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La vérité selon RORI

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High Fade

La fusion à chaud de High Fade…

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Ce soir, le Zika-Zak a programmé High Fade, un power trio écossais. Originaire d’Édimbourg, il pratique un funk cold school (très seventies, si vous préférez) qu’il mêle à du disco, de la soul et d’une pointe de rock, pour concocter une solution sonore contemporaine.

Fondé en 2018, le band ne compte qu’un seul album à son actif, « Liftes Too Fast », paru en avril 2024 (NDR : dont il va nous proposer de larges extraits, lors du show). Pourtant, il a déjà reçu une multitude d’éloges de la part de poids lourds de la musique, et en particulier de Rage Against The Machine. En outre, au cours des 4 dernières années, il a joué plus de 1 000 concerts. Et c’est son premier en Belgique !

La première partie est assurée par la formation irlandaise, Amos Moses. Originaire de Galway, elle réunit d’anciens membres de Ol’ Times, dont le guitariste Colm Brennan. Le line up implique également un chanteur, un batteur et une bassiste qui joue pieds nus.

Le quatuor jouit d’une solide réputation sur les planches, en Irlande et en Angleterre. Pas encore d’album à son actif, mais plusieurs singles, dont le dernier, « Lady In White », paru ce 26 avril, dure près de 7 minutes. Sur disque, ce blues doux et langoureux, tramé essentiellement sur un orgue Hammond, prend aux tripes. En ‘live’, cet instrument est remplacé par des sonorités de six cordes particulièrement saignantes. Le drummer frappe sauvagement ses fûts. Le vocaliste possède une voix de tueur. Un set court mais bien électrique qui a superbement chauffé l’ambiance avant la tête d’affiche (page ‘Artistes' ici). 

Place à High Tide ! Le chanteur-guitariste et le bassiste arborent fièrement le kilt. Dès les premières notes de « Burent Toast & Coffee », le ton est donné : une rythmique irrésistible, une énergie débordante, des breaks parfaitement maîtrisés et ce son vintage qui incite les spectateurs à se déhancher sans retenue.

La force de ce groupe réside dans un groove irrésistible et une énergie débordante sur les planches. Ajoutez-y un look rétro, une attitude positive et une générosité sincère envers le public, et vous obtenez la recette du succès de High Fade. Le trio implique le batteur Calvin Davidson (qui fait vibrer le groupe et partage les tâches vocales sur certaines chansons), le bassiste Oliver Sentence (qui canalise le funk avec son style très axé sur le slip et ses envolées vibrantes) et le guitariste/chanteur Harry Valentino, qui dirige le tout à la manière de Jack Black chez Tenacious.

L'interaction avec le public est omniprésente. Valentino semble constamment inquiet de voir quelqu’un dans la salle qui ne passe pas un moment formidable. Il vérifie donc continuellement que tout le monde est prêt à s'éclater. Leur énergie brute, leur musicalité impeccable et la joie pure qu’ils dégagent en ‘live’ sont indéniables. Le public ne tarde pas à répondre présent : dans tous les coins de la salle, ça danse, ça tape dans les mains et ça chante les refrains les plus accrocheurs. Et surtout, sur l’insistance du chanteur, les bras vont dans tous les sens. Ce qui frappe chez High Fade, c’est sa capacité à faire revivre l’esprit des années 70 tout en conservant une fraîcheur ultra contemporaine. Le look des musicos, leur attitude et les arrangements constituent à la fois un hommage aux grands du funk - James Brown, Sly & The Family Stone ou Prince - et une proposition résolument actuelle. Mention spéciale au titre « Sharpen Up », véritable hymne funky qui enflamme la salle.

Les musiciens ne se contentent pas de jouer de la musique, ils créent une atmosphère où rester immobile est impossible. La piste de danse devient un océan de mouvements, les fans se nourrissant de l’énergie du combo et vice-versa. Qu’ils enchaînent des grooves profonds et percutants ou qu’ils explosent dans de solides solos, chaque instant est vivant, spontané et électrique. Et ce qui marque les esprits, c’est l'intensité trempée de sueur, les sourires éclatants échangés entre ses membres, et la joie pure qui irradie l’auditoire. C'est le genre de spectacle qui vous rappelle pourquoi la musique ‘live’ est si spéciale. Le genre qui vous laisse en haleine longtemps après la dernière note. D'une tonicité presque digne de Whiplash et d’une durée de 15 minutes, le solo de batterie est une merveille. Il semble presque achever Davidson, et à la fin, votre serviteur ne sait plus s'il y a une machine à fumée ou si c'est de la vapeur qui s'échappe de son corps, tant son drumming est rapide.

À la fin de son concert, lors du retour du groupe pour un rappel, la salle est prête à se lâcher.

La dernière partie du spectacle est un pur chaos : une énergie brute, à faire danser comme si votre vie en dépendait. C'est un peu si Rush et Red Hot Chili Peppers osait une jam en combinant rock classique, prog, funk old school et beaucoup de disco, sans oublier une touche de jazz fusion des années 70 et 80, alors que les mélodies restent plutôt pop.

Le dernier morceau du set, « Burnt Toast and Coffee », rend de l'énergie au groupe, embrassant le rock à la manière d'un AC/DC renaissant. Après une brève pause, pendant laquelle le bassiste demeure seul sur scène, la formation revient pour interpréter ce qui sera probablement le titre le plus fort de la soirée, « Life's Too Fast », avant de clore le show par « Break Stuff ». Epatant et incendiaire !

Setlist : "Gossip" - "Fur Coat" - "Taking Care Of Business" - "Sometimes I Wonder" -"Harry's Guitar Solo" - "Bone To Pick" - "Pick Me Up" - "The Jam" - "Burning" - "Chameleon" - "Calvin's Drum Solo" - "Sharpen Up" - "Burnt Toast And Coffee"

Rappel : "Life's Too Fast" - "Break Stuff".

(Organisation : Rock Nation et Zik-Zak)

Photo : Vincent Van Wesemael

Ibrahim Maalouf

De Jéricho à Michel-Ange...

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Originaire de Beyrouth, Ibrahim Maalouf est un trompettiste et pianiste franco-libanais, considéré comme l’un des plus doués de sa génération. En effet, il appartient à la catégorie des maîtres, dans l’art si délicat, de l’improvisation. Touche-à-tout, il est également arrangeur, compositeur et tout naturellement, professeur d’impro et de trompette. Ibrahim a grandi au sein d’une famille d’artistes (père trompettiste, mère pianiste, oncle écrivain, grand-père poète, journaliste et musicologue). Inventeur d’une trompette à quatre pistons dite ‘micro tonale’, son père l’initie sur cet instrument et lui enseigne aussi bien les techniques des musiques arabes qu’occidentales.

Ibrahim accomplit ses premiers pas sur scène aux côtés de son paternel dès l’âge de 9 ans et acquiert rapidement une technique qu’il perfectionnera lors de ses études au CNR de Paris. Sa carrière musicale lancée, il coopère avec de nombreux artistes de styles radicalement différents, et en particulier la pop ou le rock. Repéré par la légende vivante Quincy Jones et qualifié de ‘virtuose’ par le New York Times, il a apporté sa collaboration, au cours des dernières années à des artistes comme Wynton Marsalis, Angélique Kidjo, Melody Gardot, le Kronos Quartet, Trilok Gurtu, Josh Groban, Marcus Miller, Salif Keita, et bien d’autres. Ce qui élargit le champ de ses possibles et permet de faire découvrir davantage sa musique aux influences jazz, classique et arabe.

Après une prestigieuse nomination aux ‘Grammy Awards’ à Los Angeles, Ibrahim Maalouf revient en compagnie de son groupe pour un spectacle musical baptisé ‘Les Trompettes de Michel-Ange’, le titre de son dernier et dix-neuvième long playing.

Sur les planches, Ibrahim Maalouf est accompagné par son backing group : le batteur Julien Tekeyan (celui de Cheb Khaled depuis vingt ans), perché sur une estrade, et deux guitaristes, dont son fidèle complice depuis ses débuts, François Delporte, ainsi que le virtuose Mohamed Derouich, qui alterne semi-acoustique et électrique, mais se charge également de la basse, du bouzouki et du banjo. Le quatuor est complété par quatre trompettistes (Nizar Ali, Yanis Belaïd, Manel Gérard et Yacha Berdak) et le saxophoniste, Mihai Pirvan, qui va occuper une place importante tout au long du set.

« The Proposal » ouvre le concert. Déjà, Ibrahim ne tient pas en place. « Love Anthem » embraie. Tous les cuivres entourent une danseuse exceptionnelle, qui reviendra à trois reprises au cours du show, vêtue, à chaque fois, de tenues différentes et colorées. Ibrahim va d’ailleurs la féliciter pour sa prestation. Faut dire que la chorégraphie est réglée comme du papier à musique.

Avant d’attaquer « Love Anthem », Ibrahim explique qu’il a décidé de célébrer un mariage avec son public. En fait, c’est le fil conducteur de son spectacle, un thème qu’il développe au fil des neuf pièces musicales. Ainsi, il donne beaucoup d’amour à e public en proposant sa vision musicale d’un monde meilleur, entre folklore et modernité.

Il lui demande de bouger et de sauter ; certains s’exécutent. L’auditoire est un peu âgé, mais l’ambiance est quand même bien présente. Il signale qu’il s’est marié en 2020, pendant la Covid, et il souhaite que ce soit la fête ce soir. « The Smile Of Rita » rend d’ailleurs hommage à son épouse.

Ibrahim constitue, évidemment, le centre d’intérêt du show. Il est capable d’improviser à tout moment, tout en n’hésitant pas à mettre ses musiciens en avant et en nous racontant aussi de belles histoires, tellement touchantes.

Il nous rappelle qu’il vient du Liban et raconte, au sujet du morceau « Zajal », qu’il s’agit d’une réunion de sages d’un village, assis derrière une grande table, qui composent des poèmes et des chansons pendant des heures, un verre d’arak (boisson anisée) devant eux. Sous l’influence de l’alcool, après quelques heures, ce conseil peut dégénérer, mais Ibrahim a le bon goût de transformer cette histoire en épisode coloré et cuivré. « Last Trompettas »  est le fruit d’un cocktail entre jazz, musique urbaine, pop et folklore oriental.

« Au Revoir » clôt cet excellent concert au bout duquel la prestation des neuf musicos sera chaleureusement applaudie par une foule conquise. Et suivant la formule consacrée, on est ressorti de la salle, plein d’étoiles dans les yeux.

Setlist : « The Proposal », « Love Anthem », « Fly With Me », « The Smile Of Rita », « Zajal », « Last Trompettas », « Capitals », « Timeless », « Au Revoir ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Lemon Straw

Comme lors d'un showcase…

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Ce vendredi 21 mars, Lemon Straw est programmé au Zik-Zak, à Ittre. Pas mal de têtes connues dans le public, entre deux âges. Il y a également de nouveaux fans qui viennent découvrir ce groupe. Et le concert est sold out.

Gianni Sabia est issu de la commune de Frameries, près de Mons. Après avoir travaillé cinq ans en usine, il décide de tout quitter et part s’installer en Angleterre, puis aux États-Unis. C’est au pays de l’Oncle Sam qu’il s’initie à la composition et écrit ses premières chansons. Lorsqu’il revient en Belgique, il fonde Lemon Straw, un patronyme qui se réfère à la paille (straw) que le John Lennon servait aux clients du bar new-yorkais où il travaillait. Boris Iori et feu Renaud Lhoest (il est décédé en 2014) se joignent au line up, et un premier Ep autoproduit est gravé fin 2007. La formation ne cherche pas le succès rapide et foudroyant, mais préfère prendre le temps de composer et de se créer un univers en tournant sur de petites scènes dans toute la Belgique francophone. Depuis, le combo a sorti cinq elpees studio, dont le dernier, « Jump », est paru en janvier 2025. Et inévitablement, la setlist va inclure plusieurs plages de cet LP.

Le supporting act est assuré par Coralien, un artiste belge aux multiples facettes. Sa longue chevelure blonde et bouclée lui confère une bonne bouille. Auteur, compositeur, interprète, multi-instrumentiste et producteur, il a d’abord publié cinq singles qui ont connu un certain succès sur les ondes belges, le propulsant sur le devant de la scène noir-jaune-rouge. En 2023, il publie son premier opus, « Métronome ». Découpé en dix plages, il reflète sa créativité. A la fois subtiles, puissantes et chargées d’émotion, ses compositions sont teintées d’envolées lyriques. Ce soir, il va nous en réserver quelques-unes.  

Sa passion pour la musique, qui mêle pop et rock, tout en en ne négligeant pas l’électronique, filtre à travers ses chansons, qu’il écrit, compose et produit avec une grande précision. Et soutenu sur les planches, par un drummer bigrement efficace, il crée un univers sonore qui lui ressemble (Page ‘Artistes’ ici)

Place ensuite à la tête d’affiche. Installé au centre du podium, Gianni Sabia est équipé de ses grattes semi-acoustiques Gibson, achetées aux États-Unis (selon lui, c’est moins cher là-bas). Il se charge aussi, parfois, des claviers. Il est épaulé par Martin Moreau (Feels, Mingawah), à la batterie, perché sur une estrade, de Boris Lori aux guitares, dont la lap steel, et à l’harmonica, et l’un des deux frères Chainis, Grégory, à la basse.

Gianni prend soin de saluer tout le monde, puis le quatuor entame le set par « Broken Window ». Il s’agit d’un premier extrait du nouvel album, « Jump ». La ligne de basse est bien mise en avant sur ce morceau pop/rock dépouillé, mais empreint de sérénité et de sensibilité. Caractéristique, la voix de Gianni est à la fois sablée, chaude, aérienne et à fleur de peau ; et tout en posant la mélodie, ses émotions transpirent à travers ses textes.

Extrait de « Puzzle », paru en 2020, « Magic World » embraie. Une compo d’abord paisible, avant de s’emballer. En outre, elle a un feeling radiophonique.

L’ambiance est sympathique, et le contact entre les artistes et le public est excellent. Gianni est très interactif face à ses fidèles spectateurs. Avant chaque chanson, il décrit l’ambiance dans laquelle elle a été écrite et en raconte l’histoire ; ce qui n’est pas dénué d’intérêt.

Le light show n’est pas agressif, mais met bien en valeur les artistes et l’auditoire.

Sauf durant les morceaux interprétés en solo par Gianni (à la guitare ou au piano), les interventions de Martin sont dynamiques. Manifestement, il est en forme !

Entre folk, rock, blues et pop, l’univers sonore est régulièrement hanté par Bruce Springsteen, mais aussi par Charlie Musselwhite ou Ben Harper, notamment quand Boris souffle dans son harmonica ou joue de la slide guitar.

« Jump », c’est le titre du denier long playing et celui du premier single qui en a été extrait. Gianni passe derrière les claviers et la chanson nous transporte dans un voyage évoquant les grandes plaines du Far West. Une petite pause s’impose. Problème technique. Vite résolu. C’est du ‘live’ !

Le concert reprend par « Home ». Avant un nouvel extrait de « Jump », « Don’t Look Up ». Le concert se termine par « Run », issu de l’elpee, « See You On The Other Side » (2010).

Un concert tout en douceur et en musicalité. Et les émotions livrées par Gianni transcendent ses chansons accordées tout au long d’un (presque) showcase cosy, au cours duquel la foule s’est montrée attentive et même participative.

D’ailleurs, votre serviteur avait eu l’opportunité d’assister à un vrai showcase de Lemon Straw chez le disquaire ‘Initiales CD’, à Silly, quelques jours auparavant, au cours duquel Gianni s’était produit en duo avec Martin.

Setlist : « Broken Window », « Magic World », « Angels Never Die », « Jump », « Like A Soldier », « Mystery Train », « What’s Going On », « Home », « Don’t Look Up », « Walking Away », « Rider », « Game », « Leave Me Alone », « Run ». 

Rappel : « I Won’t Stay Anyway ».

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

ECHT!

Instrumental, expérimental, mais au volume sonore trop élevé…

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ECHT ! est un quatuor établi à Bruxelles, drivé par le claviériste Dorian Dumont et le batteur Martin Méreau. Ils sont soutenus par le bassiste Federico Pecorato et le guitariste, Florian Jeunieaux. La formation trace une voie différente en remplaçant la mécanique par l'humain. Au cœur du processus créatif, fait de chair et d'os, les influences musicales sont celles du Brussels Sound, dont le groupe est le meilleur ambassadeur. Au sein de cet ancien parking transformé en studios de répétition, une multitude de groupes jouent, se croisent et créent un son spécifique, influencé autant par le jazz que par l’électro, le hip-hop et le rock alternatif, qui transparaissent à travers leurs instruments organiques.

Depuis 2017, ECHT ! enflamme les scènes à travers l'Europe (Nuits Sonores, Basses Terres, Festival de Dour, Ancienne Belgique pour la seconde fois). Sa musique instrumentale soulève plus de questions qu'elle n'apporte de réponses, plongeant l'auditeur dans des états hypnotiques, proches de la transe, où rythme et mélodie fusionnent, rendant chaque instrument presque méconnaissable. Après avoir gravé un premier Ep (« Douf ») en 2019, et deux elpees, INWANE » (2021) et « Sink-Along » (2023), le combo a sorti son troisième long playing, « Boilerism », ce 7 mars 2025, dont de larges extraits seront proposés ce soir. Sur ce nouvel opus, il repousse les limites des sonorités marquées par les basses, explorant des tempos plus rapides et s'intéressant à des genres comme l’acid et le drum’n’bass. Alors que les grooves frappent plus fort et que les rythmes deviennent plus mécaniques, ce flair pour l'imprévisible demeure, grâce à des morceaux qui se tordent, tournent et surprennent à chaque instant. Le Ballroom de l’Ancienne Belgique est plein à craquer.

Le supporting act est assuré par la moitié du duo Juicy : Julie Rens, alias Julie Rains.

Après une longue et intense collaboration avec Sasha Vovk au sein du duo bruxellois Juicy, la multi-instrumentiste Julie Rens a décidé d’explorer son univers musical personnel à travers un nouveau projet sous le pseudo Rains. Multi-instrumentiste belge, elle mélange des influences jazz, soul et électroniques. Julie n’est pas uniquement impliquée dans Juicy, elle a également assuré les vocaux au sein d’Oyster Node avec Dorian Dumont, accompagné Akro pour Bruxelles Plurielle, participé aux voix d’Hishinka et remplacé Veronika Harcsa dans Next.Ape pendant le congé maternité de la chanteuse hongroise. Ses parents sont tous deux professeurs de musique, et elle baigne dans la musique depuis l’âge de trois ans.

Pour son nouveau projet, elle a reçu le concours du producteur belge Rowan Van Hoef. Et la rencontre entre la voix soul de Julie et les paysages sonores électroniques de Rowan, crée une fusion unique entre jazz, electronica et ambient, marquant une nouvelle étape passionnante dans sa carrière musicale.

Sur les planches, Julie s’installe au centre devant son synthé, son MPD et son micro. A sa droite, Rowan Van Hoef bidouille les sons derrière ses machines.

Julie avait déjà expérimenté son nouveau répertoire, au Théâtre Marni. (Voir compte-rendu ici) en compagnie d’un collectif conséquent de musiciens. En duo, la musique est inévitablement moins impressionnante, mais elle tient la route. Hormis « You Have Changed », toutes les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire.

Un bon hors d’œuvre avant le plat de résistance.  

Setlist : » Tu Mens », « Sale », « Doucement », « Je Rêve De Toi », « You Have Changed », « Je Ne Veux Pas Manger », « T’as Perdu ».

Place à ECHT ! Le band forme une sorte de carré sur le podium, Dorian aux claviers, Florian à la sixcordes, Federico à la basse et, en retrait, mais sur une estrade imposante, Martin aux drums.

Le light show est impressionnant, il se compose de moult stroboscopes et projecteurs LED, répartis en arrière-plan ; et chaque artiste est ciblé par un violent rayon lumineux descendant du plafond. À gauche des artistes, on note la présence d’une buse d’aération imposante, qui semble provenir d’un paquebot de luxe type Normandie ou Titanic.

Le set s’ouvre par « Boilerbeek », la plage d’entrée du nouvel opus, « Boilerism ».

Groovy, la musique est à la fois instrumentale et expérimentale, s’infiltrant tour à tour dans le jazz –plutôt celui de TUKAN, Jean-Paul Groove ou Lander & Adriaan que de Miles Davis ou Duke Ellington– l’électro et l’avant-gardisme, dans l’esprit d’Aphex Twin ou du DJ/producteur écossais Hudson Mohawke. Un morceau comme Wacky Wave », intègre même drum’n’bass, techno, house, trance et breakbeat.

Mais cette solution sonore, le combo l’élabore, essentiellement, à l’aide d’une instrumentation organique.

Le bassiste et le guitariste se servent de pédales d’effets. Parfois, on a l’impression qu’ils se concentrent sur la même note, tout en laissant le son ambiant les envelopper.

Bien que figurant sur deux elpees différents « MTWK Partie 2 » (Sink-Along, 2023), et « MTWK Partie 3 » (« Boilerism », 2025), en ‘live’, le band en réalise une fusion intelligente.

Constitué essentiellement de trentenaires néerlandophones, l’auditoire semble apprécier.

Si le light show est agressif voire aveuglant, le volume sonore est trop élevé, et au bout de 45 minutes, votre serviteur, ainsi qu’une dizaine de spectateurs, souhaitant préserver leurs tympans, s’éclipsent subrepticement...

Setlist : « Boilerbeek », « Wacky Wave », « MTWK partie 2 & 3 », « Vault-A », « Brian Brains », « Highed », « Dunes », « Ambiant + Choukes », « Youf Ee + Fermata », « Moxy », « Onheel +Sinais », « Razor », « Klaas Rescue », « Fracture + Bisc », Bk + Hole ».

Rappel : « Sofie ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

RY X

Du fragile au dansant, RY X a réussi son coup en douceur…

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Nommé aux Grammy Awards, RY X a décroché un énorme hit, « Berlin », en 2013. Cinq elpees à son actif, dont le dernier, « Blood Moon », est paru en 2023 (c’est également le titre choisi pour sa tournée actuelle). En février dernier, il a gravé « All I Have », un morceau qui annonce la sortie d’un nouvel album studio.

Cet artiste est constamment à la recherche de connexions : connexion avec la nature, avec l'esprit et avec les expériences humaines. Il a joué dans le monde entier et s'est produit dans certains des lieux les plus emblématiques de la planète

Ry X, de son vrai nom Ry Cuming, est né en 1988 à Angourie, en Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie). Musicalement, il est toujours resté fidèle à sa formule sonore, en mêlant folk intimiste et musique électronique ; et cette constance a porté ses fruits, car il a facilement trouvé une connexion avec les jeunes et les moins jeunes. Ce n’est pas un hasard si le lien avec son public est d’une grande importance. Il est programmé pour deux soirées à l’AB. Votre serviteur assiste à la première. Cosmopolite, l’auditoire comporte un fort contingent de jeunes spectateurs. Et la salle, vous vous en doutez, est pleine à craquer.

Le supporting act est assuré par un duo espagnol, réunissant deux personnalités improbables aux univers différents, Alex Serra et Totidub. Mais c'est leur amour pour les sons naturels qui les a rapprochés. Ils sont issus de la région de Barcelone.

Aux vocaux, Alex Serra (page ‘Artistes’ ici) chante d’une voix douce, envoûtante et aérienne, dans la langue de Shakespeare ou de Cervantes. Barbu et chevelu, il ressemble à Jésus-Christ. Casquette en pied-de-poule vissée sur le crâne, Totidub (page ‘Artistes ) est assis derrière un pupitre rempli de machines et de consoles, dont il se sert pour bidouiller des tas de sonorités et notamment électro/dub et techno.

Le voyage est immédiat vers les immenses sphères d’un pays imaginaire. La cohésion entre les deux artistes fonctionne à merveille et provoque des explosions d'enthousiasme dans la foule. Il y a de l'âme, de la passion et de la fraîcheur dans leur performance, et c'est précisément grâce à cette alchimie que le tandem constitue un excellent choix pour servir d’entertainer. En outre, réussir à faire taire complètement un auditoire lors d'une première partie, c’est plutôt rare…

Une énorme toile blanche est tendue derrière les musicos, soit deux claviéristes dont l’un double à la basse et l’autre au violon, mais sur une estrade et un drummer installé sur une autre petite plate-forme, le tout formant une sorte de triangle au milieu duquel évolue Ry X.

Derrière son micro et le stetson rivé sur le crâne, cet autre barbu est entouré de claviers. Ce qui ne l’empêche pas de se consacrer également à la guitare, alternant entre une semi-acoustique et une dobro électrique. C’est lui le cœur du spectacle. D’ailleurs les projecteurs du plafond se focalisent en permanence sur lui. Cependant, ceux installé sur le podium, au pied de la tenture, balaient les artistes et le public. L’ambiance est pourtant particulièrement sombre, rendant alors le concert, intimiste et cosy.

Le set débute s’ouvre par « Sweat » qui plonge la salle dans un silence religieux, tandis qu’attentive, la foule accueille Ry X. On n’entend pas une mouche voler ! Armé de sa semi-acoustique et à l’aide de sa voix délicate et apaisante, il subjugue. Et la conjugaison des quatre synthés, des percussions, des cordes de violon, de la basse ainsi que de la guitare accentue cette impression. Mais quand les beats électro se déclenchent, on se croirait dans un dancing.

« Salt » se distingue par son jeu d’ombres et de lumières. Son backing group est subtilement mis en valeur grâce à un éclairage sophistiqué.

A ce moment, la musique de Ry X s’apprécie les yeux fermés. Mais attention, il faut les garder bien ouverts, car l'Australien revient rapidement à un concept visuel clair.

« Tell Me » a quelque chose de magique, alors que la diffusion d’images sur le drap blanc, tout au long de « All I Have », est captivante. La foule reprend les refrains de « You ».

L'interaction entre les artistes sur les planches est chaleureuse, tout comme celle avec l’auditoire.

Quand la guitare se fait discrète, Ry Cuming opte pour une approche plus électronique. « Bound » amorce ce changement de cap. Plutôt discret au début, il s’emballe lorsque les beats puissants émergent, rendant le public hystérique, prêt à investir le dancefloor.

L’Australien démontre toute sa maîtrise aux commandes de sa musique sur l’euphorique « The Water ». Détendue, la foule se laisse porter sur les eaux de sa ville natale, le paradis des surfeurs d’Angourie.

Du fragile au dansant, RY X a réussi son coup en douceur. Entre ces morceaux dansants, il y a également de l’émotion. Ce n’est pas un hasard si « Berlin » nous ramène sur terre un instant. Le violoniste communique à l’ensemble du morceau une touche mélancolique supplémentaire qui bouleverse les aficionados aux âmes sensibles...

Pendant le titre final, les tribunes se lèvent pour crier « Howling », en lançant les bras dans tous les sens et en reprenant chaque parole.

Lors de la première chanson du rappel, RY X nous réserve une surprise. Pour la première fois, il interprète « Love Like This », une composition vieille de onze ans, en compagnie de son ami Alex Serra. Une première à laquelle Bruxelles a répondu avec enthousiasme. Le set s’est terminé en douceur et intimisme par le magnifique « Only ». Une bien belle soirée !

Setlist : « Sweat », « Salt », « Tell Me », « All I Have », « You », « Bound », « Oceans », « Berlin » (Solo), « Shortline », « The Water », « Lençóis (Love Me) », « Howling ».

Rappel : « Love Like This « (avec Alex Serra), « Only ».

(Organisation : Live Nation)

Silverstein

Un quart de siècle au compteur…

Écrit par

Pour Silverstein, un quintet de post-hardcore canadien, tout a débuté en 2000, dans une salle de répétition poussiéreuse de Burlington, en Ontario. À l'époque, personne n’imaginait que, 25 ans plus tard, il serait toujours en tournée dans le monde entier, et compterait à son actif des albums classiques tels que « Discovering The Waterfront », « A Shipwreck In The Sand », « This Is How the Wind Shifts » et « When Broken Is Easily Fixed ». Le band est venu présenter son douzième et dernier opus studio, « Antibloom », paru ce 21 février. Et il annonce un second volume, « Pink Moon », prévu plus tard dans l’année.

La tournée est baptisée ‘25 Years Of Noise’. Dans ses bagages, il a emmené trois groupes :  Thursday, The Callous Daoboys et Bloom. Ce qui est intéressant chez chacune de ces formations programmées ce soir, c’est la présence d’au moins deux guitaristes et parfois trois, au sein des line up.

Bloom entame les hostilités à 18h30. Australien, cet autre quintet réunit le chanteur/guitariste Jarod McLaren, le second sixcordiste Oliver Butler, le bassiste Andrew Martin et enfin du batteur Jack Van Vliet. Cette formation déborde d’une rare énergie. Elle pratique un metalcore qu’elle mêle à un hardcore assez mélodique. Pour son premier concert en Belgique, elle souhaite faire grosse impression en nous proposant de larges extraits de son nouvel long playing, « Maybe In Another Life ».

Le set s’ouvre par « The Service », un extrait de l’elpee live, « The Passion », paru en 2021. La dynamique vocale constitue un énorme point fort tout au long de « Bound to Your Whispers », notamment au niveau des voix claires. Bien ancrées dans les morceaux, elles restent adaptées aux paroles. Les voix hurlées, en particulier, sont également parfaitement maîtrisées. Bloom a durci son style, prenant une direction plus metalcore qu'auparavant et délaissant davantage les aspects hardcore mélodique de ses débuts. Mais qui dit metalcore dit aussi refrains insupportables en voix claires... Bah, pas grave, une belle découverte quand même (page ‘Artistes ici) !

Setlist : « The Service », « Bound To Your Whispers », « Cold », « You & I », « The Works Of You », « Maybe In Another Life », « Siren Song ».

The Callous Daoboys est un combo américain originaire d’Atlanta, en Géorgie, qui mélange mathcore et emo. Son patronyme est une contrefaçon de celui de l'équipe de football des Dallas Cowboys. Une des sixcordes est remplacée par un violon joué par Amber ‘The Mind’ Christman. Elle se sert d’un instrument contemporain et électrique. Le reste de la formation implique la bassiste, Jackie ‘Clancy’ Buckalew, le guitariste, Daniel ‘Dip’ Hodsdon et le batteur du Matthew ‘Marty’ Hague. Le groupe puise ses influences chez The Dillinger Escape Plan, Botch, Korn, Slipknot et Linkin Park : que du bon ! Il est venu défendre son dernier opus, « Two-Headed Trout, The Demon of Unreality Limping Like a Dog », paru il y a peu.

Le concert commence par le single et titre maître du nouvel LP, « The Demon of Unreality Limping Like a Dog ».  

Alimenté par une agressivité impressionnante, le démoniaque The Callous Daoboys dispense une solution sonore à indice d'octane élevé et rapide, à la fois émotionnel et multiforme. Ne s'appuyant pas sur une approche ou un style unique et linéaire, il s’inspire des créateurs de tendances et des OG du mathcore, apportant sa propre variation de riffs et de signatures rythmiques à évolution rapide, mêlant grognements, synthés et instruments, et offrant une expérience live unique que l'on ne trouve que chez ce combo.

Cependant, c’est Amber qui focalise l’attention. Non seulement elle assure le show tout comme Jackie, en short de cuir et bas nylon noirs, mais c’est elle qui communique une touche singulière à la musique, au cœur de la discorde, lorsque c’est nécessaire (page ‘Artistes' ).

Setlist : « The Demon Of Unreality Limping Like a Dog », « TwoHeaded Trout », « Pushing the Pink Envelope », « Star Baby », « Violent Astrology », « Waco Jesus », « A Brief Article Regarding Time Loops ».

C'est toujours un plaisir de revoir Thursday. Une autre raison pour laquelle cette soirée est si spéciale : musicien de tournée, Wade McNeil d'Alexisonfire remplace Norm Brannon à la guitare. Ce band étasunien (New Jersey) est un véritable vétéran du post-hardcore ; et c’est la toute première fois qu’il tourne en compagnie de Silverstein.

Dès les premières notes de « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », le groupe s’approprie l’espace scénique. Dynamisées par la section rythmique, les lignes de guitare sonnent comme un assaut tranchant. La voix de Ricky est brisante d’émotion. Mélodique, la solution sonore s’élève à un très haut niveau. La foule est enthousiaste et les pogos éclatent. Faut dire que la setlist est constituée d’une majorité d’anciens titres. Pendant « Cross Out the Eyes », la température dans la salle grimpe encore de quelques degrés. Manifestant sa nervosité caractéristique et sa passion inébranlable, Ricky comble les silences entre les chansons, en profitant pour émettre une critique sociale acerbe et bien ciblée de l’état du monde. Ce qui a mis une couche supplémentaire à la performance, tout en rappelant que le post-hardcore a toujours été un pont entre la colère et l’idéalisme (page ‘Artistes’ ici).

Setlist : « The Other Side Of The Crash/Over And Out (Of Control) », « Cross Out The Eyes », « Signals Over The Air », « Jet Black New Year », « This Song Brought To You By A Falling Bomb », « Fast To The End », « White Bikes », « Paris In Flames », « Understanding In A Car Crash », « War All The Time ».

Alors que les musiciens de Silverstein sont sur le point de grimper sur le podium et que l’excitation est palpable dans la foule, une courte vidéo racontant l'histoire de Silverstein et détaillant le quart de siècle de carrière de la formation est projetée. Emouvante, elle tient l’auditoire en haleine tout en appréhendant le spectacle sous un angle différent.

Le combo va nous réserver un titre de chacun de ses 12 albums. Un défi qu’il va relever mais en les interprétant dans l’ordre chronologique inverse, après avoir entamé et clôturé le concert par des extraits du dernier, « Antibloom », paru le 21 février, et notamment « Skin & Bones » et « Confession », des morceaux taillés pour le live.

Toute la soirée, les trois guitares tourmentent délicatement les tympans sans les agresser. Tout en technique, elles libèrent de longs riffs hyper mélodieux. Ce qui n’empêche pas les aficionados de mettre le souk dans la fosse.

Le post-hardcore est bien exploré. Efficace, la section rythmique peut compter sur la frappe à la fois sauvage et métronomique du drummer.

En rappel, après avoir accordé une version acoustique de « My Heroine », Silverstein nous a réservé deux plages issues de son nouveau long playing, « Bleeds No More » et « Smashed Into Pieces ».

Une belle soirée qui s’est figée dans la nostalgie pour ce groupe canadien.

Setlist : « Skin & Bones », « Confession », « The Altar », « Infinite », « Bad Habits », « The Afterglow », « Aquamarine », « A Midwestern State Of Emergency », « Massachusetts », « Toronto (Abridged) », « One Last Dance », « Sacrifice », « Vices », « The End », « My Disaster », « Your Sword Versus My Dagger », « Call It Karma », « Smile in Your Sleep ».

Rappel : « My Heroine » (Acoustique), « Smashed Into Pieces », « Bleeds No More »

(Organisation : Ancienne Belgique)

Biohazard + Life of Agony + LYLVC

Hardcore never dies…

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La salle de La Madeleine, située en plein centre de Bruxelles, entre la grand-place et la gare centrale, est plutôt habituée à programmer des concerts de chanson française ou destinés au jeune public. Ce samedi soir, elle est fréquentée par des fans de metal, en majorité des quadras et quinquas, et est pleine à craquer. La double affiche (sold-out) de Life of Agony et Biohazard attire la toute grande foule. Si le premier cité tourne de manière quasi-ininterrompue, le second s’était fait plus rare, en live, au cours de ces dix dernières années. Compte-rendu en détails.

Le moins qu’on puisse écrire c’est que Life of Agony a lutté contre vents et marées pour rester à flots. D’agonie il n’a finalement jamais été question, l’amitié liant le bassiste Alan Robert aux cousins Joey Z. et Mina/Keith Caputo semble avoir triomphé des tumultes de leur vie. Et du turn-over des batteurs aussi (NDR : il n’y pas assez des doigts d’une main pour compter ceux qui se sont succédé). Le cas le plus notable reste, cependant, celui du chanteur Keith. Il a changé de genre pour s’appeler Mina. Et visiblement, ce soir, il a réussi son retour vers le genre masculin… Son enfance a vu ses parents, accros à la drogue, disparaître très tôt dans son existence. Aussi, s’il a été élevé par son grand-père, il a également été victime d’abus. Heureusement son voisin et cousin, Joey Zampella, lui a communiqué la passion de la musique et l’a indirectement décidé à fonder son groupe actuel.

Les haut-parleurs diffusent le « Jump around » de House of Pain en intro. Bonne idée ! Puis, fort d’une longue intro à la batterie et à la guitare « River runs red » entame les hostilités. Keith est vêtu d’un sweat surmonté d’une capuche orange à l’effigie de Biohazard et déménage d’un côté à l’autre du podium. Cheveux courts (en brosse), sa poitrine (siliconée) disparue, et la voix à nouveau rauque, sa (re-)transformation s’est bien opérée. Caractérisé par son crescendo, « This time » incite la foule à bondir dans son dernier quart temps. « Weeds » et « I regret » s’enchaînent à merveille. La reprise du « We Gotta Know » de Cro-Mags est plutôt réussie, même si le physique et la voix de Keith voguent à mille lieux du charismatique de Harley Flanagan. Et la boucle est bouclée lors du final, « Underground » (NDR : un titre issu du premier elpee, « River Runs Reds », paru en 1993 ; opus qui avait fait l’effet d’une météorite dans le ciel déjà bien chargé de métal).

A l’issue de ce morceau et surtout de sa prestation, il est difficile de coller une étiquette à Life of Agony. La plus fréquente qui lui est attribuée est cependant évocatrice : ‘alternative metal’ (lien page ‘Artistes’ ici et photos Romain Ballez ).

On vous le signalait dans le chapeau, le parcours de Biohazard a connu quelques interruptions, notamment depuis 2015 (NDR : son dernier concert, cette année-là, avait été accordé dans le cadre de l’Ieperfeest). La tournée prévue en 2016 avait été annulée à la suite d’une nouvelle démission au sein du line up ; en l’occurrence celle de Scott Roberts. Il a donc fallu attendre 2023, pour qu’il refasse surface. Et en particulier, dans le cadre des festivals Lokerse feesten (NDR : la journée consacrée au metal) et l’Alcatraz, en Belgique. En 2024 il se produisait au Graspop meeting ; et c’est donc une belle opportunité de le revoir, dans une petite salle, ce soir.

A 21h30 précises, les lumières se tamisent d’un bleu profond. Après un court prélude d’une chanson de Blondie, l’auditoire s’agite. Pas de doute « Urban discipline » (NDR : le titre éponyme de ce long playing ; sans doute la meilleure compo du band, à ce jour) va entamer le set. Cette sirène et le drumming musclé le confirment.

Enfin, la ligne de basse et les chœurs du charismatique Evan Seinfeld, la voix de Billy Grazadei, ses riffs de sixcordes, ainsi que ceux, enflammés, qui virent souvent aux exercices en solo, au beau milieu des morceaux, de Bobby Hambel : la musique de Biohazard semble ne pas avoir pris une ride en plus de 38 ans d’existence. « Shades of grey », « Tales From the Hard Side » et en fin de parcours l’inévitable « Punishment » ainsi que l’épilogue, « Hold mye own », constituent autant d’occasions pour déclencher des circule pits, wall of death, crowdsurfings et autres pogos endiablés tout au long de la soirée. Et avant de quitter définitivement les planches, la formation prend encore le temps de saluer les premiers rangs ou d’accepter de poser pour quelques selfies. Après le show, certains musicos sont même venus papoter avec des fans, à l’extérieur de la salle… (photos Romain Ballez ici et page 'Artistes' )

Pour être exhaustif, sachez que LYLVC (NDR : prononcez Lylac) complétait l’affiche. Programmé à 19 heures, il n’a été possible, pour votre serviteur, que de voir et écouter la fin de sa prestation limitée à 30 minutes. 

Quoique demeuré poli, le public ne semblait guère s’enthousiasmer. Une explication ? Les voix des deux vocalistes paraissent antagonistes. Métissé, le chanteur balance une sorte de rap hardcore, alors que la voix de sa comparse, plutôt charmante, est capable de grimper dans les aigus, suivant la plus pure tradition des chanteuses de metal mélodique. Enfin, il faut reconnaître que l’expression sonore du sextuor naviguait à des années-lumière des deux têtes d’affiche…

Néanmoins sympathiques, aussi bien sur les planches que dans la salle, les deux vocalistes se sont baladés dans la foule ou se sont postés à proximité du stand de marchandising pour discuter avec les aficionados, tout au long de la soirée… (lien page ‘Artistes’ et photos Romain Ballez ici).

(Organisation : Live Nation + Biebob)

DITZ

DITZ trans-cende !

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Ce dimanche soir a beau être frisquet, la grande foule s’est donné rendez-vous à la Rotonde du Botanique, pour le très attendu concert de DITZ. La preuve, il affiche complet depuis belle lurette. Et ses derniers passages dans notre plat pays ont déjà fait forte impression. Un an plus tôt, il se produisait en supporting act d’Idles à la Lotto Arena, mais il avait également participé aux festivals Micro de Liège et Sonic City de Courtrai.

Brighton regorge de talents musicaux. Auprès des anciens Kooks, Royal Blood et autre Fujiya & Miyagi, une nouvelle scène émerge depuis quelques années. On y recense, notamment Squid, mais aussi DITZ.

Ce soir c’est avec un peu d’avance sur l’horaire, et sur une intro des Canadiens de Big Brave, « I felt a funeral », que le quintet débarque sur les planches. Et directement le chanteur Callum Francis (dit Cal) focalise l’attention. D’abord, à cause de son look. Son accoutrement (il a enfilé une robe de couleur bleue) et sa coupe de cheveux de travesti contrastent avec sa voix rauque et son physique masculin. Mais aussi de son attitude. On dirait qu’il est possédé. Il (NDR : faut-il écrire iel ?) s’avance en front de podium, ne regardant pas le public, mais examinant les hauteurs et contours de la salle (NDR : on comprendra vite pourquoi).

Dès le titre d’ouverture, « V70 », il invite la foule de se séparer en deux, préparant un Wall of death. Enfin, un muret, vu l’exiguïté de la Rotonde. Une trentaine de fans exécutent une charge médiévale, amorçant des pogos qui seront quasi-permanents. « Taxi man » et « Four » sont soutenus par les solides interventions du batteur, rapidement torse nu. Il faut dire que la température ambiante a rapidement augmenté de quelques degrés, conférant même des allures de sauna à l’hémicycle. Et il n’y a pas que la température qui grimpe, puisque pendant un autre titre phare, « Hehe », le leader traverse rapidement la foule, alors que les spectateurs l’aident à dérouler le fil de son micro. Il escalade ensuite l’arrière de la salle et atteint les palissades plusieurs mètres au-dessus de nos têtes. Le chaos est donc autant musical (les guitares se lancent dans riffs noisy tonitruants) que visuel. Le tout pendant que Cal chante d’une voix rauque sur une musique aux relents post-punk. Évocateurs et propices au déchaînement, les titres parlent d’eux-mêmes : « I am Kate Moss » ou encore « Smell like something died here » (NDR : dont le refrain est repris par une fan à droite de l’estrade, qui semble avoir accompli le voyage depuis Brighton). « Summer of the shark », « Seeking arrangement » et l’explosif « No thanks, I’m full », évoquant le final de Gilla Band, viennent clôturer un set tout en intensité et surprises.

La bande son d’outro « I’m glad » de Captain Beefheart tombe d’ailleurs à pic pour calmer les esprits, et faire retomber la température en douceur, alors que la foule s’empresse de rejoindre le bar ou se rafraîchir sur la terrasse extérieure.

Pour celles et ceux qui ont manqué le show, DITZ revient à deux pas de la frontière belge, à l’Aéronef de Lille ce vendredi 8 mars. Malheureusement, à l’instar de nombreuses autres dates de la tournée, ce concert est également sold out.

Photos Dieter Boone ici

(Organisation : Botanique)

David Kushner

Une voix en or…

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David Alan Kushner est un auteur-compositeur-interprète américain de 23 ans. Élevé dans la banlieue de Chicago, dans l'Illinois, il a déménagé à Los Angeles, en Californie, et a commencé à publier de la musique. Ce jeune prodige s’est principalement fait connaître via Tik Tok en y postant ses chansons dont les plus célèbres, « Miserable Man » et « Mr. Forgettable », des plages issues de son premier Ep, « Footprints I Found » (2022), ont déjà dépassé le milliard de streams, en à peine un an. Son single « Daylight », paru en 2023, a également connu un succès fulgurant, devenant disque de platine quelques mois seulement après sa sortie. Ce 25 février, il a gravé un nouvel Ep 7 titres, « 20 Years From Now » et « In My Bones », un single, pour lequel il a reçu la collaboration du Belge, Lost Frequencies. David est en tournée pour défendre son dernier opus, « The Dichotomy », paru en août de l’an dernier. Il devait déjà se produire, la veille, au même endroit. Malade, il a dû déclarer forfait. Heureusement, aujourd’hui, le spectacle a été maintenu. Et le concert est, bien entendu, sold out.

Le supporting act est assuré par Jenna Raine. Née le 17 février 2004 à Westlake, au Texas, elle est actrice et s’est initialement illustrée comme membre du groupe pop exclusivement féminin L2M. Elle y a milité pendant quatre ans, avant de se lancer en solo. Elle a publié son premier single, « Us » en 2018, suivi de deux Eps baptisés « Nen » et « Be Like You », en 2019. Elle est surtout connue pour sa chanson « See you later (ten years) ».

Très jolie, elle est accompagnée d’un claviériste/guitariste/bassiste. Elle ouvre son set par « Cruise Control » et embraie par « Crickets ». Son dernier single, « 21 », est un morceau très familier que ses nombreux fans présents dans la foule semblent définitivement adorer. Après la troisième chanson, Raine remercie Kushner de l'avoir invitée à cette tournée et dédié la suivante à leur amitié. Raine siège derrière son clavier pour interpréter « Nights Like These ». A l’issue du tube accrocheur « It Is What It Is », elle invite la foule à participer à un petit concours de chant, divisant le public en deux parties pour déterminer si le côté gauche ou droit pouvait chanter ces paroles plus fort. Un petit moment court mais agréable avant d’attaquer, à la guitare, l’inédit, « Donnie's World », alors que l’auditoire éclaire toute la pièce avec les lampes de poche de leurs smartphones. Cette compo raconte la rencontre d'un sans-abri dans les rues de Londres, qui l’a marquée.

Très interactive, elle plaisante et rit fréquemment, interrompant et recommençant souvent sa chanson. Une prestation accordée à la manière d’une certaine Anne Marie (page ‘Artistes ici).

Setlist : « Cruise Control », « Crickets », « 21 », « Nights Like These », « It Is What It Is », « Donnie's World », « see you later (ten years) », « Roses ».

Le décor est sobre, sans artifices, hormis des lumières puissantes (stroboscopes, gros spots Leds et bas de l’estrade illuminé par une rampe -également constituée de lampes de même type- qui s’étend sur toute la longueur de celle-ci), six grands paravents presque transparents installés sur le pourtour et un à l’arrière d’une estrade où vont s’installer un claviériste, un guitariste/bassiste un drummer.

Enthousiaste, les spectateurs sautillent, balancent les bras en l’air de droite à gauche, en empoignant leur téléphone, la lampe allumée vers un Kushner impérial qui déboule sur le podium.

Le light show inonde la scène et la foule dans toutes les directions. Soutenu par des claviers et des beats dévastateurs et enivrants, le puissant « Darkerside » ouvre le set.

Sur les planches, David Kushner possède une présence scénique imposante. Il envoûte et capture l’attention de chacun. Il se dégage une certaine douceur de sa voix caverneuse qui flotte au-dessus de la musique, enveloppant la salle même lorsque les fans tentent de la couvrir de leurs acclamations. Il exécute ses chansons en te tenant la tête avec les mains tel un prédicateur dans une chorale.

Onze titres de la setlist seront extraits de son dernier long playing.

Mais il régale ses fans en n’oubliant pas « Mr. Forgettable », « Love Worth Saving », « Cigarettes », « Miserable Man » et « Burn », issus de ses précédents elpees.  Avant d’aborder « Burn », Kushner signale que la chanson parle d’une relation toxique qui a mal tourné et la dédie à tous ceux qui ont vécu une telle mésaventure. Cette compo met vraiment en valeur la profondeur de sa voix. Elle commence doucement et se transforme lentement en un refrain au rythme plus soutenu. Les paroles répétitives accentuent l'émotion du morceau.

Quant à « Cigarettes », malgré ses nombreux changements de rythme, ses refrains profonds dégagent une atmosphère apaisante, cool.

De temps en temps, il empoigne une gratte semi-acoustique ou électrique pour accompagner sa voix… en or.

Dommage qu’il n’ait abordé aucune plage de son dernier Ep, « 20 Years From Now ».

« Miserable Man » clôt une superbe prestation d’à peine 60 minutes. Un moment magnifique. La mer de voix se rassemble presque comme une seule entité, interprétant ‘All We Wanted Was A Place To Feel Like Home ‘, les paroles correspondant parfaitement à la mélodie.

Bien sûr il y a le rappel. Le public attend le hit intemporel « Daylight », qui a consolidé le succès de David. Déchaîné, l’’auditoire scande une dernière fois le refrain, de plus en plus fort, jusqu'à ce que Kushner réapparaisse. Dès qu'il commence à chanter, l'énergie devient électrique. Tout le public reprend le refrain avec lui, mot pour mot…

Setlist : « Darkerside », « Humankind », « Poison », « Sweet Oblivion », « Mr. Forgettable », « Dead Man », « No High », « Burn », « Heaven Sees », « Love Worth Saving », « Cigarettes », « Skin And Bones », « Buried At Sea », « You And Me », « Miserable Man ».

Rappel : « Daylight ».

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

Colt

Prêts à conquérir le monde…

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Après avoir milité au sein du duo Coline & Toitoine, Coline Debry et Antoine Jorissen ont décidé de changer de patronyme et d’opter pour celui de Colt, en 2018. Depuis, l’ascension du tandem belge est constante. A tel point que son concert programmé à l’Ancienne Belgique, ce jeudi 20 février, est complet. Son premier elpee, « Mille Vies », sur lequel figure le tube « Insomnies », a cartonné.

Antoine joue du piano depuis l’âge de 5 ans. Il a étudié la composition de musiques de films au Conservatoire de Mons. Coline –qui est la sœur du rappeur DIEGO, avec qui le groupe a écrit « Break Up With Your Cellphone »– a pratiqué du chant lyrique et a participé à de nombreuses comédies musicales, dès sa tendre enfance.

En basculant de l’anglais au français, le mélange rafraîchissant d’électro pop et de rock urbain de la formation est parvenu à séduire le public, notamment francophone.

Votre serviteur avait découvert le duo au Manège de Mons, en 2019, dans le cadre de l’’Envol Des Cités. Et il pressentait ce futur succès.

Le supporting act est assuré également par un autre duo électro/pop, Ambrose Dust. Il réunit le chanteur/guitariste Adrien et le claviériste Théophile. Entre douceur aérienne et puissance brute, sa solution sonore ‘dark’ invite à l’introspection. L’identité visuelle du band est accentuée par le côté sombre de sa musique caractérisée par un jeu de contrastes audacieux. La voix est étonnante. Cristalline et androgyne, elle amène une dimension intéressante à l’ensemble. En outre, les compos sont dansantes. Ce qui sert d’entertainer idéal pour la tête d’affiche page ‘Artistes’ ici).

Multigénérationnelle, la foule trépigne d’impatience en attendant Colt. Elle crie, sautille ou jette les bras en l’air. La scène est dépouillée : un piano droit placé à l’extrême- gauche et au centre, un synthé, le MPD et le bidouilleur de sons. Une tenture sépare le podium en deux, dans le sens de la largeur.

Antoine s’installe derrière ses machines (MPD, programmateurs, etc.), les tapote en douceur et entame « Milles Vies » au chant. Des lumières bleues inondent le podium, et Coline vient le rejoindre pour l’accompagner aux vocaux. Puis les beats électro dispensés par les percus et les synthés s’emballent. Coline bondit un peu partout sur les planches et occupe pleinement l’avant-scène. Fortement applaudie, elle salue chaleureusement l’assemblée. Avant de passer à « Première », elle clame : ‘Bonjour Bruxelles, vous assistez au dernier concert de la tournée ’Mille Vies’ et au début de la suivante’. Antoine se plante devant le piano droit et Coline raconte ses premières fois et son parcours depuis son adolescence, ses premiers concerts, les premiers 10 ans. A l’issue du morceau, elle confesse son émotion de se produire dans une Ancienne Belgique sold out. Elle ajoute même : ‘On est entre nous’. Elle signale qu’une personne, dont le duo a déjà pas mal parlé sur les réseaux sociaux, n’est pas foutue d’être présente. Elle s’épanche alors sur l’intimisme de ses chansons. Pendant les refrains de « Reboot », l’auditoire chante à pleins poumons. Elle annonce que le concert va vraiment commencer. Puis, le rideau tiré à l’arrière tombe et laisse apparaître une estrade que se partagent le drummer Gaspard et deux claviéristes, Mazarine et Charline, cette dernière se chargeant également de la basse.

« Esquive » relate une histoire d’amour et « La Salle Aux Lumières », paru en 2022, un coming-out, très personnel, qui a déclenché, chez Coline, l’envie d’écrire et de chanter l’opus « Insomnies », dans la langue de Molière.

Elle explique la raison pour laquelle il y a une bougie allumée au-dessus du piano. C’est pour rendre hommage aux personnes discriminées dans le monde. Les premiers rangs brandissent des ballons de baudruche lumineux. Et l’effet est accentué par les smartphones qui s’allument dans la pénombre.

Elle empoigne une sixcordes électrique pour attaquer « Démarre », mais la gratte n’est pas branchée. Elle doit recommencer la chanson. Sur le ton de l’humour, elle déclare : ‘Ma guitare n’était pas allumée. Pas à L’AB, non c’est scandaleux. Faudra le signaler à ceux qui s’occupent des balances !’ Ce qui déclenche l‘hilarité dans l’auditoire. Ce morceau traite paradoxalement de la mort. Puis les claviers entrent en conflit, se déchirent. Coline adopte une voix falsetto. « Chaos » est un hit qui a bien évolué. Il lui permet d’inviter le public à s’accroupir. Et à son signal, il saute et jumpe de partout. Dingue !

Après le légèrement plus rock « Invisible », le set replonge dans l’électro, mais dynamisée par la ligne de basse de Charline. Coline demande à la foule de serrer les rangs afin de lui permettre, ainsi qu’à Antoine, de se lancer dans un crowdsurfing. Puis ils accomplissent un aller-retour jusqu’aux ¾ de la fosse.

« ODIO » est interprété en chant lyrique et dans la langue de Verdi. Antoine est posté derrière le piano, alors qu’un faisceau lumineux de couleur bleue se focalise sur lui. Pendant ce temps, un brass band s’installe derrière le duo, sur l’estrade : deux cors de chasse, une trompette, un trombone à coulisse et un bugle. Nouveau titre, « Saveur Cœur Abimé » évoque la relation avec la mère et la famille de Coline. Elle salue d’ailleurs sa maman présente dans la fosse. Le brass band poursuit son intervention.

Pendant la petite chanson d’amour, « Oublie Pas Ok ? », elle sollicite la foule, pour allumer les petites lumières. Une compo qui prend aux tripes. Youssef Swatt’s est invité sur les planches pour partager un duo avec Coline, tout au long du rap doux, indolent et poétique « Etoile filante »..

Elle présente « Demi-Mot », une compo destinée à faire revivre l’amour. Et « Fleuve » achève le concert proprement dit. Coline remercie le public. Pour elle, un rêve de gosse s’est réalisé : faire l’AB. Petite, elle y a découvert ses premiers artistes.

Un des meilleurs concerts auxquels votre serviteur a assisté cette année. Et quelle superbe ambiance ! Les novices découverts dans la cité du ‘doudou’ sont prêts à conquérir le monde. De futures stars !

Setlist : » Mille vies », « Première », « Reboot », « Esquive », « La Salle Aux Lumières », « Démarre », « Chaos », « Invincible », « ODIO », « Saveur Coeur Abimé », « Oublie Pas Ok ? », « Etoile Filante » (avec Youssef Swatt’s), « Demi-Mot », « Fleuve ».

Rappel : « Reboot, Insomnies » (Acoustique), « Insomnies ».

(Organisation : Backinthedayz + Ancienne Belgique)

Pour les photos, c’est

 

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