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Lex Grey

Cold outside

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Cette formation est établie à New York City. Elle est drivée par Lex Grey, une véritable diva. Au sein de ses Urban Pioneers, milite le guitariste Vic Mix (Victor Deyglio), qui assure également la production de cet opus. Après avoir publié "Deal me in" en 1996, le band a gravé "Beg…borrow - Steal!" en 2000, "American Heroine" en 2003, "Body of work" en 2005 et "Va Va Voom" en 2009. Il a donc fallu attendre sept longues années avant de voir sortir "Heal my soul"! Quel chemin parcouru depuis les débuts accomplis à l’arrière d’un bar de Brooklyn ! Et au fil du temps, les Urban Pioneers ont acquis une solide réputation, en live.

Ambitieuse et originale, la musique proposée par le band agrège blues traditionnel et rock classique. La voix de Lex est ravagée. Elle transpire de vécu. Et c’est flagrant dès le morceau d’ouverture, "Factory", une compo dominée par les sonorités synthétiques imaginées par Brian Dewan sur son Dewanatron! Walter Tates Jr souffle de courtes phrases dans son saxophone. De quoi accentuer le climat étrange du morceau. Une atmosphère ferroviaire prélude une ballade folk blues apparemment simple, mais plutôt complexe, entretenue par une mandoline, un violon et un accordéon archaïque ; et le tout est égayé par des gloussements bien prononcés d’une poule. Miss Grey chante passionnément, passionnellement même, "Ghost", un titre pop/rock enrichi par de brillant arrangements. De claviers, de cordes et de chœurs. Mais pas seulement. De guitare aussi. Vic Mix en est le responsable. De violon également. Kaia Updike s’y illustre. Soutenue par les voix de Brian Dewan et Rachel, Holt Lex chante d’un timbre corrodé, expressif, parfois proche de celui de Patti Smith, "Quiet place", une ballade folk/rock déroutante, ainsi que "Blues all around", une plage empreinte de désespoir. Epaulée par les interventions à l’orgue de Kaia Updike et les frêles percussions de John Holland, elle gratte nerveusement ses cordes. Rhett Tyler cosigne "Survive", une autre plage profonde, intense, singulière et bouleversante, évoquant les dégâts causés par l’ouragan dévastateur. Ethérés, les arrangements sont alimentés par les cordes synthétiques du Dewanatron. Jazzyfiant, "Junkman" baigne dans une ambiance surannée. Une ambiance entretenue par la clarinette d’Anthony Michael, le piano-jouet et les chœurs féminins. Lex est capable d’adapter sa voix suivant ses émotions et ses humeurs. Elle chante majestueusement "Black stallion", une jolie ballade folk, face aux cordes acoustiques, le violon de Greg Holt, le piano de Mattei et enfin les cordes électriques de Vic Mix. Sa voix semble hantée par Janis Joplin, tout au long de "Lightnin’ (in a jar)", un blues/rock percutant au cours duquel la gratte de son partenaire est carrément déjantée. L’opus s’achève par "Heal my soul", une longue et passionnante jam blues, au cours de laquelle s’illustre le saxophone hurleur et débridé de Walter Tates Jr. ; mais également les vocaux échangés entre Lex, Adam Price et Kaia Updike, une combinaison qui devient démentielle, orgiaque même ! Une œuvre vraiment originale…

 

WUMAN remporte le « Concours Circuit » au Botanique

Musiczine faisait à nouveau partie du jury du « Concours Circuit » ce samedi 10 décembre au Botanique à Bruxelles. Pour rappel, ce tremplin de l'asbl Court-Circuit favorise l'éclosion de formations musicales basées en Fédération Wallonie-Bruxelles. Lors des éditions précédentes, le concours avait couronné Sharko, The K., Hollywood Porn Stars, Billions of Comrades et, en 2014, Alaska Gold Rush.
 
Ils étaient plus de 250 groupes à s’être portés candidats lors de l'ouverture des inscriptions en mai dernier ; il n'en restait plus que cinq hier soir: Boda Boda, Glass Museum, Monolithe Noir, TOTM et WUMAN. Le jury, composé de 70 professionnels du secteur de la musique (labels, programmateurs, agences de booking, journalistes, artistes, etc.), a sans surprise décerné le premier prix au groupe WUMAN.
 
Déjà lauréats lors du Tremplin de Dour, les Tournaisiens pratiquent une math-pop, qui est devenue une marque de fabrique de nombreux groupes de la Belgique francophone : BRNS, Robbing Millions, etc. Qu'on aime ou pas, leur concert était clairement le plus 'pro' de la soirée, en dépit de petits problèmes de jack guitare. La bande de Nicolas Mouquet a surtout gagné des points lors du titre « Alice », interprété sans micro, assis au devant de la scène, avec des instruments destinés aux enfants et en compagnie de la petite Alice en personne aux percussions. Un joli moment.
 
Le second prix a été attribué, quant à lui, au duo Glass Museum dont la musique instrumentale est exclusivement jouée au piano/synthé Nord et à la batterie. Si l'énergie était convaincante et communicative, les compositions pêchaient par un manque de diversité et d'originalité.
 
Boda Boda nous a par contre fortement impressionné grâce à un stoner-metal puissant et original, non sans rappeler les Queens of The Stone Age à ses débuts. TOTM a également séduit par son post-rock mélodique aux accents progressifs, rehaussé par de superbes harmonies vocales.
 
Quant à Monolithe Noir, c'était un peu la surprise de cette finale. Antoine, le sympathique disquaire 'Balades Sonores', installé juste en face du Botanique, était le seul représentant de la musique électronique. Equipé de ses contrôleurs et de ses synthés modulaires, il a développé de superbes séquences tantôt ambient, tantôt industrial techno mais on a dû malheureusement constater que le public bruxellois n'était pas très réceptif à ce style de musique, qui fait pourtant un malheur à Berlin ou Amsterdam.
 
Dans l'ensemble, un concours en tous points réussi, foisonnant de talents en pleine éclosion. Seul bémol, et au risque de se répéter, on regrettera une fois de plus l'absence quasi-totale de la gent féminine sur les podiums (à l'exception des deux invitées de WUMAN). Machiste, le milieu artistique belge ? Mais non, voyons...

Pour consulter le palmarès complet : voir ici


Malcolm Middleton

Summer of ‘13 (a)

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Aidan Moffat et Malcolm Middleton sont co-leaders chez Arab Strap, une formation de post folk qui se réunit encore épisodiquement depuis 2011. Parallèlement, ce dernier a lancé sa carrière en solitaire, dès 2002. Et « Summer of ‘13 » constitue déjà son sixième album solo. Il a également publié plusieurs elpees sous le patronyme de Human don’t be angry. Bien qu’âgé de 43 balais, il faut avouer que l’Ecossais ne chôme pas.  

Pour concocter ce nouveau long playing, il a reçu le concours de Miaoux Miaoux à la mise en forme ; un producteur notoire dans le milieu de l’électro/pop. Pas étonnant, dès lors, que l’électronique soit bien présente tout au long de la plaque. Les synthés et les samples dominent même largement l’instrumentation organique. Il y a quand même de la guitare sur « Little Hurricane ». Mais pas de pistes folk minimalistes. Plutôt des plages dans l’air du temps. A l’instar de « Information In The Voice » et « Music Ticks ». Ou encore du single coloré et presque dansant « Steps » ainsi que du titre maître et de l’excellent « Like John Lennon Said », un morceau construit en crescendo. Malcolm a quand même conservé le ton solennel de ses interprétations. Qu’il communique à travers sa voix sur « Lullaby » et à l’aide du piano, tout au long de « Big Black Hole ».

En gravant « Summer of ‘13 », Malcolm Middleton est donc parvenu à opérer un compromis entre ses envies de dancefloor et son spleen typiquement scottish…

 

Kristin Kontrol

X-Communicate

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Kristin Welchez est surtout connue pour son implication chez Dum Dum Girls, sous le pseudo de Dee Dee. Ce garage band a d’ailleurs gravé, depuis 2008, plusieurs elpees sur Sub Pop. Elle a donc décidé d’embrasser une carrière solo sous le patronyme de Kristin Kontrol. Et « X-Communicate » constitue son premier opus.

Première constatation, l’Américaine a décidé de replonger au cœur des 80’s. Les boîtes à rythmes et les synthés dominent largement les guitares, même si ces dernières sont toujours bien présentes, comme sur « White Street ». Une coloration eighties bien marqué par le titre maître, au cours duquel les claviers s’imposent. Certains morceaux sont cependant empreints de mélancolie ; à l’instar du brumeux, presque dream pop, « (Don’t) wannabe ». Et si le spectre de Kylie Minogue plane tout au long de cet LP, a contrario de ce que vous pourriez penser, les mélodies n’accrochent pas instantanément. Plusieurs écoutes sont d’ailleurs nécessaires avant de pouvoir les apprivoiser.

En publiant cet « X-Communicate », on peut affirmer que Kristin Welchez a parfaitement réussi sa reconversion. Mais ce changement de cap risque fort faire autant d’adeptes que de déçus.

 

Les Comptes de Korsakoff

Ghost train

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Les Comptes de Korsakoff est une formation savoyarde qu’on pourrait qualifier de barrée. Et pou cause, si son univers expérimental est jazzyfiant, il laisse également de l’espace au rock et au cabaret. Un peu comme si Tom Waits (« Ghost Train ») invitait Primus (« Sailing Out of Sight ») à une séance cinématographique sonorisée par DAAU (« Monologue of the Beggar »). Quatrième elpee, « Ghost Train » fait suite à « Projectioniste », paru en 2014. Il conte les affres d’un homme forcé d’embarquer dans un train fantôme, porteur d'un bouquin mystérieux, qui relie les personnages entre eux et entraîne des rencontres.

Entre dissonances et mélodies tordues, l’expression sonore –ténébreuse– se nourrit de cuivres (trompette, trombone, saxo), de cordes (violoncelle), mais également d’un piano ‘bastringue’ ; de quoi varier les climats. Une belle découverte pour les mélomanes en recherche d’originalité…

 

La Jungle

II

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Depuis plus de deux ans maintenant, le duo montois enfièvre les publics des bars et salles de concerts un peu partout en Belgique et en France. Fort de cette expérience scénique, La Jungle est parvenue à affiner ses compos et surtout à se forger un nom sur la scène noir-jaune-rouge. Une reconnaissance par ailleurs amplement méritée. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’on a pu les voir à l’AB, au Botanique et qu’ils se produiront bientôt dans le cadre des Eurosonics, à Groningen. 

Simplement et logiquement intitulé « II », ce second elpee est partagé en 5 pistes, toutes dépassant les cinq minutes. En atteignant même parfois neuf. Sur le fond, rien n’a réellement changé. Les Montois pratiquent toujours le même genre de math/noise/synth/rock. Les riffs hypnotiques et les touches funky (sacrément entraînantes) sont au rendez-vous, notamment sur l’excellent « Cold » et « Helizona », deux plages qui rappellent une version minimaliste de Maserati. La Jungle n’oublie cependant ses racines les plus sauvages, à l’instar de « Technically you’re dead », titre particulièrement agressif.

Parfaitement équilibré, cet LP ne suscite jamais l’ennui. Mieux encore, il séduit par ses constructions, le plus souvent en crescendo, démarrant même parfois sur un tempo plus lent. Une prouesse, quand on sait que chez certains groupes, deux minutes suffisent à nous dégoûter de l’ensemble…

 

The Crumble Factory

Betsy Cha Cha

Écrit par

« Betsy Cha Cha » constitue le deuxième elpee de cette formation toulousaine drivée par Rem Austin. Et honnêtement, il n’est du tout facile à chroniquer. En fait, si sa pop s’inspire le plus souvent des sixties (Beatles, Beach Boys, Kinks) et parfois des nineties (Boo Radleys), elle est régulièrement rongée par le punk rock. Et tout particulièrement celui des Pixies. A cause de cette ligne de basse mordante, réminiscente même du fameux « Debaser » (« Pâquerette », « Mountain boy ») ; et puis des stridulations de guitare. Les harmonies vocales sont particulièrement soignées, éthérées (« Well, well well ») ou disposées en couches, à l’instar de « The Hill song », hanté par le « Sgt Pepper’s » des Fab Four. Et puis, le sens mélodique est constamment préservé ; ce qui rend les 14 titres de cet elpee agréables à l’écoute tout en demeurant déconcertants. C’était sans doute le but recherché par The Crumble Factory…

The Prettiots

Funs cool

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The Prettiots est un duo new-yorkais, issu de Brooklyn très exactement, réunissant Kay Kasparhauser (chant, ukulélé) et Lulu Prat (basse, backing vocals). « Funs cool » constitue le premier elpee du tandem. Un disque pour lequel il a quand même reçu le concours d’une drummeuse, Rachel Trachtenburg. A première écoute, les compos semblent nager dans une forme de folk/pop minimaliste qui aurait emprunté ses caractéristiques bubblegum chez The Pipettes. Les harmonies vocales sont soignées et les mélodies contagieuses. Mais en se penchant sur les lyrics, on se rend compte que le message est loin d’être superficiel. Le plus souvent féministe, mais surtout humoristique, renvoyant ironiquement les frimeurs à leurs études. Parfois quand même sombre. A l’instar de « Suicide hotline », dont le texte anxiogène, réaliste et nihiliste, affiche une attitude carrément punk. Punk, c’est d’ailleurs le mode adopté par la ligne de basse. L’opus recèle deux covers assez surprenante ; en l’occurrence le « Skulls » des Misfits et puis le « Me and little Andy » de Dolly Parton. Et finalement, tout en se révélant sardonique, cet LP est tout simplement rafraîchissant. Même que parfois on se surprend à siffloter les refrains, et sur les chansons les plus enlevées, à taper du pied…

 

Puggy

En territoire conquis…

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C'est la seconde fois que Puggy se produit à Forest National. Et la énième, que votre serviteur assiste à un concert du trio. Combien de fois ? Difficile à déterminer. Qu’importe, il a le bonheur d’assister à la progression –fulgurante– d’un band auquel il a cru depuis ses débuts. Ce soir, c’est évidemment sold out. Et il faut préciser que peu de groupes ‘belges’ (NDR : si on peut considérer Puggy comme tel) ont réussi à remplir cet hémicycle. Même si depuis quelques années, les artistes du cru ont le vent en poupe. Et s’exportent de plus en plus facilement. Ce qui n’était pas le cas au cours des seventies et des eighties. Et paradoxalement, c’est à cette époque que Pierre Rapsat et Machiavel sont parvenus à y faire salle comble.

Mon petit voisin est âgé de 8 ans. C’est le premier show de Puggy auquel il assiste. Et il est fier d’y participer. Son grand-père est musicien ; mais c’est Didier qui lui sert –en quelque sorte– de mentor… Le papy le guide pour son éducation musicale : les Stones, les Beatles, Lynyrd Skynyrd, AC DC, Led Zeppelin et bien sûr Puggy. De nombreux parents et grands-parents accompagnent leurs rejetons au concert ; ce qui crée une ambiance bien familiale. 

Le supporting act est assuré par Faon Faon. Sympathiques, les deux donzelles (Olympia Boule et Fanny Van Hammée) sont coachées par Nicolas Renard. C’est-à-dire le même manager que Puggy. Le duo a publié un Ep en novembre ; et pour le défendre, il assure le supporting act, tour à tour de Puggy, Jaine ou Alice On The Roof.

Hormis l’absence de bain de foule, le set sera semblable à ceux accordés au Splendid (voir ici) et au Brass (voir ). On épinglera quand même la volonté d’inciter la foule à remuer le popotin. Les jouets, les legos et autres dominos ont été rangés. Il faut passer aux choses sérieuses. La tendre enfance est loin. Mais il ne faut pas aller trop vite. « Gravité » nous entraîne vers le grand Nord. On y croise un « Eskimo ». Perdu sur son îlot, il mange des grumeaux d'igloo. C'est pas vraiment rigolo, car on a froid au dents et mal au ventre. Pour se réchauffer, rien de tel que balancer et remuer le corps. Un peu d'exercice ne fait jamais de tort. Grimpons sur « La Montagne » jusqu'à 8 000 mètres. Mais par paliers. La mission est participative. Le tandem invite l’auditoire à escalader le col, en chantant, sur un chemin tracé par le ukulélé. Et une majorité de la foule y participe. Impressionnant ! Les filles semblent ravies du challenge. Et suivant le même rituel, Faon Faon clôt son spectacle par « Mariage »…

A 20h45 pétantes, les lumières s'éteignent. Les haut-parleurs crachent une intro mixant une musique signée Donovan et des sonorités issues de « Colours ». Le public accueille chaleureusement le trio. Les musicos n’ont pas enfilé de costards distincts. Leurs silhouettes se dessinent sur fond de stroboscopes. Tout au long du set, le light show sera d’ailleurs épatant. Le combo est, comme au cours des derniers spectacles, soutenu par le claviériste/pianiste Mathieu Vandenabeele. Le patronyme ‘Puggy’ apparaît en pointillés sur la toile. Et il attaque « Fight Like You'Re Fighting », dans un climat proche du délire. Electros, les claviers y mettent carrément le feu.  

Matt remercie régulièrement la foule. Et va rarement quitter sa guitare électrique. La setlist privilégie les morceaux de « Colours », mais n’en oublie pas pour autant le reste de son répertoire. Notamment les tubes. Faut dire que les improvisations et les envolées vocales apportent une autre dimension à ces compos. Ce qui va inévitablement enthousiasmer la foule. Matt l’invite à reprendre en chœur un refrain en français. La réaction est immédiate et irrésistible. Dix minutes d’applaudissements nourris. Même que le groupe ne parviendra pas à en placer durant cette ovation.

Lors du premier rappel, Matt invite la foule à se partager en trois sections pour participer à une polyphonie vocale. Titre concerné : « You Call Me Up ». Exercice de style réussi ! Pour ne pas oublier les fans de la première heure, Puggy leur accorde un medley du « Dubois Died  Today ». Mais également l’incontournable « To Wind The World », qui n’a pas encore pris la poussière. Ni « Teaser », une chanson qui n’avait plus été interprété depuis belle lurette. Et lors du second encore, le band en profite pour marquer son « Territory ». Celui de Forest National ?

120 minutes de concert. De quoi ravir un public… conquis d’avance, quand même… Prochaine étape : le Rockhal à Luxembourg.

Setlist : « Fight Like You'Re Fighting », « Feel So Low », « Soul », « Last Day on Earth (Something Small) », « She Kicks Ass », « I Do », « This Time », « Lonely Town »,  « You Are » « Goddess Gladys », « Ready Or Not », « How I Needed You », « Teaser », « Change The Colours », « To Win The World », « Something You Might Like », « Goes Like This », « When You Know »

Rappel 1 : « Medley (Dubois, Chez Madame Louise, Out of hand, Yeah Yeah Yeah) », « You Call Me Up »

Rappel 2 : « Territory »

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici


 

Jules et le vilain orchestra présente "Nos vedettes"

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Après "L’Homme le plus fort du monde" et "Le Sale Gosse", Jules , accompagné du Vilain Orchestra, présente son nouvel Ep "Nos Vedettes". Spontané, drôle et classieux, une écriture sans fioriture et ce qu’il faut d’humour et d’autodérision, Jules est l’un des personnages étonnants de la variété française.

Après avoir travaillé avec les Ogres de Barback, puis épisodiquement avec Bénabar, Catherine Ringer, Kent ou Jacques Higelin, Jules parle des héroïnes de sa vie avec des titres aussi évocateurs que "T’es chiante", "Elle court", "Ma Vieille", "Reste pas toute seule", "Ma p’tite fille de gauche"... ou des chansons engagées comme "Tu Me Fais Peur" dans laquelle Jules évoque l'extrême droite. Le premier extrait à découvrir du nouveau disque de Jules et le Vilain Orchestra se nomme "T'es Chiante" .

Une "Tendresse" cinématographique de Grand Blanc

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En quelques courts-métrages (dont le troublant "Tant qu’il nous reste des fusils à pompe" qui leur a valu de gagner le très prestigieux Ours d’Or en 2014), Caroline Poggi et Jonathan Vinel se sont imposés comme les enfants terribles du nouveau cinéma français, faisant exploser les frontières entre cinéma et jeux vidéos, matériau « noble » et récupération digitale.

Sur "Tendresse" , le nouveau single de Grand Blanc , les deux diplômés de la Fémis réussissent à croiser leurs univers et leurs obsessions - la jeunesse, les fantômes, les paysages urbains - et celles du groupe dans une longue séquence nocturne et hallucinée. On y suit l’étrange voyage de Camille la chanteuse dans les dédales d’une banlieue anonyme, entres flânerie amoureuse et rite initiatique.

TRACKLIST

1. Surprise Party
2. Bosphore
3. Disque Sombre
4. Tendresse
5. Evidence
6. Summer Summer
7. Les Abonnés Absents
8. Verticool
9. Désert Désir
10. L'Amour Fou

Dalva partage son "Enfance dorée"

Écrit par

DALVA sortira son nouvel EP "Enfance dorée" en janvier prochain. Pour patienter, le trio indie propose d'écouter "Entre les lignes" .

 Derrière le pseudo DALVA, Johan auteur-compositeur-interprète, violoniste et guitariste dont le 3e EP « Mercenaire » est sorti fin 2013.

Cali fait des "Choses défendues" en Belgique

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Cali entame la partie belge de sa tournée pour défendre sur scène son nouvel album "Les choses défendues". Les singles "I want you" et "Je ne peux pas pleurer plus que ça" sont en ligne.

Les dates belges de la tournée:

2016
08/12 – Wolubilis (Woluwe-Saint-Lambert)
09/12 – Centre Culturel de Seraing
10/12 – Centre Culturel de Verviers (sold-out)
11/12 – Maison de la culture de Tournai
2017
05/02 – Festival Parole d’Hommes (Malmedy)
17/03 – Théâtre Royal de Namur
18/03 – Maison de la culture d’Arlon
19/03 – Théâtre Royal de Mons
20/04 – Centre Culturel d’Ath 

Nouvel EP pour The Rusty Bells

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The Rusty Bells s'offre un nouvel EP intitulé "EnjoYourself. Le premier clip "Red Sun" est déjà disponible.

Duo de musiciens toulousains, les RUSTY BELLS mélangent claviers, guitare, batterie et chant.

Le duo toulousain décident de travailler leur univers, au croisement de la brutalité des sonorités rock et l'évasion des mélodies planantes du synthé.

Au fil des concerts naît leur rock galactique aux influences rythmiques hip-hop, dans lequel se reconnaissent leurs inspirations, des Pink Floyd à Archive, passant par Kavinsky et The Kills, avec une touche épique volée à Ennio Morricone.

Hooverphonic laisse les fans créer leur playlist best of

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Il y a quelques semaines et à l’occasion de son vingtième anniversaire, Hooverphonic nous a offert le tout premier Best Of de son illustre carrière. Cette compilation comprend le nouveau single et titre inédit « You » , déjà Top 30 en Airplay!
Pendant toutes ces années, le groupe formé autour d’Alex Callier et Raymond Geerts a toujours été un pionnier. A nouveau, il lance un concept innovant pour leurs fans.
Sur un website spécialement conçu pour l’occasion, tout le monde peut créer sa playlist Best Of et la partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez gagner de très beaux prix à chaque partage.
Le groupe jouera le 13 décembre à l’Ancienne Belgique au profit de l’opération Viva For Life. Vous pourrez également découvrir The Best Of Hooverphonic sur scène les 21 et 22 décembre à Anvers (salle Reine Elisabeth), où ils joueront avec le grand orchestre.

Greg Lake

Décès de Greg Lake

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Greg Lake est décédé ce 7 décembre 2016, des suites d’un cancer. De son vrai nom Gregory Stuart Lake, il était né le 10 novembre 1948, à Bornemouth, en Angleterre. Il a connu son heure de gloire entre 1968 et 1975, tout d’abord au sein de la première mouture de King Crimson, puis du supergroupe Emerson Lake & Palmer. Ce chanteur/bassiste avait également milité en 1983 chez Asia, tenté l’un ou l’autre projet et même une carrière solo ; mais sans grand succès. A contrario de ses aventures vécues auprès de Rober Fripp, mais surtout de Keith Emerson et Carl Palmer. Il a ainsi participé aux enregistrements d’albums cultes  comme « In the Court of the Crimson King » et « Tarkus ». Anecdote, on se souviendra aussi de la démesure engendrée par les tournées d’EL&P, le trio déplaçant pour la circonstance, 3 semi-remorques. Lake est allé rejoindre Emerson au paradis de la prog… RIP.

Status Quo

Aquostic II – That’s a Fact !

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Qui aurait parié un centime en 1966 sur 50 années de longévité pour Status Quo ? Enfin pas tout à fait. Car un demi-siècle plut tôt, le premier single du band était gravé sous le patronyme de The Spectres. Et il allait encore transiter –brièvement– par celui de Traffic Jam, avant d’adopter définitivement celui de Status Quo. Qui publie alors, début 1968, « Pictures of Matchstick men », puis « Ice in the sun », deux petites perles de psyché/pop au potentiel commercial évident. Du line up originel, il ne reste plus que le chanteur/guitariste Francis Rossi. Au cours de sa période pop, la formation a été rejointe par un autre chanteur/guitariste, Rick Parfitt.

Mais en 1970, le band découvre les trois accords du blues et se lance dans le boogie rock. Répétitif, ce style allait devenir sa marque de fabrique, lui apporter le succès, les honneurs et la fortune. Depuis, Status Quo a sorti plus de trente albums. La plupart se sont très bien vendus et les concerts on toujours rempli les salles du monde entier. Qu’allaient-ils donc décréter pour fêter son jubilé. En 2014, il avait réalisé un opus acoustique, baptisé « Aquostic » ; un elpee qui deviendra disque d’or en Grande-Bretagne.

Le band a donc décidé d’embrayer par un deuxième volet d’« Aquostic ». Le label Ear Music a réservé aux collectionneurs toute une série de formules, dont un double vinyle. Les titres proposés sont largement puisés dans l’ensemble du répertoire de la formation. ‘Unplugged’, ils sont superbement retravaillés ; mais surtout leur approche s’avère originale. Les cordes acoustiques, les interventions de basse et de batterie sont enrichies d’arrangements de cordes et de chœurs.

Le titre maître ouvre la plaque. Il s’agit d’un morceau qui figurait sur « Blue for you », un LP paru en 1975. Les nouveaux arrangements de « Roll over lay down », une compo qui remonte à 1973, sont particulièrement réussis. L’album recèle l’inévitable tube « In the army now », mais également deux nouvelles chansons ; soit « One more for the road » et le celtique et dansant « One of everything ». Celtique comme « Hold you back ». « Backwater » est caractérisé par une voix davantage agressive et se distingue par la présence d’un accordéon. Qui colore le plus blues « Belavista man », une piste peu connue, il faut le souligner. Et cet instrument est encore bien mis en exergue –tout comme le piano, d’ailleurs– tout au long de « Mess of the blues ». Et dans le même style, bottleneck et harmonica colorent le particulièrement roots « Resurrection ».

L’édition DeLuxe inclut onze titres supplémentaires, dont une autre nouvelle compo, « Is someone rocking your heart », et des morceaux immortalisés ‘live’, à Stuttgart, en 2014. Le vinyle bénéficie également d’un titre distinct des autres éditions, « Fo you », une douce ballade signée en 1977.

Signalons encore que depuis octobre dernier, victime de problèmes cardiaques, le guitariste Rick Parfitt a été remplacé par l’Irlandais Richie Malone. On ne peut que lui souhaiter un prompt rétablissement.

Status Quo se produisait ce 3 décembre à l’AB de Bruxelles, et ce concert a fait l’objet d’un reportage photos (voir ici)

 

 

La Sabam a décerné ses Awards et il y a quelques surprises...

La deuxième édition des Sabam Awards Wallonie-Bruxelles s’est tenue au Wolubilis, à Woluwe-Saint-Lambert, ce lundi 5 décembre. Biannuels, ils visent à couronner les meilleurs créateurs membres de la Sabam dans les disciplines suivantes : musique, audiovisuel, arts plastiques, arts de la scène et littérature. C'est un jury indépendant de spécialistes externes à la Sabam qui a choisi les lauréats, qui ont reçu chacun un prix d’une valeur de 2.000 euros.
 
Dans le domaine musical, qui est la vocation première de notre webzine, on retiendra surtout la consécration d'Alaska Gold Rush dans la catégorie Pop-Rock-Folk. Le duo succède ainsi à BRNS, sacré il y a deux ans. Décidément, AGR collectionne les récompenses, après Verdur Rock, Jonge Wolven et Court Circuit ! En remerciement, Renaud Ledru et Alexandre De Bueger ont gratifié le public d'une belle interprétation live dans leur style folk-rock indie rehaussé par un joli picking à la guitare Martin.
 
Plus étonnant par contre : le choix de Rodolphe Coster dans la catégorie Compositeur pour les Arts de la Scène. Ce musicien très 'underground' pratique en effet une musique industrielle pas toujours très accessible ! Mais elle fait merveille dans le spectacle 'Stroke', créé par Benaji Mohamed (alias Ben Fury) et Louise Michel Jackson pour Charleroi-Danses.
 
En chanson française, deux ans après Antoine Chance, c'est Nicolas Michaux qui a emporté le trophée. Il a tenu à remercier la Sabam, en précisant avec humour qu'après l'Onem, la société d'auteurs est, de loin, « son plus grand mécène »... Avec son groupe, il a ensuite interprété « Les îles désertes », extrait de son album « A la vie, A la mort ». Selon nous, il est le grand vainqueur de la soirée.
 
Dans la catégorie « Musique électronique », c'est le duo GoldFFinch qui a été distingué, devant Haring, Lawrence Le Doux et Mugwump. Bizarrement, nous n'avons pas eu droit à une prestation en live dans cette catégorie.
 
Voici les autres lauréats :

Arts de la Scène : Auteur

Sam Touzani - Liberté Egalité Identité

Arts de la Scène : Humour
Angel Ramos Sanchez - Voulez-vous coacher avec moi ?

Arts Plastiques

Lionel Estève

Bande Dessinée

Benoît Drousie (Zidrou)

Court-Métrage
Mathieu Mortelmans - Complices

Jeune Public
André Borbé – Les tympans pimpants

Littérature
Patrick Delperdange - Le Cliquetis

Musique Contemporaine
Jean-Marie Rens

Musique de Film
Manuel Roland et Cyrille de Haes - Parasol de Valery Rosier

Musiques du Monde
Utz

Musiques Urbaines
Caballero et Jeanjass

En conclusion, ce fut une soirée en tous points réussie. On s'étonnera quand même de l'absence totale de lauréates... Le secteur artistique serait-il machiste ? Mais non, voyons...

Pour en savoir plus : voir ici.

Charles Aznavour

Il n’a pas vu le temps passer ; nous non plus…

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Bien qu’âgé de 92 balais, Charles Aznavour est encore reparti en tournée. Qui passait par le Lotto Arena d'Anvers, deux jours avant la St Nicolas. Ce sera peut-être pour la toute dernière fois. Peu de têtes blondes, mais pas mal de grises. Quoique accusant 53 ans, votre serviteur devait probablement être un des plus jeunes spectateurs. Le concert est presque sold out. Aznavour est une des dernières icônes vivantes de la chanson française. Fréquentant le paradis des poètes, Trenet, Montand, Brel, Brassens, Ferrat, Ferré, Piaf et Gainsbourg ne sont plus de ce monde. Aznavour, bien. Le nonagénaire est un des précurseurs de la chanson à textes, des textes qui véhiculent, bien souvent, des discours engagés. Il y a déjà quelques années qu'Aznavour nous annonce sa retraite ; mais il nous revient chaque année, et plus vert que jamais. Il aime la scène. Si on compte bien, c'est sa dixième tournée d'adieu.

Pour synthétiser sa carrière en quelques chiffres on pourrait avancer ses performances. Jugez plutôt : 70 ans de carrière, 294 albums recensés, 1 200 chansons en 7 langues différentes, 180 millions d'albums vendus, 80 films à son palmarès cinématographique, des concerts dans plus de 94 pays et une étoile d'honneur (NDR : pas sur Hollywood Boulevard, cependant).

Pas de première partie. Très classe, Charles est vêtu d’un smoking de couleur noire. Il est soutenu par d’excellents musiciens : un pianiste (le piano trône au milieu du podium), deux claviéristes (l’une aux synthés, l’autre à l’orgue Hammond), un drummer (protégé par un paravent en plexiglas), un guitariste et un bassiste (ces deux derniers pourraient facilement militer au sein d’un groupe de rock). Sans oublier les deux choristes.

Hormis le moment où il s’est assis sur une chaise haute, il est resté debout les ¾ du show. Un show de près de 120 minutes, quand même. Il a quand même fini par tomber la veste, laissant apparaître d’élégantes bretelles rouges. Le light show est minimaliste. Seuls quelques spots se focalisent sur la star et ses musicos.

L’artiste va donc interpréter 22 chansons issues de l’ensemble de son répertoire ; mais aussi quatre nouvelles compos. Et le spectacle débute par une chanson de circonstance « Les Emigrants », écrite en 1986. Humble, il rappelle au public qu'il a 92 printemps, un peu moins de mémoire qu'à 20 ans, qu’il est un peu sourd et que sa vue baisse. Il nous dévoile la présence de trois prompteurs, installés face à lui. Toujours aussi particulière, sa voix accuse quelques ratés, mais sans grande conséquence sur l’ensemble de sa prestation.

Le public est attentif, respectueux même. « Je n'ai pas vu le temps passer ». Nous non plus ! Le show est réglé comme du papier à musique. Entre les morceaux, Charles aime discuter avec la foule. Son humour est décapant. Au cours du spectacle, l’éclairagiste perd de vue Aznavour. Charles lui indique : ‘Je suis là’. La préposée aux synthés troque régulièrement son instrument contre un accordéon. Avant d’attaquer « Mon Ami, Mon Judas », Charles signale que si vous avez de l'argent ou une situation, des pique-assiettes peuvent vous tourner autour. Un grand moment de recueillement illumine « Ave Maria ». A l’issue de « Les Plaisirs Démodés », Charles présente ses musiciens. Une seule chanson interprétée en anglais : « She ». Le set s’achève par « La Bohème ». En fin de show, une centaine de fans grimpent sur l’estrade pour rendre un hommage à Charles Aznavour, qui vient plus que probablement de rendre visite pour la dernière fois (?) au public belge...

Setlist : « Les Emigrants », « Je N'Ai Pas Vu le Temps Passer », « Viens M'emporter », « Paris Au Mois D'Août », « La Vie Est Faite De Hasards », « Mourir D'Aimer », « Je Voyage », « Sa Jeunesse » « Mon Ami, Mon Judas », « Avec Un Brin De Nostalgie », « J'Ai Connu », « T'En Souvient-Il », « Il Faut Savoir », « Désormais », « Parce Que », « Ave Maria », « She », « Les Plaisirs Démodés », « Comme Ils Disent », « Les Deux Guitares », « La Bohème ».

(Organisation : Benelive Entertainment)

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Le Père Noël est un Rockeur 2016 : samedi 3 décembre

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Pour cette 16ème édition, les organisateurs du ‘Père Noël est un Rockeur’ ont voulu innover.
Si dans le passé, le précieux sésame était échangé contre un ou plusieurs jouets, il faut aujourd’hui débourser quelques dix euros au profit de Viva For Life, pour l’obtenir.
Les fonds récoltés serviront à financer les associations caritatives qui bossent en faveur de la petite enfance et de la pauvreté en Belgique.
On ne peut qu’applaudir cette initiative ; mais également les bénévoles qui y participent ! Mais avouons tout de même que ce matérialisme outrancier dénature le côté féerique de l’événement ! Preuve du temps qui passe…
Etrangement, Dour, cheville ouvrière, ne les accueille plus ; et les concerts, autrefois répartis tout au long du mois de décembre, se déroulent à la même date, aux quatre coins de la Belgique. Bof, bof !
Bonne nouvelle quand même, ce mini festival est labellisé ‘Ecoresponsable’ ; donc il mène des actions de sensibilisation relatives aux thématiques touchant à l’environnement, la mobilité, l’alimentation et le développement durables.
Les amateurs de bon son ont donc dû faire un choix cornélien (et malheureux pour le coup) entre le VK de Bruxelles, le Rockerill à Charleroi, le Jardinet de Thuillies (qui signe là son grand retour et propose la seule véritable affiche digne de ce nom) et le Manège à Mons.

Direction Capitale Européenne de la Culture 2015 pour votre serviteur.
Quatre groupes y sont programmés !
En passant le portique, force est de constater que Santa Claus a fédéré peu de monde ! Il ne doit pas y avoir plus de 70 âmes dans la salle. On est donc loin du sold out ! Dommage qu’une si belle cause ne rameute pas davantage de peuple…
La météo capricieuse et le renforcement des contrôles de police, en cette période de fin d’année, auraient-ils eu raison de cette semi réussite ? Les lecteurs apprécieront…

Témé Tan a la lourde charge d’ouvrir les festivités. Malheureusement, un problème de timing ne m’a pas permis d’y assister. Ce sera pour une autre fois…

Vers 21 heures 15, Warhaus prend les commandes. Le public est un peu moins clairsemé ! Faut dire que les planches sont squattées par Maarten Devoldere himself ! Pas un inconnu dans le paysage musical…

Penaud, le gaillard se plante face à un public exalté ! Les applaudissements s’élèvent instantanément. Surpris d’un tel engouement, il baragouine quelques mots dans un français approximatif ! Bel exercice de style, quand même, pour un Flamand…

Il est venu présenter un premier opus prometteur paru cet automne : « We fucked a flame into being ». Tout un programme !

Des les premières notes, on est séduit par les mélodies franchement groovy ! Et les compos se révèlent à la fois hypnotiques et contemplatives.

Situé à l’avant-plan, le drummer se sert d’une batterie mi-électronique, mi-acoustique. Et ses interventions sont percutantes voire détonantes…

Les sonorités sont chaudes et sensuelles. La voix de Maarten est particulièrement flemmarde. Parfois on se demande quand même s’il est concerné. Et si c’est vraiment le chanteur du combo iconoclaste, Balthazar. Surprenant !

Il chante dans la langue de Shakespeare. Fluides, feutrées, douces, sucrées même, les plages s’écoulent naturellement…

Les projets solos pullulent, et en général, font souvent pâle figure ! Mais après ce set, tous les doutes qui auraient pu nous tarauder l’esprit, sont balayés. Malheureusement, pour un tel concert, 30 minutes, c’est trop peu. De quoi frustrer les aficionados ; et on les comprend…

Après une pause bien méritée, changement de cap et d’ambiance ! Place aux jeunes gens du Colisée.

Ne cherchez pas midi à quatorze heures, le patronyme s’inspire d’un bouquin intitulé ‘Tempo di Roma’ signé Alexis Curvers. Tout simplement !

La fosse est nettement plus clairsemée… trop occupée à s’en mettre derrière la cravate, au bar, sans doute ! Plus aucun danger de tomber sur une bande de pogoteurs !

A l’origine de cet ovni belge : David Nzeyimana. Il a également fréquenté l’Académie pour suivre des cours de guitare, de violon et de solfège.

Il assure les vocalises. Au départ, il menait la barque en solitaire. Sur les planches, il est soutenu par quelques acolytes ! Ils sont tellement jeunes qu’on peine à voir les premiers poils au menton ! Certains militent chez Robbing Millions et Lonely Drifter Karen.

Le Rwandais a sévi au sein plusieurs formations, endossant même des rôles différents. Son  nouveau projet est né dans l’inimité de sa chambre. Et il a rencontré un succès inespéré grâce au ‘following’ du net. Cet engouement l’a encouragé à poursuivre son aventure et dans la foulée, il a publié un deuxième Ep, baptisé « Vie éternelle II ».

A première écoute, le style proposé est particulier, naviguant entre digital et analogique ! Difficile à cataloguer même. Si pas inclassable ! Vu le recours aux vieux synthés (NDR : de type Bontempi), les références aux eighties sont manifestes. Encore que l’ensemble soit parfumé de fragrances hawaïennes. Quoique rafraîchissant, audacieux, déconcertant, léger et marchant à contre-courant de la norme consensuelle, c’est surtout très (trop) kitsch !

Finalement, ces ados sont venus pour prendre du bon temps. Ils aiment brouiller les pistes, sauter d’un genre à l’autre pour finalement entraîner le mélomane sur un chemin où il ne peut que s’égarer…

Au fil du temps, l’ennui commence à vous envahir. La boîte à rythmes est répétitive. Les sonorités sont bien trop similaires. Une forme de linéarité qui exclut le moindre relief ! A tel point que le set devient insupportable !

A la fin du show, les gosses invitent l’ingé son à prendre le micro pour pousser la chansonnette. Il n’a d’ailleurs pas l’air d’être particulièrement motivé pour ce rôle. Sans intérêt particulier, donc ! Sauf qu’il chante faux. On se serait bien passé de telles pitreries…

Dan San clôt la soirée.

Ce sextuor implique cinq mecs et une fille, Léticia Collet. Non seulement elle se consacre aux claviers, mais elle assure également les backing vocaux.

L’un des plus fervents défenseurs de l'indie folk belge est de retour. Son précédent elpee, « Domino » était paru en 2012. Son dernier, « Shelter » est paru en mars dernier. Depuis, la formation a tourné dans toute l'Europe, accordant plus de 120 dates. Pour enregistrer son nouvel opus, le combo a reçu le concours de Yann Arnaud (Phoenix, Air, Syd Matters), à la production.

Ce n’est pas la première fois que le groupe participe à ce festival ; deux ans plus tôt, il s’était déjà produit, dans le même cadre, sous le dôme de Dour Sport

Une prestation qui ne restera cependant pas impérissable. Molle du genou, imprécise, et sans conviction, elle s’était soldée –dans le chef de votre serviteur– par un ennui profond. A lui décrocher la mâchoire !

Ce soir, le set est bien plus convaincant. Le folk proposé s’avère nettement moins boisé, plus aéré, plus pop, pétillant, toujours bien atmosphérique, mais davantage électrique. De quoi susciter la curiosité.

Les titres valsent, laissant aux temps morts très peu de répit. Le ‘lead vocalist’ est beau gosse. Ses cheveux sont dorés. Comme une jolie femme. Mais sa barbe bien fournie relègue ce phantasme au placard.

D’ailleurs, il semble attirer le public féminin qui s’agglutine contre les barrières de sécurité. Les regards langoureux et les sourires baveux en disent d’ailleurs long, sur son pouvoir de séduction…

Chaque compo constitue une ode au voyage, une évasion vers de grands espaces. Un peu dans l’esprit de Damien Rice, Ben Howard ou encore Maximilian Hecker.

Un membre du combo annonce que le team va se mêler à l’auditoire, le temps d’une chanson.  Et là, le temps va s’arrêter pendant trois minutes trente.

Une émotion fébrile traverse le parterre. La sèche prend le relais. Les autres abandonnent leur instrument et se chargent des chœurs. La respiration est haletante. Quelques larmes coulent. L’émotion est à son comble. Quel grand moment de bonheur !

Le combo remonte alors sur scène pour aborder une flopée de titres sautillants.

Il est temps de se dire au revoir. Les comparses quittent un à un l’estrade, laissant les manettes au batteur qui continue de marteler ses peaux sans relâche…

Si cruellement, parfois le Père Noël est une ordure, il a peut-être aussi un sacré cœur de rockeur !

Dans San + Colisée + Warhaus + Témé Tan

(Organisation : Dour Festival + Go Go ! ASBL)

Talisco partage sa vision

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Talisco sortira son nouvel opus le 27 janvier prochain. Après un premier album en 2014 avec "Run", il revient dans une "Capitol Vision". Celui-ci restera dans la lignée tracée par son prédécesseur avec une pop-rock électro. A la production, on retrouve l'Américain Jaycen Joshua qui a notamment travaillé avec Jay Z, Justin Timberlake, Snoop Dog, Litlle Dragon. Le clip de "Stay" est déjà disponible.