La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

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La vérité selon RORI

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Romano Nervoso

I don’t trust anybody who doesn’t like rock n’roll

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Pour enregistrer son nouvel elpee, Romano Nervoso a reçu le concours de Pelle Gunnerfeldt, le producteur fétiche des Hives, à la mise en forme. Il n’est donc pas étonnant que l’expression sonore creuse au sein d’un univers proche du groupe suédois. Mais pas seulement. La formation louviéroise pioche également et largement son minerai chez ses idoles, comme Damned, MC5 et surtout les Ramones. Enlevées, la plupart des compos sont bien sculptées dans le garage/punk. Si « Televised » lorgne carrément vers Johnny Thunders, caractérisé par son refrain addictif et ses chœurs, « American dream » excave le Green Day originel. B.J. Scott vient donner de la voix sur le blues mid tempo, « In my mind ». Des riffs de gratte ‘rollingstoniens’ alimentent « Thursday night fever ». Chanté alternativement en anglais ou en italien, « Looking for sun » adopte le tempo d’une valse, mais surtout rappelle les racines transalpines de Giacomo Panarisi. « Meet the 300 Sicilians » constitue probablement le meilleur titre de l’opus. Il diffère totalement du reste du long playing. C’est aussi le morceau final. Imprimé sur un tempo du cheval au trot, menaçant, il se nourrit de western spaghetti (NDR : une réponse à Dario Mars & The Guillotines ?) et se distingue par sa jolie mélodie, parfois sifflotée, et ses accords de gratte surf. Enio Morricone et Sergio Leone ne sont pas loin, même si le climat y est plutôt proche de The National…

 

Monolithe

Nebula Septem

Écrit par

C’est sous une pluie froide et drue de riffs que Monolithe ouvre le rideau d’un chancre désolé de quarante-neuf minutes, précisément. Un septième album studio réunissant sept morceaux de sept minutes chacun. Monolithe semble également monomaniaque. Si la symbolique du chiffre six, dans le paysage métallique, se rapporte fréquemment à l’occulte et au maléfique, ce nouvel opus en prolonge la mystique : après le passage du Malin, il ne reste plus que des ruines. Ce paysage de post-dévastation, c’est ce que vous propose de contempler ce sextuor français sous l’aura froide et lente du Doom. Chaque titre est en soi une construction complexe, où les motifs musicaux se répètent à l’envi, telle une spirale infernale, en mutant graduellement vers une forme nouvelle. Le tout, arraché laborieusement à coups de voix grave d’outre-tombe. Quelques riffs heavy sur « Coil Shaped Volutions » permettent d’entrevoir une brèche lumineuse avant de replonger, de plus belle, six pieds sous terre. Une contemplation majestueuse du néant. Le genre de long playing qui nécessite de prendre le temps, de se laisser emporter tout en restant attentif, d’avoir le plaisir de vivre et de revivre une exploration hors de soi. Monolithe trace des balises, certaines sont confortables, d’autres demandent d'abandonner une part de soi au seuil de la conscience. « Delta Scuti » en est à ce niveau exemplatif : il emporte l’auditeur·trice au cours du morceau dans un vortex de sonorités anxiogènes, nourri à coups de boucles électroniques brèves mais totalement inattendues et déstabilisantes. Une parenthèse temporaire avant de poursuivre la sombre exploration. Une pérégrination qui peut même à certains moments prendre la forme d’un rite initiatique, tel qu’à la fin d’« Engineering The Rip », pour enfin renaître sous une nouvelle mouture évoluée et clore cette petite heure expérimentale par une voie électronique, que la mémoire collective pourrait raccrocher à un univers astéroïdal, une envolée finale positive au-delà de la gravité après avoir ressenti et vécu différentes phases de spleen, de doutes et de retours à soi.

 

Lea Porcelain

Hymns to the night

Écrit par

Lea Porcelain est un duo allemand établi à Londres. Il réunit Julien Bracht et Markus Nikolaus, deux producteurs/musiciens. Empreinte de mélancolie, atmosphérique, cinématique même, sa musique baigne dans une forme d’électro-pop dark qui puise son inspiration dans la cold wave issue des eighties. Pensez à Cure ou à Joy Division (NDR : cette ligne de basse) ou plus précisément au New Order originel (NDR : une question d’« Atmosphere »). Encore qu’alanguie, la voix évoque plutôt Ed Kuepper voire Tom Meighan de Kasabian. Déformée tout au long de « Loose light », elle en devient maléfique. Et lors du titre final, « Endlessly », morceau le plus percutant de l’opus, elle emprunte même les inflexions à Bono. Les deux artistes teutons apprécient Moon Duo. Pas étonnant, car si on remplaçait les influences psychédéliques de ce dernier par le post punk, tout en lui imposant un mid tempo, probable que les deux bands seraient finalement très proches…

 

Grandbrothers

Open

Écrit par

Issu de Düsseldorf,  Grandbrothers est un duo réunissant les pianistes Erol Sarp et Lukas Vogel… bien qu’en vérité, ces deux artistes n’en soient pas de véritables. Et pour cause, le second est plutôt ingénieur et programmeur. Il se sert d’ailleurs de son ordi pour manipuler et sampler les sons de l’instrument (il a construit une batterie analogique à partir des sonorités produites par les ivoires, par exemple). Cette formule originale avait fait mouche dès le premier album « Dilation », paru en 2015, et aujourd’hui de manière encore plus aboutie sur « Open’ », un opus qui devrait plaire aux fans des néo-classicistes Hauschka ou encore Nils Frahm. On vous conseille d’ailleurs de débuter l’écoute de cet LP par l’imparable tube « Bloodflow ». Entre mélopées délicates (« From A Distance »), poignantes et mélancoliques (« Honey ») ou plus électroniques, ces géniaux ‘grandsfrères’ réservent une nouvelle vie et beaucoup d’air au piano classique dans une voie pas trop expérimentale.

Cup

Hiccup

Écrit par

Cup, c’est le projet de Tym Wojcik, un Américain issu de Houson, mais établi à New York. « Hiccup » constitue son septième elpee. Indé, underground, la solution sonore déversée tout au long de cet opus est très électrique, hoquetant entre garage/rock à coloration 60’s, psychédélisme circa 70’s, post punk, college rock et grunge. Un peu dans l’esprit de Ty Segall voire des Oh Sees, même si le climat évoque plutôt Wire. Pour enregistrer ce disque, Wojcik a reçu le concours d’un backing group. Les compos sont brèves, énergiques, intenses, intransigeantes, directes, groovy, brutales, caustiques, abrasives et jouissives. Parfois également noisy. Et même enlevées. Mais pourtant, filtre à travers les compos, un subtil sens mélodique, entretenu par la voix écorchée de Tym ainsi que par sonorités des cordes de grattes. En finale, « Mindreader » est même hanté par un Sonic Youth au sommet de son art. A consommer sans modération, si c’est votre tasse de thé…

 

Jacques Stotzem

The way to go

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Originaire de Verviers, Jacques Stotzem est aujourd’hui âgé de 58 ans. Il s’est forgé une solide réputation comme guitariste. Sur une gratte acoustique. Spécialiste du picking, il et capable d’attaquer des tas de styles musicaux, comme le folk, le jazz, le blues et même le rock. Depuis 1982, il a gravé de nombreux albums. Son précédent, "To Rory", rendait hommage au regretté bluesman irlandais Rory Gallagher. Paru en 2015, il avait bien été reçu par la critique. Il signe les 10 plages de cet elpee.

Il entame son aventure par "Dreaming of a better world", une compo empreinte de tendresse et d’une grande beauté, qui dont le rêve fait abstraction des obsessions et des multiples soucis du monde actuel. "Deep sea" baigne au sein d’un climat plus mélancolique. Son doigté délicat aux cordes est bien mis en exergue sur le titre maître. La part de rêve plonge dans la nostalgie du passé à travers "It's gone forever", "Something to remember", mais aussi "Plage d'automne", une valse légère ou encore "Musette pour Edith", clin d’œil adressé à l’œuvre de Piaf, une piste au cours de laquelle on imagine les touches de l’accordéon remplacer les cordes de sa gratte. Les promesses du présent laissent aussi présager des moments inspirés et très positifs comme "A ride on 59" ou "A break in the clouds", qui pourrait aisément s'adapter aux cordes amplifiées. Enfin, le rêve se poursuit dans la délicatesse hispanisante d'"Along the river". Un beau voyage tout en ballades.

Jimmy Carpenter

Plays the blues

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Ce saxophoniste roule sa bosse depuis un quart de siècle. Ses débuts remontent à 1980. A cette époque, il sévit chez Alka-Phonics, un groupe issu de son patelin, à Greensboro, en Caroline du Nord. A cours des nineties, il accompagne d’excellents gratteurs comme Tinsley Ellis ou Jimmy Thackery. En 2004, il s’est établi à la Nouvelle Orléans. Il a publié, fin 2008, "Tolling in obscurity", son premier elpee solo. Depuis, il ne cesse d'être sollicité. Et pour cause, il rallie les backing groups d'Eric Lindell, de Walter Wolfman Washington, et plus récemment, de Mike Zito, en l’occurrence The Wheel. "Plays the blues" constitue son second opus personnel. Il a été enregistré au sein des studios Nola à New Orleans, sous la houlette du son ami Mike Zito. Ce dernier se charge de la guitare et des vocaux qu’il partage auprès de Jimmy ! Le tracklisting réunit essentiellement des reprises signées par des légendes du blues. Et plusieurs amis du souffleur sont venus apporter leur concours lors des sessions.

L’elpee s’ouvre et s’achève dans le r&b. Traité dans un style Memphis, le "You belong to me" de Magic Sam entame les hostilités. Mike Zito brille déjà au chant et aux cordes. Carpenter introduit le "Too late" de Willie Dixon (NDR : le légendaire Little Walker, l’avait traduite en succès, il y a bien longtemps), une piste imprimée sur un tempo enlevé. Jimmy ne tient pas en place et explose son saxophone. Plusieurs plages instrumentales le mettent d’ailleurs en exergue. A l’instar du blues lent "Jimmy plays the blues", du "Surf monkey" de Freddy King, au cours duquel Tinsley Ellis se consacre aux cordes, du "Slow soul" de Sam Cooke et du "Preach" de King Curtis. Lewis Stephens siège derrière le piano tout au long du blues/rock "Kid in my head", un des trois meilleurs morceaux du long playing. La cover du "Blues with a feeling" de Little Walter est également remarquable. Et enfin le classique d'Otis Rush, "All your love", au cours duquel Zito excelle au chant et aux cordes.

 

Andrew Chapman

Well, It's about time!

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Andrew Chapman, surnommé ‘Jojo’, est un vétéran de la scène musicale blues. Il y sévit depuis la fin des sixties, soit depuis l’époque où il a rencontré Tony Braunagel. Il fonde ensuite The Bloontz All Stars, en compagnie du bassiste Terry Wilson. Et Braunagel rejoint le line up, un peu plus tard. Pourtant, Chapman abandonne sa carrière musicale. Aussi, Braunagel et Wilson émigrent à Los Angeles et deviennent des musiciens de studio incontournables.

Plus de 40 années plus de tard, Jojo refait surface et enregistre son premier opus solo. Pour le réaliser, il a fait appel a des potes et quelques requins de studio dont le claviériste John ‘Rabbit’ Bundrick (NDR : ce dernier a accompagné les Who, sur les planches, pendant plus de trois décades). Chapman ne joue pas d’instrument. C’est un chanteur. Et cet elpee met en exergue son talent au chant…

Funky r&b néo-orléanais, "That's the kind of day I had today" fait la part belle aux ivoires de l’ex-Electric Prunes, John Herron, et aux cordes du regretté texan Stephen Bruton. Ce dernier signe "Face of love", une plage caractérisée par un envol à la guitare du remuant Billy Watts. La voix est particulièrement émouvante tout au long de "Plane ride from Paris", une plage tapissée par les claviers de Rabbit Bundrick et ciselé par les cordes de Watts…

 

Mike Biggar

Go all in

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Ce Canadien a décroché de nombreux prix dans le New Brunswick, dont il est originaire, et sur la côte est du Canada. Un chanteur/compositeur de roots. "Go all in" constitue son troisième opus. Mike possède une bonne voix et n'hésite pas à aborder des styles différents, comme le blues, le r&b, le rock et la country. Pour mettre en boîte les douze plages de cet LP,  il a reçu le concours de son backing group. Il signe la presque totalité des compositions!

Cette voix est d'attaque dès "Blood from a stone". Cordes acoustiques et métalliques du dobro soutiennent l’offensive. La température monte d’un cran sur "Go all in", une superbe piste largement amplifiée et cuivrée, au cours de laquelle les grattes cavalent. Frétillante et séduisante, la voix s’impose sur "Can't believe it", un roots rock entretenu par les guitares, le banjo et la pedal steel. Un style qui correspond parfaitement à l’artiste. Dynamisé par les cordes électriques en verve de Kris Richards, "Hell and high water" et "Playdate" en sont d’autres belles illustrations. Mike est également à l’aise quand il aborde la country. A l’instar de "Leaving these days", souligné par la mandoline, et "Kinda sad", une plage caractérisée par un dialogue subtil entre la pedal steel et la guitare de Grant Heckman. Les interventions de Charlie A'Court, un autre artiste roots canadien sont véritablement magiques, tout au long de "Love & Insanity", un titre que les deux artistes cosignent. Et l’intervention vocale est à nouveau superbe ! Enfin, imprimé sur un mid tempo, "That takes some balls", bénéficie du concours du producteur Terry Wilson, qui se charge de la basse, de la guitare et du piano électrique…

 

Beechwood

Songs from the land of nod

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Ce trio new-yorkais pratique une forme de psyché/pop/rock/garage qui devrait ravir les passionnés du genre. « Songs from the Land of nod » constitue son second opus. Il fait suite à « Trash Glamour », paru en 2014.

Si vous appréciez Allah Las, vous ne pouvez d’ailleurs pas passer à côté de Beechwood. Cool et pop, « Ain’t gonna last all night », le titre d’ouverture, en est certainement le plus proche. Le spectre de 13th Floor Elevators plane tout au long d’« I don’t wanna be the one you love », même si les sonorités de guitare rappellent plutôt celles de George Harrison sur « Abbey Road » ; des sonorités qu’on retrouve également sur « C/F », une plage caractérisée par le recours à la slide ainsi qu’au piano et caressé par des vocaux évanescents. Celui de Syd Barrett sur le ténébreux « This time around » et le crépusculaire « All for naught », encore qu’ici, les harmonies vocales semblent contaminées par le « Magical Mystery Tour » des Fab Four. Celui d’Alex Chilton tout au long du contagieux « Heroin honey ». De Damned sur « Pulling through » ou plus exactement au « Disconnected » de Steve Bators. Brian Jonestown Massacre sur le titre maître. Et enfin des Troggs voire d’Electric Prunes lors de la cover sauvage du « I don’t like everybody else » des Kinks. Bien sûr, de temps à autre, vient se glisser un petit filet de clavier savoureusement vintage. Echevelé « Melting over you » emprunte ainsi probablement à la fois aux Fleshtones et aux Fuzztones. Bon, c’est vrai, il y a des tas de références qu’on retrouve d’ailleurs parfois sur les autres plages de cet LP, mais la liste est loin d’être exhaustive ; et puis au fil des écoutes, vous en découvrirez probablement d’autres. Mais ainsi vous aurez une petite idée de la musique proposée par cette formation. Une chose est sûre, le résultat est remarquable. Un premier must pour l’année 2018 !

 

Aorlhac

L’esprit des vents

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Aorlhac, une graphie certes particulière mais qui pourrait se perdre dans la pléiade de noms de groupes issus du Black Metal. Et pourtant… il serait vraiment dommage de passer à côté. Fondé il y a un peu plus de dix ans, Aorlhac désigne en occitan la ville d’Aurillac, d’où est originaire le trio de musiciens. Un détail linguistique qui revêt toute son importance car c’est autour de cette langue que les Français bâtissent leur univers musical. Ils vont même plus loin en approchant l’occitan non pas seulement comme une langue mais bien comme une culture à part entière, plongeant ses racines dans le Moyen-âge et berçant l’histoire du Sud de la France jusqu’au nord de l’Italie et de l’Espagne. Vous voyez un peu le paysage ? Place à présent à la musique !

Après huit années passées à l’ombre, Aorlach revient aujourd’hui à l’avant de la scène, armé sous le bras d’un troisième elpee studio poétiquement nommé « L’Esprit des Vents ». Dix titres de Black Metal au coeur épique et pagan. Pendant un peu moins d’une heure, c’est à dos de cheval lancé en plein galop que les artistes vous feront déguster leurs racines, leur patrimoine, leurs mythes et légendes qui ont imprégné ces terres pendant des siècles. Un Black Metal plutôt old school mais dopé néanmoins quand il le faut d’une prod lourde et ronde, emmenée par la voix arrachée et rageuse de Spellbound, hurlant sans vergogne, seul face à l’immensité d’une plaine vallonnée.

Chaque titre est une épopée. Comme en témoigne le titre d’ouverture « Aldérica », du nom de cette jeune fille qui a perdu la vie face à une invasion de cavaliers sarrasins. Ça blaste, ça sent la sueur et le sang. Quelques instants plus tard, c’est la légende de Saurimonde qui nous est contée, cette fée à la fois femme sauvage et démon. Un titre ponctué aux deux tiers par un instrument aux sonorités moyenâgeuses. Un apport musical folklorique qu’on aurait pu espérer un peu plus présent tout au long de cet elpee. L’une des compositions les plus intéressantes reste « Mandrin l’enfant perdu », délicieusement rock’n’rollesque, évoquant la vie du sombre Robin des Bois, Louis Mandrin. Aorlhac y démontre tout son savoir faire : sa décharge de rage chauffée à blanc accompagnée de ses lignes de guitare heavy et symphoniques, le tout enveloppé dans une bulle de narration parfois digne d’une prestation théâtrale.

Ce nouvel effort d’Aorlhac n’est pas sans rappeler les meilleures heures de Belenos, mû par cette capacité de planter un décor d’époque d’antan, empreint parfois de nostalgie, mais surtout motivé de garder en vie ces fragments d’Histoire, ces racines qui ont fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Un legs du passé, courageusement transmis par les distorsions d’un Black Metal puissant, rapide et teinté par la mémoire d’hier. Un retour pleinement réussi, où Aorlhac joue son rôle de barde des temps modernes en proposant, à sa façon, une apnée temporelle sur les terres occitanes.

 

The Trick

The Trick (Ep)

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Le line up de The Trick implique des musiciens issus de France, du Grand-duché de Luxembourg et du Portugal. Un groupe bien cosmopolite, car cet Ep a été enregistré au Grand-duché et mixé à Amsterdam. Le nom des musicos sont particulièrement colorés. Que ce soit le chanteur Lata Gouveia, le guitariste Florent Plataroti, le bassiste Apollo Munyanshongore, le batteur Benoit Martiny, et le préposé à l’orgue Hammond, Sergio Rodrigues.

La musique proposée par The Trick nous replonge au début des années 70. Les percus impriment le tempo allègre de "Get down", power rock qui met en exergue les deux solistes, Florent et Sergio. Et les deux musicos ne manquent pas de panache. Le guitariste, bien sur. Mais également le claviériste. Son orgue Hammond B3 donne le ton à l’ensemble. Un instrument qui rappelle qu’à une certaine époque, les combos qui sévissaient dans l’univers underground anglais et allemand y avaient recours plus que régulièrement. Et la communion entre ces deux instruments est ici bien mise en exergue sur Capital Crime", un peu dans l’esprit de Deep Purple, même si Mr Plataroti se réserve une sortie chargée d’intensité sur la slide. The Trick aurait certainement pu vivre à cette époque ; c’est une certitude. Et caractérisé par ces cordes déjantées, psychédéliques, qui s’éclatent face à la section rythmique parfaitement huilée, "Be zen at the zoo" en est une nouvelle démonstration. Plus complexe encore, "Pasta" nous entraîne même dans un climat krautrock!

 

Her Lies Man

Un mensonge sur la marchandise?

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Soirée éclectique, ce soir, à l’ABClub. Au menu afrobeat, punk, noisy, rock expérimental et, metal ou world. Suivant les formations. D’ailleurs le site de l’institution annonce que ces concerts sont destinés à ceux qui apprécient Goat, White Hills, Kikagaku Moyo, Pontiak, The Well ou encore King Gizzard & The Lizard Wizard. Peu de monde pour accueillir ces groupes. Plus ou moins 70 spectateurs dont de nombreux guests. Faut dire que c’est la grève dans les transports en public.

Le podium est encombré de matos. Deux batteries imposantes et des amplis amplis ‘Marshall’ et ‘Orange’ trônent de part et d’autre de l’estrade. Seuls les deux premiers combos vont se servir de ces drums. A droite, on remarque la présence d’un synthé.

Moar ouvre les hostilités. Un trio anversois à la structure classique basse/guitare/batterie. Il pratique une forme de punk/rock/garage teinté de noisy. Il vient de graver « Future Furby », un vinyle découpé en 17 plages plutôt courtes. Le set démarre d’ailleurs par « Man inside in hole », un titre d’1’40. Et les autres compos dépassent rarement les 3’. Elles s’enchaînent sans le moindre temps mort. Les riffs de gratte son incendiaires et la ligne de basse vrombit. La musique est à la fois puissante, hypnotique et parfois aventureuse. Une découverte intéressante…  

Youff embraie. Un power trio gantois à la même structure, responsable d’un Ep (« Spit ») et d’un elpee (« Meh »), à ce jour. C’est le drummer, dont la frappe métronomique est particulièrement efficace, qui se charge des vocaux ; et sa voix est assez singulière. Primitive, gutturale, elle semble émaner des profondeurs de l’enfer. Faut dire qu’il a placé son drôle de micro autour de sa gorge, de manière à répercuter le son de ses cordes vocales. Aussi quand il se désaltère, on entend le bruit de l’eau qui coule dans son gosier. Ce qui provoque l’hilarité dans le public. C’est également lui qui assure le show. L’expression sonore baigne dans le black metal. Le band va aligner 8 titres ravageurs. En fin de parcours, le guitariste descend dans la fosse pour y gorgoter. Pas de bol, son exercice de style est totalement inaudible…  

Her Lies Man est une formation californienne dont le style serait comparable à in Black Sabbath converti à l’afrobeat de Fela Kuti. Pourquoi pas, si le cocktail est détonnant ! Fondé par Marcos Garcia, le guitariste d’Antibalas, ce quintet cherche donc à combiner les expériences des rythmiques ouest africaines avec les riffs entêtants du heavy rock. Le line up implique également le guitariste/chanteur Chico Mann, le drummer Geoff Mann, le bassiste JP Maramba et le préposé aux synthés Will Rast. Il y manque le percussionniste Rich Panta. Ils sont tous barbus. Les riffs de grattes sont à la fois écrasants et obsessionnels. La musique est manifestement contaminée par le psychédélisme, mais également, et circonstanciellement par le jazz/rock et plus rarement, le funk. Big problem, elle est tellement répétitive, que si après 10 minutes, on encaisse, une demi-heure plus tard on délaisse… Un concert peu trop indigeste au goût de votre serviteur… et ce n’est pas un mensonge… sauf peut-être en ce qui concerne la marchandise…

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Bénabar de retour !

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Après quatre longues années d’absence, Bénabar prépare son grand retour. Un nouvel album réalisé par Mark Daumail, le leader du groupe Cocoon, est attendu pour le 30 mars 2018. Bénabar renoue avec la finesse de plume et la rondeur des chansons qui ont fait son succès. Un elpee qu’il a voulu joyeux et lumineux, dans lequel on retrouvera notamment une petite vendeuse, un vigile, un marathonien, un chauffard et un sédentaire.

Avec Bénabar, la banane est de rigueur et la bonne humeur présente. Un album bien dans l’air du temps, un souffle d’air frais dans le paysage musical de la chanson française. Le premier extrait « Feu de Joie » en est d’ailleurs le reflet (voir ici

Ce sera aussi l'occasion de découvrir le Palais 12 Theater, dans une nouvelle configuration. Suite à l'indisponibilité du Cirque Royal, cette nouvelle formule permettra au public de retrouver un lieu à l'atmosphère plus intime à Bruxelles. D'une capacité modulable, le Palais 12 Theater pourra accueillir de 2000 à 2800 spectateurs.

https://www.ticketmaster.be/search/?keyword=b%C3%A9nabar&language=fr-be

http://www.benabar.com/

Typh Barrow cartonne !

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Le nouvel album de Typh Barrow, « Raw » cartonne. Au 26 janvier dernier, il était numéro 1 des ventes, en Belgique. Mais c’est avant tout une artiste de scène. Elle est d’ailleurs attendue à Paris, en mai prochain. En outre, son concert au Reflektor est déjà sold out et il faut s’attendre à un énorme engouement pour celui qu’elle accordera à l'Ancienne Belgique, ce 5 octobre prochain. Sans oublier son passage au Salon de Silly prévu ce 28 avril, show pour lequel, Lillie Raphaele assurera le supporting act. Pas de bol, pour les retardataires, le spectacle est également sold out.

http://www.typhbarrow.net/

https://www.facebook.com/typhbarrow/

 

Troisième single pour Atomic Spliff

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Le troisième single d’Atomic Spliff s’intitule « Well Now » ; et c’est bien sûr un nouvel extrait de l'album « Robomuffin », un opus aux accents funk et hip hop. Une occasion de redécouvrir le flow raggamuffin du collectif drivé par le duo liégeois Stoneman et Daddy Cookiz. Composé à partir de boucles samplées, le morceau, catalogué revanchard, est illustré par un street-clip tourné dans les rues de Liège par Fakeye. Et c’est à découvrir ici

http://atomicspliff.be/

 

Les 25 ans des Nuits Bota placés sous le signe de l'ouverture

Pour fêter les 25 ans des Nuits Botanique, l'institution culturelle bruxelloise s'est offert un 'walk of fame', une série de 50 étoiles plaquées sur le sol des serres, qui représentent 50 artistes ou groupes ayant foulé les planches du centre culturel avant de devenir de véritables stars. Parmi eux (ou elles), Muse, Oasis, Front 242, Arno, Pavement, Placebo, Toots Thielemans, etc... Il s'agit d'une 'installation' éphémère avant que les serres ne subissent une rénovation plus que bienvenue vers la fin de l'année.
 
En 2018, le Botanique renouvellera également son management, vu qu'Annie Valentini, bientôt partie pour une retraite bien méritée, cédera son siège à la direction générale. Et son successeur sera, sans surprise aucune, Paul-Henri Wauters, son 'partner in crime' tant à la ville qu'à la 'scène'....
 
Au chapitre programmation, le Bota présente une édition des Nuits placée sous le signe de l'ouverture. Plus de cinquante concerts, dont 11 sont déjà sold-out, seront accordés dans les 5 salles du site. Malheureusement, pour les raisons que l'on connaît, le Cirque Royal n'en fait plus partie cette année. La tête d'affiche, Charlotte Gainsbourg, devra donc se contenter d'un chapiteau agrandi mais peu adapté à sa personnalité fragile et à sa musique intimiste. A vérifier...
 
Fidèle à sa mission et à son identité, le Botanique proposera surtout cinq spectacles et créations uniques : une collaboration entre BRNS et Ropoporose, un 'live band' autour de Haring (avec Monolithe Noir et Flipo, le claviériste de Glass Museum), ainsi que 3 expériences impliquant « Musiques Nouvelles ». Emmené par Jean-Paul Dessy, l'ensemble classique montois s'associera, respectivement, avec le rappeur Pitcho, Jean-Luc Fafchamps et Rodolphe Coster. Ce dernier, véritable électro(n) libre de la scène alternative bruxelloise, sera accompagné par Maya Postepski, alias Princess Century (ex-Austra) à la batterie, Method et les Mybalés à la danse. Une collaboration unique prévue dans la Rotonde le 6 mai. A ne pas rater !
 
En plus des concerts déjà annoncés, le Botanique a dévoilé la dernière partie de la programmation des Nuits avec, entre autres, un concert acoustique de Julien Doré en clôture à Bozar, le 6 mai.
 
L'ouverture dans la programmation se traduit par une présence accrue de groupes et d'artistes hi-hop et rap, une évolution confirmée par la prestation d'Eddy de Pretto dans la foulée de la conférence de presse annuelle. Au sein de l'Orangerie, le jeune rappeur français a prouvé qu'il est en quelque sorte le petit frère de Stromae. A (re)voir le 5 mai !
 
Pour consulter le programme des Nuits et pour réserver ses tickets, c'est ici.

Russ

Au vu de l’engouement suscité par la foule, manifestement, Russ est connu comme le loup blanc…

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Digne héritier de 50 Cent et d’Eminem, Russ est l’étoile montante du hip hop yankee qui fait le buzz sur la toile. Il a fait sensation, dans le cadre du dernier festival Pukkelpop. Agé de 24 ans, ce musicien, chanteur, auteur, compositeur et producteur puise essentiellement ses influences dans la soul, le r&b et le rap, notamment à coloration East. Mais également dans le reggae et le trap sudiste. Dans la plus pure tradition US. Et tout particulièrement celle instituée par Kanye West et Drake. La tournée européenne qui transite ce soir par Bruxelles a été baptisée ‘There’s Really A Wolf In Europe Tour’. Le concert est sold out et accueille une majorité de jeunes dont l’âge oscille de 15 à 25 ans. Pas de supporting act. Russ est venu défendre son tout premier véritable album, « There's Really A Wolf », paru en mai dernier ; les onze précédents se résumant à des mixtapes. Ce qui ne l’a pas empêché décrocher une volée de disques d’or et de platine.

Dans la fosse, certains spectateurs sont déjà huchés sur les épaules des autres. Surélevés, les nombreux stroboscopes éblouissent la foule. Les applaudissements sont nourris quand, coiffé d’un bonnet noir et micro en mains, l’artiste grimpe sur l’estrade. La foule semble déjà tombée sous le charme. Pas un seul musicien n’accompagne la star. Simplement un préposé aux machines et matos informatique. Manifestement, ce soir, il va y avoir des samples ! Deux immenses écrans l’encerclent. Sur lesquels seront projetées des images du loup en marche, filmé par une caméra à infrarouge ou plusieurs logos de ce canidé qui figure également, mais stylisé, sur la pochette de son elpee.  

Dès « What They Want », c’est la folie dans l’assemblée qui reprend à l’unisson, les paroles de la chanson. Et elle les connaît par chœur. Le natif d’Atlanta a un don pour manipuler les masses, et multiplie les ‘hands up’, ‘fuck you’ et ‘jump’. C’est lui, le chef d’orchestre, qui d’un doigt en avant ou d’un bras en rotation enjoint la foule à vibrer. Le dancefloor est immédiatement réactif aux gestes de Russ. Il n’y a même pas encore 5 minutes de concert, et tous les spectateurs, y compris ceux installés confortablement dans leurs fauteuils, remuent le popotin.  

Tout au long de « Too Many », le flow est lent et calibré. L’œil du loup devient perçant et perfore littéralement l’auditoire. Ce flow s’emballe sur « Waste My Time ». Le light show est passé au rouge. Les samples foisonnent. Russ tend son micro vers l’auditoire qui reprend le refrain dans un bel ensemble. La température grimpe encore d’un cran. Rarement votre serviteur a assisté à un tel engouement pour un rappeur ! R&b classieux, « Wife You Up » (NDR : plus de 9 millions de vues sur YouTube) est alimenté par des ivoires samplés. La voix est devenue plus douce pour ce titre.  

Le loup réapparaît pour « Pull The Trigger ». Les stroboscopes pulsent. Les lumières bleues s’imposent. Réapparition des mains tendues et des smartphones qui transforment la salle en ciel étoilé sans pollution. L’œil du carnivore brille à nouveau pendant « Flip ». Russ arpente les planches de gauche à droite ou l’inverse. Quatre bodyguards veillent derrière lui. Aucun débordement n’est permis. On ne grimpe pas sur le podium ! Pas de problème, l’ambiance est bon enfant. R&B indolent, « Don’t Lie » opère un retour au calme. Le public reprend le refrain à l’unisson pendant le percutant « Back To You », alors que Russ s’autorise des parties vocales a cappella. Sa voix est lumineuse. L’incontournable « Do It Myself » clôt le set. Et le loup réapparaît sur les écrans.

En rappel, Russ revient accompagné de 4 compères pour attaquer « What They Want », dans une hystérie finale, qui s’achève comme elle a commencé.

Les prestations ‘live’ de Russ sont autant de moments d’intense énergie qui oscillent entre folie complète et grâce ultime. Russ a ce talent rare qui enivre les plus grandes foules et les dédie à sa cause. Ce garçon a de l’or autour du cou et dans les doigts. Votre serviteur était le plus âgé de la salle, mais il a apprécié le set qui a libéré de bonnes ondes positives destinées à oublier les tracas de la vie quotidienne…

Setlist : « What They Want », « Too Many », « Waste My Time », « Wife You Up », « Pull The Trigger », « Flip », « Don’T Lie », « Back To You », « Ain’T Nobody Taking My Baby », « Ride Slow », « Losing Control », « Goodbye », « Do It Myself »

Rappel : «  What They Want »

(Organisation : Live Nation)

A mille lieues de B-52s ...

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Après 40 ans en tant que co-fondatrice, chanteuse et auteure-compositrice du groupe new wave B-52s, Cindy Wilson se lance pour la toute première fois en solo.

Elle s’entoure pour l’occasion de ses amis musiciens d’Athens en Georgie : Ryan Monahan (Easter Island, PacificUV), Lemuel Hayes (Electrophoria, PacificUV), Suny Lyons (Dream Boat, Lovers, PacificUV) et Marie Davon (Powerkompany).

Change marque un profond changement par rapport à ses disques précédents, on y retrouve des échos d’Air, Bjork, Tame Impala, et Gary Numan, pour un mix entre new-wave et electro-pop qualifié par le groupe de ‘Turbo Chill’.

Au lieu de chanter avec sa voix rock, Cindy Wilson y expérimente avec des vocalises plus subtiles et émotionnelles, d'une une voix douce qui murmure par-dessus des tourbillons alambiqués psychédéliques, des cordes à la Quincy Jones et des synthés énergiques.

Les chansons "Mystic" et "Change" sont ainsi particulièrement élaborées, riches et lumineuses. On trouve aussi une paire de reprises inattendues avec la version orchestrale écran large du classique soft rock "Things I’d Like to Say" de New Colony Six et le morceau "Brother" originellement écrit et interprété par Oh-OK, groupe particulièrement chéri d’Athens.

Avec le soutien de ses talentueux collaborateurs, Cindy Wilson parvient à développer un son distinctif à la fois totalement contemporain mais aussi ancré dans sa longue histoire de réinvention pop kaléidoscopique.

A découvrir ici .

 

Rive part à la conquête de la Chine !

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Le duo sexué RIVE partira entournée du 15 au 31 mars pour le festival Mars en Folie !

D'ores et déjà, Juliette et son comparse Kévin s'arrêteront à Pékin, Shangai, HongKong, Wuhan, Xi'An, Ghangzhou, Chengdu, Tianjin...

Plus d'infos sur la page Facebook du groupe ici

 

Quel rêveur ce Rotem Bar ...

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Musicien bohème, formé à l'école de la manche et des voyages, Rotem Bar Or a fini, la trentaine venue, par se fixer dans son Israël natal pour fonder un groupe, the Angelcy, sans renoncer à ses idéaux de liberté, d'amour, et de paix.

Entouré d'Uri Marom (clarinette), Maya Lee Roman (alto), Gael Maestro (contrebasse) et de deux batteurs, Maayan Zimry et Udi Naor, ce chanteur guitariste enrichit son folk/blues de couleurs lui permettant de côtoyer une véritable expressivité et la joyeuse dynamique du klezmer.

Fort de la vélocité de cette instrumentation acoustique the Angelcy a sillonné Israël et fait vibrer une jeunesse sensible à ses rêves d'ange tombé sur Terre.

Ancrées dans l'histoire du pays, des chansons pacifistes comme "My Baby Boy" souvent portées par des vidéos de live, ont trouvé un écho inattendu jusqu'à la parution et au succès dans leur pays, en 2014, d'Exit Inside, un premier album célébré comme l'un des disques de l'année.

 Dreamer est disponible ici .