La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Front 242

Le succès, c est ce qui peut arriver de pire.

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Front 242 est à un tournant de son existence. Période difficile à négocier, parce qu'elle se situe au moment ou il entreprend des expérimentations audacieuses. Comme celle qu'il vient de mener en compagnie du groupe new-yorkais Spill. Une situation qui ne fait pas que des heureux, et qui inévitablement entraîne des dissensions au sein de cette institution nationale. Malgré la contestation, Patrick Codenys et Daniel B ont décidé de faire front! La survie du groupe en dépend. Nous avons recueilli, pour vous, les confidences du second nommé...

Comment c'est déroulé la dernière tournée Lollapalooza?

Couci-couça. Alternant des temps forts et des temps plus faibles. Côté ambiance, nous n'avons pas eu à nous plaindre. Mais si on aborde l'aspect musical, l'optique est différente. Nous avons rencontré des problèmes. Techniques surtout. Nous ne sommes pas un groupe de festival. Tout le monde a pourtant fait le maximum, mais le changement de line-up nous a joué de vilains tours.

Qui est la nouvelle chanteuse?

Ce n'est pas une nouvelle chanteuse! Nous l'avons engagée pour participer à notre album "Off", mais nous ignorons toujours si nous allons poursuivre cette expérience. Elle joue en fait dans un trio new-yorkais que nous aidons : Spill. Le compositeur/percussionniste Eran Westvood participe d'ailleurs à notre tournée.

Comment êtes-vous entrés en contact avec ce groupe?

Un hasard! Après avoir donné un concert à New York, nous sommes sortis en boite. La chanteuse nous a glissé une cassette. Nous l'avons écoutée. Elle nous a plue. Nous les avons contactés. Et depuis, nous avons sympathisé.

Comment Richard a t-il réagi à son éviction du groupe?

Pas très bien! Mais il faudrait plutôt lui demander. Cela ne s'accepte pas de gaieté de coeur. C'est humain! Se sentir évincé? Je crois qu'il n'y a que lui qui puisse le croire. Il n'a aucune raison de se sentir écarté du groupe. Nous avons simplement voulu expérimenter une formule différente. Par exemple, mixer en "live" ne m'intéresse plus. J'ai fixé mes limites. Je ne me sens pourtant pas exclu parce que j'ai demandé d'engager un technicien pour me remplacer. Il faut savoir relativiser les événements. Le timbre vocal d'un homme est différent de celui d'une femme. Le chanteur ne va pas improviser une petite voix haute, un falsetto quoi! Lorsque tu souhaites incorporer une voix féminine, tu fixes ton choix sur une chanteuse. L'inverse aurait d'ailleurs pu se produire, si nous avions toujours fonctionné avec une chanteuse. Probablement, qu'à un certain moment, nous aurions senti le besoin de nous tourner vers un chanteur. Je pense que cette expérience traduit un besoin d'explorer de nouveaux paysages sonores...

Etes-vous toujours aussi enthousiastes pour vous produire 'live'?

Personnellement, je n'ai jamais été enthousiaste pour me produire en public. Parce que je suis trop difficile. Le degré de qualité atteint 'live' est toujours insuffisant. Donc ne me satisfait pas. Mais demande plutôt à tous ceux qui assistent à nos concerts ce qu'ils en pensent. Parce que moi, je ne serai jamais content.

Le succès engendre-t-il chez Front 242 une plus grande liberté d'action ou provoque-t-il une accumulation de contraintes? N'existe-t-il pas un risque de tomber dans l'autosatisfaction?

Le succès, c'est ce qui peut arriver de pire. Il exige une grande force de caractère, susceptible de surmonter les épreuves. Parce qu'il entrave la liberté d'expression. Aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du groupe. La pression des labels s'accentue. Celle des fans aussi, freinant alors l'évolution de notre création. Je m'en suis plaint récemment. Un type nous a menacés de nous dynamiter si nous nous présentions avec une chanteuse sur scène! Une partie de notre public ne souhaite pas que nous progressions. Il veut que nous reproduisions "Headhunter" ou "Welcome" jusque la fin des temps. Dans ces conditions, je préfère décrocher...

La musique électronique n'est-elle pas au bout du rouleau?

Le monde a évolué. Front aussi. La musique typiquement électronique pratiquée, voici dix ans, n'a plus aucun avenir. La musique hybride bien! Hybride parce qu'elle n'exclut rien. Ni les guitares, ni les drums, ni les samplings.

Un peu à la manière des Young Gods?

En général, j'évite de donner mon avis sur les autres groupes. Pour les Young Gods, c'est un peu différent. Je n'aime pas tout ce qu'ils font, mais leur démarche me plaît beaucoup. Leur musique est pourtant sous-estimée. C'est peut-être un peu de leur faute. Parce qu'ils ne cherchent pas à occuper la place qu'ils méritent. Front est probablement dans le même cas. Je reconnais qu'il existe un parallèle entre les deux groupes dans la manière de concevoir la musique. Avec un résultat différent, c'est vrai! Mais des problèmes identiques. Sur scène par exemple. Nous devons absolument trouver une solution. Et je pense que si, ni les Young Gods, ni Front ne parviennent pas à donner une nouvelle impulsion à cette musique, nous allons déboucher sur une impasse. C'est la raison pour laquelle nous avons expérimenté une nouvelle chanteuse et mené des collaborations avec d'autres artistes. La tentative peut avorter. Mais elle mérite d'être vécue. J'estime d'ailleurs que ces expérimentations mèneront à une porte de sortie. Mais ce n'est plus le moment de tergiverser!...

En soulevant des thèmes comme la manipulation, le stress, l'individualisme, la surinformation, la pollution, n'êtes-vous pas occupés de faire le procès de la société contemporaine?

Pas seulement la société contemporaine. L'histoire nous a prouvé et le futur nous démontrera qu'elle recèle davantage d'aspects négatifs que positifs. Chaque individu doit se battre pour se faire une petite place au soleil. Pour y trouver son petit bonheur. C'est un combat permanent, impitoyable que mène l'homme depuis sa naissance...

Tu ne sembles pas tellement optimiste à l'égard du futur de l'humanité. Est-ce la raison pour laquelle on vous a reproché de défendre des idées d'extrême droite?

Il serait nécessaire de recommencer le processus d'éducation de ceux qui se trompent de cible. Nous n'avons jamais prononcé, ni suggéré de discours semblable. Nous avons dû, même, nous justifier récemment. Ce qui ne devrait jamais se produire dans la vie de quelqu'un. Il est malsain de devoir se justifier lorsqu'une critique est dénuée de tout fondement. Il existe des individus chez qui je pourrais facilement coller une étiquette d'extrême droite ou d'extrême gauche, parce que leur discours reflète une doctrine bien précise. Mais ce n'est pas parce que tu incorpores deux ou trois collages dans une demi-heure de musique que tu en adoptes l'idéologie. Il est indispensable de dépasser les idées préconçues. D'essayer de comprendre la personnalité des autres avant de les juger. La culture devient de plus en plus superficielle; et le pire, c'est que certains médias entretiennent cette situation. Il est plus facile de coller une étiquette sur le dos de quelqu'un que d'essayer de nuancer une opinion ou de comprendre la véritable nature d'un être humain. Tant au niveau politique que musical.

Est-ce que Front est un produit de consommation recyclable?

Oui, je le pense. Je suis étonné que nous ne soyons pas samplés plus souvent. Prodigy nous l'a demandé. Il n'y avait aucune raison de refuser. D'abord, parce que nous n'avons jamais refusé l'opportunité de puiser dans notre répertoire. Et puis nous apprécions sa démarche.

Vous n'avez jamais eu l'idée de composer la musique d'un film?

Nous l'avons souvent proclamé. Mais j'ai l'impression que personne ne nous écoute. N'importe quoi! Même si cette bande sonore n'est pas destinée à un film de science fiction. Tu sais, mon rêve le plus secret serait de sonoriser une œuvre de Peter Greenaway... Mais apparemment cet univers semble plutôt hermétique...

Lors d'un concert, la prestation est interrompue par une panne de courant.
a) vous empoignez des guitares acoustiques, et vous improvisez un set folk.
b) vous entamez des vocalises a capella.
c) vous vous barrez, furieux, et on ne vous voit plus de la soirée.
d) vous persuadez le public d'organiser une émeute.
e) vous filez droit sur la cabine, et tentez de réparer les circuits défaillants.

Une aventure qui nous est déjà arrivée! Mon sequencer continue néanmoins de fonctionner, parce qu'il est alimenté par une batterie... Nous n'improvisons certainement pas un set acoustique. Nous ne sommes pas furieux, sauf si après avoir prévenu l'organisateur de cette défaillance survenue lors du soundcheck, elle se répète au moment du concert. Mais en général, nous attendons patiemment la suite des événements. Et si l'incident perdure, nous plions bagages. C'est un cas de force majeure! Je nous vois mal entamer un exercice a capella (rires)!

Version originale de l'interview parue dans le n° 17 (novembre 93) du magazine MOFO

 

 

 

 

 

 

Showstar

.

Écrit par

Trois ans après la sortie de son premier elpee (« We are ready »), Showstar nous propose « . » (NDR : prononcez ‘dot’ !). Le groupe hutois, dont le line up s’est modifié, a donc pris son temps pour la conception de cet album, enregistré en partie à Bruxelles, en partie à Londres. Et le résultat est à la hauteur ! Les dix morceaux proposés révèlent un travail de finesse et de précision. La pop-rock anglo-saxonne rythmée, à laquelle nous a habitué le groupe, avec les guitares érigées en leaders, est toujours présente (« Mad on your sister », premier extrait de « . », largement diffusé sur Pure Fm, en est un bel exemple). Mais la formation est également parvenue à se renouveler, en composant des titres plus paisibles, baignant au sein d’une atmosphère plus particulière. A l’instar de « Day by day », « Special Gun » ou « Dan », proches de certains morceaux des Smashing Pumpkins. D´ailleurs, le timbre de Christophe Danthinne, chanteur et leader de Showstar évoque souvent celui de Billy Corgan ; et de temps à autre celui de Liam Gallagher. Ce subtil mélange entre l´ancien et le nouveau Showstar fait de «. » une véritable réussite.

Il faut dire que le groupe a bénéficié d´un budget plus conséquent que lors de la confection de son premier opus. Une situation qui lui a permis de travailler aux côtés de Gareth Parton, producteur dont la carte de visite mentionne la mise en forme d’œuvres, entre autres, de The Pipettes, The Killers, Placebo… L’aspect visuel également s’est métamorphosé. Le nouveau logo du groupe, affiché sur la pochette, est le fruit de leur collaboration avec Charlotte Beaudry, artiste hutoise elle aussi, dont les œuvres illustrent le livret du cd. Les thèmes abordés par le groupe sont divers, oscillant entre humour (« Get drunk »), nostalgie (« Stereo songs », « Day by day », « Dan ») et amertume (« Monster=you », « Special gun »). Reste à voir comment Showstar adaptera « . » à la scène. L´album laisse en tout cas présager le meilleur…

Troy Von Balthazar

… is with the Demon

Écrit par

Troy Von Balthazar est un personnage énigmatique. Malgré le succès récolté par Chokebore, il a décidé de se lancer dans une carrière solo. En 2009, le combo s’était quand même reformé pour accorder quelques concerts ; et puis il avait publié un Ep l’an dernier, « Falls Best ». L’Hawaïen vient cependant de graver son troisième essai en solitaire, « … is with the Demon ». Un disque bien dans la lignée des deux elpees précédents. C’est-à-dire sombre, torturé, mélancolique, et probablement capable de refroidir le caractère du plus coriace des Inuits.

Sa voix est bouleversante d’intensité. Pensez à Mark Linous ou Elliott Smith (NDR : ils ne sont d’ailleurs plus de ce monde). Quelques accords de piano, des boîtes à rythmes bancales et des cordes de guitare faméliques soutiennent ce chant dont l’hypersensibilité est susceptible de briser votre cœur. L’émotion est à fleur de peau. Et la mélodie entretient parfaitement ce climat chargé de spleen. De parfaits exemples ? « Tiger vs. Pigeon » ou « Tropical ». Troy Von Balthazar s’enfonce dans le monde des ténèbres ; et soyez prudents, il pourrait bien vous y entraîner, sans même que vous le remarquiez…

 

Various Artists

¡Chicas! Vol 2 Spanish Female Singers 1963-1978

Écrit par

En publiant le second volume de « ¡Chicas! », Vampisoul rend un bel hommage aux chanteuses pop qui ont sévi en Espagne entre 1963 et 1978. Entre sonorités yé-yé (Las Chic, Los Cenits), rock’n’roll (The Zara’s), twist (Karina con Los Jaguars) ou soul (Los Quandos, Barbara), ces filles ont communiqué toute leur joie et leur pétillante énergie au peuple de l’époque afin de lui permettre, d’une certaine manière, d’oublier les difficultés vécues sous le régime franquiste. Plusieurs pépites bourrées de charme parsèment cet opus qui compte quand même 28 titres, dont l’imparable « Tu Eres Mi Idolo », chanté dans un adorable français par Donna Hightower, « Ponte Bajo El Sol », balayé par les claviers vintage des sœurs Elia Y Elizabeth –auxquelles le label barcelonais avait déjà consacré un best-of–, la sucrerie « Pochoclo » de Las Trillizas de Oro ou le plus mélancolique « Aho… Aho » des Chicas. Occultées à l’époque de la dictature, ces artistes talentueuses reçoivent enfin l’attention tant méritée qu’elles n’avaient pas reçue à l’époque! Et les notes signées Vicente Fabuel ainsi que les photos qui figurent dans le booklet valent, en outre, le détour…

 

Laurent Fontanel

Le doux rêveur/Pluie d automne

Écrit par

Laurent Fontanel avoue être fortement influencé par les grands noms de la chanson française traditionnelle, et en particulier par Daniel Balavoine, Michel Berger, Alain Souchon, Véronique Sanson ou encore Jean-Jacques Goldman. Il est vrai que le timbre de ce dernier et celui de Laurent Fontanel sont assez proches. Mais la comparaison s´arrête là ! Il faut en effet avouer qu´il n´a malheureusement pas autant de talent. Les deux titres proposés sur ce cd single sont dépourvus de toute originalité. Les mélodies sont peu recherchées et les textes sont inintéressants. Ajoutons-y la manière maladroite de chanter de Monsieur Fontanel et nous obtenons une œuvre tout à fait ringarde, digne de Franck Michaël. A réserver aux amateurs de kitsch !



Romane Serda

Après la pluie

Écrit par

Enregistré à Londres, ce deuxième disque solo de Romane Serda arbore fièrement un autocollant vantant les ‘12 superbes chansons écrites par Renaud et mises en musique par Romane’. On se sent quand même un peu obligé de démentir cette ronfleuse affirmation. Il suffit d’écouter le lamentable « Les bobos » (un des derniers tubes de M. Séchan) pour se rendre compte que l’inspiration lyrique de Renaud est tarie. Il ne fait pas mieux ici, se contentant de rimes paresseuses comme lors de cet hommage à Bob Dylan : ‘Je sais que ton père était fan d’un certain Robert Zimmerman, d’où ce prénom de gentleman, Dylan’. Le reste est au diapason, illustrant une uniforme succession de ballades pop-rock, jouées pépère par des requins de studio londoniens et martelées par le phrasé répétitif (et agaçant) de Romane Serda. Néanmoins, cet efficace produit d’industrie lourde risque de squatter les ondes F.M. pendant un petit temps.



Anne-Marie s'invite chez Guetta !

Écrit par

Anne-Marie, propulsée grâce au tube « Ciao Adios », s’invite sur un featuring de David Guetta "Don't Leave Me Alone".

A découvrir ici .

 

 

Oh man !

Écrit par

Celle qui avait cartonné avec « Makeba » et « Come », a sorti ce 24 août un second album intitulé « Souldier ». 

En voici le tracklisting:

1. On my way
2. Flash (Pointe-Noire)

3. Alright
4. Oh man
5. Inspecta
6. Dream
7. Star

8. Feel it
9. Abu Dhabi
10. Souldier

 

Pour fêter la sortie de cet opus, Jain dévoile 'Oh Man' ici .


Le morceau le plus emblématique de Cerrone refait surface ...

Écrit par

En 1977, Supernature, le morceau le plus emblématique de Cerrone dévoilait une facette jusque là inconnue du public à travers une version instrumentale...

Aujourd'hui reprise dans la BO du dernier film de Gaspar Noé, "Climax", l'hymne disco-funk, aux paroles surréalistes de Lene Lovich, s'épure pour ne garder que le son entraînant et hypnotique du synthétiseur Odyssey Arp.

L'instrument qui lui était alors inconnu deviendra son fidèle allié tout au long de sa carrière mais aussi une marque de fabrique et la clé de son renouvellement.

Après avoir fait danser les dancefloors du monde entier, ce sera donc aux acteurs de "Climax" de se déhancher sur ce morceau.

Si "Supernature" fut en 1977 une réflexion, sorte de prisme punk et contestaire, sur une époque tourmentée, sa version instrumentale trouvera sûrement écho dans le propos du film de Garspar Noé. 

Disponible aussi sur les plateformes digitales le 7 septembre et en vinyle le 14 Septembre.

A écouter ici .

Que de prédictions !

Écrit par

Entièrement produit par Leon Michels, le premier album du groupe new-yorkais 79.5, « Predictions », est attendu pour fin septembre sur le label Big Crown Records (Lee Fields, El Michels Affair, Lady Wray, The Shacks...).

Etiqueter 79.5 est chose impossible. Le groupe new-yorkais sonne comme un poste de radio où toutes les fréquences s’entremêleraient avec une si grande intensité qu’il s’en dégagerait une force unique, transcendante, quasi spirituelle. On pense à du disco sur un rythme de house actuelle. Que ce soit la reprise d’un banger de Cardi B par les Supremes ou le saxophone de Roland Kirk marié au funk et au versant le plus audacieux de la pop des années 70. Une expérience hautement saluée (à plusieurs reprises) par The New Yorker, sur le seul mérite d’un single autoproduit et d'apparitions live dans la Big Apple.

Les onze titres de ce premier essai englobent toute la complexité de leur travail, parfois littéral et léger, parfois plus abstrait et ésotérique. Si 79.5 est l’un des groupes les plus adulés du moment à NYC, c’est sans doute parce qu’il incarne parfaitement la richesse et la diversité de cette ville…

https://www.facebook.com/thisis79.5/

 

 

Sortie du film « The Essor », de Shazzula, et de la B.O. co-écrite avec Warren Ellis (N. Cave)

Shazzula, la chanteuse / musicienne / réalisatrice bien connue sur la scène alternative bruxelloise (elle fait partie de Wolvennest), vient de sortir son film « The Essor » sur DVD via le label Black Mass Rising. Il s'agit du premier film de la « Spirit Trilogy ». Il voit l'artiste parcourir la Mongolie à la recherche de l' « Esprit » au travers de rencontres avec des shamans. Le film, tourné en 16 mm et en grande partie avec un drone, dure 33 minutes 33 secondes et représente un véritable 'trip' dans l'univers 'dark' de l'artiste.
 
Pour la bande-son du film, Shazzula a collaboré avec Warren Ellis (de Dirty Three), le collaborateur attitré de Nick Cave. Sur la B.O., on trouve également Matthias Loibner, un musicien et compositeur autrichien, virtuose de la vielle à roue. L'ensemble est un crossover entre Minimal, Electronic, Ambient, Experimental & Krautrock.
 
Le DVD est disponible en édition limitée de 500 copies sur Big Cartel, Discogs et Bandcamp.

Premier single pour Boy George depuis 20 ans !

Écrit par

Boy George et son groupe Culture Club sont de retour ! Et ils viennent de graver un nouveau single, « Let Somebody Love You » ; le premier depuis 20 ans !

Ecrit par Boy George, Roy Hay, Michael Craig, Jon Moss et Ritchie Stevens, il a été produit par Future Cuts. Ce single prélude la sortie d’un nouvel album, « Live », qui sortira ce 26 octobre 2018. Il faut se rappeler que depuis sa création en 1981, Culture Club a vendu plus de 150 millions de disques à travers le monde.

Le groupe s'était réuni en 2014 pour participer ensuite, à deux tournées mondiales, à guichets fermés

Tracklist :

1. God & Love
2. Bad Blood
3. Human Zoo
4. Let Somebody Love You
5. What Does Sorry Mean
6. Runaway Train
7. Resting Bitch Face
8. Different Man
9. Oil & Water
10. More Than Silence
11. Life

La vidéo de « Let Somebody Love You » est sur la toile, et c’est ici 

La nouvelle tournée passera par le Lotto Arena d’Anvers, ce 27/11/2018 : https://www.teleticketservice.com/fr/tickets/2018-2019/culture-club

http://boygeorgeandcultureclub.com/

 

Slash vit toujours dans son rêve…

Écrit par

Slash est de retour, flanqué de son band, Myles Kennedy & The Conspirators, pour un quatrième album solo intitulé « Living The Dream », un disque qui sortira le 21 septembre 2018. Sur ce nouvel album, Slash reste fidèle à lui-même et nous propose 12 morceaux aux riffs dynamiques et électriques accompagnés de solos lyriques. Le premier single tiré de l’album est déjà disponible et à découvrir ici 

Pas de tournée prévue actuellement pour l’Europe

Tracklist :

1. Call of the Wild
2. Serve You Right
3. My Antidote
4. Mind Your Manners
5. Lost Inside the Girl
6. Read Between the Lines
7. Slow Grind
8. The One You Loved Is Gone
9. Driving Rain
10. Sugar Cane
11. The Great Pretender
12. Boulevard of Broken Hearts

http://www.slashonline.com/

 

Mortalcombat

Le plus important c’est de s’épanouir dans ce que l’on fait…

Écrit par

Sans aucun doute, le LaSemo est devenu un fer de lance, en matière de découverte musicale. Au lieudit ‘La Guinguette’, un binôme sexué dénommé ‘Mortalcombat’ vient d’y livrer une prestation, certes un peu ‘molle du genou’, mais qui promet tout de même que l’on suive de près, les péripéties de ces trentenaires.
Caché derrière un patronyme issu du célèbre jeu pratiqué dans les années 90, le combo a pris le parti de revisiter la pop française en y ajoutant de la modernité sur fond d’envolées synthétiques.
Entretien avec César (claviériste sortant de BRNS) et sa compagne à la ville comme à la scène, Sarah, entre souvenirs, nonchalance et vague à l’âme…

César, désolé d’y revenir, mais ton nom est irrémédiablement associé à un autre groupe belge, BRNS. Tu as participé à l'écriture, à l'enregistrement et au mixage de « Sugar High ». Tu les as accompagnés sur certaines dates de concerts également. Puis un jour tu décides de tout plaquer en cours de route. Peux-tu nous expliquer le cheminement intellectuel de cette démarche pour le moins étrange ?

César : Mon départ n’est pas récent. Il remonte en fait à deux ans et demi déjà. BRNS est un projet qui exige un investissement full time. Je m’y suis donné corps et âme durant cinq ans. Sincèrement, je ne me sentais plus prêt à m’engager de manière durable pour la sortie de ce nouvel opus. Je ressentais l’envie de passer à autre chose. Durant une pause concert de six mois environ, nous avons abordé le sujet ensemble. Les autres musiciens ont été très compréhensifs. Par chance, ils ont déniché mon successeur rapidement en la personne de Lucie Marsaud qui se réservait auparavant claviers et flûte traversière chez Arch Woodmann, un groupe mené par le Brestois Antoine Pasqualini.

Même si BRNS a pu assurer la pérennité du band sans problème, j’imagine que maintenir le paquebot malgré les défections de certains de ses matelots ne doit pas être facile…

C. : Lorsqu’une formation connaît une certaine pérennité dans le temps, elle est forcément confrontée à ce genre de situation. Ses membres viennent et vont au gré des opportunités, c’est tout à fait normal. Cette défection n’a pas altéré leur succès et je crois que c’est le plus important. Lucie étant une amie, la transition a été d’autant plus facile !

Vous avez milité tous les deux au sein d’Italian Boyfriend. Le projet est en standby, mais est-il toujours sur les rails ?

Sarah : Le projet est en effet en standby. C’est la seule certitude aujourd’hui. Il y a déjà un an et demi que nous avons arrêté de nous produire en concert. A vrai dire, à la fin de la tournée, les uns et les autres ressentaient le besoin de passer à autre chose, que ce soit dans le domaine musical ou non d’ailleurs. César avait envie de rebondir, ce qui a donné naissance à Mortalcombat. Je ne sais te dire combien de temps durera encore cette pause, ni même si Italian Boyfriend renaîtra de ses cendres encore chaudes. On verra ! On ne se pose pas la question parce qu’il n’y a aucune pression de notre part…

Ce besoin de changement dénote un sentiment plus profond, en somme ?

S. : Ce n’est pas un besoin, mais tout simplement une envie. Chacun peut à un moment donné ressentir l’envie de développer des projets un peu plus personnels. L’essentiel est de garder de bons souvenirs et aller de l’avant…

Justement, le fait de baigner dans la musique depuis un certain temps, vous permet-il d’être plus crédible aux yeux de vos pairs ou du public ?

C. : Non, je ne le pense pas ! Lorsque tu empruntes une carrière musicale, il faut pouvoir s’imposer en tout temps. C’est un combat perpétuel. En outre,  je ne crois pas que ce soit à nous de répondre à cette question. A vrai dire, on s’en fout un peu. Le plus important c’est de s’épanouir dans ce que l’on fait…
S. : Je rejoins tout à fait le raisonnement de César. Ce n’est pas parce que nous avons participé à différents projets que nous jouissons de plus de crédibilité aux yeux de nos pairs ou du public. Nous avons un projet particulier, oui, c’est vrai, mais d’autres aussi finalement…

Mortalcombat se réfère à un jeu vidéo populaire des années 90. L’orthographe est pourtant différente. Si le but était de garder cette culture bien ancrée, pourquoi ne pas l’avoir fait jusqu’au bout en optant pour une retranscription identique ?

C. : À vrai dire, on avait déjà l’image du mot en tête en choisissant le nom du groupe. C’était une manière de prendre le contre-pied de nos morceaux qui restent très doux par rapport à la bande annonce violente et agressive du jeu. A titre anecdotique, dans les moteurs de recherche, si tu tapes le patronyme du groupe, tu verras apparaître en premier lieu le célèbre jeu vidéo. Bien avant même de voir nos clips. Nous avons trente ans. Aucun d’entre nous n’y a jamais joué. Personnellement, je ne pourrais même pas t’en parler…
S. : Il fallait une accroche ! Choisir un tel nom nous permet un référencement intéressant puisque tout le monde va ‘tilter’ d’office.

Vous prenez le parti de chanter en français en y ajoutant de la modernité avec des envolées synthétiques. Si ce choix vous permet d’insuffler davantage de subtilités dans le texte et le chant, il reste plus difficilement exportable que l’anglais. Quels sont les objectifs que vous vous étiez fixés au départ ?

C. : Je ne suis pas d’accord avec cette analyse. Il vaut mieux bien chanter en français que mal en anglais, surtout lorsque l’accent est médiocre… Notre langue maternelle n’est pas une barrière en soi. Ce sont des préjugés ! Certaines formations s’exportent d’ailleurs très bien en Flandre. D’autres peuvent connaître plus de difficultés lorsqu’elles choisissent la langue de Shakespeare. A nos débuts, nous avions opté pour l’anglais, mais nous maîtrisions mal cette langue. Seuls les bilingues sont légitimes à mon sens. En adoptant la langue de Voltaire, nous y sommes parvenus. Un jour, un organisateur a refusé de nous programmer au Trix à Anvers tout simplement pour une question linguistique alors que des artistes comme Angèle, Témé Tan ou Nicolas Michaux ont brillamment réussi à s’imposer.

Lorsqu’on choisit de chanter en français, il faut bien admettre qu’il est souvent difficile de trouver un compromis dans la manière de poser les sons, la musicalité et les textes. Or, à l’écoute de votre concert, il y a quelques minutes, j’ai été stupéfait par cet équilibre. Quelle est la recette ?

C. : La manière dont nous travaillons est assez simple. Sarah et moi-même composons la musique et les textes. A l’aide de mon synthé, je peux déjà imaginer à quoi ressembleront les compos. Clément qui nous accompagne est le partenaire idéal parce qu’il se charge des arrangements. Il a des qualités que ni Sarah, ni moi-même ne possédons.

Le clip de « Beau et Décadent », a été tourné dans le quartier bruxellois de Saint-Gilles. Alors, dites-moi, pour la beauté ou la décadence ?

S. : C’est là où l’on vit ! A la base, il ne s’agit pas d’un choix artistique, mais tout bonnement pratique. Le choix s’est imposé de lui-même. Nous n’avions ni le temps, ni les moyens de réaliser autre chose. Au final, le résultat est assez réussi. Avoir tourné dans des endroits que nous connaissons nous touche encore un peu plus.
C. : Je crois que cette solution était la bonne. Nous connaissions cet environnement et pouvions plus facilement repérer des endroits identifiés où les autochtones pouvaient s’y reconnaître facilement. D’ailleurs, peu de temps après, spontanément, une page Facebook intitulée ‘I love Saint-Gilles’ s’est créée.

Sarah, cette vidéo met en scène la quête de l'homme idéal en quelque sorte. Tous ces prétendants aux goûts plus ou moins douteux que tu vas croiser jusqu’à ce que tu trouves ‘the one’ représente la réalité d’une frange de la population féminine. Quel est ton regard de femme sur le sujet ?

S. : Pour ma part, je dois dire que je n’ai pas multiplié ce genre de rendez-vous. En tout cas, ni plus, ni moins que la moyenne des filles de mon entourage. Je n’ai jamais eu l’impression que le personnage du clip recherche quoique ce soit en fait. C’est juste une nana qui a un rendez-vous avec un gars… et ça ne colle pas, voilà tout ! Peut-être attend-t-elle le prince charmant ? Mais, existe-t-il seulement ? Pour y parvenir, elle multiplie les expériences et les rencontres. Dans ma vie de femme, je n’ai jamais cherché cette quête ultime de l’amour. Lorsque j’ai rencontré César, je ne suis pas tombée des nues en me disant ‘Oh, enfin, il est arrivé !’ Mais, oui, c’est devenu mon prince charmant (rire).

César, à la surprise de tous, tu nous as démontré, en ‘live’, que tu possédais un bel organe vocal. Peut-on espérer un jour te voir tenir le micro, voire chanter en duo ? Ou doit-on considérer cette prestation comme un one shot ?

C. : En fait, le titre sur lequel j’ai chanté n’a pas trouvé sa place sur l’Ep. Je ne me considère pas comme un chanteur. Je ne me sens pas du tout à l’aise dans cet exercice. Ce n’est pas naturel. Il faut le voir davantage comme une blague que comme quelque chose de sérieux. J’ignore si je vais recommencer l’expérience, car je démarre de trop loin dans le chant ; c’est très compliqué de rivaliser. J’ai même l’impression d’être un imposteur. Des voix se sont élevées pour que Sarah et moi chantions en duo. C’est une alternative, pas forcément une probabilité.

Un retour remarqué après 17 années de silence ...

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Alors que l’été tire doucement sa révérence, les auteurs du tube séculaire « Voilà l’été » refont parler d’eux après un retour remarqué au festival des Vieilles Charrues cette année.

Ils ne s’interdiraient pas de revenir à la création, semble t-il …

Rappelons qu’à la suite du décès par overdose du chanteur emblématique (1993), le groupe a continué son petit bonhomme de chemin avant de se séparer en 2001.

Une petite piqûre de rappel ici .

 

Penguin Cafe Orchestra

Union Cafe

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Il y a quelques mois, votre serviteur chroniquait l’album « The Imperfect Sea » de Penguin Cafe. Il s’agissait du premier elpee gravé par Arthur Jeffes qui avait voulu, quelque part, ressusciter le projet imaginé par son paternel, en 1974. Un disque publié sur le label anglais, Erased Tapes (Nils Frahm, Olafur Arnalds,…) La même écurie a décidé de rééditer « Union Cafe », un opus du collectif originel. Brian Eno avait été charmé par les qualités de l’orchestre, dès le départ, et l’avait pris sous son aile. « Union Cafe » constitue le cinquième et dernier album de ce groupe. Paru en 1993, il est rapidement devenu culte. En 1997, le leader et fondateur, Simon Jeffes décède…

« Union Cafe » est découpé en seize pistes. Elles sont toutes issues de la plume de Simon Jeffes. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une trentaine de musiciens. Si le piano sert de fil rouge, l’instrumentation s’avère particulièrement riche, le collectif prenant le soin de varier les climats. De ce long playing, impossible de ne pas passer à côté de la version du traditionnel « Discover America », dont la mélodie est restée incontournable...

L’initiative d’Erased Tapes (NDR : une écurie en vogue !) permet de (re)découvrir le projet de Simon Jeffes. A cette époque, Penguin Cafe Orchestra était parvenu à extraire la musique classique et le jazz de son carcan d’initiés et de disciples. Quelques décennies plus tard, manifestement, ce travail de précurseur a payé…

 

Mingawash

Imposteur

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Mingawash est un collectif atypique responsable d’une musique, née d’un croisement entre néo métal hexagonal (Enhancer, Pleymo, Watcha) et nu métal yankee (Slipknot, System of a Down). Née en 2012, cette formation belge semble véritablement dans son élément en ‘live. Des sets décalés, proches de l’hystérie, alimentés par des textes engagés, interprétés dans la langue de Voltaire.

Après les 30 secondes percussives de l’« Intro », « Tape » entre dans le vif du sujet. L’image de Roy Le Panda s’avance, gants de boxe en garde avant de vous percuter la face, sans vergogne.

Le chant est hurlé. Chaque chanson baigne au sein d’un univers métallique différent.

Un peu comme chez Dadabovic, la camisole de force et les médicaments font partie du décor…

Tout au long de « Joujou », les percus sont tribales, dévastatrices et les interventions de grattes suintent de testostérone. La compo raconte l’histoire d’un bipolaire, coiffé d’un chapeau à grelots. L’immersion dans le délire se poursuit…

« Pornographique » vilipende les dérives de la société actuelle contemporaine (l’argent facile, travailler pour payer ses factures, etc.). Les pandanettes soutiennent le chant de Martin.

Une rythmique trash s’impose sur « Médisant »…

« Bande Organisée » nous entraîne à l’époque de la prohibition.

Frénétique et puissant, « Champignon » est hallucinogène…

Une bande sonore réminiscence d’un western spaghetti à la Sergio Leone amorce « Chope Ton Biker », avant que l’image de Roy, se déplaçant sur son mini vélo, ne se mette à circuler dans votre esprit.

Dynamisé par les percus latino de Martin, « Aveugle » est littéralement laminé par les cordes de gratte.

« Imposteur » est un cri du cœur, mais aussi le titre maître de l’elpee.

« Zagadaga » baigne au sein d’un univers oriental, au cours duquel les pecus marocaines évoquent les expérimentations en solo, menées par Robert Plant…

Les Hurlements d´Léo

Luna De Papel

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Le précédent elpee studio de cette formation remonte à 2011. Il s’intitulait « Bordel De Luxe ». Il a donc fallu sept longues années, avant que le collectif ne publie ce nouvel essai. Apparemment, il a pris le temps pour le concevoir. Il s’agit de son sixième en 20 années d’existence ! « Luna De Papel » a été financé par un crowdfunding. Les nouveaux musicos apportent un vent de fraîcheur aux compos dont le mélange entre rock, pop, world, poésie, folk et chanson française s’avère particulièrement audacieux…

Les douze plages constituent autant de tranches de vies. Laurent Kebous signe ou cosigne tous les textes. Chaque titre est une histoire, une atmosphère, qui s'installe tranquillement.

« Des Hauts Des Bas » hésite entre rock'n'roll et twist…

La voix douce d’Aurélia Campione (La Cafeteria Roja) se pose « Luna de Papel », un titre maître particulièrement radiophonique…

Chanté partiellement dans la langue de Cervantès, « Cumbia » nous entraîne au soleil, sur les plages ensoleillées des côtes cubaines, cigare au bec et mojito à portée de main…

Résolument punk, « L'appétit » incite à la révolte, la lutte et la quête d'un monde meilleur. Le cuivré « La ferveur » et « Social traître » sont tout aussi contestataires…

Jojo est à l’accordéon et Napo Romero (Ogres de Barback, Manu Solo) à la gratte pour « Filles de Joie », un morceau qui relate la vie des prostituées, dans les rues de Bordeaux.

Les cordes délicates de l’oud pimentent « La Liste » et « Mourir De Vivre », des pistes où on ressent très fort les influences orientales.

Kebous et Fredo (Ogres De Barback) chantent en duo « Quand Tu Seras Là-Bas », une piste qui clôt l’opus. 

Kent (France)

La grande effusion

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Kent a fondé Starshooter en 1977. Lorsque le groupe se sépare en 1982, l’artiste entame une carrière solo, et pas seulement dans l’univers de la musique, mais également de la BD et du roman. Il apporte aussi sa collaboration à de nombreux congénères, dont Johnny Hallyday, Calogero et Nolwenn Leroy. Il signe encore « Quelqu’un de bien », un titre chanté par Enzo Enzo, en 1994.

Enregistré ‘live’, l’album a été enregistré le 7 novembre 2017, au Café De la Danse, à Paris. « La Grande Effusion » survole quatre décennies de sa carrière. Il y revisite, tantôt seul, flanqué de son groupe ou en duo avec Alex Beaupain (« Tous les Mômes »), Katel (« Notre amour »), Alice Animal et encore le chanteur/guitariste de Radio Elvis, Pierre Guénard (l’excellent « Metropolitain »), des chansons de son répertoire devenues classiques. Et des morceaux, le plus souvent empreints de mélancolie. A l’instar de « Panorama » ainsi que d’une variante longue d’« Ici Et Maintenant ». De l’elpee, on épinglera encore les versions des « Congas et maracas » et « Bestsy party » de Starshooter, ainsi que l’hommage à feu Bowie, « Scary monsters »…

 

La version digitale est enrichie de deux bonus tracks.

 

The Decemberists

I’ll Be Your Girl

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Véritable mythe de la scène indie U.S des années 2000, The Decemberists a publié la bagatelle de 8 elpees, depuis 2002. Mais au fil du temps, le combo a un peu perdu de sa fraîcheur originelle, libérée tout au long de ses classiques « Picaresque » et « The Crane Wife »… Une constatation corroborée par le dernier opus, « What a Terrible World, What a Beautiful World », qu’on pourrait qualifier de moyen. Pourtant, la passion de Colin Maloy et sa bande est demeurée intacte ! Et le groupe nous le démontre tout au long de cet « I’ll Be Your Girl », un disque qui respire la bonne humeur dès son morceau d’ouverture, l’hymnique « Once in My Life », une compo aux accents électro 80’s. Ou encore « Severed », un titre aux réminiscences disco. Sans oublier le glam/rock addictif, « We All Die Young ». Le long playing recèle, en outre, un morceau de bravoure, comme il est le seul à pouvoir le composer; en l’occurrence le sombre diptyque final « Rusalka, Rusalka/The Wild Rushes ». Mais en général, le folk/rock de la formation est joliment coloré de teintes new wave. Tout en conservant le lyrisme qui fait son charme, The Decemberists semble avoir retrouver son potentiel créatif, mais également une joie de jouer diablement communicative grâce en partie au producteur John Congleton (St. Vincent, The Walkmen). The Decemberists prend à nouveau des risques ; et c’est une très bonne idée !

 

Arctic Monkeys

Tranquility Base Hotel + Casino

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Devenus en l’espace de quelques albums, l’un des mastodontes du circuit rock mondial, les p’tits gars d’Arctic Monkeys auraient pu décider, à l’instar de King of Leon ou des Editors, de devenir une véritable machine à tubes, en gonflant le son et en offrant aux stades les refrains XXL et testonérisés dont ils raffolent. C’était mal connaître Alex Turner et ses élégantes aventures précédentes vécues au sein de The Last Shadow Puppets…

« Tranquility Base Hotel + Casino » est surprenant. A cause de cette ambiance classieuse et croonesque’ si chère à ce projet partagé auprès de son comparse Miles Kane. Turner a écrit les pistes de son sixième opus au piano, depuis Los Angeles, et pas à la guitare, comme il était coutumier du fait. En résulte des compos feutrées, matinées de sonorités 70’s, qui évoluent aux confins de l’univers d’un Father John Misty voire de Jarvis Cocker. Un opus qui risque de désarçonner les fans. Pas un single à l’horizon, mais une collection soyeuse de titres nostalgiques teintés de soul. Une belle prise de risque…