La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Flamingoes

Plastic Jewels

Les Jumeaux Jude et James constituent les deux tiers de Flamingoes. Le premier joue de la guitare. Le second de la basse. Mais ils composent et chantent tous les deux. D'une voix très glamour, blême. Faut dire que les frangins sont terriblement fascinés par la période glam de l'histoire du rock. En particulier Marc Bolan, David Bowie et Roxy Music. Pas étonnant dès lors que leur pop pétillante en transpire de forts effluves. Et puis comme le troisième larron, le drummer, incarne le fils spirituel de Keith Moon, vous pouvez imaginez facilement l'intervention de vertus mod dans la préparation de leur solution sonore. Une œuvre dont le réalisme romantique oscille entre le cynisme et la sincérité, abordant des thèmes aussi contemporains que la gloire, la violence, la désillusion, la sexualité, l'euphorie, la drogue, le suicide et la trahison, à travers l'odyssée d'un adolescent déchiré entre passion et douleur...

 

The Flaming Lips

Clouds taste metallic

Mercury Rev et Flaming Lips partagent une même vision organique du psychédélisme. Normal lorsqu'on sait que le guitariste Jonathan Donahue a joué chez l'un avant de passer chez l'autre, il y a maintenant un peu plus de deux ans. Produit par le quatuor et Dave Fridmann, cet opus recèle pour treizième fragment la version de "Bad Boys" concédée au film "Batman Forever". Tout comme Rollerskate Skinny, Flaming Lips accorde une énorme importance au sens mélodique des compositions. Une opération délicate que le groupe parvient à négocier en superposant des textures à premier abord inconciliables. Vocaux gémissants, flûte allègre, piano spectral, rythmes fluides, cordes de guitares distordues, tout un arsenal de sonorités différentes qui accouchent tantôt d'un hymne, d'une ballade ou d'un requiem acide. Des chansons qui exsudent cependant avec ironie, sarcasme et perversion une tristesse maladive, dramatique, presque négative. A cause des lyrics qui tournent sans cesse autour d'un même axe rock’n’rollesque huilé au sexe, à la mort et à la religion.

 

Fischer-Z

Stream

Ce n'est pas encore avec cet album que John Watts va revenir à l'avant-plan de la scène musicale. Pourtant, ce "Stream" est bien ficelé. Dispensant des mélodies pop rafraîchissantes, agréables, élégantes, contagieuses. Davantage de guitare aussi. Et puis la voix de John est toujours aussi savoureusement gémissante. La pochette raffinée. Et en final, on a même droit à une composition digne du mythique Cream, "Here and now", agitée par une basse rythm'n Bruce (!). Mais pas de hit potentiel. C'est sans doute là que le bât blesse.

 

Firehouse

3

Ne pas confondre Firehose et Firehouse. Le premier évoque le défunt groupe légendaire de Mike Watt. Le second épingle un quartet de heavy metal issu de la Caroline du Nord. De hard FM plus exactement. Inspiré par Guns 'n Roses, Bon Jovi et Aerosmith. Produit par Ron Nevinson, vétéran qui a transformé en platine les albums de Bad Company, UFO, et d'Ozzy Osbourne, "3" multiplie les clichés les plus éculés ou rentables (biffez la mention inutile), en n'oubliant pas d'entrecouper le tout de sempiternelles ballades acoustiques...

 

The Fall

Cerebral Caustic

Le Fall doit certainement être un des rares groupes qui ne connaît absolument pas le mot compromis. Et pourtant, il en est à son 25ème elpee. Un fameux record pour une formation qui existe depuis dix-sept ans. Enfin, pas sous le même line-up, mais bien toujours sous le même leadership. Celui de Mark E Smith, bien entendu! "Cerebral Caustic" est cependant marqué par le retour de son ex-épouse. A la basse, bien sûr. Brix ne s'était d'ailleurs plus manifestée au sein du groupe depuis son divorce prononcé en 1989. Pas de mauvaise surprise sur cet opus, puisque Mark continue de dispenser ses observations acerbes, spirituelles, austères, voire impénétrables, dans son style vocal si caractéristique. Monologue âpre et radical que vulcanise ce bubblegum captivant, hypnotique, au feedback capricieux. Mark nous réserve même une petite surprise dont il a le secret. Un titre totalement expérimental, post industriel, cérébralement caustique(!), "Bonkers in Phoenix"...

 

Marianne Faithfull

A collection of the best recordings

Cinq extraits de "Broken English", album le plus accompli de Marianne gravé en 1979. Un extrait de "Trouble in mind (1986) de "Strange Weather" (1987), de "Blazing Away" (1990) de "Secret Life", une cover de Patti Smith ("Ghost Dance"), mais un seul titre issu de ses débuts, "As tears go by", composition de Jagger/Richards. Pas de trace malheureusement de "Blowin' in the wind", de "Come and stay with me" ou même de "Summer nights". Pourtant, c'est probablement une période qu'il aurait été judicieux de redécouvrir. Celle qui se situe entre 64 et 69, pour être plus précis. Lorsqu'elle était encore proche (très ou trop selon les avis) des Stones. Pas à cause de ses avatars provoqués par la drogue ou la dépression, ni à cause de ses implications dans  le cinéma ou le théâtre. Mais parce qu’à cette époque, elle n'avait pas encore ce timbre vocal ‘dietrichien’. Ce qui explique pourquoi cet opus n'est pas  "A collection of the best recordings"...

 

John Frusciante

Nianda lades and usually just a t-shirt

En 1992, John Frusciante abandonnait les Red Hot Chili Peppers, à l'issue de l'enregistrement de "Blood Sugar Sex Magik". Et c'est au cours de ces sessions qu'il a écrit la plupart des compositions de son premier album solo. Il lui aura quand même fallu trois ans pour les mettre en boîte. Et puis surtout pour les fignoler. Chez lui. A l'aide d'un enregistreur à quatre pistes. De sa guitare. Et de sa voix. Les seules participations extérieures se limitant aux parties vocales. Assurées par deux filles, dont l'identité n'est pas révélée. Puis à l'acteur River Phoenix, victime d'une overdose mortelle en octobre dernier. Pour deux titres seulement. Mais diffusés à l'envers. Vingt huit fragments introspectifs, atmosphériques, hantés par la voix androgyne de John, maquillés de bandes passées à l'envers ou manipulées, sans drums, qui s'approchent davantage des expérimentations acoustiquement psychédéliques de Syd Barrett, que de l'excitation funk du Red Hot. Les fans des Peppers risquent même fort de ne pas aimer. Ce qui n'empêche pas ce projet d'être extrêmement intéressant...

 

Gavin Friday

Shag Tobacco

Il est loin le temps des spectacles nihilistes, chaotiques, caricaturaux, irrévérencieux, dispensés sur fond de messes noires et des travestismes pour Fionan Hanvey. Depuis qu'il a quitté les Virgin Prunes, Gavin a adopté un profil plus intimiste, lié au café-théâtre. Celui de Kurt Weill, Berthold Brecht, Jacques Brel, Edith Piaf et Lisa Minelli. En compagnie de son inséparable pote, Maurice Seezer, il a même monté un cabaret à Dublin en 1988... Un style plus intimiste, mais également plus avant-gardiste dans le sens le plus pop du terme, plus glam dans l'esprit de Bowie, de Cockney Rebel et de Bolan. Un Bolan à qui il emprunte "The Slider" sur "Shag Tobacco", album à la sensibilité énigmatique, embué d'orchestrations mélodramatiques et sculpté dans un funk insidieux. Hormis le cartoonesque, standardisé "Le Roi d'amour" et le dispensable mais dansant "Angel", les dix autres fragments nous précipitent dans un univers mystérieux, envoûtant, hanté par les spectres de Marc Almond, de Japan, de Tuxedomoon et même du Floyd circa "Dark Side of the Moon"... Etonnant!

 

Freak Power

Drive Thru Booty

En 1993, ce sextet oaklandais (ou oaklandien?) gravait "Turn on, tune in, cop out", un single qui allait flirter avec le faîte des charts pendant plusieurs semaines. Cette composition figure sur " Drive Thru Booty", le deuxième album de Freak Power. Mais donne surtout le ton aux dix autres chansons. Trempées dans la soul, le funk, le rap ou le reggae. Véhiculant des thèmes sociopolitiques... Bien que destiné aux night-clubs hyper branchés, cette musique est également capable de faire vibrer les mélomanes. Notamment lorsque les accords chauds, excitants, cuivrés, caressés de vocaux féminins voluptueusement gospel, se laissent hydrater de claviers rafraîchissants... Du relief, donc! Mais pas seulement dans la musique...

 

Foreigner

Mr Moonlight

Écrit par

Aujourd'hui encore, il existe des esprits obtus qui se demandent pourquoi le punk a éclaté à la fin des seventies. Or, si demain la scène musicale devait à nouveau souffrir d'une prolifération de tels orchestres surfaits, préjudiciables à l'évolution du rock, il faudrait impérativement réveiller cet esprit de fronde. Habillé d'une pochette en forme de croissant de lune, "Mr Moonlight" accumule les clichés hardeux le plus mollassons empruntés aux Scorpions et à Bon Jovi. Exceptions qui confirment règle: l'humblepiesque "Under the Gun"; mais sa poudre est mouillée. Et puis "Hand on my heart", qui ment comme il respire lorsqu'il jure ne pas s'être inspiré de Kansas...

 

Foo Fighters

Foo Fighters

L'ex-drummer de Nirvana, Dave Grohl, a donc débauché William Goldsmith et Nate Mandell, pourtant impliqués chez Sunny Day Real Estate, ainsi que récupéré l'ex guitariste des Germs, Pat Smear, qui avait collaboré à l'ultime tournée du célèbre et défunt combo de Seattle, pour fonder son nouveau groupe. Et puis il a décidé de troquer ses baguettes contre une râpe, et de se mettre au chant. Avec brio, il faut le reconnaître. Exhumant ce sens mélodique vertigineux, ce croustillant grungy, cette stimulation viscérale que symbolise si bien "Nevermind". Notamment sur "This is a call", "Alone + Easy target", voire le plus punkysant "Good grief". Mais si le fantôme de Kurt Cobain hante inévitablement cette œuvre, ce disque ne se contente pas d'autopsier le passé. Certaines compositions se révélant même plus noisecore. Circa Hüsker Dü sur un "X Static" renforcé par la présence de Greg Dulli à la guitare. Imprégné de Sugar chez "Oh George". Voire ‘mybloodyvalentinesque’ sur "Floaty"... "For all the cows" aborde même le country jazz alors que "Watershed" affronte un punk pur et dur. Quant à "Big me", il semble avoir été séduit par les harmonies beatlesnesques; enfin, le superbe final "Exhausted" embrasse un ‘garage’ digne du dernier opus de Neil Young", "Mirror Ball". Et puis il y a la voix doucement triste, âpre de Dave qui confère une sensibilité fragile, presque traumatisante aux différentes chansons. Un must!

 

Fœtus

Gash

Foetus alias Clint Ruin, alias Jim Thirwell, etc., etc., considère qu'en prônant l'apologie de la violence, il pratique de l'art terroriste. Attitude contestable si elle devait être prise au premier degré. Mais cet acte de voyeurisme est en fait destiné à bannir toute forme de censure, et son langage infecté d'un humour venimeusement visionnaire. En fait, l'image de son propre esprit paranoïaque n'est que le miroir de l'humanité. Et les thèmes consacrés à la folie, la terreur, l'hystérie, la détresse, l'outrage, la pornographie, le crime, le viol, l'apocalypse, monstrueusement contemporains. Côté musical Foetus pille aussi bien le blues, le metal, le disco, le rhythm’n’blues, le heavy metal, la musique de film que l'avant-garde classique, pour en régurgiter une forme de hardcore post-industriel tentaculaire et mutant. Une expression qu'il peut écorcher à souhait de son timbre vocal rocailleux. Pour "Gash", il s'est cependant aventuré dans le jazz. Pour deux titres seulement. Jazzcore pour "Hammer falls". Cuivré et swinguant (Benny Goodman?) sur les onze minutes vingt et une de "Slung". Revu par la technologie moderne. Mais sans pour autant en dénaturer le goût! Un titre impressionnant qui tranche avec le reste de l'opus. Car hormis "Steal your life away" à la construction inspirée par Fad Gadget ou ce filmique (Orange Mecanique?) "Mutapump", cette œuvre se révèle impitoyablement austère et surtout extrêmement complexe...

 

Flying Saucer Attack

Further

Ce duo de Bristol en est déjà à son troisième album. Et pourtant, le seul fait saillant à son actif se résume à ce jour, à la cover bruitiste du "Drowners" de Suede, commise sur son premier opus. En fait, F.S.A. macère dans l'underground le plus pur, s'inspirant aussi bien du krautrock (Popol Vuh, Faust, Can) que des balbutiements d'AR Kane, de la noisy pop mybloodyvalentinesque, de la dance d'Aphex Twins, du minimalisme atmosphérique de Durutti Column, du psychédélisme soft de Syd Barrett, de l'école néo-zélandaise de Flying Nun que de la tradition folk insulaire des Nick Drake et de Bert Jansch. Tout au long de ce "Further", Rachel Brook et David Pearce nous entraînent dans un périple ambient où feedback et dub écorchent les mélodies avant de s'y liquéfier, créant une texture sonore ‘ambient’ dans le véritable sens du terme. Un monde flottant, moelleux, pastoral ou torturé au sein duquel Pearce murmure sombrement des lyrics à la fois menaçants et hypnotiques...

 

Flophouse

Upside down

Malgré un premier opus produit par Peter Case (Plimsouls) et la confection d'une superbe cover du "Before we go under" des Bats sur Ep, il aura fallu attendre la sortie du troisième album pour voir ce groupe californien être enfin distribué sur le Vieux Continent. Il est vrai que cet "Upside down" a été enregistré et ciselé à Amsterdam. Sous la houlette des musiciens de Bettie Serveert. Et que dans ces conditions, il est tout à fait naturel que sa diffusion se fasse plus facilement. Revenons à Bettie Serveert qui a donné un fameux coup de pouce à Flophouse, s'impliquant même totalement sur la superbe ballade finale "Walking Cane". Constitué de sept titres, cet elpee est taillé dans l'électricité juvénile, un peu à la manière de Buffalo Tom, Cold Water Flat et de Green Day. Mais les claviers qui infiltrent judicieusement les mélodies apportent un charme aussi inattendu qu'efficace...

 

Flop

World of today

Il y a belle lurette que nous n'avions plus entendu parler du label californien Frontier. Nous pensions même que depuis le départ d'American Music Club et la disparition de Thin White Rope, la firme de disques avait purement et simplement déposé son bilan. Faut dire qu'elle s'est montrée particulièrement discrète au cours des trois dernières années. Et si nos souvenirs sont exacts, c'était encore pour proposer un album de Flop. Son premier opus! Un groupe issu de Seattle drivé par un certain Rusty Willoughby, chanteur au timbre vocal ‘cockney’, mais surtout compositeur et guitariste talentueux. Bien qu'ayant changé de drummer, la formation affiche toujours d'aussi bonnes dispositions énergiques, métalliques, mélodiques, popcore voire punkcore. Pourtant, "World of today" lorgne davantage vers la musique britannique que sur celle des Pixies, dont ils se réclamaient à l'origine. Celle des Beatles. Mais également des Troggs, des Pretty Things et même du Move. Notamment à cause de cette cover signée Roy Wood, "Yellow rainbow". Et puis d'une manière plus contemporaine de Menswear, de Cast ou de Boo Radleys. Encore que parfois nous avons l'impression que Flop a été touché par la grâce contemporaine des formations yankees les plus insularisées. Comme Smashing Pumpkins ou Dig...

 

EMF

Cha Cha Cha

Album à la fois attendu et inattendu pour EMF. Inattendu, puisqu'en 1992 la rupture semblait inévitable. Attendu, puisqu'il enchantera son public de teen-agers. Un disque plutôt éclectique qui alterne compositions plus accessibles, ‘MTVesque’ si vous préférez, house mancunienne et frénésie juvénile pop/trash/funk/rock/metal/hip hop vivifiante. Aux vertus Faith No More, Pop Will Eat It Self, 25th Of May, Red Hot et Carter USM. Pas de hit potentiel du calibre "Unbelievable", cependant. Mais une ballade acoustique, un titre au profil "Beloved" et deux morceaux plus progressifs, sauvages, à la limite de l'expérimental, en guise de conclusion. Une œuvre qui se révèle, en général, plus âpre, plus agressive, épisodiquement parfumée d'ambient (Gong?) et qui laisse surtout une bien meilleure impression que "Stigma"...

 

Elmer Food Beat

La copulation

Quintet nantais à l'enthousiasme et à la lubricité légendaires, Elmer Food Beat compte aujourd'hui huit années d'existence. Un cycle qui méritait sans doute une mise au point. Donc une copulation. Pardon, une compilation. Révélatrice de l'esprit polisson de cette équipe de joyeux drilles. Donc des titres croustillants tels que "Est-ce que tu la sens", "Toutes essayées", "Daniela", "Le plastique c'est fantastique", "Je vais encore dormir tout seul ce soir", et bien d'autres, parmi lesquels figurent des versions totalement inédites...

 

Elisa Waut

Angelus

Cinquième album pour Elisa Waut. Et suivant la bonne habitude, le trio brugeois a accordé un soin tout particulier à la confection de la pochette. Une photo semi décadente, très XIXème siècle, de Greta Buysse nous invite à pénétrer dans le monde harmonieux et intimiste d' "Angelus". Deux morceaux de plastique partagent cette œuvre. Le premier a été composé et produit par Hans Helewaut, le second ciselé par Raymond Van het Groenewond. Mais ils observent un respect constant du style cabaret à l'esthétisme glacé, ne se limitant pas à un accompagnement basse/batterie/guitare, pour mieux profiter du concours d'une panoplie d'instruments beaucoup moins conventionnels. Comme le sitar, le saxophone, l'accordéon, l'orgue hammond, le violon, la steel guitar, le violoncelle et le glockenspiel.

 

Elastica

Elastica

Ensemble aux trois-quarts féminin, Elastica apprécie tout particulièrement les ensembles post punk de la fin des seventies. Blondie, Stranglers, Wire, Fall, Buzzcocks et Magazine, en particulier. Et cette passion se ressent très fort dans sa musique. Ce qui explique sans doute pourquoi, la formation a été taxée de groupe de new wave de la new wave. Et bien sûr, sur son premier opus, on y retrouve le suc de cette époque. Le plus intelligent et le plus excitant, faut-il le souligner? Par exemple celui qu'exhalait la bande à Burnell dans "No more heroes" sur le single "Waking up". Mais le quartet ne se limite pas à exhumer les vertus du passé. Justine, chanteuse guitariste, a séjourné dans le line-up initial de Suede. Elle était même devenue la girlfriend de Brett Anderson. Et cette expérience lui permet, sans doute, d'avoir aujourd'hui une vision plus contemporaine, et surtout astucieuse des nineties. Un peu à la manière de Blur (pastiché, en outre, sur le final "Vaseline") ou même de PJ Harvey pour les thèmes fatalement féministes, désenchantés, exsangues de romantisme. Un disque qui ravira les amateurs de power pop audacieux, chargé d'adrénaline et à l'exubérance juvénile.

 

The Edsel Auctioneer

The good time music of...

Fondé en 1989, The Edsel Auctioneer implique deux ex-membres de Pale Saints. Soit Ashely Horner et Chris Cooper, apparemment restés en bons termes avec Meriel Barham, puisqu'elle a accepté de participer à l'enregistrement du deuxième album de ce trio de Leeds. La formation a pu également compter sur le concours du leader de Bivouac, Paul Yeadon, et puis surtout de Steve Whitfield (Cure, Mission) à la production. Un album chargé, paradoxalement d'électricité alternative. Tantôt branchée sur le courant pop insulaire (Pale Saints, Teenage Fan Club, Eugenius), tantôt sur le courant noisecore yankee (Dinausor Jr, Hüsker Dü, Buffalo Tom). A la limite garage lorsque les mélodies abrasives, vibrantes s'enflamment et libèrent toute leur intensité créative. Comme sur "11th September 94" et "Haircut". Une constante cependant, les harmonies vocales pudiquement, nonchalamment glacées qui saupoudrent les lyrics existentiels. The Edsel Auctioneer, un nom difficile à retenir, mais un album facile à aimer.

 

Ednaswap

Ednaswap

Au sein de ce quintet californien, on retrouve Carla Azar, drummeuse qui a côtoyé Wendy et Lisa pendant cinq bonnes années. Et une certaine Annie Preven. Elle a fréquenté les Beaux-arts pendant plus de dix ans, période nécessaire et suffisante pour la dégoûter de la musique classique, puis décidé de laisser tomber son violon pour se consacrer exclusivement au chant... Pour recruter le line up de son groupe, Annie a sélectionné des musiciens particulièrement talentueux. Une preuve de son état d'esprit demeuré perfectionniste jusqu'au bout des ongles. Malheureusement, une association de virtuoses ne débouche pas systématiquement sur un bon groupe. Et encore moins sur la confection d'un bon album. Cet opus éponyme en est une parfaite illustration. La production hyper-léchée a certainement sa part de responsabilité. Mais également l'absence de relief mélodique. Résultat des courses, les treize fragments de cet opus lanternent dans un univers sub Pretenders, sub Lone Justice et dans le meilleur des cas, rencontrent le spectre de Janis Joplin, mais privée de blues...