L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Deux pour Souchon, sinon rien !

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Alain Souchon est enfin de retour !

Avec non pas une, mais deux nouvelles chansons !

Dans les bacs depuis le 30 août.

Face A : Ame fifties.

Face B : Presque.

Souchon sera en concert à Forest National le 31 janvier 2020.

Le clip d’« Ames fifites » est disponiblei ici

Les Rita Mitsouko : réédition remasterisée de la discographie complète du duo français…

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Pour la première fois, toute l’œuvre des Rita Mitsouko a été rééditée et remasterisée à partir des bandes originales. Une intégrale vinyle et CD avec raretés, un best of, deux films à Moscou et Bombay avec Roland Allard sont donc prévus, et pour fêter cet événement, des concerts entièrement Rita seront accordés par Catherine Ringer, qui sera en tournée à partir de fin septembre. Bref cet automne sera ‘Mitsoukien’ !

Le duo le plus singulier du rock français a apporté un renouveau à la musique française dès ses débuts, en 1979. Mélangeant humour, gravité, folie et dérision et ouvert à toutes les influences musicales, il est à la tête d’une discographie à la fois aventureuse, riche, moderne, expérimentale et populaire qui a traversé les époques !

Ce 27 septembre paraîtra donc deux intégrales et un best of.

En l’occurrence :

1 intégrale 13 vinyles (180g) dans un coffret deluxe numéroté à 1.000 ex, les 10 albums identiques aux originaux + EP 1ers 45T + EP The Eye + double LP raretés + DVD avec les films musicaux « Panne dans la guerre froide » et « La vie du rail ».

1 intégrale 12 CD : dans un coffret deluxe, les 10 albums CD + EP The Eye + CD raretés + DVD avec les films musicaux « Panne dans la guerre froide » et « La vie du rail »

BEST OF CD/DVD : CD best of 15 titres + DVD avec les 2 films de Roland Allard (Panne dans la Guerre Froide et La Vie du Rail).

BEST OF 2CD/DVD : CD best of 15 titres + CD raretés + DVD avec les 2 films de Roland Allard (Panne dans la Guerre Froide et La Vie du Rail).

Voca : aucun instrument et pourtant…

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Après avoir traversé 40 pays et vendu plus de 3 millions de tickets dans le monde, le groupe originaire de la planète Voca est de retour après 4 ans d’absence… L’occasion de célébrer ses 10 ans avec le public !

Ce spectacle plein d'énergie et débordant d’humour vous propose plus de 100 tubes indémodables allant de Madonna à Michael Jackson en passant par Mozart !

Aucun instrument, aucun effet sonore, seulement 8 artistes sur scène mêlant chant a cappella et l’art du beat-box pour vous faire passer un moment inoubliable.

Une aventure musicale comme vous n’en avez encore jamais vécue !

Voca People se produira le mercredi 6 novembre au Théâtre Royal de Mons et le samedi 9 novembre 2019 au Forum de Liège !

Fibona au cœur du nouveau clip de Valeero !

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Après une expérience fructueuse sur Charade en compagnie du réalisateur Thomas Mancuso, Valeero remet le couvert avec un clip dépeignant une ambiance toute liégeoise, où l’on suit la journée peu commune d’une jeune fille : Fibona.

Toujours dans la recherche et le travail du son et de l’image, le groupe revient en force mais en finesse.

Deuxième d’un triptyque, ce morceau empreint d’énergie féminine, emmène la formation vers de nouveaux horizons et exprime sa volonté de perpétuel renouvellement. Les rythmes se veulent dansants, les guitares sont modulées mais toujours présentes.

A découvrir ici 

The Cars

Ric Ocasek, le moteur des Cars a rendu l’âme à l’âge de 75 ans…

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L’univers du rock est en deuil. Ric Ocasek, chanteur du groupe The Cars, a été retrouvé mort dimanche 15 septembre à l’âge de 75 ans, dans son appartement, à New York.

Ric Ocasek, qui chantait d’une voix assez aigue, presque étranglée, et jouait de la guitare, a écrit la plupart des chansons du groupe qu’il avait fondé à Boston, en 1976, en compagnie du bassiste Benjamin Orr, également chanteur, décédé en 2000. The Cars a gravé son premier elpee, –un éponyme– en 1978. Séparé en 1988 et reformé en 2011, il a gravé quelques tubes comme « You Might Think », « Shake It Up » ou encore « Drive », au cours des eighties, et publié 7 albums. Mais le titre le plus représentatif demeure aux oreilles de votre serviteur, « Since you’re gone ».

Tout en intégrant les rythmes saccadés de la new wave, The Cars proposait une forme de pop/rock mélodique, inspirée par David Bowie et Roxy Music.

Outre sa carrière solo, il a également été producteur pour de nombreux groupes et ou artistes, dont Bad Brains, Bad Religion, Guided By Voices, Nada Surf, Suicide, The Killers et Weezer.

The Cars avait été intronisé au Hall of Fame (Panthéon) du rock and roll l’an passé aux côtés de Bon Jovi, The Moody Blues, Dire Straits, Nina Simone et Sister Rosetta Tharpe.

Ric Ocasek a été retrouvé mort dans son appartement, à New York, ce 15 septembre 2019.

RIP

Marquis (de Sade)

Rennes pleure son Marquis de Sade : Philippe Pascal, son chanteur et leader emblématique est décédé…

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Auteur-compositeur-interprète-chanteur rennais, mieux connu pour avoir participé aux aventures de Marquis de Sade en compagnie de Franck Darcel, puis à celle de Marc Seberg, Philippe Pascal est décédé ce 12 septembre à l’âge de 63 ans.

Marquis de Sade est considéré comme une formation pionnière du post-punk français. A l’instar d’Etienne Daho, il était né en Algérie. Fils d’un père instituteur et musicien de jazz, ce jeune passionné de blues a fréquenté l’université de Rennes. Sa passion pour les arts et la littérature ainsi que sa fascination pour la musique du Velvet Underground, mais aussi pour celle de David Bowie et du krautrock (Neu !, Can) ainsi que l’éclosion de la new wave yankee (Television, Patti Smith, Père Ubu, etc.) vont lui servir de muse pour rencontrer ses projets musicaux.

Nous sommes alors fin des 70’s, début des 80’s, et la scène rennaise est en pleine ébullition. Marquis de Sade est programmé en tête d’affiche lors de la première édition des Transmusicales de Rennes, en 1979. Et le premier elpee du band, « Dantzig twist » paraît cette même année (NDR : son titre le plus notoire, « Conradt Veidt », est disponible ici

. La surprise est totale au sein du paysage musical hexagonal. Cheveux courts, vêtus de costumes sombres, les musiciens de Marquis de Sade se démarquent totalement de l’image traditionnelle des groupes rock issus des 70’s ; le chant et la gestuelle expressionniste de Philippe Pascal accentuant cette fracture opérée depuis quelque temps déjà aux Etats-Unis et en Angleterre. Son attitude était alors très proche de celle de Ian Curtis, le chanteur de Joy Division, dont le premier opus (« Unknown Pleasures ») sort un an après celui de MdS.

Malheureusement, l’enregistrement du second LP, « Rue de Siam », déclenche des conflits au sein du line up, notamment entre Philippe et Franck, et plus précisément pour le choix du producteur. Le long playing sort bien en 1981, mais le groupe se sépare et Pascal part fonder Marc Seberg, qui sortira 4 albums, davantage new wave dans l’esprit de Simple MInds, dont « Lumières et trahison », publié en 1987, récoltera un certain succès. Après la séparation du band en 1992, Philippe Pascal tentera bien de monter d’autres projets notamment en compagnie de sa compagne, Pascale Le Berre, mais sans grand succès. Outre la publication de son recueil de textes très marqués par Baudelaire et Rimbaut, la fin de carrière de Pascal connaîtra cependant des comebacks épisodiques, dont une participation aux sessions d’enregistrement de « Rose Tattoo » d’Etienne Daho, son ami. Jusqu’en 2017, moment choisi par le Rennais Patrice Poch pour célébrer le 40ème anniversaire de Marquis de Sade. Il parvient convaincre Philippe Pascal et Franck Darcel de se réunir pour un concert (NDR : un show immortalisé par le CD-DVD « 16-09-17 ») ; et suite à l’engouement suscité par cet événement, le groupe repart en tournée, achevant le périple à Paris, au Petit Bain, le 22 février 2019. C’était déjà, il y a un peu plus de six mois…

RIP

Fat White Family

Serfs up !

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Si « Serfs up » constitue le troisième opus de Fat White Family, on ne peut pas dire que depuis la sortie du deuxième, tout à été rose et violette ! Et pour cause, entre problèmes d’addiction, tournées promo bancales, différents entre les frères Nathan et Lias Saoudi ainsi que projets montés en parallèle (Warmduscher, The Moonlandingz, Insecure Man, Eccentronic Research Council), l’aventure avait largement du plomb dans l’aile. Et puis, miracle, les frangins et Saul Adamczewski se sont rabibochés et se sont mis à bosser sur un nouvel elpee, disque dont les sessions se sont déroulées au sein de leurs propres studios à Champzone. Et le résultat risque fort de brouiller à nouveau les pistes. Les compos sont gorgées d’arrangements luxuriants, qu’ils soient symphoniques ou de chambre (flûtes, violons et/ou cuivres), électro, jazzyfiants, psychédéliques ou exotiques. Et puis il y a ces chœurs, tour à tour grégoriens, célestes, fastueux ou encore réminiscents des Beach Boyes voire du Plastic Ono Band (NDR : pas étonnant quand on sait qu’Adamczewski et Lias Saoudi ont bossé en compagnie de Sean Lennon et Yoko Ono). 

Les dix plages de ce « Serfs up ! » rivalisent d’éclectisme. Depuis le lancinant « Feet », que chante Lias d’une voix de crooner, sur un lit ténébreux de disco teinté de no wave (Tuxedomoon ?) et de western synthétique (Wall of Voodoo ?) au blues « Bobby’s boyfriend », abordé dans l’esprit de Tom Waits, au cours duquel on a l’impression d’entendre Miles Davies souffler dans une vuvuzela, en passant par le vaporeux et aquatique « Vagina dentata » (Connan Mockasin ?), les très engagés « I believe in something better » (NDR : qui s’intéresse à l’histoire du terroriste américain Theodore Kaczynski, surnommé ‘Unabomber’, tout en laissant des sous-entendus relatifs au Brexit) ainsi que « Kim’s sunsets », qui réverbère les paroles du dictateur nord-coréen au sujet de ses missiles, le glam boogie « Tastes good with the money », l’hymnique « Rock fishes » (Mercury Rev ?) et la rumba « When I leave ». Bref, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Et au fil des écoutes, on n’en finit plus de déceler de nouvelles nuances au sein de ce cocktail lugubre mais festif, tourmenté, onctueux mais sauvage et surtout original dans son art à agréger les genres…     

En concert dans le cadre du festival Levitation à Angers ce 20 septembre 2019, le 21 au Transbordeur à Lyon,  le 27 à la Philharmonie de Paris et le lundi 9 décembre à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.  

Ride

This is not a safe place

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« This is not a safe place » constitue le deuxième elpee gravé par Ride, depuis sa reformation en 2014. Un disque qui fait suite à « Weather Diaries », paru en 2017. Il ne s’agit cependant que du sixième opus du groupe d’Oxford. Ouverte en 1996, la parenthèse ne s’est refermée que près de deux décennies plus tard, une période au cours de laquelle les musicos ont participé à des tas d’autres projets ou intégrés d’autres bands (Oasis, Hurricane # 1, Beady Eye, rinôçérôse, The Brian Jonestown Massacre, Jesus & Mary Chain, Supergrass, etc.). A l’instar de My Bloody Valentine ou de Swervedriver, Ride est considéré comme une des figures de proue du mouvement shoegazing. Première bonne nouvelle, le line up du quintet est identique à l’originel, Andy Bell est Mark Gardener assurant le chant, la composition et les parties de guitares. Tout comme pour « Weather diaries », c’est le Dj Erol Alkan qui s’est chargé de la mise en forme ; ce qui explique, bien évidemment, l’incorporation d’éléments électroniques dans l’expression sonore. Mais ils sont judicieusement intégrés.  

« This is not a safe place » s’ouvre par « R.I.D.E. », une plage étonnante, terriblement groovy, qui aurait pu naître des élucubrations de Kevin Shields, même si le rythme évoque plutôt Curve et les harmonies vocales Cocteau Twins. Des harmonies vocales éthérées, sans mots, hormis ceux du titre du morceau. Et ces harmonies vocales sont lumineuses tout au long de ce long playing, alors que bien conjuguées, les grattes se révèlent tour à tour chatoyantes, crépitantes pépiantes, grésillantes, carillonnantes ou même encore grondantes, selon. Les spectres de House of Love (« Future love »), Raveonettes (l’enlevé « Kill witch » à l’atmosphère ténébreuse et aux vocaux floydiens), Sonic Youth (« 15 minutes » qui ne dure que 3’13”) se mettent même à rôder sur une bonne moitié de l’elpee. Lorsque les synthés sont davantage présents, on ne peut s’empêcher néanmoins de penser à New Order (« Jump jet ») ; mais le plus étonnant procède de la présence de compos plus pop, dream pop même qui s’enfoncent tellement dans un univers atmosphérique qu’on se croirait presque revenu à l’époque du Barclay James Harvest lorsque Les Holroyd et Stuart ‘Woolly" Wolstenholme’ étaient encore complices, comme sur le tendrement mélancolique « Shadows behind the sun », le mid tempo « Eternal recurrence » (NDR : BJH ou les Moody Blues ?) ou encore l’épique « In this room » (9’ quand même) ; les remarquables harmonies vocales corroborant ce point de vue. Conclusion, il est fort probable qu’une partie des mélomanes adorent une moitié de l’album et détestent l’autre, et inversement, suivant qu’ils soient issus de la génération des seventies ou des nineties…

En concert le 29 janvier 2020 au Trix à Anvers et le 13 février 2020 au Trianon de Paris

The Waterboys

Where the action is

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Fondé en 1983 par Mike Scott, The Waterboys s’est séparé en 1993, avant de se reformer en 2000, intervalle au cours duquel le leader s’est concentré sur sa carrière solo. « Where the action is » constitue le treizième elpee de ce band insulaire, dont le line up a toujours privilégié les musiciens écossais et irlandais. Fer de lance du mouvement ‘Big Music’, Scott répercute, à travers sa muse, une iconographie païenne, primitive, mais paradoxalement spirituelle et religieuse. Et après un quart de siècle, il n’a pas changé de fusil d’épaule. Simplement, à l’instar d’un Richard Ashcroft, il s’intéresse de plus en plus à la soul des sixties, et tout particulièrement à coloration Stax. Publié en 2017, « Out of all this blue » en était déjà un signe avant-coureur. Et dès la plage d’ouverture (NDR : le titre maître !), une adaptation du tube de Robert Parker », « Let’s go baby », paru en 1966, dont Scott a écrit de nouvelles paroles, on relève déjà la présence de chœurs féminins bien soul, même si la piste, tapissée par des interventions à l’orgue Hammond, est aussi fougueuse qu’enlevée. Et « London Mick », hommage à Mick Jones (The Clash) est autant énergique qu’accrocheuse. Un Hammond dont les sonorités vintage colorent la ballade soul veloutée « Out of all this blue », soit une nouvelle version de la plage titulaire du précédent LP. Soul/pop/funk, « Right side of heartbreak (wrong side of love » lorgne carrément vers The Style Council. Plus étonnant, « Take me there I will follow you » intègre des vocaux hip hop, alors que les harmonies vocales évoquent plutôt Chumbawamba. Tout au long du dramatique « In my time on earth », Mike exprime sa nature passionnée et poétique, une ballade mid tempo qui arait pu figurer au répertoire de Richard Ashcroft. Morceau plus complexe, « Ladbroke grove symphony » relate les premiers pas de Scott, jeune rocker romantique londonien, une plage jazz/funk/rock (Steely Dan ?) qui s’achève dans les bruits de la circulation urbaine sur fond de reggae.

Les deux dernières pistes en reviennent à une forme plus conventionnelle. Enfin presque ! Tout d’abord « The she made the lasses O ». Inspiré par la nature le folklore et la littérature, il s’agit d’une interprétation contemporaine du poème de Robert Burn, « Green grow, the rashes, O », un morceau électro/folk au cours duquel le violon de Steve Wickham fait merveille. Enfin, l’opus s’achève par « Piper at the gates of dawn », 9’ au cours desquelles Mike illustre toute la crainte et la gloire de la nature, en récitant un poème de Kenneth Graham, issu de ‘Wind in the willows’, titre choisi par le Pink Floyd de Syd Barrett, pour son premier elpee, paru en 1967 !

Boy Harsher

Careful

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Au cours des dernières années, on a pu observer l’intérêt croissant d’un certain public pour les sonorités héritées des eighties que l’on associe fréquemment à des formations telles que Joy Division, Bauhaus, Siouxsie and the Banshees ou encore The Birthday Party. Une nouvelle vague de groupes dont la musique se caractérise par une ligne de basse imposante, un rythme (plus ou moins) entraînant et des claviers plongés au sein d’un climat relativement glacial voire ténébreux. Ce mouvement a accouché de bands comme Preoccupations, Protomartyr ou encore Whispering Sons, en Belgique, et la liste est loin d’être exhaustive, mais révèle au fil des mois de nouveaux visages. A l’instar de Boy Harsher, un duo originaire du Massachusetts. Formé en 2013, il a d’abord choisi pour patronyme Teen Dreamz, avant d’en changer l’année suivante. Augustus Muller (synthés et rythmes) et Jae Matthews (chant) ont récolté des critiques unanimement positives pour ce deuxième album paru sur leur propre label Nude Club.

Sur cet opus, la formation a bien assimilé ses classiques en proposant un mélange entre électro kitsch, indus et post punk, tout en adoptant les spécificités du style décrit ci-dessus. L’expression sonore baigne au sein d’une atmosphère bien froide pour ne pas dire gothique et pénètre rarement dans la lumière. Ce qui ne signifie pas que les compos suscitent la morosité. On imagine d’ailleurs parfaitement être entraîné par Boy Harsher jusqu’au bout de la nuit au cœur d’étranges clubs suintant de transpiration. Mais surtout, la paire parvient à transcender ses compos minimalistes grâce à des mélodies accrocheuses et la voix envoûtante de Jae qui débite pourtant des paroles loin d’être réjouissantes.

Les nostalgiques des 80’s apprécieront certainement. Et peut-être même que Boy Harsher parviendra à emmener de nouveaux adeptes dans sa spirale. “Careful” possède en tout cas les atouts pour y parvenir.

Lloyd Cole

Guesswork

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Etonnant, alors que ses ex-Commotions, Blair Cowan et Neil Clark, ont participé aux sessions de son treizième elpee, Lloyd Cole a décidé de tâter de l’électronique. Pas une première, puisqu’il avait déjà mené quelques expérimentations en compagnie de Hans-Joachim Roedelius ou Wolfgang Seidel. Bien sûr, l’opus recèle encore quelques passages joués à la guitare, mais l’ensemble est dominé par les synthés, programmations et autres boîtes à rythmes. Lors des moments les plus atmosphériques, cette électronique emprunte à Tangerine Dream davantage qu’à Kraftwerk. On retrouve quand même ce sens mélodique bien caractéristique, la superbe voix de Lloyd, et quelques accès de guitare épars dispensés par Clarke, dans un style gémissant, sans doute inspiré de Robert Fripp. Et puis les textes introspectifs au cours desquels Cole nous entraîne dans les tréfonds de l’émotion et de l’expérience humaine. L’ensemble tient parfaitement la route, mais rien à faire, ce profil synth pop est un peu trop mollasson et ne convainc pas vraiment votre serviteur… M’enfin, tous les goûts sont dans la nature…

Celeste Waite

Une voix… Celeste…

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BJ Scott et Félicien Bogaert avait signalé dans l’émission Plan Cult, il y a un peu plus d’une semaine, qu’il fallait ne pas louper le concert de la nouvelle sensation insulaire de la scène soul/jazz, Celeste. Et l’appel a été suivi, puisque l’AB est sold out ce mardi 17 septembre pour accueillir l’artiste à la voix précieuse. A ce jour elle n’a gravé qu’un Ep 5 titres intitulé « Lately ». Originaire de Los Angles, elle a quitté la Californie, avec sa mère, alors qu’elle n’avait que trois ans. Depuis, elle vit à Brighton, en Angleterre.

Amalyah est prévue en supporting act. Mais elle n’arrivera jamais. Et c’est Dj Daan qui a eu la lourde tâche de meubler les 120 longues minutes d’attente, entre 19 et 21 heures. Le préposé derrière les platines a réussi à faire patienter un auditoire plein à craquer et surchauffé, grâce à une programmation équilibrée oscillant entre jazz, funk et soul. Un challenge pas évident à réaliser, la foule –sans doute marrie d’attendre– causant un brouhaha de plus en plus important, au fil du temps, finissant même par couvrir la musique dispensée par le Dj. 

Celeste Waite possède une voix… céleste. Un peu dans le style de Jorja Smith, Mahalia, Etta James ou encore Amy Winehouse. De fameuses références ! Une voix soul suave et satinée qui libère un groove naturel.  

Les lumières s’éteignent à l’heure prévue. Précédée de son quintet baptisé Gotts Street Park, la diva, vêtue d’un complet noir, vient se placer devant son micro. A sa droite, une saxophoniste s’installe derrière un pupitre pour régler le son de son instrument. Juste derrière, l’un à côté de l’autre, se plantent un bassiste et un guitariste. Enfin, le drummer se cantonne dans le fond, côté gauche, juste derrière un claviériste. Vu que Celeste n’a publié qu’un seul Ep, à ce jour, le set sera de courte durée. A peine 40 minutes ! Plus bref encore que celui accordé par les Vaccines, lorsqu’ils ont présenté leur premier elpee à l’Orangerie du Botanique.

Après une intro succincte, le saxophoniste s’autorise un long solo jazzyfiant, tout en triturant les boutons de son pupitre. Ce qui déclenche de vifs et longs applaudissements au bout de sa démonstration. Timide, la vocaliste semble également avoir le trac. Elle sourit généreusement et remercie la foule après chaque morceau. Mais au fil du concert, elle va prendre de l’assurance. Le show baigne au sein d’un climat sonore qui oscille entre lounge, jazz, (néo) soul, hip hop et parfois même funk. Et ce sont le sax et les cordes qui donnent le ton suivant leurs interventions. Celeste s’affirme enfin tout au long de « Fathers Son » et du hit « Lately ». A l’écoute de « Both Sides Of The Moon », on a l’impression d’être transporté dans un sombre club jazzy de la Nouvelle Orléans, à moins que ce ne soit –et ce n’est pas très loin de l’AB– de Music village. « Love Is Back » termine le set, avant que Celeste ne revienne accorder, en rappel, « Strange ».

Celeste est imprégnée de la soul qui a bercé sa jeunesse, même si dans sa musique, elle a intégré des styles différents. Une chose est sûre, sa voix est bien Celeste et vu ses aptitudes, elle devrait finir par cartonner dans les charts. L’épreuve d’un premier album devrait cependant nous en apprendre davantage. Elle se produira le 28 septembre au Poulpaphone de Boulogne-Sur-Mer, un festival qui accueillera, notamment, Yorina, Juicy, Inüit et Balthazar. Suivant la formule consacrée, c’est une artiste à suivre de très près.

Setlist : « Intro », « Beloved », « Coco Blood », « Fathers Son », « Lately », « Both Sides Of The Moon », « Somebody », « Love Is Back ».

Rappel : « Strange ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dope Lemon

Un concert à marquer d’une ‘Stone’ blanche…

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Dope Lemon, c’est le nouveau side projet d’Angus Stone (NDR : l’autre, répond au patronyme de Lady Of The Sunshine, pour lequel il a notamment gravé « Smoking Gun » en 2009), projet qui n’implique cependant pas sa petite sœur, Julia. Votre serviteur ne s’en cache pas, il est fan du duo australien (NDR : qui n’a jamais entendu le tube « Big jet plane »?), et il a envie de se faire plaisir en assistant au set de l’Australien, concert qui se déroulera dans une ABBox comble. On aurait d’ailleurs pu remplir la grande salle, tant il jouit d’une énorme popularité sur la scène internationale.

Philemon assure le supporting act, un quintet issu de Sint-Niklaas, au cœur du pays de Waes. Un combo qui pratique une forme de pop lo-ri enrichie d’harmonies vocales ‘beatlenesques’. Chanteur et préposé à la semi-acoustique, Anton De Boes en est le leader. Il est soutenu par Kim Van Elsen à la guitare électrique, Alexander Lippeveld à la basse, Klaas Bormes aux drums et un claviériste barbu. La formation publiera un Ep en janvier 2000. Le set s’ouvre par « Tomorrow », le single qui a permis de lancer sa carrière, au nord du pays. Anton de Boes trame les compos de sa semi-acoustique, tout en modulant ces fameuses harmonies vocales. Rien de bien neuf cependant sur la planète pop/rock, mais une première partie de bonne facture, dont on soulignera surtout la subtilité et le sens mélodique des compos. Bref, un bon tremplin pour la tête d’affiche…

Setlist : « Tomorrow », « Miracles », « Are You Coming To Get Me », « How Do You Do », «   Easy Way Out », « Time », « Belly Dancers ».

Un drummer se plante à droite et un claviériste à gauche, respectivement sur leurs propres estrades. Coiffé d’un Stetson, Angus s’installe au centre, devant un double micro, entre un bassiste et un guitariste rythmique, dont la Gibson de couleur rouge est vraiment rutilante.  Dope Lemon est venu nous présenter de larges extraits de son second album, « Smoot Big Cat ».

« Stonecutters » met directement la gomme. Le banjo est resté dans la remise. Chez Dope Lemon, pas question de consensus mou ou de dentelle, mais bien de rock bien balancé et burné. En fermant les yeux on imagine traverser les grandes savanes de l’Australie profonde poursuivi par les kangourous et menacé par les crocodiles. La set list embraie par un deuxième extrait du premier elpee, « Holly bones », « How Many Times ». Angus adopte un ton totalement décalé tout au long de « Marinade », un morceau qui fait littéralement mouche. Paru en single, c’est également le titre qui donne le nom à l’opus ; et manifestement une des ses meilleures compos. Au fil du concert, on a l’impression de s’enfoncer de plus en plus dans l’univers du psychédélisme. Caractérisé par ses sifflements, « Coyote » évoque un mauvais western italien. « Honey Bones » adresse un clin d’œil appuyé au Velvet Underground. En y réfléchissant, à l’instar de Bowie, le V.U. est une source inépuisable de références pour tout artiste qui milite dans l’univers du rock. Sur un tempo lent, la combinaison entre les sonorités des grattes et les perçus résonne comme un gros bourdon. Les interventions du préposé à la gratte rythmique sont imparables. Et si Angus excelle sur sa six cordes, il en change entre chaque morceau. Adepte de quelques substances illicites et hallucinogènes, Angus en parle clairement tout au long de « Salt And Paper ». Sous un light show bien équilibré, Dope Lemon brille de mille feux. Et « Home Soon » clôt un set épatant de 70 minutes. Finalement, Angus parvient à vaincre sa timidité maladive et a l’audace d’inviter une dame de l’auditoire à le rejoindre sur les planches pour danser avec lui. Après un tel show, votre serviteur vit un rêve éveillé en regardant les étoiles… Un concert à marquer d’une ‘Stone’ blanche…

Set list : « Stonecutters », « How Many Times », « Marinade », « Hey You », « Coyote », « Hey Little Baby », « Fuck Things Up », « Honey Bones », « Salt and Paper », « Home Soon ».

Rappel : « Uptown Folks »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Un deuxième livre-témoignage sur le Plan K et Joy Division

Philippe Carly, un des plus grands photographes de l'époque 'new-wave' en Belgique, vient de lancer une campagne de financement participatif pour permettre l'impression de l'addendum de son livre « Au Plan K - Joy Division & Post-Punk à La Raffinerie du Plan K ».

Rappelons-le: le Plan K était un bâtiment mythique situé près de la Porte de Ninove, à Bruxelles, où furent organisées certaines des soirées les plus avant-gardistes et les plus originales de la période new-wave. On se souvient particulièrement des concerts de Joy Division, ce groupe légendaire de Manchester qui a acquis le statut de mythe grâce à une carrière courte mais fulgurante, fauchée par le suicide de son chanteur, Ian Curtis.

Philippe Carly était présent en tant que photographe lors des deux concerts accordés au Plan K par Joy Division en 1979 et 1980 et ses photos ont fait le tour du monde. Il y a 3 ans, le photographe avait partagé ces superbes images dans un luxueux livre qui contenait également moultes témoignages de musiciens, d‘artistes et de témoins qui ont vécu là-bas des moments d’éternité.

Aujourd'hui, on est à la veille de célébrer les 40 ans des deux concerts "mythiques" de Joy Division au Plan K, une belle occasion de publier un addendum au premier livre. On y trouvera des nouvelles photos, des nouvelles affiches, des nouveaux témoignages, des documents inédits et surtout l'interview par Philippe Cornet d'Annik Honoré, la journaliste belge qui fut l'âme-soeur de Ian Curtis.

Cet addendum sera un livre séparé, couverture toilée grise avec sérigraphie blanche, sans jaquette, de même taille (30 cm x 30 cm), de même qualité, de même "look and feel" (mise en page, photos N&B en bichromie) que son illustre prédécesseur. L'addendum sera strictement réservé aux participants à cette campagne de financement. Il ne sera plus disponible après, ni en magasin, ni auprès du photographe.

Une soirée « release » privée, exclusivement sur invitation, sera organisée dans les murs même de la Raffinerie, le 17 janvier 2020, jour du 40e anniversaire du deuxième concert de Joy Division. Ce sera une occasion unique de revenir en ce lieu dans lequel les fans ont vécu tant de moments d'exception. Tout ça en écoutant de la musique 100% "Plan K" avec Phil Blackmarquis aux platines.

Pour participer à ce beau projet : https://fr.ulule.com/auplank40/

Le site de Philippe Carly : ici.

L'AB fête ses 40 ans avec 2manydjs, Whispering Sons et Mark Lanegan

C'est dans le cadre intime de l'AB Club que la direction de l'Ancienne Belgique donnait rendez-vous à la presse le 5 septembre dernier pour présenter le programme du 40e anniversaire de cette salle mythique bruxelloise. On se souvient qu'en 1979, la salle avait été rachetée par la Communauté flamande, tandis que le Botanique tombait dans l'escarcelle de la Communauté française. Bien sûr, l'Ancienne Belgique existe depuis plus de 40 ans et dans son allocution, Dirk de Clippeleir, directeur, a tenu à rendre hommage à Georges Mathonet. C'est en effet ce jeune homme de 22 ans qui, en 1931, racheta l'immeuble, construit à l'origine au 18e siècle par la Guilde des Commerçants, pour y développer un concept de music-hall à ce point novateur qu'il inspira le célèbre Olympia parisien.

Aujourd'hui, l'Ancienne Belgique est à l'apogée de son succès. La saison passée, le cap des 300.000 visiteurs a été franchi et le calendrier des concerts est rempli jusqu'au mois de juin prochain. Dans le programme du 40e anniversaire, un rôle central a été attribué à 2manydjs. La soirée du 21 septembre sera articulée autour des frères Dewaele, qui inviteront la fine fleur de leur label DEEWEE. Détail croustillant : Stephen Dewaele a travaillé derrière le bar de l'AB dans sa jeunesse !

Le directeur artistique de l'AB, Kurt Overbergh, a fait appel à d'autres artistes pour jouer le rôle de curateurs des 40 ans : Mark Lanegan et nos amis de Whispering Sons. On espère que ces derniers permettront, enfin, à la musique 'wave' de résonner au sein de la salle mythique. Rappelons que le combo limbourgeois est le chef de file de ce mouvement ('wave') qui vise à faire revivre la 'new-wave' et le 'post-punk' en leur donnant un son moderne et en les hybridant avec d'autres styles plus récents (techno, electro, ambient,...).

Au programme des 40 ans, il y aura également un concert sur le Boulevard Anspach, le dimanche 22 septembre, encore une première. Mieux encore : l'AB ira à l'église ! S'inspirant des 'Sunday Services' de Kanye West, l'AB organisera des concerts dans l'église du Béguinage et dans la cathédrale Saints Michel et Gudule. La chapelle des Brigittines accueillera un concert du collectif de jazz londonien Church of Sound.

L'histoire de l'AB 'new style' depuis 1979 regorge évidemment d'anecdotes et de moments mémorables. Dirk De Clippeleir aime rappeler que la salle a vu éclore des artistes de renommée mondiale, de Kraftwerk à Muse, d’Oasis à Etienne Daho, et de Radiohead à Adèle. Il évoque par ailleurs ce concert complètement fou de Suicide en première partie d'Elvis Costello, au cours duquel des punks avaient mis le feu au balcon.

Dans un entretien exclusif qu'il nous a accordé après la conférence de presse, le directeur de l'AB se souvient aussi que son premier grand flash, à 18 ans, c'était à l'AB, lors du concert de Prince Il avait été littéralement subjugué par Wendy et Lisa. Autres souvenirs marquants : Kraftwerk en 1994 et le concert de The Scene en 2014, où le chanteur, se sachant malade et condamné, avait chanté avec tout le public « En ik hef het glas op jouw gezondheid, want jij staat niet alleen » (« Et je lève mon verre à ta santé, car tu n'es pas seul »).

Quant à Kurt Overbergh, il nous confie, en privé, que son grand rève de programmateur aurait été de 'booker' Tom Waits. « J'y suis presque arrivé en 2004, mais au dernier moment, l'Américain a préféré le théâtre Elckerlyc, une vieille salle anversoise qui correspondait mieux à l'ambiance qu'il souhaitait créer. » Quant à ses projets pour les prochains mois, Kurt souhaite que l'AB produise davantage de créations uniques, des spectacles créés en 'one shot' à l'AB et prolongés par un disque et/ou une vidéo. Il nous offre même ce que l'on peut considérer comme un scoop : il va organiser un concert articulé autour du sextuple album « Anthology of American Folk Music » de Harry Smith (1952). Des artistes contemporains comme, par exemple, le groupe Wilco, interpréteront en 'live' les classiques de l'anthologie et tout cela sortira, au final, sur un disque ! On suivra ça de très près !

Pour consulter le programme des 40 ans de l'AB 

Girl Band fait son cinema…

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Girl Band publiera son nouvel album, « The Talkies », ce 27 septembre 2019. Produit par Daniel Fox, il fait suite à « Holding Hands with Jamie », premier elpee, paru il y a déjà 4 ans. Les sessions se sont déroulées en novembre 2018 à Ballintubbert House, un manoir seigneurial de la banlieue de Dublin. En attendant, le groupe nous propose un clip du titre « Shoulderblades » (voir ici), une vidéo réalisée par le collaborateur de longue date, Bob Gallagher, qui avait déjà remporté le prix du meilleur vidéoclip irlandais au Festival du film de Cork et a été nominé pour le meilleur réalisateur aux prix du vidéoclip Berlin 2016.

A ce sujet Bob a déclaré : ‘Je pense que la créativité du groupe colle parfaitement à mon esprit : les musiciens m'ont encouragé à sortir de ma zone de confort et à essayer d’imaginer quelque chose sans accessoire, sans décor ni habillage ou récit conventionnel, et d'essayer de formuler une idée à l’aide de la danse et du mouvement…’

Track listing

Prolix
Going Norway
Shoulderblades
Couch Combover
Aibophobia
Salmon of Knowledge
Akineton
Amygdala
Caveat
Laggard
Prefab Castle
Ereignis

Arno en pèlerinage…

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A l’âge de 70 balais, Arno nous propose son 21eme elpee. Intitulé « Santeboutique » (Sainte boutique), il a été mis en forme par John Parish (PJ Harvey, Eels, Tracy Chapman, Giant Sand, …) L’Ostendais nous replonge dans son monde bien à lui. S’il ne craint pas l’introspection, il relate ses observations sur le paysage politique instable, en Belgique, lorsqu’il ne rend pas hommage à sa ville de naissance (« Bonsoir Oostende », dont le clip est disponible ici)

 ou renoue avec le funk/rock de TC Matic. Il se produira les 23, 24 et janvier 2020, à l’AB de Bruxelles, mais les deux premières dates sont sold out.

Track listing

They Are Coming
Santeboutique
Naturelle                                    
Les Saucisses De Maurice                
Oostende Bonsoir
Ca Chante                        
Lady Alcohol
Court-Circuit Dans Mon Esprit
Tchip Tchip C’est Fini
Flashback Blues   

Bantou Mentale, un nouveau chapitre d’une très longue histoire.

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Bantou Mentale réunit deux mondes, au sein d’un même univers. Originaire de la RDC, le batteur Cubain Kabeya a milité chez Staff Benda Bilili, Konono No.1, Jupiter & Okwess et Mbongwana Star. Excusez du peu ! Le guitariste Chicco Katembo a également sévi au sein de Staff Benda Bilili, à ses débuts, avant de venir s’installer à Paris. Cubain et lui ont travaillé en compagnie de Damon Albarn lors de son arrivée à Kinshasa en 2010 pour enregistrer son album avec DRC Music : « Kinshasa One Two ». Le chanteur Apocalypse est une figure de la scène congolaise parisienne, un ancien élève de l’orchestre Koffi Olomide, les empereurs du soukous contemporain. Liam Farrell, alias Doctor L, est né en Irlande et a grandi à Paris. Il est musicien, compositeur et producteur pour Assassin, FFF, Psycho on Da Bus, Tony Allen, Mbongwana Star, Babani Koné, Nneka, Les Amazones d’Afrique…

Bantou Mentale n’est pas un projet, c’est un groupe : trois noirs, un blanc. Comme l’a dit le grand prophète et leader anticolonial congolais Simon Kimbangu : ‘le noir deviendra blanc et le blanc deviendra noir’. C’est une bonne formule pour définir ce projet. Château Rouge devient noir. Kinshasa devient blanc. Ainsi, Bantou Mentale le célèbre de toutes les manières possibles. Liam collabore avec son frère, l’artiste Malachi Farrell et ceux issus des Beaux-Arts de Kinshasa sur une série de vidéos pour rendre les shows du groupe immersifs.

Pour découvrir le clip de "Boko Haram", c’est ici

 

Un nouveau projet pour Boris Gronemberger

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Autrefois leader de V.O., formation responsable de trois albums (« Pictures » en 2005, « Obstacles » en 2008 et « On Rapids » en 2012), Boris Gronemberger a donc décidé de monter un nouveau projet qu’il a baptisé River Into Lake, un groupe qui réunit 6 multi-instrumentistes. Le premier album du sextuor, « Let the beast out », paraîtra ce 20 septembre, un opus dont la musique combine synthés analogiques, boîtes à rythmes et instruments acoustiques, harmonies pop et jazz, et implique même un quatuor à cordes.

Extrait de ce futur LP, la vidéo de « Devil’s hand », est disponible ici

. Réalisé par Julien Bechara, ce clip est inspiré des travaux de l’architecte futuriste Richard Buckminster. On y est plongé dans un pensionnat où les résidents apprennent les gestes qui sauvent en cas de cataclysme. Une réflexion sur la culture de la peur et aussi sur le besoin de se sentir protégé, tant physiquement que spirituellement…

Sharko se nourrit dorénavant de glucose électro…

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Sharko a décidé de prendre un virage à 180° dans sa carrière en se convertissant à l’électro. Ce sera en tout cas pour son nouvel elpee, « Glucose », qui paraîtra ce 27 septembre. Il a essentiellement été travaillé avec Luuk Cox à l'ICP, à l’aide des synthés issus de la génération 80’s. En outre, lors des sessions, il a reçu le concours de Jukka Jahnukainen et de Maxime Firket (Compuphonic)

« Uppercut », le premier single issu de cet opus, est disponible ici

 

Un boucan d’enfer !

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On est prévenus dès le titre de l’album : « Déborder ». Ça va déborder ! Déborder des vases clos et étanches où, séparément, macéraient le rock, la poésie, le jazz, le punk, la vie, et le reste.

Car Boucan brasse tout cela dans un bordel inspiré, jouissif et iconoclaste. Un boucan, au départ, désignait un lieu de débauche. Et ce Boucan-ci est un putain de trio. Un ménage à trois associant, sous le maquereautage génial de John Parish, un lutin punk facétieux malmenant une contrebasse plus grande que lui (Mathias Imbert), un colosse aux doigts de fée prolongés d’une guitare ou d’un banjo, presque patibulaire (Brunoï Zarn) et un spectre solaire bien embouché d’une trompette (Piero Pépin). A la voix, c’est tantôt l’un, tantôt l’autre, voire les trois à la fois qui répercutent un tohu-bohu déclenché par des hurluberlus emboucanés.

https://www.boucan.org/