La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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jeudi, 27 juin 2013 12:02

Karl

LCDK réunit Geoffrey Grangé (basse, voix), Quentin Lavy (batterie) et Marie-Claude Condamin (violoncelle). Un line up original responsable d’une musique qui ne l’est pas moins ! La musique est déstructurée. Le chant oscille entre déclamations et cris. Parfois on pense au Singe Blanc. A charge de la basse d’assurer le balisage de l’ensemble. Et au cœur de ce joyeux bordel, le violoncelle est heureusement chargé d’adoucir l’expression sonore.

Mais afin d’entretenir notre culture générale, il me semble judicieux de vous expliquer l’origine du patronyme LCDK. Ces quatre initiales constituent l’acronyme de Les Comptes De Korsakoff. Le syndrome de Korsakoff est une affection neurologique consécutive à l’abus d’alcool et à la malnutrition sévère. Et tout au long de cet opus, le combo met en scène l’histoire chaotique de « Karl », atteint de ce trouble…

Entre climats de déprime, de colère, de folie et d’introspection, le trio nous tient en haleine du début à la fin de l’opus. Et même si vous ne parvenez pas à accrocher à cette musique, elle ne peut vous laisser de marbre. Ne fût-ce qu’à travers son fil conducteur…  

 

jeudi, 27 juin 2013 11:39

Ultramarine

Young Galaxy est une formation atypique issue de Vancouver. Un groupe qui aime brouiller les pistes. Pourtant, à premier abord, on remarque surtout l’omniprésence des claviers ainsi que les voix qui se conjuguent en parfaite harmonie entre la claviériste Catherine McCandless et le guitariste Stephen Ramsay. Mais au fil des écoutes, on se rend compte que la formation explore une multitude de climats sonores. Enfin, sur cet « Ultramarine ». Pas tout à fait dans l’esprit du revivalisme des 80’s ni du mouvement ‘dream-pop’. Plutôt en jonglant entre les deux styles. Caractérisé par ses rythmiques bien marquées « Fever » et « Privileged Poor » lorgnent parfois vers Yacht. Parcouru par une guitare funkysante, « Out the Gate Backwards » donne envie de se trémousser. Quant à « Pretty Boy », il se révèle particulièrement atmosphérique, pour ne pas dire planant. Bref, cet elpee est éclectique dans le bon sens du terme. Qu’il vente, pleuve ou fasse grand soleil, on l’apprécie. Un lendemain de fête ou pour vous mettre de bonne humeur voire vous abandonner dans les bras de Morphée, il se prête à toutes les situations. Bref, ce quatrième essai de Young Galaxy a vraiment tout pour plaire…

 

mercredi, 19 juin 2013 14:39

Vienna (Ep)

Comment est-il encore possible de pondre un disque pareil en 2013 ? Comment ce groupe issu du Nord du pays est-il parvenu à dégoter un label ? Dans le monde de la musique, il existe des situations qui font fi de tout logique et qu’on ne parviendra sans doute jamais à expliquer. OK, aucun art n’est rationnel, mais il y a des limites !

Depuis 2010, la formation enchaîne les succès. Après avoir décroché plusieurs prix, elle a eu l’occasion d’enregistrer sous la houlette de John Mitchell et Ben Humphrey (Enter Shikari, Bullet For My Valentine. Elle a tourné en compagnie d’autres groupes et s’est produite à l’étranger. Son cv n’est donc pas vide. Et en lisant leur biographie, on pourrait même être impressionné. L’artwork est particulièrement réussi et donne envie de dresser l’oreille à l’écoute du contenu. Il aurait mieux valu que je m’abstienne, car la déception n’en est que plus grande !!! Vienna me fait penser à une hybridation entre Evanescence et Avril Lavigne. Pas pour rien que le combo a ouvert les concerts de la Canadienne, à Forest National. La voix de la chanteuse est lancinante et surfaite. Les guitares sont perfusées à la testostérone. Cet Ep ne recèle que six morceaux mais dès le premier, l’asphyxie nous guette. Et le reste est du même tonneau. Le groupe veut tirer au canon, mais ce n’est que de la poudre aux yeux.

Bref, ce disque va finir tout au fond de mon armoire. Peut-être pourra-t-il me servir de sous-verre. Quoi qu’il en soit, il ne retournera plus dans mon lecteur.

 

mercredi, 19 juin 2013 14:34

Bass Drum of Death

Des riffs de guitare crades et simplistes, un son qui semble émaner directement d’une cave et des morceaux dépassant rarement les trois minutes. Bass Drum of Death ne spécule pas et va à l’essentiel.

Originaire d’Oxford, dans le Mississippi, les chevelus de BdoD ont, depuis la sortie de leur dernier album, « GB City », signé sur le label californien Innovative Leisure, une écurie sur laquelle on retrouve notamment Allah-Las, Nosaj Thing ou encore Hanni El Khatib. Bonne nouvelle, cette signature n’a pas modifié la philosophie du trio. Leur rock-garage est toujours aussi primaire, intuitif et efficace. Pas la peine de voir plus loin que les formats couplet/refrain pour faire notre (votre ?) bonheur. Dans un style qui oscille de King Tuff à Ty Seagal en passant par Wavves.

Certes John Barret et son groupe n’ont rien inventé, mais quel sacré plaisir d’écouter une musique qui n’a pour seul but que d’être jouissive, rien de plus.

 

mercredi, 19 juin 2013 14:13

Old Mountain Station

Old Mountain Station est la dernière petite découverte folk-rock indie nous venant tout droit de Paris. A l’origine, deux amis de lycée, Thomas Richet (guitare, chant clavier, harmonica) et Alexandre Cassigneul (guitare, mandoline, banjo, chœurs) se rencontrent. A Nantes. Très tôt, les deux comparses décident de jouer ensemble. Mais rapidement, l’envie de monter un véritable groupe commence à leur trotter dans la tête. C’est ainsi que Jean-Christophe Marcot (basse, chœurs) et Charles Morel (batterie, chœurs) viennent renforcer le line up. Le quatuor a établi ses quartiers à Paris ; et choisit pour patronyme, Old Mountain Station.

Les musicos sont très friands de musique américaine. Indie principalement. Ils puisent d’ailleurs leurs principales influences chez Midlake, Pavement ou encore Grandaddy. Pour concocter ce premier album, publié sur le label toulousain We Are Unique !, le combo a bénéficié du concours de Kid Loco (Jean-Yves Prieur) à l’enregistrement et au mixage. Et pour un coup d’essai, il faut avouer qu’Old Mountain Station ne s’en sort pas mal du tout. Leur expression sonore nous ramène au cœur des 90’s, tout en lorgnant vers la vague néo folk étasunienne. Indolents, sous disto, les riffs de guitares rappellent les grandes heures de Weezer. Les chœurs évoquent plutôt Grandaddy voire même carrément Girls in Hawaii. L’ombre du groupe belge plane d’ailleurs sur les pistes de cet elpee. Les mélodies sont contagieuses. Difficile d’ailleurs de ne pas succomber au charme des compos d’O.M.S. Seul bémol, l’accent anglais, à couper au couteau, de Thomas Richet. Sans quoi, cet opus est particulièrement réussi.

 

mercredi, 12 juin 2013 18:21

I/II

Dans Dans est une forme de supergroupe réunissant le batteur Steven Cassiers (Dez Mona, mais également collaborateur auprès de Toots Thielemans), le bassiste Lyenn (qui a notamment bossé pour Marc Ribot et Shahzad Ismaily) ainsi que le guitariste Bert Dockx (leader de Flying Horseman). D’excellents musiciens, il faut le souligner. D’ailleurs, s’ils n’ont plus grand-chose à prouver, ils prennent encore le temps de se consacrer à ce qu’ils aiment par-dessus tout.

Dans Dans, c’est le patronyme choisi par ce trio issu du Nord de la Belgique. Après avoir écouté ce « I/II », il est évident qu’il ne cherche ni le facilité, ni la reconnaissance. Il s’agit de son second opus. Une œuvre découpée en onze plages denses (NDLR : Dans ?) et peu accessibles. Le tout s’étalant sur une bonne heure. Instrumentale, leur musique navigue à la croisée des chemins du garage, du jazz, du blues et du psychédélisme. Le tracklisting ne recèle que quatre compos originales. Le reste est consacré à des covers. Dont le « Some Are » de Bowie, « The Sicilian Clan » d’Ennio Morricone, « Yesterday was here » de Tom Waits ou encore « East Timeo » de Robert Wyatt. Les sessions d’enregistrement n’ont duré que trois jours et le résultat est le fruit de dix répétitions.

A premier abord, le projet est emballant. Les musicos sont talentueux. Ce sont même de remarquables instrumentistes. Quoique spécifiques, les climats s’enchaînent naturellement et Dans Dans parvient à s’approprier les différents morceaux. Mais perso, en milieu de parcours, j’ai lâché prise. En fait, on est en présence d’une musique d’ambiance. A écouter de préférence, d’une oreille distraite. Ou en opérant une sélection. Se concentrer sur les différentes pistes est trop fastidieux. Et la longueur du long playing n’arrange rien. A vous donc, d’opérer votre choix…

 

mercredi, 12 juin 2013 18:15

Barry

On imaginait mal Marvin publier un album de la trempe de « Hangover The Over ». Une mission que la plupart des médias jugeaient impossible, tant le précédent elpee était remarquable, proche de la perfection. Et pourtant, le band montpelliérain l’a fait.

Ce « Barry » est aussi dense qu’énergique. Intense que jouissif. Derrière les mannettes, on retrouve Vincent Robert d’Electric Electric qui sait parfaitement ce que le mot ‘puissant’ veut dire. L’album s’ouvre par « Tempo Fighting », un morceau magistral sculpté dans le rock. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Un bel aperçu de la suite des événements. Marvin continue de chercher le parfait équilibre entre math-rock et krautrock. Dans l’esprit de Trans Am. Pourtant, si sur leur précédent elpee, le trio se plaisait à varier les tempos et à enchaîner les riffs, tout au long de « Barry », il n’hésite plus à poser des ambiances. Tout en ne dérapant jamais dans l’expérimentation gratuite, il parvient à concilier recherche, bon goût et accessibilité. D’ailleurs, « As Noise As Possible » lorgne vers la pop. A cause de sa structure de compo. De la ligne de chant également. Une nouvelle facette abordée par le band.

Etincelant, « Barry » mérite déjà une place parmi les meilleurs albums de l’année. 

 

lundi, 03 juin 2013 03:00

En chef d’orchestre…

Ce lundi 3 juin, le Cirque Royal accueillait un concert très attendu en cette fin d’année scolaire. Celui d’Iron & Wine. On espérait donc conclure cette saison sur une bonne note afin de se préparer à celle des festivals d’été qui s’annonce, comme les années précédentes, riche et longue. En outre, on était curieux de découvrir la transposition du nouvel opus de Sam Beam, en live. Un disque au cours duquel il n’a pas hésité à sortir des sentiers battus du folk, qui balisent pourtant son parcours, depuis maintenant une bonne dizaine d’années.

Avant de passer aux choses sérieuses, place à This is the Kit. Une formation insulaire drivée par Kate Stables. La jeune Anglaise monte sur l’estrade flanquée de deux autres demoiselles préposées à la basse et au xylophone ainsi qu’un drummer. Le set ne durera qu’une demi-heure. Période au cours de laquelle, le band va dispenser un folk empreint de grâce et de douceur, mais un peu trop monotone à  mon goût. Pourtant, l’artiste respire la bonne humeur et semble heureuse d’être là. Dommage que sa musique ne corresponde pas à son état d’esprit… 

Les choses sérieuses commencent enfin vers 21h00. Tous les sièges du Cirque Royal ne sont pas occupés, mais le public présent semble concentré sur le sujet. Et le silence qui va régner durant la quasi-intégralité du concert en est certainement la plus belle démonstration. Pour mettre en scène « Ghost on Ghost », Sam Beam n’a pas lésiné sur les moyens, puisqu’il est accompagné de 12 musicos, sur les planches. Une section de cuivres. Une autre de cordes. Des chœurs féminins, un batteur, un bassiste et un claviériste complétant le line up. Sam s’installe au milieu du podium. Barbu, il est vêtu d’un costar. Ce soir, il servira de chef d’orchestre. Première impression, le spectacle est très soigné, à la limite du guindé. Sam Beam et sa troupe interprètent les plages du dernier opus. Nous sommes alors très loin du folk originel d’Iron & Wine. L’atmosphère générale tourne régulièrement au jazz. Faut dire que les solos de cuivres, accentuent clairement cette empreinte. L’ensemble est parfaitement maîtrisé. Difficile de faire plus classe. Et quand il attaque enfin son répertoire plus ancien, il est toujours soutenu par ses acolytes. Il nous réserve alors notamment une version alternative de « Jezebel »…

Néanmoins, pour être honnête, ce ne sont pas les parties les plus instrumentales qui ont le plus séduit les spectateurs. Mais plutôt lorsque Beam, armé de sa gratte acoustique, a affronté le public en solitaire, pour interpréter trois titres, dont le splendide « Upward over the Mountain ». A vous flanquer des frissons partout. C’est aussi durant ce laps de temps qu’on a pu le mieux savourer le talent de songwriting et la voix de l’Américain.

Ce soir, Sam Beam a démontré qu’il était capable de se renouveler. Et qu’il était à l’aise sur tous les terrains. Néanmoins, c’est sous le format le plus minimaliste, qu’il parvient à communiquer le mieux ses émotions…  (voir notre section photos ici)

(Organisation Botanique)

 

mercredi, 05 juin 2013 22:44

Leave you in the dark (Ep)

Depuis la sortie de son deuxième album, « The Wild Lane », Shineski continue son petit bonhomme de chemin. En se bonifiant. On reprochait souvent à la formation française d’être un peu trop courte, soit pour la forme ou le fond. On espérait donc enfin que les musiciens parviennent à combiner les deux et confirmer tout le bien que l’on pensait d’eux…

Car, Shineski est certainement un des meilleurs groupes français de stoner (NDR : même s’il faut reconnaître que cette scène n’est pas très riche au sein de l’Hexagone). Ep 5 titres, « Leave you in the Dark » nous plonge au cœur d’un stoner puissant et mélodieux. Pourtant, les Alsaciens (NDR : ils sont de Mulhouse !) ont musclé leur style. Les riffs de guitare sont incisifs et efficaces. Les changements de tempo, légion, à l’instar de l’excellent « Time to Say Goodbye ». En outre, la voix passe mieux la rampe, notamment lorsqu’elle est soutenue par des chœurs, tout en densifiant l’ensemble. Bien sûr, le quatuor a encore du pain sur la planche. Kyuss ou Queens of the Stone Age peuplent encore leurs rêves. Et puis, à contrario du band belge The Hickey Underworld, Shineski ne possède pas d’identité bien spécifique. Mais il acquiert progressivement de la maturité et comme le bon vin, il bonifie. Maintenant, on verra si dans le futur, si on est en présence d’un grand cru ou d’une vulgaire piquette…

 

mercredi, 29 mai 2013 12:53

Mo7it- Al Mo7it

Jerusalem in my Heart est un projet pour le moins singulier, mais qui colle parfaitement au label Constellation. Dans le style, après avoir signé Matana Roberts, seul le label montréalais était susceptible d’engager cette formation alternative.

Jerusalem in my Heart est né en 2005, sous l’impulsion de Radwan Ghazi Moumneh. Originaire de Beyrouth, ce Libanais a émigré à Montréal. Depuis, le line up est passé à un trio. Soit lorsqu’il a accueilli la Chilienne Malena Szlam Salazar et le Français Jérémie Regnier. Un concept destiné à effacer les frontières culturelles. Mais jusqu’à présent, le combo n’avait pas encore publié d’album, préférant privilégier la scène pour notamment développer les effets visuels.

« Mo7it-Al Mo7it » constitue donc le premier elpee du band. Dès les premiers accords, on est plongé au cœur du Moyen-Orient. A cause de la voix. Les pépiements d’oiseaux attestent de l’ensoleillement des plages. Et on ne s’en plaindra certainement pas ! Tout au long de ce disque, l’expression sonore célèbre une rencontre entre electronica et instrumentation persique. Une instrumentation délicate et minimaliste qui s’efface lorsque les voix interviennent. A l’instar du début de parcours a cappella, réservé à « 3anzah Jarbanah ».

Paisible et exotique, cette œuvre réussit parfaitement la rencontre entre culture orientale et occidentale, entre électronique et tradition séculaire. Une idée pas nécessairement originale, mais abordée sous le signe de l’ouverture. Et à ce titre, elle a le mérite d’exister.

 

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