ne manquait plus que Morrissey comme ambassadeur pour le Royaume-Uni et nous aurions eu toutes les raisons d’assister à la finale du 12 mai, programmée à Helsinki, devant notre petit écran.

Bref, revenons à ce CD, le quatrième de la formation parisienne (au nom trompeur donc) dorénavant signée chez Warner, après trois premiers opus complètement autoproduits (et auto-distribués lors de leurs concerts, la totale !) « Pamplemousse mécanique » comme son nom l’indique, est un savant condensé d’humour au second degré et de caricatures extrêmes parfois même acerbes. La plage d’entrée « Bernard Lavilliers » donne le ton, tant au niveau du texte corrosif, que du tempo. On pense immédiatement à d’autres Picards, les « Marcel et son orchestre » ; mais bien que les morceaux soient plutôt de courte durée (comptez 3 minutes en moyenne pour les 16 titres), la deuxième et troisième plage font retomber notre enthousiasme. « Djembé man » ou « Les dictateurs » cassent un peu le rythme d’un punk/ska redondant, lors d’une parodie de reggae, toujours sur fond de textes ironiques. « Monter dans le pantalon » plagie ouvertement Zebda, et repart dans le ‘name coding’ où d’autres personnalités médiatiques sont entachées (Jean-Pierre Pernaud ou Descombes, par exemple). « Cure toujours » rappelle les premiers pas d’Indochine. Tout aussi caustiques, les textes dressent le portrait d’un jeune disciple de la cause gothique ; mais toujours en adoptant le ton de la dérision omniprésent sur cet opus. Seule la reprise de « Partenaire particulier » épouse un format classique. « Et puis merde je vote à droite » ainsi que l’interminable « Où se demandait » clôturent cette plaque dont le patchwork puise aussi bien dans la chanson française, le rock, le punk, le ska que la musique de rue.

Typiquement français, ce style possède-t-il suffisamment de caractéristiques grand public pour décocher la palme lors de l’Eurovision ? Réponse ce 12 mai 2007. Cependant, après la victoire conquise par les guignols heavy-métal de Lordi on peut s’attendre à toutes les surprises…

 

Bloc Party

A weekend in the city

Écrit par

Deux ans après la sortie de leur premier album "Silent Alarm", le groupe londonien offre le second chapitre, ultra attendu, d’une saga qui a commencé sur des chapeaux de roue. A l’époque, on se souvient que, propulsés par des critiques exceptionnelles et un matraquage radiophonique, nos quatre Anglais avaient touché les étoiles. On nous faisait même presque croire qu’ils étaient seuls au monde (avec Franz Ferdinand…). Zappons immédiatement sur le mot ‘confirmation’ et attardons-nous sur l’essentiel : que peut bien cacher une pochette traversée par des routes tamisées passant au-dessus de terrains de sport ?

A première vue, la réponse fait très mal : pas grand-chose. Le morceau d’ouverture a tout pour irriter. Introduit par un chant insipide puis souillé par un rock scabreux, il ne laisse rien présager d’excitant. Pire : le morceau suivant ("Hunting For Witches") semble tout droit sorti du passé, c’est-à-dire de l’album précédent. Le clonage fait décidément des merveilles… En cours de route, on a pourtant envie de changer d’avis. Les guitares nerveuses, presque épileptiques, font magnifiquement leur boulot, désaxant notre stupeur vers un besoin d’en savoir plus. "The Prayer" fait monter la température, tandis que "Uniform" nous rappelle que nous sommes bien devant un groupe au sens du rythme (et du refrain) acéré(s). Il ne reste plus qu’à entrer dans la seconde partie du voyage, succession de chansons qui, à défaut de nous faire crier au génie, parviennent à maintenir l’attention. Le style est propre et efficace. Les fans de la première heure prendront leur pied sans se prendre la tête. Mais soyons honnêtes : Bloc Party n’est pas (comme certains le souhaitaient, il y a deux ans) à mettre sur un piédestal.

Various Artists

Our latin thing 2

Écrit par

Poursuivant son entreprise de réédition du label historique de la salsa, ce deuxième tome d’« Our Latin Thing » a pour mission d’attirer l’attention de l’auditeur vers les prochaines sorties Fania. L’influent dj anglais Gilles Perterson va inaugurer la « Dj-series » consacré au label, où le connaisseur fera découvrir aux curieux quelques pépites récemment déterrées. Excepté le génial « Come and get it » de Ralph Robles, la sélection néglige le boogaloo pour s’aventurer du côté du latin jazz (Willie Colon, Willie Rosario, Monguito Santamaria) et quelques salsas destinées aux dancefloors (Eddie Palmieri & Cal Tjader, Johnny Pacheco). Une grosse partie est réservée aux chanteurs phares du label : Joe Bataan et une reprise baroque de « Shaft », le phrasé magique d’Hector Lavoe, l’énergique Celia Cruz et le crooner Ruben Blades. Le tout à prix réduit.

Various Artists

Brazil Classics 7: What´s happening in Pernambuco - New sounds of the brazilian northeast

Écrit par

Explorant le passé, le présent et le futur de la musique populaire brésilienne, la série « Brazil Classics » pose ses valises dans le ‘nordeste’. Elle nous propose de découvrir les descendants du Mangue Beat. Guidé par Chico Science, ce mouvement musical (il a secoué le Brésil dans les années 90) a installé Recife (une des villes les plus pauvres du Brésil) sur la carte musicale. Les treize artistes épinglés ici reprennent à leur compte l’éclectisme de leurs prédécesseurs. Ils empruntent à l’électro, la drum & bass, le funk, le reggae, le rock et mélangent le tout aux rythmes traditionnels du ‘nordeste’. Le résultat capture une étrange musique pop : mélodique et douce mais où l’inquiétude et la mélancolie mènent la danse. Malgré quelques inévitables baisses de régime, la qualité de l’ensemble ne souffre d’aucune discussion. On pointera quand même la performance des Cidadão Instigado. Ces dignes héritiers de Tom Zé (lui aussi originaire du ‘nordeste’) interprètent leur déjanté « O pobre dos dentes de duro ».

Ibrahim Ferrer

Mi Sueño

Écrit par

Dernier témoignage chronologique de son passage sur terre, le dernier disque du grand chanteur cubain exauce un des plus vieux rêves d’Ibrahim Ferrer : enregistrer un album entier de boléros. Ce style cubain dédié aux affres de l’amour possède un charme suranné parfaitement rendu sur cette œuvre. Même si on n’évite pas toujours les excès (certains passages sont vraiment dégoulinants), « Mi sueño » entretient une magie qui s’affirme au fil des écoutes. Tout d’abord le petit groupe accompagnant Ibrahim joue avec un feeling incroyable, à la limite du jazz : Roberto Fonseca au piano, Cachaito Lopez à la contrebasse et Manuel Galban à la guitare électrique volent un peu la vedette au défunt Ferrer. Malgré quelques fatigues vocales, ce dernier ne se défend pas trop mal non plus, se jetant à corps perdu dans ces bluettes (« Perfidia », « Quizas, quizas » en compagnie d’Omara Portuondo) qui révèlent son cœur d’artichaut. L’ensemble de cordes ajouté ça et là apporte une dimension particulière aux morceaux. Suffit d’écouter la formidable intro de « Quiéreme Mucho » pour en être convaincu…



Little Barrie

Stand Your Ground

Écrit par

Gentiment rétrograde, méchamment produit, le nouvel album de Little Barrie fait la part belle à un monde rêvé, forcément suranné, où le rock’n’roll est roi. Cette trêve utopiste pose son fantasme en plein cœur des sixties et revêt l’indispensable perfecto, signe de ralliement nécessaire du rebelle en motocyclette. En 2005 déjà, nos trois Londoniens faisaient des appels de santiags en brandissant un premier album (« We Are Little Barrie »), produit par Edwyn Collins.

Cette fois, les longs cheveux noirs des Anglais prennent le vent, la hype soufflant sur leur nouvel album. Aux manettes, on retrouve, en effet, Dan The Automator (Gorillaz). Rien à redire sur son boulot. Le son est nickel, les riffs claquent et les rythmiques groovent à mort. Malheureusement, ce deuxième album de Little Barrie tend à s’enfermer dans l’objet même de son fantasme. Malgré son lot de hits (« Green Eyed Fool », « Pin That Badge ») à vous démonter une parade de bikers sous poppers, « Stand Your Ground » évoque trop bruyamment les plus belles histoires du dictionnaire du rock. Nous sommes pourtant en 2007. La vie a continué, des disques ont été enregistrés. Sans vouloir pousser un innommable effet de mode, on aurait donc souhaité davantage d’audace dans la relecture des chapitres consacrés aux Black Crowes et à Cream...

 

 



!!!

Shake Shake Shake

Écrit par

Ok, on l'avoue. Au point où nous en sommes, tout ce que l'on pourra écrire sur !!! relèvera d'une subjectivité absolue (et assumée). Il faut dire que l'on a eu beau chercher des poux sur la tête de chacun des membres de la formation, ils finissent toujours par s'en sortir immaculés. Et ce n'est pas leur première tournée européenne en salle qui y changera grand-chose. Mais comment font-ils pour être aussi bons, bordel ???

Arrivés au Splendid vers 20h, on se dirigera presque aussitôt à l'intérieur afin de jeter un coup d'œil à la configuration de la salle. Le premier constat sera plutôt satisfaisant, le Splendid ayant des allures d'Atelier 240 un chouïa plus petit et donc encore plus convivial. Un large sourire au visage, on attendait impatiemment le début des festivités jusqu'à ce que le groupe assurant la première partie débarque sur scène. Boogie Balagan, combo franco-israelo-palestinien distilla en une demi-heure un blues rock approximatif et insupportable. Interprétés en anglo-franco-arabe ou d'autres mélanges indicibles, les compositions étaient entrecoupées de pathétiques interventions du leader, usant et abusant d'un accent cliché et totalement factice. Clairement influencé par des formations telles que Led Zeppelin, AC/DC ou les Stones, Boogie Balagan est un groupe de garage qui aurait bien mieux fait de ne jamais s'en extirper.

Quelques médisances et un achat de t-shirt trop court plus tard, les dieux du live entraient enfin sur scène devant un parterre bien rempli mais pas tout à fait comble. Parfaite entrée en matière, « Myth Takes » servira d'échauffement avant la déferlante d'énôôôôrmes tubes interprétés en majorité par Nic Offer. « All My Heroes Are Weirdos » précédera des grandioses « Pardon My Freedom » ou « Heart Of Hearts », agrémentés de l'inimitable déhanché de Nic. John Pugh s'emparera ensuite du micro pour l'électrisant « Dear Can ». Comme de tradition, il se joindra ensuite à la foule pour un « Yadnus » retentissant. Un peu plus d'une heure durant !!! fera vibrer le Splendid et suer le public à grosses gouttes avant de finir en beauté sur l'épique « Me and Giuliani Down by the School Yard » et un « Intensify » repris en chœur par une (petite) partie de l'assistance. Fidèle à leur réputation, les huit de Sacramento auront à nouveau livré un show inoubliable dont il est impossible de retranscrire le niveau de qualité à sa juste valeur. Tout simplement splendid(e). Ceux qui les manqueront le 12 avril prochain à l'AB risquent fort de s'en mordre les doigts. A bon entendeur…

(Organisation : A gauche de la lune)