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Denver ou DNVR ?

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Tryo

Soufflé par un irrésistible tourbillon d’optimisme…

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Ce mercredi 30 novembre, Tryo plantait son drapeau à l’Ancienne Belgique, un étendard agité par son « Vent Debout ». Une soirée mémorable marquée par un amour réciproque entre le quatuor français et l’extraordinaire public belge.

Deux bonnes heures de concert en compagnie d’un des groupes francophones les plus marquants de ces 20 dernières années. Parce qu’il frappe les esprits tant par les idées défendues que par sa musique ; une musique qui est parvenue à abattre les clichés selon lesquels tout titre un tant soit peu reggae est réservé aux fumeurs de joints à rasta. Il est allé bien au-delà, rassemblé des foules, pas vraiment destinées à fréquenter les mêmes salles de concert. Et pourtant… Dans cette AB particulièrement propice aux spectacles magiques, la soirée a tourné au face-à-face. D’un côté, quatre copains, quatre amis, quatre musiciens, quatre chanteurs unis sous une même bannière, celle de Tryo. De l’autre, 2 700 personnes (environ) unies comme une seule marée déchaînée, comme une seule meute chantant à l’unisson, à plein poumons ; une foule assurant autant le spectacle que les artistes.

Mais pour bien comprendre cette folle histoire d’un soir, il faut raconter tout « Ce que l’on s’aime » au cours de ces moments toujours trop courts. Tout a commencé par là. Et déjà l’AB toute entière s’enflammait. A peine ont-ils eu le temps de « Chanter » qu’ils ont bien dû admettre qu’en Belgique les morceaux d’échauffement du public n’étaient pas nécessaires. Et puis est venu l’instant de se dire bonsoir et déjà chacun a pu sentir qu’une grande soirée se préparait. Comme si un tremblement de terre parcourait tout Bruxelles, les décibels vont grimper. Mais Tryo ne se contente pas de chanter, il partage, raconte, dissémine du plaisir. Mais n’hésite pas à asséner, au travers du morceau « Les extrêmes », un petit punch aux Américains qui ont ‘oublié’ de voter lors des dernières présidentielles.

Chez Tryo, la beauté se révèle dans la capacité à pouvoir s’appuyer sur l’épaule des autres. La formation va donc faire confiance à la vague de spectateurs qui va porter « Watson » et le faire voguer avec plus de force et de vigueur que jamais, comme si soudain, une armée menait ses combats derrière lui. Le don de soi, de ses talents est parfois tout aussi bénéfique pour booster les justes causes. L’association Sea Shepherd ne peut en tout cas que sortir grandi de cette chanson, de ce moment.

Le point culminant de la soirée symbolise bien Tryo. Un Hymne, avec un grand H. Un hymne, ça rassemble, ça fait vibrer, ça parle à tout le monde, ça résonne d’une manière qui semble éternelle. Mais les quelques minutes de « L’hymne de nos campagnes » seront grandioses, magiques, magnifiques, incroyables… Aucun adjectif ne pourrait décrire l’union sacrée qui s’est créée autour de cette chanson. Il appartient aux grands moments qui expliquent pourquoi les concerts sont indispensables à vivre. L’Ancienne Belgique l’a crié bien fort, à user ses cordes vocales. Et l’amour s’est propagé tout au long de « Serre-moi ».

Tryo a aussi eu la bonne idée de laisser à l’auditoire le choix des chansons. Et là, les artistes n’ont pu cacher leur surprise face à la demande de titres qui leur semblaient si lointains qu’ils en avaient quelque peu oublié les paroles. Ce qui nous a valu un medley réunissant « Jocelyne », « Mam’selle Bulle », « Poussière d’étoiles », « Apocalypticodramatic »…

Mais Tryo a intégré, de façon éphémère, un cinquième membre : Massimo. Un jeune homme plein de culot n’a pas eu peur de répondre à l’appel du groupe qui demandait, exigence à peine voilée, quelqu’un capable de jouer du Tryo à la guitare ; mais un quidam qui n’a pas encore été programmé, sache chanter et soit de nationalité belge. Massimo a ainsi assuré le spectacle. Acclamé, son prénom a été scandé par l’ensemble de l’AB, pour « La misère d’en face ». Exceptionnel moment et pas seulement pour lui.

Et Tryo ne rejette rien de son passé musical. « Sortez-les » ou « Yakamoneyé » y sont bien passées. A l’heure du rappel, l’inévitable « Désolé pour hier soir » a permis au public de jeter ses dernières (en fait pas vraiment les dernières semble-t-il) forces dans cette soirée incroyable.

Elle s’est déroulée au cœur d’une extase festive incroyable. Et permis de « Souffler » un impérissable moment. Car ce show est bien allé au-delà de l’aspect musical. Il a mis en lumière notre monde parfois bien sombre sous un angle plein d’optimisme ; et a même propagé des messages positifs. Il a rassemblé alors que nous vivons des périodes quelque peu difficiles, des événements qui divisent. Comme c’est si important, ne fût-ce que quelques instants. Mais le règne était bien celui de Tryo, celui de l’Ancienne Belgique, de la musique et de tout ce qu’elle peut apporter. Une belle folie qui touche, émeut, fait danser, rend joyeux et fort. Même ces jours qui suivent sont plus beaux, plus légers parce que cette soirée est quelque part dans la tête et nous donne confiance.

Que le « Vent debout » de Tryo souffle encore fort, longtemps et loin!

(Organisation : Ancienne Belgique)

Carnival Youth

Propeller

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Carnival Youth est originaire de Riga. Il faut bien avouer qu’il n’est pas courant de découvrir une formation originaire de Lettonie. Et pour cause, coincé entre la Lituanie et l’Estonie, ce petit pays balte, qui recense 2 millions d’habitants, n’a certainement pas forgé sa notoriété en développant un vivier musical particulier (c’est le moins que l’on puisse dire). D’ailleurs, il faut bien reconnaître qu’hormis sa capitale, le commun des mortels ne connaît pas grand-chose de la Lettonie et de ses habitants.

Pourtant, à l’écoute du deuxième album de Carnival Youth, il faut reconnaître que cette formation n’a rien à envier à qui que ce soit sur la scène musicale contemporaine. Et anglo-saxonne, tout particulièrement. Le chant exprimé dans la langue de Shakespeare en est une explication plus que plausible. Mais pas seulement. Et pour cause, le quatuor s’est déjà produit dans le cadre de festivals européens réputés, comme le Sziget et l’Open’er. Mais également l’Eurosonic, événement considéré comme le meilleur dénicheur de talents ; événement au cours duquel il a décroché l’Award des ‘European Border Breakers’.

Tout au long de « Propeller », le combo letton propose un pop/rock coloré qui navigue dans les mêmes eaux que Tokyo Police Club et Born Ruffians. La ligne de clavier trame les compos, alors que les vocaux répliquent ou se superposent, à l’instar de « Connection Lost ». « 1Q7/4 » et « Surf » consomment davantage de guitares. Parfois, l’expression sonore prend une pause, afin de repartir de plus belle, et en crescendo, comme sur l’excellent « Fooling Myself ». En outre, les mélodies sont sacrément contagieuses. Et un titre comme « Lloveyous », en est la plus belle illustration.

Bref, jamais cet opus ne suscite l’ennui ; aussi je considère dorénavant Carnival Youth comme mon groupe letton, voire balte, favori.

Le groupe se produira le 29 novembre au Botanique en compagnie de Sara Hartman et Kilian & Jo.

Enzo Kreft: la renaissance de la new-wave

Enzo Kreft est le pseudonyme d'Eric Vandamme, un musicien belge vivant à Malines. Il a sorti deux obscures cassettes de new-wave électronique en 1983-84 et puis, a disparu des radars. Aujourd'hui, boosté par la ré-édition d'une (superbe) compilation vinyle sur Walhalla Records (« Dark Matter »), Enzo publie « Turning Point ». Ce CD auto-produit propose 12 nouveaux titres qui s'inscrivent dans la lignée de ses premières productions.

On se retrouve avec bonheur plongé dans des sonorités synthétiques au croisement entre John Foxx, Gary Numan, Fad Gadget ou Snowy Red. Enzo évoque des images d'une société apocalyptique « Ballardienne » pleine de peur, de paranoïa et de destruction.

C'est une synth-pop superbe, post-Kraftwerkienne, comme dans « You better sleep with one eye open », « We're Breaking Out » et « Hypnotized », qui lorgne, lui, un peu sur Depeche Mode. Le très dystopien « I Am The Cockroach » nous évoque « Are Friends Electric? », de Gary Numan. « Before I Go » et « The Walk » sont deux belles ballades romantiques, que ne renierait pas Andy Oppenheimer. « Desperately Seeking For Some Other Place To Live » est un superbe instrumental, tandis que « Another Dark Night », « Numb » et « Posthuman Dream » offrent de belles ambiances sombres, presque gothiques.

Clairement une des meilleures productions belges de 2016 dans un style « Wave » qui connaît décidément un véritable 'revival'.

Visiter le blog d'Enzo Kreft ou sa page Facebook

KoperniK chante "Au nom du monde"

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Après un premier EP 6 titres financé par les fans du groupe sur la plateforme KissKissBankBank, le trio est de retour avec un single intitulé « Au nom du monde » . Hymne pacifiste et revendicateur d'une période sombre de notre humanité, KoperniK fait part de son incompréhension du triste monde actuel dans lequel nous évoluons.

Cette jeune formation née en 2013 a récemment fait la première partie du groupe de rock allemand Killerpilze. Le groupe a laissé entendre que de nouveaux single étaient déjà enregistrés, dans la lignée de « Au nom du monde », rappelant des groupes de rock français tels que Kyo, Pleymo ou encore Vegastar, pour le plus grand plaisir de leurs fans, ou des nostalgiques des années 2000

Thomas Fersen entre en campagne en 2017

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Thomas Fersen fait à son public "Un coup de queue de vache" pour son nouvel album qui sera disponible à partir du 27 janvier 2017. Toutes les chansons se déroulent dans une ferme, les champs et les bois qui l'entourent, mais aussi en ville où la nature s'est installée.
Artiste complet et compteur hors pair, Thomas Fersen jongle avec les mots avec une aisance déconcertante.  Il a écrit et composé lui-même ce dixième album.

Les festivals « De Concert ! » s'agrandissent

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La Fédération Internationale de Festivals « De Concert ! » a été créée en 2008 et regoupe de nombreux festivals un peu partout en Europe. Elle a la volonté de favoriser les échanges entre ses membres, la création et le développement artistique en restant attentif à l’évolution du secteur.

Elle compte 30 membres parmi lesquels le Dour Festival et le Sziget Festival. Cette année, le Nordik Impakt et le Hors Pistes rejoignent la Fédération.

Le prochain événement organisé pas la Fédération est un atelier en février 2017. Le débat portera sur l’élargissement au public.

Plus d’infos ici.

Beth Hart

Mettre littéralement le feu aux planches…

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Il s’agit déjà de la troisième visite accordée par cette grande dame du blues, à l’Ancienne Belgique. Et le concert est sold out.

Née en 1972, Beth a fait ses classes dans les clubs de Los Angeles. Elle a bossé en compagnie d’une multitude de musiciens dont Jeff Beck, Slash, Joe Bonamassa, Les Paul et Neal Schonn, Ian Gillan et Toots Tielemans. Cette chanteuse américaine est devenue célèbre grâce au hit « LA Song (Out of this Town) », diffusé durant un épisode de la série Beverly Hills. A son actif, une dizaine d'albums, dont deux immortalisés en ‘live’. Plus jazzy, son dernier opus studio, « Fire On The Floor », est paru en octobre dernier. Elle va y puiser largement pour étoffer sa set list. Mais Beth, c’est avant tout une voix. La plus souvent puissante, granuleuse, rocailleuse même ; mais aussi capable d’emprunter un timbre tendre, enjôleur…

Davy Watson est chargé du supporting act. Il se produit en solitaire, armé d’une gratte semi-acoustique. Ce qui ne l’empêche pas de dispenser des accords énergiques sur ses cordes. Ses compos baignent dans le r&b, le blues, la roots, le folk ou l’americana. Issu de Belfast, cet Irlandais a notamment travaillé auprès de Bob Geldoff et Phill Lynott. Il vient d’entamer une carrière solo et est venu présenter, en 30 bonnes minutes, de larges extraits de son nouvel Ep, « Heart & Soul »…

Particulièrement sexy, Beth est à l’aise dans tous les répertoires : blues, jazz, gospel ou soul. Son humour est ravageur. Que ce soit derrière le micro, les ivoires, la guitare ou la basse, elle est imperturbable. Elle a une fameuse présence scénique et son interactivité avec la foule est permanente.

Sur les planches, elle est soutenue par un trio de musiciens talentueux. Le drummer, Bill Ranson, installé sur une estrade. Le bassiste Bob Marinelli. Et un guitariste (NDR : qui se sert tour à tour d’une électrique ou d’une semi-acoustique). Pas Joe Bonamassa, mais Jon Nichols.

Une toile froissée est déployée à l’arrière-plan. Elle est composée de deux teintes différentes et divisée en six bandes verticales. Au pied, des spots led de différentes couleurs projettent leurs faisceaux vers le haut. Un piano à queue trône sur la gauche, près de Mrs Hart.

« Fat Man » ouvre le show. C’est un extrait du nouvel opus. Les sonorités arrachées par le sixcordiste sont oppressantes. Sa gratte et celle du bassiste finissent même par entrer en duel. Beth se dandine derrière son pied de micro tout en balançant les bras. La set list épingle de nombreuses reprises. Celle du « I Love You More Than You'll Ever Know » de Blood, Sweat & Tears est sublime. La voix de Beth est haut-perchée tout au long du solide « Chocolate Jesus » de Tom Waits.

L’adaptation du « Rhymes » d'Al Green se distingue par des inflexions vocales bien plus graves, profondes, même. Les riffs de gratte sont précis. Bill s’emballe derrière les fûts. Il les martèle, bien sûr, mais n’épargne pas les cymbales. La cover du « If I Tell You I Love You » de Melody Gardot est remarquable et respectueuse de l’originale. Et au sein de cet univers jazzyfiant, Mrs Hart brille sur sa six cordes. Elle est tout aussi inspirée derrière son piano, pour celle du « I'll Take Care Of You » de Bobby ‘Blue’ Bland, un blues indolent au cours duquel les accords de gratte languissants vous guident jusqu’au cœur du bayou. Les petites bougies (des leds en fait) posées devant le piano scintillent alors de mille feux.  

Elle est encore au piano pour « Easy », une chanson propice au recueillement. Comme pour « Mama This One's For You » (« Better Than Home »), une chanson plus soul qu'elle dédie à sa mère. Un grand moment d’émotion. A vous flanquer des frissons partout. Ainsi que tout au long de « Setting Me Free », alors que le light show de couleur bleue se focalise sur l’artiste.

Lors du plus rock, « Delicious Surprise », les guitares se chargent d’agressivité. Beth sollicite la participation des premiers rangs pour chanter en chœur le refrain et puis de l’ensemble de l’auditoire, créant alors une belle communion entre les musicos et les spectateurs.

On apporte un siège et une gratte semi-acoustique à Beth. Jon opte pour le même type d’instrument. C’est donc presque ‘unplugged’ que sont interprétées « Today Came Home », « The Ugliest House On the Block » (« Bang Bang Boom Boom ») et « Fine & Mellow ». Des adaptations qui vont communiquer davantage de nuances à la prestation.

Au bout de 70 minutes, le show s’achève par « Might As Well Smile ». Retour dans le Delta du Bayou. Beth Hart quitte son siège derrière le piano et, micro en main, invite le public à se lever et à remuer les bras. Il s'exécute. Elle le salue longuement qui applaudit chaleureusement

La pause est de brève durée. Et pour attaquer le rappel, l’équipe a choisi le « Nutbush City Limits » d’Ike & Tina Turner. Le light show est passé au rouge. Et la version est chargée de testostérone. Faut dire que la voix de la Californienne est alors aussi puissante que celle de Tina. Elle revient derrière le piano pour aborder le titre maître de son dernier long playing. Et sa voix met littéralement le feu aux planches. Avant de conclure par « No Place Like Home », un morceau qui remonte significativement dans les tours…

(Organisation : AA Productions)

 

Un livre-témoignage sur le Plan K et Joy Division

Le Belge Philippe Carly, un des plus grands photographes de l'époque 'new-wave' en Belgique, a lancé une campagne de financement participatif pour permettre l'impression de son nouveau livre « Au Plan K - Joy Division & Post-Punk à La Raffinerie du Plan K ».

Les 'anciens' s'en souviennent : le Plan K était un bâtiment mythique situé près de la Porte de Ninove, à Bruxelles, où furent organisées certaines des soirées les plus avant-gardistes et les plus originales de la période new-wave. On se souvient particulièrement des concerts de Joy Division, ce groupe légendaire de Manchester qui a acquis le statut de mythe grâce à une carrière courte mais fulgurante, fauchée par le suicide de son chanteur, Ian Curtis.

Philippe Carly était présent lors des deux concerts accordés au Plan K par Joy Division en 1979 et 1980 et ses photos ont fait le tour du monde. Aujourd'hui, 36 ans plus tard, il a décidé de partager ces superbes images dans un luxueux livre qui recèle également moultes témoignages de musiciens, d‘artistes et de témoins qui ont vécu là-bas des moments d’éternité dont les vibrations résonnent toujours aujourd’hui.

Le livre reprendra toutes les photos de Joy Division que Philippe a prises pendant leurs deux concerts ainsi que des photos de plus de 70 autres concerts. De plus, le livre sera enrichi par la reproduction des affiches iconiques originales.
Le livre sera bilingue FRA/ENG.

Le projet de financement permet de participer en achetant un large éventail de 'items' : ça commence avec la simple mention dans le livre (5 EUR), le set de cartes postales (18 EUR), bien sûr le livre (65 EUR) et cela se poursuit avec une série de 'packages' exclusifs en édition limitée.
 
Mise à jour 12/12: le montant visé par le financement a été atteint: le livre sera donc bien publié.
 
Plus d'infos sur ce beau projet : https://fr.ulule.com/plan-k/
 
Le site de Philippe Carly: voir ici.
 

Bertrand Lani

Les écrevisses à Lani, un plat encore trop rare sur nos planches…

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Ce vendredi 25 novembre, le Zik Zak accueille Bertrand Lani & The Mudbugs, le Clara’s Band (NDR : une surprise, puisque cette formation n’était pas prévue dans la programmation) et clôture, Thomas Frank Hopper. Compte-rendu d’une soirée qui s’annonce particulièrement éclectique. 

Clara Cromie et son backing group (un bassiste et un préposé au cajon) ouvrent donc la soirée. Elle chante et joue de la harpe (NDR étonnant quand on sait que c’est une rugbywoman). La set list est exclusivement constituée de reprises. Mais l’artiste parvient à se réapproprier totalement les morceaux. Auxquels, elle donne une nouvelle dimension. A l’instar du « Stolen Dance » de Milky Chance, titre qui ouvre le show. Et la cover est encore mieux torchée que l'originale. Les sonorités dispensées par le cajon se libèrent. Le bassiste s’efface. Il s’accroupit même. A contrario de Clara dont la voix prend définitivement son envol. Le Clara’s Band attaque le « Young Soul » de Broken Back. Le troisième larron a alors troqué son cajon contre une gratte semi-acoustique ; et les cordes vous caressent alors littéralement les tympans. Il n’y manque sans doute qu’un peu de percus ; néanmoins, la nouvelle mouture du morceau tient parfaitement la route…

Tout en accordant son instrument, Clara racle profondément ses cordes. Ce qui déclenche un fou rire dans l’auditoire. Tout au long d’« I'm Yours », le public frappe dans les mains afin d’accompagner le refrain. Il faudra cependant attendre le « Counting Stars » de One Republic, pour voir la foule commencer à remuer le popotin. Mrs Cromie s’autorise également un exercice de style à la guitare semi-acoustique. Et manifestement elle s’y révèle aussi douée. Parfois elle me fait penser à la Montréalaise M'Michèle, même si cette dernière est uniquement soutenue par un bidouilleur. Sa prestation s’achève par le « Sweet Dreams » d'Eurythmics. En extrapolant, j’imagine une jam entre ces deux harpistes et la fée clochette Lindsey Stirling, au violon. Là, ce serait vraiment le pied !

Bertrand Lani, c’est le plus jeune frète de Fred. Oui, oui, le leader des Healers. Il a donc monté son propre groupe, qu’il a baptisé les Mudbugs (Trad : écrevisses). Sa musique est cependant davantage inspirée par l’americana, même si elle recèle des traces de folk, de rock, de country de jazz et de blues. Pas étonnant vu le cv de son frangin. Et les racines musicales de la famille. Il avait d’ailleurs participé à l’aventure des Healers et de Superslinger, auprès de son aîné. Mais il a finalement décidé de voler de ses propres ailes. Après avoir publié un premier elpee acoustique en 2012 (« It Get's Bluer In A While »), en compagnie de son frérot, il a gravé son premier opus solo, en avril dernier. Un disque qui s’intitule « Small Bowl ». Et c’est ce long playing qu’il est venu défendre, flanqué de ses crustacés…

Barbu, atteint d’une calvitie naissante, Bertrand est chaussé de lunettes fumées. Mais à travers, on peut discerner un regard plus que sympathique. Son backing group implique un bassiste, un saxophoniste, un drummer et un préposé aux synthés. « Lazy Brains », plage qui ouvre le nouvel opus, est dominé par les claviers et le saxophone, mais cette compo est surtout magnifiée par la voix de Bertrand, qui colle parfaitement au style americana. La version studio d’« I'm Not A Cheater » se distingue par la présence d’une basse. Celle proposée ce soir est dynamisée par la contrebasse. « King Of Soul » est un morceau signé Ray Charles. Et empreinte de tendresse, la cover est superbe. Saxophone et Hammond se taillent la part du lion, tout au long de « My Disease ». Tout comme sur « Following Day », même si c’est la gratte semi-acoustique qui nous incite à parcourir, dans son imaginaire, les grandes plaines de l’Ouest. « 100 Days » est une compo plus paisible. Nouvelle chanson, « Tout l’amour » est interprétée ans la langue de Voltaire. En fait, il s’agit d’une compo signée Dario Moreno. Surprenant ! Et le set de s’achever par « Devil In Me » et « It Get's Bluer In A While », deux titres issus du premier LP. Un chouette concert ! Dommage que Bertrand et ses Mudbugs soient aussi rares sur les planches…

Thomas Frank Hopper clôt la soirée. Il a assuré le supporting act lors de la dernière tournée de Typh Barrow. De son véritable nom Thomas Verbruggen, il est né à Bruges. Il a pas mal roulé sa bosse sur le continent africain. A cause de la profession de son paternel, dont la famille devait changer régulièrement de port d’attache. Typh est également le chanteur de Cheeky Jack, une formation dont le seul elpee paru à ce jour, remonte à décembre 2014. Thomas a gravé un Ep intitulé « No Man's Land », en mars 2015. Et son premier opus devrait sortir en 2016. Baptisé « Searching Lights », il a reçu le concours de Marc Gilson et Olivier Peeters, à la mise en forme.

Sur l’estrade, il est épaulé par un guitariste, un bassiste, un batteur et un trompettiste. Thomas se concentre d’abord sur sa gratte semi-acoustique. Claire et précise, sa voix est particulièrement harmonieuse. Les refrains de ses chansons sont accrocheurs et parfois même contagieux. Mais le set deviendra bien plus intéressant, lorsqu’il va se consacrer à la lap steel, une guitare qui se joue assis, le manche sur les genoux. Ben Harper en est certainement un digne ambassadeur. Ses interventions sont lumineuses et captivantes. Au cours du set, il va nous réserver des extraits de son Ep ; et tout particulièrement « The King's Fall », « Ajinde » et « Yellow Horses ». Mais également de son futur LP. Dont on attend impatiemment la sortie…

(Organisation Zik Zak)

Boogaerts, ou le "Promeneur" de 20 ans

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Mathieu Boogaerts a "Ondulé" sur des mélodies originales et attachantes. 7 albums plus tard, il est devenu un "Promeneur" qui fête ses 20 ans de carrière.  C'est isolé à la montagne qu'il a choisi d'enregistrer cette rêverie qui propose des balades dans des paysages variés. Un décor solide pour évoquer des question comme le bien, le mal, le désir, la liberté, le futur.

RIVE

Une atmosphère paradoxalement douce et sulfureuse…

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Dans certains pays, le 24 novembre se fête ; on y célèbre les récoltes et on rend grâce des bonheurs reçus pendant l’année. C’est la ‘Thanksgiving’ !
Au pays des Collines, ce jour rencontre une toute autre signification ! On y savoure le deuxième anniversaire des ‘Jeudis Oui’ ; soirées organisées sur fond d’afterwork bobo !
Direction donc Frasnes-lez-Anvaing et plus précisément son magnifique cadre de la Cense de Rigaux, un ancien corps de ferme gracieusement réhabilité, avec goût et raffinement… Un Dj bien connu de la région (NDR : il est également membre du groupe Zénith) a la lourde tâche de mettre le souk. C’est le plat consistant.
Fort heureusement, la digestion de ce mets indigeste est facilitée par une entrée délicieuse. Et ce sera en supporting act. Rive sert donc d’hors d’œuvre.

 

A la tête de cette formation originaire de Bruxelles, un binôme. La belle, Juliette Bossé, d’un côté ; et la bête, Kevin Mahé, de l’autre.

La première est une jolie. Blonde, filiforme, elle est vêtue de noir pour la circonstance. Elle pousse la chansonnette (accessoirement) ! Et dans la langue de Voltaire s’il vous plaît ! Sa voix est éthérée et fragile ! Un brin torturée même…

Le second est coiffé d’une casquette. Son regard est étrangement fixe et hagard ! On dirait un zombie tout droit sorti de la série à succès ‘Walking Dead’ ? Chacun jugera… Son truc à lui, ce sont les rythmiques endiablées !

D’emblée, votre serviteur (batteur lui aussi !) examine cet homologue ! L’instrument est on ne peut plus épuré : charley, snare, grosse caisse, floor tom et une cymbale ride. Des loops intelligemment construits viennent heureusement remplir l’espace sonore.

Lorsqu’il se place derrière les fûts, ce gars est complètement habité par sa musique ! On dirait un autiste ! Ses frappes sont mesurées, calculées et ‘décibelées’ à outrance ! Tantôt, elles claquent sur les peaux, comme par réflexe communautaire ! Tantôt, elles sont posées sensuellement, comme les mains d’un homme caressant le corps fragile d’une femme ! A chaque mouvement, ses yeux se révulsent. L’orgasme ne devrait pas tarder…

La donzelle propage des nappes de synthé. Ses mains ondulent allègrement, lorsqu’elle les pose sur son clavier ! Plus rarement, elle pince les six cordes électriques.

Ce tandem s’est formé, il y a un an seulement. Et ils se sont vite fait remarquer, décrochant des prix au dernier Franc’Off de Spa et au Bota, dans le cadre du concours ‘Du F. dans le texte’…

Le duo est venu présenter un premier Ep (prometteur) intitulé « Vermillon ». Il devrait sortir, selon toute vraisemblance, début 2017. Il a été enregistré au Rare Sound Studio de Remy Lebbos (Nicolas Michaux, Great Mountain Fire).

La musique de Rive campe un hybride entre electro et dream pop. Les compos baignent au sein d’un univers qui navigue à quelques encablures d’Air et Sébastien Tellier. Mais évoquent plutôt Cats on Trees pour sa fraîcheur ainsi que la complicité qui s’établit entre les deux musicos. Comme si un lien fraternel les unissait. Beaucoup de regards sont échangés ! Une belle histoire s’y cache, très vraisemblablement…

Les morceaux s’écoulent paisiblement entre fond nostalgique et onirisme ! Le jeu et la présence scénique sont simplistes, certes ; mais empreints de charme et d’émotion.

Si le concept n’est pas neuf et a déjà été moult fois reproduit, il prend une dimension toute particulière ici ! Les causes en sont sans doute protéiformes ! L’implication du drummer ? La fébrilité de la vocaliste ? Le chant en français ? L’alchimie entre les comparses ? Peu importe après tout ! Ca fonctionne ! C’est l’essentiel !

Le duo est à la tête d’une huitaine de chansons. C’est insuffisant ! Le set, d’une durée de trente minutes à peine, laisse un goût de trop peu. De quoi susciter une certaine amertume chez les aficionados qui se sont laissés bercer par cette atmosphère paradoxalement douce et sulfureuse !

La dernière chanson se termine autour d’un piano quatre mains ! Une dernière touche qui sonne comme un sacré happy end !

Les applaudissements fusent de toute part ! Sûr qu’on devrait parler d’eux très prochainement ; et en bien !

Talisco

Des TUBES en lettres ‘Capitol’…

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Talisco, c’est la nouvelle sensation de la ‘French Touch’ hexagonale. De son véritable nom Jérome Amadi, cet artiste a suivi une formation musicale au Conservatoire. Il ne chante que depuis 3 ou 4 ans, mais compose des chansons depuis l'âge de treize. Paru en 2014, son premier album, intitulé « Run », avait cartonné. Et le suivant, « Capitol vision », dont la sortie est prévue pour le début 2017, devrait suivre le même chemin. 

Le supporting act est assuré par Dholes, le nouveau projet du chanteur d'Elvis Black Star. Vivant en meute, comme les loups, le dhole est un chien sauvage qui vit en Asie. Cet animal figure dans le fameux jeu vidéo ‘Far Cry’. Le patronyme est plutôt pertinent. A cause de la musique pratiquée par le groupe, qu’on pourrait qualifier de sauvage.

Au sein du line up milite un nouveau drummer. Le précédent, Lucas Lepori, a récemment quitté le navire. Et le claviériste, Brieuc Di Maria (NDR : un barbu), se produit en compagnie du band, pour la dernière fois. Sans quoi, la formation implique également le chanteur/guitariste Augustin Dujeux, le second gratteur Arnaud Perrier et le bassiste Xavier L.

Sableuse, rocailleuse, la voix d’Augustin me fait penser à celle de Damon Albarn. En outre, la musique de Dholes est manifestement influencée par l’Albion. Une forme de rock indie rafraîchissante, dynamisée par des percus frénétiques, tramée dans les cordes vivifiantes et saupoudrée d’une touche électro, pour être bien dans l’air du temps. Le groupe n’en est qu’à ses débuts et bosse sur un premier Ep. Il a quand même publié un single, « Light Within You », un titre particulièrement radiophonique qui a également bénéficié du concours de quelques pointures (Pierre Constant, Catherine Marks, Sungrave). En outre, il fait l’objet d’un clip vintage réalisé par Emilie Montagner. A suivre de très près.

Place enfin à Talisco. Rayonnant, il affiche un grand sourire. A plusieurs reprises, il va signaler être heureux d’être de retour en Belgique. Sur les planches, il est soutenu par un drummer –perché sur une estrade– et un claviériste, également préposé aux percus électroniques. Encore que régulièrement, ces deux musicos permutent, tout en troquant leurs instruments. Amadi se consacre aux vocaux (of course !) et aux grattes (électrique ou acoustique).

Pendant que les haut-parleurs crachent une intro préenregistrée, un light show rouge aveugle littéralement l’auditoire. Les musicos grimpent sur l’estrade, Jérôme le dernier, sa gratte déjà en main. Légèrement souligné par les ivoires, mais bien marqué par les percus, « Monster And Black Stones » ouvre le set. Il s’agit d’un extrait du nouvel opus. Au cours du concert on aura droit à l’une ou l’autre plage cinématographiques. « Sorrow », tout d’abord. Chevrotante, atmosphérique, la voix de Talisco me fait alors penser à celle de Jimmy Sommerville ; mais bien pop et soigné, le morceau lorgne plutôt vers Yodelice. « Follow Me », ensuite. Mais aussi « You wish », une piste qui baigne, malgré les beats électro, dans une atmosphère digne des B.O. pour ‘westerns’ signées Sergio Leone…

« Run », le premier LP s’ouvrait vers les grandes plaines des States. « Capital vision » est moins folk, mais davantage électro et dansant ; ainsi, caractérisé par ses accords de gratte funkysants, « Thousand Suns » vous incite à rejoindre le dancefloor. Plus urbain aussi, à l’instar de « Shadows », une compo qui s’ouvre paisiblement, avant de monter en crescendo, afin de débarquer au cœur de la Cité des Anges.

Dans le même esprit, « A Kiss From L.A. » va mettre le feu à l’auditoire. L'artiste a des fourmis dans les jambes et incite la foule à danser en cadence. Et l’ambiance ne redescendra plus jamais d’un cran grâce aux tubes (« Follow Me », « Everyone », etc.) des hits qui ont inondé, en leur temps, la bande FM. Désolé, mais pas de « Sorry » ce soir, cependant.

En rappel, Talisco va nous réserver un « Everyone » particulièrement dansant. Finalement, la set list aura judicieusement puisé au sein de l’ancien et du nouveau répertoire. Un coup de cœur quand même, « Stay », le premier single extrait du futur elpee. Un gros succès en perspective…

« Capitol vision », le tout nouvel opus paraîtra ce 27 janvier 2017 ; et il fourmille de TUBES… en lettre ‘Capitol’…

Setlist : « Monster », « Sorrow », « Thousand Suns », « Follow Me », « Shadows  », « A Kiss From L.A. », « Sitting With The Braves », « Martian Man », « Stay », « Your Wish », « Dream Alone », « Loose » « The Keys »

Rappel : « Everyone »

(Organisation : Progress Booking)

Dum Spiro est complètement "Hors chant"

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"Tant que je respire, j'espère". Telle est la philosophie de Dum Spiro . Et leur espoir les a menés vers "Hors chant", album sorti ce 19 novembre. Zedrine, poète slameur, vient poser sa voix et son univers sur les musiques hybrides de Francis Esteves, où les sons acoustiques se fondent dans les beats électroniques. Mais des collaborations avec Brzowski, Swordplay et Chief The Doomsday Device égrènent également ce disque pour rappeler l'attachement du groupe à la famille "alt-rap".

Et pour essayer de faire voguer "Hors chant" le plus loin possible, "Les mâts chancellent" font office de premier single. Une belle manière de prendre la mesure de ce contraste entre mélancolie douce et envolées fiévreuses.

Le piano et rien que du piano pour Chris Abrahams

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Chris Abrahams, le pianiste  du groupe «  The Necks », lance son dixième album solo et son cinquième album consacré au piano : « Climb ».  Les fans  du pianiste seront heureux de le retrouver avec sept nouveaux morceaux qui allient ambiance et émotions tout en les emportant vers de nouveaux horizons.  Chris Abrahams n’a plus sorti d’albums 100% piano depuis 2006 mais il ne s’est pas reposé pour autant.  Ses dix dernières années, il a sorti quatre albums solo électro-acoustiques et pris part aux tournées et aux albums du groupe « The Necks ». En attendant de savoir dans quel nouveau projet, cet artiste hyperactif va se lancer, les fans peuvent découvrir son nouvel album ici .

Pépite, un clip tout en images

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Pépite, c’est l’histoire de la rencontre entre deux compositeurs aux talents complémentaires. Thomas  chante et Edy écrit les choeurs et produit. Le duo a troqué guitares contre synthétiseurs, et chante depuis à peine un an l’amour et les naufrages. Avec leur nouveau clip «  Hiéroglyphes », ils nous emmènent dans leur univers. Le clip réalisé par Baptiste Impair à l’aide de 2500 images peintes en bord de Charente est à voir ici .

Les Tit' Nassels

En Plein Coeur

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Originaire de Roanne, Les Tit' Nassels est une formation fondée par Aurélien Mathot, aka AxL, et Sophie (Perrin-Signoret). Depuis quinze années, elle nous réserve des chansons mélancoliques qui véhiculent un commentaire social percutant, des textes très souvent à l’humour acerbe. En 2014, le bassiste Romain Garcia et le drummer David Granier rejoignent le line up. Qui passe alors à un quartet. Et sous cette forme, il grave l'album « Soyons Fous ! ». « En Plein Cœur » constitue son neuvième elpee.

Caractérisé par sa mélodie accrocheuse, le titre maître évoque tendrement une époque morose où la nostalgie de temps plus apaisés se heurtent à un avenir incertain.

Etrange, douloureuse, « Ta Main » raconte l'histoire d'une demande en mariage refusée. Dans le même esprit « T'Aurais Pu Prévenir » et « Quitte Moi » relatent des histoires d'amour qui tournent mal.

Cordes et voix se conjuguent délicatement tout au long de « Contre Toi ».

« J'ai Tout Oublié » est une compo bien dans le temps. Elle traite des fanatismes religieux, de l’incertitude qui plane sur nos sociétés confrontées au terrorisme mondial.

Petite comptine, « Ma Licorne » est destinée à nos petites têtes blondes.

Piano et voix trament le bouleversant « J'écris ». Particulièrement riches, les arrangements de cordes (violons, violoncelles) accentuent l’aspect mélancolique de cette composition. 

« Barbara » rend hommage à la légendaire auteur-compositeur-interprète française. 

Il faut garder espoir mon petit « Bonhomme ». Petit lutin deviendra grand. Une leçon de vie. Plus rock, le morceau s’étale sur plus de 6 minutes. C’est le plus long de l’elpee.

« Je Vois » que l'ambiance n'est pas à la fête. Alors, mieux vaut faire « Mon Dernier Tour de Piste », une plage parfaitement ciselée par les ivoires.

Bref, cet opus devrait toucher les romantiques, « En Plein Coeur »…

Sulfur City

Talking loud

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Lori Paradis est la figure de proue chez Sulfur City. On la compare volontiers à Grace Slick, Janis Joplin et même Patti Smith. Excusez du peu! La formation pratique un blues authentique, très susceptible de rappeler ses compagnons de label, Black Keys et Left Lane Cruiser. Mais également Jefferson Aiplane et le Steppenwolf originel. Lori a déjà exercé des tas de petits boulots. De chauffeur de poids lourds dans une entreprise à barmaid, en passant par peintre en bâtiment. Le line up du combo implique également le guitariste Jesse Lagace, le bassiste Steve Smith, le drummer Sam King et le claviériste Keith Brett. Lori se sert d’une planche à lessiver amplifiée. Ce qui apporte manifestement une touche d’originalité à l’expression sonore. Suivant les medias, la musique puiserait ses sources dans le blues, la soul, le punk et le grunge.

"Whispers" amorce la plaque. La section rythmique imprime un tempo vigoureux. La gratte prend le relais avant que la chanteuse ne prenne le pouvoir, à travers une forme d’exhortation déclamatoire. Autre originalité : la présence d’un orgue aux sonorités vintage, réminiscent de la prog des seventies. "War going on" baigne au sein d’un même climat. Jesse Lagace écrase ses pédales et malmène sa six cordes. Lori éructe ses mots. Inévitablement, on ne peut que penser à Patti Smith, même si Miss Paradis s’est forgée sa propre personnalité. Ravagée, la gratte imprime le Diddley beat tout au long de "Pockets". Lori propage son message à travers ses vociférations. Rien, décidément, n’est libre ou gratuit sur cette terre excepté l’amour que l’on peut prendre et vivre. Blues/rock, "Ride with me" est imprimé sur un mid tempo. Lori nous invite à la suivre. Jesse montre la voie. Poussiéreux, l’orgue s’invite à nouveau dans le jeu de quilles. La voix de Lori est hantée par Grace Slick, tout au long de "Tie my hands to the floor". On y retrouve de mêmes inflexions, une semblable frénésie. Lagace en profite pour se réserver une sortie déterminée et singulière. Blues primaire, "Sold" es lancé comme le cheval au galop. La planche à laver électrique entre en scène et participe activement au rythme. Métalliques, les cordes épousent des sonorités proches de la pedal steel. Sam King tape comme un dingue sur ses fûts. La voix frénétique de Lori agite "Kings Highway". Keith Breit est passé au piano acoustique pour ce morceau dont l’ensemble des musicos reprend le refrain en chœur. Particulièrement rock, "Johnny" traduit ‘Johnny be good’ en ‘Johnny be bad’. Lori entre en furie, tout comme Jim Morrison au sommet de son art. Ce qui n’empêche pas les cordes d’entrer en effervescence. Sinistres, lugubres, elles sonnent le glas pour proclamer "One day in june", en ce sombre jour de tempête. Bien construite, cette plage propose toute une succession de climats différents, ponctués par une sortie remarquée aux cordes. Une guitare jouée en slide et un accordéon survolent mystérieusement "Raise the hammer". Finale royale, "You don’t know me" adopte les accents du delta. Les ivoires de Breit créent une forme de houle, alors qu’à la slide, Lagace n’hésite pas à en remettre une couche.

 

Rusty Apollo

Midgets & Monkeys

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Formation amstellodamoise, Rusty Apollo compte un peu plus de deux ans d’existence. Son premier elpee, "Oh yeah !", est paru l’an dernier. Du line up initial, il reste le drummer et chanteur principal Mike Meijer (NDR : c’est également le leader) ainsi que les gratteurs Rogier van der Ploeg et Onno Voorhoeve. Le premier se consacre à la slide et le second à la baritone. Nouvelles recrues, Wiendelt Hooijer et le bassiste Moos Meijer complètent donc le band. A l’instar du premier opus, "Midgets & Monkeys" recèle peu de compos personnelles. Trois en tout. Pour sept reprises. Néanmoins, le blues primaire proposé est plutôt original. 

Curieusement, le nouvel LP s’ouvre par une plage dont le titre n’est autre que celui choisi pour le premier long playing. Soit le "Oh yeah !" de Bo Diddley. Ce qui donne cependant un bel aperçu du style pratiqué par le combo. En l’occurrence une expression sonore à la fois primitive et fouillée. La voix de Meijer est âpre, rugueuse. La batterie, bien à l’avant-plan. La section rythmique, intransigeante. L’harmonica et la slide d’Onno s’immiscent judicieusement dans l’ensemble. Le "300 pounds of heavenly joy" de Willie Dixon est une compo popularisée, en son temps, par Big Twist and The Mellow Fellows, mais également Howlin’ Wolf. La version est particulièrement dynamique et la voix aussi grave et bestiale que celle de Big Foot ; alors que les sonorités des deux grattes sont singulières. Issu de la plume de Rusty Appolo, "The Human cannonball" est une plage bien structurée. La rythmique est d’ailleurs hypnotique. Imprimé sur un mid tempo, ce blues primaire, proche du Delta, est hanté par un vocal ténébreux et criard. Et l’harmo de Hooijer y tressaille. Le "Pretty Thing" de Willie Dixon a été traduit en succès par le géant Bo Diddley. Le combo batave adopte le Diddley beat. La guitare baritone est chargée de reverb. Comme lors des débuts du blues, un fifre nerveux s’infiltre dans le décor. Les chœurs sont réussis et plutôt surprenants. "Can I put my finger in it ?" est une autre compo qui figurait au répertoire de Bo. La voix est aussi ravagée que celle de Tom Waits. La trame rythmique est hypnotique et fiévreuse. La guitare, déjantée.  La cover du célèbre "Let’s work together" de Wilbert Harrison baigne dans le country/blues. Onno Voorhoeve s’est installé derrière le micro. Soutenue par des arrangements ambitieux, sa voix est bien plus douce. La paire van der Ploeg/Meijer signe "She left me good", une piste qui véhicule les accents exotiques d’une rumba. Le chant est au bord de la rupture. Le climat est plutôt serein. Il est bercé par la douceur latine des cordes et traversé de percussions. La guitare en profite pour s’autoriser une brillante sortie, dans l’esprit de Carlos Santana. Un des meilleurs moments de cet opus. Le "Death letter blues" de Son House trempe tout naturellement dans le blues originel du delta. L’harmonica déverse des chapelets de notes. Les deux grattes s’intègrent bien dans l’ensemble. La voix de Meijer est agressive. "Way down in the hole" est un titre issu de la plume de Tom Waits. Il figurait sur son album "Franck’s wild years", paru en 1987. Il s’agit plus que probablement d’un des meilleurs blues du Californien. Les percussions sont syncopées. La voix est proche, grave et inquisitrice. Et le morceau se glisse dans le suivant, "Stick a fork in me", une jam transique bien personnelle. La voix baryton de Mike Meijer sert de fil conducteur. Acide, tourmentée, la gratte plonge au cœur d’un voyage volontiers psychédélique, même si en finale, des cordes synthétiques, samplant sans doute un mellotron, viennent étoffer la composition. 

Ziggy Marley

Ziggy Marley

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David Marley, aka Ziggy Marley est le fils aîné de Bob. Et « ZM » constitue son dix-huitième album studio, mais le sixième concocté en solo.

Ziggy a enregistré cet opus éponyme à Los Angeles. Il l’a aussi produit.

En ouverture, « Start It Up » est un morceau particulièrement soigné. La rythmique est contrebalancée par des chœurs à la fois superbes et puissants.

« Weekend's long » figurait au générique d’un épisode de la série ‘Tv Hawaii Five-0’. Ziggy y jouait d’ailleurs un rôle. Cette compo baigne dans une ambiance calypso (NDR : musique de carnaval à deux temps, caractéristique des Antilles). L'orgue et la basse sont dominés par les steel-drums, tout au long de ce morceau qui agrège soul, jazz, rock et reggae.

« Ceceil » vous incite à rejoindre le dancefloor. Mais à Kingston. 

Plusieurs compos reflètent le combat sociopolitique de Ziggy. « We Are The People », tout d’abord. Un message de paix. Tout comme « Better Together », au cours duquel il déclare ‘Ensemble, le monde ne peut pas être effrayant’. « Amen » dénonce les inégalités sociales et le racisme, deux fléaux qui gangrènent ce monde. Il revient sur les derniers événements qui ont secoué la planète et justifie son point de vue ; mais n’oublie pas de réitérer sa foi en Jah Rastafari.

Stephen –le petit frère– prête sa voix et sa guitare à « Heanven Can'T Take It », une chanson hantée par le paternel.

« Butterflies » est sculpté dans le reggae/roots, « We Are More », dans le rock funkysant.

Dansante, spasmodique, « Love Is A Rebel » est une chanson d’amour plutôt classique. Tout aussi conventionnel, le ganja tune « Marijuanaman » campe un reggae au cours duquel Ziggy clame haut et fort : ‘Si les politiciens fumaient de l’herbe, il y aurait la paix partout dans le monde’.

Caractérisé par son rythme entraînant, « I'M Not Made Of  Stone » est une plage empreinte de tendresse. 

Left Lane Cruiser

Beck in black

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Left Lane Cruiser est déjà de retour. Réunissant le chanteur/guitariste/harmoniciste Frederic J. Evans IV et le percussionniste Pete Dio, le duo avait publié son dernier opus, opus "Dirty spliff blues", l’an dernier. Issu de Fort Wayne, dans l’Indiana, il nous propose, à nouveau, une forme de garage qui puise ses racines au sein d’un Mississippi blues inspiré par R.L Burnside, Junior Kimbrough et T-Model Ford, mais mijoté à la sauce punk ! Le tandem a signé chez Alive en 2007. Et ce "Beck in black" n’est pas un véritable nouvel opus, mais un recueil de morceaux qui remontent avant 2014 ; soit lorsque le drummer Brenn Beck, siégeait encore derrière les fûts. Certains datent même des débuts de LLC. Mais le plus intéressant procède de la présence de six titres inédits.

L’opus s’ouvre par "The pusher", un morceau signé par le chanteur folk Hoyt Axton et popularisé par Steppenwolf. Il avait même servie de B.O. au film "Easy Rider", en 1969. Le climat est paisible. L’adaptation est assez propre. Fred s’y distingue à la slide. Son vocal est particulièrement âpre. Issu de "Junkyard speed all", "Circus" macère dans le garage, une piste enregistrée en 2011. Evans chante frénétiquement et maltraite son bottleneck tout au long du country blues nerveux, "G Bob". Extrait de "Rock them back to hell", "Zombie blocked" baigne au sein d’une atmosphère terrifiante. La voix gémit. Les percus de Brenn Beck sont amples. Et il souffle comme s’il était à l’agonie, dans l’harmonica. Seules les cordes métalliques parviennent à s’évader de cet environnement constamment sous pression. Une voix lugubre hante "Chevrolet", une piste rehaussée par la présence de Jim Diamond, célèbre producteur issu de Detroit qui a notamment bossé pour Dirtbombs, White Stripes, Sonics et Fleshtones. "Sausage Paw" c’est le pseudo attribué à Brenn Beck. C’est aussi le titre d’une nouvelle plage. Le son est toujours aussi primaire. La slide vous pénètre subrepticement. Beck impose une rythmique hypnotique, tandis que débridées, les cordes d’Evans se libèrent. Subtilement tapissé par les interventions d’un clavier, "Bloodhound" est un autre inédit. Les riffs sont écrasants. Seule la slide parvient à se libérer de cette emprise. Une forme de punk sauvage et primaire alimente "Crackalacka". Le drummer pourchasse le vocal. La slide du leader est dévastatrice. Ecrasant, dense, "Hip Hop" figure sur l’elpee "Junkyard speed ball". Invité, James Leg se réserve les claviers ; et ses interventions surannées sont superbes. "Heavy" est tiré de "Bring yo’ ass to the table", le premier long playing publié chez Alive. Une piste redoutable, implacable et primitive, qui mérite bien son titre. "Maybe" est un autre fond de tiroir. Tour à tour tranchante ou déjantée, la gratte entretient un climat psychédélique. "Amy’s in the kitchen" colle parfaitement au style du duo. Un Mississippi blues au profil impitoyablement punk. Le long playing s’achève par deux compos inédites. Tout d’abord "Chicken". Reflétant une forme de mal-être, délirante, cette plage est hantée par une voix torturée. A vous flanquer des frissons partout. Enfin, une version instrumentale de "Juice to get loose", qui agrège cordes acoustiques et amplifiées. De quoi vous donner le coup de grâce !

Hildebrandt

Les Animals

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Avant de se lancer en solo, Wilfried Hildebrandt militait chez Coup d'Marron ; un groupe en compagnie duquel il a quand même publié quatre elpees. En embrassant une carrière en solitaire, il a opté pour son nom de famille, comme patronyme. Un prénom germanique qui allie à la fois le combat et l'épée.

Trois ans après avoir gravé un premier Ep, Hildebrandt nous propose donc son premier opus.

Il assure son statut en solitaire et ce de 'A' à 'Z'. Les compositions sont soignées et se marient parfaitement aux sonorités électro, qu’on pourrait qualifier de sucrées/salées. L’écriture est à la fois poétique et chargée de passion.

Cinq plages de cet elpee avaient déjà été composées en compagnie de ses anciens compagnons de route, Nicolas Barbaud et Pierre-Philippe Dangely. Il les a adaptées. Lucas Thiéfaine et Dominique Ledudal ont apporté leur concours à la mise en forme. Mais si les chansons sont exprimées dans la langue de Voltaire, la musique est plutôt pop. Anglo-saxonne, même. Quant à la voix, elle est proche de celle de Mathias Malzieu (Dyonisos). Mais sans jamais déraper dans le délire.

« J'ai Plein De Pas » invite au voyage en bord de mer. Une plage accrocheuse qui sent bon le sable chaud et les embruns salés de la grande bleue. Faut dire que l’artiste est originaire de La Rochelle.

Caractérisé par son rythme entraînant, le contagieux « Les Animals » est un hit en puissance.

Les textes de « Les Ondes » et « Un Peu Lasse » sont particulièrement mélancoliques. Pas les mélodies. Un spleen qu’on retrouve sur le tendre « C’est jamais loin »…

Il vaut parfois la fermer et il le dit : « Vos Gueules », un morceau résolument pop.

« C'Est Jamais Loin » et « Déjà » sont deux titres nostalgiques et empreints d’une grande tendresse.

« L'Essentiel A T'Apprendre » adresse un clin d’œil à Brassens. Les accords de gratte sont paisibles.

« Coup D'Caillou » est certainement la piste la plus électro du long playing. Dans un registre proche, le ténébreux « A quoi tu France » lorgne plutôt vers Noir Désir. C’est également le titre qui achève le disque.