Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L7

Hungry for stink

Les quatre filles de ce quartet californien (Los Angeles) sont de véritables phénomènes. Pas seulement parce qu'elles s'éclatent au sein d'un groupe de heavy metal sauvage, tribal et dévastateur. Mais parce qu'elles militent activement aux States pour la dépénalisation de l'interruption de grossesse. Elles ont même fondé un mouvement, ‘Rock For Choice’ destiné à préserver les droits constitutionnels des femmes. Ce qui explique sans doute pourquoi leur activisme féministe fait tant de vagues au Pays de l'Oncle Sam. L7 en est aujourd'hui à son troisième opus, si on ne tient pas compte du mini elpee "Smell The Magic". Plus sournois, plus basique, il épouse plus systématiquement le fameux tempo 4/4 des Ramones. Sans quoi on y retrouve les célèbres riffs de guitare piqués de feedback et puis surtout la voix ‘lyndonesque’ de Donita. En outre son titre délibérément ambigu a fait et fera encore l'objet de spéculations salaces...

 

Lynyrd Skynyrd

Endangered species

Lynyrd Skynyrd, c'est ce groupe mythique sudiste qui, en 1977, a complètement été décimé par un accident d'avion, au cours duquel le chanteur Ronnie Van Zant et le guitariste Steve Gaines ont perdu la vie. Nous avions eu l'occasion de les applaudir en première partie d'Humble Pie, en 1975, lors d'un set mémorable, totalement dévastateur sur fond de drapeau confédéré… A l'issue de ce drame, les membres survivants ont émigré sous d'autres combos sans grand intérêt, avant de remonter, à l'initiative de Gary Rossington, Billy Powell et Leon Wilkeson, le mythe électrique. Pour leur retour, nous nous attendions, cependant à un album de rock électrique torride, infernal, entretenu par des riffs de guitares jacassants, crépitants, mais pas à un album ‘unplugged’ concocté à l'initiative d'MTV. Bien que sur ce disque figure sur la plupart des classiques du groupe étoilé, et notamment l'hymne du groupe, "Sweet home Alabama", nous supposons qu'il ne s'agit que d'un hors-d'œuvre…

 

Lush

Split

N'ayez crainte ! Aussi équivoque soit-il, le titre du nouvel album de Lush ne présage nullement la future disparition du groupe. Il signifie simplement une volonté de rompre avec un passé noisy pop juvénile. Parce qu'en quatre albums, si on compte le mini elpee "Scar", le quatuor insulaire est parvenu à se forger un style dont la fragilité et l'esthétisme supplante toute classification. Pour enregistrer "Split", Lush a bénéficié du concours de l'ingénieur du son Alan Moulder. Un disque dont les textures de guitare ébréchées, filandreuses, capricieuses, les harmonies vocales diaphanes, sensuelles, éthérées et la délicatesse des arrangements nous rappellent quelque part "In Ribbons" du regretté Pale Saints... Epatant !

 

Luscious Jackson

Natural Ingredients

Encore un quartet féminin. New-yorkais pour être plus précis. Et responsable aujourd'hui d'un deuxième album. Une indication ? Les drums sont dévolus à l'ex-Beastie Boys, Kate Schellenbach. Ce qui ne veut pas dire que tous les "Natural Ingredients" soient râpés comme chez les mauvais garçons. Mais plutôt fouettés subtilement de hip hop, de soul, de funk et de jazz. Avec le même esprit que les Slits. Et la même chaleur organique que Massive Attack. Un opus plus âpre spirituellement que musicalement. Imprégné de l'essence urbaine des quartiers de Manhattan: femmes libérées, hommes forts, anges-gardien, junkies, etc. Une essence qui se répand en poésie lyrique avec mystère et séduction sur une musique investie d'instruments conventionnels, mais également par un arsenal de samplings imprévisibles, une essence dont les ingrédients naturels reposent cependant sur la conjugaison de voix de Jill et de Gabby, l'une feutrée, fragile, et l'autre voilée, en contrepoint. Pour un combo fondamentalement ‘dance’, ce "Natural Ingredients" est plutôt surprenant !

 

Lungfish

Pass and Stow

Troisième opus pour ce quatuor de Baltimore (ça rime!) responsable d'un punkcore obsessionnel, linéaire et filandreux; un punkcore écartelé entre un Dinosaur Jr branché erronément sur le courant continu au lieu du secteur alternatif, et un Cell qui aurait été privé de toutes ses vertus contre mélodiques, un style asphyxié par le vocal oppressif, claustrophobe de Daniel Higgs. Au sec****, de l'air!

 

Lung (New-Zealand)

3 Heads on a Plate

On ne peut pas dire que ce trio néo-zélandais fasse tout pour plaire. D'abord la pochette, dont l'illustration représente l'extrémité de la trompe préhensible d'un pachyderme, ne mérite certainement pas un prix d'élégance. Ensuite, le titre de l'album ("Trois têtes sur une assiette") suscite un haut le cœur pour le moins compréhensible... Ajoutez-y une entrée en matière ("Paralysis", "Elvis Arsehole") et une conclusion ("Compellor", "Melonoma") engorgées de caractéristiques hardcore, post industrielles et nauséeuses, et vous manifesterez un préjugé nettement défavorable à l'égard de ce CD. Ce qui est une grave erreur. Car le cœur même de "Three heads on a Plate" mérite qu'on s'y attarde. Dix titres pétrifiants, tourmentés, amers, impitoyables, gravitant autour de références, disparates mais intéressantes, qui oscillent de Cosmic Psychos à Clock DVA, en passant par American Music Club, Joy Division et le Fall; la voix laconique de Dave White calquant même parfois ses inflexions sur celle de Mark E Smith. Comme quoi, les apparences sont souvent trompeuses...

 

Steve Lukather

The Candymen

Ex-guitariste du défunt Toto, mais surtout musicien de studio réputé, courtisé –entre autres par Michael Jackson (!), Joe Cocker, Warren Zevon, Graham Nash, Bob Seger, Greg Lake, Eric Clapton, Jeff Beck, Elton John, George Harrison et Paul McCartney– Steve Lukather vient d'embrasser une carrière individuelle. Ce qui ne l'a pas empêché de battre le rappel de ses anciens potes, pour enregistrer son premier album solo. Difficile dans ces conditions d'exorciser son passé; d'autant plus que cet opus est dédié à la mémoire de Jeff Porcaro. "The Candymen" dispense ainsi un même rock blues teinté de funk, de jazz, de métal et parfumé de rythmes latinos. Seuls l'hommage à Joe Walsh ("The Bomber"), la cover de Jimi Hendrix ("Cry Of Love") et "Never Walk Alone", blues languide que ne désavouerait pas Gary Moore, sortent quelque peu de l'ordinaire...

 

Love Spit Love

Love Spit Love

Richard Butler a donc mis un terme à l'existence de Psychedelic Furs. Il vient cependant de remonter un nouveau groupe, Love Spit Love. Initialement flanqué de son frangin, le quatuor a cependant déjà dû, à l'issue de l'enregistrement de son premier opus, repenser son line up, puisque Tim a préféré céder le relais à un autre bassiste plutôt que de repartir en tournée... Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'écouter le single "Am I Wrong". Constaté que le timbre vocal de Richard est toujours aussi rauque, chaleureux, envoûtant. Et apprécié cet épanchement de mélancolie positive qui faisait tout le charme des Furs. Mais n'imaginez surtout pas que Love Spit Love se contente, tout au long de cet album, de ranimer l'intensité lacérante, sombre et chatoyante du mythique Furs. Il la transcende pour modeler de nouveaux profiles sonores. Profil ‘crimsonien’ coloration "Islands" sur "Green". Luxuriant, enchevêtré de cordes tantôt acoustiques, syncopées, tantôt électrifiées, venimeuses, pour "Codeine". Parodique avec "Jigsaw" et surtout sulfureux, incandescent, comme prélevé du volcan Porno For Pyros chez "Seventeen". Epatant !

 

Love Like Blood

Odyssee

Bien qu'apparue au début des eighties, la cold wave gothique compte encore aujourd'hui de nombreux adeptes. Pensez un peu à Sisters Of Mercy dont les dernières prestations en Belgique ont drainé la toute grande foule et dont la discographie a fait l'objet et fait encore l'objet de compilations à répétition. Pensez également aux défunts Fields Of The Nephilim, disciples des Sœurs de la Miséricorde, qui étaient parvenus à donner une vision cinématographique à cet univers spectral, ténébreux. Trio allemand, Love Like Blood appartient au même mouvement. Mais plutôt que de s'en inspirer, il se contente de le vampiriser. Même la voix profonde, meurtrie de Yorck Eysel rappelle celle d'Andrew Eldritch. Une "Odyssee" qui devient même franchement fatale lors de l'interprétation de la cover de King Crimson, "Epitaph"...

 

Love & Rockets

Hot trip to heaven

Nous avions fait la grimace lors de la sortie du single "This heaven". Une composition qui prenait un virage à cent quatre-vingt degrés par rapport au passé glitter-pop-psychédélique du trio insulaire. Rien compris ? Nous non plus ! Plus sérieusement, Love & Rockets était parvenu, en jouant sur l'ambiguïté de son passé gothique, à transformer son expression en rock profond, brutal, précieux et hypnotique. Or, ce nouvel album rompt définitivement avec cette définition. Il plane dans l'ambient trance. Une sorte d'hybride entre la house, l'acid jazz, la techno, le funk et le psychédélisme. Un style bien dans l'air du temps aux Iles Britanniques. Pas étonnant que les DJs lui aient accordé un accueil aussi favorable. Et puis que la chanteuse de Transglobal Underground, Natacha Atlas, ait accepté de participer à ce "Hot trip to heaven" ? Autres temps, autre mœurs. Mais confidentiellement, nous avons eu besoin d'une bonne cure de Bauhaus pour nous remettre de cette overdose de post modernisme…

 

Locust Fudge

Flush

A première écoute, nous pensions sincèrement que cet album était l'œuvre d'un groupe californien. Pourtant, ce duo circonstanciel nous vient d'Allemagne. Constitué de Christopher Uhe (Speed Niggs) et de Schneider (Hip Young Things), il consomme une forme de country/pop/folk/garage à caractère essentiellement acoustique. Parfois on pense à Green On Red épuré de son électricité ou aux Walkabouts pour lesquels nos deux comparses vouent une certaine admiration. "Flush" dispense ainsi onze chansons mélodiques, rafraîchissantes, découpées dans les cordes de guitare sèches, saupoudrées d'un harmonica poussiéreux, fugitif, effleurées de drums satinés et nappées d'harmonies vocales aussi délicates que complémentaires. Onze fragments parmi lesquels figurent deux covers. Une consacrée à Neil Young, "Trasher". Et l'autre à Lou Reed, "I Love You"...

 

Liva

Throwing Copper

Attention à la méprise ! Throwing Copper ne vient pas d'enregistrer un album en public, mais le quartet pennsylvanien Live vient de graver son deuxième CD, intitulé "Throwing Copper". Tout comme "Mental Jewelry", son précédent opus, il a bénéficié de la production du claviériste de Talking Heads, Jerry Harrison. Onze titres qui auraient tout aussi bien pu être enregistrés par REM à ses débuts, tant la similitude est frappante. Même le timbre vocal d'Ed Kowalczyk évoque celui de Michael Stipe. Ce qui ne veut pas dire que cette œuvre manque de consistance. Au contraire ! Simplement, les compositions n'atteignent leur plénitude qu'en se libérant de ce cadre de référence. Et notamment lorsqu'elles parviennent à accumuler une intensité électrique post grunge alimentée tantôt par Stone Temple Pilots, tantôt par Pearl Jam...

 

Litfiba

Re Del Silenzio

Deuxième anthologie en trois années pour cet ensemble florentin dont le crédit a largement dépassé les frontières de la botte d'Italie. L'an dernier Litfiba nous avait gratifiés d'un superbe album, "Terremoto", balayant du même coup le spectre du split consécutif au décès de son drummer Ringo de Palma, et puis exorcisant un morceau de plastique qui tirait un peu trop "El Diablo", par la queue du hard (?). "Re Del Silenzio" réunit seize titres issus du répertoire de la bande à Pietro Pelù. Quatorze compositions prélevées parmi les cinq derniers albums studio du groupe. Un remix qui figure sur la dernière compilation, "Sogno Ribelle". Et puis un inédit, "Elettrica Danza" enregistré au début de cette année. Malgré l'absence de fragments extraits du premier elpee, ce CD constitue pour les novices, une excellente opportunité de découvrir Litfiba...

 

Louie Lista

To Sleep With The Lights On

Acteur et musicien, ce quadragénaire californien a créé le théâtre du blues (Blue Theatre). Une rencontre qu'il célèbre sur l'album "To Sleep With The Lights On". Tantôt narrateur ou lecteur, tantôt musicien, il procure une dimension pédagogique au blues en dissertant longuement sur le rôle indispensable joué par des artistes comme Robert Johnson ou Muddy Waters, ou en épinglant l'une ou l'autre adaptation, en compagnie de quelques collaborateurs. Il est cependant indispensable de bien connaître la langue anglo-saxonne pour profiter pleinement de cette leçon...

 

Chris Knox

Duck Shaped Pain + Gum

Véritable homme-orchestre de cette fin du XXème siècle, ce Néo-zélandais est un parfait champion de la débrouillardise. Pour ce CD, il ne s'est pas seulement contenté d'assumer la composition, le chant, l'instrumentation et le mixing ou d'imaginer le logo de la pochette, mais il s'est également occupé du ménage, des courses et même de l'entretien des locaux... Trêve de plaisanterie, car ce "Duck Shaped Pain" se révèle fort intéressant. Déroutant aussi. Et puis novateur. Pas étonnant dès lors que cet artiste ait été signé chez Flying Nun, label qui a enfanté (nous ne répèterons jamais assez) les Chills, Verlaines, Bats et autres JPS Experience. Tout au long de cet opus, Chris explore l'univers du psychédélisme et du glam. Pas celui de Robyn Hitchcock, de Nikki Sudden, d'Ultra Vivid Scene ou de Dominic Sonic, mais plutôt de Tyranosaurus Rex et de Syd Barrett. Parce qu'il traite ces deux perspectives sous une forme minimaliste. Tantôt électrique ou acoustique. Mais limitées à une râpe, un clavier aux sonorités poussiéreuses et à une boîte à rythmes plus que discrets, ses chansons prennent surtout de l'intensité au contact du vocal aigrelet et languissant. Etonnant!

The Kitchens of Distinction

Cowboys And Aliens

Le quatrième opus de ce trio insulaire mérite assurément une grande distinction (!). Et pourtant, nous craignons fort que ce "Cowboy and Aliens" n'imite ses trois prédécesseurs. En d'autres termes, qu'il ne végète dans la zone crépusculaire de l'underground. Ce qui, en toute honnêteté, nous semble être une profonde injustice. Dès le premier titre, "Sand of Fire", vous pénétrez dans un monde magique, fascinant, kaléidoscopique, susceptible de vous transporter dans la stratosphère avec une passion, un raffinement introspectif et une intensité hypnotique. Onze mélodies dominées par les cordes de guitare cristallines, torrentueuses, vertigineuses, ‘mybloodyvalentinesques’, éclaboussées par le ricochet de drums, chamarrées par les éclats de basse sulfureux et caressées par la voix délicate, glacée de Patrick Fitzgerald. Onze pop songs dont le romantisme rebelle affiche une agressivité délicate, fruitée et visionnaire. Epatant!

 

Kiss My Poddles Donkey

New Hope For The Dead

Le funk blanc de Gang of Four et la musique hybride des Young Gods semblent être les principales sources d'inspiration de ce trio australien qui répond au nom très discutable de Kiss My Poddles Monkey. Le groupe ne semble pas avoir été beaucoup plus inspiré en choisissant "Un nouvel espoir pour la mort", pour intituler son CD. Encore que s'il avait inclus une cover de Suicide, nous aurions pu comprendre qu'il faisait de l'humour noir. Or, la seule reprise qui figure sur ce disque est consacrée à Prince, "Get Off". Ce qui n'empêche pas l'opus de se révéler à la fois audacieux et novateur. En extrapolant, nous pourrions même imaginer que KMPM occuperait une chaise laissée vide entre Big Black et Hunters & Collectors... Maintenant, il ne faudrait pas qu'un hurluberlu vienne la retirer!

 

The Killjoys (Australia)

A Million Suns

Les Killjoys nous viennent d'Australie. De Melbourne très exactement. Un quintet qui s'inspire à la fois de la pop sylvestre d'Everything But The Girl et de la post new wave mélancolique, évanescente des Sundays. Ce qui implique inévitablement la présence d'une chanteuse au vocal éthéré, clair, cristallin. Encore que parfois Anna Burley effleure les inflexions de Juliana Hatfield. Et puis des cordes de guitare semi-acoustiques, vibrantes, légèrement jazzyfiantes. Sans oublier les arrangements symphoniques, procurés pour la circonstance par une section à cordes. Deux violonistes et un violoncelliste pour être très précis. La petite touche d'originalité procédant des éclaboussures épisodiques d'une trompette, d'une mandoline ou d'un vibraphone. Un album agréable mais loin d'être indispensable. Sauf peut-être sur le fragment "Should know better", chanson dont la texture mélodique rappelle les meilleurs moments d'Abba...

 

Killing Joke

Pandemonium

Depuis le début des années 80, Killing Joke joue un peu à cache-cache, splittant puis se reformant le temps de sortir l'un ou l'autre elpee. En général sans grand intérêt. Mais plus jamais sous son line-up initial. Youth, le bassiste ayant préféré s'investir au sein d'autres formations, comme Brilliant ou Blue Pearl, plutôt que de suivre Coleman, de plus en plus obsédé par la fin du monde, dans son exil islandais ou néo-zélandais. Pourtant, après dix années de brouille, Youth et Jaz ont décidé de remonter leur plaisanterie qui tue. Presque sous sa forme fondamentale, puisque si Paul Ferguson est allé exercer ses talents chez The Orb, Geordie a conservé ses attributions de guitariste. Et contre toute attente Killing Joke vient de réaliser un formidable album. Produit par Youth, "Pandemonium" a retrouvé l'intensité du célèbre "Follow The leader". Ses riffs cinglants, irradiants, ce groove obsédant, hypnotique, ce sens mélodique envoûtant aiguisé par la voix austère, menaçante, incantatoire de Jaz. Et tout ceux qui ont pu assister à sa prestation accordée au Belga Beach de Zeebruges en juillet dernier, savent de quoi nous parlons. Un must !

 

Kill The Thrill

Dig

Un séjour en Suisse ne trahit pas systématiquement une volonté de planquer son fric. Même si on est Phocéen. Par exemple Kill The Thrill s'y est rendu, mais pour enregistrer son premier album. Quoique nous suspectons fort le titre de ce CD d'essayer de nous cacher quelque chose. Bref, "Dig" creuse (!) dans le jardin secret des Young Gods, de La Muerte et de Killing Joke. Malheureusement, malgré une excellente capitalisation de sonorités venimeuses et de rythmes obsessionnels, l'intérêt des compositions est rapidement dilapidé par un vocal monocorde et exaspérant...

 

Kerosene

Arrhythmia

Avant même d'écouter cet album, et rien qu'en regardant le look des musiciens, nous avons pensé à Ned's Atomic Dustbin. Et nous n'avons pas tout à fait tort. En fait, la plupart des membres du groupe sont régulièrement invités par Jessica Corcoran, productrice des Ned's et de Senseless Thing, pour compléter son staff de collaborateurs de studio. Et figurez-vous que George Shilling, producteur de Pop Will Eat Itself et de Soup Dragons, fait exactement la même chose. Vous nous comprenez ? D'autre part, Kerosene est issu de Manchester. Comment voulez-vous qu'il n'ait pas été, quelque part, contaminé par la house mancunienne ? Et pour corser l'affaire, le quintette s'en est allé enregistrer son premier album, "Arrhythmia" aux States, sous la houlette de John Agnello (Dinosaur Jr, Screaming Trees). Question de donner un son plus métallique, plus dans l'air du temps, à ses compositions. A votre avis, qu'est-ce qu'un groupe poreux ?