New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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The Futureheads

New and tributes

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Pour enregistrer leur deuxième album, Futureheads a fait appel au producteur Ben Hillier, mieux connu pour avoir mis en forme l’un ou l’autre opus d’Elbow, de Doves, de Depeche Mode ou de Blur. Ce qui ne change pas grand-chose au style musical pratiqué par le quatuor de Sunderland. Enfin, presque. En fait les quatre premiers fragments de l’opus renouent avec leur post-punk-new-wave particulièrement efficace, souligné de superbes harmonies vocales, qui avait fait merveille tout au long de leur elpee éponyme. Aussi bien l’âpre et vindicatif « Yes/No », le frénétique « Cope » et ses vocaux opératiques, vaguement réminiscents du « Bohemian Rhapsody » de Queen, l’impitoyable « Fallout » et ses riffs spasmodiques à la XTC ainsi que le contagieux « Skip to the end ». Les deux plages suivantes sont tout aussi intéressantes, mais démontrent surtout que le combo est aussi capable d’élargir son horizon sonore. Et puis, la guitare acoustique y fait son apparition. Tout d’abord, l’énigmatique et le menaçant « Burnt ». On s’imagine alors observer le ciel jaunâtre, fiévreux, juste avant que n’éclate la tempête. L’élégant et dramatique titre maître, ensuite. Un hommage aux victimes de l’accident d’avion, au cours duquel 8 joueurs de l’équipe de football de Manchester United, ont péri, en 1958. Il y a encore bien « The return of the berserker » qui nous replonge dans le punk agressif et furieux du « 154 » de Wire. Comme en 1979 ! Et puis rideau. A partir de ce moment, on a l’impression que le groupe s’est essoufflé. Ou est tombé en panne d’inspiration. La mélodie de « Worry about it later » semble un peu trop pompée chez Manic Street Preachers, « Favours for favours » lorgne sans grande conviction vers le Jam et la ballade « Thursday » est plus que dispensable. « Face » tente bien de retrouver des couleurs, mais ne parvient qu’à rappeler vaguement le « Happy house » de Siouxsie & the Banshees. Dommage !

 

 

Fatboy Slim

Why Try Harder - The Greatest Hits

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La vie est faite de haut et de bas. Norman Cook ne le sait que trop bien. Après avoir étoffé son CV au sein des Housemartins, Freak Power, Pizzaman ou encore Dub Internationals (NDR : souvenez-vous du gros tube « Dub Be Good To Me » sur un sample des Clash), l’homme devient Fatboy Slim et balance en 1996 une bombe qui explosera dans les clubs des quatre coins du globe. « Going Out Of My Head » tient la promesse évoquée par son titre et fait perdre la tête à des milliers de clubbers. C’est l’âge d’or de ce genre que certains ont nommé ‘Big Beat’. Classé par les critiques entre The Chemical Brothers et The Prodigy, Fatboy Slim atteindra le sommet de son art en 1998, année de sortie du rouleau-compresseur « You’ve Come A Long Way, Baby ». Album précédé par « The Rockafeller Skank », le single qui propulsera le DJ anglais au rang de référence incontournable.

Après la sortie des désormais cultes « Right Here Right Now » et « Praise You », Fatboy Slim s’amuse à remixer quelques uns de ses camarades (Cornershop ou Groove Armada, repris dans cette compilation) avant de s’enfermer dans son studio pour pondre « Halfway Between the Gutter And The Stars » qui n’aura pas l’effet escompté. Porté par « Sunset (Bird Of Prey) » et les vocalises samplées de Jim Morrisson ainsi qu’un « Demons » interprété par Macy Gray, ce troisième album accomplira son bout de chemin sans faire d’étincelles. Seuls « Star 69 » et « Sunset (Bird Of Prey) » sortiront leur épingle du jeu et atteindront le top 10 en Grande-Bretagne.

Quatre ans plus tard, Fatboy Slim sert un « Palookaville » quelque peu réchauffé. « Slash Dot Dash » obtiendra cependant un petit succès malgré un clip censuré. En effet, des gens qui peignent des murs en s’arrachant les vêtements, il n’y a rien de plus choquant... Quant aux autres extraits de cet essai (« Wonderful Night », « The Joker » et « Don’t Let The Man »), ils seront tout simplement ignorés par le public.

Norman Cook présente ici la rétrospective d’une carrière qui ne cesse de s’essouffler. L’inégalité des 18 morceaux choisis et le flop commercial du single inédit « That Old Pair Of Jeans » en sont, par ailleurs, de belles illustrations. Il aurait donc mieux valu que cette compile s’intitule « Why Don’t I Try Harder ? », remise en question qui nous aurait rassurés quant au futur de Fatboy Slim. Par ailleurs, on soulignera l’absence des singles « Ya Mama » et « Star 69 » qui avaient beaucoup plus leur place dans un « Greatest Hits » que les faiblards « Sho Nuff », « Santa Cruz » ou « Wonderful Night ». « Why Try Harder » est donc réservé aux inconditionnels.

 

 

First Nation

First Nation

C’est sur Paw Tracks, le label-mère des ‘new weird free’ (?!) folkeux d’Animal Collective, que sort le premier album de First Nation. En fait trois New-yorkaises qui jouent de la flûte, des percus et de la guitare en hululant telles des nymphes de l’Escaut. Si Unica Zürn ne s’était pas défenestrée après avoir écrit « Sombre Printemps » et « L’Homme-Jasmin », sans doute écouterait-elle ce genre de « Campfire Songs » en sirotant à la paille du sirop de Codéine. Dans « Vacances à Maison Blanche », ses derniers écrits en clinique psychiatrique, on trouve une photo de l’Allemande : coiffée de plumes sur la tête, comme les deux filles de CocoRosie. Tout se tient, bordel ! Le folk, cette hydre qui ne cesse de ressusciter depuis que Bob Dylan a mis ses doigts dans une prise murale, est bel et bien vivant ! Et s’il a pété un câble, on ne va pas chialer en priant Saint Garfunkel pour qu’il revienne à la raison. D’accord : ce disque n’est pas une grosse claque à la Animal Collective, mais il dérive bien à l’ouest, là où se planquent les Indiens et leurs bedots de peyotl. Quand l’ambulance déboulera, faudra faire attention à n’oublier personne : les nordiques de Fonal Records (Kiila, Es, Islaya,…), Gang Gang Dance, voire Midaircondo. Plus on est (de) fous, plus on rit, et tant pis pour ceux qui croient être sains d’esprit.

¡Forward, Russia!

Give Me A Wall

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Relent communiste primaire ou simple provocation bolcheviste, ¡Forward, Russia! revendique la possession commune des moyens de production et s’extirpe de la bouillonnante communauté artistique de Leeds. Pour ¡Forward, Russia!, la doctrine présente des avantages considérables : le matérialisme, l’entraide, la gratuité, etc. Ce collectivisme permet ici au quatuor post-punk de s’inspirer sans vergogne de camarades contemporains : Bloc Party, Blood Brothers, Editors et autres Test Icicles. A première vue, cette thèse ressemble aux bases élémentaires d’une imbuvable cacophonie. Mais ¡Forward, Russia! s’en sort plutôt bien. Premier titre sorti du lot des intitulés numérotés, « Thirteen » : bombinette hésitant entre les joies du dance-floor et la fureur du rock’n’roll. Efficace. On passe ensuite à « Twelve », chanson survoltée, contrebalancée de « hands clappings » guillerets. En Grande-Bretagne, ce premier single a positionné le groupe dans l’antre des charts. Il n’en fallait pas plus pour modeler une nouvelle hype, renforcée par la sortie de « Nine », une attaque de riffs tranchants épaulée d’envolées lyriques à la Kele Okereke (Bloc Party).

Au chant patriotique, le camarade Tom Woodhead en fait parfois des tonnes (l’insupportable « Nineteen » ou l’anecdotique « Eighteen ») mais s’excite toujours à point. C’est simple, dès que l’ennui pointe le bout du nez, on se ramasse de coriaces décharges d’adrénaline. « Seventeen », « Fifteen pt II » et « Eleven » remplissent ainsi leur contrat de puissance. Certes, ¡Forward, Russia! n’a pas les prétentions destructrices d’un bloc communiste. Mais possède néanmoins de sérieux atouts pour concurrencer Bloc Party.

Dirty Pretty Things

Waterloo to Anywhere

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Excès, réjouissances, gloire et désolation. Avant un retour acclamé au sein des Dirty Pretty Things, l’ex-Libertines Carl Barat a côtoyé diverses émotions. Variables, contradictoires. Toujours intenses. « Waterloo to Anywhere » tourne sur la platine. Les yeux fermés, on ne peut s’empêcher de songer à la fulgurante fratrie Doherty-Barat. Oui, le sang des Libertines coule ici, au coeur de la nouvelle formation de Carl. Tout comme il coulait à travers « Down In Albion », l’album des Babyshambles de Pete. Globules blancs drogués pour l’un, globules rouges alcoolisés pour l’autre. C’est à ce prix que les Libertines sont partis. Que les tabloïds sont arrivés.

Aujourd’hui, Carl Barat s’est relevé. Il repart au combat, épaulé de son lieutenant libertin Gary Powell (batterie), de Didz Hammond (ancien bassiste de Cooper Temper Close) et d’Anthony Rossomando, substitut officiel de Doherty (également chez les Libertines agonisants) auprès de Barat. Le son résonne. Sale, déglingué et vintage à souhait. « Waterloo to Anywhere » sonne comme une suite des aventures discographiques des Libertines. La complémentarité des voix en moins, l’assurance en plus. Les Dirty Pretty Things assurent. Cela s’entend. « Deadwood », « Bang Bang You’re Dead », « Gin & Milk » constituent d’impeccables brûlots post-punk. Cette redoutable perfection est à la fois la force et la faiblesse de ce « Waterloo to Anywhere ». Les guitares sont parfaitement crades, la voix de Barat est exceptionnellement identifiable. Dans un monde parfait, le temps serait aux grandes réjouissances. Malheureusement, l’imperfection demeure le maître mot de notre époque. Et pour signer un classique, il faut comprendre son siècle, l’interpréter en musique. Les Libertines y ont laissé la vie. Les Dirty Pretty Things vivront ! Mais peu importe : nous nous amuserons...

The Drones

The Miller's Daughter

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L’Australie a souvent été considérée comme le berceau de losers patentés, de psychotiques désespérés et d’âmes en peine en tous genres. Bref, de quoi enfanter soit un assassin à la gâchette facile, soit une icône coruscante à l’ego démesuré. Gareth Liddiard, maître d’œuvre des Drones, adepte de Blind Willie Johnson, de Coltrane, d’Alan Vega et de L. F. Céline, semble être un peu tout ça à la fois. Leur premier album, « Here Comes The Lies » a été acclamé par la presse australienne. Après d’innombrables concerts et une tournée qui les a menés même en Europe, le deuxième disque « Wait Long By The River And The Bodies Of Your Enemies Will Float By » (on vous avait prévenus), a reçu un accueil chaleureux jusqu’en France. Un début de reconnaissance ? Pensez-vous ! Peu importe, la musique des Drones n’est pas faite pour les radios et les stades. Un rock’n’roll lettré, sale et sauvage né pour s’exprimer dans l’intimité crasseuse des bouges les plus reculés, là où miasmes et notes copulent à l’envi dans un dernier assaut de bruit et de fureur. Au fait, ce disque est un assemblage de titres issus des sessions des deux galettes précitées dont, selon son propre aveu, Gareth était trop enivré et cassé pour s’en souvenir. Avant d’ajouter ‘Lots of people think we are shit and I hope this makes them think we are even worse’. Si ça vous fait plaisir.

Cibelle

The Shine of Dried Electric Leaves

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Pour ce deuxième album, Cibelle reste fidèle à Apollo Nove (déjà présent sur le premier album et auteur d’un chouette album solo l’an passé). Mais elle s’est adjoint aussi les services de Mike Lindsay (folkeux électronique chez Tunng) et d’une multitude de collaborateurs illustres : Seu Jorge (« Arrête là, Menina »), Devendra Banhart (« London London ») ou encore Yann Arnaud (mixeur des disques de Air). La belle Brésilienne a concocté un disque particulier et éminemment féminin, entre l’électronique intello et la musique folk, bruitages incongrus et racines brésiliennes. Le tout porté par cette voix très belle et des arrangements vocaux originaux. « The Shine of Dried Electric Leaves » demande plusieurs écoutes pour dévoiler sa saveur. L’auditeur persévérant sera largement récompensé, comme sur « Green Grass » (une magnifique reprise de Tom Waits), « City People », le radiophonique « Arrête là, Menina » et le très beau « Phoenix », qui fait penser aux moments les plus pop de Sonic Youth, mais joués avec peu d’électricité. Certes, la dilatation extrême exercée sur les éléments mélodiques rend l’écoute de certains titres (« Instante de Dois », « Mad Man Song », « Por Toda a Minha Vida », « Lembra ») laborieuse, l’auditeur éprouvant des difficultés à trouver un point d’ancrage dans ce magma sonore aussi impénétrable à appréhender qu’un rêve. Imparfait mais original, ce disque a le mérite de sortir des sentiers battus et révèle le talent grandissant d’une artiste qui devrait bientôt se révéler majeure.

Nico Backton & Wizards Of Blues

Back door blues

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Nicolas Backton est né à Gand, il y a 30 ans. Ce jeune chanteur/guitariste belge commet son premier elpee en 1996. Un disque acoustique intitulé "Yazoo River blues". Au cours des cinq années qui suivent, il tourne beaucoup en Belgique, parfois en compagnie de Marc Lelangue. Il enregistre quand même un deuxième opus, "Wait & see". Et se rend au Sénégal, voyage au cours duquel il fait la connaissance de Youssou 'N Dour. En 2001, il croise Christian Michel et François Miniconi sur les routes du Sud, du côté de Perpignan. De cette rencontre naît les Wizards of Blues. Et il y sévit toujours. En 2005, cette équipe développe un projet original : retracer l'histoire du blues en y appliquant leurs arrangements de vieux blues des années 30 et 40. "Back door blues" constitue le résultat de leur travail!

Armé de son dobro, Nico attaque le "Before you accuse me" d'Eugene Mc Daniels. Un titre popularisé autrefois par le Creedence Clearwater Revival et Eric Clapton. Il est soutenu par sa section rythmique : Christian à la basse et François à la batterie. Nico possède une très bonne voix pour chanter le blues et sent parfaitement sa musique. L'artiste puise alors dans ses racines pour reprendre avec beaucoup de bonheur le "Hot times in Old Town" de Mississippi John Hurt, un blues rural qui ne bénéficie que d’un accompagnement minimal. Allègre, cette chanson invite à faire la fête dans la vieille ville. Le timbre métallique du dobro est épatant. Backton dispose d’une voix rocailleuse dont il module le timbre avec un talent indéniable. Il parvient même à sonner authentique au sein d’un répertoire pas toujours facile. A l’instar de son adaptation du "Police dog blues" de Blind Blake. Parfois, il monte le volume sans pour autant atténuer l'intérêt qu'il suscite. Car il respecte la musique qu'il exécute. Même lorsqu’il est seul avec ses cordes électriques. "Big legged woman" en est la plus belle démonstration. Signée Johnny Temple, un des pionniers du préwar blues, la version est particulièrement réussie. Nico a plus d'une corde à son arc. Il joue également du piano. Il y est même convainquant. Sa reprise du classique "Worried life blues" de Big Maceo Merryweather, un des plus grands pianistes de Chicago, en est un parfait exemple. Il adopte un profil très roots pour attaquer le "Lost lover blues" de Blind Boy Fuller. Un fragment illuminé d’un solo mais aussi par la voix. A contrario il interprète le "Allright Mama blues" d'Arthur Crudup d’un timbre ravagé mais authentique, une chanson qui allait être popularisée par Elvis Presley au beau milieu des années 50. Pas de rock'n'roll ici, mais une plage imprimée sur un tempo alerte qui communique d'excellentes vibrations. Il opère une attaque primaire, au dobro, du canon de T-Bone Walker, "Stormy Monday blues". La charge est rugueuse, exécutée à la manière d'un blues d'avant-guerre. La dose d’émotion libérée est phénoménale. Seul, assis inconfortablement sur sa chaise, il manifeste une extrême sensibilité intérieure. Ses doigts accrochent fiévreusement les cordes qui se mettent à résonner. Dommage que ce morceau si intense soit aussi court! Nico démontre toute l’étendue de son expérience en abordant un style totalement différent, très rythmique, sur le "Back door stranger" de Brownie McGhee. Personnellement, je le préfère sous un profil plus classique mais personnel. Notamment dans le domaine des arrangements. Et je pense tout particulièrement au "Drifting blues" de Charles Brown, une plage au cours de laquelle il est rejoint par son ami Richie Faret, à l'harmonica. Backton s’assied une dernière fois derrière le piano pour chanter à la perfection le "Whiskey and gin blues" d'un certain Memphis Slim. Son timbre est volontairement imbibé et semble émaner d’un juke joint enfumé. Nico malmène son dobro pour enfin chanter Backton, lors d’un boogie blues intitulé "Phils bar blues", un bar situé au cœur des Marolles, rue Haute à Bruxelles. Le trio recourt une ultime fois à l’électricité pour nous balancer "Early in the morning". Les trois musiciens chantent à l’unisson. La guitare électrique se libère sur un rythme syncopé, en adoptant l'axe Memphis-New Orleans. Un album fort sympathique et de bonne facture, conçu sous la forme d’un credo.

 

The Black Neon

Arts & Crafts

Écrit par

Hormis son intitulé, le premier essai du Britannique Steve Webster alias The Black Neon n’a aucune affinité avec le label Arts & Crafts. Loin de là. Dès les premières secondes de la plage d’ouverture, « Ode To Immer Wieder », on assiste à la résurrection de la scène électronique allemande des années 70. The Black Neon s’applique donc à imiter Kraftwerk ou encore Neu!, sans pour autant atteindre leur brio. Voyage à travers le temps et l’espace, « Arts & Crafts » nous emmène ensuite faire un tour en Grande-Bretagne, chez Pink Floyd (« The Ghosts ») ou du côté de New Order circa « Get Ready » (la ressemblance troublante entre « TX81Z » et le « 60 Miles An Hour » des Mancuniens). A priori déroutant de par la largesse des univers parcourus, le disque recèle cependant quelques perles d’indietronica (« Hollywood 1, 2 & 3 », « Infinity Pool », « Shoot Me Into Space »). The Black Neon gagnerait toutefois à se forger une identité propre. Omniprésentes sur toute la longueur du disque, les influences évoquées altèrent l’originalité de l’objet. On aurait alors tendance à délaisser ce dernier pour se rabattre sur des bons vieux « Authobahn » ou « Wish You Were Here »…

Barry Adamson

Stranger on the sofa

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La musique de Barry Adamson est éminemment cinématographique. Ce n’est pas pour rien que David Lynch a emprunté un des titres de l’Anglais pour la bande originale de l’inquiétant « Lost Highway ». Il en est de même sur cet album mi-figue mi-raisin. L’ancien bassiste de Magazine et des Bad Seeds a produit une série de titres aux styles disparates semblant illustrer un polar glauque qui n’aurait pas encore été filmé. Le disque s’ouvre par « Here in the Hole », une plage au cours de laquelle une voix féminine parle sur fond de bruitages inquiétants. Une comptine d’outre-tombe qui sera sûrement plus appréciée par ceux et celles qui maîtrisent bien la langue de Shakespeare. On change de décor pour la belle ballade folk-rock « The Long Way Back Again », chanson à boire pour bateau de pêche, réchauffée par la voix grave de Barry Adamson. « Officer Bentley’s Fairly Serious Dilemma » commence bien par une boucle d’orgue acide mais s’éternise au-delà du raisonnable et finit par susciter des bâillements. On passera aussi notre tour sur le jazz muzak de « Who Killed Big Bird ? » tandis que « The Sorrow and the Pity » épouse les ambiances du film « Damien-La Malédiction ». Le chant réapparaît lors du pluvieux « Inside of Your Head », la ballade « Theresa Green » et le rock’n’roll « You Sold your Dreams », ces deux derniers titres et « The Long Way… » se révélant les plus convaincants. Dans la veine de la plage d’ouverture, le blafard « Déjà Morte » poursuit les confessions d’outre-tombe de la femme défunte, mais pour la circonstance, elle les exprime en français et sur fond de jazz un peu bon marché. Quoique décontenancé, l’auditeur a le droit d’être déçu de cette plaque aux orchestrations un peu pauvres (trop de synthés qui imitent de vrais instruments) et aux compos un peu indignes pour artiste d’un tel calibre. Car Adamson est capable de faire beaucoup mieux…

 

 

Adrian Bouldt

Places For Love

Écrit par

Deuxième album pour Adrian Bouldt. « Places For Love » condense tout le savoir-faire de la formation liégeoise. Après une première sortie discographique (« Presents ») élégante mais inégale, Adrian Bouldt repart à la conquête de son public par le prisme d’un insoluble amour musical. Nous sommes ici sur nos terres. Et cela s’entend. Le son, la voix, les arrangements. Bienvenue en Belgique, pays d’Hooverphonic et d’An Pierlé. Bientôt celui d’Adrian Bouldt ? A l’écoute de ce nouvel album, c’est tout le bonheur qu’on souhaite à la belle Delphine Bouhy, voix satinée et enjouée d’Adrian Bouldt. Produit par Rudy Coclet (Sharko, Arno, Mud Flow, etc.), « Places For Love » affiche d’emblée ses prétentions : « I Don’t Blame You », premier single cajoleur de ce nouvel album. Sur « Car Crash », on songe aux jolis méandres mélancoliques d’Emiliana Torrini. Parfois, quelques éléments (guitares, claviers) redondants tendent à surexposer la simplicité rayonnante de certaines compositions (« The Fisherman », « How I Travel... »). Mais dans l’ensemble, « Places For Love » dégage une joie de vivre expansive (« Bus Stop », « Anzaborrego ») qu’il serait de bon ton de découvrir.

Lily Allen

Allright, Still (b)

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Comment se venger de son boy-friend par Lily Allen ? Beaucoup d'entre vous froncent les sourcils et s'interrogent : Lily Allen ? Vous ne connaissez pas ? Pourtant, les Anglais l’estiment. Agée de 21 ans, cette pétillante jeune britannique semble être incarner la seconde révélation de l'année, outre-Manche, après les Artic Monkeys. Schéma qui semble être rodé et presque routinier, les nouveaux ‘talents’ sont découverts sur le net via le dernier ‘must have’ des indies, je citerai ce cher Myspace.

En moins de huit mois, elle est repérée, téléchargée par quelques aficionados, et enfin adoptée par une maison de disques. Comme tous les membres de la nouvelle vague, elle se fait remarquer par son franc-parler. En moins de deux, elle déclare la guerre à tout ce qu'elle ne supporte pas : la drogue, l'économie, la délinquance, les poufs hypocrites et les gros lourdeaux (« Knock 'Em Out »). Vaste programme ! Fille de Keith Allen, elle a baigné très tôt au sein d’un univers musical éclectique partagé entre ska, punk, pop et reggae. Ce qui ne manque pas de se faire sentir. Après l’écoute d'un « Smile » mutin et entraînant – peut-être un brin trop bien léché pour ne pas dire destiné à un abus abus de diffusion radiophonique - on s'entiche rapidement de Lily Allen. L’'insolence et la verve de son écriture séduisent dès les premiers titres de l'album. Hélas, on reste vite sur notre faim: « All right still » est un disque en dents de scie, passant d'une originalité musicale relativement intrigante (« Alfie », « LDN ») à des titres digne d'une Pink ou d'une Britney Spears au meilleur de sa forme (« Knock 'Em Out », « Friday Night », « Littlest Things) ». Il est également regrettable que malgré son style parfois incisif et imagé, la demoiselle ne renouvelle que rarement son vocabulaire, usant et abusant d'expressions telles que ‘cool’ ou ‘you're a waste of time’, dans la plupart de ses chansons. A défaut d'avoir la langue bien pendue, Lily Allen tombe - et parfois avec grand fracas - dans la caricature de ses aînés (« Everything's Just wonderful », « Take what you take »). Résultat des courses : cet un album un peu foutraque. Souffrant d’un équilibre bancal, il n’affiche pas une réelle couleur musicale. N'est pas original qui veut ! Avec un peu de chance le prochain sera meilleur.

 

Lily Allen

Allright, Still

Écrit par

A présent, tout le monde le sait : Lily Allen est la nouvelle sensation en Grande-Bretagne. Ayant réussi à s’imposer simplement (via sa page Myspace.com), la jeune fille joue d’ores et déjà dans la cour des grands. Agacée par leur prétention, elle n’aura d’ailleurs pas perdu de temps à déclarer la guerre aux Dirty Pretty Things - Carl Barat plus précisément - et The Kooks ("You're not Jim Fucking Morrison" s'exclame-t-elle à leur encontre). Cette guerre, elle la déclare également à la délinquance, aux drogues, à l’économie, aux pétasses hypocrites et aux gros lourdingues. Armée de poésie et d’une ironie incisive, Lily Allen propose un cocktail pop véritablement détonant, à des années lumières des productions ‘Stock, Aitken & Watermaniennes’ auxquelles on pensait, à priori, devoir faire face en glissant « Alright, Still » dans la platine. Sans pour autant être révolutionnaire, ce premier essai s’avère être une bonne surprise. A consommer à petites doses, cependant. Car si cette petite Londonienne de 21 ans peut faire preuve d’une verve joyeusement tranchante (« Smile », « Knock ‘em Out », « Friend Of Mine »), elle peut aussi baisser sa garde et se perdre dans des bouffonneries surproduites (« Shame For You », « Take What You Take »). Ce bémol mis à part, « Alright, Still » est gorgé de bombes radiophoniques : un « Friday Night » à la Specials, des « LDN » et « Not Big » qui sont à la demoiselle ce que « The Tide Is High » est à Blondie et, surtout, un obsédant « Everything’s Just Wonderful ». Lily Allen donne ainsi le départ à une pop nouvelle génération. Une pop mature caractérisée par des textes ayant un véritable sens. Nos tympans ne peuvent que l’en remercier.

Ampop

My delusions

Écrit par

Kjartan et Biggi sont islandais. Ils se connaissent depuis l’âge de huit ans. Ils ont fréquenté la même école et habitaient dans le même quartier. Ils sont même devenus amis. Au cours de l’adolescence, Kjartan sera cependant surtout attiré par la musique électronique et l’ambient. Et en particulier celle commise par des artistes ou des groupes comme Brian Eno et Tangerine Dream. Biggi va sévir au sein de différents groupes de rock. Nonobstant une fervente admiration pour Sonic Youth, il garde une oreille attentive à des formations aussi expérimentales que Kraftwerk ou Aphex Twin. Finalement les deux potes de toujours décident de réunir leur talents à travers un duo : Ampop. Et fatalement leur musique sera hybride. Atmosphérique aussi. Et mélancolique. Evoquant tour à tour Sigur Ros, Radiohead, Coldplay, ou même Travis. Et ce troisième opus, « My delusions », en est une nouvelle illustration. Même s’il se révèle bien plus britpop que les précédents « Nature is not a virgin » et « Made for market ». Une impression qui se charge de nuances, bien sûr. En particulier sur le titre maître et single. A cause de cette rencontre assez insolite entre arrangements de cordes (NDR : plutôt fréquents tout au long de la plaque quand même !) et trombone qui se produit au sein d’un climat allègre réminiscent des Llama Farmers. De la valse inquiétante « Ordinary world ». Parcourue d’un refrain cabaret elle aurait pu figurer au répertoire d’un Rufus Wainwright. Des slows langoureux (NDR : qui a dit crapuleux ?) « Clown » et « Precious » ; le refrain de ce dernier me rappelant même quelque part un certain tube de Tommy James & The Shondells paru en 1969 et intitulé « Crimson & Clover »…

Subtle

Wishingbone

« Subtil » : « Qui a de la finesse, qui est habile à percevoir, à sentir des nuances, des rapports que la plupart ne discernent pas, ou à agir avec une ingéniosité raffinée ». On ne peut rêver meilleure définition pour décrire la musique de Subtle, l’un des nombreux projets du fantasque Dose One (cLOUDDEAD, Themselves). Après l’album « A New White », le trublion d’Anticon (toujours accompagné de Jel et d’autres potes turbulents) revient avec cet EP d’inédits et de remixes, avant un « For Hero, For Fool » prévu pour l’automne. Le titre d’ouverture, « Swan Meat », sonne comme du Subtle pur jus, bref comme rien d’autre : hip hop, (kraut) rock, electro,… Peu importe : ça dégage les neurones, comme de sniffer de la colle en écoutant Tortoise, De La Soul, Julian Cope, Venetian Snares et Slowdive en même temps. Après un remix pour Beck (« Farewell Ride », de « Guerolito »), la suite de « I Love L.A. » (« I Love L.A. 2 », feat. Hrvatski) se la joue quasi ambient, avant un remix electro-pop (rave ?) du single « F.K.O. » par Console. Ms. John Soda n’est forcément pas loin (le remix de " I... "), et Fog ferme la marche en jouant les backing band (« Swan Song Meat »). En bonus, un DVD réalisé par le trio SSSR (un très beau clip de 15 minutes), des férus d’'anime' qui viennent d’être signés chez Passion Pictures (la boîte de Gorillaz). Une œuvre totale (le digipack !), du vrai travail d’artiste.

 

My Little Cheap Dictaphone (MLCD)

Small Town Boy

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Il y a quatre ans, leur premier opus (« Music Drama ») laissait présager un avenir radieux pour My Little Cheap Dictaphone. Depuis, Redboy a rencontré Anthony Sinatra. Ils fondent alors Hollywood Porn Star en 2003, signent un album chez Naïve et tournent à travers l’Europe. Mais My Little Cheap Dictaphone n’est pas délaissé et, fruit d’une longue maturation, le groupe sort aujourd’hui « Small Town Boy ». Produit, arrangé et mixé par Duke (Venus), Niek Meul (Das Pop), Phil Corthouts et Anthony Sinatra, ce nouvel album charme plus, à première vue, par sa sincérité que par son originalité. Entre folk à la croisée de Mercury Rev et des Thrills (« Travel », « Let the children play »), rock accrocheur (le single « Upside down », « Devil ») et ballades déchirantes proches de Sparklehorse (« Day is ending », « Hope you’re back » ou « Obviously »), My Little Cheap Dictaphone surprend surtout par une valse macabre (« What are you doing ») des plus jouissives.

Laurent Voulzy

La septième vague

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Il y a le ciel, le soleil et la mer… Et cette septième vague que l’on espère. Assis sur la plage, ambiance ‘Cocktail chez mademoiselle’, il ne manque que la musique. Et voilà qu’une voix familière et chaleureuse vient demander à l’oreille : ‘Do you wanna dance’ ? Pourquoi pas… S’en suivra alors une longue nuit où on dansera, où on se baladera les pieds dans l’eau, où on se surprendra à rêver, peut-être… Mais autour du feu, on s’ennuiera hélas…

Pour son cinquième album studio, Laurent Voulzy a décidé de se faire plaisir en revisitant quelques souvenirs musicaux. Perfectionniste devant l’éternel, ce sont dix-huit classiques (voire un de plus) qu’il reprend ici, en français comme en anglais. The Doors (‘Light my fire’) et Sade (‘Smooth operator’) côtoient Brigitte Bardot (‘La madrague’) et Trenet (‘Le piano de la plage’). Excepté la reprise osée et très réussie de Montand (‘A bicyclette’, tout en pizzicato), c’est surtout de la complicité des duos que naît le charme : Voulzy invite Andrea Corr sur « All I have to do is dream » des Everly Brothers, Lenou pour un tendre « Yesterday once more » des Carpenters et, on ne l’attendait plus, l’ami Souchon plus groovy que jamais (« The 59th street bridge song », de Simon & Garfunkel). Si l’ensemble paraît alléchant, il faudra pourtant zapper quelques titres (« Santiano », « Derniers baisers ») pour ne pas risquer de s’endormir avant la fin de l’été.

« La septième vague » est un moment de calme marin, de douceur des îles. Idéal pour un duel au soleil, si l’on a le cœur grenadine…

Tout est joli / All is pretty

Les détours d'un petit retour

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Une sentence en forme d'épitaphe, six musiciens, une obstination poétique politiquement correcte, Tout est Joli/All is pretty marque son 'petit retour'. Au cœur des retrouvailles, « Ritournelles », deuxième album de haute volée. Entre anglais et français, Moïse et Epicure, Randy Newman et Leonard Cohen, la formation esquisse les contours d'un album en dents de scie. Inoffensif mais diablement jouissif. Rencontre. 

Votre nouvel album s'intitule « Ritournelles ». Ce titre évoque un morceau symphonique. Comment interprétez-vous ces « Ritournelles » ?

Un jour, je parcourais l'œuvre du philosophe français Gilles Deleuze. Dans un de ses écrits, il donnait une définition de la musique, soulignant au passage que ses fondations reposaient sur la ritournelle. Dans toutes les musiques, on retrouve des ritournelles. Cette explication de Gilles Deleuze m'a semblé extrêmement limpide. Et puis, le mot ritournelle trouve son origine dans le vocable italien : 'ritornello'. Autrement dit 'le petit retour'. Ce qui correspond bien à l'idée globale du disque et de sa pochette. La couverture ressemble à de l'art brut. En réalité, il s'agit du diagramme chinois du changement. Cette illustration remonte donc à une époque très lointaine.    

Le nom du groupe découle-t-il de la célèbre citation d'Andy Warhol ?

Il y a plus d'une quinzaine d'années, je suis allé voir une rétrospective d'Andy Warhol à Cologne. Je ne suis pas vraiment un grand admirateur de l'artiste mais en visitant cette exposition, je suis tombé nez à nez avec un mur blanc sur lequel il était écrit 'All is pretty'. C'est un des plus beaux aphorismes qui puisse exister. 

Votre approche de la musique semble très religieuse. Est-ce votre volonté de départ de toucher à toutes les religions à travers vos chansons ?

En fait, nous ne sommes pas du tout religieux. Néanmoins, je considère que tout l'ancien testament et la mort de Moïse constituent une véritable splendeur. C'est de la très grande littérature. Et si nous évoquions la naissance du rock'n'roll ? Le rock découle du blues, directement inspiré du gospel. On retrouve donc une dimension très chrétienne à travers le rock. Pour preuve, Skip James, maître absolu du blues américain, connaissait l'ancien testament par cœur. Et tous les amateurs de rock ayant élu Elvis comme monarque doivent savoir qu'il était un éblouissant chanteur de gospel. Aujourd'hui, il est de bon ton de diaboliser les religions. Et bien, au fond, c'est un peu idiot...

Votre musique est un peu à l'image de votre patronyme. Vous chantez aussi bien en anglais qu'en français. Pourquoi abordez-vous ces deux langues sans pouvoir trancher entre Tout est Joli et All is pretty ?

Notre intérêt pour le taoïsme a certainement eu un impact important sur ce concept. Cette discipline conseille, en effet, à ses adeptes de ne pas choisir ou, tout du moins, d'éviter de choisir. D'un point de vue moral, on peut considérer cette perspective comme une forme de lâcheté. Mais ce n'est pas le cas. Sur « Ritournelles », le recours à la langue française est très précis. Cependant, je pense que pour certains types de musiques, l'anglais est plus approprié. Il existe une musicalité anglo-saxonne propre à l'anglais. Certaines musiques anglo-saxonnes n'ont d'ailleurs pas d'équivalent en français...  

Vos sources d'inspirations sont-elles d'ordre poétique ?

Notre inspiration est à la fois musicale et littéraire. Il y a tellement de musique dans les livres qu'on en arrive parfois à une sorte de confusion. Nous nous inspirons évidement de ce que nous lisons et entendons. A travers ce disque, l'auditeur peut également déceler un aspect non négligeable de notre musique : son côté politique. En écoutant «  La fin du Mal », on retrouve d'ailleurs cette appétence. En général, en musique, lorsque le narrateur évoque son récit à la première personne du singulier, ce n'est pas lui qui parle. C'est un principe ironique traditionnellement utilisé pour évoquer une histoire, un concept, une idée. Dans « La fin du Mal », le 'nous' relève de ce principe, faisant ainsi une allusion évidente au communisme. C'est donc un point de vue ironique.  

En ce sens, considérez-vous la fin du communisme comme une des plus belles victoires de l'humanité ?

Indéniablement, la fin de cette idéologie politique a engendré la fin d'un totalitarisme extrêmement criminel. Le nazisme et le fascisme sont deux formes d'exploitation du peuple dont les réputations ne sont plus à faire : c'est absolument monstrueux. Une question se trame derrière cette réflexion : 'Qui attendait quelque chose du nazisme ?' A l'époque, les autorités allemandes avaient jeté de la poudre aux yeux du peuple. Mais le reste du monde avait décelé les contours de cette vaste supercherie. Pour le communisme, c'est une autre paire de manche ! En effet, le communisme a représenté un sérieux espoir dans de nombreux pays. C'est ça que je trouve terrible... J'ai tendance à considérer qu'il existe une sorte d'amnésie autour de la notion de communisme. De nombreuses personnes affirment que cette idéologie véhicule de bonnes choses... De bonnes choses ? En Chine, il ne faut pas oublier que ces bonnes choses ont engendré 70 millions de morts. Si on appelle ça de bonnes choses... Pour revenir à la chanson intitulée « La fin du Mal », j'espère que les auditeurs ne la taxeront pas d'anticommunisme primaire. Car il faut bien se le dire : il n'existe pas d'anticommunisme primaire...

Dans votre discographie, « Ritournelles » est votre deuxième album. Votre premier disque a été enregistré voilà plus de sept ans. Comment expliquez-vous cette absence prolongée ?

Nous sommes revenus un dimanche... (rires) Après le premier album, nous avons rencontré des difficultés pour enregistrer un nouvel album. Nous avions besoin de réfléchir, de faire une pause. Elle aurait pu être définitive. Mais, finalement, nous nous sommes retrouvés autour d'un concert. C'était dans une salle appelée « Le Phoenix ». Et ne dit-on pas que l'animal renaît toujours de ses cendres ?  C'est donc dans cette salle que nous avons rencontré le manager du label Soundstation. Il nous a permis d'enregistrer « Ritournelles », notre 'petit retour' discographique…

Malibu Stacy

Des pizzas, des burgers et des frites...

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Quoique responsable d'un premier album de bonne facture (« G »), paru au printemps dernier, Malibu Stacy est avant tout un groupe de scène. Depuis leur victoire au 'Concours Circuit' en 2004, les Visétois n'arrêtent d'ailleurs pas de tourner. Et si vous ne les avez jamais vus en 'live', c'est que vous n'assistez jamais au moindre festival ! Ou alors que vous êtes collés devant votre téléviseur du matin au soir. C'est d'ailleurs à l'issue de leur prestation à Dour que la formation nous a accordé cette interview. En l'occurrence le chanteur David et le bassiste Paulie. Très à l'aise pour parler de tout, même au second degré… sauf de musique. Jugez plutôt par vous-mêmes…

Leur premier opus a donc été enregistré à Bologne sous la houlette de Francesco Donadello (Yuppie Flu). Une expérience humaine qui aurait pu être intéressante. Apparemment ce ne fut pas le cas. Paulie s'explique : « En fait Francesco passait la plupart de son temps à regarder la TV ou à manger des pizzas. Ah oui ; et aussi à régler des pédales durant des heures. Pendant ce temps là, on attendait. Hormis ces quelques détails, il travaille plutôt bien. » David nuance : « Il fait quand même correctement son boulot ? » Paulie reprend déjà le crachoir : « Il est surtout lent ! Mais il y a pire : Matteo (NDR : Agostinelli), le superviseur ! Lui n'en avait strictement rien à branler des sessions. Il passait son temps à accorder des guitares. On doit l'avoir crédité dans les remerciements spéciaux ou quelque chose du style. Ceci dit, Francesco est plutôt compétent. Mais il ne fait pas grand-chose… » Maintenant, le plus important est de savoir si le groupe est satisfait du résultat. Paulie embraie : « Au départ, nous n'étions pas trop satisfaits. Mais en écoutant des disques d'Elvis Presley, on en a conclu qu'on avait fait le bon choix au niveau du son. On s'est même reproché de copier le King ! Plus sérieusement, on voulait un son un peu sourd comme dans les années 50 ou 60. Et finalement, je pense que l'objectif est atteint... » Après l'Italie, la formation s'est envolée aux States. A Los Angeles, très exactement. Pour y tourner le clip de ‘LosAngeles’. Et manifestement, on ne peut pas dire que le voyage leur a laissé un souvenir touristique impérissable. Paulie est néanmoins satisfait de ce périple : « A L.A., j'ai battu mon record de burgers ingurgités. J'en ai avalé quatre de suite. Avec des frites ! Mais cette expédition reste pour moi un excellent souvenir ! Surtout que ces aliments étaient excellents. La viande était bien grillée… » David enchaîne : « Effectivement, leurs burgers sont délicieux. Mais la bière n'est pas terrible… » Paulie confesse : « Mais notre meilleure aventure nous est arrivée le dernier soir. A l'hôtel. En fait, on s'est retrouvé dans une maison de passe. Du côté de Venice Beach. On l'avait aussi bien cherché. Bref, il y avait plein de putes. Et des miroirs partout. Et on s'est bien rincé l'œil (NDR : les yeux ?). Mais le problème c'est qu'on y a dormi. Un peu gênant, quand on voit tous les mecs qui entraînent les prostituées dans les chambres. Non, mais tu imagines te glisser dans un lit en te demandant s'il n'y a pas des traces visqueuses sur les draps. Beuurk ! On partait donc lendemain et on s'est mis à boire comme des porcs. Et on ne s'est réveillé que lorsque les taxis sont arrivés. Si bien que lorsqu'on a repris l'avion, on était complètement déchirés… » Oui, mais ils étaient quand même partis en Californie pour y tourner un clip ? Paulie acquiesce : « Tout à fait ». Et David confirme : « Oui mais on s'y rendait en toute décontraction ! Un peu comme si on prenait des vacances. » Paulie argumente : « En fait on disposait d'un budget qui nous a permis de partir là-bas. Dans une ville où nous rêvions nous rendre. Bien sûr, il y a eu le tournage de la vidéo. Mais l'important, c'est qu'on s'est bien amusés et qu'on a bien rigolé. La seule contrariété vécue a été causée par le décalage horaire… »

Justement à propos de budget, Malibu Stacy a failli ne pas signer chez Bang ! Ce qui méritait une explication. C'est toujours Paulie qui s'explique. « Après avoir sorti l'Ep, Pias nous a contacté pour nous proposer un contrat. En fait, nous n'avions alors pas encore signé chez Bang ! Mais Bang ! nous a rappelé que nous avions enregistré l'Ep chez eux et qu'il n'était pas question d'aller voir ailleurs. On a alors discuté ; et ils ont doublé le budget. On a finalement opté pour le label qui avait effectué la meilleure proposition. Nous souhaitions nous engager auprès de la firme susceptible de mettre le plus de moyens à notre disposition. Nous ne voulions pas gamberger, mais bien avancer. Faire ce que nous avions envie de faire. » David se défend : « Nous avons appliqué une technique rencontrée dans les soumissions d'entreprise. Quand tu envisages de remplacer ta toiture, tu contactes plusieurs entrepreneurs. Et puis tu choisis celui qui te semble le plus intéressant en matière de qualité/prix. On a fait pareil ! »

L'ancien bassiste, Jean-Christophe a cédé sa place à l'ex-claviériste Paulie. Et ce dernier a refilé les claviers à un nouveau venu, Jérôme (présent tout au long de l'interview, mais muet). Mais qu'est devenu Jean-Christophe ? Paulie clarifie : « Il est toujours avec nous. Mais il est devenu notre tourneur. Il a changé de fonction. Et il n'en rate pas une pour nous tancer. Quand on joue, il est derrière la table de mixage. Si j'ai le malheur de louper une note à la basse, il se tord de rire. Et ça me fait chier. Ca me perturbe. Et j'ai alors besoin d'une demi-heure pour me reconcentrer. » Pourquoi a-t-il choisi la basse, alors ? Il se justifie : « Je ne suis pas bassiste, mais guitariste. Et chez Malibu Stacy, au départ, on m'a confié les claviers. Mais lorsque Jean-Christophe a cessé de jouer au sein du groupe, j'ai voulu reprendre la basse, parce que les claviers me faisaient super chier (rires). Je déteste cet instrument. Et Jérôme a pris le relais. J'ai en quelque sorte sauté sur l'occasion pour passer à autre chose. C'est quand même plus marrant de tenir quelque dans la main que de taper sur un truc posé sur un pied. » Le phénomène des chaises musicales, quoi ! « Exactement ! Chaque membre du groupe essaie de monter en grade. Et mon prochain objectif sera le chant… (rires). Il faudra que je porte des lunettes. Arbore un look différent. Sans oublier de laisser pousser une mèche de cheveux sur le côté…  Non c'est pour rigoler. Ca ne marchera pas… »  Et chanter en anglais aussi bien que David. Mais pourquoi chanter dans la langue de Shakespeare, lorsqu'on est francophone ? David réplique : « Chez moi, c'est totalement naturel. A cause de la musique que j'écoutais quand j'étais très jeune. Et puis parce que c'est l'expression qui colle le mieux à la musique pop/rock qu'on pratique. En outre, j'ai vécu un moment en Ecosse et j'aime parler cette langue. »  

Le jeu de scène de David est impressionnant. Il bondit parfois sur les planches comme un chat. Et manifeste une expression corporelle digne des plus grands showmen. Pourtant, il n'a jamais fait ni de théâtre, ni de gymnastique ou exercé une quelconque activité sportive. Il confirme : « Non, jamais. C'est naturel. Mais je ne pense pas que je sois vraiment souple. Disons que j'ai plutôt de la détente. En fait je ne suis pas du tout souple (NDR : il se lève et parvient difficilement à mettre le bout des doigts au sol, les jambes tendues. Dans le même temps, Paulie y pose la paume des mains, sans la moindre difficulté). Paulie se met à frimer : « Ma copine me reproche souvent de ne pas être assez souple au lit. Mais d'y être quand même performant (NDR : vantard !). Pourtant, tu vois, je réussis plutôt bien les exercices de souplesse. En fait, lorsque je fréquentais l'école secondaire, j'ai remporté un prix de souplesse lors du concours de fin d'année. Non, non, je ne déconne pas ! Mais il est vrai que je ne suis pas parvenu à battre le record établi par un ancien élève, dix ans plus tôt. » Pour l'expression théâtrale, David manifeste toujours la même modestie : « Non, non, je n'ai jamais fait de théâtre. Sur scène je ne fais vraiment pas attention à ce que je fais. Ni ne réfléchis à prendre l'une ou l'autre pose… » Qui peuvent néanmoins faire penser à Jarvis Cocker ou à Morrissey… David admet : « J'aime beaucoup la musique des Smiths, même si Morrissey se fait vieux ; et bien sûr de Pulp. Mais mon attitude sur scène n'a strictement rien à voir avec mes goûts musicaux. D'ailleurs, j'aime beaucoup la musique britannique en général… » Evidemment Paulie n'a pas manqué l'occasion d'en rajouter une couche : « J'ai suivi des cours à l'Académie. Et un jour, un type m'a demandé si j'aimais la poésie, etc.  Je pensais qu'il voulait me draguer. En fait, il souhaitait que je rejoigne leur troupe de théâtre. Parce qu'elle ne recelait pas assez de mecs. Ou si tu préfères, il y avait trop de filles à son goût. C'est ce que je voulais dire… »

Sans quoi pour leurs goûts musicaux, difficile de leur tirer les vers du nez. Le Fisher Z de John Watts ? Connaissent pas ! La fin de l'histoire de Weezer ? Un événement peu important, puisque les dernières années vécues par le groupe américain n'étaient quand même plus très convaincantes. Et Paulie d'ajouter : « La plupart des journalistes nous parlent de Weezer comme si c'était une influence majeure. Mais on n'a jamais essayé de s'en inspirer. En fait, on a tous écouté le premier album de cette formation. Qu'on appréciait beaucoup. Par la suite, on n'a plus jamais beaucoup accroché à leur musique. »

Pour votre info, sachez que ce n'est pas le Collectif Jaune Orange qui les a boostés à leurs débuts. Ils ont rejoint l'équipe après le concours. Ce qu'ils ne regrettent pas, parce qu'ils trouvent que les gens qui l'animent sont très chouettes. Et Paulie d'insister : « Finalement, je pense que le Collectif bénéficie aujourd'hui de notre statut ». La jolie fille peu habillée qui figure de dos sur la pochette est un mannequin. Ce qui coupe les ailes au canard selon lequel ce serait une copine des membres du groupe. Ces derniers ne sont pas davantage des fans des Simpsons auxquels ils ont quand même emprunté le nom de la poupée de Lisa. Ils estimaient simplement que le patronyme sonnait bien… Par contre, ils ont bien piqué le célèbre 'Hey you, what's that sound ? Everybody look what's going down', immortalisé par les Rhymes Digitales, pour le reproduire lors de la fin de leur chanson 'Feck'. On imagine donc que le groupe a dû payer des droits d'auteur pour utiliser cette phrase… Paulie rectifie : « Ces paroles ne sont pas des Rhymes Digitales, mais de Buffalo Sprinfield. En fait, au départ, c'est également ce qu'on pensait. Puis, on s'est rendu compte de notre méprise. Et finalement ce n'est pas plus mal, car chez Buffalo Springfield, ils sont presque tous morts. Il ne reste plus que Neil Young. Et à mon avis, il s'en tape complètement de cette reproduction (rires). Notre label nous l'a quand même fait remarquer et aurait souhaité qu'on l'expurge. Or c'est cette version là qui passe le mieux et qui fait en quelque sorte l'originalité de la chanson. Donc on a décidé de la garder. Et jusqu'à présent, on n'a pas rencontré de problèmes… »

Adrian Bouldt

Une place pour l'amour

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Caractérisé par le timbre envoûtant de la séduisante Delphine Bouhy, Adrian Bouldt revient sur le devant de la scène. Avec « Places For Love », son deuxième album, la formation liégeoise se positionne davantage encore dans le sillon d'An Pierlé et d'Hooverphonic. La pop aérienne d'Adrian Bouldt évolue désormais sous d'autres cieux. Là où les coups de foudre menacent l'auditeur...    

Votre nouvel album s'intitule « Places For Love ». C'est également le titre d'une chanson de ce disque. Pourquoi ce choix? Avez-vous la sensation qu'elle résume l'esprit de ce deuxième cd ?

Cette décision a été prise un peu par hasard. Et finalement assez tardivement dans le processus de production. C'était à la fin de l'enregistrement. Ce choix nous est apparu comme quelque chose de fort logique. Nous étions convaincus qu'il conférait une chouette image aux différents titres de l'album. Sur « Place For Love », de nombreuses chansons parlent d'amour. Ce qui nous permet également d'aborder certains thèmes plus 'difficiles' avec davantage de légèreté. Ces 'endroits pour l'amour' constituent donc une sorte de contrepoids aux chansons les plus 'dures' de ce nouveau disque.  

Vous l'avez souligné, vos chansons évoquent souvent l'amour. Peut-on affirmer qu'il s'agit là de votre thème de prédilection ?

L'amour demeure un sujet central dans les relations humaines. On le retrouve aussi au cœur de nombreuses disciplines artistiques. L'amour est un sujet central dans tous les arts et pas seulement dans la musique. Ici, ce thème est développé à travers les textes de Delphine, notre chanteuse. Souvent, elle tend à mettre cette émotion en exergue. Mais ce n'est pas notre seul centre d'intérêt...

Dans votre processus créatif, les textes sont à mettre à l'actif de Delphine Bouhy. Pour le reste, comment fonctionnez-vous ?

Chacun apporte ses idées. Celles-ci font l'objet d'un dialogue permanent. Nous répétons régulièrement en nous basant sur ces différents points de vue. Ce qui explique pourquoi nous avons de nombreuses chansons en chantier. Enormément de choses sont ainsi abandonnées en cours de route. C'est toujours très délicat de laisser des idées de côté. Nous avons aujourd'hui deux albums et plein de chansons dans nos tiroirs. Chez Adrian Bouldt, le processus créatif est commun. Lorsque tous les membres du groupe sont satisfaits du travail accompli sur une composition, nous la conservons.

Par rapport à votre premier album (« Presents », 2003), un changement s'est opéré chez Adrian Bouldt. Que ce soit au niveau des arrangements ou de la finition du disque, vous marquez un pas en avant. Comment expliquez-vous cette évolution ? 

C'est une partie intégrante de l'évolution du groupe. Pour le premier album, nous avons davantage travaillé en vase clos. Nous avions bénéficié des studios de la Soundstation, à Liège sur une très longue période. Ce qui explique pourquoi l'enregistrement a nécessité huit mois. En ce sens, le premier album a tendance à partir dans tous les sens... Mais nous ne le  renierons jamais ! C'était une expérience très forte. Pour « Places For Love », nous souhaitions réaliser quelque chose de plus 'carré', en nous concentrant davantage sur la production. Nous voulions changer de direction et placer nos priorités autrement. Nous avons également cherché à dialoguer avec quelqu'un d'extérieur au groupe. Lors du premier album, nous avions beaucoup moins de recul par rapport à notre musique.

Pour produire ce nouvel album, vous avez donc fait appel à Rudy Coclet. Ce dernier a travaillé avec Arno, Mud Flow ou encore Sharko. Sa collaboration a-t-elle changé votre approche créative ?  

On ne peut pas affirmer qu'il ait changé notre vision des choses. Mais sa présence a certainement influencé notre approche musicale. C'est quelqu'un qui a beaucoup d'expérience. Pendant la conception du disque, il sentait des choses que nous ne ressentions pas forcément. De plus, il dispose d'un certain recul par rapport à notre répertoire. Et ça, c'était essentiel. En sa compagnie, nous avons énormément appris dans le cadre des travaux en studio. Et le rapport humain était extraordinaire. 

Vous avez eu recours à une multitude d'instruments pour concocter ce disque : Wurlitzer, banjo, kazoo, violon, etc. Est-ce la nouvelle marque de fabrique d'Adrian Bouldt ?

Nous avions déjà réalisé des arrangements à l'aide de nombreux instruments sur « Presents ». Mais à l'époque, nous osions moins qu'aujourd'hui. De façon générale, la manière de fonctionner reste la même. Si l'orchestration du disque s'entend davantage sur « Places For Love », c'est en grande partie grâce à la contribution de Rudy Coclet. Il nous a vraiment donné une direction à suivre. 

Certains vous comparent à d'autres artistes belges comme An Pierlé ou Hooverphonic. Comment percevez-vous ces différentes filiations ?

C'est assez étrange au début. On ne s'y attend pas forcément... En évoquant notre musique, les auditeurs parlent également de Björk ou de Lamb. En fait, ces analogies nous font plaisir. Généralement nous aimons les artistes auxquels nous sommes comparés. Dans certains cas, on peut même parler d'influence... Mais nous écoutons tellement de groupes que les comparaisons sont souvent inattendues...

En tant que groupe de musique contemporain, accordez-vous une importance particulière à Internet et aux nouvelles technologies ?

Aujourd'hui, il est impossible d'ignorer le réseau Internet. Nous disposons bien évidemment d'un site Internet. Par ailleurs, nous essayons de tirer profit du potentiel d'une plate forme sur le site Myspace.com. A l'époque du premier album, l'information se limitait vraiment à notre propre site. Maintenant, nous essayons de créer des liens, de nous rapprocher d'autres communautés d'artistes. Internet constitue par ailleurs une intarissable source de découvertes...

 

União Black

Banda

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Tudieu, c'est l'été... Vous cherchez une bande son pour accompagner vos soirées mojito en tongues et singlets réglementaires ? Point n'est plus besoin de pleurnicher, nous l'avons trouvée pour vous... Uniao Black, célèbre backing band du Gerson King Combo, a en effet décidé de rompre le silence dans lequel il s'était muré depuis plus de 25 ans ! Aidés pour la circonstance par un label Vampisoul qui semble, depuis la sortie du "Call My Name" de Joe Bataan, se spécialiser dans la résurrection de zombies des 70's, les Brésiliens tiennent avec "Banda" une véritable petite bombe jouissive. Subtil mélange de funk et de musique brésilienne, cette ode au groove et au sexe devrait donner des frissons à n'importe quel bassin normalement constitué. Il faut dire que nos nouveaux amis savent y faire. S’appuyant sur une rythmique imparable (NDR : des batteries aux caisses claires aussi sèches qu'une paire de claques et de percussions éthyliques), les dix compositions présentes sur cette plaque estivale sont également agrémentées de voix suaves à souhait et de cuivres feutrés... Résultat des courses : on ne pense plus qu'à organiser une soirée dans son jardin et, surtout, d'y inviter Aparecida, Graça et Luisa... Obrigado!