Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Drivin’ n’ Cryin

Wrapped in sky

Inévitablement, à l'écoute de ce "Wrapped in sky", on ne peut que penser à REM. Pas le REM d'"Automatic for the people", de "Monster" ou de "Fables of the Reconstruction", mais un REM dénué de psychédélisme, sevré de garage. Folk rock, si vous préférez. Pensez à Hootie & The Blowfish et à Jayhawks. Ou même à l'électricité mélodique dylanisée. "Wrapped in sky" constitue déjà le sixième opus de Drivin'n'Cryin, et a reçu, comme par hasard, le concours de Peter Buck. Une œuvre d'honnête facture, mais beaucoup trop traditionnelle pour sortir de l'ordinaire...

 

Divine Soma Experience

Welcome to the land of dragons

Chez Divine Soma Experience, on retrouve le bassiste d'Ozric Tentacles, Roly Wynne. Une indication qui devrait plus ou moins situer le style musical dispensé tout au long de ce "Welcome to the land of dragons". Encore que la dimension atmosphérique y soit encore plus marquée. Rythmes tribaux, techno, dub et space rock se mêlent ainsi dans un éther psychédélique capable de pénétrer au plus profond de votre inconscient... (NDR: rigolez pas, mais à peu de choses près, c'est ce qui est indiqué sur la bio). Et au pays des dragons, cette divine soma expérience s'exprime en termes de surréalisme virtuel (NDR: allô la terre!).

 

Dishwalla

Pet your friends

Ce quartet nous vient de Santa Barbara en Californie. Mais n'allez surtout pas imaginer que sa musique concède quelque relation avec la série américaine qui a pollué le tube cathodique pendant de nombreuses années. Ce serait même lui faire injure, puisque Diswalla semble davantage inspiré par la musique insulaire. Le New Mersey sound tout d'abord. D'Icicle Works pour être plus précis. A cause de ces envolées mélodiques, presque hymniques, déversées avec une certaine emphase. Vocalement surtout. Et puis la nouvelle génération des groupes de guitare. Radiohead en tête. Notamment pour le timbre vocal de JR Richards qui épouse les inflexions vocales de Thom E Yorke, lorsque les chansons se font plus tendres, sentimentales. Une voix susceptible cependant de changer de registre et devenir plus âpre, plus mordante comme celle de Ian Astbury, lorsque l'expression emprunte le profil post punk de (Southern Death) Cult. Même ses modèles yankees ont été choisis parmi les ensembles les plus anglophiles. Smashing Pumpkins, par exemple. Ce qui n'empêche pas Dishwalla d'agrémenter cette trame de rhythm’n’blues ou de funk. "Pet your friends" recèle même une cover revitalisée d'"It's going to take some time" de Carole King. Excellent!

 

The Dinner Is Ruined

Wormpickers brawl

Dale Morningstar est le personnage clef de ce combo canadien (Toronto) qui semble attiré à la fois par les faces alternatives de Pavement, de Beck et de Mercury Rev. Hormis "Insensitive creeps", superbe composition acoustique, qui aurait pu appartenir au répertoire d'Immaculate Fools, le départ d'un grand prix de formule 1 et une danse du scalp, les treize autres fragments prêchent l'expérimentalisme ultime. Celui qui mène au Tartare (rien à voir avec la sauce du même nom, bien sûr). A l'image de la pochette. Côté recto un enchevêtrement de bras et de membres aspirés par l'empire des ténèbres, et au verso un cortège de damnés qui s'y rend. Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous soyons disposés de passer à table?

 

Danger Gens

Life between cigarettes

Ce n'est certainement pas à Seattle que ce trio aurait dû s'établir, mais à Boston. Parce que sa musique n'a strictement aucune affinité avec le grunge ou le trash métal, dispensant un punkcore essentiellement inspiré par les Breeders, Belly et autres Throwing Muses. Peut être d'une manière plus âpre, plus aride, à l'instar de Babes In Toyland. Mais au climat particulièrement alambiqué. Un trio drivé par deux filles qui se partagent guitare et basse, mais surtout chantent à tour de rôle. L'unique kid se réservant les drums. Un opus pas trop mal fichu, mais qui souffre à la fois d'une trop grande linéarité dans le ton, et surtout d'une carence de feeling dans la mélodie. Et là, c'est un handicap extrêmement lourd...

 

Dandelion

Dyslexicon

S'il n'y avait le brio du drummer, Dante Cimino, ce "Dyslexicon" aurait rapidement été rangé dans le tiroir au grunge. Nous n'avions d'ailleurs plus jamais entendu une prestation aussi remarquable sur vinyle depuis le début des seventies. Celle de Mike Giles pour le célèbre "21st century schizoïd man" de King Crimson (Encore!). Enfin, surtout sur l'avant-dernier fragment de cet elpee, "Viva kernal"... Produit par Phil Nicolo (Urge Overkill, Big Chief, Urban Dance Squad), le deuxième opus de ce quartette philadelphien dispense cependant un métal aux harmonies contagieuses, à l'énergie vitale et viscérale, rappelant ni plus ni moins Foo Fighters. Enfin, un Foo Fighters dont les vocaux auraient été placés en état de léthargie. Mais sinusoïdaux, ils inoculent une sensation de psychédélisme à l'acidité floydienne ou plus exactement sydbarettienne... Faut pas mélanger les torchons et les serviettes!

 

Damaged Goods (Netherlands)

Things ain´t what they used to be

Encore un groupe batave. Issu d'Alkmaar pour être plus précis. Pas mauvais du tout! Paraît même que cet album a été enregistré en trois heures. Une belle performance en vertu des quatorze morceaux proposés. Les moins surprenants? Ceux qui marchent sur les traces de Bettie Serveert. Les plus conventionnels? Ou classiques, si vous préférez, ceux qui exsudent un rhythm’n’blues rémniscent d'Eric Burdon et de ses Animals. Les plus intéressants? Ceux qui affrontent le garage punk, le garage pop ou le punk pop avec une efficacité redoutable. Héritage issu des Buzzcocks, des Fleshtones, des Dead Boys, et même des Cramps sans leur voodoo (Queens?). Quant à la pointe d'originalité, elle procède du contraste entre la voix écorchée d'Eus Van Den Nieuwendijk et celle plus fiévreuse, féminine de Wendy Albrink…

 

Dag

Righteous

Pour enregistrer son premier album, ce quartet issu de la Caroline du Nord a bénéficié du concours d'un certain John Custer à la production. Le même Custer qui avait mis en forme le premier opus de Cry of Love. Car de production, il est fatalement question sur ce "Righteous". Tout au long de ce disque, ce personnage intervient chirurgicalement sur le produit fini à l'aide d'effets spéciaux et de samples. Malheureusement, malgré tout le lustre et toute la sophistication apportés à ces différentes opérations, le résultat obtenu manque de la plus élémentaire originalité. Hésitant entre le funk, la soul, ou même le rhythm'n’blues à coloration ‘Stax’, il cherche vainement un hypothétique croisement entre Michaël Jackson et les Spin Doctors. Le genre de stéréotype destiné à sonoriser les clips à gros budget, avec nanas aux poses lascives et mâles tatoués. Vous voyez ce que nous voulons dire...

 

Delicatessen

Skin Touching Water

"I'm just alive", titre qui ouvre cet album, nous donne immédiatement la couleur. Découpé dans les cordes de guitare torturées, gémissantes, éclaboussé de claviers insidieux, maladifs, avinés, imprimé sur un tempo lancinant, il nous replonge dans le monde fascinant et morbide de Joy Division. Mais si la suite se révèle aussi sombre, semblant vouloir se repaître, tels des vautours, des corps en décomposition de Cave, Cohen, Beefheart, Scott Walker et Jesus & Mary Chain, elle s'ouvre à d'autres horizons plus mystérieux, réverbérant même des échos éphémères de Portishead, Ian McCulloch et Boo Radleys. Une œuvre dont les contes ironiques, menaçants et passionnels farfouillent dans la folie, le cannibalisme, le sadisme et la perversion, traçant à travers ses seize fragments, les contours de l'angoisse, de la cruauté et de l'obsession. Et Delicatessen y exhale un charme surréaliste aussi inattendu que cinématique. On comprend d'ailleurs aussi beaucoup mieux pourquoi le quatuor a choisi pour patronyme le titre de ce film... "Skin Touching Water" adopte même une forme d'existentialisme nauséeux (NDR: Merci Jean-Paul!), dramatiquement gothique, pour être plus précis, comme sur "You cut my throat, I'll cut yours" (NDR: Bon appétit!). Mais en général glisse des climats les plus doux et séduisants aux plus désespérés et sinistres. La voix malveillante de Neil Carlill se chargeant de mordre goulûment la structure sinusoïdale des mélodies à l'air psychédéliquement vicié...

 

Dead Can Dance

Toward the within

Fondé au tout début des eighties, Dead Can Dance explorait à l'origine un univers ‘cold’, atmosphérique, sensiblement proche de Cocteau Twins. Ce n'est qu'à partir de 1987, soit lors de la sortie du troisième elpee, "Within the realm of a dyin' sun", que le concept australien s'est transformé en projet hautement intellectuel. S'inspirant tantôt de la musique ethnique (chinoise, gallique, indienne, latino-américaine, maghrébine, etc.), tantôt de la musique médiévale, et en particulier séculaire et liturgique du XIème siècle. Aujourd'hui, son expression n'a plus grand chose à voir avec le rock. Enregistré au Mayfair Theatre de Santa Monica en Californie, et découpé en quinze fragments, parmi lesquels figurent douze inédits, "Toward the within" est destiné à sonoriser un film vidéo du même nom. Malheureusement, ni l'inflexion vocale de Brandon Perry, ni le timbre délicat, fragile de Lisa Gerrard, ne parviennent à transcender ces mélodies semi-exotiques, au goût ‘world’ franchement morose...

 

The Dead C

World peace hope et al

Cette compilation réunit 14 compositions enregistrées par ce trio néo-zélandais entre 1988 et 1993. Nonobstant la collaboration de feu Nico et de John Cale sur "Abschied", ainsi que de Patti Smith pour la lecture du poème "Communication with heaven", le répertoire de Dead C concède un minimum d'interventions vocales. Aux spécificités ‘joydivisionesques’ lorsqu'elles se manifestent. Un gros reproche cependant. La qualité du son. Manifestement négligée, parfois même aussi médiocre qu'une prise de son réalisée à partir d'un mini-cassette. Une insuffisance qui devient au fil du temps franchement agaçante. Nous empêchant de pénétrer dans ce monde sonore glacial, dépressif, complexe à la croisée des chemins de la no wave (Sonic Youth?) du krautrock (Can?) et du Velvet Underground (Evidemment!).

 

Daniel Darc

Nijinsky

Nouvel album pour cet ex-Taxi Girl qui semble avoir troqué son âme de rocker pure et dure contre celle d'un auteur/compositeur de chanson française. Une conversion encore plus frappante lorsqu'on sait qu'à l'origine Daniel ne jurait que par les synthés. Place donc, sur "Nijinsky", à la poésie et au romantisme. Aux souvenirs de voyages imaginaires, aux chansons d'amour et aux slows qui autorisent Cupidon de faire flèche de tout bois. Peu d'intensité donc. Sauf sur le titre maître. La meilleure composition de l'opus. La plus électrique aussi. Car pour le reste, on a l'impression que l'inspiration de Darc est tombée du carquois d'un certain Little Egypt. Depuis qu'il a enterré la hache de guerre...

 

Daran

Huit Barré

Né en Italie et émigré dès l'âge de sept ans en France, à Paris très exactement, Daran est devenu depuis quelques années un véritable globe-trotter des concerts. Pour l'Hexagone bien sûr. Il vient d'enregistrer son deuxième album. Un opus qui fait suite à l'excellent single "Dormir dehors". Daran possède une belle voix, légèrement éraillée, désabusée, aux inflexions plutôt sombres, amères. Mais si à première vue, son blues folk s'apparente à celui que pratique Charlélie Couture, au fil du sillon il perd tout relief et toute consistance. Et ce malgré certaines incursions dans le métal (Bijou?), la cold wave (Cure?) ou même le garage (Zombies?). Ou si vous préférez, lorsqu'il affronte les accès de guitare, de basse ou de claviers. Dans le style, un groupe athois comme Faits Divers fait certainement beaucoup mieux.

 

Cul De Sac

I don´t want to go to bed

Stereolab et Cul De Sac partagent une même passion et une même inspiration pour le krautrock. Celui de Can et de Faust en particulier. Mais si le premier place ses expérimentations presque exclusivement au service de la pop, le second lui procure une trame pour explorer l'ambient. Une ‘ambient’ caverneuse au sein de laquelle vous pouvez y croiser tantôt des particules de blues, de folk, de jazz, de surf, de world music, d'avant-gardisme (Stockausen, John Cage), de psychédélisme circa "More", et bien sur de rock, en vertu du recours à la basse, à la steel guitar et aux drums. Une alchimie qui cherche à capturer la force vibrante et spontanée de l'improvisation. Pour Cul De Sac, il existe de multiples formes d'ambient à explorer, c'est ce qui explique sans doute pourquoi il n'est pas encore l'heure d'aller au lit...

 

Brendan Croker

Redneck state of the art

Ce chanteur/compositeur/guitariste n'est pas n'importe qui, puisque non content d'avoir côtoyé Mark Knopfler au sein des Notting Hillbillies, il est parvenu en 1989 à débaucher Eric Clapton pour enregistrer "B.C. & The Five O'Clock Shadows". Album pour lequel Mark avait également collaboré, il faut le souligner. Pourtant, on ne peut pas dire que Brendan ait rencontré la même gloire que ses deux illustres fréquentations. Ce qui n'empêche pas le personnage de jouir d'une fameuse réputation dans la profession. Il nous revient aujourd'hui avec un album flambant neuf. Et des idées neuves (!). En fait il ne trempe plus sa country dans une solution faite à base de blues, de reggae, de cajun et de rock, mais bien du blues dans une solution faite à base de reggae, de country, de cajun et de rock. Cherchez la différence! Trêve de plaisanterie car ce "Redneck state of the art" constitue un excellent exercice de style, auquel il manque sans doute une bonne dose de vivacité pour véritablement enthousiasmer. Une seule exception, "Your time will come", sorte de blues rock rural dynamisé par des accords de guitare gémissants, pétillants, et imprimé sur un tempo bien enlevé. Mais à cet instant, nous sommes déjà à l'avant-dernier morceau de l'elpee...

 

Critters Buggin´

Guest

Apparemment, le jazz rock alternatif renaît de ses cendres. Et l'engouement manifesté aujourd'hui pour l'ambient est un terrain très favorable à cette résurrection. Critters Buggin' pourrait fort bien incarner le fils naturel de Gong. Pas celui de Daevid Allen et de Steve Hillage. Mais de Didier Malherbe. A cause de cette utilisation très free du saxophone, de ce climat atmosphérique vertigineux, et puis de cette ligne de basse hypnotique et sinusoïdale. Coproduit par Dennis Herring (Camper Van Beethoven, Throwing Muses), Stone Gossard (Pearl Jam) et le groupe, "Guest" est découpé en neuf fragments. Huit instrumentaux et une chanson rehaussée par la présence de Shawn Smith, vocaliste de Satchel. Sur ce "Naked Truth" son timbre falsetto communique une telle langueur feutrée, une telle mélancolie ouatée, qu'il est presque impossible de ne pas penser à Robert Wyatt...

 

Crapjam

Recorder

Flanqué d'un tel patronyme, cette formation ne pouvait trouver son origine qu'aux Pays-Bas. A Zwolle, pour être tout à fait précis. Un quintet qui vient de commettre son deuxième album: " Recorder ". Constitué de 12 chansons hymniques, rafraîchissantes, cet opus courtise épisodiquement le glam pop de Suede, notamment sur "Rule my heart" et "I wonder how you see the world", mais surtout le New Mersey Sound d'Icilcle Works. Un seul écart de conduite, le pastiche surprenant, mais désopilant des Beach Boys, sur "Simply good (Santa Barbara)"...

 

The Cramps

Flamejob

Tout comme les Ramones, les Cramps sont toujours parvenus à reproduire leurs propres clichés jusqu'à l'outrance. C'est sans doute ce qui leur a permis de conserver leur brevet d'intemporalité, depuis maintenant presque deux bonnes décennies. Pas de mauvaise surprise donc, ici, mais six covers, dont une de Slim Harpo ("Strange Love") et une de Billy Troup, mieux connue sous sa version immortelle des Stones, "Route 66". Et puis davantage de perversité, de provocation, de concupiscence. Pas pour rien que le rock des Cramps a toujours macéré en odeur de sexe. Souvenez vous, à cet égard, de l'opus "Smell of female", et puis du classique "Human fly". Sur "Flamejob", "Sado county auto show" et "Naked girl falling down the stars" en disent plus que le simple plaisir de la provocation salace. A prendre au second degré, bien sûr, puisque ces New-yorkais ont toujours su contrebalancer cette ambiguïté par une fameuse dose d'humour. Musicalement, le morceau de plastique s'exprime toujours en termes de psychobilly, avec pour seul objectif la capture de sons vivants, bruts, efficaces et instantanés. Une simplicité viscérale crampifiée à la perfection sur un futur classique du combo: "Nest of the cuckoo bird". Le rockabilly des Cramps est toujours le plus énergique et le plus excitant de la planète. Et si vous en doutez, allez donc les voir sur les planches...

 

Elvis Costello

Kojak Variety

Curieux album de covers pour Costello qui s'intéresse ici à des chansons nées entre 1930 et 1970. Curieux, puisque si les compositions appartiennent à des artistes aussi célèbres que Screamin' Jay Hawkins, Supremes, Bob Dylan, Ray Davies, Randy Newman, Willie Dixon, Ray Noble et consorts, la plupart d'entre elles ont été puisées dans leur répertoire le plus obscur. Pour concocter cet opus, Patrick McManus s'est entouré d'une équipe de musiciens qu'il tient en estime. Et notamment Jim Keltner, Larry Knechtel et James Burton. Des covers de morceaux de rock'n'roll, de r&b et de pop qui portent inévitablement la griffe de Costello, mais dans des interprétations qui s'adressent surtout au grand public ; le titre de l'opus en dit d'ailleurs long sur le style en présence : "Kojak variety". Paraît même qu'il envisagerait de sortir un deuxième volume consacré aux vingt dernières années...

 

Elvis Costello & Bill Frisell

Deep dead blue / Live at Meltdown

Le 25 juin 1995, Bill Frisell et Elvis Costello se payaient une jam mémorable lors du festival Meltdown de Londres. Ce mini album retrace les meilleurs moments de cette rencontre. Pas la peine de vous présenter Robert McManus, alias Elvis Costello qui se consacre ici exclusivement au chant. Quand au multi-instrumentiste Bill Frisell, surtout connu sur la scène jazz aux States, il se limite, pour la circonstance, à la guitare. Un opus qui implique une cover de Charles Mingus ("Weird nightmare"), un classique signé Lerner/ Loewe, "Gigi", quatre compositions de Costello et une nouvelle chanson née de la collaboration entre les deux artistes. Sept fragments climatiques, moelleux, intimistes, qui devraient davantage plaire aux aficionados de Philippe Catherine, Toots Thielemans et consorts qu'aux ‘costellomanes’...

 

The Corrs

Forgiven, not forgotten

Ce quartet irlandais est capable du meilleur comme du pire. Le meilleur, lorsqu'il adopte un profil typiquement celtique. Et en particulier sur "Toss the feathers", gigue électrifiée dans l'esprit des Levellers au sommet de leur art. Pour cinq fragments malheureusement. Le reste, nonobstant l'une ou l'autre trace de folk inconsistant, manifeste une prédisposition malencontreuse pour la pop incolore, inodore et insipide de la bande FM. Pensez à Madonna, Olivia Newton John, Roxette ou au Fleetwood Mac contemporain. Toute l'expression est hyper-léchée, aseptisée. Et la production de David Foster, flanqué de l'ingénieur du son Bob Clearmountain, n'y est pas étrangère. Parfois elle est tellement sophistiquée que la moindre lueur d'agressivité est systématiquement tempérée par les accès de piano électrique, un peu comme chez Robert Palmer. Affligeant!