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Fréro Delavaga

Une tournée qui n’en finit plus…

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Dès 18h15, la file est longue, devant l’AB de Bruxelles, pour assister au concert de Fréro Delavega, sold out, ce samedi 21 février. Elle est constituée d’un public plutôt jeune, très féminin, même si on dénombre pas mal de parents. Faut dire que le duo a tout pour plaire : des gueules d’anges bien sympathiques et la banane constamment calée aux lèvres…  

Sidoine assure le supporting act. Agé de 28 ans, il a participé à la ‘Star Academy’ et décroché une place de finaliste en 2013. De son véritable nom Sidoine Rémy, il est originaire de Versailles. Les aficionados de Fréro Delavega réunissent pas mal de groupies, qui ne laissent, en général, que peu de place aux autres artistes… Natalia Doco en avait ainsi fait les frais, lors de sa prestation, programmée en première partie du duo, au Théâtre 140. Elle n’avait pu interpréter que deux chansons…

Sur les planches, vêtu d’un costume de couleur bleue particulièrement clinquant, le dandy est flanqué de deux claviéristes : Sébastien Buffet et Frédéric Fortuny, le premier se chargeant également de la boîte à rythmes. (Pour les photos, c’est ici)

Sidoine pratique une forme d’électro/pop/rock/folk sucrée, qu’il interprète dans la langue de Molière. Parfois on a l’impression que la musique est enrichie de chœurs féminins. Ce ne sont que des samples. Sidoine demande s'il y a des couples dans la salle. Complimente la Belgique, sa bière, etc. Ose un pas de danse à la Mickaël Jackson. Applaudissements. Les premiers rangs commencent à se déhancher. Son single, « La Nuit », constitue le point d’orgue de sa prestation. Qui s’achève par « La Chaleur ». Ce que l’artiste est parvenu à communiquer avant le set de Fréro Delavega…

Un second podium –et il est imposant– été installé sur celui de l’AB. Et puis un pont en polyester (pas en pierre, quand même) séparé d’une barrière en bois, simulant une plage paradisiaque… Constitué de pros, le backing group est installé sur cette deuxième scène. Votre serviteur attendait la prestation du duo au tournant. Qui avait été baptisé roi de la reprise. Ce soir, même s’il lui arrive de faire encore les guignols –comme lorsqu’il fait le pitre sur un air de Bob Marley– il va démontrer qu’il est passé à la vitesse supérieure.

Flo est un véritable showman. Il mène le public au doigt et à l’œil. Entre lui et ce public, s’établit une belle interactivité. Enfin, il avoue que la Belgique leur manquait.

On va assister à un véritable show à l’américaine. Des chants d’oiseaux nous plongent, dès « Intro », dans un climat feutré. Jérémy et Flo sont assis chacun sur le rocher placé de chaque côté du pont. Ils se lèvent et commencent à chanter devant les premiers rangs. Caractérisé par sa chorégraphie soignée et bien mise en valeur par le light show, « Un Petit Peu De Toi » est dynamisé par des rythmes africains. Un écran de fumée s’échappe du dessous du pont. C’est le moment choisi pour entamer un périple vers Kingston, en Jamaïque. Place au rituel des smartphones allumés tout au long de « Le Chant Des Sirènes 2 ». La toile placée derrière les artistes s'illumine de petites leds pendant le jazzyfiant « Sous Les Etoiles ». Lors de « Quand je serais grand tour de chance + Cornerstone » une estrade sur laquelle s’est installé Flo, s’élève jusqu’au dessus du drummer. Colorée, la suite du spectacle oscille entre salsa, musique caribéenne et électro pour s’achever par le final dantesque « Ton Visage ». Des moments au cours desquels on oublie la dure réalité de l’existence…

Le vieux divan figure toujours dans le mobilier de scène. Le tandem vient prendre l'apéro au bord de l’estrade et interprète l’une ou l’autre chanson a capella. Mais c’est sous la forme du duo acoustique guitare/voix, que le concert atteint son sommet.

En rappel, Fréro Delavega accordera trois titres, dont l’infernal « La Valse », « Le Chant Des Sirènes » et en clôture, « Le Coeur Eléphant ». Finalement la set list a puisé au sein des deux long playings de la paire… La tournée dure depuis trois longues années. S’arrêtera-t-elle un jour ? (Pour les photos c’est )

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

The Black Box Revelation

Trois sold out en trois jours !

Écrit par

Il s’agit de la troisième soirée d’affilée réservée à The Black Box Revelation. Et c’est encore sold out. Issu de Dilbeek, ce groupe pratique un psyché/rock/blues particulièrement nerveux et directement inspiré par les White Stripes. Faut dire que c’est aussi un duo. Masculin cependant ; réunissant le drummer Dries Van Dijck et le chanteur/guitariste Jan Paternoster. En 2009, il assurait le supporting act pour Eagles Of Death Metal, dans la même salle. Que de chemin parcouru en 5 ans !

Stickstof est programmé en première partie, un crew hip hop composé d’un Dj et de quatre Mc’s. Tout en s’exprimant dans la langue de Vondel, il essaient de faire monter la pression. Seuls les premiers rangs semblent réagir, mais manifestement, la majorité de l’auditoire est venu pour voir et écouter B.B.R., qui est venu défendre son quatrième elpee studio, « Highway Cruiser », sorti en octobre 2015.

Dès sa montée sur l’estrade, le tandem est chaleureusement applaudi. Dries s’installe à gauche, en léger décalage, derrière des fûts imposants et flambants neufs ! Une toile a été tendue en arrière-plan. Y figurent le nom et l’emblème –deux yeux– du band. Tout au long du show, elle sera éclairée de spots aux couleurs différentes, pour mettre en exergue ce regard ténébreux. Installé à droite, Jan s’agite tel un arlequin déglingué. Tiens, il y a un claviériste, discrètement planté à l’extrême droite. Dans la pénombre ! Jan présente brièvement le combo. Il triture régulièrement les boutons des pédales placées devant lui. Pour « Madhouse » (« My Perception »), l’éclairage de la toile s’intensifie, de manière à rendre le regard perçant. Et la compo plus sauvage.  

Après un changement de gratte opéré par Jan, deux choristes grimpent sur le podium. Elles ont du coffre et sont plutôt sexy. « War Horse » (« Highway Cruiser ») trempe dans la soul. Jan laisse tomber ensuite la veste et remonte les manches de son tee-shirt ; de quoi provoquer l'hilarité au sein des premiers rangs. « Crazy White Men » adopte un profil davantage psychédélique. Jan chante d’une voix moins virile et plus harmonieuse. Il n’y a plus qu’une choriste pour « Walk Another Line » (« Highway Cruiser »). Et elle balance les bras en chantant. Jan harangue les premiers rangs en exécutant de longs riffs incendiaires. Le public est ravi. Le duo aborde le delta blues « Never Alone / Always Together », un extrait de l’Ep « Shiver of Joy ». Les choristes et le claviériste refont surface pour « High On A Wire » (« Silver Threats »), un des morceaux les plus populaires de The Black Box Revelation.

Les deux musicos n’oublient pas de démontrer toute leur technique sur leur instrument. Le concert touche à sa fin. Véritable brûlot, « My Perception » libère quelques envolées lyriques auxquelles participent activement les choristes. De quoi faire vibrer le public. Les artistes s’éclipsent après avoir salué la foule.

En rappel, « Gloria » (« Highway Cruiser ») est amorcé presque a capella, avant que la compo ne replonge dans le delta. Outre le hit « Set Your Head On Fire », on aura encore droit à une remarquable version du « Spoonful » de Willie Dixon (NDR : un classique repris notamment par Howlin’ Wolf), que les choristes chantent remarquablement, parfois frénétiquement, alors que la guitare de Jan libère une dose phénoménale d’agressivité. 

(Organisation : AB + Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

Young Rival

Rock, contemporain et très Nord-américain !

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Le Witloof Bar n’est pas très peuplé, ce samedi 20 février. A l’affiche pourtant, Young Rival, dont l’excellent dernier album, « Interior Light », est paru l’an dernier. Un disque salué unanimement par la critique. Il s’agit déjà du troisième opus de cette formation canadienne (NDR : issue de l’Ontario), fondée en 2007.

En attendant que les retardataires débarquent dans la cave du Botanique, Whatever monte sur l’estrade. Un combo ardennais. Il est alors 20 heures. Les jeunes musicos semblent impressionnés par les lieux. Pourtant, il s’agit déjà de la deuxième fois qu’ils se produisent au cœur du superbe jardin bruxellois. Et cette timidité les empêche de communiquer avec le public. Le trio pratique un rock/garage nerveux, inspiré des 70’s et manifestent un bel aplomb pour jouer leurs compos. Malheureusement, elles manquent cruellement d’originalité. Faut croire que le combo est encore à la recherche de son identité sonore. Lâchez-vous les mecs, le potentiel est là !

Young Rival débarque peu après 21 heures. Encore un trio. Deux d’entre eux portent une barbe épaisse… digne des bûcherons canadiens. Une centaine de curieux se sont quand même déplacés pour vérifier si tout le bien que la presse a bien pu penser de leur musique est fondé. Le style est cependant difficilement définissable. Il s’inspire des sixties, c’est une certitude. Parfois garage, il s’inscrit dans le mouvement indépendant nord-américain qui a notamment donné naissance à Mac deMarco et Deerhunter. Entre autres.

Si la set list va privilégier les titres du dernier elpee, elle ne va pas pour autant négliger les deux premiers long playings. Le band a d’ailleurs plus d’une corde à son arc (NDLR : d’une hache dans sa cabane ?) Portées par la voix légère et surprenante d’Aron D’Alessio, les morceaux sont variés. Vêtus de vestes pailletées, les musicos proposent une expression sonore qui oscille entre douceur pop (« Bent Out of Shapes »), versatilité (« Carry the Weight ») et mélancolie (« Throw It in the River »). Et le plus nerveux « Elevator » clôture le set. Mais manifestement heureux de se produire à Bruxelles, le groupe revient accorder un dernier titre, en rappel. Une composition issue du premier LP. 

Malgré la qualité de son pas vraiment optimale proposée par le Witloof Bar, Whatever et Young Rival ont réservé une soirée agréable au Botanique. De quoi se consoler de la météo morose qui règne à l’extérieur. Assister à un set de Young Rival, c’est partir à la découverte du paysage rock contemporain… issu du Canada et du Nord des Etats-Unis. Que du bonheur !

(Organisation : Botanique)

 

Jasper Steverlinck

Une musique qui n’a pas pris une Arid…

Écrit par

Jasper Steverlinck, c’est le chanteur/guitariste d’Arid. Depuis 2002, il mène une carrière en parallèle. C’est surtout une fameuse voix que certains n’hésitent pas à comparer à Freddie Mercury. Il se produit deux jours de suite au Botanique. Et votre serviteur a choisi le vendredi 19 février…

Pourquoi ? Parce que Milo Meskens (NDR : que la drummeuse gantoise, Isolde Lasoen, affuble du surnom de Buckley de Deinze) assure le supporting act. Il s’agit du leader de Black Tolex, une formation chargée de promesses issue du Nord du pays. Il a décroché de nombreux prix lors de concours organisés en Flandre. Doué à l’harmo et c’est en outre, un fameux gratteur ! Sa musique est le fruit d’un mélange de folk, country, blues et pop. Rocailleuse, sa voix campe un hybride entre Jeff Buckley (of course !), Bon Iver et John Mayer.

Ce soir il se produit en solitaire. Il monte sur l’estrade vêtu d’un pantalon jaune et d’une chemise d’officier bleue aux rayures blanches. Et attaque son set par un morceau de folk plutôt classique intitulé « Safe And Sound ». Tout au long de « Whatever Ever », il ferme les yeux et se concentre sur son manche. Il s’autorise ponctuellement de superbes envolées vocales. Comme sur « Broken Roses ». Sa cover du « Airplane » d'Eddy Wally est solide. Il tapote régulièrement sur le bord de sa gratte pour assurer quelques pecus. « All The Best Friends » est une chanson qu’il a composée pour ses potes. « Here With Me » est devenu un hit en Flandre. Et il achève sa prestation par « Who Are You ». A suivre de très près.

Le nouvel elpee de Jasper Steverlinck devrait bientôt sortir. Il a été enregistré sous la houlette de Jake Gosling (Ed Sheeran, The Libertines, Paloma Faith). Un single en a été extrait, « Things That I Should Have Done ». Diffusé sur les ondes, il est assez prometteur.

Jasper s'est laissé pousser les cheveux. Il confie être heureux de remonter sur scène, après 4 années d'absence. Et précise que son show inclura des titres issus de son premier album solo, « Songs Of Innocence », sorti en 2004, du futur opus et du répertoire d'Arid.  

Jasper ouvre le spectacle en solitaire. Il attaque ainsi « That's When I Raise » à la gratte électrique. Le spectre de Freddie Mercury plane. Une comparaison qu’il déteste pourtant… Faut quand même reconnaître que grave ou aigue, elle est capable de franchir deux octaves. Il troque sa guitare contre une semi acoustique (NDR : une Gibson !) pour le paisible et mélancolique « Come On » ; moment choisi par le claviériste pour le rejoindre sur le podium. Dès le morceau terminé, le reste du band débarque. Soit un drummer, un second gratteur et un bassiste. Plus électrique, « Lost Stories » met en exergue le rôle du batteur. Jasper aborde « To Make Me Feel My Love » aux ivoires. Deux nouvelles chansons : « Cave Song » et le plus prog/rock « Night Prayer ». Pour aborder le nouveau single, Jasper est discrètement soutenu par le pianiste. Le second gratteur rappelle à Jasper qu’il doit changer de guitare. Ce dernier vérifie la set list. Fou rire général ! Il se mue en crooner pour « Song For You ». Applaudissements nourris. Il se prend pour Joe Cocker et parle avec les mains (NDR : ce n’est pourtant pas un Italien !) sur « You Are ». Et nous réserve quelques compos d’Arid seul, armé de sa gratte ou parfois, épaulé par le claviériste.

Le band est au complet pour accorder les deux derniers morceaux. Et lors du rappel, on aura droit à un inédit, « Miss you », ainsi qu’à « Life on Mars », une cover de Bowie. Finalement on a eu droit à 19 titres en un peu plus de 75 minutes. Et franchement, malgré sa longue absence, la musique de Jasper Steverlinck n’a pas pris une Arid…

(Organisation : Botanique)

GrandGeorge

Moins mathématique qu’il n’y paraît !

Écrit par

C’est le jour ‘J’ (NDLR : le point G ?) pour Benjamin GrandGeorge, puisqu’il publie aujourd’hui son premier elpee, « So Logical » ; une sortie qu’il ponctue d’une ‘release party’. Et le concert programmé à la Rotonde du Botanique est sold out depuis un bon mois. Une bonne nouvelle pour l’artiste qui, jusqu’alors, avait bénéficié de quelques résidences au sein de l’institution. 

StevN alias Steven Codfert assure le supporting act. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Franco-britannique est âgé de 23 ans. Puisant ses influences dans la soul, le blues, le jazz et la pop, il reconnaît pour influences majeures, John Mayer, Led Zeppelin, D’Angelo et James Brown.

Dès qu’il monte sur l’estrade, il prend le temps d’expliquer le fonctionnement de sa loop machine, un dispositif qui lui permet d’enregistrer des sons, de les reproduire en boucle tout en les incorporant à une trame instrumentale. Le tout à l’aide de pédales. Un traitement qu’il réserve à sa gratte semi-acoustique ou électrique. Le peuple commence à débarquer, et les spectateurs assis sur les marches sont invités à se lever.

« This Thing » ouvre le set. Steven se lance dans un exercice de human beat box, avant de libérer ses riffs de gratte électrique. Il chante également, d’une voix soul puissante et incantatoire. Un petit riff de guitare loopé balise « Itch ». Steven embraie en frappant des mains et le public applaudit dans la foulée, au grand étonnement de l’artiste, qui semble cependant apprécier. Il s’autorise une légère pause pour réaccorder sa semi-acoustique. Pas de boucles pour « Fired up », un titre plus roots, plus classique, hanté par l’esprit de Joe Bonamassa, qu’il interprète en mode voix/guitare. Un moment au cours duquel l’auditoire est fasciné par sa dextérité sur le manche. Et le concert s’achève en force, par « Somewhere » et « Clap », morceau de blues/roots/soul au cours duquel Steven va se vider les tripes sous le regard épaté de l’auditoire. A revoir, c’est une certitude !

GrandGeorge est un artiste de grande taille. Son nom n’est pas usurpé. Tiens, curieux, il revêt des t-shirts identiques, mais de couleurs différentes, selon qu’il se produit en ‘live’, est représenté sur la pochette ou placardé sur les affiches. Humble, le sourire constamment aux lèvres, il bénéficie d’un fameux capital sympathie. Il va accorder une prestation de 90 minutes ; ce qui est rare pour un artiste qui ne compte qu’un album et un Ep à son actif.

Benjamin se réserve le micro et se consacre à la guitare (acoustique ou électrique), au piano, ou au djembé. Il est soutenu par le fidèle bassiste Nicolas L'Herbette et le drummer Samuel Rafalowicz (NDR : il cache quelque chose sous le bonnet, c’est sûr…)

Dès les premières notes de guitare électro-acoustique, on reconnaît la mélodie de « Come Along ». On est alors invité à traverser les grandes étendues désertiques du Burkina-Faso. Tirant le plus souvent sur le jaune, le light show est à la fois discret et efficace. Benjamin sautille sur place. L’auditoire lui emboîte le pas, applaudissements à la clé. Le courant passe 5 sur 5 entre l’artiste et le public. C’est mathématique ! Caractérisé par sa mélodie contagieuse, le savoureux « How Long » est découpé rigoureusement dans les cordes acoustiques.

Benjamin nous fournit l’exégèse de « Little Boy ». Il était haut comme trois pommes quand ses parents l’ont emmené voir un concert. Le halo de lumière qui se focalisait sur la chanteuse était tellement puissant que son regard restait scotché sur elle. Il pensait qu'elle le regardait et il en est tombé amoureux… Tout au long de ce morceau jazzyfiant, les percus sont discrètes, les accords de basse vaporeux, et les accords de gratte limpides. Des accords qui adoptent un profil flamenco –parfois improvisé– sur « So Fine ».

« Fading Away » nous replonge en Afrique. L’ambiance est particulièrement chaleureuse. Davantage de percus pour « Old Friends », une compo qui lorgne vers… le Who ! Il n’en oublie pas pour autant le titre maître de son long playing, « So Logical ». Mais surtout nous propose un tout nouveau titre, une chanson d’amour qu’il interprète au piano. Il confesse avoir pris des cours pour pouvoir en jouer et explique que c’est sur cet instrument ou sa guitare qu’il a réalisé ses premières compositions.

Benjamin passe du dejmbé à la gratte en transitant par les ivoires pour exécuter « Good Old Money », un titre qui adopte également un tempo ska/reggae, tout en adressant un petit clin d'oeil aux traders. Avant « A Better Dance », Benjamin présente ironiquement son drummer, qu’il a baptisé Hocus Pocus. Et pour cause, ce dernier extrait une basse de son bonnet. Ce qui déclenche un fou rire général dans l’auditoire. Nico en a profité pour piquer la gratte électrique de Benjamin. Et les changements d’instruments se poursuivent, puisque Ben reprend celle de Nico pour attaquer le funk incendiaire « Petit Dej Au Lit ». En fait, tout simplement une invitation à servir de repas aux alligators du Mississipi. Et manifestement, le festin était… « So Fine » ! Puisque GrandGeorge nous le rappelle…

De ce show, on n’en oubliera pas les petites touches d’impro glissées parcimonieusement, mais judicieusement dans les morceaux ; ce qui s’explique, puisque tous ces musicos sont issus de l’univers du jazz. Suivant une logique moins mathématique qu’il n’y paraît ! Et puis la voix de Benjamin, qui me fait de plus en plus penser à celle de Charlie Winston… 

(Organisation : Le Botanique et Ubu Production)

 

 

Villagers

Bien plus qu’une révélation…

Écrit par

Villagers est une formation irlandaise drivée par Conor J.O’Brien. Son dernier album studio, « Darling Arithmetic », remonte à avril 2015. Et le mois dernier, le combo a publié « Where Have You Been All My Life? », un disque qui réunit d’anciens titres immortalisés lors d’une prestation ‘live’ accordée au RAK de Londres. Le groupe est un abonné au Bota, puisqu’il s’agit déjà de la cinquième fois qu’il s’y produit. Ce qui explique peut-être pourquoi il a choisi l’Orangerie pour ouvrir sa tournée européenne. Et son public est toujours aussi fidèle, car la salle est sold out.

Le nouveau périple de Conor J.O’Brien et de sa troupe sera acoustique. Ainsi, il a emmené dans ses bagages Gwion Llewelyn (batterie, trompette), Danny Snow (contrebasse) et Mali Llywelyn (harpe, synthés). Les musicos montent sur le podium à 21 heures pile. Maître de cérémonie, O’Brien se plante au centre. Barbe touffue, mais bien taillée, il semble particulièrement serein. Il faut dire qu’au fil sa discographie et de ses tournées, il a gagné en maturité et en popularité. Tout en enrichissant ses compositions de touches de plus en plus subtiles. Une progression qu’il va démontrer tout au long du show, en interprétant des morceaux issus de ses trois long playings. Parmi lesquels on épinglera « Everything I am is Yours », « Dawning on Me » et « The Soul Serene », qui figurent sur le dernier opus ; et puis « The Pact (I'll Be Your Fever) », un titre folk à la mélodie presque kitsch. Les arrangements sont particulièrement soignés (ces interventions de harpe et de cuivres !) La voix est parfaitement maîtrisée. Tout comme l’instrumentation. Bref, le quatuor parvient à se réapproprier un répertoire, en version acoustique. O’Brien ne triche pas ! Et le public l’a bien compris, en manifestant son enthousiasme tant pour l’ancien répertoire que le nouveau, qu’il semblait finalement bien connaître.

Villagers est devenu aujourd’hui bien plus qu’une ‘révélation’. Il confirme un talent de songwriter ; celui de Conor J.O’Brien, capable de se transcender aussi bien en studio qu’en ‘live’…. 

(Organisation Botanique)

 

 

Aline

Salut les ‘Copains’!

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Initialement prévu quelques jours après les tragiques événements parisiens de novembre dernier, le concert d’Aline a finalement pu se dérouler au Botanique, en ce dimanche de la Saint-Valentin. Programmé tout d’abord dans l’intimiste Witloof Bar, le set a été finalement déplacé vers la Rotonde.

Pas de supporting act. Sur le coup de 20h15, la formation française monte sur l’estrade. Romain Guerret rejoint ses camarades au bout de quelques secondes. Chaussé de lunettes de soleil, le leader du groupe affiche un look très seventies. Et son premier geste consiste à accorder sa gratte. Le show s’ouvre par « Avenues des Armées », première chanson du dernier album d’Aline, sorti fin août 2015. Les mélomanes qui ne connaissent pas trop le style –proche de la pop insulaire, nonobstant les textes dans la langue de Molière– de la formation marseillaise, sont immédiatement plongés dans le bain. Romain aborde des thèmes universels pour torcher des chansons émouvantes. Et c’est sans doute aussi une raison pour laquelle, ce band parvient à remplir la salle bruxelloise, un dimanche soir.

La set list aligne ensuite ses nouvelles compos ; et il faudra attendre une vingtaine de minutes, avant qu’il n’attaque « Voleur », un titre issu du premier elpee. Qui n’a pas été négligé ; et c’est tant mieux.

Particulièrement heureux de retrouver la ville où son dernier elpee a été produit, Guerret dialogue régulièrement avec ses fans entre la plupart des chansons, en y injectant systématiquement, une pointe d’humour très caractéristique.

En milieu de parcours, le set prend un coup de boost. A cause du plus funk « La Vie Electrique », suivi d’une version légèrement développée de « Je Bois et puis Je Danse ». De quoi faire chavirer définitivement l’auditoire. Faut dire que ces deux morceaux sont les plus notoires du groupe. Enchaîner les singles-phares des deux LPs studio, c’était plutôt bien joué !

Après « Une Vie » (NDR : un hommage à Morrissey), l’ambiance monte encore d’un cran tout au long de « Promis Juré Craché », une composition qui pénètre dans l’univers du rock. Guerret se plaint régulièrement de l’état de sa gratte. Pourtant, ces petits soucis techniques ne sont guère perceptibles. « Plus Noir Encore » clôt le concert. De quoi faire retomber la pression. Avant un rappel au cours duquel la formation va se faire plaisir. En reprenant le « Tout ce que Je Veux » des Désaxés. Mais surtout en puisant dans son ancien répertoire. A l’instar de « La Lune Sera Bleue » et de l’instrumental « Les Copains », chanson qui symbolise parfaitement l’esprit d’Aline.

Bref, la bonne humeur du quintet a illuminé des compos aussi épatantes sur les planches qu’elles ne le sont sur disque. Et permis au public de passer une excellente soirée ; qui s’est d’ailleurs prolongée plus d’une heure, après la fermeture de la Rotonde, les ‘Copains’ taillant tranquillement une bavette en compagnie de leurs aficionados, devant la salle, tout en n’oubliant pas de signer compact discs, vinyles et posters. Si vous avez manqué le concert de cet excellent groupe, il n’est pas trop tard ; car Aline se produira au Reflektor de Liège, le jeudi 25 février. Foncez !

(Organisation : Botanique)

Lemon Straw

En attendant ‘La Vie en Rock’ !

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Ce soir, le Salon de Silly accueille Lemon Straw. Avant l’ouverture des portes, plus de 300 personnes patientent sur le parvis. On risque encore d’être entassés comme des sardines. La dernière fois, c’était lors du concert Nicola Testa. Il y a même des mélomanes qui se sont déplacés depuis le Nord de la France pour applaudir les artistes.

Car ce samedi, il y en aura deux. Wanted Fire assure le supporting act. Un groupe bruxellois fondé en 2010 par Mathieu Leseigneur. Il se consacre au chant et à la sèche. Il est épaulé par Augustin Dethier (Aidan And The Italian Weather Ladies) au cajon, Tim Paez à la seconde gratte (électrique) et enfin Tuan Lé à la basse. A son actif, un Ep intitulé « Unchained », un disque paru l’an dernier.

La scène est exiguë. Tuan se plante à l'extrême gauche. C’est le seul qui se produit debout. Augustin est assis sur son cajon. Il agite en même temps un tambourin à cymbalettes, de son pied droit. Tim alterne entre six cordes acoustique et électrique. Les compos sont interprétées dans la langue de Shakespeare. Une seule exception, le « M » de Mathieu Chedid, dans celle de Voltaire.

« Radio » ouvre le set. La gratte électrique libère des sonorités surf. La voix de Mathieu est autoritaire. « Inner Duel » est bien plus atmosphérique ; à cause des envolées vocales. « White Wolf » est un titre fort intéressant. Les lyrics traitent de l'illusion, l’addiction, le conflit, la dualité ; mais aussi de l'espoir, l'euphorie et du voyage que les musicos vivent et partagent en compagnie du public. Bluegrass, « Beyond » pourrait servir de B.O. à un western spaghetti. La prestation du quatuor a été chaleureusement applaudie. Wanted Fire se produira au Bar Du Matin de Forest le 22 avril prochain et d’autres dates devraient suivrent…

Le line up de Lemon Straw implique le chanteur/guitariste Giani Sabia et deux préposés aux machines ainsi qu’aux synthés, Boris Lori et Xavier Bouillon. Le trio est venu défendre son deuxième  elpee, « Running Home », paru en mars 2015. En fait, ce soir, le band va se produire sous la forme d’un quatuor, puisque Martin Moreau –tiens, il s’est laissé pousser les cheveux– est venu renforcer l’équipe. Pas n’importe qui, puisqu’il s’agit du batteur de la formation athoise, Feel. Sur les planches, il joue, un casque audio sur les oreilles. Et Boris est coiffé d’un chapeau. Pas de basse, cependant, au sein du combo borain (NDR : il est issu de Frameries).

La voix de Giani évoque inévitablement celle du vocaliste de Placebo, Brian Molko. Il joue de la lap steel, assis, à la manière d’une pedal steel. Boris utilise également un dobro, dont le son est bien plus métallique. Et circonstanciellement, il souffle dans un harmo. Le quartet est bien soudé sur les planches.

Des notes d’ivoires amorcent « Air », le premier titre du set, avant que la six cordes n’entre dans la danse. Un morceau de moins d’une minute, qui laisse rapidement la place à la ballade atmosphérique « Does Anyone Feel Like Me », balayée par la lap steel. « Out Of Time » est une compo qui a servi de support à la campagne des 'Iles De Paix'. Boris joue de son dobro qu’il place en position couchée. Le refrain est contagieux. « Wich Side Are You On » est un titre plus rock et surtout plus nerveux. « A Chapel  Of Hope's Stories » est une compo bien cosy. Intimiste si vous préférez. Un seul ancien morceau dans la set list, « See You One The  Other Side ». « I'm Gonna Crawl », « Running Home » et « Run » se contentent d’arrangements dépouillés. Un climat qui permet à Giani de bien mettre en exergue sa voix douce et aérienne. Electro/pop/funk, « Change » est davantage dominé par les claviers (NDR : Dada de Suarez y participe sur disque ; ce n’est pas le cas ce soir). Et le set de s’achever par « Kick Me Out ».

En rappel, Boris est en démonstration à l’harmo tout au long de « The Walls Of Your Prison » avant de colorer, de ses interventions, le final « I Don't Care »…

Lemon Straw assurera la tête d'affiche du festival ‘La Vie En Rock’, qui se déroulera le 2 avril 2016 ; un événement dont les recettes sont destinées à financer la recherche contre le cancer (Voir infos ici

(Organisation : Le Salon + Silly Concerts)

Halestorm

Du show dans le show…

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C’est la quatrième fois que votre serviteur assiste à un concert de Halestrom ; et il ne s’en lasse pas. Faut dire que la chanteuse/guitariste est particulièrement sexy. Et puis elle ne manque pas de talent, tant à la gratte qu’au micro. Ce qui ne gâte rien. Halestrom est une formation pennsylvanienne fondée en 1997. A sa tête, un frère et une sœur Lzzy et Arejay Hale, qui n’ont alors que 10 et 13 ans. C’est même le paternel qui se charge alors de la basse. Il sera ensuite remplacé par Joe Smith, toujours au poste. A l’actif du combo, trois elpees, dont le dernier, « Into The Wild Life », est paru en 2015. C’est cet opus que la formation est venue défendre. L’AB Box est sold out.

Il revient à Wilson d’assurer la première partie. Un quintet issu de Detroit réunissant le chanteur Chad Nicefield, le bassiste James Lascu, le drummer Matt Puhy ainsi que les gratteurs Jason Spencer et Kyle Landry. Les 5 musicos arborent fièrement de superbes tatouages sur les bras.  

Le set s’ouvre en force par « Give 'Em Hell ». Quoique hurlé mais mélodieux, rocailleux et énergique, le chant colle parfaitement au rock’n’roll pur et dur du band. Son attitude  'Sex, Drugs and Rock'n'roll' ne manque d’ailleurs pas d’humour. Le bassiste est gaucher. Comme Macca ; mais ici s’arrête la comparaison. Son attaque sur son manche est autrement sauvage. Chad se frappe constamment la poitrine, comme s’il devait faire son mea culpa, ou se secoue violemment la tête. Il invite l’auditoire à former des ‘round circles’. Sans grand succès ! Il devra d’ailleurs attendre le dernier morceau, « Snake Eyes », pour qu’une dizaine de spectateurs acceptent de le porter audacieusement à bout de bras. De ce concert, on épinglera l’excellente cover du « Hair Of The Dog » de Nazareth. Une bonne entrée en matière. (Pour les photos c'est ici)

Place ensuite à Halestorm. Une batterie imposante trône sur une estrade, au milieu du podium. Jeans de couleur bleue, blouson de cuir noir et body bien aéré, Lzzy déboule sur les planches. Les deux Joe (Hottinger et Smith), respectivement deuxième guitariste et bassiste se plantent de part et d’autre. Le son est nickel. Le light show impressionnant. « Apocalyptic » (« Into The Wild Life ») ouvre les hostilités. Lzzy focalise tous les regards. C’est la star de la soirée. D’ailleurs de nombreux aficionados portent des t-shirts à son effigie. Les compos sont imprimées sur un train d’enfer. La voix de Lzzy est sableuse. Elle change de gratte pratiquement à chaque morceau, mais se sert le plus souvent d’une ‘Jacksons’ de couleur blanche. Pendant « Love Bites (So Do I)», elle lève une main vengeresse puis se met à triturer sa gratte. Ravi, le public applaudit et reprend le refrain en chœur. Avant d’aborder « I Am The Fire », un roadie vient apporter à Lzzy une guitare à double manche. Et elle y étale toute sa technique. Sa dextérité sur ses manches est même déconcertante. Tout au long de « Rock Show » (« The Strange Case Of…»), Joe Hottinger s’autorise un solo de gratte revanchard. Lzzy vient régulièrement affronter son frangin devant ou carrément sur l'estrade, à l’aide de la sienne.

En fin de parcours, Arejay se réserve un solo de batterie de plus de10 minutes. Il utilise des sticks de différentes longueurs et martèle ses fûts en sautant sur place. Un autre show dans le show !  (Pour les photos, c'est )

(Organisation: Ancienne Belgique)

 

 

 

 

Kodaline

Ce soir, les bouchons à Bruxelles, c’était dans les oreilles…

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Il est 18h30, et la file est déjà longue devant l’AB. Elle commence même à hauteur de l'entrée du Music Village. Vous vous en doutez, le concert programmé ce soir est sold out. D’ailleurs toute la tournée européenne de Kodaline affiche complet. En 2013, la formation avait encore foulé les planches du Bota. A deux reprises. A la Rotonde, puis l’Orangerie. Le supporting act n’est pas précisé sur l’affiche. Il s’agit –renseignements pris– d’un combo espagnol qui répond au nom de L.A.. Et c’est lui qui va créer la (bonne) surprise.

Vu la place prise par l’imposant matos de Kodaline, il n’en reste guère pour cette première partie. Les quatre musicos se placent donc en ligne. Un drummer, coiffé d’un chapeau de cow-boy, un chanteur/guitariste, son bonnet enfoncé sur la tête, un autre gratteur et un bassiste. D’après son site web, le band impliquerait six musiciens. Faut croire que deux d’entre eux sont restés à la maison.  

La voix du chanteur est captivante et évoque tour à tour Bono ou Marcus Mumford. D’ailleurs le folk/rock endiablé et nerveux de L.A. lorgne manifestement vers Mumford and Sons. Lumineers, également. La conjugaison des grattes est lumineuse, digne des meilleurs groupes yankees. L’un des sixcordistes découpe des riffs graisseux, vitaminés, alors que le second arrondit les angles. Et pourtant, le sens mélodique est soigné. En outre, le son est nickel. En 30 minutes, L.A. va dispenser de larges extraits de son album « From the City to the Ocean Side ». En applaudissant chaleureusement le public semble avoir apprécié.

Le line up de Kodaline implique Stephen Garrigan (chant, piano, guitare), Mark Prendergast (piano, guitare) Vinny May Jr (drums) et Jason Boland (basse). Une formation irlandaise dont le début de l’aventure remonte à 2011. Son deuxième elpee, « Coming Up For Air », est paru l’an dernier.  

Le rideau est tiré pour opérer le changement de matériel. Aurait-on droit à une surprise ? Quand il tombe, on remarque la présence de 18 rampes verticales recelant de petites lampes leds qui entourent l'estrade sur laquelle est installé le drummer. Mark dispose d’une belle panoplie de claviers. Stephen change de gratte quasiment après chaque morceau. Il la troque contre un synthé à deux reprises. « Ready » baigne au sein d’un light show aveuglant de couleur bleue. Une des couleurs dominantes du show. L’autre ? La mauve ! Lorsque Stephen débarque, il tourne le dos à l’auditoire, empoigne un tabourin garni de cymbalettes et invite la foule à applaudir. Message reçu 5 sur 5 par le public féminin. Celui des premiers rangs connaît les paroles des chansons et les reprend en chœur. Et quand Stephen lance un ‘Brussels’, les acclamations redoublent d’intensité.

Mais, il y a un problème. L’instrumentation est trop puissante par rapport à la voix de Stephen, qui sur disque, se révèle douce, précise et capable d’envolées magistrales dans les aigus. Un volume sonore tellement excessif, que votre serviteur doit régulièrement s’enfoncer des bouchons (NDLR : de circulation ?) dans les oreilles. Pourtant, lorsque l’expression sonore adopte un profil acoustique ou semi-acoustique, les compos passent parfaitement la rampe. A l’instar de « Way Back When », « Brand New Day », « The one » ou encore « Love like this », que Stephen interprète seul, en grattant sa sèche ou en soufflant dans son harmonica. Et si ses quelques interventions au piano sont superbes, elles sont trop rapidement étouffées par le reste de l’instrumentation. Pourtant, le public est chaud-boulette…

Ainsi, en fin de spectacle les filles, en délire, se mettent à hurler de joie… pendant que les portugaises de votre serviteur essuient les plâtres. D’ailleurs, il n’attendra pas le rappel pour vider les lieux…

(Organisation : Live Nation)

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