New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Colleen

Colleen et les Boîtes à Musique

Il ne s’agit pas du troisième album de la Française, mais d’une commande de l’Atelier de Création Radiophonique de France Culture. Une carte blanche, en fait, qui regroupe 14 titres composés sur base d’un leitmotiv simple : celui, tintinnabulant et mécanique, de la boîte à musique. Après le glockenspiel, la viole de gambe et le sampling à tire-larigot de tout ce qui sonne acoustique, Cécile Schott s’est donc lancé dans ce projet original, sans aucun doute délicat. Quatorze ritournelles au parfum lancinant de l’enfance, qui donnent envie d’aller chasser le Snark. En superposant et mixant plusieurs couches de mélodies jouées par ces appareils miniatures, Colleen bâtit sans emphase une authentique cathédrale sonore : sous ses voûtes accueillantes le touriste que nous sommes se tait, et admire le travail. Mieux que les fonts baptismaux en marbre de Villefranche, cet EP se visite avec la déférence qu’on réserve d’habitude aux plus grands bâtisseurs. Pourtant, seule et sans aucune vanité ni boulimie instrumentale, Cécile Schott parvient à chacun de ses disques à nous émerveiller. Le sampler, il est vrai, s’avère un compagnon de (bonne) fortune… Mais derrière la machine on retrouve Colleen ; et son âme est si belle qu’on la rêverait en Belle au Bois Dormant… (…) Ne nous emballons pas dans d’éternelles jérémiades sur la mélancolie et l’affreuse solitude qui tenaillent nos pitoyables existences, ce n’est point le moment. Il n’empêche que des boîtes à musique ne suffiront sans doute pas à réveiller l’enfant qui est en nous, et de là l’innocence perdue. Ca se discute, certes, jour après jour, mais là c’est une toute autre histoire, à suivre tous les midis sur TV5.

 

 



After

Endless Lunatic

Écrit par

Ce n'est pas encore avec cet album que votre serviteur méritera la médaille de vitesse pure. Il date en effet de 2005. Pour ma défense, vous n'avez sans doute pas encore eu le loisir de lire une quelconque chronique consacrée à ce disque, écrite dans la langue de Molière. Et pour cause, ces Polonais n'ont toujours pas déniché de distributeur chez nous. Pourtant, on est en présence d’une production à la fois très réussie et fort attrayante. Signalons d'abord que l'un des membres permanents du groupe, le bassiste Mariusz Ziolkowsk, est aussi un des nouveaux venus chez Quidam 'nouvelle formule'. Et le genre musical d'After évolue justement au confluent de la dernière création de ce groupe et de l'excellent Riverside. De ce dernier, on retrouve la flamboyante sobriété toute émotionnelle. Il faut toutefois préciser qu’After propose une musique, certes souvent mélancolique, mais moins tourmentée et plus pop que Riverside. De Quidam, on retiendra l'élégante sérénité et les mid-tempos très mélodieux. Penser qu’After suit le sillon creusé par Quidam serait toutefois une erreur, puisque cet album est antérieur au « SurRevival » de son compatriote. Assez remarquable, cet opus propose huit très bonnes compositions pop/prog chantées par une voix belle et chaude, arrangées et interprétées de façon magistrale. Quatre d'entre elles pourraient sans complexe accomplir une carrière honorable sur les bonnes ondes FM. Ces chansons sont suivies d'un long instrumental contrasté, rehaussé par l'intervention de deux guests notoires : Jozef Shrzek (SBB) aux claviers et Colin Bass (Camel) à la basse. Production irréprochable ainsi que livret superbe et très complet parachèvent ce petit joyau auquel il ne manque pas grand-chose pour être absolument incontournable.



Alasèv

Les envoûtées

Écrit par

Dés les premières notes de cet Ep, on perçoit l’intensité libérée par la musique du duo charismatique Alasèv. Un rock français d´excellente facture, dans la lignée de Noir Désir. Les notes latines de « L´envoûtée » nous plongent dans une ambiance chaude et sensuelle. La température continue à monter sur les titres suivants, à un tel point que l´atmosphère en devient désertique. Nous sommes ensuite transportés dans l´Ouest américain, sur un air de banjo. C´est en parvenant à trouver le parfait équilibre entre rock épuré et sonorités traditionnelles que réside le secret de la réussite des six morceaux de cet Ep. Un équilibre préservé par la richesse du timbre vocal de Mickaël Caron. Le disque s’achève trop tôt, par un très festif « Cabaret ». On en redemande… 

 



Corde Sensible

Ep

Écrit par

Derrière le patronyme de Corde Sensible, se cache un jeune auteur-compositeur-interprète français, appelé LaCorde. Cet Ep serait-il consacré à la guitare ? Oui, mais pas exclusivement. Il recèle surtout de jolies mélodies pop, évoquant les compositions d´artistes tels que Richard Aschcroft, Oasis ou encore les Beatles. Les harmonies vocales, les trompettes et les violons qui viennent les ponctuer sont particulièrement appréciables. Le chant, bien que juste et agréable, est moins accrocheur que la musique, manquant peut-être quelque peu d´émotion. Il n´empêche que l´impression générale laissée par les quatre titres de cet EP est plutôt bonne. L´avenir nous dira si LaCorde parviendra à confirmer cette première appréciation...



Dr. Dog

Takers and Leavers

Écrit par

Imaginez un tribute à la contre-culture des sixties représentée par les éminents Rolling Stones, The Who et les Beatles dans leur période psychédélique et vous obtenez un curieux mélange hallucinogène. Une fragrance Haight Asbury ressuscitée dans sa version rock que le quintet de Phily vaporise à travers champs et dont on se surprend à cueillir des fleurs. Justement les « Flower Power » et « Let the Sun Shine » pourraient être leurs slogans, épiçant les mélodies contestataires de leurs veillées estivales. Epaulée par des chœurs fraternels et des tambourins charitables, la communauté du Dr. Dog scande des ‘hallelujah’ cérémonieux tout en s’éclatant les paumes. L’assemblée réunie sous des pseudos incongrus  (Taxi, Tables, Text, Troubles, Thanks) peut alors entamer ses chants délirants dans un répertoire folk et protester à tout bout de champ en appel à une révolution indie pop édulcorée au psychédélisme hippie. L’effet d’un vieux buvard soixante-huitard en 6 morceaux.

ADULT.

Why bother?

Écrit par

Chier dans la mer ou faire un disque. Parfois, mieux vaut emmerder les poissons. Mais, visiblement, quand on vient de Détroit, on n’aime pas forcément les soles meunières. Alors, on enregistre des albums. Comme ADULT. Nouveau bordel intégral, volontairement inabouti – comprenez : une cacophonie industrielle de dance-punk –, ce quatrième album des époux Adam Lee Miller et Nicola Kuperus ne contraste pas dans leur discographie. Un débit névrotique, des textes faussement torturés flanqués sur des beats electro minimalistes (et ce n’est rien de l’écrire) confèrent au projet toute son envergure. Depuis « Resuscitation », son premier effort, ADULT. n’a donc pas cherché à grandir, persistant à interpeller le public par ses frasques sonores et indolores. Tel un couple sadomasochiste, les morceaux s’enchaînent. Souvent pour le pire. Et, « Plagued by fear » mis à part, on atteint rapidement la techno limite. Au-delà de cette frontière, ne cherchez plus âme qui vive.

 

Oscar Matzerath

Le voleur - Ep

Écrit par

En attendant la sortie de son prochain album, Oscar Matzerath nous propose un EP découpé en cinq titres. Bien que l´accordéon apporte une touche rétro à l´ensemble, la musique rencontrée sur cette plaque émarge à une pop-rock située à mi-chemin entre l´œuvre de Dionysos et celle de Louise Attaque. Les mélodies sont plaisantes et surprenantes, dégageant une ambiance féerique, toute droite sortie d’une fiction de Tim Burton. Le chant laisse un peu à désirer, en particulier à cause du phrasé trop lourd. Malgré ce petit bémol, ce disque est plutôt réussi. La sélection du quatuor français par le Chantier des Francos de La Rochelle en 2005 était déjà un gage de qualité. On attend la sortie de l´album, prévue dans le courant de l´année. Histoire de pourvoir en dire davantage...



Idlewild

Make another world

Écrit par

Jonglant de labels en labels, Idlewild quitte Parlophone pour s’installer dans les quartiers plus humbles de Sanctuary Records. Un mal pour un bien. Bien que d’excellente facture, « Warning/Promises », seul essai paru sous la houlette de Parlophone/EMI, souffrait d’une production bâclée qui affaiblissait largement l’ensemble. Les fans n’auront d’ailleurs accueilli que très tièdement cet essai. S’ensuit une petite escapade en solo de Roddy Woomble (« My Secret Is My Silence »), leader de la formation, revenu auprès des siens en 2006, plus inspiré que jamais. « Make Another World » (qui a failli s’intituler « Outkast », en réponse à « Idlewild », la dernière œuvre du duo), marque la renaissance des cinq Ecossais. Renouant avec un rock brut et inspiré, ce sixième ouvrage évoque un « The Remote Part » (2003) qui serait abordé avec plus de maturité qu’à l’époque. « No Emotion », premier single engageant, le très ‘R.E.M.esque’ « A Ghost In The Arcade », « Future Works » et sa gracieuse touche de saxo et la détermination distillée sur « If It Takes You Home » illustrent la détermination du quintet à reprendre les commandes d’une destinée qui, depuis « Warning/Promises », avait été maintes fois compromise. Un retour aux sources plus que bienvenu.

 



The Red Crayola

Soldier talk

Écrit par

Paru en 1979, ce disque constitue le troisième elpee de The Red Crayola (ou The Red Krayola), l’orthographe du nom du groupe variant suivant les périodes. Ce disque bénéficie aujourd’hui d’une réédition sous la forme du cd. Pour bien comprendre le contexte de cette œuvre, il faut se replonger à l’époque de la guerre froide entretenue entre les States et l’U.R.S.S. Des tensions politiques superbement traduites dans la musique et surtout les lyrics de la formation. Une musique punk. Mais un punk intellectuel, excentrique, esthétique, psychédélique, expérimental au sein duquel se bousculaient folk, jazz, rock, country et blues. Pas étonnant que pour concocter cet opus, Mayo Thompson avait reçu le concours de l’intégralité du line up de Pere Ubu ainsi que du saxophoniste de X-Ray Spex, Lora Logic. Manquait plus que Don Van Vliet alias Captain Beefheart, et bonjours la jam psychologique…



Southern Voodoo

Devil's drive

Écrit par

“The Love Militia”, première décharge des Flamands de Southern Voodoo, avait fait l’effet d’une bombe à sa sortie, il y a un peu moins de deux ans. La plaque était sans nul doute la meilleure chose qui soit arrivée au hard rock belge depuis l’avènement des Brugeois de Cowboys and Aliens. Moins stoner que ces derniers, et davantage rock n’ roll, Southern Voodoo et son charismatique frontman Dominique De Vos, n’ont d’yeux et surtout d’oreilles que pour Motorhead, AC/DC, Nashville Pussy, Dead Boys et autre Russ Meyer, cinématographe bien connu pour ses obsessions mammaires.

De retour avec « Devil’s Driver », Southern Voodoo défend son ‘sexy hard rock n’ roll mayhem’ comme si la livraison de bière et de bourbon dans leur loge du prochain Pestpop festival en dépendait. Ca rock ferme, ça nettoie les cages à miel, ça décape grave… Loin de s’être assagi, Voodoo a gagné en énergie ce qu’il a perdu en mélodie. La production, qu’on imagine volontairement garage et poisseuse, est signée Chips Kiesbye, responsable du son des Hellacopters, et le dessin de couverture, des plus réussis, s’inscrit complètement dans un trip à la Monster Magnet ou même à certaines imageries psychobilly !

« Rocket to hell », « Tatto Lover » ou « Satan is a Woman » ne pourront que cartonner sur les planches. Une scène qui durant les mois à venir fera partie du quotidien du combo qui se produira dans tous les clubs de Belgique et de Hollande (ou presque), mais aussi dans des festivals (Pestpop le 21 avril) et même en ouverture de WASP à la salle Hof Te Lo le 5 mai prochain. Réjouissez-vous ! The true hard rock n’ roll made in Belgium is back !

 

Various Artists

Serious Times

Écrit par

Cette compilation porte bien son titre. Elle réunit des chansons qui s’éloignent de l’hédonisme acharné des ténors du ragga pour se concentrer sur des thématiques rasta, sociales, amoureuses, ‘ganja-esques’ ou carrément apocalyptiques. Une série de titres déjà considérés comme des petits classiques dans le monde sans pitié de la musique jamaïcaine, comme le futuriste « Notorious » de Turbulence, hymne rasta dont la fusion entre syncope r’n’b à la Timbaland, dub électronique et interférences de guitares en distorsion, est particulièrement réussie. Hormis quelques grosses pointures comme Jah Mason, Morgan Heritage ou Sizzla, la plupart des artistes ici présents sont des nouveaux venus. Mais leurs morceaux qui oscillent du lover’s rock au roots digital sont excellents. Ils démontrent ainsi que la musique jamaïcaine est encore capable de suspendre ; surtout lorsqu’elle parvient à sortir du recyclage de plus en plus extrême dont elle souffre depuis l’avènement du digital ; un recyclage responsable de l’appauvrissement de cette grande tradition musicale de l’île. Tout n’est certes pas parfait, mais la qualité est souvent au rendez-vous lors de cette synthèse aboutie entre tradition et sonorités nouvelles.

 

The Cinematics

A strange education

Écrit par

On ne parvient pas toujours à comprendre pourquoi, mais il arrive parfois qu’en écoutant l’album d’un nouveau groupe, on se mette à flasher instantanément. C’est le cas pour « A strange education », premier essai de cette formation glasgowégienne. Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais la qualité des trois-quarts de l’œuvre compense largement les deux ou trois plages moins intéressantes. Dont le titre maître. Probablement celui que vous risquez d’entendre le plus sur la bande FM. Manifestement destiné aux charts (donc à la thune), il évoque le Simple Minds de l’époque « New gold dream ».

Mais venons-en à ce qui rend cet opus aussi séduisant. Tout d’abord, la voix du chanteur. Son timbre oscille entre celui de Brett Anderson (Suede), Chris Martin (Coldplay), Fynn Andrews (The Veils) et Neil Diamond. Pas mal quand même ! Et puis il y a la guitare ligne claire du soliste, Ramsay Miller. Sur les deux premières plages, « Race to the city » et « Break », ses sonorités bringuebalantes font mouche. Un peu à la manière d’And Also The Trees. Encore que le premier titre soit imprimé sur un tempo funkysant ; dans l’esprit de Spandau Ballet. Pensez à « To cut a long story short ». Et ce phénomène se reproduit sur le très dansant « Keep forgetting », d’ailleurs paru sous la forme d’un single. Les références aux eighties se bousculent d’ailleurs tout au long de ce disque : A.A.T.T. (cette guitare !), Echo & the Bunnymen, The Smiths sans oublier la bande à Gary Kemp, même si certaines compos manifestent une emphase lyrique et mélodique immortalisée sur les premier albums de Suede. A cet instant, les riffs de gratte empruntent un phrasé digne du meilleur Bernard Butler. Peuplé de hits potentiels, l’elpee s’achève cependant par un titre plus complexe, « Asleep at the wheel », un morceau qui s’achève dans un délire semi noisy, semi psychédélique. Epatant !



!!!

Myth Takes

Écrit par

Sur le carrelage, sur la table du salon, sur le lit de tes parents, sur le toit de ta baraque, dans ton jardin, dans la rue ou même dans les chiottes...  Appuyer sur play te condamne à bouger tes fesses dans tous les sens. Impossible d’échapper à l’emprise de « Myth Takes ». C’est bien simple : dès la réception de la troisième œuvre de !!! en décembre 2006, on se savait tenir là l’un des meilleurs disques de l’année suivante ! Et trois points d’exclamation ne sont que trop peu pour souligner le brio avec lequel Nic Offer et sa bande marquent leur grand retour.

« Myth Takes » récompense largement les fans pour les trois insurmontables années d’attente qui ont suivi la sortie de « Louden Up Now ». Condensé orgasmique de genres hybrides, l’essai s’ouvre sur un titre éponyme qui donne le ton. Les huit New-yorkais roulent des mécaniques dans les rues de leur ville d’origine, ‘mob-style’, s’apprêtant à conquérir un monde en mal d’expériences transcendantales. Il ne leur en faudra d’ailleurs pas plus que les infectieux « All My Heroes Are Weirdos », « Must Be The Moon » et « Heart Of Hearts » pour inciter aux chorégraphies les plus insolites, à la fois libidineuses et spirituelles. Nic Offer, que l’on devine plus énergique que jamais, s’adonnera ensuite à un épique « Bend Over Beethoven », qui n’est pas sans rappeler le splendide « Me & Giuliani… », extrait de l’ouvrage précédent. Si Nic mène la barque sur la majorité des titres, l’intensité de « Myth Takes » se voit décuplée par les vocalises de John Pugh qui prend possession du micro sur quatre titres, dont les frénétiques et hallucinatoires « Yadnus » et « A New Name ».

Chef-d’œuvre passionnel, ce nouvel essai devrait définitivement établir !!! comme combo incontournable de la scène indie aux yeux et aux oreilles de la terre entière. Ne reste plus qu’à évaluer l’intégralité de « Myth Takes » sur scène (ils jouaient déjà « Heart Of Hearts » et « Yadnus » lors de leur tournée estivale), histoire de découvrir ou redécouvrir Nic Offer et ses déhanchés qui feraient gémir de jalousie Shakira. A écouter de toute urgence et plutôt trois fois qu’une !(!!)

 

Sean Lennon

Sean d'antan et Sean d'aujourd'hui

Écrit par

Le ticket punaisé depuis des semaines sur le mur tapissé de liège semblait me narguer. Il était le sésame qui offrirait, selon mes espoirs, une soirée inoubliable. Et ce sera le cas ; ce carré de papier présageant bien au-delà de mes espérances, un moment privilégié vécu à l'Orangerie du Botanique. Un moment qui se rapprochait à grand pas, lorsque le premier mars à 19h30, je réalisais qu'il ne me restait que 30 minutes pour traverser la ville et atteindre la 'grotte', lieu où l'intimité moite ravirait mes sens. Le casse-tête pour trouver une place de parking achevé, une bière consommée et un cachet énorme estampillé  sur la main, me voilà armé, prêt à savourer ce moment tant attendu.

Le supporting act nous est venu d'Italie : les Joujoux d'Antan. Et manifestement, son patronyme n'indique pas son origine. En 45 minutes, le quintet a enchaîné mélodies douces et déstructurées comme supports à la voix bucolique du chanteur. On sent que les membres du groupe prennent plaisir à jouer sur les planches. Et il est toujours très agréable de commencer une soirée sur ce genre de note. Même si le style plus rock de cette première partie n'est pas dans le registre de l'homme de la soirée, on imagine qu'eux aussi vivent au sein d'un monde à part, très riche et généreux. Parfois, ils me font penser à Blonde Redhead. Ils ont même l'audace et pour nous la joie, d'inviter Sean himself à les rejoindre, sur le podium, pour chanter une chanson en italien, la dernière de leur répertoire pour ce soir. L'artiste hirsute et barbu ne semble néanmoins pas trop à l'aise lors de cet exercice. Il salue le public en lui donnant rendez-vous quelques instants plus tard.

Démontage du matos pour le premier groupe, montage de celui du second : les roadies s'attèlent à transformer le terrain de jeu en plaine calme et apaisante. 21h10. Entrée en scène de l'autre quintet. A sa tête, le fils de l'autre, l'heureux créateur de « Friendly Fire », son dernier né. Sean Lenon se présente amicalement et humblement en s'exprimant dans un français parfait. Il porte une cravate et une veste bien taillée. C'est dans la liesse générale que la formation ouvre le « Spectacle »…, puis embraie par « Dead Meat », « Parachute », « Wait for Me »… Un petit mot dans la langue de Molière entre chaque chanson accentue la confidence échangée entre le combo et l'auditoire. A un tel point que des questions aussi idiotes que déplacées commencent à fuser du public : 'Sean, où as-tu appris le français ?' Questions auxquelles il répondra très sympathiquement : 'Je ne suis pas là pour une interview, je suis là pour la musique' ; mais en souriant du coin des lèvres, il finira par avouer une réponse toute en harmonie avec son album : 'C'est une femme qui m'a appris le français, ce sont toujours les femmes'. Notre joie s'intensifie encore lorsque nous devenons l'auditeur et le spectateur d'un morceau encore inconnu : « Smoke & Mirrors », mise en bouche, sans doute, d'un nouvel opus en préparation. Les musiciens prennent leur pied. Leur attitude bien sage perd en crédibilité. Les traits d'humour fleurissent. L'ambiance est plus que détendue. Le reste de l'album est interprété très posément et tout en finesse par la troupe. « Friendly Fire », « Headlights », « Would I Be The One ». Cette dernière sonne la pause et incite le public à réclamer un rappel. Il lui sera accordé… « Tomorrow » étanche cette soif d''encore' et crée un climat de plus en plus 'cosy'. Le concert s'achève cependant par le retour sur scène des Joujoux d'Antan. Histoire de leur rendre la politesse. Cette invitation débouche sur un grand bazar bien sympa, à 10 sur scène. 'Le groupe s'appelle Sean d'Antan' plaisante l'hôte, et rigole à l'avance du résultat.

Cette fin symbolise bien le climat entretenu tout au long du spectacle : qualité, humour, ouverture d'esprit et générosité. 22h35, les lumières sont rallumées, on se presse vers la sortie et le bar. On est même surpris de croiser le guitariste perdu dans les couloirs, signant des autographes. Vraiment une agréable soirée qui restera longtemps dans les mémoires. Celle où j'ai fait la rencontre d'un homme propriétaire d'un lourd héritage familial, mais qui n'influence en rien sa véritable qualité artistique. 

Storybox

A fool s attempt

Écrit par

Classieux mélange distillé par ce quatuor néerlandais. Une patte toute personnelle mêlant banjo, cuivres, accordéon, guitare électrique, piano et synthé, le tout avec un bon goût surprenant. Un parfum susceptible de rappeler les derniers travaux solos de Tom Petty, mais doté d´une personnalité clairement marquée.

Si l’album s’ouvre par le velouté « The Thought We Had », la suite s’avère bien plus surprenante. Et en particulier la plage « I Wanna Know ». A cause de l’intro électrique, de cette guitare pleine de flanger et d’un synthé entêtant, instrumentation qui tranche au milieu de l´ambiance folk/country générale. Un cocktail parfaitement maîtrisé comme sur le très beatlenesque « Not Easy, Falling (With A Strange Delight) ». On relèvera aussi de petites perles comme l’émouvant « Our Little Home », pour lequel la voix est sobrement accompagnée d’un piano, et le final instrumental « Vernon », emmené par un duo échangé entre la pianiste Helge Slikker et le trompettiste de Calexico, Jacob Valenzuela. D’autres ‘guests’ ont également participé aux sessions d’enregistrement, et notamment Gwen Cresens, accordéoniste chez Sexteto Tanguedia, la talentueuse vocaliste Lies Visschedijk ou encore Filip Jordens.

Un tiers folk, un tiers country, un tiers Beatles ? Ou juste Storybox, tout simplement.

 

 



Au Revoir Simone

The Bird Of Music

Écrit par

Une pop élégante, des harmonies légères comme l’air, trois voix célestes en orbite autour de la Terre : la musique d’Au Revoir Simone agit sur notre organisme tel un étrange phénomène d’apesanteur. Du haut de leurs longues jambes, Annie Hart, Erika Forster et Heather D’Angelo entrevoient forcément de nouveaux horizons musicaux. Bien loin du chaos quotidien et de nos petits chagrins, les trois New-yorkaises chantent « The Bird Of Music », une nouvelle collection de titres au charme mélancolique.

Chez Au Revoir Simone, la nostalgie est un lieu chaleureux, un espace onirique où il est agréable d’entamer des danses extatiques. Certaines femmes aiment les hommes, d’autres préfèrent les synthétiseurs : ils sont toujours moins poilus et plus polis. Nos trois Simone sont comme ça : préférant Roland, Alessis, Korg ou Casio à Devendra, Anthony ou Brian. Et, en substance, « The Bird Of Music » contient quelques étoiles filantes. La grâce désenchantée de « The Lucky One », l’air faussement folâtre imprimé par cette belle « Sad Song » et une obsession récurrente pour les échappées crépusculaires (« Dark Halls », « Night Majestic », « Stars », « I Couldn’t Sleep ») esquissent un disque de rêve, intimiste, lové entre les discrètes envolées électroniques de Broadcast et les trips raffinés de Stereolab. Indéniablement, « The Bird Of Music » est une belle réussite : rien à revoir pour Au Revoir Simone !

Jamie T.

Panic Prevention

Écrit par

Si Pete Doherty était un Beastie Boys, il se nommerait Jamie Treays. Et si Mike Skinner avait été le chanteur des Libertines, il se serait appelé Jamie T. Personnage hybride, bâtard sensible, la nouvelle coqueluche de la presse britannique lâche « Panic Prevention », un premier album bourré de bonnes intentions. La musique de Jamie T. est à l’image de la pochette de son disque : bordélique, passionnée et agitée. Entre rock’n’roll déglingué et hip-hop affolé, le son de ce jeune Anglais balance : en rythme, en cadence, toujours proche de la démence.

Jamie T. est originaire de Wimbledon. Mais, au demeurant, personne ne sait si le gazon demeure sa surface préférée. Chez lui, le port de la raquette n’est point obligatoire. D’ailleurs, chez Jamie, les obligations sont rédhibitoires. Alors, il prône le grand bricolage. On songe à Beck pour son côté fourre-tout, aux Clash pour son appétit musical aventureux, voire dangereux. Capable de voler la vedette aux rockers cuivrés et maquillés (« Salvador », « Operation ») ou d’imposer son flow (« If You Got the Money », « Sheila »), Jamie T. flingue les genres avec humour (« Alicia Quays ») et passion (« Ike & Tina »).

 

 

Lisa Gerrard

Best of

Écrit par

Remise de la tournée d’adieu de Dead Can Dance, une belle aventure (ou une épreuve ?) qui s’est achevée au cours de l’hiver 2005, Lisa a poursuivi à sa carrière solo en concoctant, fin 2006, le somptueux « The Silver Tree », une œuvre parue sur le label australien Rubber Records.

Ce « Best of » scelle, selon toute vraisemblance, la fin du contrat entre la diva et la maison de disques arty 4 AD. Une vision particulièrement réduite de sa prolifique carrière, en compagnie ou sans son complice Brendan Perry, nous est ici offerte. Quatorze pépites, empreintes d’atmosphères exotiques et lyriques, et toujours marquées par cette forme d’interrogation existentielle si chère à la personne même de Lisa Gerrard, proche du mystique et du religieux. Quatorze merveilles générées par l’organe vocal exceptionnel de l’artiste qui touche les abîmes, flirte avec les éléments, frôle le firmament… De l’émouvant « Sanvean », extrait de l’unique live de Dead Can Dance, au plus hollywoodien « Elysium », fragment de la B.O. du film Gladiator, l’émotion et l’invitation au recueillement sont palpables à chaque instant. « Swans », tiré du chef d’œuvre « The Mirror Pool » invite à redécouvrir cet opus indispensable ! Une compilation évoquant des noms inscrits en lettre d’or dans la carrière de Lisa : Hans Zimmer, Peter Bourke , et bien entendu le célèbre compositeur irlandais Patrick Cassidy. Le magnifique « Persephone » rappelle que Dead Can Dance a traversé une période particulièrement sombre, gothique, tandis que le très oriental « Indus » souligne l’intérêt porté par Lisa à la musique orientale. Une excellente entrée en matière pour les néophytes, mais une plaque totalement dispensable pour les fans qui se délecteront plutôt des nouveaux joyaux réunis sur « Silver Tree », un tournant décisif dans la démarche artistique de l’ensorcelante vocaliste. Plus qu’un mythe !



Paul Wood

All the best

Écrit par

Paul Wood est retourné vivre chez lui, à Oakland. Dans la baie de San Francisco. Il s’était fixé une petite dizaine d’années à Memphis ; une période au cours de laquelle il avait enregistré trois albums : « Bridgeburner » en 1997, « Blues is my business » en 99, et enfin « Pirate radio » en 2003. Et son tout premier elpee, « Throwin’ down », remonte à 1994. En 2006, il a décidé de compiler ces trois disques sur un recueil modestement baptisé « Al the best »…

Cette collection s’ouvre par le royal « Everything dies but the blues », un fragment issu de « Blues is my business ». Introduit par un bottleneck acoustique, ce titre vire rapidement au blues rock royal. Enregistrées en re-recording, les guitares exécutent des envolées de très haut niveau. Manifestement, ce musicien possède des planches. Faut dire qu’il compte, il est vrai, plus de trente années d’expérience. Tant en studio que sur les routes. Les paroles sont signées par son père Paul Tulley, un poète de la beat generation. Memphis blues, le délicieux « Cryin’ won’t help ya » fait la part belle aux cuivres et à l’orgue. Blues lent typique, « Don’t call me » libère un maximum de feeling. Les cordes s’envolent à nouveau face aux claviers et aux cuivres. Blues rock très mélodique, « Another day » est fort bien construit. La guitare est sauvage, torturée, mais le dérapage contrôlé, parfaitement maîtrisé même. Issu du même elpee, « The mojo man » épouse une forme acoustique. Une plage autobiographique, au cours de laquelle il se rappelle avoir joué de la slide pour le Muddy Waters Band, en compagnie de Pinetop Perkins au piano, et devant son patron, John Lee Hooker, le jour des 54 ans du grand Muddy. Le timbre vocal est puissant et parfait. La guitare et l’harmonica bien présents. Remarquable ! De « Bridgeburner », le premier album de la trilogie, ne figurent que deux extraits. Tout d’abord le titre maître. Une plage très rock. Ensuite un autre morceau autobiographique : « Oakland to Memphis » ; une chanson relatant son parcours opéré entre les deux cités qui ont marqué son existence. Il chante en pétrissant, en martyrisant même son bottleneck. C’est du vécu ! Cinq plages de « Pirate radio » ont été retenues, dont le superbe « Blue world ». Aujourd’hui, Paul se produit régulièrement chez lui, soutenu par sa section rythmique : le bassiste Steve Soots, le drummer Mark Showalter et le claviériste Fred Nicholson. Si vous souhaitez mieux connaître Mr Paul Wood, je vous conseille vivement cet « All the best », une œuvre qui a vraiment tout pour plaire. Et n’hésitez pas à vous adresser directement à l’artiste, c’est un personnage tout à fait charmant !

Phillip Walker

Going back home

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Ce "Going back home" constitue sans aucun doute le meilleur album de blues paru en ce début 2007. Phillip Walker est aujourd’hui un vétéran. Il fêtera, en effet, bientôt ses 70 ans. Né à Welsh en Louisiane, il a passé sa jeunesse à Port Arthur, au Texas. Il a accompli ses premières sessions en compagnie de Roscoe Gordon et de Clifton Chenier. Depuis 1959, il vit à Los Angeles où il a acquis une réputation internationale et enregistré un bon nombre d'albums. L'idée maîtresse de ce "Going back home" impliquait un retour de l’artiste à ses sources. A la musique de la Louisiane et du Texas qui l'ont tant inspiré. Randy Chortkoff a mis tous les meilleurs musiciens de son écurie Delta Groove à sa disposition : les Hollywood Blue Flames, le drummer Richard Innes, le pianiste Fred Kaplan ainsi que l’harmoniciste Al Blake ; mais également les excellents Jeff Turmes et Rusty Zinn, respectivement bassiste et guitariste.

Phillip ouvre l’opus par le "Lying woman" de Percy Mayfield. Un démarrage dans le plus pur funk, digne d’un big band. Rusty se charge de la rythmique tandis que David Woodford et Turmes se réservent les saxophones. Phillip chante d'une voix émouvante mais décontractée. Il prend son envol, en économisant les notes qu’il arrache littéralement au couteau de ses cordes. Pour attaquer le "Mama bring your clothes back home" de Lowell Fulsom, il passe alors au plus pur style west coast. Une adaptation très sophistiquée, très swing, au cours de laquelle sa guitare, plongée dans une ambiance cabaret parfaitement restituée, se révèle absolument délicieuse. Les musiciens se procurent leur ticket de chemin de fer et s’embarquent vers le Sud. Le rythme est saignant tout au long de "Mean mean woman". Fred Kaplan se démène au piano tandis que la guitare largement amplifiée de Zinn  prend le large. La voix de Walker est absolument superbe. Il la module, la force, lui fait vivre son texte. Elle se révèle même audacieuse et irrésistible tout au long du "Blackjack" de Ray Charles. Il chante alors sur un tempo très lent, dialogue avec sa guitare, la fait hurler, agoniser, éclater. Du grand art! Randy Chortkoff a signé trois chansons pour Phillip. Notamment "Honey stew". Un boogie blues vivifiant. Zinn s’y déchaîne pendant que Rob Rio assure aux ivoires. "Lay you down", également. Un R&B bien cuivré destiné à servir de théâtre aux joutes en relief opérées entre les deux gratteurs sortis de leur réserve. Une émotion pure nous envahit, lorsqu’il fait revivre Sam "Lightnin' Hopkins sur "Don't think 'cause you're pretty". La version est poignante, saisissante. L'harmonica d'Al Blake y apporte une pointe de tristesse évidente. Un très grand moment ! Nous nous attardons dans le sud profond pour le "Leave my money alone" de Lonesome Sundown. Une plage subtilement rythmée, imprégnée par ce son Excello rencontré à Baton Rouge. Jeff Turmes trace une ligne de basse imparable. Cette situation a le don d'exciter Mr Walker qui se déchaîne sur ses cordes. Retour à la douceur pour la cover de "Bad blood". Rob Rio y cajole son piano. On s’imagine pénétrer dans l'ambiance enfumée d'un joint de New Orleans. Champion Jack Dupree est le créateur de ce titre menaçant. C'est quand il joue le blues lent que Phillip vit le plus sa musique. Il la sent, la ressent, la respire à travers tous les pores de sa peau. Ses cordes et lui ne font plus qu'un. Alors il peut hurler le blues qui le hante. Et le merveilleux "If you see my baby", un morceau à nouveau signé Lonesome Sundown, en est la plus belle illustration. Flanqué d’Al Blake, il chante son "Sweet home New Orleans". Encore un blues paresseux embourbé dans les marais de la Louisiane... Cet album de grande classe s’achève par un hommage à Frankie Lee Sims, un long et  majestueux boogie intitulé "Walking with Frankie"...

 

of Montreal

Kissing fauna, are you the destroyer

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Of Montreal appartient au collectif Elephant 6, une écurie particulièrement branchée sur tout ce qui touche au néo-psychédélisme et au sein de laquelle on retrouve notamment Beulah, Olivia Tremor Control, Apples In Stereo, Elf Power, et sévissait l’énigmatique autant que remarquable Neutral Milk Hotel. Kevin Barnes est la figure de proue de cette formation géorgienne (d’Athens, très exactement).

« Hissing fauna, are you the destroyer ? » constitue le onzième album d’Of Montreal, un disque semi-autobiographique enregistré en deux phases. En fait, Kevin et parti vivre, en 2004, quelque temps en Norvège. Il y accompagnait son épouse et sa fille. Apparemment, ce nouvel environnement ne lui convenait pas, puisqu’il a rompu avec sa femme et est entré dans une profonde dépression, proche de l’aliénation mentale. C’est pourtant à cette époque, qu’il a écrit la première moitié des titres de cet opus. Des compos naturellement empreintes de désespoir et de cynisme (les lyrics !) Puis, le couple s’est réconcilié et, c’est dans cet état d’esprit qu’il a concocté la seconde partie de l’œuvre. Si Of Montreal émarge au psychédélisme, alors on peut le qualifier de psychédélisme baroque. Parce que cet elpee laisse transparaître une multitude d’autres influences. Glamoureuses, tout d’abord. Et on pense ici en particulier aux Sparks, à Bowie et même à Todd Rundgren. Funkysantes. Mais dans l’esprit de Prince. Des caractéristiques accentuées par le falsetto de Barnes. Parodiques. Pensez à Gruppo Sportivo. Et puis électro dark wave. Atteignant presque les 12 minutes, un titre comme « The past is a grotesque animal », pièce centrale et maîtresse de l’elpee, est digne du « Blue Monday » de New Order. Remarquable !

Enfin, on ne peut passer sous silence le digipack qui s’ouvre comme une fleur de lotus et laisse alors apparaître de superbes mandalas kaléidoscopiques.