Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Une chanson sur l’enfance que l’on a envie de prolonger ...

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Déjà largement repéré de l’autre côté de la frontière, le duo pop bruxellois Faon Faon débarque en France et va nous faire danser avec Mariel, son nouveau single.

Fanny et Olympia - Faon Faon - fusionnent leurs voix et leurs voyelles pour livrer une musique hybride aux sonorités pop, hip-hop et électro. Elles créent ainsi leur propre monde en livrant une musique fraîche et sensible.

Après un premier EP sorti il y a quelques mois en Belgique - produit par Anthony Sinatra (Piano Club) et peaufiné par Remy Lebbos (Nicolas Michaux, Great Mountain Fire), le duo nous présente aujourd'hui son single, Mariel.

Furieusement modernes et fragiles, leurs textes en français allient poésie tranchée et sincérité 2.0.

De la fonte des glaces aux montagnes à gravir, nous traversons avec elles des typhons du son, et nous défions la gravité. Faon Faon vient de sortir son nouveau clip Mariel tourné à Almeria en Espagne en un spectaculaire plan séquence pour lequel Fanny et Olympia ont dû apprendre l’intégralité de leur chanson à l’envers.

Voici ici le clip de Mariel de Faon Faon.

 

L'étoile montante du paysage musical belge ...

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BLACK MIRRORS sort le deuxième single "Moonstone", un titre issu de son premier album tant attendu "Look Into The Black Mirror"!

Le nouveau single prouve une fois de plus que ces rockers belges sont là pour rester.

"Moonstone" apporte un côté très soul à leur spectre musical situé à mi-chemin entre alternatif et stoner.

Un mélange polyvalent de sentiments profonds et d'émotions pures. BLACK MIRRORS est la nouvelle étoile montante du paysage musical belge !

La vidéo est disponible ici .

Arrêt à la station 13 !

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INDOCHINE dévoile son nouveau clip réalisé par Bouha Kazmi à Cape Town.

STATION 13 est le 3ème extrait de l’album 13 déjà écoulé à près de 350.000 exemplaires.

Un maxi single 6 titres est disponible en trois éditions collectors.

Le clip peut être vu ici .

L’univers sonore de Kristin Hersh est peut-être parsemé de nuages de poussière…

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Kristin Hersh publiera un nouvel album ce 5 octobre 2018 (voir le teaser, ici). Il s’agira de son dixième, en solo. Il est annoncé comme atonal, excentrique et arythmique. Mais surtout reflètera son caractère sociopathe.

Track list

1. LAX
2. No Shade In Shadow
3. Halfway Home
4. Fox Point
5. Lethe
6. Loudmouth
7. Gin
8. Tulum

9. Breathe In
10. Lady Godiva

https://www.kristinhersh.com/

 

Muse a quelque chose d’humain…

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« Something human », c’est le titre du nouveau single de Muse, un extrait du futur album, dont sa sortie est prévue pour novembre 2018.

Coproduit par le groupe ainsi que Rich Costey et mixé par Mark 'Spike' Stent, « Something Human » est une chanson cinématique et intimiste qui répond lyriquement à la nécessité de se remettre au goût du jour et de se réapproprier nos émotions humaines. A ce sujet, Matthew Bellay a d’ailleurs déclaré : ‘La vie sur la route peut faire ressortir votre bête intérieure, cette chanson et vidéo consiste à apprivoiser cette bête, désirant un retour à quelque chose d'humain…’

La vidéo de Something Human a été réalisée par Lance Drake, qui s’était déjà chargé de celle du groupe pour « Dig Down » and « Thought Contagion ». Et elle est à découvrir ici

 


 

 

Dans son sillage, Great Lake Swimmers fait des vagues…

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« The waves, the wake », le nouvel elpee de Great Lake Swimmers, paraîtra ce 17 août 2018.  Enregistré dans l'église Bishop Cronyn Memorial, un édifice de 145 ans d’âge, et produit par Chris Stringer (Union Sound), l'auteur-compositeur-interprète principal Tony Dekker a décidé de se mettre au défi en écrivant de la nouvelle musique sans guitare acoustique, qui a toujours été son principal instrument. Cette nouvelle collection de chansons adopte une approche minimaliste et voit le groupe se diversifier pour inclure de nouvelles sonorités telles que la harpe, le luth, l'orgue, les bois, les congas, les carillons et les marimbas, ainsi que celles plus familières du banjo, du piano et de la gratte électrique à douze cordes.

Pour découvrir « Alone but not alone », extrait de ce futur opus, c’est ici et de « The talking wind », c’est

Tracklisting

The Talking Wind
In A Certain Light
Alone But Not Alone
Falling Apart
Side Effects
The Real Work
Root Systems
Unmaking The Bed
Visions Of A Different World
Holding Nothing Back
Mouth Of Flames
The Open Sea

http://www.greatlakeswimmers.com/

 

Faon Faon a tourné son clip « Mariel » en Espagne, et pas à Cuba…

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Faon Faon est un duo belge réunissant Fanny Van Hammée (claviers) et Olympia Boule (batterie). Elles fusionnent leurs voix et leurs voyelles pour dispenser une musique agrégeant pop, hip-hop et électro.

Furieusement modernes et fragiles, leurs textes en français allient poésie tranchée et sincérité 2.0. De la fonte des glaces aux montagnes à gravir, nous traversons avec elles des typhons du son, et nous défions la gravité.

Faon Faon vient de sortir son nouveau clip. Intitulé « Mariel », il a été tourné à Almeria en Espagne. Un spectaculaire plan séquence pour lequel Fanny et Olympia ont dû apprendre l’intégralité de leur chanson à l’envers. Et manifestement les deux donzelles sont douées pour ce type d’exercice.

En concert dans toute la France et surtout au Salon de Silly, ce 19 septembre, dans le cadre des ‘Franco Sillies’. Pour découvrir le clip, c’est ici

Pour plus d’infos : https://fr-fr.facebook.com/faonfaonmusic/

 

Prodigy a besoin de quelqu’un…

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Prodigy publiera son nouvel opus ce 2 novembre 2018. Intitulé « No tourists », il s’agira du 7ème album du duo. Son premier single, « Need someone 1 », est doublé d’une vidéo explosive qui a été tournée à Manille par Paco Raterta. Du futurisme vintage, un banger qui rehaussé par la voix de la diva de la house, Loleatta Holloway (la ‘voix’ originale de "Ride On Time" de Black Box). Un clip violent qui prélude un elpee qui devrait l’être tout autant.

Pour découvrir le clip, c’est ici

En concert le 9 août, dans le cadre des Lokerse Feesten.

 

Fucked Up dose ses rêves…

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Fucked up publiera son nouvel opus, « Dose Your Dreams », ce 5 octobre 2018. Politique et esthétique, il mêlera des éléments de doo-wop, krautrock, groove et hardcore.

L’album a été composé en studio par Mike Haliechuk (guitare) et Jonah Falco (batterie) pendant un an et demi. Il recèle également des parties chantées par Lido Pimienta, Miya Folick, Mary Margaret Ohara, J Mascis, Ryan Tong (SHIT) et Jennifer Castle. Owen Pallet s’est chargé des arrangements de cordes. La production a été confié à Shane Stoneback, Orphyx, Matt Tavares (BADBADNOTGOOD) et Graham Walsh (Holy Fuck).

On m’a envoyé une version non finalisée de Dose Your Dreams afin que je puisse ajouter des parties de cordes. Je ne pouvais plus m’arrêter d’écouter les morceaux reçus. Un ami m’a demandé comment était l’album. J’ai répondu : Mon Dieu, Fucked Up a fait son Screamadelica.’ - Owen Pallett

Pour découvrir le clip de « Raise your voice Joyce, issu du futur opus, c’est ici

 

 

Pale Grey part à la chasse…

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« Hunter », c’est la nouvelle vidéo (voir ici) extraite du troisième album de Pale Grey. Elle fait suite à « Late Night », auquel avait participé le rappeur américain Serengeti, les singles « Billy » et « Seasons ». Produit par le Français Yann Arnaud (Air, Phoenix), l’opus se distingue par un phrasé presque déclamatoire qui repose sur des rythmiques synthétiques et répétitives. Et c’est à nouveau le cas sur ce clip signé David Zapata, au cours duquel le band, nous entraîne en voiture pour une balade nocturne inoubliable

http://www.palegreymusic.com/

 

Un quatrième coffret rétrospectif pour David Bowie

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Le 4ème coffret de la série retraçant la carrière de David Bowie sortira ce 12 octobre. Il fait suite aux trois premiers intitulés « Five Years (1969 – 1973) », « Who Can I Be Now? (1974 – 1976) » et « A New Career In A New Town (1977 – 1982) ». Baptisé « Loving the alien (1983-1988) », il proposera, notamment, des versions remasterisées de la période la plus commercialement fructueuse de David Bowie dont « Let’s Dance », « Tonight » et « Never Let Me Down », l’album live « Glass Spider (Live Montreal ’87) », l’album live inédit « Serious Moonlight », des versions alternatives, des flips sides de singles, etc.

Pour découvrir la vidéo du titre maître, c’est ici

Pour plus d’infos voir

 

Miossec évoque sa mer !

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Miossec annonce la sortie d'un nouveau single, « La mer », réalisé par Juliette Casella

Cet extrait figurera sur l'album « Les Rescapés » à paraître le 28 septembre.

La pochette de cet album a été réalisée à Londres dans l’atelier de Kate Gibb.

Découvrez ici ce titre.

Doug Tuttle

Peace Potato

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« Peace Potato »… quel drôle de nom pour un petit album aux subtils contours pop… Doug Tuttle n’est en effet qu’un petit artisan d’indie vintage bercée aux 70’s qui livre son attachant 3ème opus solo. Sa pop faite de légères guitares acoustiques regorge d’harmonies de poche chères aux Beatles dans la lignée de ce que livrait Elliott Smith dans sa seconde partie de carrière (avec moins de puissance émotionelle, toutefois). Actif au sein du groupe MMOSS, ce songwriter de talent joue de tous les instruments sur cette délicate collection de 15 (courts, seulement 3 dépassant les 3 minutes !) titres, qui naviguent entre pépites pop-folk (« Bait the Sun ») et plages instrumentales (l’hispanisant « Peace Potato »). Une chose est sûre, ce « Peace Potato » est rempli de ‘Good Vibes’…

Rougge

Cordes

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Rougge est un pianiste/chanteur/compositeur nancéen responsable d’une musique néo-classique contemporaine et introspective. Pour enregistrer ce « Cordes », il a reçu le concours d’un quintet à cordes (of course !), réunissant deux violonistes, une alto, une violoniste et un contrebassiste ; l’artiste se chargeant des arrangements. Pas de titre spécifique sur cet opus, mais onze fragments (comme dans la musique de chambre) numérotés de 12 à 53. Revisités, en plus ! Mais dans le désordre. Ce qui rapporte moins… Rougge chante d’une voix oscillant de l’alto au contre alto, dans un registre qui navigue quelque part entre Anhoni et Wim Mertens (NDR : qui a dit Dries ?). Si l’expression sonore est ambitieuse, elle nous propulse, cependant, à des années-lumière du rock’n’roll. 10’, c’est bien, mais après, je casse une corde…

Jessica Risker

I see you among the stars

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Issue de Chicago, Jessica Risker milite au sein du groupe folk, Deadbeat. Mais la songwritrice défend également un projet solo, pour lequel elle vient de graver un premier opus, « I see you among the stars », un disque paru sur le Western Vinyl (J.Tillman, Dirty Projetors, …)

Découpé en huit pistes, l’elpee baigne au sein d’une forme de psyché/folk minimaliste, abordé dans l’esprit de Nick Drake, Elliot Smith, voire même parfois de Cat Power. D’une voix douce et paisible, elle nous raconte ses amours déchus, ses déboires mais aussi ses souvenirs de jeunesse, en s’accompagnant d’une sèche ou parfois d’un piano, produisant l’effet d’un puissant analgésique qui nous plonge en apesanteur. On ne redescend sur terre qu’une demi-heure plus tard, totalement réconforté. Car quoique apparemment simpliste, son expression sonore s’avère, finalement, d’une redoutable efficacité… 

 

Parquet Courts

Wide Awake!

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En dix ans, Parquet Courts s’est imposé comme une des formations-phare de l’indie-rock américain. Chaque album publié par la bande à Andrew Savage et Austin Brown recueille des critiques favorables. Et son quatrième opus, « Wide awake ! », ne déroge pas à la règle. 

Pour ce nouvel essai, les New-yorkais d’adoption ont reçu le concours de Danger Mouse (Red Hot Chili Peppers, U2, Te Black Keys, A$AP Rocky), à la production. Un choix clairement indiqué, tant cet « Awake Wide ! » constitue l’elpee de Parquet Courts le plus hétéroclite, gravé à ce jour. Les influences 70’s, 80’s et 90’s sont légion et entrent en fusion.

L’album s’ouvre par deux morceaux sculptés dans le punk/rock (« Total Football », « Violence »). « Mardi Gras Beads » baigne davantage dans le rock californien. Epuré, « Almost Had to Start a Fight/In And Out of Patience” aurait pu figurer au répertoire de Beck. Le refrain est repris en chœur tout au long de « Freeebird 2 ». Le langoureux « Normalisation » concède des accents psychédéliques. Le titre maître trempe dans le funk. « Extinction » adopte un profil carrément rock’n’roll alors que « Tenderness » campe une ballade balisée par le piano.  

Tout au long de ce long playing, on est tellement impressionné par la maîtrise affichée par le band, qu’on en reste scotchés. La majorité des morceaux mériteraient de se transformer en tubes. Assurément un des albums de l’année !

 

Lonely Kamel

Death’s-Head Hawkmoth

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Issue d’Oslo, cette formation pratique une forme de stoner teintée tantôt de psychédélisme, de prog ou de blues. A l’origine quatuor, elle a été réduite en trio après le départ de Lukas Paulsen, puis élargie à un quintet à l’issue de la sortie de cet opus, suite au concours de Vegard Strand Hotlthe et Jøran Normann aux grattes, lors des sessions d’enregistrement. « Death’s-Head Hawkmoth » constitue son cinquième elpee, un disque qui fait, bien évidemment, la part belles aux guitares. Riffs, soli, envolées, groove : tout y est, y compris la section rythmique en béton, dans un style qui oscille entre Motörhead, Monster Magnet, Motorpsycho et Triggerfinger. Lors des tempos les plus lents, Black Sabbath, également. C’est solide, musclé et plein de bonnes vibrations métalliques. Les vocaux sont puissants, parfois sataniques, mais jamais beuglés. Mentions spéciales à l’entraînant « Inebriuated » et puis au titre final « The day I’m gone » (11’ quand même), un blues/rock remarquable fracturé par la prog et le psyché… que n’aurait pas désavoué… Led Zeppelin, à son époque…

 

Hyrgal

Serpentine

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Alors que certaines formations de Black Metal sont très prolifiques, d’autres prennent plus de temps à immortaliser leurs morceaux. Hyrgal appartient à cette seconde catégorie. Dix ans qu’il a fallu attendre pour que ce trio français, originaire du Var, vienne à bout de « Serpentine », son premier opus studio ! Le premier contact avec le groupe s’opère par la pochette, une photo saturée en noir et blanc de Fabrice Flandrois, illustrant ce qui pourrait être la devanture d’un chalet, où un drap blanc repose sur une chaise. La personnification de l’absence. Une sensation qui sert également de trame fond à « L’appel », lente et mélancolique introduction de cet LP d’une trentaine de minutes. Une mise à mort, dont chaque pas est rythmé par un claquement de batterie. L’appel vers ce qui bientôt ne sera plus. Les coups s’arrêtent, le temps est suspendu. La ligne est désormais franchie, vous voici de l’autre côté. « Mouroir » ouvre abruptement les hostilités, laissant la place à un Black Metal froid, cru et rapide. Un flot glacé de guitares lancinantes, supporté par un martèlement de batterie qui cogne à en perte haleine et surplombé par de longs râles vindicatifs et écorchés. Les amateurs de la langue de Molière ne pourront qu’être ravis : non seulement les chants sont en français, mais ils sont également correctement et clairement prononcés. Ce qui, il faut l’avouer, n’est pas toujours une gageure dans ce style musical. Le groupe semble d’ailleurs accorder une importance particulière aux lyrics, autant dès lors s’y intéresser. Nul doute, les Français du Sud sont nostalgiques d’un passé à leurs yeux révolus, une transformation dont les conséquences se font aujourd’hui subir. Un substrat tiré de « Till », troisième titre de cet LP : ‘Nous somme les nouvelles chimères/Survivalistes de l’oubli, sous les glaces, en sommeil/à la fonte, restera l’essentiel/Le sang des communs dans la fange et les selles’. Bien qu’atmosphérique, ce premier effort se veut moins un voyage au cœur d’un univers que d’une déclinaison en sept actes d’une thématique qu’est l’incarnation de l’absence, de ce qui n’est désormais plus. Certes classique dans sa forme et ne sortant pas nécessairement des chemins battus, Hyrgal propose ici un Black Metal efficace, hargneux, parsemé de quelques moments épiques et délicieusement cyniques. Autant l’introduction que la sixième piste, « Interlude », démontre une certaine maîtrise de l’atmosphère froide et malsaine, ce qui pourrait peut-être laisser présager pour le futur la création d’un univers davantage personnel, l’instauration d’un décor aseptisé où la vindicte pourrait profondément et pour toujours s’immiscer. 

Paru à l’origine ce 28 octobre 2017, ce long playing a été réédité ce 1er juin 2018, par le label,  Les Acteurs de l’Ombre…

 

Courtney Barnett

Tell Me How You Really Feel

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Débarquant d’Australie en 2015, grâce à une pépite indie rock semblable à une météorite, le premier opus de Courtney Barnett était aussi doux qu’acidulé. Alors, pour son second essai, elle était, bien sûr, attendue au tournant ! Et c’est un euphémisme d’affirmer qu’elle confirme tout le bien qu’on pensait d’elle sur ce second elpee. Baptisée « Tell Me How You Really Feel », c’est une oeuvre grandiose de bout en bout. L’à peine trentenaire dévoile une série de titres hymniques jouissant de cette jouissive coolitude rock… Le tout dans un esprit indubitablement 90’s. « Sunday Roast » et son refrain imparable ou «  Charity » devraient figurer au top des vues sur YouTube dans un monde parfait, tellement ils agrègent à merveille aisance mélodique, énergie lo-fi et esprit slacker à la Pavement (« City Looks Pretty »). Les textes sincères et introspectifs sont de plus magnifiquement ciselés et les guitares juste suffisamment saturées… ce qui n’est pas pour nous déplaire. Bref, cet album fait déjà figure de classique du genre…

 

Amenra

Replacer l’humain au centre de la terre…

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1918-2018 : cent ans que les ultimes balles de la Première Guerre mondiale ont cessé d’arracher des vies. Pour la circonstance, la province de Flandre-Occidentale a planifié ‘GoneWest’, un événement culturel commémoratif programmé à Poperinge, Furnes, Nieuport, Dranouter et Diksmude. C’est dans cette dernière ville, sur la Grand-place, qu’Amenra a imaginé un specacle tout à fait atypique. Compositions originales écrites pour l’occasion, projection de clichés sélectionnés par le photographe Dirk Braeckman et la sculptrice Tine Guns, sans oublier une démonstration de Buto, danse mystique japonaise, interprétée d’une main de maître par Imre Thormann. Tentative de mise en mots d’une puissante expérience sensorielle.

Ponctuels comme d’habitude, les musiciens prennent place. Les mines sont graves et concentrées. Une épaisse fumée enveloppe le podium. Le silence est de rigueur et est empreint d’autant de respect que de recueillement face à la prestation qui va se dérouler. Après un moment suspendu dans l’air, au cours duquel les artistes semblent s'accorder à l’unisson, sans pour autant se concerter, le mur de son s’élève et s’abat sur la foule. Vêtu de sa longue chemise noire à col Mao, Colin van Eeckhout rompt momentanément avec son habituelle chorégraphie en s’exécutant face à l’auditoire. Son corps n’est qu’un catalyseur de sentiments et de sensations : ses hurlements nouent l’estomac, ses chants clairs psalmodiés ou récités, mais toujours à fleur de peau, figent sur place. Les illustrations abstraites observées en arrière-plan –supports visuels pour entrer en transe– sont aujourd’hui accompagnées de photos de la Première Guerre mondiale, projetées sur des écrans géants, situées de part et d’autre de l’estrade. Les ressentis face à la musique, généralement refoulés au niveau de l’inconscient, sont ici cristallisés par des fragments de mémoire, froidement concrets. Des hommes envoyés au front, des tranchées, des masques à gaz défiant une mort certaine, des regards dévorés par la peur, des instants de fraternité, clope à la main, avant d’expirer un dernier souffle sur le champ de bataille. Les compositions sont lourdes, les corps se balancent frénétiquement d’avant en arrière. Il se produit quelque chose, au-delà des mots.

Puis du côté gauche de la scène apparaît une forme courbée, qu’on devine humaine. Vêtu uniquement d’une ample couverture beige, les mains liées dans le dos, le danseur Imre Thormann s’avance lentement, à pas saccadés, vers l’avant du podium. Le crâne entièrement rasé et maculé d’une substance blanchâtre, les yeux perdus dans le vague, l’artiste déforme son visage au gré des émotions qui le traversent. Un accoutrement qui ne peut que faire penser aux prisonniers de guerre. Il parvient finalement à se détacher les bras, puis enlève sa couverture. Seul un léger pagne lui recouvre l’entrejambe. Son corps –qui n’est que peau, muscle et os– est transpercé par la peur, la joie, l’excitation, la tristesse, le désespoir ou encore l’abandon. Certains gestes défient la gravité. Il tombe, se relève, est à nouveau happé par le sol. Ses épaules claquent sur les planches. Si certains spectateurs avaient osé un trait d’humour ou un petit cri blagueur à son arrivée, toutes et tous ont à présent adopté le lourd silence. La tension est palpable. On ne peut s’empêcher de penser à toutes ces émotions qu’ont dû vivre ces hommes et ces femmes en 14-18. À celles et ceux qui sont tombés là, à l’endroit même où on assiste à ce concert, cent ans plus tard.

La guitare et la basse accompagnent les mouvements étirés de l’interprète ; ses pas sont guidés par des impacts de batterie. À l’arrière de l’estrade, le vocaliste psalmodie, joue de sa voix tel un instrument, participe à l'ambiance macabre. Une transe ‘pluriaristique’ s’opère entre les artistes. Soudain, le rythme s’emballe. Amenra retrouve la violence de ses compositions. Imre Thormann est frappé de plein fouet. La démence se lit désormais sur son visage. Cette forme de folie lorsque tout est perdu, qu’il n’y a absolument plus rien à espérer. Le fil est rompu, la plongée dans le vide est inéluctable. Il s’empare de la corde qui retenait la couverture à sa taille et l’enroule autour de son visage. Violement, avec force et détermination. Les liens lacèrent ses joues, son cou, son front, ses yeux. La folie de la Grande Guerre a finalement eu raison de lui, comme l’ont été des milliers d’autres personnes. Après avoir exécuté cette Danse des Ténèbres (autre nom de la danse Buto), pendant une grosse demi-heure Imre vide les lieux en chancelant (pour les photos, c'est ).

Seconde partie du set. Place au répertoire classique du band. Colin van Eeckhout s’agenouille sur les planches, inondé par un faisceau de lumière. Série de deux coups métalliques. Les aficionados savent qu’il s’agit de l’intro du « Boden », issue de l’album « Mass V ». En lettres dorées, apparaissent en fond : ‘To all people from the colonized countries, who died protecting their homeland’. La commémoration se poursuit. Alors que les écrans latéraux diffusent en discontinu des clichés d’archive immortalisés sous l’occupation, l’arrière-plan devient le théâtre de l’injustice mondiale actuelle : des images de bateaux de migrants pleins à craquer, prêts à tout pour sauver leur peau, des familles palestiniennes chassées de leurs propres terres, des enfants enlevés à leurs parents, dont un père embrasse pour la dernière fois son fils. La puissance de la musique d’Amenra devient dénonciatrice de cette justice bafouée aux quatre coins du monde. Les applaudissements du public résonnent désormais comme des actes de résistance.

C’est sur « Diaken », issu de son dernier LP, « Mass VI », que le band courtraisien prend finalement congé de son audience. Un par un défilent les noms des personnes dont la vie a été soufflée pendant ce premier conflit mondial, à Diksmude. Malgré l’aspect atypique de ce show, les musiciens se retirent, suivant le même rituel, dès que le dernier morceau est achevé. Les acclamations sont nourries. L’auditoire semble conscient d’avoir assisté à une prestation hors du commun, aussi unique que poignante. Les mines sont hagardes. Certains regards sont perplexes, d’autres pensifs ou encore émus. Le genre d’expérience qui remue, provoque un tourment intérieur qui nécessitera quelques jours avant de pouvoir être maîtrisé. Chacun en tirera une leçon, une pièce du puzzle à ajouter sur la table. Désormais, malgré l’hétérogénéité du public présent, toutes et tous seront reliés de manière invisible grâce à ce vécu au-delà des mots d’une heure et demie. C’est pourtant loin de ses principes, mais Amenra s'est, ce soir, engagé politiquement, au sens noble du terme, en replaçant avec force et vigueur l’humain au centre de la terre… Pour les photos, c'est ici

La formation aversoise Flying Horseman assurait le supporting act ; pour en découvrir le reportage photo, c'est

(Organisation : 4AD + GoneWest)

NB : les photos figurent sur la partie néerlandophone de Musiczine (ici pour le show d'Amenra, pour une sélection avec Imre Thormann)

Couvert d'or, Powerwolf sort un nouvel LP et revient cet automne !

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C’est ce vendredi 20 juillet que sortira "The Sacrament of Sin", le septième album studio de Powerwolf. Après un "Blessed and Possessed" paru en 2015 et généralement bien reçu par les critiques (disque d’or en République Tchèque !), ce nouvel LP devra faire face à une barre hautement placée.
 
Histoire de faire patienter leurs fans, le quintet de Power Metal allemand à la voix de ténor et amateur de chants liturgiques en latin, a d’ores et déjà proposé en vidéo trois des onze morceaux que contient ce nouvel album (Fire and Forgive , Demons Are A Girl’s Best Friend et Incense and Iron ).
 
Curieux de voir ce que ça donne sur scène ? Après un passage par le Graspop Metal Meeting, le 22 juin dernier, Powerwolf sera de retour cet automne (28 octobre) à l’Ancienne Belgique, accompagné d’Amaranthe et Kissin Dynamite.
 
Tracklisting
1. Fire & Forgiv
2. Demons Are A Girl‘s Best Friend
3. Killers With The Cross
4. Incense And Iron
5. Where The Wild Wolves Have Gone
6. Stossgebet
7. Nightside Of Siberia
8. The Sacrament Of Sin
9. Venom Of Venus
10. Nighttime Rebel
11. Fist By Fist (Sacralize Or Strike)