La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Un nouveau clip en forme d’hommage pour les Pixies

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Le nouveau clip vidéo consacré à « Long Rider », un extrait du dernier album des Pixies, « Beneath The Eyrie », s'inspire de la mort tragique de Désirée, surfeuse passionnée et amie proche de Lenchantin, la nouvelle bassiste du groupe, emportée par une vague mortelle, il y a quelques années. Réalisé par Gilbert Trejo et tourné dans le sud de la Californie à Will Rogers State Beach, le clip met en scène la surfeuse pro Danica Elbertse, une amie de Lenchantin. Pour découvrir ce clip, c’est ici

 

Les larmes de Cigarettes After Sex

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« Cry », c’est le titre du second opus de Cigarette After Sex, disque paru ce 25 octobre 2019. Les sessions se sont déroulées pendant la nuit dans un hôtel particulier à Majorque, un elpee que la formation considère comme une méditation luxuriante et cinématographique sur les nombreuses facettes complexes de l'amour. Le clip du titre « Falling in love » est disponible ici

 

Une collaboration intéressante entre Coldplay et Stromae…

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Le nouvel elpee de Coldplay paraîtra ce 22 novembre. Si ses deux premiers opus, « Parachutes », paru en 2000, et le deuxième, « A rush of blood to the head », en 2002, avaient séduit les mélomanes de musique alternative, la suite s’est révélée de plus en plus commerciale et de moins en moins audacieuse. Ce qui n’a pas empêché la bande à Chris Martin de récolter, au fil du temps, un énorme succès. L’étincelle aurait-elle jailli dans le cerveau du leader, lorsqu’ »il a décidé de collaborer avec Stromae ?  Seul l’avenir nous le dira. En tout cas le single « Arabesque » ouvre un nouvel horizon à Coldplay. Bien cuivré dans l’esprit des dernières œuvres de Bowie, et véhiculant des lyrics inspirés par le contexte sociopolitique mondial, il étonne par son approche expérimentale. Jugez par vous-même, ici

 

Stuart A. Staples romantique, mais pas nostalgique…

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Stuart A. Staples n’est pas nostalgique, mais il continue d’écrire des chansons romantiques, à l’instar de « Pinky in the Daylight », une chanson qui figurera sur son prochain elpee, « No Treasure But Hope », dont la sortie est prévue pour ce 15 novembre 2019. Le clip de « Pinky in the daylight » a été tourné à Ithaca, en Grèce, où il a établi domicile, un endroit tout à fait idyllique… et la vidéo est disponible ici

 

La corne d’abondance de Tim Vanhamel…

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Millionaire publiera un nouvel album début de l’année prochaine. Il est prévu pour le mois de mars. En attendant, la bande à Tim Vanhamel propose un premier extrait. Intitulé « Cornucopia », ce morceau baigne au sein d’une musique sise à la croisée des chemins de l’électro, du funk et du psychédélisme. Doublé d’un clip, il est disponible ici

 

Thom Yorke toujours aussi visionnaire…

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“Last I Heard (...He Was Circling The Drain)”, compo qui figure sur le dernier elpee de Thom Yorke, “Anima”, fait l’objet d’un court métrage de 5 minutes, réalisé dans le studio expérimental Art Camp, à Brooklyn, vidéo au cours de laquelle on est plongé au sein d’un univers visionnaire, fruit de l’imagination du leader de Radiohead et de Stanley Donwood et composé de plus de 3000 cadres illustrés à la main. Et elle est disponible ici

 

Pond

Bienvenue dans l’univers sonore coloré et enchanteur de Pond…

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Alors que l’annonce du dernier opus de Tame Impala remplit les pages des gazettes musicales, un autre évènement destiné aux fans de psychédélisme est programmé ce mercredi au Botanique : le concert de Pond. Méconnu dans nos contrées, en témoigne le peu de personnes présentes au sein de l’Orangerie, cette formation australienne compte pourtant en ses rangs d’anciennes pointures de Tame Impala ; à savoir le chanteur Nick Allbrook ainsi que Jay Watson, partis créer ce groupe en parallèle pour y trouver davantage d’espace d’expression. En une dizaine d’années d’existence, la formation a gravé huit albums dont le dernier en date, “Tasmania”, est paru en mars dernier.  

Afin d’assurer sa première partie, le band a choisi Sinead O’ Brien, une Irlandaise établie à Londres…

Il est 21h lorsque les lumières s’éteignent. L’Orangerie est loin d’être remplie. Nick Allbrook prend place au centre du podium. Il est soutenu par quatre musiciens (drums/guitare/claviers/basse). Dès les premières notes, le gringalet met la machine en route. Pond est aussi à l’aise sur une estrade relativement petite (à l’instar de l’Orangerie) que dans un stade. Il faut dire que sa musique s’y prête particulièrement. Et pour cause, certains morceaux s’inspirent indiscutablement d’artistes légendaires du rock, comme les Rolling Stones ou encore David Bowie. D’ailleurs, Allbrook n’hésite pas à adopter les mimiques scéniques de ces légendes. Charismatique, il occupe tout l’espace disponible et n’hésite à empiéter sur celui du public en descendant dans la fosse. Le set nous réserve, bien évidemment, des moments chargés d‘intensité psychédélique, et notamment lorsque Albrook empoigne puis souffle dans sa flûte traversière afin de nous entraîner au cœur d’un univers sonore coloré et enchanteur. En une heure et demie, Pond va nous livrer une jolie synthèse de ses dernières œuvres, dont les tubes issus de “The Weather” (“Sweep Me Off My Feet”, “Fire in the Water”), “Man It Feels Like Space Again”, mais également des plages de son dernier elpee (“Daisy”, “Tasmania”, “Hand Mouth Dancer”).

La prestation de Pond est impressionnante d’efficacité. En outre, ce soir, il a démontré que non seulement sa discographie est excellente, mais qu’il maîtrise parfaitement son sujet et est capable de subjuguer un auditoire, sur les planches. Il n’a ainsi rien à envier à ses comparses antipodaux. Ce soir, les spectateurs présents n’ont certainement pas boudé leur plaisir en assistant à ce concert à taille humaine. Ce qui est devenu impossible pour Tame Impala.

(Organisation : Botanique)

The Gotobeds

Debt begins at 30'

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The Gotobeds avait déjà frappé fort en 2016 en publiant « Blood//Sugar//Secs//Traffic », un disque dont les guitares enragées se frayaient leur chemin entre post-punk et sonorités noise. Mais en gravant « Debt Begins at 30’ » la formation est passée à la vitesse supérieure. Lors des sessions d’enregistrement, le groupe a eu la riche idée d’inviter des collègues et amis sur chaque morceau dans un esprit plus proche du hip-hop que de l’indie-rock ! Non seulement, il est ainsi parvenu à sortir de la routine, mais il a réussi son challenge.

Si l’expression sonore doit toujours autant à Sonic Youth qu’au post-punk, les concours de Bob Nastanovich (Pavement, Silver Jews), Jason Baldinger (poète de Pittsburgh), plusieurs membres de Protomartyr (« Slang Words ») et de Tracy Wilson (« Positive No ! »), permettent d’élargir son horizon. La formule atteint un sommet absolu sur « Debt Begin at 30’s », un morceau caractérisé par l’intervention d’un saxo enragé et par la présence de Bob Weston (Shellac, Mission of Burma) et Mike Seamans (Mind Cure Records. Et sa version alternative interprétée dans la langue de Cervantès, en compagnie de Victoria Ruiz (Downtown Boys), est tout autant remarquable.

Du bon son rock venu de Pittsburgh. On le sent venir ce retour du rock. Et c’est une bonne nouvelle !

Lambchop

This (is what I wanted to tell you)

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Près de 25 ans après s’être lancé en solo, Kurt Wagner, alias Lambchop, continue d’enregistrer des œuvres de grande qualité. Bien que jouissant aujourd’hui d’une solide notoriété, il pourrait graver, à la pelle, des albums réunissant des morceaux de folk/americana. Or, le natif de Nashville a le bon goût de se réinventer, et notamment à chaque nouvel LP.

Sur ce nouvel et quinzième opus intitulé “This (is what I wanted to tell you)”, Kurt Wagner reprend les choses là où il les avait laissées en 2016, lorsqu’il a publié “Lotus”. Il poursuit son exploration en mêlant folk, soul et jazz. Epaulé par Matthew McCanaughan (batteur au sein de Bon Iver) à la composition, il injecte des sonorités électroniques dans son expressions sonore, dont le vocoder est certainement l’outil le plus emblématique, tout en conservant des instruments plus classiques, à l’instar du piano qui occupe d’ailleurs une place centrale. Mais c’est la voix de l’Américain qui domine l’ensemble. Une voix chaude, empreinte de sensualité et de mélancolie. Découpé en 8 plages réconfortantes de sérénité, cet LP s’écoutera volontiers au coin d’un feu de bois, lors des longues et froides nuits d’automne...

Ohtis

Curve of earth

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La vie d’Ohtis n’a rien d’un long fleuve tranquille. L’histoire de cette formation a commencé il y a dix ans, lorsque deux amis d’enfance, Sam Swinson (chant/composition) et Adam Pressley (basse/guitare), décident de monter un groupe. Ils composent alors quelques morceaux. Quelques années plus tard, Pressley déménage. Les deux camarades continuent, cependant, d’échanger leur musique à distance. Malheureusement, le projet est interrompu. En cause, les problèmes d’addiction de Sam Swinson. Ce dernier enchaîne d’ailleurs les cures de désintoxication. Rétabli une décennie plus tard, il reprend contact avec son partenaire. Ohtis refait surface, mais en compagnie d’un troisième larron, en l’occurrence Nate Hahn, un multi-instrumentiste qui se consacre notamment à la lap steel, et dont les interventions sont vraiment superbes.

« Curve of earth » constitue donc le tout premier elpee d’Othis. Il est sorti sur le label Full Time Hobby (Tunng, Micah P.Hinson), un opus court mais efficace, au cours duquel Jacco Gardner apparaît comme le récit d’expiation de Sam Swinson. Sous une musique à l’allure joyeuse, l’Américain relate ses problèmes d’assuétudes et aborde l’endoctrinement religieux. Si l’expression sonore privilégie le country/folk, le long playing alterne pistes plus rythmées, comme « Rehab » et « Black Blood », et d’autres plus paisibles, à l’instar de « Junkie Heaven », « Diggin » ou encore « Little Sister ». Excellent, « Runnin » est en outre, paru en single. Bref, un LP agréable à écouter et pour lequel on ne peut qu’espérer une suite rapide…

Death & Vanilla

Are You Dreamer?

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De toute évidence, la dream-pop de Beach House a fait des petits à travers le monde… Les Suédois de Death and Vanilla en sont d’ailleurs un parfait rejeton nordique. Ethérées, les effluves psyché se tressent langoureusement pour élaborer ce judicieusement intitulé « Are You Dreamer ? ». De prime abord, les titres semblent se ressembler, mais ils dévoilent leur singularité au fil des écoutes. La voix de Marleen Nilsson est bien entendue noyée sous la ‘reverb’, mais l’utilisation d’un xylophone ou d’un mellotron permet à certains morceaux de se démarquer. En outre, le trio scandinave affiche un véritable savoir-faire pop qui permet à ses mélodies vintage et hypnotiques de se révéler (« Nothing is Real »).

Camilla Sparksss

Brutal

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Toujours à la recherche de sensations fortes et inspirées, la moitié féminine du groupe helvétique Peter Kernel, Barbara Lehnhoff, alias Camilla Sparksss, est de retour cinq années après gravé “For You The Wild”. Intitulé “Brutal”, son nouvel elpee lui permet d’épancher ce qu’elle a sur le cœur.

A travers neuf morceaux, la Canado-Suisse nous propose une musique électronique alimentée par différentes influences. A l’aide de collages de sons multiples et variés ainsi que de rythmiques plus ou moins soutenues, elle nous emmène dans un monde riche en émotions. Un univers partagé entre ténèbres, colère et mélancolie. Les deux premières plages, “Forget” et “Are You ok ?”, intègrent des éléments orientaux. Passé une intro tout en douceur, “Womanized” se mue en hymne à la cause féministe. D’ailleurs, chaque morceau révèle ses spécificités. On n’a donc pas le temps de s’ennuyer.

Lungbutter

Honey

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Ecouter ”Honey“ n’est pas de tout repos. Lungbutter se plaît à casser les codes à travers un album bourré d’énergie. Si à première écoute, on a l’impression d’être en présence de débutants incapables de torcher la moindre mélodie, au fil du temps, on se rend compte que le trio féminin réunissant Ky Brooks (voix), Kaity Zozula (guitare) et Joni Sadler (drums) jouit d’une certaine expérience sur la scène canadienne ; et qu’en outre, les Montréalaises ont notamment pu compter sur le concours de Radwan Ghazi Moumneh (moitié de Jerusalem in my Heart) pour produire cet opus, dans des conditions proches du ‘live’. 

En résulte onze pistes sculptées dans un noise-rock déstructuré. Les mots posés (ce n’est jamais réellement du chant) par Ky Brooks et la couche de guitare triturée rappelle les titres les plus expérimentaux de Sonic Youth. Hormis la fougue et l’intensité des pistes, il est difficile de leur tracer un quelconque fil rouge. Ainsi, après un bon quart d’heure, il faut bien avouer que l’on perd pied. Lungbutter a certainement davantage à offrir sur les planches…

Handsome Furs

Plague park

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Au creux de l’hiver, Dan Boeckner et sa fiancée se sont épris des blanches étendues canadiennes. La tête pensante de Wolf Parade en a passionnément épousé les formes et, accompagné de sa blanche-neige, les a figées dans un album hivernal. On y retrouvera avec émotion l’univers torturé du leader montréalais ; malheureusement, pour le reste, les retrouvailles sont frileuses. A la différence du fébrile « Apologies for the Queen Mary », dont l’urgence maintenait l’album en ébullition du début jusqu’à la fin, ici le froid de l’hiver les a transis au coin du feu, à regarder les flocons se poser, imperturbablement, sur le rebord de la fenêtre. La batterie a perdu son tempérament débridé, les mélodies sont engourdies et, par dessus tout, un beat électro incongru achève de refroidir l’atmosphère. Handsome Furs a, certes, le mérite d’avoir délibérément élu la formule lo-fi, l’instrumentation aérée et les vocalises à découvert. Aussi louable soit l’intention, on ne peut que regretter la densité jouissive des Wolf Parade. A l’exception du septième titre, où l’énergie s’éveille, sur le reste de l’album, la mélancolie à pris ses quartiers, lovée dans la résignation. Seule consolation, la voix si singulière de Dan Boeckner qui n’a rien perdu en émotion, et à elle seule, rallume une petite flamme chancelante, qui ‘brûlottera’ jusqu’à la fonte des neiges. Lorsque la parade des loups sortira enfin pour hurler à la lune.

Handsome Furs

Face control

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Originaire de Montréal, Handsome Furs servait apparemment de sympathique défouloir à Dan Boeckner, le leader des fous furieux de Wolf Parade (NDR : et d’Atlas Strategic également). Ce ne sera définitivement plus le cas après la sortie de « Face control », leur second album. Duo sexy (NDR : pour vous en convaincre, suffit de consulter le booklet) Handsome Furs est partagé entre Dan Boeckner et sa fiancée, l’écrivain Alexeï Perry. Il se réserve les vocaux et la guitare. Elle se charge de la rythmique et de la programmation. C’est également elle qui a choisi le patronyme du combo, puisqu’il est tiré d’une de ses nouvelles.

Signé en 2006 chez Sub Pop, la formation avait commis un premier opus l’année suivante : « Plague Park ». En 2007. Plus électronique que le précédent elpee, « Face control » n’a pas perdu pour autant le goût de la provocation cultivé par Dan. Rien que l’illustration reproduite sur la pochette en est une nouvelle démonstration : élégante, flashy, elle montre un doberman sur fond rouge d’un côté et un jeune Vladimir Poutine jeune et en uniforme, pris pour cible au tir, de l’autre. Le ton est donné ! Certains magazines n’ont pas hésité à comparer leur musique à celle des Kills ; mais franchement, celle des Canadiens est bien moins accessible et surtout plus dérangée. Le voyage du couple effectué au sein des pays de l’Est et notamment en Russie. Et en particulier leurs lyrics. Qui abordent des sujets comme celui des nouveaux tsars ainsi que des profondes modifications sociétales opérées au sein de l’ex-U.R.S.S. En fait, le concept de l’opus cherche à refléter le portrait de notre société déshumanisée à travers le prisme déformant de la société russe.

Musicalement, il faut quand même s’accrocher. Et les rythmes spartiates d’Alexeï ainsi que les vocaux et les riffs énervés dispensés par Dan ne sont pas à mettre entre toutes les oreilles ! Plusieurs écoutes vous seront d’ailleurs nécessaires avant d’apprécier le pourtant très réussi « Face Control » à sa juste valeur. Un disque qui navigue à des années-lumière du pourtant plus accessible « Plague Park ». Le climat est sombre et maladif. L’émotion se traduit parfois en rage. Une impression communiquée par la voix torturée de Boeckner. L’influence du post-punk et de la cold-wave est indéniable. Les références électro bien présentes. A la limite, on a l’impression de naviguer au sein d’un univers sis quelque part entre Suicide et New Order. Un coup de cœur ? « Radio Kalingrad ». Une plage mélancolique d’une durée de 5 minutes, construite en crescendo. Et puis le plus dansant « I’m confused ». Tout au long de cet elpee, l’intensité est omniprésente. Un peu comme chez Sunset Rubdown groupe de Spenser Krug, le comparse de Dan chez Wolf Parade. Bref, « Face control » est une bande-son qui colle à merveille à notre époque mouvementée…

 

The Blue Stones

Rock’n’roll is back

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Il y a bien du monde pour accueillir The Blue Stones au Witloof bar du Botanique (NDR : toute proportion gardée, puisque la salle voûtée ne peut accueillir qu’un maximum de 200 personnes), ce dimanche 27 octobre 2019, un duo canadien, issu de l’Ontario, de Windsor très exactement. Tarek Jafar se charge du chant et de la guitare, Justin Tessler des drums et des backing vocaux. A son actif, quelques singles, deux Eps et un premier album baptisé « Black holes », paru l’an dernier. La presse spécialisée n’a pas hésité à comparer le tandem aux White Stripes et autres Black Keys. Autopsie.

Débarquant une dizaine de minutes après le début du set, on est assez étonné de l’ambiance qui règne dans la fosse. La foule s’enthousiasme, s’enflamme même régulièrement et reprend certaines des paroles en chœur. La prestation est aussi efficace qu’énergique. Tarek dispense des accords de gratte tour à tour grinçants, crus, acérés, furieux, croustillants, délicats ou rafraîchissants, en se servant habilement de ses pédales, quand il ne libère pas un groove aux tonalités épaisses. Il est en outre très interactif. Et sa voix est beaucoup plus profonde que sur disque, où elle privilégie le falsetto. Le drumming de Justin est aussi puissant qu’ample. Parfois, il nous réserve des interventions torrentueuses. Ponctuées de ‘oh, oh, oh’ ou de ‘da da daah’ contagieux, les compos les plus pop incitent l’auditoire à reprendre les onomatopées en chœur. Spasmodiques, elles adoptent un profil plus funk. Enfin, quand elles s’enfoncent dans le blues, c’est dans l’esprit du Fleetwood Mac de Peter Green. Bref, vu le climat du concert et la palette de genres explorés, on a parfois l’impression de vivre un concert né de la rencontre entre l’intime et l’intimidant. En fin de parcours, le public est survolté et applaudit même en cours de morceau, et tout particulièrement lorsque l’un des musiciens met en exergue son talent d’instrumentiste. A 8h50, The Blue Stones tire sa révérence. Le public a beau réclamer un rappel, la paire ne reviendra plus, un public multigénérationnel au sein duquel on a croisé de nombreux quadras, mais également des trentenaires et des jeunes filles qui doivent à peine compter vingt printemps. Et c’est une bonne nouvelle. Rock’n’roll is back !

(Organisation : Botanique)  

Black Mountain

Proche des nuages…

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Au cours des dix dernières années, Black Mountain n'a jamais cessé d’expérimenter et de progresser. Pourtant, s’ils ont de quoi séduire les nostalgiques des années 70, chaque album révèle sa propre spécificité. Et son dernier, « Destroyer », en est assurément une nouvelle démonstration. C’est cet opus que le band est venu défendre, ce samedi 26 octobre, au Botanique.

Quatuor punk rock gantois, Blackup assure le supporting act. Et son set envoie du bois ! Une prestation d’une demi-heure qui a chauffé les tympans d’une audience attentive.

C’est devant un public impatient et une Orangerie quasi-complète que Black Mountain monte sur le podium ; et il entame les hostilités en force par « High Rise ». Le ton est donné. Si la formation est venue présenter son dernier long playing, elle a le bon goût d’incorporer dans la setlist des tubes issus des 4 opus précédents, pour le plus grand plaisir de ses fans. Les morceaux s’enchaînent et brillent par leur diversité. Pas le temps de s’ennuyer, le choix et l’ordre des titres a été soigneusement préparé. Un florilège bien équilibré qui paie, oscillant entre ballades psyché/rock, rock progressif et morceaux plus ‘rentre-dedans’.

Le band issu de Vancouver est parfaitement au point et démontre toute sa maturité scénique. Tout au long du concert, le quintet nous entraîne au cœur de paysages sonores incroyables, tantôt écrasants ou atmosphériques. Les voix sont prépondérantes. Et notamment celles du leader Stephen McBean ainsi que de l’ex-Sleepy Sun, Rachel Fannan. Bien que fraîchement arrivée, elle semble s’être parfaitement intégrée au combo. Si la section rythmique soutient l’ensemble avec punch et précision, les sonorités du moog dispensées par le claviériste rappellent la période psyché/rock du Pink Floyd.   

Le final grimpe encore en intensité. Si Stephen alterne entre Gibson Les Paul & SG, il achève le show sur une Fender lors de l’excellent « Space to bakersfield (IV) ». Il s’en donne alors à cœur joie, se déchaine sur sa Strat’ tout au long d’un solo à rallonge. Après 1h30 de set, et pour terminer en beauté, Black Mountain remonte sur l’estrade pour accorder en rappel deux morceaux grandioses ; en l’occurrence « Mothers of the sun » (NDR : le public est aux anges dès les premiers accords du sample si particulier) et « Don't Run Our Hearts Around ». On est alors proche des nuages…

(Organisation : Botanique)

The Psychedelic Furs

Un peu trop mainstream…

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Quand on évoque The Psychedelic Furs, on pense inévitablement aux hits, « Sister Europe », « Love My Way », « The Ghost in you » ou encore « Pretty In Pink », morceau qui va inspirer le film américain du même nom, un long métrage réalisé par Howard Hughes, sorti en 1986. Fruit d’un cocktail subtil entre punk, art-rock, goth, new wave, jazz, funk, alt et hard rock, la musique de ce band londonien a toujours été luxuriante, esthétique et mélodieuse. Et puis, il y a la voix de Richard Butler, éraillée, abrasive même, et dont les lyrics poétiques apportent une profondeur à l’ensemble. Fondée par Richard et son frère Tim, la formation s’était séparée début des nineties, avant de reprendre le collier à l’aube de ce millénaire, intervalle au cours duquel les frangins ont poursuivi leur route chez Love Spit Love, outre les différents projets solos. Et puisqu’on parle de fratrie, votre serviteur et son frère assistaient à un mini festival au Brielpoort de Deinze, au cours duquel se produisaient Nacht und Nebel, Prefab Sprout, The Sisters of Mercy sous son line up originel et Psychedelic Furs, en 1984. Et ils y sont de nouveau, mais à l’AB, 35 ans plus tard. Un petit événement, en quelque sorte… Mais place au compte-rendu de cette soirée.

Qui s’ouvre par Red Zebra. Formé en 1978, ce groupe brugeois a splitté à plusieurs reprises, avant de revenir dans le circuit dès 2017. Grâce à son hit international « I Can't Live in a Living Room », décroché en 1980, le combo a pu tourner, en compagnie de grosses pointures ; et notamment, The Undertones, The Sound, Simple Minds, Killing Joke et The Sisters of Mercy. Du line up originel, il ne demeure cependant plus que le chanteur Peter Slabbynck, mais la musique émarge toujours au post punk et à la new wave.

A l’instar de sa prestation au W-Festival, le set s’ouvre comme un défilé militaire. Peter a endossé un manteau kaki, mais est coiffé du célèbre chapeau de l’Oncle Sam. Il est soutenu par deux guitaristes, un bassiste et un drummer. Et le set tient parfaitement la route. La voix de Stabbinck campe le plus souvent un hybride entre celle de Peter Murphy et de Johnny Rotten, alias John Lydon. Pas étonnant, dès lors de retrouver, au beau milieu de « Shadows of doubt », quelques mots empruntés au « This is not a love song » de PIL. L’humour est encore bien présent chez Peter, puisqu’il nous présente une banane, lui consacre un laïus, l’épluche, puis la mange, en chantant « Man comes from ape » (Trad : l’homme descend du singe). Et le set de s’achever par la cover du « Winning » de The Sound, une adaptation, faut-il-le souligner, bien personnelle. Une prestation qui a recueilli de chaleureux applaudissements, au sein de l’auditoire (Pour les photos, c'est ici)

Set list : Agent Orange, TV Activity, The Ultimate Stranger, Shadows of Doubt, I Can't Live in a Living Room, I'm Falling Apart, Man Comes From Ape, Winning 

Les baffles crachent de la musique d’opéra. La voix du chanteur est androgyne : ce serait bien un morceau interprété par feu Klaus Nomi. Puis les musicos grimpent sur l’estrade à 21 heures pile, et Richard débarque le dernier, sous les acclamations de la foule (NDR : ce soir, c’était presque sold out). Cheveux grisonnants, charismatique, souriant, le visage marqué par le temps (NDR : et sans doute aussi par les excès commis au cours de sa jeunesse), il porte une veste noire, et un gilet dont les larges poignets blancs à pois noirs débordent. Tim a enfilé une veste de velours rouge foncé, et il a noué une cravate sur sa chemise blanche. Les deux frangins, comme le saxophoniste Mars Williams (NDR : il est de petite taille !) ainsi que la claviériste, Amanda Kramer (NDR : elle a notamment milité chez Information Society, The Golden Palominos et tourné en compagnie de Lloyd Cole et Siouxsie Sioux), sont chaussés de lunettes fumées. En retrait, Paul Garisto, le drummer porte un casque d’écoute sur la tête. Les deux guitaristes, Rich Good (ex-The Pleased et toujours impliqué au sein de Mirrors, ce Britannique vit aujourd’hui en Californie) et un musicien de tournée se plantent à gauche du podium.

Et le set de s’ouvrir par « Dumb Waiters ». Mais il faudra attendre le cinquième morceau, « There’s a world outside » pour que le groupe trouve son équilibre tant instrumental que vocal, la voix de Richard éprouvant des difficultés à retrouver son timbre si caractéristique. Bien chauffée à partir de ce moment-là, elle va demeurer bien stable le reste du concert. Il arpente la scène sur toute la largeur, s’accroupit, serre des mains, chante en regardant dans les yeux des fans. Le saxophoniste déambule tout autant, alternant entre le saxophone alto (le plus souvent) et la clarinette (parfois), dans un style bien free, torturé, inspiré par John Coltrane ou Charlie Parker. Les interventions de Rich à la gratte deviennent progressivement plus incisives, à l’instar de « All that money wants » et « Sister Europe », un titre imprimé sur un tempo hypnotique. Peter retire sa veste, avant d’attaquer « Heaven », un morceau dont le refrain est repris en chœur par une bonne partie de l’auditoire. The Psychedelic Furs nous réserve un seul nouveau titre (NDR : un album serait prévu pour 2020 !), « The Boy that invented rock’n’roll », une compo qui s’achève dans un climat psychédélique. « Pretty in pink », chanté à nouveau par la foule, n’est bien sûr pas oublié. « President gas » nous réserve un joli duo de grattes, entre le 7ème élément (NDR : plutôt réservé, il se consacre cependant surtout à la rythmique) et Good, alors que Richard lève le poing, chaque fois qu’il prononce le titre du morceau. Le set s’achève par « Hearbreak beat », une compo qui alterne cordes saccadées et grondantes. Mais un sentiment envahit l’esprit de votre serviteur ; car si le set est de bonne facture, il manque quand même de morceaux plus punchy. Ce qui va néanmoins survenir en rappel, lors d’un « India » de toute beauté. Imprimé sur un tempo new wave et bien balisé par la ligne de basse puissante de Tim, il permet à nouveau au saxophoniste de se mettre en exergue, alors que les grattes enflamment une expression sonore qu’on aurait aimé plus énergique, lors du concert proprement dit… Suffisait peut-être d’insérer l’un ou l’autre morceau plus percutants et moins mainstream dans la set list… (Pour les photos, c'est )

Setlist : Dumb Waiters, Mr. Jones, Love My Way, There's a World Outside, The Ghost in You, Like a Stranger, Sister Europe, Heaven, All That Money Wants, Into You Like a Train, The Boy That Invented Rock & Roll, Pretty in Pink, President Gas, Sleep Comes Down, Heartbreak Beat

Rappel : India

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

Après Vous, Monsieur Peñate…

Écrit par

Le troisième opus de Jack Peñate, « After You », paraîtra ce 29 novembre. Il a été produit en collaboration avec Paul Epworth, Inflo et Alex Epton.

Les illustrations de l’album et la première vidéo ont été réalisées par le cousin de Peñate, le célèbre artiste Eddie Peake. Sur « Gemini », les paroles du grand-père de Peñate, l'écrivain et artiste Mervyn Peake, sont lues par son oncle Fabian. Sans oublier que son père avait organisé des raves acid house, à une certaine époque. Bref, une belle histoire de famille.

Le clip vidéo de « Prayer » est disponible ici et de « Murder »,

Track listing

1.Prayer
2.Loaded Gun
3.Round and Round
4.Cipralex
5.Murder
6.Gemini
7.Let Me Believe
8.GMT
9.Ancient Skin
10.Swept To the Sky 

Julia Jacklin ignore comment s’y prendre pour que l’amour perdure…

Écrit par

Julia Jacklin est une chanteuse et compositrice australienne, dont le second elpee, “Crushing”, est paru en février dernier. Son style ? Alt country. Elle nous rappelle à son bon souvenir en publiant une vidéo de son nouveau single, « Don’t Know How To Keep Loving You », un clip réalisé par son collaborateur de longue date, Nick Mckinley. Et il est disponible ici

 

Les courants si froids de Frustration

Écrit par

Fondé en 2002, Frustration est une formation issue de la région parisienne qui a publié son quatrième elpee studio, « So cold streams », ce 18 octobre 2019. Naviguant entre punk rock, cold wave, new wave et post et électro-punk, ce nouvel opus semble avoir été enregistré sous l’influence du groupe Sleafords Mods, tant musicalement qu’humainement. Son chanteur, Jason Williamson, participe d’ailleurs au titre « Slave markets ». Un avant-goût ? Cliquez sur le Bandcamp de Frustration ici