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Le rire de Will Paquin

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Eric Sommer

Brooklyn Bolero

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Eric Sommer est issu de la scène folk de Boston. A l’origine, ce chanteur/gratteur/compositeur était considéré comme un spécialiste de la sèche. Fruit d’un mélange de fingerstyle et de new wave pop, sa musique naviguait à la croisée des chemins de celle de Nick Lowe, des Cars et de Spider John Koerner. Il émigre ensuite quelque temps en Europe. D’abord à Aarhus au Danemark ; puis à Amsterdam, aux Pays-Bas. De retour au pays, il se met à bourlinguer aux quatre coins des States en jouant avec un peu n’importe qui, et n’importe quoi. Mais fil du temps, il redevient fréquentable, et sa musique, respectée et respectable. Pour enregistrer ce "Brooklyn Bolero", Eric a opté pour la formule trio. Il est ainsi soutenu par le percussionniste Jim Oakley et le bassiste Zach Smith. Les sessions se sont déroulées au studio Room 17, à Brooklyn. Sommer signe huit plages.

"Red dress" est une bonne entrée en matière. L’accent est posé sur les tonalités métalliques des cordes traitées au bottleneck. "Cereal song" est solidement rythmé par les percus d’Oakley, mais c’est l’harmonica, dont les interventions sont nerveuses, qui dirige la manœuvre. En outre, quoique rageurs, les vocaux sont plutôt déclamatoires. La voix de Sommer n’est pas très puissante, mais elle est expressive. Il est ainsi capable de la moduler suivant le tempo. Elle se révèle même bouleversante sur le tendre "Best foot forward". Amplifiées, ses cordes sont à la fois subtiles et plutôt complexes. "Doin’ wrong" est plus enlevé. Un titre bref mais pop, abordé dans l’esprit des Cars, qu’il appréciait tant, à ses débuts. Acoustique, "Cover my soul" est la plus longue plage. Un morceau de folk/blues relativement intimiste au cours duquel il affiche une technique irréprochable et créative sur les cordes. Plus proche de la country, "What a day I had" adopte le rythme du cheval au galop. Folk plus singulier, "Death Ray Cataclysm" se distingue par sa mélodie bien intégrée au texte de la chanson. Brève, la finale est bien électrique. Un shuffle entraînant intitulé "Hold your hand". Le trio est bien soudé. Eric nous réserve sa meilleure sortie sur les cordes, tout en privilégiant les accents rythmiques…

 

Gina Sicilia

Sunset Avenue (Ep)

Écrit par

Originaire de la banlieue de Philadelphie, Gina Sicilia est à peine âgée de 30 ans. En 2014, après avoir publié 4 elpees, elle décide de rejoindre Nashville. Et y grave un premier Ep 5 titres, baptisé "The Alabama Sessions", des compos mises en boîte aux célèbres studios de Muscle Shoals. En août 2016, elle a remis le couvert en sortant un nouvel Ep, réunissant le même nombre de plages. Pour la plupart de gentilles ballades traitant de la vie d’une jeune femme au sein du monde contemporain. Depuis, Gina semble être revenue chez elle, en Pennsylvanie. Elle n’en a pas pourtant perdu son talent à composer des ballades au charme certain… 

« Abandoned » ouvre la plaque. Elle y traite du thème d’un amour perdu. Gina possède une jolie voix, expressive aussi, mais dotée d’une solide réserve de puissance. Ron Jennings en profite pour signer un très bon solo sur les cordes électriques. "Never gonna end" est davantage enlevé. Soul, le vocal de Miss Sicilia est plus subtil. Et s’appuie sur la réplique de Charlotte Holloway, alors que les cordes acoustiques de Glenn Barratt (NDR : c’est lui qui s’est chargé de la mise en forme) et les accords de piano dispensés par Walter Runge enrichissent l’ensemble. Blues lent, "I cried" est de toute bonne facture. Une reprise : le "Tell him" du producteur Bert Berns. Composé en 1962, ce titre soul avait été traduit en hit par les Exciters, la même année. Et tout en tenant parfaitement la route, la nouvelle version est respectueuse de l’originale. La plage finale est tout aussi réussie. Un blues singulier imprimé sur un tempo qui souligne ce triste constat : "They never pay me". La voix est parfaite. Passionnée, elle navigue sur un fond d’orgue, alors que les cordes s’autorisent une dernière sortie. Et elle est impeccable…

 

James ‘Buddy’ Rogers

By my side

Écrit par

Issu de Vancouver, James ‘Buddy’ Rogers est un chanteur/guitariste/compositeur canadien. C’est très jeune qu’il chope le virus du blues, inoculé par son père. Dès ses 15 ans, il drive sa formation, le Warren Storm. A 19 printemps, il se retrouve à Kansas City où il se produit en compagnie de Russell Jackson, le bassiste de BB King. Depuis le début de ce millénaire, il dirige son JBR Band. Comme gratteur, il reconnaît comme influences majeures, Johnny Watson, Jimmy Vaughan et les trois Kings.

Buddy comptait déjà trois albums à son actif : "Wanna go home" en 2003, "Red light Party" en 2008 et "My guitar’s my only friend" en 2012. Pour enregistrer "By my side", il a reçu le concours de son backing group, of course. En l’occurrence le bassiste Mike Wedge, le drummer James Badger et le percussionniste Winfred Ballard. Lors des sessions, le band a bénéficié de la collaboration de Lewis Stephens, notoire pour avoir bossé en compagnie de Freddie King, Delbert McClinton et Mike Zito.

Blues/rock classique "Come back to me" est imprimé sur un tempo enlevé. Quoique parcimonieuses, les interventions de gratte sont bien mises en exergue. "By my side" est une ballade pleine de charme dont la mélodie caresse les tympans. "You belong" en est une autre. Accrocheuse, elle se distingue par la voix empreinte de délicatesse et les cordes acoustiques qui se fondent dans les tonalités chaleureuses de l’orgue. James chante "Can’t get you off my mind", un morceau de pur rock’n’roll, au cours duquel sa voix ne manque pas de panache. Le piano de Stephens soutient parfaitement le rythme. Et les sonorités de guitare jaillissent par flots. Excellent ! "Goin’ down" est un classique des classiques signé Don Nix (NDR : issu de Memphis, ce musicien est toujours en vie). C’était aussi une des pièces maîtresses du répertoire de Freddie King. Et c’est ce dernier qui inspire, bien entendu, la version de Mr Rogers, bien épaulé par ses partenaires, au sommet de leur forme. Particulièrement classique, "Hell to play" est un blues/rock qui puise ses sources dans le Chicago style. Stephens double piano et orgue. Buddy Rogers semble alors hanté par le Clapton des grands jours. A contrario, les délicats "You & I" et "Change" (NDR : c’est la finale) lorgnent davantage vers le ‘Slow Hand’ contemporain. "Baby" est une plage qui semble totalement libérer Rogers. Chargées de feeling, ses interventions aux cordes sont même déconcertantes. La voix est chargée d’amour, de passion même. Et la six cordes, lumineuse. "Runnnin’" campe un r&b dansant au cours duquel les cordes reflètent toute la maturité du leader. Funky, "Am-Ola-Dora" est un instrumental réminiscent du southern r&b institué à Memphis par Booker T & the MGs.

 

Nine million witches

The Rapture

Écrit par

Tout d’abord, ne confondez pas le titre de cet opus et le patronyme du groupe responsable de cet elpee. Sans quoi la surprise serait de taille à son écoute. Et pour cause, l’album s’intitule « The Rapture ». Il est l’œuvre de Nine Million Witches. Et ce n’est en aucun cas, un nouvel LP du groupe new-yorkais, The Rapture !

9MW est un trio français, originaire de Normandie plus exactement, qui s’est formé en 2014. A sa tête, les deux frères Landeau. « The Rapture » constitue son premier long playing. Et manifestement, la musique navigue à des années lumière du band yankee. En fait, la formation hexagonale lorgne résolument vers le passé pour concocter une expression sonore qui colle à l’air du temps. Résultat des courses, le disque recèle du bon et du moins bon. Creusant profondément dans le stoner, le titre éponyme sort carrément du lot. Se frottant plutôt au blues, « Soon ! They’re Coming » mérite également une attention toute particulière. Et lorsqu’il ne la noie pas trop dans les artifices, le chanteur démontre qu’il a manifestement une excellente voix. « A Wicked Game » en est certainement la plus belle illustration. A contrario, « Drop Ur Gun » souffre de carences vocales. D’abord, le refrain repris en chœur est bancal ; en outre, le backing vocal est tout à fait insupportable. Dommage, car la présence d’un harmonica avait tout pour plaire…

 

Adam Karch

Moving forward

Écrit par

La musique d’Adam Karch baigne dans le blues, le roots ou l’americana. Son instrument de prédilection ? La sèche. Ce Montréalais est soutenu par une section rythmique constituée du drummer Bernard Deslauriers et du bassiste Marc-André Drouin. "Moving forward" constitue son quatrième elpee. Il réunit compos personnelles et quelques reprises.

"Seaside venues" ouvre la plaque. La voix du Canadien est très expressive et plutôt éraillée. Elle évoque le plus souvent Bob Seger, responsable d’une belle flopée de ballades merveilleuses. Pas étonnant donc que Karch attaque "Night moves", l’une des plus belles chansons du natif de Detroit. Et la version est impeccable. "Those steady lights" campe une autre ballade de toute bonne facture. Lorsque l’artiste s’enfonce au cœur du blues, c’est dans un registre laidback, cool : à l’instar de "Did you get the latest news", "Lil’ black dress" ou encore de la cover de "Louis Collins", un blues primaire signé Mississippi John Hurt. Dans le même style, l’instrumental "Somewhere in El Paso" est absolument superbe, une plage remarquablement tramée dans les cordes acoustiques. Le long playing recèle quelques morceaux de folk élégamment intimistes. Tout d’abord le "City Boy" de Keb Mo, pour lequel il a reçu le concours d’un ami québécois à l’harmonica, Guy Bélanger. "On a cold grey sky", ensuite. Puis "The contract", dont l’intervention aux cordes est à la fois somptueuse et bouleversante. Et enfin, "Realize you’re mine". Du long playing, on épinglera encore l’adaptation toute personnelle du notoire "Werewolves of London" de Warren Zevon, dont les sonorités sont d’une pureté presque virginale.

 

Tracy K

What’s the Rush ?

Écrit par

Canadienne, Tracy K a la cinquantaine bien sonnée. Elle chante le blues depuis plus de trente ans. Elle a entamé sa carrière, à la fin des années 80, sur la scène torontoise. Mais n’a publié son premier opus, "Welcome to my fantasy", qu’en 2000. Depuis, elle a gravé "Old, new, borrowed & Blues" en 2007 et en duo, un elpee acoustique intitulé "Canned Heat", en 2012. Elle a également participé à la collection "Blues harp women", parue sur le label Ruf, en 2014.

Le démarrage est absolument génial. Le phrasé rythmique imposé sur l’harmonica rappelle la quintessence de Billy Boy Arnold. Elle est rapidement rejointe par ses musiciens pour exécuter ce shuffle torride. Jason Nowicki étale tout son savoir-faire sur sa gratte devant une section rythmique particulièrement solide. Tracy nous entraîne ensuite à l’embouchure des racines, le delta du Mississippi. Elle est alors épaulée par le dobro métallique de Jamie Steinhoff. "What tomorrow brings" opère son retour. Nowicki y dispense quelques accords tranchants sur ses cordes, alors que Shaw tapisse l’arrière-plan de son orgue. L’accent est  posé sur les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans sur "Heartstrung". La voix de Miss K devient alors légèrement rocailleuse. Constituée de Keza Zdjelar à la basse et Ty Rogers à la batterie, la section rythmique est épatante, alors que Leonard Shaw brille derrière son piano. Tout au long de "Done gone wrong", la voix est puissante ; un slow blues au cours duquel Shaw double orgue et saxophone alors que Nowicki brille encore sur sa six cordes. Tracy expulse enfin tout ce qu’elle a dans les poumons pour pousser son harmo dans ses derniers retranchements. Elle chante d’un timbre éraillé, mais chargé de passion, "Indigo heart", une ballade expressive, entretenue par la guitare toute en feeling de Terry Barnett et la basse acoustique de Zdjelar. Et le cool et jazzy "Time machine", mais en empruntant des intonations atmosphériques, exclusivement épaulée par la sèche de Tony Desmarteau. La cover du notoire "I’m guilty" de Randy Newman clôt le long playing. Le son grésille comme un vieux vinyle 78trs. En réalité, il s’agit de la relecture de la compo de cet artiste, enrichie d’une dernière intervention empreinte d’une grande sensibilité, sur la musique à bouche…

 

Cody Jinks

I’m not the devil

Écrit par

Chanteur de country, Cody Jinks n'a pas encore 40 ans. Mais avant de se lancer dans ce style, le Texan militait au sein d’un combo de trash metal baptisé Unchecked Agression. Son précédent elpee solo, "Adobe Sessions", remonte à début 2015. Couvert de tatouages, les cheveux longs et la très longue barbe poivre et sel, Jinks a dorénavant décidé de perpétuer l’héritage d’une musique célébrée par Johnny Cash, Waylon Jennnings et Merle Haggard.

Dès "The same", la voix est grave et posée. Les cordes électriques et acoustiques se conjuguent alors que l’ensemble est enrichi d’interventions de violon et de pedal steel. Superbe ballade, le titre maître est généreusement tapissé par un orgue Hammond. Le troubadour est doué pour torcher de bien jolies chansons aux mélodies particulièrement agréables à l’oreille. Caractérisé par de solides interventions à la guitare et à la pedal steel, "No words" nous entraîne sur les longues routes poussiéreuses du Nord du Texas. "Give all you can" se distingue par la présence du piano et de voix féminines ! Une seule reprise : le "The way I am" de Merle Haggard (NDR : cet authentique outlaw californien est disparu en avril dernier, à l’âge de 79 balais). Véritable ‘honky tonk’, "Chase that song" constitue la plage la plus remuante de l’opus. Mais c’est le piano sautillant qui rythme bien l’ensemble. Joshua Thompson assure la mise en forme. Et elle est impeccable. Elle met d’ailleurs bien en exergue, le baryton de Jinks. "Heavy load" et "Church at Gaylor Creek" baignent au sein d’un environnement musical dominé par le violon et la pedal steel. Le cow-boy attaque en solitaire, armé de sa sèche, la tendre ballade "Grey". "Vampires" est une autre ballade. Majestueuse, pure, presque magique, elle est superbement entretenue par les cordes électriques. "Hand me down" clôt le long playing. Une piste étrange, presque lugubre…

 

The Infamous Roots Rielemans Family Orchestra

Time of day

Écrit par

L’Infamous Roots Rielemans Family Orchestra est un combo belge réunissant cinq frères et sœurs. Gantois, ils s’étaient déjà produits sous d’autres patronymes. Eduard Rielemans, alias Niels de Caster, se charge du violon, de la mandoline, des guitares, et du piano. Joseph, alias Bruno Deneckere, de la sèche. Gerardo, alias Luis Marquez, de l’harmonica, du saxophone et des flûtes. Josephine, alias Pascale Michel, de la sèche et de la trompette. Hermine, alias Kathleen VandenHoudt, de l’instrumentation insolite ; pour la plupart à cordes et chinois. Ils se partagent les vocaux. La musique de cet ensemble agrège folk, blues, country et world.

"Who's That Man?" ouvre la plaque. Et cette plage ne manque pas de charme. A cause des vocaux qui se conjuguent subtilement, tel un spiritual, souligné par une instrumentation discrète, de laquelle se détache, quand même, l’harmonica de Gerardo. Country/blues, "Life’s too short" épouse le rythme du chemin de fer. Eduard et Josephine combinent leurs voix devant l’harmonica, décidément insatiable! Josephine se réserve le micro tout au long de "Deep in my soul". Relativement éraillée, sa voix navigue au cœur d’un climat exotique, duquel se détachent les cordes d’une mandoline et de la lap steel. "Sentimental blues" met le cap vers l’Orient. Une compo allègre à la mélodie accrocheuse, traversée par une flûte aux sonorités ethniques. "Doing it right" est une plage légère. Les accents jazzyfiants sont véhiculés par le saxophone. Constituée par le bassiste Bart Buls et le percussionniste François Taillefer, la section rythmique entretient cette atmosphère gracile. Gerardo chante, dans la langue de Cervantès, le bien enlevé "Caravana". Sculpté dans le world/hip hop cette piste est interprétée face aux chœurs festifs et aux cordes en effervescence. Talonné par le souffle blafard de l’harmo, Joseph chante "Lowlands clay", une ballade mélancolique. Hermine a récupéré le micro pour "The fire that burns". Chaude, sa voix, est bien mise en exergue. Mais le saxophone de Gerardo parvient à se détacher de l’ensemble. Superbe ! Toute la famille Rielemans attaque l’introduction de "Talking too much", a capella, un blues rythmé et contagieux. De son baryton profond, Eduard aborde "The rest of my life", une ballade aux accents country au sein de laquelle la lap steel s’intègre impeccablement. Titre lent, "I’d do it again" est une invitation à l’étreinte sur la piste de danse. La voix d’Hermine est sensuelle tout au long de cette ballade r&b, soulignée par un saxophone ténor aguicheur. Des cordes enrobent discrètement la roots song ‘old school’, "The time of day". En finale, "The landlord and his maiden" remet le cap sur l’Orient. Un instrumental qui se distingue par ses variantes de ruans, des luths chinois qui oscillent de la basse au soprano…

 

Holly Hyatt and Jon Burden

Shufflin’ the blues

Écrit par

Canadiens, Holly Hyatt et Jon Burden vivent en couple depuis le début du siècle. Chanteuse et bassiste, Holly est passionnée par le blues ; mais apprécie également le jazz, la country et le folk. Chanteur et guitariste, John a vécu une révélation, dans sa jeunesse, lors d’un concert du géant texan, Freddie King…

Le duo avait déjà publié "Big wind on the way", en octobre 2005. Puis, six années plus tard, son deuxième elpee, "1929 The Summit Sessions". Intitulé "Shufflin’ the blues", le troisième a été immortalisé ‘live’. Au Silverton Gallery, en Colombie Britannique. L’opus recèle neuf plages dont quatre reprises.

Le début du concert est rythmé. John se consacre à la gratte électrique pour introduire "Blow wind blow". Signée Muddy Waters, cette compo remonte à 1953. John et Holly se succèdent derrière le micro. Burden est habile dans son style jazzyfiant manifestement personnel. Invité, Marvin Walker siège derrière la batterie. Le duo s’attaque au notoire "Mother Earth" de Memphis Slim. Un blues lent que chante John d’une voix harmonieuse, avant que celle douce et si expressive de Holly ne prenne le relais. En outre, Burden en profite pour démontrer une nouvelle fois son talent de gratteur. Miss Hyatt épouse parfaitement le tempo pour chanter son "Let’s boogie", une plage bien entraînante, stimulée par la guitare très rock’n’roll. Holly chante voluptueusement le blues "Lowdown blues". Après une intro indolente, le morceau monte progressivement en crescendo. Les lumières s’éteignent. Le moment est propice pour rendre hommage au seigneur du delta blues, Robert Johnson. La reprise de son "Come on in my kitchen" est poignante et transpire de vécu. Le recours au bottleneck est de circonstance. Mais le changement de tempo est totalement inattendu. Le duo nous réserve encore une cover. Celle du "Left hand soul" de Nick Gravenites. Et la version de ce blues lent est superbe. Holly se réserve le micro tout au long du blues intimiste, "Black Crow". De bonne facture, le set s’achève par "Slushy blues", une piste chargée naturellement de siwng…

 

Andy Frasco

Happy bastards

Écrit par

Andy Frasco & The U.N. nous vient de Los Angeles. Fondée en 2007, cette formation est drivée par le chanteur/claviériste Andrew Frasco. En général, il est soutenu par le saxophoniste Ernie Chang et le chanteur/guitariste Shawn Eckles. Mais autour de ce trio de base gravite un bon nombre de musiciens issus d’horizons multiples. Pour enregistrer "Happy bastards", il a ainsi bénéficié de la participation d’une section rythmique constituée du batteur Andee Avila et du bassiste Supaman.

Le combo avait déjà publié quatre long playings. Soit "You’re just too expensive" en 2010, "Road life Revival" en 2012, "Just a good ole time" en 2013 et "Half a man" en 2014. L’album est découpé en douze plages plutôt courtes, oscillant pratiquement toutes entre 3 et 4’, écrites ou co-écrites par Frasco. Son objectif ? Proposer une musique mêlant blues, funk, soul, rock et roots, susceptible de rendre son public heureux et souriant...

De bonne facture, "Tie you up" ouvre l’opus. Une plage plutôt pop, dont la rythmique est assurée par les percussions d’Avila et Fredo Ortiz. Caractérisé par ses effets vocaux joliment exécutés, "You’re the kind of crazy I like" livre un r&b participatif. En général, la musique de Andy Frasco & The U.N. est destinée à la danse, une forme de funk qui incite à remuer, une ambiance qu’on retrouve sur "Doin’ it", "When you’re lonely" et "Blame it on the pussy". Ce qui n’empêche pas une certaine diversité dans les styles. A l’instar de "Make it work". Entretenue par le saxophone, les cordes acoustiques et électriques ainsi que l’orgue Hammond, cette ballade ne manque pas de charme. Ensuite du rock particulièrement entraînant, "Mature as fuck". Et encore de "Can’t get you off my mind", dont le riff est imprimé par le saxophone de Chang. Ou enfin du subtilement exotique "Let’s  get down to business", dont le ukulélé frénétique nous transporte sur l’île d’Hawaï… Les deux dernières pistes sont certainement les plus intéressantes. D’abord « Good ride », une plage sculptée dans la soul. Son refrain accroche instantanément. Et la voix est judicieusement soulignée par le saxophone et l’orgue. Puis "My recovery". Nonobstant ses accents gospel, son tempo est particulièrement soutenu et entraînant.

Mark Crissinger

Night light

Écrit par

Canadien, Mark Crissinger est originaire du Québec. Il est aujourd’hui âgé de 48 balais. Ce chanteur, guitariste et compositeur a quand même pas mal bourlingué. En émigrant à Toronto, il se produit régulièrement au sein d’un groupe, pendant une vingtaine d’années. En 2007, il décide de s’établir sur l’île de Vancouver, le long de la côte Pacifique. Là-bas, il entame une carrière en solitaire. Mais se produit quand même, flanqué d’un backing group, suivant les circonstances. S’entourant même d’excellents musicos. Son précédent elpee, "Blues Expression" avait été très bien reçu par la critique. "Night light" constitue son cinquième opus solo, concocté en studio. Lors des sessions, il a reçu le concours de Dan Dube aux claviers, Marty Howe à l’harmonica, Jay Stevens (David Gogo Band) à la basse et Bill Hicks (ex-Powder Blues Band) à la batterie. Mais également de quelques invités. Crissinger signe les douze plages de cet LP.

Shuffle chaleureux, "Holding my heart" ouvre les hostilités. La voix de Mark passe bien la rampe. Il tire le premier son épingle du jeu sur sa gratte. Mais également Marty, à l’harmonica. "Poor boy blues" donne un coup d’accélérateur. Jeff Heisholt siège derrière l’orgue et le redoutable Pat Rush (NDR : ce vétéran a milité au sein des backing groups d’Edgar Winter et de Jeff Healey) se consacre à la slide. "Night light" est un blues/rock flemmard. Invité, Jerome Godboo (NDR : c’est un de meilleurs souffleurs canadiens) rivalise avec les cordes du leader. Energique, "Defeated" est un blues/rock de toute bonne facture. Crissinger s’autorise un solo majestueux, digne de ceux dispensés par les Allman Brothers. Dan Dube se révèle particulièrement efficace aux ivoires, tout au long de "The Sunday blues", un morceau de pur rock’n’roll. Balisé par les cordes acoustiques, "Wild wind fever" bénéficie de la participation d’un des tous meilleurs gratteurs canadiens, Steve Hill, qui se réserve ici, une intervention magistrale sur la slide. "Run" ne manque pas de relief. Baignant au sein d’un jazz atmosphérique et ponctuée par une ultime sortie –et elle est remarquable– de Mark sur ses cordes électriques, cette ballade clôt ce long playing…

 

The Burning Hell

Public Library

Écrit par

Mathias Kom est un compositeur prolifique. Et à l’inspiration débordante. Depuis 2006, il a publié 8 albums, un Ep et deux cassettes. Sous le patronyme de The Burning Hell, son projet. Faut dire que son backing group est à géométrie variable. On ne compte d’ailleurs plus les musiciens qui se sont succédé au sein du line up. Et ce au fil des idées qui foisonnent dans l’esprit du Canadien. Cependant, un album de The Burning Hell s’écoute autant qu’il ne se décrypte. Et « Public Library » ne déroge pas à la règle. Faut dire aussi que son titre…

Ce troubadour des temps modernes nous invite donc à pénétrer au sein de son univers loufoque et coloré. Chaque piste de cet opus raconte une histoire. Celle de « The Stranger » évoque un meurtre qui met en scène un gorille et d’autres personnages imaginaires. Dans un style musical proche de Pavement voire de Silver Jews, « The Road » traite de la vie d’un groupe lors d’une tournée. « Fuck the Gouvernement, I Love You », chanson chantée en duo avec Ariel Sharratt (NDR : elle avait déjà participé à l’enregistrement de précédents long playings), évoque une rencontre amoureuse vécue lors d’une soirée bien arrosée. Et « Give Up » établit un parallèle entre son existence et celle de Melville. Si Kom se consacre, entre autres, à la guitare, au trombone et à l’harmonica, il bénéficie de la participation d’excellents musicos. C’est à souligner ! Ce qui explique, sans doute, pourquoi les lyrics sont parfaitement orchestrés. Enfin, oscillant entre rock et folk, sa musique est très susceptible de rappeler celle de The Leisure Society. A cause de la richesse instrumentale ; et puis de l’énergie positive libérée par les compos de cet LP. 

Bref, on ne s’ennuie jamais à l’écoute de ce « Public Library » ; en outre, si vous prenez le temps de vous attarder sur les textes, il ne serait pas étonnant que vous esquissiez un sourire, et peut être même davantage…

 

Nancy Wright

Play date !

Écrit par

Originaire de l’Ohio, Nancy Wright a connu pour mentor le célèbre Lonnie Mack. C’est cependant sa très longue carrière accomplie dans la Bay Area de San Francisco qui l’a révélée au monde entier. En effet, il est rare de rencontrer une femme saxophoniste qui force ainsi le respect. On la compare d’ailleurs volontiers aux incontournables souffleurs que sont Junior Walker, Gene Ammons ou King Curtis.

Le long playing s’ouvre par le funky "Why you wanna do it", une compo signée Willie Harper. Son intervention au sax ténor est remarquable. Soutenu par des chœurs féminins, cette plage est interprétée par Wee Willie Walker, légende de la Memphis soul ; et sa voix est puissante. Nancy chante autoritairement "I got what it takes", un Chicago blues issu de la plume de l’inévitable Willie Dixon. Tommy Castro, gratteur issu de San Francisco, prend son billet de sortie et rivalise avec le honky saxophone de Nancy Wright. Victor Wainwright (NDR : ce célèbre pianiste/compositeur est né à Savannah, en Georgie, mais vit aujourd’hui à Nashville) a écrit le West Coast Jump, "Yes he do". Et il siège derrière les ivoires pour sa compo. Qui transpire de swing. Comme la guitare de Kid Andersen, la basse de Joe  Kyle Jr et les percussions de J. Hansen. Instrumental, "Blues for the Westside" est signé par le génial souffleur de Howlin’ Wolf, Eddie Shaw, une compo inspirée par le célèbre quartier du Westside à Chicago. Et Joe Louis se fend d’une intervention brillante aux cordes. "Been waiting that long" opère un retour au funky R&B. C’est son ami, le regretté Lonnie Mack, qui en est l’auteur. Et c’est un autre ancien vocaliste sur le retour, Frank Bey, qui se consacre au micro. Miss Wright illumine un autre instrumental, "Trampled" de son saxophone, une piste tapissée par l’orgue de l’ex-Robert Cray Band, Jim Pugh. Elle chante aussi le gospel sur le "Satisfied" de Martha Carson, devant les chœurs du Plymouth Church of Jazz and Justice Choir et les cordes inspirées de Kid Andersen. Mais également le jump bien rythmé "Cherry Wine". Une composition de Henry Glover, que Little Esther Phillips avait traduite en hit, dans les années 50. Terrie Odabi est une amie qui nous vient d’Oakland, en Californie. Cette dernière se réserve le micro –et son intervention est impeccable– sur "Warranty", un morceau particulièrement jazzyfiant. "There is something on your mind" est une autre ballade instrumentale lente issue de la plume d’un autre saxophoniste de génie, Big Jay McNeely, l’un des ces 'ténor hurleurs', toujours bien vivant à 89 balais. Les échanges entre le sax et la slide d’Elvin Bishop sont un pur bonheur. Le guitariste Mighty Mike Schermer impressionne par sa créativité tout au long d’un autre instrumental, "Back room rock". Et les solistes qui lui succèdent se révèlent aussi talentueux. Que ce soit Chris Burns derrière son orgue, qu’il joue dans l’esprit de Jimmy Smith ; et, bien sûr, Nancy Wright. "Soul Blue" clôt ce long playing. Une piste cool magnifiée par l’envol spectaculaire d’un autre gratteur californien, Chris Cain, suivi par une dernière sortie opérée par la géniale Nancy. Et excellente, la mise en forme a été réalisée au studio Greaseland, à San José.

 

Les Tops 2016 de Musiczine

Écrit par

Les différents ‘tops’ confectionnés par les différents collaborateurs commencent à tomber. Au fil des semaines et jusque fin janvier, le récapitulatif s’enrichira des classements proposés par les autres rédacteurs et photographes.

2016 est cependant à marquer d’une pierre noire. David Bowie, Prince, Leonard Cohen, Alan Vega, Pete Burns (Dead or Alive), Paul Kantner (Jefferson Airplane), Colin Vearncombe (alias Black), Glenn Frey (Eagles), Keith Emerson et Greg Lake ont quitté ce monde. Et la liste des artistes disparus, cette année, est loin d’être exhaustive. Sale temps pour les vétérans du rock !

Malgré cette page sombre qui se tourne, toute l’équipe vous souhaite déjà une Bonne Fête de Noël et vous présente ses meilleurs vœux musicaux pour l’année 2017.

 

Philippe Blackmarquis

Top 20 (Albums + Eps) internationaux

1) David Bowie : “ (Blackstar)”
2) Nick Cave & the Bad Seeds: “Skeleton Tree”
3) Trentemøller : “Fixion”
4) Drab Majesty : “Completely Careless”

5) Dernière Volonté : « Prie Pour Moi”
6) Essaie Pas : « Demain est une autre Nuit”
7) Marie Davidson : “Adieux au Dancefloor”
8) Pure Ground : “Giftgarten”
9) John Foxx : “21st Century: A Man, A Woman And A City”
10) Orphx : “Pitch Black Mirror”
11) Savages : “Adore Life”
12) Wovenhand : “Star Treatment”
13) Katatonia : “The Fall of Hearts”
14) Sophia : “As We Make Our Way (Unknown Harbours)”
15) Lescop : “Echo”
16) Radiohead : “A Moon Shaped Pool”
17) Archive : “The False Foundation”
18) Leonard Cohen : “You Want It Darker”
19) Covenant : “The Blinding Dark”
20) HøRD : “Focus on Light”

Top 10 (Albums + Eps) Made in Belgium

1) An Pierlé : “Arches”
2) Whispering Sons : “Endless Party”
3) Luminance : “The Cold Rush”
4  UnderViewer : “Wonders & Monsters”
5) Enzo Kreft : “Turning Point”
6) Cruise Control : “Let's Rock”
7) Enzo Kreft : “Dark Matter”
8) The Arch : “Fates”
9) Nothing But Noise : “eXistence Oscillation Past”
10) True Zebra : “War of the Words”

Compilation

“My Precious! A WAVES Radio Show Compilation” (Red Maze Records)

Bernard Dagnies

Top 20 albums internationaux

1) Wilco : “Schmilco”
2) And Also The Trees : “Born into the waves”
3) Pete Doherty : “Hamburg Demonstrations”
4) Neil Young : “Earth”
5) Wilco : “Star wars”
6) Thao & The Get Down : “Stay down”
7) Kula Shaker : “2.0”
8) Deerhoof : “The magic”
9) The Divine Comedy : “Foreverland”
10) FEWS : “Means”
11) Damien Jurado : “Visions of us on the land”
12) Suede : “Night thoughts”
13) Sulfur City : “Talking loud”

14) Preoccupations : “Preoccupations”
15) David Bowie : “ (Blackstar)”
16) Jean-Louis Murat : “Morituri”
17) Louise Attaque : “Anomalie”
18) Parquet Courts : “Performing Human”
19) Agnès Obel : “Citizen of glass”
20) Swans : “The glowing man”

Top 5 albums ‘Made in Belgium’

1) The Scrap Dealers : “After a thousand blows”
2) Showstar : “Showstar”
3) Sharko : “You don’t have to worry”
4) The Kitchen Sink Drama : “Eevery good boy deserves failure”
5) Admiral Freebee : “Wake up and dream”

Top 10 concerts

1) Wilco – Cactus (Bruges) + AB (Bruxelles)
2) Neil Young – Zénith (Lille)
3) And Also The Trees – Os à Moelle (Bruxelles)

4) The Apartments – La Ferme d’en Haut (Villeneuve-d’Asq)
5) Ty Segall – Les Nuits Botanique (Bruxelles)
6) The Divine Comedy – Théâtre Sebastopol (Lille)
7) Calexico – Aéronef (Lille)
8) Marc Almond – W-Festival (Wortegem)
9) H.F Thiefaine – BSF (Bruxelles)
10) Douglas Dare – Grand Mix (Tourcoing)

Pierre Vangilbergen

Top 20 albums Metal

1) Opeth : “Sorceress”
1) Gojira : “Magma”

2) Metallica : “Hardwired… To Self Destruct”
3) Volbeat : “Seal the Deal and Let’s Boogie”
4) Superjoint : “Caught Up in the Gears of Application”
5) Testament : “Brotherhood of the Snake”
6) Honky : “Corduroy”
7) Abbath : “Abbath”
8) Motörhead : “Clean Your Clock”
9) Alcest : “Kodama”
10) Korn : “The Serenity of Suffering”
11) Hatebreed : “The Concrete Confessional”
12) Crowbar : “The Serpent Only Lies”
13) Killswitch Engage : “Incarnate”
14) Walls of Jericho : “No One Can Save You from Yourself”
15) Black Tusk : “Pillars of Ash”
16) Anthrax : “For All Kings”
17) Amon Amarth : “Jomsviking”
18) Lamb of God : “The Duke”
19) Hellyeah : “Unden !able”
20) Nails : “You Will Never Be One Of Us”

Top 10 concerts Metal

1) Twisted Sister - Alcatraz Festival (Courtrai)
2) Opeth - Ancienne Belgique (Bruxelles)
3) Behemoth - Trix (Anvers)
4) Napalm Death - Magasin 4 (Bruxelles)
5) Testament - Graspop Metal Meeting (Dessel)

6) Volbeat - Forest National (Bruxelles)
7) Clutch - Ancienne Belgique (Bruxelles)
8) Exodus - Trix (Anvers)
9) Airbourne - Forest National (Bruxelles)
10) Crowbar - Muziekodroom (Hasselt)

Béber

Top 20 albums

1) Bon Iver : “22, A Million”
2) Go Go Penguin : “Man Made Object”
3) Woods : “City Sun Eater in the River Light”
4) Whitney : “Light Upon the Lake”
5) Explosion in the Sky : “The Wilderness”
6) Hamilton Leithauser + Rostam : “I Had a Dream that you were Mine”
7) Car Seat Headrest : “Teens Of Denial”
8) Preoccupations : “Preoccupations”
9) Nick Cave & the Bad Seeds : “Skeleton Tree”
10) Russian Circles : “Guidance”
11) Tindersticks : “The Wainting Room”
12) Suuns : “Hold/Still”
13) James Vincent McMorrow : “We Move”
14) Diiv : “Is The Is Are”
15) Leonard Cohen : “You want it darker”
16) Wovenhand : “Star Treatment”
17) Dans Dans : “Sand”
18) Anohni : “Hopelessness”
19) Kevin Morby : “Singing Saw”
20) The Radio Dept. : “Running out of love”

Top 5 concerts

1) At the Drive-in - Ancienne Belgique (Bruxelles)
2) Explosion in the Sky - Ancienne Belgique) (Bruxelles)
3) Okkervil River - Botanique (Bruxelles)
4) Anohni - Ancienne Belgique (Bruxelles)
5) Deafheaven - Ancienne Belgique (Bruxelles)

Sebastien Leclercq

Top 20 albums

1) PJ Harvey : “The Hope Six Demolition Project”
2) David Bowie : “
(Blackstar)”
3) Eagulls : “Ullages”
4) Allah-las : “Calico review”
5) Iggy Pop : “Post pop depression”
6) Jack Bugg : “On my one”
7) Toy : “Clear shot”
8) Nick Cave And The Bad Seeds : “Skeleton tree”
9) White Lung : “Paradise”
10) Parquet courts : “Human performance”
11) Anohni : “Hopelessness”
12) DIIV : “Is the is are”
13) Slaves : “Take control”
14) Wild beasts : “Boy king”
15) Angel Olsen : “My woman”
16) Thee oh sees : “A weird exits”
17) Big Thief : “Master piece”
18) Testament: “Brotherhood Of The Snake”
19) Wovenhand : “Star treatment”
20) Savages : “Adore life”

 Top 5 concerts

1) PJ Harvey - Open’er (Gdynia)
2) Ought - Botanique (Bruxelles)
3) Tindersticks - Depot (Louvain)
4) Richard Ashcroft - O2 Arena (Liverpool)

5) Ty Segall - Les Nuits Botanique (Bruxelles)

Taï

Top 20 albums

1) Okkervil River : "Away"
2) Parquets Courts : "Human Performance"
3) Teenage Fan Club : "Grand Prix" (Réédition)
4) Woods : "City Sun Eater in the River of Light"
5) Benjamin Biolay : "Palermo Hollywood"
6) Eraz Furman : "Perpetual Motion People"
7) Hamilton Leithauser & Rostam : "I Had A Dream That You Were Mine"
8) Car Seat Headrest : "Teens of Style"
9) Bill Ryder-Jones: "West Kirby County Primary"

10) Nicolas Michaux : "A La Vie A La Mort"
11) Villagers : "Where Have You Been All My Life?"
12) King Creosote : "Astronaut Meets Appleman"
13) Whitney : "Light Upon the Lake"
14) Kevin Morby : "Singing Saw"
15) Low : "Ones and Sixes"
16) Karl Blau : "Introducing Karl Blau"
17) Explosions In The Sky : "The Wilderness"
18) S-Crew : "Destins Liés"
19) The Radio Dept. : "Running Out of Love"
20) Blood Orange : “Freetown Sound”

Top 5 concerts

1) At the Drive-In – Ancienne Belgique (Bruxelles)
2) Okkervil River – Botanique (Bruxelles)
3) Ezra Furman – Larmer Tree Gardens (Salisbury)
4) Explosions In The Sky – Ancienne Belgique (Bruxelles)
5) Calexico – Aéronef (Lille)

Adrien Mouchet

Top 20 albums

1) Slaves : “Take Control”
2) Teleman : “Brilliant Sanity”
3) Recorders : “Coast To Coast”
4) Car Seat Headrest : “Teen Of Denial”
5) Fews : “Means”
6) Preoccupations : “Preoccupations”
7) Bombay : “Show Your Teeth”
8) Eagulls : “Ullages”
9) Wild Beasts : “Boy King”
10) Parquet Courts : “Human Performance”
11) The Lemon Twigs : “Do Hollywood”
12) Mystery Jets : “Curve Of The Earth”
13)
David Bowie : “ (Blackstar)”
14) Robbing Millions : “Robbing Millions”
15) Sea Pinks : “Soft Days”
16) Anna Meredith : “Varmints”
17) LNZNDRF : “LNZNDRF”
18) Angel Olsen : “My Women”
19) The Slow Show : “Dream Darling”
20) Sunflower Bean : “Human Ceremony”

Top 20 Songs

1) Teleman : “Dusseldorf”
2) Parquet Courts : “Berlin Got Blurry”
3) Slaves : “Same Again”
4) Car Seat Headrest : “Vincent”
5) Eagulls : “Euphoria”
6) Robbing Millions : “In The No Air”
7) Teenage Fan Club : “I’m in Love”
8) The Slow Show : “This Time”
9) Fews : “100 Goosebumps”
10) Preoccupations : “Fever”
11) Wild Beasts : “Dreamliner”
12) Recorders : “A Church Of Dust and Rubble”
13) Kagoule : “Pharmacy”
14) The Lemon Twigs : “Haroomata”
15) Angel Olsen : “Shut Up and Kiss Me”
16) Mystery Jets : “The End Up”
17) Anna Meredith : “Taken”
18) Bombay : “Kids”
19) Whispering Sons : “Strange Identities”
20) Sunflower Beans : “I Was Home”

Top 15 concerts

1) FIDLAR – Sziget (Ile d’Obuda, Budapest)
2) Preoccupations – Botanique (Bruxelles)
3) Aline – Botanique (Bruxelles)
4) Eagulls – VK (Bruxelles)
5) Django Django – Dour Festival (Dour)
6) Foals – Forest National (Bruxelles)
7) Wild Beasts – Grand Mix (Tourcoing)
8) Fat White Family – Dour Festival (Dour)
9) Fews – PiaS Nites – Beursschouwburg (Bruxelles)
10) Anna Meredith – Botanique (Bruxelles)
11) Bloc Party – Sziget (Ile d’Obuda, Budapest)
12) A Place
to Bury Strangers – Aéronef (Lille)
13) Mac deMarco – Dour Festival (Dour)
14) Oxmo Puccino – Dour Festival (Dour)
15) Editors –
Sziget (Ile d’Obuda, Budapest)

Jean-Claude Mondo

Tops 20 (blues)

1. Mississippi Heat : “Cab driving man”
2. Mike Zito :  “Make blues not war”
3. Ray Fuller & The Bluesrockers : “Long black train”
4. Jeff Jensen : “The Riveer City Sessions”
5. The Rolling Stones : “Blue and lonesome”
6. Jeff Chaz : “Sounds like the blues to me”
7. Pinetop Perkins & Jimmy Rogers : “Genuine blues legends”
8. Joe Bonamassa : “Live at the Greek Theatre”
9. Imperial Crowns : “The calling”
10. Little Mike : “How long ? ”
11. Phil Bee’s Freedom : “Memphis Moon”
12. Lil’ Ed & The Blues Imperials : “The Big Sound of”
13. Rev Billy C. Wirtz : “Full Circle”
14. Steve Hill : “Solo recordings Volume 3”
15. Various Artists : “Blues for Big Walter”
16. Albert Castiglia : “Big dog”
17. Sulfur City : “Talking loud
18. Jeff Chaz : “This silence is killing me”
19. Keith Stone : “The Prodigal returns”
20. Royal Southern Brotherhood : “The Royal Gospel”

Top 3 Made in Belgium (blues)

1. The Bluebones : “Double Live”
2. Walter Broes & The Mercenaries : “Movin’ up”
3. Marc Lelangue Trio : “Lost in the blues”

Didier Deroissart

Top 10 albums

1. Metallica : “Hardwired... - To Self- Destruct”
2. David Bowie : “Blackstar”
3. Archive : “The False Foundation”
4. The Rolling Stones : “Blue And Lonesome”
5. Ziggy Marley : “ZM”
6. Hildebrandt : “Les Animals”
7. Birdpen : “O'Mighty Vision”
8. Puggy : “Colours”
9. Korn : “The Serenity of Suffering”
10. Deerhoof : “The Magic”

Top 5 albums Made In Belgium

1. Krig : “Rites

2. La Jungle : “II”
3. Blue Velvet : “Blood + Rain”

4. Faon Faon : “Faon Faon”
5. Z : “Z”

Top 10 concerts

1. Aibourne - Aéronef (Lille)
2. Puggy - Forest National (Bruxelles)
3. Dubioza Kolektiv - Nijdrop (Opwijk)
4. Black Mirrors au - Zik Zak (Ittre)
5. Bring Me The Horizon - Forest national (Bruxelles)

6. Passenger - Cirque Royal (Bruxelles)
7. Mustii - Cirque Royal (Bruxelles)
8. Steel Panther - Ancienne Belgique (Bruxelles)
9. MØ - Ancienne Belgique (Bruxelles)
10. Gabriel Rios - Boomtown (Gand)

Flop 4 concerts

1. Hyphen Hyphen - Ancienne Belgique (Bruxelles)
2. Alice On The Roof - Lokerse Feesten (Lokeren)
3. Defeather - AB Club (Bruxelles)
4. Kodaline - Ancienne Belgique (Bruxelles)

Ludovic Vandenweghe

Top 10 albums

1) Radiohead : "A Moon Shaped Pool"
2) Weezer : "Weezer (White Album)"
3) White Miles : "The Duel"
4) Biffy Clyro : "Ellipsis"
5) Stuck In The Sound : "Survivor"
6) Nick Cave & the Bad Seeds : “Skeleton Tree”
7) David Bowie : “
(Blackstar)”
8) Pete Doherty : “Hamburg Demonstrations”
9) Wild Beasts : "Boy Kid"
10) Leonard Cohen : "You Want It Darker"

Top 5 Concerts

1) Les Innocents - Le Grand Mix (Tourcoing)
2) Calexico - Aéronef (Lille)
3) The Dandy Warhols - Aeronef (Lille)
4) Foals - Zénith Aréna - Lille
5) Wax Tailor - Aéronef (Lille)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rue de l'AB va raisonner au son de Danakil

Écrit par

Le 25 mars prochain, Danakil sera à l'Ancienne Belgique pour défendre son nouvel album "La rue raisonne". Ce cinquième opus, sorti en octobre dernier, place encore un peu plus le groupe reggae français sur la voie de la chanson militante. "32 mars" en est un premier témoignage. Une chanson composée en marge des concerts organisés par le groupe en soutien au mouvement Nuit Debout. Le clip est composé d'images tournées lors du concert donné Place de la République le 15 mais 2016. Et depuis quelques jours, ils remettent le couvert avec "Back Again" , deuxième single tiré de leur nouveau projet.

Et "La rue raisonne" est également riche en collaborations. Le jamaïcain Anthony B, la brésilienne Flavia Coelho et le martiniquais YaniSs Odua viennent poser leur voix sur le titre "World of Reggae Music", déclaration d’amour au style musical qui les lie. Le chanteur allemand Patrice est aussi présent sur la tracklist en partageant avec Balik (chanteur de Danakil) le titre «Paris la Nuit», hommage noctambule à la capitale parisienne.

Lors de sa prestation bruxelloise, Danakil partagera la scène avec Volodia, dont l'album "Un pied sur terre" est sorti il y a quelques mois.

Wild Beasts

Boy King

Écrit par

Après la sortie du flamboyant « Two Dancers », en 2009, on avait peu à peu perdu de vue les élégants Anglais de Wild Beasts. Une raison ? La confection d’albums qui –bien que très propres sur eux et d’une évidente classe– manquaient cruellement de ces mélodies d’orfèvres, issues de leur chef-d’œuvre. Les dandys de Kendal reviennent aujourd’hui à des bases plus pop et dansantes sur « Boy King », un 5ème elpee moins intellectuel que leur précédent, « Present Tense » ; un opus qui propose une collection de titres louvoyant constamment à l’extrême et fine limite entre sensibilité et maniérisme, grandiloquence et subtilité. La voix d’Hayden Thorpe, rappelant celle d’Antony/Anohni, est toujours aussi soyeuse et la production de John Congleton (St Vincent, Swans, The Walkmen,…) apporte une belle instantanéité à leur musique enregistrée chez lui au Texas. Les bêtes sauvages n’hésitent pas à sortir des synthés crapuleux et autres beats r&b ; des éléments qui collent parfaitement à un artwork lorgnant avec gourmandise vers le mauvais goût… et ce pour notre plus grand plaisir. Difficile de ne pas succomber aux dansants et pop « He The Colossus » et « Tough Guy », à l’imparable « Big Cat » ou au sensuel « Dreamliner ». Plus accessibles sans être putassiers, les Wild Beasts gagnent en légèreté et c’est officiellement une bonne nouvelle pour cette fin d’année…

 

Véronique Sanson

Dignes, dingues, donc

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C’est dans les vieilles casseroles qu’on fait les meilleures soupes. Enfin, selon l’adage ! Arborant fièrement 67 printemps, l’icône de la chanson française pose une nouvelle fois ses vocalises sur un tout nouveau format.

Propulsé par le single "Et je l'appelle encore", vibrant hommage à sa mère disparue dix ans plus tôt, ce nouvel opus était donc espéré par les fans qui ont patiemment dû attendre durant six longues années depuis le dernier exercice de style, « Plusieurs lunes ».

L’artiste a bien bourlingué depuis ses débuts ! Elle a traversé les âges et les modes, affrontant ci et là les tumultes de la vie.

« Dignes, dingues, donc … » synthétise, quelque part, la carrière de l’artiste. Plutôt éclectique, il recèle toute une palette de titres épurés et émouvants où piano et cordes se mêlent à la syntaxe vocale et le phrasé si particulier.

Eloignée des années sombres, la grande dame y parle, sans équivoque, de ses thèmes de prédilection sous une double angulaire, à mi-chemin entre légèreté et gravité.

Pop/rock, le titre maître avait été écrit juste avant les attentats ; et il traite de la religion, non sans un certain degré d’humour décomplexé. « Des X et des I grecs » tire un trait sur un passé alcoolique. Plus sombre, « L’écume des jours » relate une histoire d’amour qui s’est envolée, une plage qu’elle partage en duo avec Thomas Dutronc. Et le fils à Jacques participe également au plus léger, mais chargé de swing, « Zéro de conduite ». Enfin, « S’il était une fois » baigne au sein d’un climat latino. Une fin de parcours qui dénote cependant dans l’ensemble, flirtant même inopportunément avec une certaine variété…

Véronique Sanson est certainement un monument de la chanson française. Et vu son parcours, on peut même affirmer que sa carrière est solide comme le roc(k). Mais si ce quinzième album studio devrait ravir les inconditionnels de l’artiste, les mélomanes risquent fort de rester sur leur faim, espérant toujours aussi impatiemment une œuvre du calibre de celles publiées au début des années 70 (« Amoureuse », « De l’autre côté de mon rêve », …)

La Femme

Mystère

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Quand on évoque l’étrange patronyme La Femme, on pense à une icône plantureuse aux formes généreuses. Et pourtant, à l’origine, le projet était réduit à deux hommes, Sacha Got et Marlon Magnée.

Après avoir goûté à différents styles, la jeune fille est passée de l’adolescence à l’âge adulte. On pourrait même ajouter, en deux temps trois mouvements ! Elle a non seulement grandi (le line up recèle cinq gars et une fille, aujourd’hui), mais elle a surtout gagné en maturité. Surtout depuis la publication de son premier essai, « Psycho Tropical Berlin ». Ce qui lui a valu une récompense aux Victoires de la musique, dans la catégorie ‘album révélation de l’année’.

Depuis, on peut dire que le combo est sur le velours. Il nous propose un nouveau format. Qui s’intitule « Mystère ».

Verdict ? Un condensé de compos décomplexées, insouciantes, délurées et fêtardes qui bouleversent les codes figés de la chanson française. Anti-thèses d’un Dominique A ou d’un Miossec, elles lorgnent plutôt vers Philippe Katerine !

Des chansons qui baignent au sein d’une forme de cold wave synthétique. Un brin rétro, elles sont saupoudrées, ci et là, d’un zeste de punk spasmodique…

Le mélomane lambda aurait tendance à se laisser bercer par une absurdité rafraîchissante où se mêle vrai/faux second degré. Le plus averti devrait y déceler en filigrane un message plus profond, davantage psychanalytique.

La syncopée est tonitruante et envoie valser au placard cette sinistrose ambiante qui nous dévore au fil d’une actualité guerrière bien trop présente. Cette gonzesse à six têtes est certes désinvolte, mais possède le don de plonger les aficionados dans une dimension schizophrène.

Les thématiques parlent du quotidien avec une légèreté frémissante, mais sans langue de bois. On y parle de tout et de rien à la fois. Sans jamais être grossier, ni graveleux. « Septembre » évoque la fin de l’été, « Elle ne t’aime pas » brosse une histoire d’amour compliquée – comme souvent–, « Sphynx » aborde le sujet de la drogue, sans pourtant en faire l’apologie. Si tout le monde prenait de l’acide, un jour dans sa vie, le monde serait peut-être davantage en paix. Mouais…

Ce long format risque fort d’éprouver d’énormes difficultés à séduire les pontifes de la pop. Et vu les diktats et les formatages imposés par les radios, il ne devrait pas y trouver davantage de place dans ses programmations.

Dommage ! Parce que derrière, s’y cache une vraie musicalité et des thématiques qui naviguent à mille lieues de l’univers ‘prout prout’ d’un Patrick Sébastien. Comme quoi, la culture musicale a encore des chaumières à visiter !

Tim Holehouse

Odd/Even

Écrit par

Troubadour, Tim Holehouse arpente les salles de concert en concert et de bar en bar. Ce solitaire voyage de ville en ville, de pays en pays, n’acceptant pour seuls compagnons, que ses instruments. Et il y a maintenant plus ou moins deux ans que ce barbu sillonne l’Europe. Avant de se lancer dans son aventure en solitaire, l’Anglais (NDR : il est originaire de Portsmouth) avait milité au sein de différents formations, aussi bien de blues que de metal…

Il nous propose deux Eps pour le prix d’un. Mais lors des sessions d’enregistrement de ces deux disques, il a quand même reçu le concours de quelques invités. En l’occurrence des membres de The Werecats, Luna Lucana et Subway Sec. Si l’essentiel des compos lorgnent vers le blues, l’ensemble manque quand même de cohérence. « Even » campe un rock particulièrement basique. « Trace » et « Skeleton » s’illustrent par leur supplément d’âme. Blues primaire, « Swamp Beast » nous replonge au début du siècle dernier. Sur certaines pistes, plane le spectre de Nick Cave (ces climats ténébreux) ou de Tom Waits (la voix). Malheureusement, au fil de l’écoute, on perd le fil conducteur (NDR : s’il y en a un) ; d’autant plus que le son laisse parfois à désirer… 

Finalement, il serait plutôt souhaitable d’aller assister à un set du fort sympathique britannique, au sein d’un troquet quelconque, attablé devant un bon bourbon…

 

Early Spring Horses

What the wood whispers to itself

Écrit par

Vincent Stockholm, alias Early Spring Horses, est de nationalité suédoise. Pas étonnant, vu le nom de famille. Il est né à Alvdalen, une petite ville qu’on imagine perdue au milieu de forêts enneigées. Affabulations ? Clichés ? Pas vraiment, puisque le décor est planté en Scandinavie. Mais une chose est sûre, Vincent confirme que le folk intimiste est entré dans les mœurs, chez les Vikings.

« What the wood whispers to itself » constitue le premier elpee d’E.S.H.. Découpé en 9 pistes, il se limite à une bonne demi-heure. Des compos mélancoliques qui évoquent donc, les paysages boisés et glacés proches de la mer Baltique. On avait donc vu juste ! Et elles sont constamment tramées par les ivoires. Circonstanciellement, l’expression sonore est tapissée –en arrière-plan– de beat électroniques. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « Across the Roaring Forties ». « The Bark » et « Vintersolstand » invitent également une harpe. Les orchestrations sont minutieusement exécutées et parfaitement dosées. Malheureusement, linéaires, dépourvues du moindre crescendo, les pistes souffrent d’une carence mélodique. Donc elles se révèlent pauvres en intensité émotionnelle. Une situation aggravée par la voix impersonnelle de Vince. Une exception qui confirme la règle ? « Voyager’s trail ». Et puis, rideau. Bref, en cherchant à décrire son environnement naturel, Vincent Stockholm n’est parvenu qu’à nous figer une nature morte. Et polaire de surcroît…

 

Neil Young

Earth

Écrit par

On savait Neil Young engagé dans la lutte pour la sauvegarde de la planète ; mais on n’imaginait pas qu’il allait saupoudrer “Earth”, un double opus ‘live’, de bruitages saugrenus. Parfois urbains ou météorologiques (tempête, pluie) ; mais surtout immortalisés dans la nature (corbeaux, vaches, loups, guêpes, cigales et probablement une baleine, entre autres). Heureusement, ces éléments ne perturbent jamais l’ensemble. Au contraire. Ils y créent même le plus souvent, un climat champêtre…

Les 13 pistes cadrent, en outre, parfaitement avec son combat environnemental, qu’il mène depuis de nombreuses années. Depuis « Mother Earth » à « The Monsanto years », en passant par « Wolf moon », « Hippie dream », « After the gold rush », « Western hero » ou encore « Human highway ». Un seul inédit : « Seed justice ». Et en finale, on a droit à un morceau particulièrement électrique de près d’une demi-heure. Intitulé « Love and only love », il rappelle le fameux « Cowgirl in the sand », un titre qui figurait sur son second elpee solo, « Everybody Knows This Is Nowhere », paru en 1969. Un petit bémol, la fin est un peu tirée en longueur. Ces compos ont bien sûr été revisitées. Les lyrics ont même parfois été adaptés en conséquence pour coller au thème central : la préservation de la terre (« Earth »).

Neil Young nous rappelle encore ici que c’est sur les planches qu’il est au sommet de son art. Après avoir assisté au set accordé au Zénith de Lille, flanqué de son nouveau groupe, Promise of the Land, au sein duquel militent les deux fils de Willy Nelson aux grattes, en juin dernier, je ne puis que confirmer. Près de 2h40 de concert, sans la moindre faille. Et en écoutant cet « Earth », les images de ce show me reviennent à l’esprit. Comme si elles dataient d’hier. Et elles ne sont pas prêtes de s’effacer de ma mémoire…