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The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Jeff Chaz

This silence is killing me

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Jeff Chaz s’est établi à la Nouvelle Orléans, il y a bien une vingtaine d’années. Un chanteur/guitariste surnommé d’ailleurs, 'The Bourbon Street Bluesman', en référence à la plus célèbre artère touristique de la Crescent City. Il avait déjà gravé six elpees solos, dont le dernier, "Sounds like the blues to me", remonte à moins d’un an. Pour concocter ce nouvel opus, il s’est encore enfermé au sein du studio Radionic, à Jefferson. Et a derechef bénéficié du concours de sa section rythmique classieuse, constituée de Doug Therrien à la basse et Doug Belote à la batterie. Jeff signe l’intégralité de son répertoire.

Memphis shuffle bien nerveux, "Savin’ everything for you" ouvre les hostilités. Très proche de son maître BB King, Jeff injecte énormément de puissance et de passion dans la voix. En outre, il confirme que ses incursions à la guitare sont à la fois, subtiles, incisives et inventives. La section de cuivres est alors au grand complet. Ballade blues, "This silence is killing me" est proche du célèbre "The thrill has gone" de BB King. Les arrangements de cordes et le violon d’Harry Hardin sont soignés. Les interventions de gratte sont empreintes d’une profonde sensibilité. De courtes phrases sont incessamment réitérées. Largement cuivré, "Ain’t nothin’ nice" est un r&b bien rythmé. Chaz se fait 'shouter' en forçant sa voix. John Autun siège derrière l’orgue Hammond. Les assauts de gratte sont invasifs. Elle pousse des cris, gémit, semble s’éteindre et toujours renaît de ses cendres. "I’m not all there" baigne manifestement dans le blues néo-orléanais. Doug Belote à la batterie et Michael Skinkus aux percus balisent l’ensemble. L’envol de Jeff est à nouveau remarquable, subtil et truffé de sonorités novatrices. Blues lent, "The blues is my drug" est exécuté à la manière d’un shouter. La voix est talonnée par des flots de notes chargées d’un tel feeling, qu’il en devient obsédant. Aux ivoires, Tom Worrell s’inscrit parfaitement dans le décor. ‘Le blues est ma drogue’ affirme-t-il, et nous le croyons sans peine tant le message est clair et expressif. Un sommet de cet opus ! Etrangement, l’artiste embraie alors par "Merry Christmas to you", chant de Noël souligné par les interventions aux saxophones de Ward Smith. Après avoir pris un billet de chemin de fer, on emprunte l’"Oncoming train" sur un rythme funky. "Fried chicken store" est un blues lent torride, nightclubbien même ; un morceau idéal pour les fins de soirées, quand baignant dans l’ivresse, l’atmosphère devient lourde. La section de cuivres est au grand complet. John Autun siège derrière l’orgue. La sortie de Jeff aux cordes est de nouveau magique. Imprimé sur un mid tempo, "The backwash blues" est un blues qui baigne dans le Chicago blues des années 50 ; celui de Muddy Waters au coeur du quartier Southside, plus précisément. Chaz en profite pour se servir allègrement du bottleneck. Instrumental, "Creole Mustard swing" clôt cet LP. Soutenu uniquement par Doug Therrien et de Doug Belote, le line up est alors réduit à un trio. Jeff semble ici davantage hanté par Freddie King. Un excellent album !

 

Mike Zito

Make blues not war

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Originaire de Kansas City, Mike Zito est incontestablement l’un des bluesmen les plus doués et prolifiques, de sa génération. Agé de 46 ans, ce chanteur/guitariste/compositeur/producteur a, bien entendu, participé à l’aventure du Royal Southern Brotherhood ; ce qui ne l’a pas empêché de participer à différents projets ou encore de mener une carrière en solitaire. Et avec succès ! Son dernier opus, "Keep coming back", remonte à novembre 2015. "Make blues not war" constitue une nouvelle étape dans l’émancipation de Mike. Elle n’est d’ailleurs plus signée par Mike Zito & The Wheel, mais simplement sous son nom.

C’est après avoir rencontré le célèbre batteur/producteur issu de Nashville, Tom Hambridge, que Mike a décidé de publier cet opus solo. D’ailleurs les sessions se sont opérées au Studio Soundstage, sous la houlette de Tom. Pour la circonstance, Mike et Tom ont reçu le concours du bassiste Tommy McDonald et du guitariste Rob McNelley. Mais également de toute une série d’invités prestigieux. Zito et Hambridge cosignent 5 plages. Ce dernier se réserve le reste.

"Make blues not war" : faites le blues, pas la guerre. Le message est clair ! Rock’n blues particulièrement dense, "Highway Mama" évoque le "Going down" de Don Nix. Mike chante tel un possédé. Il a convié un des grands adeptes du style, Walter Trout. Ce qui déclenche un terrible duel entre les gratteurs ; Walter sur les cordes classiques et Mie en slide, débouchant sur une véritable orgie de cordes. Blues/rock puissant, incandescent même, "Wasted time" campe un shuffle réminiscent de Stevie Ray Vaughan ; la voix de Zito est d’ailleurs alors très proche de celle du regretté SRV. Solide et homogène, la section rythmique constitue une assise parfaite pour les envols de cordes. Zito ne se gêne pas pour en profiter largement. Et le résultat est un pur bonheur ! Autre blues/rock, "Redbird" est imprimé sur un mid tempo. Mike écrase ses pédales, et son intervention est à nouveau brillante. Tom Hambridge reproduit le rythme du cheval au galop sur ses fûts, pour "Crazy legs" ; alors que les deux sixcordistes rivalisent de dérapages contrôlés dans un climat proche du métal. Un même tempo qu’on retrouve sur "One more train". Hambridge chante aux côtés de Mike. Ce dernier se concentre sur la slide tandis que Jason Ricci opère son retour à l’harmonica. Chicago blues, le titre maître est abordé dans l’esprit de Muddy Waters. Prodigieux harmoniciste, Jason Ricci s’illustre sur son instrument. Mais le sommet de cet LP est atteint par la version du "Bad news are coming" du géant disparu, l’incomparable Luther Allison. Un blues lent aux accents dramatiques au cours duquel Kevin McKendree double piano et orgue Hammond, alors que le leader chante d’une voix particulièrement expressive tout en libérant ses cordes, dans un concentré de feeling exacerbé. Empreintes d’émotion, "Girl back home" et "Road dog" sont deux jolies plages roots. Et le dernier sommet est atteint par "Chip off the block", un autre shuffle tapissé par les claviers de McKendree, alors que Mike et son fils Zach échangent de superbes phrases sur leurs grattes. Epatant, ce long playing s’achève par une cover rock’n’roll ; en l’occurrence le "Route 90", de Clarence Bon Ton Garlow. McKendree se déchaîne sur son piano tandis que Zito chante et joue à la manière de Chuck Berry. A coup sûr, l’une des meilleurs plaques blues de 2016.

 

Blaudzun

Jupiter

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Le 5ème opus du Néerlandais Johannes Sigmond, aka-Blaudzun (NDR : le patronyme est inspiré du nom d’un cycliste danois, qui a usé ses pneus de vélo, au cours des années 60…), constitue la première partie d’un triptyque qui sera donc enregistré en 3 actes au sein de différents studios, lors de périodes bien distinctes… le tout dans des conditions quasi-live.

Un cinquième elpee symbolisé par « Jupiter », la 5ème planète du système solaire… Premier constat : il s’agit de l’œuvre la plus pop de l’artiste qui ose, sans le moindre scrupule, le recours au saxo (« Everything Stops ») ou aux guitares légères et captivantes, réminiscentes des 80’s. Le concours de Tom Stewart (au piano), de son frère Jakob (à la guitare) et de Simon Levi (à la batterie) insuffle une belle dose d’énergie aux compos, des morceaux qui semblent s’inspirer du lyrisme d’Arcade Fire sur l’enflammé « Here is to Now », sans toutefois atteindre une même incarnation. En un peu plus de 30 minutes, le rock spasmodique du Batave parvient à réchauffer le bout de nos oreilles, grâce à des mélodies rock racées, bienvenues au cœur de ce climat polaire…  

Francofolies de Spa2017 : les premières têtes d’affiche

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Bigflo & Oli sont les premières têtes d'affiche confirmées au Village Francofou

http://www.francofolies.be/

 

 

Ozark Henry fait un rêve qui ne s'arrête pas!

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Ozark Henry est de retour avec un tout nouveau single ‘A Dream That Never Stops’!

C’est le premier titre de son nouvel album ‘Us’ qui sortira le 31 mars. Pour ce disque, Ozark Henry a travaillé avec le producteur Tim Bran (London Grammar, Birdy, The Verve).

Ecoutez le single ici .

Le premier clip contient des images tournées à New York pendant la réalisation de l’album (Ozark Henry y a enregistré une grande partie) ainsi que des images du concert qu’il a donné en Hollande en novembre 2016 pour la famille royale hollandaise comme un cadeau de la famille royale belge.

La vidéo lyrique à voir ici .

 

Nouvel album pour Doris and The Daggers

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Doris and The Daggers, c’est le projet de Stott Kannberg, aka Spiral Stairs, un des membres fondateurs de Pavement et de Preston School of Industry. Le combo publiera son second opus ce 24 mars 2017. Matt Berninger (The National) et Kevin Drew (Broken Social Scene) ont apporté leur concours aux sessions d’enregistrement.

Selon la bio, la musique de D&DD serait le chaînon manquant entre Roxy Music et Wire. A vous de juger…  

Pour voir et écouter la vidéo de « Dance (Cry wolf) », clip auquel Jason Lytle (Grandaddy) a participé, c’est ici

Tracklisting:

Dance (Cry Wolf)
Emoshuns
Dundee
Man
AWM
No Comparison
The Unconditional
Trams (Stole My Love)
Exiled Tonight
Angel Eyes
Doris
and The Daggers

 

Tiercé dans l’ordre pour Ropoporose

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« Kernel, Foreign Moons », c’est le titre du nouvel opus de Ropoporose, dont la parution est prévue pour ce 17 février 2017. En prélude à cette sortie, le premier clip du titre « Horses », titre qui figurera sur ce elpee, est disponible ici

Ce deuxième album a été enregistré par Thomas Poli (Laetitia Shériff, Dominique A…), et proposera des plages qui mêlent kraut, indie-pop, noise, math-rock et lo-fi…

L'album de Loïc Nottet dans les bacs au printemps!

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Il n’aura fallu que 12 minutes pour que le concert de Loïc Nottet à l’Ancienne Belgique le 22 avril affiche complet. Vu la forte demande, un concert supplémentaire a été ajouté le dimanche 23 avril à l’AB. Les tickets pour ce concert supplémentaire se sont, quant à eux, vendus en 14 minutes!

Le talentueux belge a présenté fin octobre son nouveau single ‘Million Eyes’. La vidéo a déjà dépassé les 1,7 millions de vues sur Youtube ! Elle est disponible ici .

Le single est extrait de son tout premier album qui sortira au printemps 2017. Cet album concept vous racontera une histoire au fur et à mesure des chansons. Avec ‘Million Eyes’, le premier chapitre est ouvert.

 

Broken Back présente des "Excuses"

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Le titre "Excuses", issu du premier album éponyme de Broken Back, et sur lequel vous pourrez y retrouver le hit qui vous a fait danser tout l’été ‘Happiest Man On Earth’, tourne en boucle sur les ondes FM.

Broken Back sera aux Nuits Botanique le 19 mai 2017 (Chapiteau). L'occasion de (re)découvrir Jérôme Fagnet, jeune et talentueux artiste originaire de Saint-Malo, qui vous fera voyager pendant de longues minutes aux rythmes de sons exotiques (mélange d’électro-folk) et originaux.

 

 

 

Grandgeorge en session live 360°

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Quelques jours après la fin de sa tournée d'automne et à l'aube du travail d'écriture de son second opus, GRANDGEORGE a voulu remercier tous ceux qui l'ont soutenu depuis le début de son incroyable aventure musicale en partageant cette "expérience live & 360", fruit d'une première collaboration avec la Patshiva Cie avec laquelle il interprète ‘Fading Away’, titre extrait de son premier elpee.
 
L'occasion pour ceux qui ont pu assister à l'un des 102 concerts de retrouver l'énergie de GRANDGEORGE, soutenu par son trio, enrobée d'une délicieuse touche de féminité et de talent !


Cliquez ici pour vivre cette expérience hors du commun.

The Pop Group

Honeymoon on Mars

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Beaucoup moins grand public et accessible que son patronyme ne le laisserait croire, The Pop Group est un groupe mythique insulaire (NDR : il est issu de Bristol) qui a sévi aux débuts du mouvement post punk, dès la fin des seventies. Engagée politiquement, cette formation a aiguisé ses guitares aux côtés de bands tels que Gang of Four, PiL ou A Certain Ratio, jusqu’à son split en 1981 ; soit après avoir seulement publié deux elpees.

Reformé en 2010, le combo avait apparemment encore quelques revendications et récriminations à faire valoir. Et il souhaitait les clamer à la face du monde… Après avoir gravé « Citizen Zombie », en 2015, il nous propose « Honeymoon on Mars », un second volet qui confirme sa renaissance artistique. On retrouve dans la musique de The Pop Group ce mélange unique et énervé si caractéristique de l’esprit punk. Outre, les claviers louches. Et puis ces textes scandés par Mark Stewart à la façon d’un Mark E. Smith, des paroles qui véhiculent des messages anticapitalistes voire même carrément provocateurs, à l’instar de « Burn Your Flag » ou « War Inc. ». On a même droit à de la dub détraquée (« Instat Halo »). Enfin, le long playing a été impeccablement produit par Dennis Bovell (Fella Kuti, The Slits) et Hank Shocklee (Public Enemy). Passer une lune de miel en compagnie de ces types ne devrait pas être de tout repos…

 

The Monochrome Set

Cosmonaut

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Fondé en 1978, The Monochrome Set a sévi de 1978 à 1985, puis de 1990 à 1998 avant de se reformer en 2010. « Cosmonaut » constitue son quatrième elpee studio depuis sa réunion, et son 13ème à ce jour. Du line up, il ne reste plus que le chanteur/compositeur Bid (NDR : un véritable prince indien !) Qui se charge également de la guitare, aujourd’hui.

Londonien, The Monochronme Set était considéré comme une des formations les plus douées de sa génération. Mais si ses musiciens étaient particulièrement talentueux, ils pêchaient aussi et surtout par dilettantisme. Et le groupe a beau être devenu culte, il n’a jamais vendu des tas de disques. Pourtant, il a gravé quelques opus tout bonnement remarquables. 

Et ce dernier ne l’est certainement pas moins. Peut-être hors du temps. Première constatation, il y a davantage de claviers. Le plus souvent vintage. Pensez aux sonorités d’orgue dispensées chez The Attractions, l’ex-backing group d’Elvis Costello. Une exception qui confirme la règle, « Squirrel in a hat », une piste dont les synthés rappellent carrément Ultravox. On y retrouve bien sûr la voix de crooner nasillarde, laconique de Bid, dont le trémolo et les inflexions sont très susceptibles de rappeler Edwyn Collins. De chouettes mélodies aussi. Et puis des lyrics complètement décalés, lorsqu’ils n’évoquent pas d’étranges pratiques sexuelles. Faut dire que le sens de l’humour bien british de Bid est légendaire. Sophistiquée et excentrique, la musique de TMS doit autant au cabaret, au surf (NDR : ces accords de guitare !) qu’à la pop des sixties. Parfois, on se demande même si elle n’a pas influencé Neil Hannon, le leader de The Divine Comedy. Pourtant, sur cet opus, on décèle des traces de country et de Tex Mex. Et puis des chœurs féminins qui apportent une forme d’allégresse aux compos. Une excellente surprise !

 

Heron Oblivion

Heron Oblivion

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Heron Oblivion est un band californien au sein duquel on retrouve deux ex-Cosmic on Fire, Ethan Miller et Noel von Harmonson ainsi que Charlie Saufley (Assemble Head in Sunburst Sound). Mais également Meg Baird, qui a notamment sévi chez Espers et The Baird Sisters, outre son implication au sein des backing groups de Sharon Van Etten et Bonnie Prince Billy. Non seulement cette dernière assure les vocaux, mais également les drums.

Le premier elpee de ce quatuor est éponyme. Partagé en 7 plages il fait la part belle aux guitares. Dissonantes, tintinnabulantes, jumelées, crazyhorsiennes, gémissantes, cosmiques, meurtrières ou chargées de ‘fuzz’, elles trament une structure qui a tout pour plaire. D’autant plus que la voix diaphane de Meg, très susceptible de nous renvoyer dans un univers aussi intense et éthéré que celui d’Opal (« Rama »), est un véritable enchantement. Ainsi, le titre qui ouvre l’opus, « Beneath fields » est en tous points remarquable. Et le plus dramatique « Oriar », qui embraie, semble hanté par le Jefferson Airplane. Mais au fil de l’opus, cette voix est de plus en plus submergée par l’instrumentation, et ne remonte plus à la surface qu’épisodiquement. Dommage, car au départ, le concept était vraiment génial. Car paradoxalement, au final ce sont les guitares qui ont noyé le poisson nommé Meg…

 

Feu Robertson

Sticky Situations with Troubles

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Difficile de bien cerner la musique de Feu Robertson. Fondée en 2010, cette formation est responsable d’une forme de folk lo-fi déstructurée par des accents psychédéliques (« Burning Hell ») voire noisy, mais également post-rock ; bref, qui évolue bien loin des sentiers battus. « Sticky situations with troubles » constitue le second opus de ce band français. Original et conceptuel, il mérite une attention particulière.

Ouvrant la plaque, « Young Wooly Rhinoceros » évoque le suicide de Wooly tout au long d’une piste qui monte longuement en crescendo avant de se conclure par une chorale d’enfants. Les huit morceaux suivants relatent les avatars du personnage, tout en expliquant son inexorable descente aux enfers. Morose, la musique de Feu Robertson baigne au sein d’un climat mélancolique. Les titres parlent d’eux-mêmes (« Black Blue », « Sunrise Burning »,…) ; et l’artwork n’est pas en reste. Fragile, la voix de Ganashine (NDR : c’est le leader et le songwriter) véhicule parfaitement ces émotions. L’instrumentation est variée (suivant les titres, elle invite accordéon, saxophone, flûte traversière, piano,…) et soutient parfaitement ce chant. Un bémol ? La longueur du long playing : il dure plus d’une heure. Bien sûr, les idées foisonnent, mais au fil du sillon, le mélomane finit par s’essouffler. N’empêche, le deuxième essai de Feu Robertson est parfaitement réussi. Et en somme, c’est une bonne surprise…

 

Cali

Les choses défendues

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Cali travaille toujours plus et plus vite. Un an après avoir publié « L’âge d’or », il propose des « Choses défendues », septième album studio en treize ans seulement. Originaire de Perpignan, le chanteur ne chôme pas et offre une fois encore un disque plein de vie. Parce que c’est une constante chez Cali. Il le chantait sur son précédent opus ; de quoi symboliser son œuvre : c’est « La vie quoi! ». Comme d’habitude, il incite à emprunter les beaux chemins de la douceur tout autant que les sentiers vibrant de folies, de déraison. Et ce subtil mélange est tendre et bon.

Mais on reste malgré tout un peu sur sa faim. La raison principale ? Des paroles un peu moins juteuses dans cette poésie servie par le bel accent du Sud. Si la jolie naïveté du chanteur fait souvent sa force, elle est peut-être un rien trop présente tout au long de ces quatorze plages. « Sweetie » corrobore parfaitement ce point de vue. Sans être désagréables, on sent ces morceaux fragiles.

« Les choses défendues » manquent de surprises derrière ses singles qui mènent la cadence.  « I want you » établit qu’il s’agit bien du Cali, de son style. « Je ne peux pas pleureur plus que ça » est LE titre de cet elpee. Mais derrière il manque une découverte susceptible de nous faire battre le coeur à la première écoute. Alors que lors du précédent LP, c’était le cas sur pratiquement chaque piste. Mais c’est sans doute ce qui fait le plus souffrir ces « Choses défendues » : la comparaison avec le sublime et merveilleux « L’âge d’or ». Cependant, l’émotion est toujours aussi forte. On sent un chanteur qui se livre à son public et s’imprègne du monde au sein duquel il vit. Et sur scène, il défend son répertoire de manière surprenante et grandiose. Bref, un artiste qui fait du bien, qui fait le bien, qui s’offre et donne envie de croquer dans « Les choses défendues ».

Benjamin Biolay

Palermo Hollywood

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Benjamin Biolay a véritablement capté l’attention du grand public dès l’an 2000, en composant, à l’aide de Keren Ann, l'album d'Henri Salvador, « Chambre avec vue », au sein duquel figure la chanson « Jardin d'hiver ».

Celui que beaucoup comparent à Serge Gainsbourg, à cause de ses frasques et de sa grande gueule, s’est vu coller, par la critique, le qualificatif de mauvais garçon de la scène française.

Globalement, la carrière musicale de l’artiste est pourtant faite de jolis exercices de style. Ses compositions originales sont souvent intéressantes, mais parfois inégales, à l’instar de celles qui figurent sur son elpee « La Superbe », sorti il y a maintenant sept longues années.

Il a toujours mis en exergue une forme de mélancolie aux accords lyriques à travers laquelle ses thèmes de prédilections (déceptions amoureuses et vicissitudes de la vie) peinaient à s’exprimer.

A la suite d’un énième spleen, l’écorché vif met le cap sur l’Argentine, dans un quartier de Buenos-Aires pour y concocter un concept album intitulé "Palermo Hollywood".

Entamé à Paris, enregistré au nord et au sud, ce dixième opus rend un bel hommage, mais également sincère et poignant, à ce pays d’Amérique du Sud qu’il connaît et affectionne particulièrement, puisqu’il y est allé à plusieurs reprises, y a tourné un long métrage (‘Mariage à Mendoza’) et rêve même d’y finir ses jours.

Pour enregistrer ce nouveau format, il a reçu le concours de musiciens argentins, uruguayens et même colombiens. Sofia Wilhelmi et Alika viennent également poser leurs voix sur trois morceaux. Enjoué, ensoleillé et rayonnant, cet opus baigne donc au sein d’un climat latino ; on peut donc affirmer que la musique de l’artiste a opéré un virage à 180°.

Dès le titre éponyme, l’immersion est totale ! Les mots chuchotés sont posés sur un lit de cordes lancinantes et s’accompagnent d’un rythme lent.

Les plages suivantes sont amples et sensuelles. Ça sent le sable chaud ! Affichant une nonchalance déconcertante, on a l’impression que le gaillard s’amuse comme jamais. Les mélodies sont soignées et les arrangements mêlent subtilement et intelligemment tempos argentins et cuivres sud-américains.

De sa voix de crooner grave, il y parle de ce qu’il aime, comme le football (« Borges Futbol Club »), les passions amoureuses (« Palermo Queen », « Miss Miss »), les échecs sentimentaux (« La débandade ») ou encore du pays qui lui a ouvert les bras du succès (« Ballade française »).

Bref, teinté d’exotisme, ce savoureux voyage constitue une ode à l’évasion qui reflète, en quelque sorte, la bande originale de sa vie. Peut-être s’était-il dispersé au fil du temps… Comme quoi, on peut s’inventer en se réinventant !

A Violet Pine

Turtles

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A Violet Pine est un trio italien fondé en 2010. Et « Turtles » constitue son second elpee. En 2012, le combo avait participé à « One of my turns : a tribute to Pink Floyd », un recueil enregistré en hommage au mythique quatuor britannique. Il avait alors repris « Embryo » (un titre qui ne figure que sur la compile « Works »). Bien sûr, l’influence du Floyd est palpable dans la musique de A Violet Pine. Certaines envolées de gratte et autres harmonies vocales satinées, notamment. Mais pas seulement. Celle de Wire, l’est sans doute moins. Mais elle est tout autant présente. Notamment lorsque les cordes de gratte sont cinglantes. Ou lorsque la ligne de basse est torturée. Et encore à travers les inflexions du lead vocalist, réminiscentes de Colin Newman. Mais lorsque ces cordes deviennent gémissantes et les claviers éthérés, on entre alors au cœur d’un climat atmosphérique, proche d’un Sad Lovers & Giants. Prog, cold wave, shoegaze, électro, post rock et punk font donc ici bon ménage et entretiennent, en général, une belle intensité électrique. Même si le long playing s’achève par « Why », un titre particulièrement romantique, balisé par les accords du piano. Un chouette album !

 

Tannhauser Orchestra

Veneralia

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« Veneralia » constitue le cinquième elpee de Tannhauser Orchestra, un trio louvaniste drivé par Erick De Deyn. Apparemment, cet album serait le troisième volet d’une trilogie baptisée ‘Venus’.

Si la musique de ce band oscille entre post metal, new wave, shoegazing et noisy, on ne peut pas dire que ce soit dans ce dernier créneau qu’elle tire son épingle du jeu. N’est pas My Bloody Valentine ou Sonic Youth, qui veut. Dommage, car lorsqu’il creuse dans les autres styles, il se débrouille plutôt bien. Notamment sur les morceaux les plus élaborés, atmosphériques et surtout les moins enlevés. A l’instar du titre qui clôt l’opus, « Red hair ». Plage qui réveille en mon for intérieur, le spectre de Sad Lovers & Giants. Ou une plage comme « Inferno » qui lorgne carrément vers le Floyd circa « Ummagumma ». Même les vocaux. Parmi les références, on épinglera encore celles relatives à Cure (le tout bon « Rainbow road »), Ride (The listening dark ») et même Indochine (« Tannhauser returns », caractérisé par des interventions de synthés vintage). Enfin, on ne peut pas dire que le travail de production soit une parfaite réussite. Ce qui explique sans doute pourquoi les pistes les plus bruitistes et même parfois les voix, grincent au lieu de glisser au creux de l'oreille…

 

"Ni rancoeur ni colère" pour Suarez

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Suarez sort son nouvel album "Ni rancoeur ni colère" le 17 mars prochain. Pour faire patienter le public jusqu'à la date fatidique, un nouveau clip a été dévoilé. Et c'est la chanson titre qui a été choisie. La tournée commencera le 4 février à l'Ancienne Belgique.

Les prochaines dates de la tournée:

10/02: Louvain-la-Neuve: La Ferme du Biéreau
18/02: Ferrières: Le Cercle
17 /03: Montigny-le-Tilleul: Foyer Culturel
24/03: Verviers: Spirit of 66
25/03: Mouscron: Centre Culturel
01/04: Mons: Le Manège
08/04: Liège: Reflektor
26/04: Esch-sur-Alzette: KulturFabrik
30/04: Incourt: Inc'Rock Festival

Alain Gibert fait "L'amour fenêtre ouverte"

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Alain Gibert attaque l'année 2017 avec une vidéo pour "L'amour fenêtre ouverte" . Il s'agit d'une nouvelle collaboration avec le réalisateur suisse Bastien Bron.

L'album "Sublime ordinaire" sortira le 17 février avant de partir en tournée, fin mars.

Tas Cru

Simmered & Stewed

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Rick Bates, alias Tas Cru, est originaire du Québec. Cependant, il s’est établi depuis longtemps dans l’Etat de New York. Reconnu comme poète du blues, ses textes sont particulièrement originaux. "You keep the money", son opus précédent, avait été salué par la critique, comme l’un des meilleurs parus en 2015.

Pour enregistrer "Simmered & Stewed", il a bossé au sein de différents studios new-yorkais. Ce qui lui a permis de mettre en boîte onze plages, dont la quasi-totalité est issue de sa plume.

Le titre du long playing se traduit par 'Mitonné et étuvé'. En fait, il s’agit des meilleures chansons d’amour gravées sur les premiers albums de Tas, aujourd’hui épuisés. Des morceaux qu’il a donc remodelés, en se concentrant notamment sur les arrangements acoustiques.

"Dat Maybe" ("Jus’ desserts", 2010) ouvre la plaque. Le tempo est vif. La sonorité, parfaite. Tas étale sa technique à la slide face à l’harmonica de Dick Earl Ericksen ainsi que les chœurs de Mary Ann Casale et Alice Ericksen. Cru chante d’une voix puissante et autoritaire "Grizzle n’ bone", une piste dont le tempo cadencé par le piano de Chris Lamson est emprunté au boogie, alors que l’orgue Hammond de Guy Nirelli tapisse l’ensemble. Ce titre figurait sur son opus éponyme, sorti en 2009. Il appréciait JJ Cale. Notamment son laidback blues. Il s’en revendique lorsqu’il étale sa technique en fingerpickin’. A l’instar de l’excellent "Road to my obsession" ; mais surtout de "Feel I’m falling" ("Gravi-Tas", 2008), un titre de toute bonne facture au cours duquel toute l’instrumentation entre en osmose : cordes électriques, harmonica, orgue et drums, dont la frappe de percussion est puissante ; mais également voix féminines. Le long playing recèle, bien évidemment quelques jolies ballades et autre ‘love songs’ ; dont "Time and time" et "Woman won’t you love me" ("Grizzle ‘n bone"). Country/blues bien rythmés, "Biscuit" et "Cover my love" se distinguent par le recours au bottleneck, mais également par les interventions à l’harmonica et les accords sautillants du piano de David Liddy. Mike Lawrence tire son épingle du jeu à la basse sur "Just let it happen", une piste minimaliste aux accents jazzyfiants très prononcés. Les meilleurs morceaux figurent en fin de parcours. Tout d’abord le titre maître de "Tired of bluesmen cryin’" (2012), un blues lent qui nous entraîne dans le Delta. Les intonations sont dramatiques. Les sonorités de la guitare cigar box sont lugubres. Avant que le tempo n’accélère, invitant alors les partenaires –préposés aux ivoires, à l’orgue, à l’harmonica et aux chœurs féminins– à entrer dans la danse. "Higher and higher" clôt l’LP. Une ‘love song’ belle à pleurer. Face aux tonalités métalliques de la Resonator, le chant se charge de passion et de sensibilité ; alors que les cordes électriques déversent une belle dose d’émotion, avant que la finale ne s’emballe. Tapissée par l’orgue Hammond, elle permet alors à la slide de tracer des arabesques. Et on n’en oubliera pas pour autant, l’excellent travail de mise en forme!