Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Le nouvel album de Mark Eitzel enregistré sous la houlette de Bernard Butler

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Le nouvel opus de Mark Eitzel paraîtra ce 27 janvier 2017. Intitulé « Hey Mr Ferryman », il a bénéficié de la participation de Bernard Butler à la production, à la guitare, la basse est aux claviers. Les sessions se sont d’ailleurs déroulées à Londres au sein des studios de l’ex-Suede. Le premier “The Last Ten Years” (en écoute ici, est une chanson que Mark avait écrite pour AMC. A l’origine, elle s’appelait “The Last 5 Years”.

Mark se produira, en outre, ce 14 février 2017, au Depot de Louvain.

 

Le retour de Modern English…

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La formation insulaire Modern English publiera un nouvel album le 24 février prochain. Il s’intitulera « Take me to the trees ». Son précédent elpee, « Soundtrack », remonte à 2010 ; mais il s’agissait de fonds de tiroir. Car le véritable dernier opus du band, « Everything’s mad », remonte à 1996 ! Le long playing a été coproduit par Martyn Young (Colour Box, M/A/R/R/S) et la pochette est signée par l’artiste Vaughan Oliver (Pixies, Cocteau Twins, Lush), déjà responsable du design du single « Gathering Dust », paru en 1980.

Pour écouter « You’re Corrupt », un premier extrait de cet LP, c’est ici

http://www.modernenglish.me/

 

Adam Kills Eve, un fratricide authentiquement urbain…

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Adam Kills Eve est une formation italienne qui pratique du Post-Hardcore-/Metalcore. Elle publiera un nouvel album en janvier 2017. Il s’intitulera « Of time ». En attendant sa sortie, vous pouvez toujours écouter des extraits de l’Ep ici ou visionner le clip « Authenti(city) » qui en a été extrait, .Il figurera d’ailleurs encore sur l’elpee.

Tracklisting

01. On the outside looking in (INTRO)
02. Rewind: the Dance Is over
03. Authenti(city) // still motion //
04. The snowglobe forecast
05. Interlude
06. Tomorrow is D.O.A.
07. Note to my future self // (synchronize) //
08. On the inside breaking out (OUTRO)

L’amour à la folie de Strand of Oaks…

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Issu de Philadelphie, Strand Of Oaks publiera son nouvel opus, “Hard Love”, ce 17 février. Pour l’enregistrer, cette formation, drivée par Tim Showalter, a reçu le concours de Nicolas Vernhes (The War on Drugs, Spoon) à la production et du guitariste Jason Anderson, lors des sessions.

En attendant la sortie de cet elpee, un single en a été extrait. Baptisé “Radio Kids”, il fait l’objet d’un clip vidéo, et il est disponible, ici  

Tracklist

1.    Hard Love
2.    Radio Kids
3.    Everything
4.    Salt Brothers
5.    On The Hill
6.    Cry
7.    Rest Of It
8.    Quit It
9.    Taking Acid and Talking To My Brother

http://strandofoaks.net/

 

The Radio Dept

Running Out of Love

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Considéré comme culte, The Radio Dept. n’avait plus donné signe de vie depuis 2010. Soit depuis la sortie de l’impeccable « Clinging to a Scheme »… Le duo suédois réunissant Elin Almered et Johan Duncanson était pourtant loin d’être sous perfusion et nous propose donc un nouvel elpee, toujours publié chez le mythique label Labrador.

Le succès des Scandinaves avait été boosté, à l’époque, par leur participation à la B.O. du film « Marie-Antoinette », réalisé par la très douée Sofia Coppola. Leur spleen cadrait merveilleusement avec l’œuvre mélancoliquement pop de celle-ci. Bonne nouvelle sa dream pop n’a pas pris une ride. Elle est d’ailleurs toujours aussi subtile. On y retrouve ces synthés éthérés, cette électronica et ces mélodies imparables. Tout comme la dualité entre le contenu très engagé et la forme romantique, voire lascive. Et elle est parfaitement reflétée tout au long de plages comme « Swedish Guns » (NDR : traitant du trafic d’armes) ou encore « Death to Facism » (pas besoin d’expliquer…) La paire lorgne même vers l’eurodance sur « We Got Game » et « Occupied », tout en décochant ses flèches empoisonnées en direction du gouvernement suédois ou des fascistes en tout genre. Ce « Running Out of Love » est donc excellent à la fois pour la tête et les jambes…  

 

The Kitchen Sink Drama

Every good boy deserves failure

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Le ‘Kitchen Sink Drama’, est tout d’abord un mouvement culturel britannique qui s’est développé à la fin des fifties et au début des sixties. Il visait spécifiquement le théâtre, l’art, le roman, le cinéma et la télévision ; et reflétait un sentiment de colère éprouvé par ses instigateurs, désillusionnés par la société moderne. C’est ensuite une chanson de Soft Cell, parue en 1983. Et enfin, le patronyme d’un quintet liégeois drivé par la chanteuse Claire Wilcock.

« Every good boy deserves failure » constitue son premier elpee. Il réunit 10 plages qui nous replongent carrément à la fin des seventies. Pensez d’abord à Blondie. Les compos sont rafraîchissantes et les mélodies sont souvent contagieuses (« Idiots », « Kitchen sink drama »). La voix est aussi candide que celle de Deborah Harry. Elle se fait même parfois déclamatoire ou s’autorise des onomatopées hymniques. Si la musique est new wave, c’est surtout dans l’esprit yankee. Les claviers ou synthés sont on ne peut plus vintage, mais aucun instrument ne tire la couverture à soi, l’ensemble se révélant subtilement équilibré.

Quant aux lyrics, ils tournent le plus souvent en dérision les attitudes machistes, à moins qu’ils ne soient tout simplement féministes. Le débat reste ouvert. Les textes figurent d’ailleurs à l’intérieur du booklet. Probablement ce qui est arrivé de mieux au pop/rock belge depuis pas mal de temps…

 

King Creosote

Astronaut Meets Appleman

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Kenny Anderson, aka King Creosote, est né en Ecosse. Ses deux frères –Ian (Pip Dylan) et Gordon (Lone Pigeon, The Aliens)– sont également considérés comme des surdoués, dans l’univers de la musique. Depuis plus de 20 ans, il sème des pépites au cœur d’un sillon d’une inaltérable qualité. Et ce nouvel exercice d’orpaillage en recèle 10. Dix morceaux de folk/pop illuminés par une voix capable de vous flanquer des frissons partout. Classiques, ils intègrent  une instrumentation celtique plus traditionnelle, comme la cornemuse et la harpe.

Enregistrés sur l’île écossaise de Mull, les compositions de cet opus recèlent ce feeling infinitésimal, capable de vous entraîner dans un autre monde. Des exemples ? « Melin Wynt », caractérisé par sa mélodie céleste. « Surface », souligné de chœurs et magnifié par la cornemuse. Ou encore « You Just Want », reflet d’une humble ambition. « Astronaut Meets Appleman » est une œuvre vraiment convaincante qui enrichit pourtant une discographie plus que pléthorique.

 

In Between

In Between

Écrit par

In Between, c’est le projet de Luca Maria Baldini, un musicien italien qui milite également chez Kisses From Mars et se consacre à la basse au sein du backing group de Simana Grechen, en tournée. Il nous propose son premier elpee. Et il est éponyme. Ambient, la musique y mêle musique électronique et organique (piano, guitares, violons). Une expression sonore sur laquelle vient parfois se poser une voix stratosphérique voire grégorienne. Evoquant la relation entre le matériel et l’immatériel, elle traverse à la fois le passé, le présent et le futur, pour se projeter dans une troisième dimension, très susceptible de comprendre comment construire sa propre réalité (NDR : ben, c’est un condensé de la bio !). Le long playing est plutôt bien conçu, mais un peu trop dans l’air du temps. Aussi, entre les deux, mon cœur balance… 

 

How To Dress Well

Care

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Sur les traces du flamboyant James Blake, une certaine scène r&b alternative, mais bien soul, s’est constituée autour d’artistes comme Chet Faker, FKA Twigs, Blood Orange, Frank Ocean ou encore l’Américain Tom Krell. C’est ce dernier qui nous intéresse dans cette chronique. Il a choisi le bel et élégant patronyme de How To Dress Well pour publier ses compos… suaves. Et il vient d’en publier sur « Care », un 4ème opus, bien plus facile d’accès que ses précédents, une œuvre qui le place encore un peu plus du côté pop de la force… une pop mutante, terriblement contemporaine, alimentée par une instrumentation électro syncopée. Etrangement chaleureuse et glaciale à la fois, elle est, en outre, soulignée par la voix veloutée de Krell ; un falsetto qui se révèle parfois, très ‘cheesy’ (« Lost You/Lost Youth », « Anxious »). Bref, tout au long de ce « Care », Krell a le bon goût de distribuer de délicieuses sucreries acidulées.

 

Roger Goula

Overview effect

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Jusqu’à présent, Roger Goula composait surtout des B.O. pour films et autres séries TV (‘The Frankestein Chronicles’, notamment). Il a finalement décidé d’enregistrer un premier album solo. Inspiré par la musique renaissance et baroque (Monteverdi, Bach, Vivaldi), le minimalisme (Reich, Glass) ainsi que l’électronique (Aphex Twin, Autechre), il nous propose aujourd’hui une œuvre hybride, au cours de laquelle entrent en osmose sonorités synthétiques (autant analogiques que numériques, mais également bruitages, samplings et autres processus issus de la technologie moderne) et instrumentation organique (ukulélé, guitare électrique, etc.) voire carrément classique (violons, violoncelle, piano, clarinette, etc.). Expérimentale, cette musique nous plonge dans une forme d’ambient censée refléter la vision de la terre depuis l’espace. Ben oui, il y a matière à discussion sur le sujet ; surtout quand on est conscient des dégâts causés par les terriens à sa belle planète. Imaginez d’ailleurs ce que doivent penser les extra-terrestres (NDR : s’ils existent) en contemplant le carnage écologique. En outre, l’artiste est passionné par l’astronomie et la conquête spatiale. Enfin, tout au long de cet opus, il nous livre ses émotions éprouvées en imaginant ce mauvais spectacle. Et finalement, cet LP pourrait facilement servir de nouvelle bande sonore pour un documentaire consacré aux questions environnementales…

 

Audacity

Hyper Vessels

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Audacity nous vient de Fullerton, en Californie. Et « Hyper Vessels » constitue son quatrième elpee. Un disque qui a reçu le concours de Ty Segall, à la mise en forme. Tant à la production qu’au mixing. Découpé en 12 morceaux, cet opus est sculpté dans une forme de garage/punk/pop sauvage, percutant, parfois même échevelé, mais particulièrement mélodique. Et les harmonies vocales y sont certainement pour quelque chose. Même que parfois, elles lorgnent du côté de Supergrass. On ne s’attardera, par contre, pas trop sur les lyrics, plus que superficiels. Bref, c’est sympa, mais pour l’audace, faudra repasser…

 

 

Alice in Neverland

L’île aux trésors

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« L’île aux trésors » constitue le second elpee d’Alice in Neverland, un projet imaginé par Vincent Fauche. Cet opus fait suite à un éponyme, paru en 2011. Pour enregistrer ce disque, il a quand même reçu le concours de ses fidèles collaborateurs ; en l’occurrence la pianiste Laura Nicogossian et le violoncelliste Jérémie Garat. Mais également de quelques invités, dont Céline Macé et Mathieu Tamisier, qui participent aux vocaux. Et première constatation, ce sont les harmonies vocales qui apportent le côté pop aux compos. Des harmonies sucrées, éthérées, qu’on pourrait comparer à celles de Girls In Hawaii. Musicalement, il en va cependant tout autrement. En fait, instrumentation synthétique, organique et classique se conjuguent le plus souvent pour se fondre au cœur d’une mélancolie douce. Et les claviers qui dispensent circonstanciellement des sonorités de xylophone, voire parfois de clavecin accentuent cette impression. On dirait même parfois des clochettes (NDR : de fée ?). Tout un ensemble qui sert de structure à des plages aux multiples facettes.

Valse, « Arrival » sert de départ, pas d’arrivée. Les « Visions » deviennent rapidement complexes et psychédéliques. Elles sont même hantées par « The confessions of Dr. dream and other stories » de Kevin Ayers. « Isla » baigne dans un climat celtique. L’« Interlude » est bien enlevé. Ritournelle transportée par des interventions à l’accordéon, « Le petit nuage de Faustine » aurait pu figurer dans la B.O. signée Yann Tiersen pour le « Fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Si « I’m sorry » (I have an nice day) » est désolé d’emprunter religieusement des échos à… Bach, le plus austère « Angry seas » affronte les éléments, dans un contexte favorable à la musique de chambre. Et en guise de clôture, Alice in Neverland nous entraîne au cœur de « Tourbillons » arabisants… Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que les différentes compos racontent chacune une histoire, au sein d’une œuvre à la fois belle et conceptuelle…

 

Ulan Bator

Abracadabra

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Chez Ulan Bator, du line up originel, il ne reste plus que le chanteur/guitariste Amaury Cambuzat. C’est même devenu son projet personnel. Il se charge d’ailleurs de pratiquement toute l’instrumentation. Et la palette est particulièrement riche ! Seuls Raffaella Matrisciano (chœurs atmosphériques sur « Ether »), l’orgue et les cordes de James Johnston (« Coeurrida ») et Giordano Ceccotti (Vielle à roue sur plusieurs titres) ont apporté leur collaboration.

Si à l’origine Ulan Bator pratiquait une forme de post/rock, un quart de siècle plus tard, sa musique a intégré des tas d’autres courants, comme la noise, la no wave, le néo-classicisme, le krautrock et la prog. « Abracadabra » baigne au sein d’un climat ténébreux, angoissant même. Parfois, les spectres de Michael Gira (Swans), David Eugene Edwards (Wovenhand, 16th Horsepower) ou de Yann Tiersen se mettent à planer. Cependant, la voix d’Amaury se confine dans un murmure pour exprimer sa poésie visionnaire. Tour à tour, les compos se révèlent hypnotiques, envoûtantes, tribales, épiques, intimistes, hargneuses ou introspectives.  

« Abracadabra » est un album vraiment réussi. Dommage que la voix d’Amaury soit si en retrait. Alors le tour de magie aurait été parfaitement réussi !

 

Trixie Whitley

Une année bien remplie pour Trixie Whitley

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C’est le dernier concert de votre serviteur pour l’exercice 2016. A l’affiche, Trixie Whitley. Et ce sera au Cirque Royal.

Trixie est une belgo américaine qui vit aujourd’hui à Brooklyn (N-Y). Son père n’était autre que le légendaire guitariste de blues, folk et soul, Chris. Il est décédé en 2005, après une longue et pénible maladie. Née en 1988, sa fille joue également de la six cordes et plutôt bien. En outre, elle possède une superbe voix, puissante également, profonde aussi, dont le timbre campe un hybride entre Tina Turner et à Beth Hart. C’est Daniel Lanois, comme il l’avait fait pour feu son paternel, qui a lancé sa carrière. Elle a publié son premier elpee, « Fourth Corner », en 2013, et son second, « Porta Bohemica », en février dernier. Un disque pour lequel elle a reçu le concours Gus Seyffert (Beck, The Black Keys) et Joey Waronker (Atoms For Peace), à la mise en forme.

La fosse est bien remplie, mais dans les gradins il reste quelques sièges de libre. Et au poulailler, il n’y a pas grand monde.

Né d'un père égyptien et d'une mère belge, Tamino, aka Amir Moharam Fouad, assure le supporting act. Limité à 30 minutes, le set proposé par cet Anversois baigne dans une forme de folk, sur lequel il pose sa voix particulièrement aigue. Pas trop ma tasse de thé…   

Après avoir enflammé les planches du Lotto Arena ainsi que des festivals Rock Werchter, Dranouter et Lokerse Feesten, Trixie clôt donc l’année 2016, à Bruxelles.

Sur l’estrade elle est soutenue par trois musicos new-yorkais. Soit le bassiste Chris Morissey, le claviériste Daniel Mintzeris et un drummer. Tout le monde est en ligne.

Les hauts parleurs crachent un bruit de fond assourdissant. Serait-ce celui d’un atterrissage d’avion ou d’une tempête ? C’est bien d’une tempête ! Le show s’ouvre alors par « Mystery ». On devine les silhouettes des artistes, dans le noir. Surtout lorsqu’une lumière blanche balaie furtivement l’estrade. Trixie est vêtue d’une longue robe noire fendue sur le côté. Des images de nuages torturés par ces perturbations météorologiques sont projetées en arrière-plan. Une bonne entrée en matière empreinte de mystère, mais propice à l’agitation. Et pourtant, le morceau est à la fois calme et introspectif.

La construction des chansons est simple (« A Thousand Thieves » « Irene », « Gradual Return »). Et puisent tantôt dans le blues, le r&b, la soul ou le rock. « Fourth Corner » est plus instinctif. La gratte est agressive et les claviers tapissent généreusement l’ensemble, alors que la ligne de basse se révèle irascible, vengeresse même. Trixie chante le plus souvent d’une voix autoritaire, parfois fragile voire vulnérable, mais toujours rocailleuse, sableuse même. Bien que plus contemporains et malgré les sonorités électro, « News Frontiers » et « Soft Spoken Words » lorgnent davantage vers le rock et le blues. A cause des cordes singulièrement offensives. Plus paisible, « Soft Spoken Words » est balisé par les ivoires. Bien soutenue par chœurs de ses musiciens, Trixie en profite pour monter dans les octaves. Dans le même registre, « Pieces » trempe dans la soul. Avant un dernier coup d’accélérateur, provoqué par « Oh, The Joy ». Après 60 bonnes minutes, la troupe vide les lieux.  

En rappel, Trixie Whitley et son trio vont nous réserver un nouveau titre ; en l’occurrence le bien rock « Surrender ». Moment choisi par Trixie pour élever, une nouvelle fois la voix. Et le spectacle de s’achever par « Eliza's Smile », un dernier extrait de « Porta Bohemica ».

(Organisation : Live Nation)

Deep Purple à l’infini!

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“inFinite”, c’est le titre du prochain album de Deep Purple, dont la sortie est prévue pour le 7 avril.  

“Time For Bedlam”, un classique up-tempo du groupe est disponible en vidéo lyrique. Et c’est ici 

Un Ep du même titre précédera la sortie de l’album et recèlera des morceaux inédits qui ne figureront pas sur l’elpee. Il paraîtra ce 3 février. 

Et la formation légendaire se produira les 16, 17 et 18 juin à Dessel.

Angelfish Decay cherche à hypnotiser le touriste…

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"Hypnotised Tourist", c’est le titre du prochain Ep d’Angelfish Decay, dont la sortie est prévue pour le 10 février 2017. Musicalement, la formation pratique une musique plutôt originale qui implique instruments à cordes (violon, alto, violoncelle, contrebasse), boîte à rythmes, percus acoustiques et vocaux. Certains la situent quelque part entre le post modernisme de Micheal Nyman (le patronyme est un inspiré d’un titre de cet artiste), l’electro hybride de LCD Soundsystem et l’art-pop/rock du Brian Eno de la fin des seventies (NDR : pensez aux collaborations opérées en compagnie de Bowie ou des Talking Heads).

Pour écouter « Go Somewhere », un extrait de cet Ep, c’est ici

www.angelfishdecay.fr

 

 

Les dernières vidéos ‘Made in Belgium’ (update 15/12/2016)

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Variety Lab

« A Fairlight for Christmas » fait l’objet d’un single et d’un clip qui rendent hommage aux génériques TV et pub des années 80. Lors du tournage Variety Lab a accueilli la Franco-américaine Sofia Bolt pour y donner de la voix ainsi qu’un kyrielle d’invités comme Alex ‘Cascadeur’ Longo, Jérôme ‘Orwell’ Didelot et Vincent ‘Kidsaredead’ Mougel...

https://www.youtube.com/watch?v=Gbuxje1vx4E&feature=youtu.be

Mugwump

Son nouveau single, « At the Front », est un étrange morceau de post-punk indie pop qui prélude la sortie d’un futur album, dont la sortie est prévue pour la mi-2017. Pour concocter ce clip, la formation a notamment reçu le concours de la compagnie de danse Voetvolk. Pour voir cette vidéo complètement déjantée, c’est su le lien ci-dessous

https://www.nowness.com/story/mugwump-helvetica

 

Les Innocents

Un come-back pas tout à fait… innocent…

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La notoriété de la ville de Binche n’est plus à étayer ! Elle dépasse allègrement la sphère belge !
On y célèbre, en effet, chaque année un carnaval qui attire de plus en plus de visiteurs issus des quatre coins de la planète ; et surtout depuis qu’il a été reconnu, en 2003, par l'UNESCO, comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité.
Votre serviteur s’y rend ce jeudi 15 décembre. Pas pour y récolter ni ramasser des oranges dans la tronche ou fêter les soumonces ! Non ! Juste assister au concert des Innocents.
Direction donc, la salle Saint-Ursmer. Pas facile à trouver, l’endroit semble un peu miteux ! Mais il est situé à une encablure de la Grand-Place.
Période de Noël oblige, une kyrielle de chalands s’y est installée. Les badauds s’y promènent entre les nombreux stands. On rit, on s’amuse et on ingurgite ici et là des boissons chaudes. Etonnant, quand on sait qu’il y règne une température quasi-printanière. Le climat belge est décidément bien capricieux !

Mais venons-en aux Innocents. En 2000, peu après la sortie du quatrième opus, Sieur Urbain décide de voler de ses propres ailes. La formation implose et l’aventure se termine aussi abruptement qu’elle a commencée…
Il faudra attendre une quinzaine d’années pour que les chevilles ouvrières se croisent à nouveau au détour de l’enregistrement d’une compilation confectionnée sous la forme d’un ‘best of’ et se réunissent sous un line up minimaliste. Il devient alors duo !
Entre-temps, JP s’accorde une parenthèse et entame une carrière solo. La critique salue cette œuvre, mais la défection d’une partie du public lui laissera un goût amer…
Le come-back du tandem n’était donc pas tout à fait innocent…

Le supporting act est assuré par Beautifull Badness. Il s’agit d’un jeune groupe belge. Des trentenaires. Gabriel Sesboué en est la tête pensante.

Si habituellement le band se produit sous la forme d’un quintet ; ce soir, il est également réduit à une paire. Et se résume à un gars et une fille ! Pas étonnant, l’estrade est minuscule et pratiquement impossible d’y mettre plus de monde ou d’instruments.

Le mâle, plutôt beau gosse, arbore sous son veston, un marcel digne d’un ancien belge. Les poils hirsutes grisonnants dépassent allègrement du haut de son torse. Il prend place derrière un clavier. Il assure aussi les vocalises.

La gonzesse, ravissant minois, est vêtue d’une robe noire aussi jolie que sexy et chaussée de souliers brillants de couleur rouge. Elle se charge des cordes électriques et du violon. Accessoirement, elle participe aux chœurs.

D’emblée, les premières notes feutrées subjuguent la salle ! Il plane une atmosphère propice à la douceur. Le jeu de lumières tamisées y est sans doute pour quelque chose.

Les frissons suivent une courbe de Gauss au fur et à mesure de l’avancement du set.

Les yeux deviennent vite embués, les larmes ne tardent pas à couler. Ce spleen envoûtant tient pour beaucoup à la voix éthérée de l’ange Gabriel.

La musicalité est onirique, ouatée et transcendante. Une gamme de notes simples, mais pas simplistes qui s’écoutent paupières fermées. Manque plus que le sofa moelleux, verre de whisky dans une main et joint roulé dans l’autre.

Les compositions sont aussi percutantes que profondes. Les lignes guitares, ‘floydiennes’.

Question émotion, on n’a pas fait mieux depuis "Hallelujah", version Jeff Buckley. La meilleure ! De nombreux couples se rapprochent amoureusement. Des baisers s’échangent ! La musique adoucit les mœurs, paraît-il !

"A Sunny Morning" clôt cette trop courte prestation. Et elle est magistrale. Cocasse, cette version est née d’un précédent concert joué il y a quelque temps dans la tour bétonnée du plan incliné de Ronquières. La caisse de résonance a dicté cette nouvelle lecture en quelque sorte…

Place ensuite au plat consistant ! Les quelques pelés encore attablés au bar, ont rejoint le cœur de la salle chope à la main.

Le parterre est maintenant bien rempli. Un voile brumeux assombrit les sunlights.

On peine à se mouvoir. Les coups de coude sont légion. Mais paradoxalement, l’ambiance est on ne peut plus détendue.

La faune est diverse et variée. La pyramide des âges est bien représentée. On y croise aussi bien une bobonne, cheveux gris et adepte de Parkinson que de jeunes enfants d’à peine sept ou huit ans. Sans oublier les fans insulaires quinquas dégarnis ou les curieux venus pour entendre des tubes. Et puis les autres…

Les groupies piaffent d’impatience. Faut dire que Les Innocents (aujourd’hui recentré sur Jean-Christophe Urbain et Jipé Nataf) a connu les glorieuses entre 1989 et 1999. Un succès couronné de singles platinés, passages radios, tournées à guichets fermés et récompenses aux Victoires de la musique. Les ‘Innos’ ont marqué cette décennie par des standards pop comme « L'autre Finistère », « Fous à lier » ou encore « Colore ».

Il est 21h15. JC est le premier à fouler les planches. Vêtu sobrement, sourire aux lèvres, il salue le parterre, sèche en bandoulière. Nataf, cernes marqués par des nuits blanches supposées et barbe noire mal entretenue, lui emboîte le pas. Il alternera six cordes acoustiques ou électrifiées.

Les titres s’enchaînent à une cadence folle. Finement arrangé et verbe singulier, le scénario musical laisse pas mal de place à l’improvisation.

Sans frime ni préméditation, les gars s’amusent comme des gamins ! Des regards complices s’entrecroisent. Si ces deux-là n’étaient pas de vrais amis dans le passé, la connivence qui les lie aujourd’hui fait plaisir à voir !

La palette du duo est influencée par la pop anglo-saxonne. Mais, le fer de lance de leurs compos reste le français qu’ils utilisent et manient avec dextérité pour ciseler des textes qui dépeignent un univers métaphorique, empreint de vérité et de véracité au potentiel de classiques.

La set list de ce soir explore un passé pas si lointain ! L’angulaire contemporaine dépoussière les poncifs du genre et apporte un raz-de-marée de fraîcheur ! Tout est millimétré et exercé avec beaucoup de souplesse. Un travail d’orfèvre ! Les pédales d’effets sont utilisées à bon escient. L’exercice est suffisamment intéressant pour permettre la découverte ou la redécouverte de morceaux anthologiques qui ont fait les beaux jours du band.

L’enveloppe sonore est en tout cas profondément nostalgique. Elle demeure fortement imprégnée par la patte solitaire du leader !

JP est de très bonne humeur ! Le show est ponctué d’anecdotes ! Il aime rappeler par exemple qu’il a accompli de nombreux voyages entre les loges et le marché tout proche. Il avoue à demi-mot qu’il apprécie nos bons produits du terroir ! Ou encore que le Belge est réputé pour être bon client vis-à-vis des formations issues d’outre-Quiévrain !

La seconde partie du show est transcendée par une hyperactivité soudaine ! A la stupéfaction de tous, JP s’accorde même un pas de danse de Sioux pour le moins contorsionniste ! Un condensé de Twist et de Polka ! Delirium ?

Sympa, mais risqué pour le service trois pièces ; fallait voir l’étroitesse du falzar ! La gente masculine compatira…

A faire le mariole, il se prend une gamelle monumentale, lorsque, debout sur les retours sons, il perd l’équilibre et se termine guibolles en l’air !

Histoire de briser la fine couche de glace qui persiste, les blagues ponctuent ci et là le show. Qu’elles soient rigolotes ou ringardes (façon Carambar), le gars est complètement décomplexé et se fiche totalement de ce que les gens pensent !

Il a bien raison ! Après tout, on est là pour se vider la tête et passer un moment agréable !

Bref, une heure vingt d’un scénario déjanté, tout en couleur et rythmé sur fond de feedback incessant !

Il est temps de se dire au revoir ! Les cris hystériques s’élèvent ! Le rappel est annoncé ! « Jodie » et « Un homme extraordinaire » s’uniront pour le meilleur et pour le pire, coupables d’un amour sans foi ni loi !

Clutch

Une perfusion de bonne humeur

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Alors que les festivités de fin d’année ne sont plus qu’à un jet de Manneken Pis, les rues et les vitrines de Bruxelles se sont parées de lumières et de guirlandes ; et ce décor rappelle que l’année 2016 est prête à tourner la page. Mais pour les amateurs de rock/stoner/metal/blues, c’est tout simplement Noël avant l’heure. Et pour cause, les Américains de Clutch débarquent dans la capitale !

La soirée s’ouvre pourtant dans une ambiance un peu insolite. Et se terminera également dans le même climat ; mais nous y reviendrons. En fait, il est un peu plus de 19 heures, mais le hall d’entrée de l’Ancienne Belgique est désertique. Résultat des courses, il n’y a pas lieu de faire la file pour commander une bière ou déposer ses affaires au vestiaire (NDR : ça rime !) Cependant, on est en droit de se poser des questions sur l’assistance censée assister au spectacle, ce soir. Bah, la foule est sans doute déjà à l’intérieur. Ce qui pourrait s’expliquer, vu que le supporting act a déjà entamé sa prestation depuis quelques minutes. Après avoir passé la double porte qui mène à la salle, on est quand même surpris de constater que le parterre est tout aussi clairsemé. De longs draps noirs recouvrent les balcons. Bref, la soirée ne sera pas sold out. Mais qu’importe…

C’est donc devant un maigre public que Lionize entame les hostilités. Un combo yankee, issu du Maryland. T-shirt et short ornés de motifs psychédéliques azurés, Nate Bergman donne de la voix. Armé de sa guitare, il cherche à fustiger le maigre auditoire en dispensant un rock aux tendances heavy. En une demi-heure, la formation va pondre six morceaux. Et ils suffisent pour faire le tour de ce qu’elle propose. Bref, le set est sympa, mais dans le genre, c’est du déjà vu et entendu…

Si Lionize souffre d’une carence en originalité, Valient Thorr n’en manque certainement pas. De véritables combattants issus de la Caroline du Nord. En arrière-plan, son backflag, illustré par le logo du groupe et son nom en lettres capitales italiques dont les extrémités se profilent en éclairs, évoquent les premiers combos de Thrash. Quoique plus contemporain, on imagine que Valient Thorr aura à cœur de proposer une expression sonore plutôt old school. Dès qu’il entame son set, la réaction est instantanée : mais qu’est-ce que ce beau bordel ? Un boxon causé par un mélange de Stoner, Heavy et Hardcore, sur lequel vient planer la voix de Valient Himself (NDR : pas de jeu de mots, c’est le pseudo qu’il a choisi). La voix de ce grand blond à l’allure archétypale du redneck oscille constamment du Punk au Heavy. Mais au fil du show, les morceaux deviennent de plus en lisibles, libérant toute leur puissance et leur énergie… paranormale. En effet, il ne faut pas oublier que les musicos prétendent venir de la planète Vénus, s’être crashés sur Terre en 2000 et avoir accordé plus de 1 500 concerts. Vous comprenez mieux à présent ? Et c’est finalement sur les notes joyeuses d’un ‘Happy Birthday’ adressé au guitariste Voiden Thorr, que le quintet prend congé de l’auditoire.

Les opportunités bibitives du marché de Noël ont peut-être retardé les plus assoiffés des mélomanes ; mais quoi qu’il en soit, la fosse est à présent bien remplie. Difficile quand même d’imaginer qu’une formation comme Clutch (NDR : également originaire du Maryland) se produise devant un parterre vide, à l’AB. Ce ne sera donc pas le cas. Cependant, le public est multigénérationnel. On y croise autant d’ados que de tempes grises. De mecs que de filles. Il y a des métalleux et des rockers, of course. Mais aussi des monsieur et madame Tout le Monde, visiblement touchés par l’incroyable alchimie imaginée par Clutch qui est parvenu à agréger Rock, Metal, Hardcore, Blues et Folk.

Les derniers réglages des instruments terminés, les lumières s’éteignent et du blues s’échappe des haut-parleurs. Les spectateurs dansent, se trémoussent ; certains scandent le nom du groupe. Il plane une ambiance de fête. Les artistes montent enfin sur l’estrade ; le chanteur Neil Fallon en tête. Râblé et pas très grand, il arbore une barbe noire, particulièrement dense. Il est vêtu d’un t-shirt noir à l’effigie de ‘Weathermaker Music’, le label de Clutch. Il est suivi du batteur Jean-Paul Gaster, du bassiste Dan Maines et du guitariste Tim Sult. Ces trois derniers sont sobrement vêtus. Leur look est même plutôt classique. D’ailleurs, si vous les croisiez en rue, vous ne détourneriez même pas le regard. Le décor est épuré. L’arrière-plan est tapissé par la pochette du dernier LP, « Psychic Warfare » : épée à la main sur laquelle est forgée « Wonder », une énigmatique soldate ailée est entourée de deux énormes canons. Le message est clair : pas besoin de fioritures superflues, on se concentre sur la musique. Seuls les amplis à lampes, de la célèbre marque « Orange », servent de cadre.

Tous les fans de Clutch sont au courant : rien ne sert de glaner au préalable sur Internet des informations relatives aux concerts précédents ; la setlist est différente, à chaque représentation. Le principe est simple : chacun leur tour, les membres la confectionnent le soir même. Et pour le coup, c’est aujourd’hui Neil qui est aux manettes. « Cyborg Bette », issu de « Earth Rocker », elpee qui a décuplé la réputation du band, entame les offensives rock’n’rollesques. Le concert va d’ailleurs privilégier les titres de cet elpee, mais également de « Psychic Warfare », au sein duquel seront extraits le titre éponyme, ainsi que le groovy « Crucial Velocity ». Bien que le répertoire soit préétabli, il ne néglige pas pour autant les incontournable. A l’instar du très entraînant « The Mob Goes Wild » (« Blast Tyrant ») ainsi que du tube incontesté, « Electric Worry », joué en rappel. Plus surprenant, « 10001110101 » est également interprété. Il l’est pourtant rarement, car il nécessite le concours d’un synthé. Mais c’est Chris Brooks de Lionize, qui s’y colle.

Dès les premiers morceaux, on comprend que les musiciens ne sont pas venus pour épater la galerie. Peu communicatifs, le guitariste, le bassiste et le batteur sont particulièrement concentrés sur leurs instruments. Une attitude particulièrement marquée chez le gratteur Tim Sult. Visage fermé, il ne relèvera guère la tête, au cours du show. Mais ne vous y méprenez pas, les musicos ne font part d’aucune condescendance ; ils donnent même plutôt l’impression de s’immerger profondément au cœur de leurs compos. Ils sont d’ailleurs enchaînés les uns après les autres. Jugez plutôt : 17 titres en une heure et demie. Pas trop le temps de se perdre en bavardages inutiles. Neil Fallon, quant à lui, arpente la scène de long en large ou se plante face au public, cambre les jambes et harangue le public en amplifiant les mouvements de ses bras. Et puis très souvent, de ses yeux bleus profonds, il fixe des individus dans la foule, comme s’il était habité par les titres qu’il interprète. Enfin, à plus d’une reprise, il accompagnera également Tim Sult à la guitare, pour notre plus grand plaisir.

Assister à un concert de Clutch, c’est bénéficier le temps d’une heure et demie d’un creux dans l’espace-temps où il fait bon vivre, où les soucis et tracas du quotidien s’estompent et se noient dans des effluves enivrantes de rock’n’roll aux relents Blues ; des fragrances sentant bon la chaleur du Sud. Une perfusion de bonne humeur en toute simplicité, offrant parfois l’impression de se retrouver immergé dans l’agréable ambiance d’un groupe d’amis lors d’une répétition, profitant de l’espace alloué pour prendre du bon temps et le partageant avec celles et ceux qui les entourent.

Le concert touche à sa fin, Neil s’approche du bord de la scène et offre son onglet à un adolescent, planté aux premiers rangs. Les artistes regagnent calmement les coulisses, les lumières se rallument et… les baffles commencent à cracher « Ace of Spades » de Motörhead. La magie du Rock se réincarne au moment même. Alors que plus personne n’est sur le podium, les pogos reprennent de plus belle dans la fosse et tous s’époumonent sur le refrain de ce morceau devenu mythique. Une communion improvisée à la mémoire de ce groupe qui aura marqué et marquera encore certainement de nombreuses générations. La mort sépare, mais la mémoire se perpétue. Clutch ou Motörhead, même combat : un style de musique qui restera encore vivant de nombreuses années.

Set-list : “Cyborg Bette”, “Decapitation Blues”, “Crucial Velocity”, “Firebirds!”, “Gravel Road”, “The Mob Goes Wild”, “Struck Down”, “Earth Rocker”, “Sucker for the Witch”, “A Quick Death in Texas”, “10001110101”, “50,000 Unstoppable Watts”, “The Face”, “The Yeti”, “X-Ray Visions” 

Rappel : “The Wolf Man Kindly Requests...”, “Electric Worry / One Eye Dollar”

(Organisation : Ancienne Belgique & Weathermaker Records)

Throws

Throws c’est trop, mais trop peu, c’est trop peu…

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Peu de temps avant les vacances d’été, on apprenait que les deux membres fondateurs de Tunng, Sam Genders et Mike Lindsay, avaient décidé de reprendre du service ensemble. Quelques années plus tôt, ils avaient embrassé des projets en solitaire. C’était donc une bonne nouvelle. Réunion qui s’est concrétisée à travers la sortie d’un album éponyme. Un disque truffé de pépites pop. Pourtant, cet elpee est passé inaperçu au près du grand public. Bref, il était donc intéressant de découvrir ce que la paire avait dans le ventre, en ‘live’. Pas trop difficile, puisqu’il se produisait ce 13 décembre au sous-sol du Botanique. C’est-à-dire au sein du Witloof Bar.  

S’il est vrai que Throws ne jouit pas d’une solide notoriété, quelle n’a pas été ma surprise, en pénétrant dans la salle, de ne recenser qu’une vingtaine de spectateurs. Bien sûr, l’espace est surtout réservé aux découvertes. Mais la fréquentation était vraiment minimale. M’enfin, pour l’occasion, on ne se plaindra pas des colonnes qui –en général– empêchent une visibilité correcte, pour le mélomane.  

Peu après 20 heures, Sam Genders et Mike Lindsay montent sur scène. Ce soir le combo va accorder ce qu’on pourrait appeler un ‘private show’. Les musicos sont soutenus par un préposé aux fûts. Les compères s’installent face à face derrière leur micro et empoignent une guitare. Une bande-son diffuse des chœurs religieux pour introduire le set. Ce qui (entre parenthèses) colle parfaitement à l’architecture des lieux. Passé ce moment de recueillement, le trio insulaire attaque le single « The Harbour ». Nonobstant le peu de public, le trio semble heureux de se produire sur les planches ; et ce plaisir est communicatif. Les interventions des deux guitaristes sont bourrées d’énergie. Mike Lindsay s’autorise même quelques petits sautillements. La formation enchaîne les plages de son seul et unique opus. Tous les titres y passent. Et moins léchées, les versions ‘live’ se révèlent bien plus percutantes. Les deux partenaires sont particulièrement complémentaires. Une synergie qui s’explique par un passé commun. 

Au bout d’une heure, Throws a épuisé son répertoire et vide les lieux, sous les applaudissements des rares spectateurs qui se sont déplacés pour venir assister au concert. Et manifestement, ils semblent enchantés de la prestation ; une prestation –il faut le reconnaître–  rondement menée. Les absents ont donc une nouvelle fois eu tort…

(Organisation : Botanique)

 

Live Nation : les prochains concerts (update 13/12/2016)

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Samedi 15 avril 2017 – Rag'n'bone Man – Ancienne Belgique, Bruxelles

Mardi 18 avril 2017 – Jesus & Mary Chain (The Damage And Joy Tour) – Ancienne Belgique, Bruxelles

http://www.livenation.be