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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Gadfly

Demo nemo

Quatuor suédois, Gadfly affronte l'urban rock de la fin des sixties et du début seventies avec beaucoup de bonheur. Pensez à Steppenwolf, MC5 et surtout aux Stooges. Le métal y est laminé avec violence et efficacité sur un tempo irrésistible. Surtout à cause du guitariste, un certain Mikaël ‘Nicko’ Nickolauser dont les riffs d'électricité se révèlent à la fois incisifs, crépitants, aventureux, sans pour autant sombrer dans le nombrilisme gratuit. Parfois certains phrasés évoquent même la britpop d'un Marion, voire d'un Radiohead. Un soliste qui se démultiplie. Tirant sur toutes les ficelles de la technologie moderne, sans pour autant passer par le sampling. Pour enregistrer ce mini album, il dédouble même son interprétation, donnant ainsi l'impression de disposer de quatre mains. En final, il nous propose même un exercice de style où il use et abuse de la pédale wah wah, non pas à l'instar de feu Jimi Hendrix, mais de Robin Trower. Evidemment, sans engager un guitariste supplémentaire, on voit mal la formation se débrouiller dans le même registre sur les planches. Mais ça, c'est une autre histoire...

 

Green Day

Bowling bowling bowling parking parking

Non, "Bowling bowling bowling parking parking" n'est pas le nouvel elpee de Green Day, mais simplement un mini album ‘live’, épinglant sept extraits de concerts différents, effectués respectivement à St Petersbourg, Tokyo et Prague ; et qui devraient certainement séduire les nombreux aficionados du groupe. Un morceau de plastique très agréable à écouter, mais qui comme tous les " live " n'arrive pas à reproduire parfaitement l'ambiance et la musique exprimée sur scène. En conclusion, tout cela n'est parvenu qu'à nous donner l'eau à la bouche en vue de quelque chose de bien neuf…

 

 

Grant Lee Buffalo

Copperopolis

Pour intituler son troisième opus, le trio californien a choisi pour nom celui d'une ville minière, aujourd'hui disparue, qui a connu ses heures de gloire en plein boom du cuivre. Un titre qui reflète parfaitement la qualité filmique des chansons de ce "Copperopolis". Tout comme sur les deux précédents elpees, Grant Lee Philipps dénonce l'illusion du rêve américain à travers son lyrisme poétique et impressionniste. Images conflictuelles nées de la corruption, de la violence, du racisme, de l'injustice et de la décadence qu'il reflète avec un sens aigu du détail. "Copperopolis" ne recèle cependant pas de titre de la trempe de "Fuzzy". Simplement 13 chansons intimistes, torturées par la voix bouleversante, gémissante, spectrale de Philipps, mais dont la texture instrumentale basique est enrichie d'une panoplie d'instruments différents. Même ethniques. Une œuvre qui n'a peut être jamais été aussi proche de l'univers des Waterboys, mais dont la solution est toujours très susceptible de s'embraser électriquement. Un disque finalement fort agréable, mais qui se contente cependant de ressasser les mêmes ingrédients avec des condiments différents.

 

Gorky´s Zygotic Mynci

Bwyd Time

C'est donc la redécouverte du prog rock de la fin des sixties et du début des seventies que cet ensemble gallois nous propose d'entreprendre. Celui de Genesis circa "Foxtrot", de Kevin Ayers, de Robert Wyatt, du Gong de Daevid Allen, et même celui de Stackridge. Mais entrepris avec un sens de l'humour aussi corrosif que Gruppo Sportivo et de la dérision aussi développé que le Bonzo Dog Band. Un univers baroque, psychédélique, expérimental qui privilégie les mélodies rêveuses, flottantes, parfois même pastorales à l'instar de Mercury Rev. Harmonies vocales chuchotées, tantôt dans la langue de Shakespeare, tantôt en dialecte gallois, flûte, sitar, mellotron, moog, harmonium, hammond, violon (Blaine Reininger?), bruitages, se fondent comme par magie dans une instrumentation basique élégamment torturée, délicatement froissée. Spirituel, intelligent et inspiré, ce "Bwyd Time" constitue déjà le troisième elpee de Gorky's Zygotic Mynci. Et vu la qualité de ce morceau de plastique, il serait certainement judicieux de penser à ressortir les deux albums précédents...

 

Girls Against Boys

House of GVSB

Quatrième album pour cet ensemble yankee plongé depuis ses débuts dans la thématique de la vie nocturne à New-York. "House of GVSB" s'intéresse plus particulièrement à ses aspects les plus malveillants, les plus pervers. Les compositions suintent lentement, dangereusement, de sexualité lubrique. Tant les backing vocaux d'Eli. Le gémissement de feedback de la guitare de Scott. Le rythme chancelant, obsessionnel. Les mots. La perspective féminine des compositions. Tout est imprégné d'érotisme venimeux. Pourtant la musique est toujours aussi âpre, sinistre, blême, minimaliste, lancinante, viscérale, écorchée par la voix vulnérable de Scott Mc Cloud. La ligne de basse glacée fouette le groove sableux de ce blues urbain, métallique, instinctif, dont ont abusé à leurs débuts, tour à tour, Richard Butler (Psychedelic Furs) puis Mark E Simth (The Fall). Les sonorités des guitares et des claviers pénètrent au cœur même des mélodies. Des mélodies susceptibles d'exploser à tout instant dans un tourbillon de douleur et de délice...

 

Gigantic

Disenchanted

D'après les déclarations récoltées auprès des musiciens de Gigantic, Kilburn est la vile d'Angleterre la plus marquée par la crise économique. Le taux de chômage, de SDF, de pauvreté, de corruption, d'alcoolisme, de répression y serait le plus élevé. C'est en tous cas ce que le chanteur Nick Marsh et le guitariste Rocco Barker nous racontent à travers les lyrics de leurs chansons. Et ils savent de quoi ils parlent, puisque cet environnement défavorable, au sein duquel ils ont vécu toute leur jeunesse les a marqués au plus profond de leur âme. Un réquisitoire que le groupe profère sur une musique tempétueuse, âpre, violente. Mais que nous estimons, nonobstant les (trop) rares clins d'œil au punk pop de Manic Street Preachers, beaucoup trop prostituée au grunge. Celui de Soundgarden circa " Superunknown " lorsque l'expression s'envenime. De Stone Temple Pilots, dès que le tempo s'alanguit. Nick Marsh possède, en outre, un timbre vocal aussi écorché que celui de Weiland, mais sans toutefois parvenir à en libérer la totalité de son potentiel émotionnel. Bien qu'ayant choisi pour patronyme le titre d'une chanson des Pixies, Gigantic ne manifeste son inclination que pour le seul " Throw you out my window ", mais l'élan popcore est instantanément récupéré par des accents glamoureusment glitteriens…

 

Giant Sand

Goods and service

Officiellement, en dix années d'existence, Giant Sand n'a jamais fait l'objet d'un album en public. Officieusement, il existe bien l'un ou l'autre bootleg. Mais en général, ces enregistrements sont d'une qualité médiocre. "Goods and service" comble enfin cette lacune. Un disque constitué de prises "live" réalisées en 1995 tantôt à Tucson, à Ragensburg, New York, Berlin ou New York. Dix titres dont quatre inédits. Une cover du "You're so vain" de Carly Simon, pour laquelle il a reçu le concours de Vic Chessnut (NDR: encore!) au chant, et un tribut à Thin lizzy. "Warm Storm", qui figurait déjà sur l'elpee "Purge & Slouch". Tout comme Jimi Hendrix, Howe Gelb a toujours accordé une part importante à l'improvisation. Dans son style, bien sûr. C'est à dire le garage. Mais un garage infesté de blues, de jazz et de country. Ce qui explique pourquoi certaines compositions atteignent l'intensité crazyhorsienne de Neil Young, alors que d'autres privilégient les sonorités énigmatiques... Claviers discordants, accords capricieux, harmonica décharné, steel guitar indolente, projettent alors dans votre subconscient des images de l'Arizona dont les villes fantômes sont balayées par le vent du désert...

 

Geggy Tah

Sacred Cow

Les multi-instrumentistes Greg Kurstin (Geggy) et Tommy Jordan (Tah) sont les têtes pensantes de ce trio californien qui voue une affection profonde aux chiens. Un attachement que la formation manifeste à travers les photographies du booklet de son premier album, mais aussi et surtout dans le contenu des lyrics qui traitent presque exclusivement de la race canine. Et leur musique ne manque pas de pedigree mélodique, mordant dans le funk, le jazz, la world, la lo fi, le classique et le reggae blanc. Une pâtée sonore éclectique, dont le parfum atmosphérique, subtil, mélancolique, rappelle Satchel, voire Pigeonhead; le falsetto de Greg, très proche de celui de Shawn Smith, accentuant cette impression. Mais une musique dont la texture est tellement riche qu'elle est susceptible d'épouser tantôt une forme plus pop, plus juvénile, plus contagieuse, à l'instar de Weezer, ou de s'évader dans l'underground capricieux de Pavement...

 

James Hall

Pleasure club

Mi 95, cet ex-Mary My Hope commettait un premier opus remarquable: "My love sex & spirit". Une œuvre riche en atmosphère, contaminée par le jazz, le folk, le blues, la new wave, le reggae blanc et le white funk. Un disque dont la ligne mélodique reposait essentiellement sur le contraste saisissant entre la ligne de basse pulsante, tendre, les cordes de guitares effilées, jaillissantes, acides, et le vocal passionné, passionnel de Hall. Aussi lorsque nous eu vent de la sortie de son deuxième album, nous nous sommes mis à rêver de sa prestation éblouissante accordée au festival de Dour l'an dernier... Espoirs déçus. Ce "Pleasure club" a perdu tout ce feeling naturel, pour accomplir un bond de plus de vingt ans en arrière. Un revivalisme qu'il cultive dans les jardins passéistes de Small Faces et des Stones, à l'instar de Black Crowes. Et même lorsqu'il flirte avec le funk blanc de "Sticky fingers", on a l'impression qu'il ne parvient plus à en retrouver la formule magique. Même la voix a perdu de son amplitude, se contentant trop souvent d'abraser plutôt que de rayonner. Constatation qui touche également le reliftage d'une ancienne composition, incluse sur l'elpee, "So precious". Un symptôme qui nous entraîne à émettre de nettes réserves à l'égard de la production de Phil Nicolo (Urge Overkill, Cypress Hill, Anthrax), dont le choix n'était peut être pas aussi judicieux qu'il n'y paraissait. En tous cas, James Hall nous doit une revanche!

 

Nina Hagen

Freud Euch

Écrit par

Katherine Hagen a connu ses heures de gloire entre 1977 et 1981. C'est à dire en pleine explosion punk. Expulsée de DDR en 1976 pour attitude antisociale, elle émigre alors à Londres. Fréquente Johnny Rotten des Sex Pistols puis les Slits avant de fonder son propre groupe. Il faudra cependant attendre l'aube des eighties, avec "Unbehagen", elpee sur lequel on retrouve notamment la cover du "Lucky Number" de Lene Lovich et surtout l'incontournable hit "African Reggae", pour voir la déesse du post punk sortir de la zone crépusculaire de l'underground. Curieusement. Nina va y replonger du jour au lendemain. Pour y cultiver une image outrancière, provocante, narcissique sur un lit (!) d'artifices. En 1991, sa tentative de come-back, soutenue par Adamski et le Red Hot Chili Peppers, se soldera par un nouvel et cuisant échec... Pour enregistrer "Freud Euch", Nina s'est totalement remise en question. D'abord, elle chante les quinze fragments de cet opus dans la langue de Goethe. Même la cover de Carole King ("Riensenschritt") et celle du Velvet Underground ("Sonntagmorgen"). Ce qui permet à sa voix semi-opératique / semi-possédée de retrouver toute cette violence naturelle, toute cette énergie sulfureuse destinée à infecter tantôt le punk, tantôt le reggae. Enfin, elle bénéficie de la collaboration de Dee Dee Ramone, auteur de quatre compositions. Et ça, c'est une bonne nouvelle!

 

Hugo Chastanet

La formule

Vu l'accessibilité un peu trop facile des chansons qui le compose, cet album n'avait rien pour nous plaire. D'autant plus qu'Hugo bénéficie d'un fameux battage médiatique radio, et qu'il n'a donc nullement besoin d'une faveur quelconque. Après plusieurs écoutes, notre sentiment n'a pas changé. Si ce n'est pour certaines compositions qui nous ont paru quand même intéressantes. Comme par exemple, " La Nacelle ", " Le jour est rouge vif " ou " Le train ". Le reste baigne dans un mélange de Pascal Obispo, Indochine, Marka, Voulzy et consorts. Très agréable à l'écoute, " La formule " sera recommandée aux amateurs de bonne variété. Mais déconseillée à ceux qui ne jurent que par la musique alternative.

 

Rich Hopkins

Dumpster of love

Rich Hopkins est un musicien que nous apprécions beaucoup. Nous ne nous en sommes jamais cachés. Un guitariste qui a sévi successivement chez Sidewinders, Sandbury, puis surtout Underbelly en compagnie de Dave Seger. Pour enregistrer ce "Dumpster of love", il a reçu le concours de près d'une quinzaine de Luminarios, parmi lesquels on retrouve Chris Cacavas. Hormis le superbe instrumental "Time (waits for no one)", partagé entre banjo, piano, guitare acoustique et violon, les dix autres fragments libèrent une inévitable intensité blanche digne des Posies ou d'Eleventh Dream Day. Les cordes de guitare tranchantes, vivifiantes, parfois même "steel" jacassent à qui mieux mieux sur un fil mélodique contagieux. Les harmonies vocales épurent le chant gémissant de Rich. L'opus est en outre ponctué d'une superbe cover de Neil Young, "Powder finger". Appelez ceci garage rock ou post New Mersey Sound, peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse...

 

 

Hootie & The Blowfish

Fairweather Johnson

On n’arrive pas toujours à très bien comprendre pourquoi certaines formations talentueuses végètent dans le plus profond anonymat, alors qu'un ensemble aussi quelconque que Hootie & The Blowfish cartonne aux States. Bien sûr, Darius Rucker possède une jolie voix. Un baryton rauque, profond, rappelant tantôt Sam Cooke tantôt Ritchie Havens. Mais les ingrédients de base qui entrent dans la préparation des chansons sont beaucoup trop légers pour la mettre en valeur. Funk pop, rythm'n blues et country & western se délaient en une même solution moelleuse, pour ne pas dire mielleuse. Et sur le nouvel opus de ce quartette du Sud de la Californie, hormis le ‘REMesque’ "Honeyscrew", les treize autres fragments ont un air de déjà entendu qui devrait faire flamber la bande FM. Pas nous!

 

Holy Barbarians

Cream

Le split de Cult à peine prononcé, Ian Astbury refait surface sous la forme d'Holy Barbarians. Première constatation, il peut compter en la personne de Patrick Sugg, sur le concours d'un excellent guitariste. Habile dans l'exercice des pédales de distorsion, il donne une toute autre dimension aux compositions du groupe. Plus guère de trace, d'ailleurs, de post punk dévastateur dispensé sur un mode provocateur, mais un style à l'aspect mélodique particulièrement soigné doublé d'un groove impeccable. Depuis la ballade pop parfumée au ‘new mersey sound’ (Icicle Works?) de "Cream" à l'urban rock hymnique de Steppenwolf, insolitement nappé de synthétisme néo romantique (Ultravox?) de "Space junkie" en passant par le metal saignant, stoogien, consommé sur "Blind", la grandiloquence ‘procolharumienne’ embrassée par "You are there", le sudiste, sculpté dans la steel guitar (Juicy Lucy?) "Bodhisasattva" et le remarquable "Opium". Taillé dans les cordes de guitare reverb, presque surf et imprimé sur un tempo paso doble, cette dernière composition aurait d'ailleurs tout aussi bien pu appartenir au répertoire de Chris Isaak. Sans la voix bien sûr. Celle d'Astbury ; vibrante, acérée, transperçant la mélodie, plutôt que de la caresser...

 

Robyn Hitchcock

Moss elixir

Malgré tout son talent, ce Londonien n'a jamais récolté le succès qu'il aurait amplement mérité. En fait, que ce soit au sein des Soft Boys, flanqué de ses Egyptians ou en solitaire, il a toujours été en avance sur son temps. Bien avant House of Love, il fut un précurseur du renouveau de la pop britannique. Inspiré par Syd Barrett, Robyn véhicule une imagerie qui oscille de la mélancolie rêveuse à l'humour capricieux, morbide. Ses chansons sont ciselées dans les accords de guitare semi acoustiques cristallins, vibrants et caressées par son timbre vocal tendre, légèrement plaintif. Des chansons pop particulièrement soignées qu'il trempe délicatement dans l'acid rock post sixties, ou dans le psychédélisme, si vous préférez. Et malgré la décennie qui vient de passer, Robyn Hitchcock n'a rien voulu changer à la formule. " Moss elixir " n'en est que plus savoureux!

 

His Name Is Alive

Stars on E.S.P.

N'ayant plus donné signe de vie depuis 1993, année de l'enregistrement de l'elpee "Mouth by mouth", nous nous demandions si la formation ne s'était pas séparée. Il n'en est rien, puisque l'ensemble yankee, du Michigan très exactement, nous revient avec ce "Stars on E.S.P.". Un opus pour lequel, il s'est entouré d'une véritable armée de collaborateurs. Première constatation, le style évanescent, vaporeux, atmosphérique, post cocteautwinesque des débuts a glissé vers une pop plus sylvestre, plus proche d'Everything But The Girl. Et ce, nonobstant les bourrasques psychédéliques, fuzzy, subtilement traversées de sons naturels, que la formation exhale, à l'instar d'un Mercury Rev. Un album cependant dominé par des arrangements somptueux, fastueux, dont l'aspect sombre et troublant est surtout accentué par le vocal chuchoté, adorablement angélique de Karin...

 

High Dependency Unit

Sum of the few

Tout comme Bailter Space, High Dependency Unit appartient à l'aile expérimentale de la scène néo-zélandaise. Maintenant, chez ce groupe, nous nous demandons où se trouve la frontière entre l'expérimentation et la cacophonie, car hormis " Sum rise ", sorte de nébuleuse atmosphérique qui joue sur les oscillations du son, comme à l'époque où le duo circonstanciel Eno/Fripp tripotait ses ‘frippertronics’, on patauge dans une sorte de punkcore sub Sonic Youth vaguement psychédélique, pour ne pas dire bruitiste. Indigestion garantie!

 

Heroes Del Silencio

Parasiempre

Pas grand chose à dire sur cette de formation heavy metal qui nous vient d'Espagne, si ce n'est qu'elle bénéficie d'une énorme popularité dans son pays natal, popularité qu'elle ne parvient cependant pas à exporter hors de la péninsule ibérique. Un phénomène qui n'est pas sans nous rappeler le cas Litfiba, mais en Italie. Et la vidéo qui accompagne la sortie de ce double live en est le témoignage le plus éloquent. Une suite d'extraits d'un concert accordé dans un stade archi comble et entrecoupé d'interviews. En fait, ce " Parasiempre " ravira certainement les aficionados de ce rock latin qui vivent dans la communauté européenne. Mais pour les autres?...

 

Joe Henry

Trampoline

Pour enregistrer son sixième album, Joe Henry a reçu le concours de quelques grosses pointures, parmi lesquelles nous avons relevé la présence de Page Hamilton, guitariste d'Helmet, Carla Azar et Tim O' Reagan, drummers et percussionnistes chez Jayhawks, ainsi que de Bucky Baxter, membre du backing group de Robert Zimmerman, préposé pour la circonstance au sitar et à la guitare ‘steel’. Alors que le chanteur/compositeur/multi-instrumentiste s'était contenté, dans le passé, de raffiner tranquillement son country rock, ce "Trampoline" marque un profond changement dans le style de Joe. Basiquement country, c'est vrai. Mais impliquant une foultitude d'instruments inhabituels dans cet univers traditionnel. Guitares multi-texturées, percussions reverb, trombone gospel ou orgue à soufflets participant activement à l'élargissement de ses nouvelles perspectives sonores. Pas de changement cependant dans sa manière de chanter, son timbre croustillant, languissant, dylanesque, chuchotant ses histoires de rêves brisés avec une ironie réaliste.

 

Helloween

Time of the oath

Écrit par

Unique survivant de la vague métallique allemande de la seconde moitié des années 80, Helloween distille un heavy rock qui, s'il ne manque pas de prouesses techniques, détonne dans le paysage hard actuel. Néanmoins, "Time of the oath" comblera de bonheur les fans de l'époque glorieuse du groupe à la bannière potagère (la citrouille). Tout l'attrait passé d'Helloween se retrouve sur les onze plages qui composent ce nouvel opus. Les longs morceaux parsemés de multiples changements rythmiques, le gros heavy mélodique un peu bourrin, et bien entendu l'inévitable ballade mielleuse. Certains groupes en perte de vitesse ont relancé toute une carrière sur base d'une plaquette nettement moins bien ficelée que "Time of the oath". Il reste à Helloween de regagner une crédibilité perdue suite à de trop fréquents changements de personnel.

 

Heliogabale

Yolk

Avec une pochette illustrée par un superbe pétard féminin, prêt à s'asseoir sur un tas de neige décoré par un jaune d'œuf, il fallait s'attendre à un contenu plutôt hard. Peinture et poésie pornographique alimentent d'ailleurs des lyrics aussi subtils que ceux des Nymphs (!). Même que le professeur Cheron devrait apprécier. Musicalement ce "Yolk" navigue quelque part entre le hardcore de Pussy Galore et le noisecore de Sonic Youth. Mais le Sonic Youth de sa période no wave. C'est à dire parfois avec des mélodies génialement bruitistes. Et puis d'autre fois ‘cacophoniquement’ chiantes. Et pas la peine de chercher une quelconque association douteuse. C'est un site musical quoi, pas de cul!