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Nouvel album pour TB Frank, ex-Neon Judgement

TB Frank, surtout connu comme étant le chanteur et guitariste du groupe belge légendaire (malheureusement disparu) Neon Judgement, vient d'annoncer le lancement des pré-ventes de son tout nouvel album : « Tock ! ».

Réalisé en collaboration avec Baustein, un musicien et producteur allemand maintenant basé dans le Limbourg, il contient 10 titres qui couvrent un spectre musical très large. On est loin de la new-wave électronique des années 80! Ici, on oscille entre country-folk, rock, reggae et electro. On pense, tout à tour, à Johnny Cash (son artiste préféré), P.I.L., King Dude, Talking Heads et The Prodigy. Un mélange étonnant et.... détonnant.

« Tock ! » est disponible en format digital et vinyle. Le nouveau duo "TB Frank & Baustein" fera ses débuts sur scène lors du Winterfest, à Gand, le 20 janvier prochain.

Pour écouter et pré-commander l'album : https://tbfrankbaustein.bandcamp.com/

Tock

Joni Void

Selfless

Écrit par

Derrière le pseudonyme de Joni Voice se cache le Français Jean Cousin. Originaire de Lille, il s’est établi à Montréal, en 2012, pour y suivre des études de cinéma. Avant de sortir ce premier album, il a notamment publié quelques Eps sous le pseudo de Johnny Ripper. En peu de temps il est parvenu à se forger un nom dans la ville québecquoise, puisqu’il a eu la chance de pouvoir signer sur le prestigieux label Constellation (Godspeed You ! Black Emperor, Silver Mount Zion, Do Make Say Think, …)

Avant d’être compositeur, Jean Cousin est avant tout un bidouilleur hors pair. Sur ce premier opus, aucune ligne n’a été composée par le Français. La totalité des morceaux a été créée grâce à des samples que Joni Void sélectionne et colle bout à bout afin d’obtenir des pièces musicales originales d’une grande qualité.

« Selfless » est un album hétérogène qui, au-delà de la technique utilisée, présente des univers différents. Ainsi, si « Song Sienne », la plage qui ouvre l’elpee, trace des lignes de piano, « Doppler » lorgne vers l’électronica, mais dans l’esprit de Boards of Canada ; et alors que « Yung werther (ogun’s song) » adopte un profil hip hop, « Abjection » véhicule des accents indus, inspirés par Aphex Twin.

Même si l’opus est inégal, il faut reconnaître que l’artiste impressionne par sa technique ainsi que la force visuelle véhiculée par certains morceaux. On suivra donc avec intérêt, la suite de la carrière de Jean Cousin…

 

Alex G

Rocket

Écrit par

Alexandre Giannascoli, aka Alex G ou encore (Sandy) Alex G, s’est révélé grâce à sa participation aux albums de Frank Ocean ainsi qu’à la plate-forme Bandcamp. Et surtout lors de la publication de son sixième elpee (NDR : le premier qui n’a pas été autoproduit), « DSU », en 2014. Depuis, le natif de Philadelphie a été signé chez Domino et a gravé « Beach Music » en 2015 et enfin ce « Rocket », en mai dernier.

La musique de ce nouvel LP baigne au sein d’un style toujours résolument lo-fi et éclectique rappelant parfois Elliott Smith (« Proud »), et dans un esprit si cher au nineties (NDR : pensez à Pavement). 

Après, sans bien connaître le reste de l’œuvre de l’étrange G, l’ensemble semble à la première écoute parfois quelque peu bâclé ; et entre les nombreux instrumentaux de brève durée et les salves punkysantes sans grand intérêt (« Brick »), peu de véritables morceaux semblent sortir du lot. Mais, à force d’écouter ces plages, on finit par déceler quelques petites perles. Dont deux pistes plus country. Soit « Poison root », enrichi par des interventions de banjo, et « Bobby », à laquelle Emily Yacian à participé. Mais également l’americana « Powerful Man », le r&b déviant et autotuné « Sportstar, sans oublier les jazzyfiants « County » ainsi que « Guilty », au cours duquel s’invite le saxophone.

La solution sonore de « Rocket » est longue en bouche. Elle gagne en profondeur au fil du temps et son sens mélodique se dévoile tout aussi progressivement, laissant entrevoir une plume de très grand talent capable de livrer des compos à l’instrumentation riche et variée…

 

EMA

Exile in the outer ring

Écrit par

Avant d’entamer une carrière en solitaire, Erika M. Anderson a milité chez Amps for Christ et Gowns, groupe en compagnie duquel elle a enregistré « Little Sketches on Tape », en 2010. « Exile in the outer ring » constitue son troisième opus solo. Il fait suite à « Past Life Martyred Saints », paru en 2011 et de « The Future’s Void », gravé en 2014. Et avant de publier ce nouvel LP, elle avait réalisé la bande originale d’un film d’épouvante, c’est-à-dire en 2015.

Electro/folk expérimental, la musique d’EMA intègre régulièrement des éléments de drone et de noisy. Pour y parvenir, elle se sert d’une boîte à rythmes, de synthés, d’une guitare, d’une basse et sans doute d’autres machines notamment responsables de samplings. Son expression sonore est destinée à véhiculer des textes sociopolitiques particulièrement engagés mais sombres. Comme les problèmes rencontrés par la population urbaine aux States. Les titres sont suffisamment évocateurs : la berceuse « I wanna destroy », la ritournelle « Blood and chalk », l’hymne « Always bleeds » ainsi que les electro indus « Fire water Air LSD » et « 33 Nihilistic and female », deux pistes abordées dans l’esprit de Ministry, Nine Inch Nails voire Marilyn Manson. Des morceaux qu’Erika chante d’une voix légèrement acide, un peu à la manière de Siouxsie Sioux. Et pour résumer le tout, l’opus s’achève par un titre de circonstance : « When the darkness began », raconté en spoken word.

 

CousteauX

CousteauX

Écrit par

Douze longues années après la séparation de Cousteau, le principal auteur-compositeur Davey Ray Moor et le chanteur Liam McKahey ont décidé de remonter le groupe. En ajoutant un X au patronyme, signe censé symboliser un baiser et une cicatrice. Entre 2009 et 2015, le combo a publié deux albums, d’une musique que les médias ont décrite comme née d’un croisement entre celle de Burt Bacharach, Scott Walker et David Bowie circa « Lodger ». Issu de son opus éponyme, le single « The Last Good Day of the Year » figure dans la B.O. du film « Il se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », long métrage mettant en scène Charlotte Gainsbourg. Et ce titre rencontre un certain succès.

Découpé en 10 pistes, cet elpee est riche en instrumentation. Outre la structure basique basse/guitare/batterie, on y croise piano, cuivres, contrebasses, violons, violoncelles, marimbas, sans oublier les chœurs, une boîte à rythmes et les arrangements. Dans un style qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre The Apartments, Tindersticks et Divine Comedy, McKahey venant y poser son baryton expressif, sis entre feus Colin Vearncombe (Black) et David Bowie. Les ballades sentimentales mélancoliques sont légion. Parfois elles trempent dans le jazz/blues quand elles ne sont pas nightclubbiennes ou alors tramées dans la pop noire, décadente, baroque voire soul. Il y a bien le plus offensif et électrique « This red lines », mais le meilleur titre est incontestablement la valse lente « The innermost light », un morceau coécrit par Carl Barât (Libertines), dans un registre digne de la version du « I put a spell in you » d’Alan Price Set (NDR : pour rappel c’est une compo signée Screamin’ Jay Hawkins).

Bref, une œuvre qui ne manque pas de charme, mais qui souffre d’une trop grande uniformité dans le ton…

 

Bully

Losing

Écrit par

Deuxième elpee pour Bully, formation drivée par Alicia Bognanno, ex-stagiaire chez Steve Albini. C’est d’ailleurs au studio Chicago Audio, qu’elle l’a enregistré. Très nineties, la musique du band puise ses sources chez les artistes indépendants qui ont marqué cette époque, comme Sonic Youth, Nirvana, Sebadoh, Pixies, mais surtout Breeders, Veruca Salt, L7, Sleater-Kinney et Hole, soit le fameux riot grrrl. Pas étonnant que les lyrics de plusieurs morceaux débattent de la condition féminine. Mais la plupart traitent de la séparation douloureuse entre Alicia et l’ex-drummer, Stuart Copeland (NDR : un homonyme du batteur de Police). Des textes qu’elle chante d’une voix frottée au papier de verre, mordante ou impétueuse, régulièrement overdubbée, alors qu’habilement discordantes, les cordes de gratte gémissent ou grincent… tout en cherchant constamment à préserver le fil mélodique… Les nostalgiques de la dernière décennie du XXème siècle devraient apprécier, mais l’ensemble de l’opus est quand même fort brouillon…

 

Sarah Walk

Little Black Book

Écrit par

Premier album pour Sarah Walk, une auteur/compositrice/interprète américaine dont la voix évoque, tour à tour, Joni Mitchell, Leslie Feist, Cat Power, Suzanne Vega ou Selah Sue. Tramées sur le piano, au jeu rythmique unique, les compos véhiculent des lyrics intimistes, mélancoliques, douloureux et introspectifs. Sur les 12 morceaux de « Little Black Book », 8 privilégient des ballades lentes ou mid tempo, parfois enrichies d’arrangements de cordes flamboyants. Mais les 4 autres sont bien plus intéressants. A l’instar de l’hymne angoissant « Can’t slow down », mais surtout du single « Wake me up », une plage aux couplets étranges et aux refrains explosifs. Explosifs comme le percutant « Bored to death » (Amanda Palmer ?), une piste caractérisée par sa basse pulsante, et puis le titre maître, une plage fiévreuse, aux envolées frénétiques. Dommage que tout le long playing ne soit pas de la trempe de ce dernier tiers…

 

Fischbach

Fischbach, c'est le côté sombre de Flora...

Au moment de clôturer cette année 2017, un bilan s'impose : Fishbach est 'la' révélation de ces derniers mois dans l’univers de la chanson française !

De son véritable nom Flora Fischbach, cette chanteuse est originaire de Normandie mais a surtout vécu à Charleville-Mézières. A seulement 26 ans, elle fait déjà l'unanimité auprès de la critique et du public.

Sa musique est étrange et mêle des influences qui oscillent de Rita Mitsuko à Niagara, en passant par Patti Smith, Daniel Balavoine et... Mylène Farmer. Un cocktail étonnant, voire détonnant ! Le premier album de l'artiste, « A Ta Merci », publié par le petit label Entreprise et distribué par Sony Music, révèle une flopée de titres jouissifs, au son très orienté années 80 et traversés par une obsession : la mort. Fishbach danse sur les tombes...

Après avoir accordé deux concerts à Bruxelles (au Nuits Botanique et au BSF) et trois en Wallonie (Namur, Liège et Arlon), Fishbach se produisait il y a peu à La Louvière, dans un théâtre communal fraîchement rénové. Nous avons pu rencontrer l'artiste dans les loges, avant le concert... 

Penchons nous, tout d'abord, sur l'influence exercée par la musique des années 80. D’où vient-elle ? De tes parents ?

Fishbach : Je crois que c'est surtout l'influence involontaire de la radio. Je suis née au début des années 90 et on y diffusait pas mal de musique des eighties, parce que ce style était encore assez récent. Mes parents n'écoutaient pas un artiste en particulier mais j'ai dû baigner là-dedans. Il y avait aussi les jeux vidéo et les génériques à la télévision, comme 'Les Mystérieuses Cités d'Or'. Ou 'L'inspecteur Gadget', par exemple. C'est un peu comme une madeleine de Proust pour moi, à cause des accords un peu funky, des synthés et de la production audacieuse. Quand j’ai commencé à créer de la musique à l’aide de mon ordinateur, ma tablette ou en me servant des synthés, elle parlait à mon coeur. Et lorsque je compose, ces sonorités résonnent et me font vibrer. Je n'ai pas cherché à singer quoi que ce soit, à m'inspirer des années 80 ou d'un artiste en particulier.

Si on devait citer quelques noms de cette époque-là, qui mentionnerais-tu ?

Là, en ce moment, j'écoute de tout, Toto Coelo, Queen –je suis une grande fan de Freddie Mercury–, les Sparks, Vladimir Cosma, ce genre de trucs. J'aime les musiques aventureuses en général et je crois qu’à cette époque, il y avait une audace, une recherche. Je n'essaie pas de la copier mais j'aime bien bidouiller des sons et créer des atmosphères très denses, voire même parfois 'too much'...

Lors d’une interview, tu avais cité Kas Product. Là, on baigne en plein dans la musique 'new-wave' ou 'wave'...

Oui, c'est un duo issu de Nancy...

Je crois d'ailleurs qu'il existe encore : il est de retour depuis 2005.

C'est vrai : je l’ai vu en concert, il y a quelques années. Au début, je partageais également un duo, en compagnie d’un ami...

Oui, un projet au nom bizarre : Most Agadn’t ?

Exact ! Un nom impossible à prononcer et à retenir (rires). C'était très audacieux aussi comme musique, un peu synthé-punk-metal. Mais je me sentais proche de Kas Product aussi parce que les musiciens sont issus de l'est de la France. Je suis originaire de Charleville-Mézières. On partage une vision commune, assez froide, revendicatrice, pas nécessairement sous un angle politique, mais plutôt dans les sentiments. Quelque chose de dur...

Un côté un peu 'punk', d'une certaine façon ?

Clairement. Je ne me suis jamais excusée d'être à ma place, sur scène, derrière un micro. Avoir la liberté de pouvoir interpréter des chansons, pour soi d'abord, se libérer de plein d'histoires ou s'amuser, et puis après, les proposer en live et les partager, c’est génial...

Te souviens-tu de ton premier flash musical quand tu étais jeune ?

La première chanson dont je me rappelle, je la cite souvent, c'est « Il est libre, Max » d'Hervé Christiani. Le souvenir du lieu et du moment est précis. Certaines comptines pour enfants sont gravées en mon for intérieur depuis ma tendre enfance. Elles appartiennent à mon ADN. J'aime beaucoup les mélodies faciles à retenir, qui s'accrochent et finissent par faire partie de toi.

Et au moment où tu composes, y penses-tu ? Ou plus exactement, voudrais-tu, peut-être, que tes chansons ressemblent à des comptines, faciles à retenir ? Ou alors est-ce carrément un jaillissement, un phénomène d'incontrôlé...

J'y pense sans y penser. Cette nostalgie se réfère à des odeurs, des bruits, des sons, qui évoquent un sentiment confortable, peut-être. De rassurant. Ou alors, au contraire, de dramatique, de tragique… Le choix des sons s’opère à ce moment-là et je me laisse emporter par ce qui me traverse...

En général, tu travailles sur ordinateur ?

Oui, c'est l'outil parfait. Je peux, toute seule, réaliser des productions globales de mes chansons, et y ajouter des arrangements. Créer des maquettes dont la couleur est déjà bien définie. C'est ce qui m'amuse. En me limitant à la guitare et ma voix, je ne pourrais pas aller au bout de ce que j'ai dans la tête. Je ne suis pas une très bonne musicienne, mais plutôt quelqu'un qui perçoit la chanson dans son ensemble...

L'habillage est-il très important pour toi ? Est-il destiné à la création d'atmosphères ?

C'est même plus qu'un habillage, c'est carrément tout un décor qui se pose grâce aux arrangements et aux choix précis et particuliers, même s'ils sont parfois discutables. En tout cas, cette exploration, au-delà de la pure composition des mélodies, m’amuse...

Des musiciens de ta génération m’ont avoué, lors d'interviews, que c’est utilisant les plug-ins et les banques de sons des ordis qu’ils ont découvert, par hasard, les sons des années 80, comme les synthés Roland Jupiter, etc. ; et simplement ils leur ont plu. Bref, ce n’était pas pour plagier une époque ou un artiste bien précis.

Tout à fait d’accord ! Evidemment il doit exister une trace dans l'inconscient, là où on garde nos souvenirs d'enfance. Mais en même temps, c'est dangereux, parce que l'ordinateur, c'est l'infini, l'éternité. La musique est immatérielle. Ce sont des ondes. Mais en se servant de l’ordinateur, elle devient encore plus immatérielle, comme un nuage sans fin...

Disposer de ce nombre infini d’alternatives doit être parfois paralysant, non ?

Non, parce que les filtres te correspondent et tu construis un univers qui te rassure, des bases...

Te limites-tu, par exemple, à certains sons, à certains plug-ins ou bien t'autorises tu à partir dans toutes les directions ? Parce qu'il existe quand même une cohérence dans ta musique, un son...

Ah oui, bien sûr ! Au départ, je me limite à certains sons. Je dispose d’un panel que j'utilise chaque fois de manière un peu différente. Et puis, en parallèle, quand mon objectif est précis, j’entreprends des recherches. Je m'autorise à m’égarer et d'ailleurs il faut se perdre un peu. Et de manière fortuite, tu peux tomber sur des trucs que tu n'aurais pas imaginés au départ.

Il me semble que l’autre face de ta personnalité musicale, c'est ce côté 'dark', un peu obscur, sombre, voire mystique. Donc, même question : comment cette sensibilité est-elle apparue dans tes créations ?

Je crois qu'on a tous une part d'ombre en nous et cette ombre peut se faufiler à travers la musique. C'est un exutoire aussi, comme le sport. Composer des chansons est thérapeutique. Ce n'est pas plus compliqué que ça. On a tous nos soucis, nos drames et nos rêves... J'ai remarqué, par exemple, que ceux qui font du 'metal', une musique brutale et pleine de testostérone, sont en fait, dans la vie, extrêmement doux, bienveillants, galants, alors que ceux qui font de la pop gentille, endurent plein d'histoires à la Dallas ou rencontrent des problèmes avec leurs maisons de disque. Bref, ils accumulent les problèmes. David Lynch disait que son art, qui est assez 'deviant', assez 'chelou', lui permettait précisément d'être quelqu'un d'assez équilibré dans la vie réelle, justement parce qu'il déversait tout dans son art, que ce soit le cinéma, la musique, la photographie, etc. Perso, je déverse aussi dans mon art tout ce qui est sombre en moi. Fishbach, c'est le côté sombre de Flora.

Les aspects sombres que tu déverses, ils t’attirent également, non ?  

Mais bien, sûr, le côté obscur de la Force ! (rires) Non, je crois que cette vision se limite à ce que je viens de t'expliquer. Dans mon cas, ce n'est pas plus compliqué que ça.

Et si on parlait de tes projets ?

Là, c'est la fin de la tournée qui a traversé la France, la Belgique et la Suisse.

C'est la première fois que tu te produis dans cette région-ci ? (NDR : La Louvière)

Je suis déjà venue en Belgique à plusieurs reprises. Au Botanique et dans le cadre du BSF à Bruxelles, puis à Namur, Liège et aussi Arlon, dans une église...

Ah, dans une église ? J'ai raté l’événement !

J'aime beaucoup jouer dans les églises. Et plus, à Arlon, le prêtre nous a accueilli très chaleureusement, le son ainsi que les lumières étaient très chouettes et le public belge est très cool… Un très beau moment !

Mais donc, c'est la première fois que tu te produis dans cette partie de la Belgique. D'ailleurs, tu racontes dans tes interviews que, quand tu habitais près de la frontière, tu aimais bien sortir dans les boîtes en Belgique. On peut savoir où ?

Je ne m'en souviens plus vraiment. J'étais très jeune ! (rires) On allait parfois jusqu'à Anvers.

Pour terminer, pourrais-tu partager un coup de coeur avec nous ? Un groupe ou un artiste, actuel, que tu aimes vraiment ?

Un groupe français a développé un univers un peu fou. J’ai vu cette formation aux Transmusicales mais je la connaissais déjà auparavant. Elle s'appelle Le Groupe Obscur... Voilà, tu souhaitais un truc 'dark'... (rires) Les musiciens sont très jeunes. Ils sont issus de Rennes, portent des costumes complètement dingues et leur musique, c’est un peu du Kate Bush à la française...

Ouh là ! Très intéressant !

Leur univers est très années 80, très lyrique. Il y a des guitares et des batteries. Ils ont même inventé une langue qu’ils ont baptisé l'obscurien. Je te conseille leur titre « L'Oiseau de Feu ». Il faut les écouter, aller les voir en concert et les encourager parce que leur projet est très prometteur...

Merci, Flora !

Merci à toi !

Remerciements: Flora, ‘C'est Central – La Louvière’, Les Disques Entreprise, Sony Music Belgium, Valérie Dumont, Patrizia Merche et Laetitia Van Hove.

L'interview audio de Fishbach sera diffusée dans le cadre de l'émission WAVES. A suivre via Facebook ou Mixcloud.

Photo : Phil Blackmarquis

ASHES (France)

Something In The Air (Ep)

Écrit par

Clémence de la Taille a choisi comme patronyme musical ASHES. La Bordelaise milite également au sein du duo Calame, en compagnie de son frère Arthur. Cette auteur/interprète est également peintre et sculpteur sur métal. Son projet implique également Syan, aux claviers et machines, matos dont se sert également Clémence. Cependant, elle se réserve les vocaux.

Ténébreuse, son électro/pop laisse quand même filtrer quelques rayons de lumière. Ce qui lui permet de créer des paysages sonores atmosphériques et envoûtants.

Il est clair que Clémence recherche la légèreté dans la puissance, la lumière dans l'ombre et l'équilibre dans la violence.

« So Do I » est censé transporter le mélomane au sein d’un univers vaporeux ; mais après s’être immiscé subrepticement sans le creux de l’oreille, la voix de Clémence est rattrapée par les beats frénétiques…

« Something In The Air » n’est pas une reprise de Thunderclap Newman, mais une plage électro/pop sucrée/salée par la voix feutrée de la vocaliste (le clip est à découvrir ici)

Une voix qui lorgne plutôt vers celle de Sharleen Spiteri sur « Lady In Black », une compo tendre, plaisante et à la mélodie accrocheuse… 

Le titre maître est étrange, envoûtant même. Il pourrait même servir de B.O. pour un film d’épouvante. Le spectre de Mike Oldfield plane même. Faut dire que son titre, « Ashes », a peut-être brûlé en enfer…

Surfer Blood

Snowdonia

Écrit par

Le parcours de Surfer Blood est loin d’être un long fleuve tranquille. Après avoir convaincu la critique musicale, grâce à un superbe premier album gravé en 2010 (« Astro Coast »), le groupe a été poursuivi par les malédictions. Outre des problèmes judiciaires et de label, il a été confronté à la maladie de son guitariste. Atteint d’un cancer, Thomas Fekete quitte d’ailleurs la formation, juste après la sortie du troisième elpee, « 1000 Palms ». Et décède quelques mois plus tard. Kevin Williams, le bassiste, tire également sa révérence. Pour d’autres raisons. Il est remplacé par Lindsey Mills, alors que le guitariste Michael McCleary rejoint le nouveau line up. Les deux remplaçants sont cependant d’anciens potes d’école des musicos originels.

Malgré le contexte difficile au sein duquel ce quatrième LP a été concocté, la musique de ce combo floridien n’a pourtant jamais parue aussi allègre, même si en filigrane, à travers les lyrics de certains morceaux, le deuil remonte à la surface (« Dino Jay », « Frozen »). Paradoxalement ensoleillées, les compos baignent dans une forme de pop/rock aux mélodies limpides et accrocheuses. Les riffs de guitare sont particulièrement efficaces et s’autorisent parfois une ligne en solo. Les chœurs soulignent judicieusement les refrains, à l’instar du single « Matter of time ». Certaines plages bénéficient de brisures de rythme. S’étalant sur un peu plus de 7’, et dans l’esprit de Whitney, le titre maître en est la parfaite illustration. Bref, en 8 pistes, le band yankee nous replonge au cœur des 90’s, évoquant tour à tour Weezer, Pavement ou encore Teenage Fanclub.

Une excellente surprise, à laquelle, franchement, on ne s’attendait pas…

 

Brutus

Burst

Écrit par

Ce trio louvaniste a eu la bonne idée d’abandonner les reprises de metal pour se consacrer à son propre répertoire. Et franchement, sans ce virage à 180°, on serait certainement passé à côté de l’une des révélations belges, pour l’année 2017. Depuis la sortie de leur premier elpee, Stephanie Mannaerts, Stijn Vanhoegaerden et Peter Mulder ont connu une ascension fulgurante. Outre la multiplication de concerts aux quatre coins du Vieux Continent et sa participation à tous les grands festivals belges, Brutus vient de signer chez Sargent House, label qui héberge des artistes notoires (And So I Watch You From Affar, Russian Circles, Boris, Deafheaven, Chelsea Wolfe ou encore Earth).

Enregistré à Vancouver par Jesse Gander (Japandroids, White Lung, …), « Burst » est un album riche en influences tout au long duquel on ne décroche pas une seconde. Stephanie en est la figure centrale. Outre son excellent drumming, ses prouesses vocales sont chargées d’émotion tout en évitant de sombrer dans le lyrisme exacerbé ou de déraper dans les beuglements. Ses deux compères affichent une excellente technique. Et tout particulièrement Stijn, le guitariste, qui alterne interventions subtiles et percutantes. En outre, en jonglant entre les genres, le groupe rend sa musique imprévisible… 

Si « All Along » lorgne vers le hardcore, « Drive » et « Bird » baignent dans le post-rock/metal. Et « Crack/Waste » adopte un profil carrément math-rock. Des exemples, parmi tant d’autres, qui démontrent toute la richesse de style du band.

Tout comme Oathbreaker, Brutus est un nouveau groupe flamand à suivre de très près. Drivées par des chanteuses à la forte personnalité, ces deux formations parviennent à détacher le métal de ses codes machistes…

 

Animal Youth

Animal

Écrit par

Réunissant Guy Tournay (ex-Siamese Queens), Jérôme Damien (ex-Siamese Queens, Black Sheep ainsi que des très éphémères Coming Soon) et Hugo Claudel, Animal Youth constitue incontestablement, une des révélations belges pour l’année 2017. Avant d’enregistrer son premier opus, le trio basé à Bruxelles a accumulé une solide expérience en fréquentant les salles noir-jaune-rouge ainsi que plusieurs festivals estivaux, comme celui de Dour.

Si le noyau dur de la formation émane du punk-hardcore, il faut admettre que les jeunes animaux puisent surtout leur inspiration au cœur des 80’s. Ainsi, les mélodies glaciales et mélancoliques qui hantent « Darkest Place », « Rainy Day » ou encore « Sunday » adoptent certains codes institués par des groupes tels que The Cure, Jesus and Mary Chain. Notamment. La reverb dans les vocaux et les accords de grattes sont omniprésents. Les nappes de claviers sont discrètes. La ligne de basse est caoutchouteuse. Cependant, les instincts primaires ne sont pas toujours gommés. Et ressurgissent épisodiquement. Les cordes de guitare deviennent alors davantage incisives, acérées même. Celles de basse, tranchantes. Ainsi, « Eat you Alive », « Love You (When You’re Dead) » et « To Burn is the Next Big Thing » partagent une même vision post punk que des combos comme Protomartyr ou A Place to Bury Strangers.

Quoi qu’il en soit, proche de l’hibernation ou de la furie, les pistes du premier long playing d’Animal Youth sont alléchantes. Et d’une efficacité redoutable !

 

13th Procession

Shed (Ep)

Écrit par

« Shed » constitue le premier Ep de ce duo havrais réunissant Baptiste Solerg et Juliette Richards. Enregistré à Paris, ce disque baigne dans la musique folk. Epurées, minimalistes (NDR : parfois à l’excès), les cinq premières plages se limitent à la guitare sèche, jouée en picking ou grattée, au ukulélé ainsi qu’au chant. Mélancolique, la voix de Juliette lorgne le plus souvent vers celle de Julia Stone, même si parfois elle emprunte certaines inflexions (mais ni le timbre et encore moins les envolées capricieuses) à Dolores O'Riordan (Cranberries). 

Mais le plus intéressant procède du dernier morceau, « Your heart and mine ». Il bénéficie du concours d’arrangements de violon et de violoncelle, particulièrement subtils, ainsi que d’un zeste de percus. Un développement qui mériterait certainement d’être davantage approfondi dans le futur…

 

Jo Wedin & Jean Felzine

Pique-Nique

Écrit par

Fondé en 2015, ce duo atypique réunit la Suédoise Joanna Wedin (NDR : non, non, elle n’est pas ministre dans le gouvernement belge, mais c’est une ex-membre de MAI) et le Français Jean Felzine, toujours impliqué chez Mustang. Les deux artistes partagent une même passion pour les belles voix et les compositions issues des 60’s ainsi que des 70’s. Yéyés ou pop ! Qu’elles soient issues de l’Hexagone ou de l’autre côté de l’Atlantique. En 2016, la paire avait gravé un premier Ep. Intitulé « Les Hommes (Ne Sont Plus Des Hommes) » il baignait dans la french pop underground.

Rétros, les compos du tandem se caractérisent par leurs refrains contagieux et le chant à deux voix.

Véhiculant des accents caribéens, « Les Hommes (Ne Sont Plus Des Hommes) » est sculpté dans un disco/funk empreint de nostalgie…

Slow crapuleusement langoureux, « Idiot » aurait pu figurer au répertoire de Françoise Hardy.

Tapissé par le Hammond, « After Laughter (Comes Tears) » est une reprise signée Wendy Rene. Un soul/blues rappelant que Wedin est une grande admiratrice de feu Otis Redding.

Guitares mélancoliques et ivoires lancinants plongent « Un Jour De Plus Un Jour De Moins » au sein d’un climat cinématographique. Et on pense ici tout particulièrement aux B.O. pour westerns spaghetti signés Ennio Morricone.

« Femme De Chambre » surfe sur des cordes de gratte menaçantes… des cordes surf, mais aux saveurs multiples qui envahissent « Le jeu »…

Glam/rock, « Ne Fume Jamais Au Lit » évoque et ne suscite pas l’ennui…

Corrosif, l’amour laisse des cicatrices. Sur le « Nez, Lèvres et Menton ». Besoin de chirurgie esthétique ? 

S’enfonçant aussi bien dans les sixties que les seventies, le délicieux « Pique-Nique » passe à la moulinette rocksteady, rockabilly, pop française et soul blanche.

Entre nostalgie et modernité…

 

AZERTY ... tout simplement !

Écrit par

Depuis Jalhay et sa musique folk feutrée, Azerty a levé les volets, quitté les bois et retrouvé la ville en prenant soin de tout laisser grand ouvert. S'est alors engouffrée dans on expression sonore une pop espiègle et curieuse de tout, épaissie par une section rythmique qui transforme l'ancien trio en un fringant quintette.        

​​Si le ton intimiste des débuts n'est pas toujours si loin (Ville Rouge, Drunk Frans III), Les Cailloux propose une poignée de chansons aux couleurs plus vives et aux terrains plus vastes qu'autrefois.

Envie de découvrir cet univers ? Cliquez ici !


Les Nits ne s’arrêteront jamais !

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Après une tournée anniversaire célébrant 40 ans de carrière et le side-project TING! en collaboration avec le Scapino Ballet Roterdam, l’inépuisable trio pop amstellodamois NITS est de retour avec un nouvel album studio intitulé Angst.

Successeur de l’album studio Malpensa (2012) et de l’album live Hotel Europa, Angst a été enregistré au printemps 2017 dans le home studio du groupe à Amsterdam. On y retrouve 10 nouvelles chansons composées par Henk Hofstede, Rob Kloet et Robert Jan Stips.

L’album a vocation de récit et nous narre l’histoire de la Hollande pendant la guerre entre occupation et libération, de la vie de l’après-guerre en Allemagne, d’un voyage en train d’Elvis le long du Rhin dans les années 50, et d’une grand-mère qui vous tricote un pull pour vous protéger du froid et de l’inconnu…

Le groupe repartira en tournée à travers l’Europe au printemps 2018.

Afin de (re)découvrir l'univers des Nits, cliquez ici !

 

A nouveau des travaux sur la N89 !

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Le nouvel album de Jean-Louis Murat, TRAVAUX SUR LA N89, a été enregistré à Clermont Ferrand, avec Denis Clavaizolle.

Il marque une nouvelle étape dans la création de Jean-Louis Murat, dont la discographie est déjà riche de plus d'une trentaine d'albums.

Un extrait est disponible ici !

 

le duo bruxellois Blondy Brownie dévoile son Almanach !

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Échappées de quelques fameuses formations belges et internationales (Kris Dane, Agnès Obel, Soy un caballo, Melon Galia, Mièle, The Tellers, Noa Moon,…) Aurélie Muller et Catherine De Biasio inventent une pop à tiroirs dont les dynamiques, tirant parfois vers le kraut, ne ramènent jamais au sol le nuage vaporeux sur lequel Broadcast et Stereolab font de la vespa avec Animal Collective.

Après en avoir dévoilé plusieurs extraits au compte-gouttes, le duo bruxellois Blondy Brownie lève le voile sur son tant attendu premier album Almanach (Luik Records).

Chacun des morceaux du disque est le résultat d’un featuring avec un homme, différent pour chaque chanson : Tim Clijsters (BRNS), Olivier Marguerit (O.), Katerine, Antoine Wielemans (Girls in Hawaii), John McEntire (Tortoise), et autres invités surprise.

 

 

Une musique toujours plus brute et sauvage ...

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UNDERVOID dévoile un 3eme EP et marque au fer rouge son envie de porter une musique toujours plus brute et sauvage.

C’est avec une rage contagieuse qu’ils ne laissent rien au hasard dans un registre sans concession.

Ces quatre nouveaux titres témoignent de l’évolution du groupe, on y retrouve plus que jamais cette énergie scénique qui les caractérise.

UNDERVOID propose un disque épuré tant dans le son que dans l’écriture des morceaux et offre un résultat brut et incisif.

Un univers à découvrir ici  !

 

 

Un album plutôt sombre pour MGMT !

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MGMT vient de dévoiler un nouveau single ‘When You Die’, extrait de son 4ème album, « Little Dark Age », à venir en février 2018.

Ce single fait suite à l’annonce d’une tournée intimiste en 2018 dans des salles iconiques, dont La Cigale à Paris le 5 février prochain (complète en 3 minutes), à travers l’Europe qui finira au mythique London Brixton Electric.

« Little Dark Age » a été produit par MGMT, Patrick Wimberly (Charlift, Kelela, Blood Orange) et leur collaborateur de longue date, Dave Fridmann (Flaming Lips, Spoon, Tame Impala).

Formé en 2002, MGMT a sorti un premier album puissant et nommé aux Grammy Awards, Oracular Spectacular en 2007. Ce dernier a été suivi par Congratulations en 2010 et en 2013 par l’album MGMT.

Premier extrait disponible ici !

 

Eric à nouveau dans sa cuisine ...

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Ca y est , Eric in the kitchen présente son onzième EP de l’année (à découvrir ici ).

Comme d'habitude, vous pouvez télécharger le tout gratuitement !

Lorsque le dernier sera publié en décembre, les 12 EPs seront compilés sur une double CD qui sortira sur le label nivellois paperheart music ( paperhearmusic.net ).

Release party conjointe avec la sortie du premier EP de Safe Side le dimanche 4 février après midi à "la boite à Zik " de Nivelles .