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European Blues Challenge Contest 2015 : jeudi 12 mars

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C'est la cinquième édition de l'European Blues Challenge Contest. L'an dernier, l'évènement avait été programmé à Riga, en Lettonie. Cette année Bruxelles, c’est Bruxelles qui a été désigné, et plus particulièrement l'Ancienne Belgique. Un choix posé par l'European Blues Union. Cette compétition est organisée par la Brussels Blues Society en collaboration avec la région de Bruxelles-Capitale et elle se déroulera les 13 et 14 mars 2015.

Mais en préambule, ce 12 mars, une journée inaugurale a été planifiée. A laquelle Hideaway, Howlin' Bill et Fred And The Healers, qui célèbre son vingtième anniversaire, participent. Responsable d’un nouvel elpee l’an dernier (« Hammerbeatmatic », son cinquième, un disque chargé de testostérone), Fred avait fêté les 10 ans d'existence de son projet à l'AB, lors d’un concert d'adieu sold out, en 2004. Avant de remonter le combo, en 2012. Sous un nouveau line up. L'Ancienne Belgique est en mode Flex semi-assis. Ce qui permettra aux agités du bocal de pogoter. Un espace au sein duquel pourront s’ébrouer au moins 300 personnes. Après le spectacle, d'autres concerts de blues se dérouleront dans les cafés Bizon, Kafka, Merlo et Roskam, tous situés à deux pas de l'institution.

C'est un peu l'Eurovision du blues. Et c’est Francis Delvaux, animateur du Classic 21 Blues qui est chargé de présenter les artistes. Hideaway ouvre le bal. Un sextuor issu du Nord du pays réunissant les gratteurs Ralph Bonte et Jean-Marie Herman, le bassiste Eric Vandekerkhove, le saxophoniste Geeraard, le pianiste/organiste Patrick Cuyvers (NDR : il se sert d’un Hammond) ainsi que le drummer Johan Guidée. En général l’âge des musicos oscille entre la quarantaine et la cinquantaine. Tout comme celui de la majorité du public. Les trois groupes programmés ce soir ont déjà représenté notre pays lors des quatre précédentes éditions, dont la première, à Berlin.

Hideaway pratique un blues/rock consistant, parfois teinté de rockabilly ou de bluegrass. Mais c’est surtout le Hammond qui apporte la touche d’originalité à leur musique. Ce claviériste est ma foi, particulièrement doué. Il va même se consacrer à l’accordéon pour un titre. Le préposé au sax souffle à la manière de Clarence Clemons du E Street Band de Bruce Springsteen. Sur les planches, les musicos prennent leur pied. Le volume sonore est un peu excessif. J’enfonce mes bouchons salvateurs dans les oreilles. Néanmoins, il faut reconnaître que cette bonne mise en jambes –d’une durée de 60 minutes– ne manquait pas d’allure.

Après un changement sommaire de matos, Howlin Bill embraie. Et va privilégier les plages de son dernier elpee, « Hungry », paru en 2014. Le gaillard doit mesurer au moins 2 mètres ! Il se charge des vocaux et de l’harmonica. Il est soutenu par Walkin’ Winne à la basse. Qui a le pied dans le plâtre. Il s’installe à droite du podium. Le line up est complété par Little Jimmy à la six cordes et le drummer/percussionniste Daddy T. Le guitariste tire régulièrement son épingle du jeu. Ses duels avec l’harmo de Bill sont fréquents. La section rythmique est très efficace et la voix de Howlin graveleuse. Au beau milieu du set, un premier Challenge est remis à Howlin' Bill. Il ne l’avait pas reçu, en 2011, à Berlin. C’est donc chose faite…

Fred a de nouveau changé de line up. Il a recruté un nouveau batteur. En l’occurrence Nicolas Sand. Il a constamment le sourire aux lèvres. Son drumming est tour à tour nerveux ou métronomique. Le bassiste, Cédric Cornet, a de nouveau enfilé sa terrible chemise aux motifs de têtes de mort. Et pourtant, c'est un peu la force tranquille du groupe. Fred a un pris un peu de poids depuis la dernière fois que je l'ai vu. Il va donc tester les planches de l’AB. Elles sont solides. Il n’est pas passé à travers quand il a bondi comme un kangourou. La première partie de son répertoire est plutôt hard. A l’instar de « I'M Back », tiré de l’elpee « Electerrified », « Doyle The Hunter » et la cover bien carrée du « Thickefreakness » des Black Keys. La section rythmique en profite pour tout dévaster sur son passage. « New Funk » est une nouvelle compo. Plus funk, évidemment. Dans l’esprit de Nile Rodgers.

La rumeur avait laissé planer la présence d’invités surprise. Giacomo Panarisi est le premier à rejoindre Fred sur le podium. L’Italian Stallion a emprunté un look glam bowiesque : pantalon doré, ceinture et tee-shirt à l'effigie de son idole. Giacomo et Fred partagent le chant sur « Roots And Roses », extrait d'« Hammerbeatmatic ». Le leader de Romano Nervoso arpente la scène de long en large pour participer à la version percutante du « Have Love Will Travel » des Sonics, une cover qui figure au répertoire des Black Keys. Beverly Jo Scott assure ensuite les backing vocaux sur « That's All Right » et « Dreams ». Classieux ! Le frère Bertrand vient gratter quelques riffs sur « Remedy » et « Avd ». Howlin Bill souffle dans son harmonica tout au long de « The Best Thing ». Et en apothéose, tout ce beau monde va apporter sa contribution à l’interprétation d’un « Lovers Boogie » d'enfer. A ma gauche, j’ai remarqué la présence d’un journaliste britannique qui semblait subjugué par la prestation de Fred & The Healers. A mon avis, le panda blues pourrait bientôt susciter l’intérêt du public insulaire…

(Organisation: Brussels Blues Society)

Fred And The Healers + Howlin' Bill + Hideaway

 

 

 

ABBota 2015 : samedi 7 mars

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C'est la seconde journée du festival ABBota. Il se déroule à la Rotonde et à l’Orangerie du Botanique. Elle est consacrée aux artistes issus du Nord de la Belgique, régulièrement programmés par l’AB. Les concerts démarrent vers 19h00. Vu les embouteillages qui perturbent la Capitale à ce moment de la journée, impossible d’arriver à l’heure.

Et je manque donc Kris Dane. En arrivant à destination, direction l'Orangerie pour assister à la prestation de Wallace Vanborn, un excellent groupe de métal gantois. Fondé en 2005, il pratique un stoner particulièrement énergique. Trois albums à son actif : « Free Blank Shots », en 2010, l’épatant « Lions Liars Guns And God », en 2012, et « The Orb We Absorb », l’an dernier, que le trio est venu défendre. Un disque produit par Chris Goss (Mark Lanegan) au Rancho de la Luna, à Joshua Tree. C’est en Californie. Le line up réunit le chanteur/guitariste Ian Clement, le bassiste Dries Hoof, et le drummer/chanteur Sylvester Vanborn. Le groupe jouit d’une énorme popularité en Flandre et aux Pays-Bas. En Wallonie, il est très peu connu. J’avais découvert ce band, en 2009, lorsqu’il avait assuré le supporting act de Therapy. A l’instar d’Amera et de Channel Zero, il s’agit assurément d’une des meilleures formations métalliques issue du Nord du Pays. L’Orangerie est pleine à craquer. Le décor est dépouillé. La section rythmique basse/batterie est particulièrement efficace. C’est souvent le cas au sein d’un trio. Le son est parfait. Pas de fioriture dans leur set. Il sera carré, rock’n’roll. Les riffs de guitare sont huileux, graisseux même. Soigné, le sens mélodique est soutenu par des vocaux limpides. Manifestement les musicos ont été biberonnés, au cours de leur jeunesse, à la musique du mythique Queens Of The Stone Age. Brillant !

La petite soeur de Geike Arnaert (NDR : l’ancienne chanteuse de Hooverphonic) se produit à la Rotonde. Kaat (NDR : c’est son prénom) est en résidence à l'Ancienne Belgique pour l’exercice 2014-2015. Elle a d’ailleurs reçu le concours de l’AB pour publier son premier elpee, mais également des internautes via la plateforme de crowdsufting, KissKissBangBang. C’est à l’âge de 14 ans qu’elle a intégré Sutrastrore, une formation de trip pop. Pour y chanter. Elle rejoint ensuite Tommigun, en compagnie duquel elle part en tournée à travers la Belgique et la Hollande, un périple auquel participe également d’autres combos belges : Balthazar et Amatorski. Tommigun grave un premier LP qui sera distribué en Belgique, Allemagne et Suisse. En 2009, Tommigun assure le supporting act de Daniel Jonhston pour sa tournée européenne. Kaat a également accompli la première partie de Sébastien Tellier, à l'Ancienne Belgique, le 11 octobre 2014.

Son premier opus réunira 12 chansons. Elle va nous en présenter plusieurs extraits au cours de son set. Kaat se réserve bien sûr, les vocaux. Elle est épaulée par un drummer et un préposé aux synthés et machines. Il y a du peuple dans l'amphithéâtre, mais je suis quand même parvenu à me faufiler jusqu’au bord du podium. L’univers sonore de Kaat est subtilement teinté d’électro. Sa voix est claire, douce, bouleversante, et rappelle quelque part, celle de sa frangine. Capable de monter en puissance, elle ne libère jamais une once d’agressivité. Elle nous confesse que quelques morceaux de ce long playing ont été composés en Palestine. Assez statique sur les planches, elle remercie néanmoins souvent le public d'être venu l’applaudir. Mais mon attention est surtout focalisée sur le drummer qui utilise une multitude d'ustensiles pour enrichir les compositions. Une artiste certainement à suivre en 2015. J'attends avec impatience la sortie de son album.

Kenji Minogue nous vient également de Gand. Un groupe qui a déjà décroché deux hits : Mijn Oeders » et « Alwadamehetten ». Sur son elpee « De Groetjes », figure « Danny », un morceau qui a été repris par un certain Luc De Vos.

Tous les musicos sont déguisés. Deux dames sont vêtues de noir et ont enfilé des collants arlequins plutôt colorés. Leurs voix sont trafiquées par un vocodeur. L’une a pris une tonalité masculine et l’autre féminine. Le drummer porte un masque de sanglier qu'il ne quittera pas du show. Le combo va nous en proposer un à la fois déjanté et festif. Les lyrics sont dispensés dans la langue de Vondel. La musique baigne dans l’electro/trash. Les musicos déménagent sur les planches. A deux reprises, 2 nudistes vont débouler sur l’estrade et adopter, auprès des chanteuses, quelques positions plus pornos qu’érotiques. C’est finalement assez rock’n’roll. Je n'avais jamais assisté à une tel spectacle au Botanique et les agents de sécurité, non plus. Finalement, ils ne sont pas intervenus et ont demandé bien gentiment aux naturistes de se rhabiller. Après cet intermède imprévu, la pression va inévitablement montrer, surtout chez les filles… Tiens, petite anecdote, je me rappelle qu’à ses débuts, Jérémy, l’un des deux chanteurs/gratteurs d’Experimental Tropic Blues Band, exhibait ses attributs. Mais ce temps semble révolu. Et puis, les musiciens ont aujourd’hui acquis davantage de maturité. Bref, pour en revenir à nous moutons, Kenji Minogue nous a réservé un spectacle festif et involontairement libidineux au sein duquel il est parvenu à intégrer rock, électro, trash, hard, punk et même techno… 'Wa een feestje ! Da was dikke fieste! '

Black Flower clôt l’ABBota à la Rotonde 1) Votre serviteur est crevé et a envie de rejoindre ses pénates. 2) Le groupe ne me botte pas particulièrement. 3) Impossible de rentrer dans la salle, sauf en crowdsurfing. 4) Je tire ma révérence. 5) A l’année prochaine !

(Organisation : Botanique et Ancienne Belgique)

Kris Dane + Wallace Vanborne + Kaat Arnaert + Kenjin Minogue + Black Flower

 

ABBota 2015 : vendredi 6 mars

L’ABBota est un festival partagé en deux soirées. Il se déroule tour à tour à l'Ancienne Belgique et au Botanique. Les deux salles bruxelloises s'associent pour présenter des artistes belges émergents, mais également confirmés, issus des deux côtés de la frontière linguistique, les compétences culturelles ayant été scindées en deux rôles. Y compris pour la musique. Résultat, chaque communauté programme ses artistes dans sa région et rares sont ceux qui parviennent à franchir la frontière (?!?!?) qui les sépare. Heureusement, l'Ancienne Belgique et le Botanique on décidé de travailler ensemble. Notamment à travers cet ABBota. Au cours des années précédentes, les artistes francophones et néerlandophones se produisaient au sein des deux salles bruxelloises. La programmation y était parfaitement panachée. Nouveauté en 2015, les premiers squattent l’AB et les seconds le Bota.  

Ce soir, la quintessence de la scène francophone a été sélectionnée. Tout d’abord, Alaska Gold Rush, des bluesmen qui pataugent dans le bayou bruxellois. Puis Applause, les petits frères de Puggy, biberonnés à l’indie rock. Ensuite, Mountain Bike, des musicos qui ont déjà parcouru de nombreux kilomètres. Mais aussi la formation liégeoise incontournable The Experimental Tropic Blues Band, venue rôder son concept album « The Belgians ». Et enfin, Fùgù Mango, le projet coloré et métissé de Frank Baya des Bikinians (NDR : notamment !)

La soirée s’ouvre au Club en compagnie d’Alaska Gold Rush, un duo réunissant le chanteur/guitariste Renaud Ledru et Alexandre De Bueger, un drummer un peu fêlé. Leur premier Ep, « Pilot Village Midnight », a permis au combo de décrocher de nombreuses dates de concerts. Une notoriété que le tandem allait confirmer en remportant le tremplin Verdur Rock et le Concours-Circuit. Si la paire se veut aussi efficace que les White Stripes et The Black Box Revelation, sa musique puise davantage ses racines dans le Bayou, mais n'en oublie pas pour autant ses références rock, roots et folk. Faut dire que Renaud est passionné par la musique américaine traditionnelle (le blues des années 20 à 30, la country, l'americana et le rock'n'roll). C'est, en outre, lui qui assure l'essentiel de la composition. Alex est davantage influencé par la musique instrumentale de la scène contemporaine, une expression radicale susceptible de libérer un max d'énergie et de puissance, comme le rock pur et dur. Et c'est cette dualité qui fait l'originalité de leur style. Leur nouvel Ep s'intitule « Dirty Road ». Il est déjà disponible sur la toile. Alex est également le drummer de Maw//Sitt//Sii et d'Alaska Alaska. La voix de Renaud est plutôt atypique et me fait parfois penser à celle de Peter Doherty. Mais en version blues/roots.

Comme lors de leur concert accordé au ProPulse, AGR draine du peuple. L’AB Club est donc blindé, quand il monte sur l’estrade. Il n’y a même plus de place pour y caler une sardine. Renaud est toujours aussi statique sur les planches. Il se concentre surtout sur son chant et sa gratte. Alex martèle ses fûts de manière énergique, sauvage, mais précise. Le duo nous réserve en primeur trois nouvelles compos parues ce 26 janvier : « Dirty Road », « Where The Mountain Ends » et « Rich ». Et puis bien sût des extraits du premier Ep, dont « Shake In Those Streets » et « The Gallows Birds ». Manifestement, le tandem a acquis pas mal de maturité au fil des prestations accordées en 'live'. Alaska Gold Rush est un groupe sur lequel il faudra compter en 2015.

Place ensuite à Applause, qui est programmé dans l’AB Box. Un band souvent comparé à Puggy. Pas étonnant puisqu’il est coaché par Nicolas, un fin renard, dont le flair semble particulièrement aiguisé. Il a notamment aidé Puggy, Kiss And Drive et Antoine Chance à prendre une toute autre dimension. 2015 sera donc peut-être l’année Applause. En 2014, il a publié trois Eps intitulés « Acids ». Volume 1, 2 et 3. Leur premier elpee, « Where It All Began », est paru en en 2011. Nicolas est soutenu par Manuel Roland à la guitare, David Picard aux synthétiseurs, Manu Loraux à la basse et enfin le drummer Jerémy Mosserey. Anecdote, les quatre mousquetaires qui épaulent Nicolas ont milité au sein de la Fanfare du Belgistan. La setlist privilégie les extraits des Eps. Ce qui me frappe chaque fois chez ce combo, c’est la manière d'évoluer sur les planches du chanteur, Nicolas Ly. Il est de nationalité française. Sur le podium, il ne tient pas en place. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à une prestation du combo, mais j’avoue qu’à chaque fois, elle me botte. Pourtant, il faut reconnaître que l’électro prend de plus en plus de place, même si la section rythmique continue de baliser l’ensemble. Il y a la grande foule dans l’AB Box, et il n’est pas facile de se faufiler pour atteindre l’estrade. Je décide donc de me planter près de la table de mixage, dans le fond de la salle, là ou le son est optimal. Une grande toile blanche est tendue derrière le drummer. Y est mentionné un grand ‘A’. Une manière d’affirmer la personnalité du groupe, un peu comme Archive. Faut dire que Nico est réalisateur, et il soigne son image. C'est d'ailleurs lui, le cœur d’Applause. On devrait revoir le combo, au cours des festivals d’été. Le manager veille au grain, croyez-moi…  

Pas de Mountain Bike pour votre serviteur. Interview Applause oblige. Adrien, mon collègue, prend le relais…

Auquel je n’étais pas préparé. Là on est dans l’impro. Pas grave ! Plus compliqué sera de rester objectif à propos de la prestation du quatuor bruxellois. C’est un de mes coups de cœur pour l’année 2014. Je me poste, en tout cas, au premier rang, devant Etienne, le chanteur/guitariste. Il est vêtu d’un simple caleçon en dessous de son maillot de basket américain un peu trop grand. Aussi fantaisistes, ses trois camarades sont accoutrés de la même manière.

« Hangin’ Around » envoie les premiers décibels dans le Box. Le titre progressif est parfait pour lancer le concert : nous rentrons dans le vif du sujet petit à petit. Au fil du set, Mountain Bike enchaîne les titres puissants de son album éponyme, sorti il y a presque un an. Que le temps passe vite ! Parfois, une nouvelle compo titille nos oreilles. Comme lors du concert de Peruwelz fin janvier, c’est « Good For Nothing » qui retient mon attention. Même si le titre est, de l’avis du groupe, assez compliqué à reproduire en studio, il est tout simplement savoureux en live. Long de presque six minutes, il part en peu dans tous les sens tout en restant extrêmement cohérent. Un vrai bonheur à découvrir sur youtube dans un live de ‘Bruxelles Ma Belle’ (voir ici).

Les amis dispersés dans le public ne manquent pas de fêter l’anniversaire du batteur Charles, alors que les Franco-belges achèvent leur set sur la chanson qui clôt également leur elpee : « Japanese Guitar »

Comme à chaque fois, Mountain Bike a tout donné sur scène et son rock/garage a convaincu un public enthousiaste. Un groupe à voir en concert rapidement si ce n’est déjà fait ! (A.M.)

Place ensuite à The Experimental Tropic Blues Band. Le trio liégeois est venu présenter l’intégralité de son concept album, « The Belgians ». Une œuvre qui fait la part belle à l'histoire de la Belgique, revisitée bien sûr à la sauce Tropic. Donc complètement décalée. La pieuvre reproduite sur l'affiche de présentation de la tournée hante leur set. Un poulpe qui va vous retourner les tripes pendant soixante bonnes minutes. Jean-Jacques n’a pas enfilé sa chemise de cow-boy à franges. Et Jérémy, son marcel –habituellement destiné à bien mettre en valeur ses biscoteaux– non plus. Comme d’hab, le drummer frappe comme un métronome ses fûts. Derrière lui des images défilent sur un écran. Celles des différents rois de Belgique (Philippe, Baudouin, Albert II, etc.), mais aussi d’Eddy Merckx, d’Annie Cordy, de Plastic Bertrand, des diables rouges au Mexique et en Corée du Sud. Mais également de baraques à frites, des grèves de 60, de l'affaire Dutroux, du drame de la tuerie de La Place Saint Lambert et j'en passe. J'avais assisté au même spectacle, pour la première fois, l'an dernier, à la Rotonde, dans le cadre des Nuits Botanique. C'était magique ! Le trio se remet constamment en question et son nouveau concept est vraiment génial. L'énergie libérée sur les planches contamine la fosse. Pourtant, j’ai l’impression que les musicos sont un peu moins rock’n’roll. Leur show me semble moins déjanté. Se sont-ils assagis ou sont-ils tout simplement un peu fatigués. Heureusement, TETBB a un fameux fan club qui le suit fidèlement lors de ses concerts. Sûr, qu’il sera derrière eux au Salon de Silly, le 18 avril prochain, pour y présenter « The Belgians »...

Fùgù Mango achève le festival. On y retrouve les deux Bikinians (NDR : c’est quand même leur projet !) Jean-Yves (synthés, chant) et Vincent Lontie (basse) ; mais aussi le remarquable drummer Franck Baya. Sans oublier le concours d’une jolie chanteuse/guitariste. Il y a du peuple pour assister au concert de ce band qui est occupé de faire l'unanimité en Wallifornie. Il est venu défendre sont dernier opus, « JùJù ». Impossible de s’approcher du podium. La foule est trop compacte. Le son est excellent. « Floaréa » et la cover originale du « Golden Brown » figurent dans la setlist. Les compos font la part belle aux synthés, percussions tribales et harmonies vocales. Et osent se frotter à la world (NDR : afro, latino, etc.). Rien ne les effraye. La première journée de l’ABBota a été consistante, il faut le reconnaître.

(Organisation : Ancienne Belgique et Botanique)

Alaska Gold Rush + Applause + Moutain Bike + The Experimental Tropic Blues Band + Fùgù Mango

Festival La Ferme 2015 : vendredi 20 février

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Louvain-La-Neuve est plus paisible le week-end. La plupart des étudiants rentrent passer quelques jours dans leur famille, après une semaine de cours intensifs. Ou en tout cas c’est ce qu’ils racontent… Mais heureusement, la ville n’est pas inerte pour autant. La Ferme du Biéreau est une de ces structures qui accueillent des événements et font vivre les samedis louvanistes. Pour la circonstance, il s’agit d’un festival baptisé simplement ‘La Ferme’. Mais ne vous inquiétez pas, la soirée n’était pas silencieuse. Sept groupes vont se partager deux scènes, campant sur deux étages.

Un peu avant 19h, Moaning Cities ouvre le bal. Légèrement teinté de psychédélisme, le rock de ce groupe bruxellois, n’est pas sans rappeler Tame Impala.

Il faut ensuite monter quelques marches pour atteindre la deuxième salle. D’une capacité de 105 personnes, elle ne peut –théoriquement– pas en accueillir davantage. Mais en pratique, cette limite ne pose pas de souci, car de nombreux spectateurs redescendent au rez-de-chaussée pour y prendre un verre, manger un morceau (NDR : les petits plats sont préparés par une camionnette/snack ‘de luxe’) ou simplement griller une cigarette. Même si la pièce est bien remplie, elle n’est pas bondée et on dispose de suffisamment d’espace pour assister au set de Fago.Sepia. Les Français nous balancent un math-rock instrumental assez direct et explosif. La combinaison parfaite pour se réveiller définitivement.

Nous dévalons à nouveau les escaliers pour découvrir Mutiny On The Bounty. Derrière ce patronyme curieux se cachent des Luxembourgeois déjà bien expérimentés. A quelques jours de la sortie de leur nouvel elpee, ils se lancent dans un concert complètement instrumental ; une démarche plutôt inédite pour eux. Les compositions math-rock sont agréables. Je ne peux m’empêcher de penser à Foals d’ailleurs ; ce qui est, en général, bon signe. Mais malheureusement au fil du show, un sentiment de lassitude commence à m’envahir. Pas forcément à cause du groupe mais de la programmation. Enchaîner deux combos aussi similaires et sans vocaux n’était, à mon humble avis, pas une bonne idée. Certains fans de musique instrumentale m’ont confessé être satisfaits par cette situation. Mais perso, c’était trop long et presque redondant.

A/T/O/S embraie moins de cinq minutes plus tard. C’est un peu trop rapide à mon goût ; et personne n’a vraiment le temps de souffler. Le duo belge m’a plutôt déçu, peut-être à cause de ce tempo frénétique. Mais aussi des compos complètement plates. En outre, quand on est pas vraiment accro au trip hop, difficile de me faire changer d’avis. D’ailleurs celui de l’auditoire était sans doute partagé, vu qu’il était bien plus clairsemé que lors du concert précédent… 

Place au sommet de la soirée. Plus besoin de présenter BRNS. J’apprécie leur indie rock expérimental ; et c’est toujours un plaisir de les voir et les écouter en live. Impossible de m’en lasser. Les spectateurs remuent en tout cas bien plus que pour les précédents sets. Pas de doute, il s’agit bien de la tête d’affiche. Un spectacle évidemment réussi auquel il n’a manqué que « Deathbed », un morceau issu de l’Ep « Wounded », qui me botte tout particulièrement, mais le band ne l’a pas interprété. J’aurai le plaisir de revoir le quatuor à Mons, la semaine prochaine ; malheureusement le groupe m’a confirmé que le morceau n’y serait pas joué non plus. Dommage…

Difficile de définir AK/DK. Batteries et synthétiseurs alimentent la musique de ces Britanniques. Elle est vraiment particulière voire même intrigante. En 2012, le duo a assuré la première partie des Dandy Wharols ; et ce n’est pas étonnant. Issu de Brighton, le duo m’a vraiment surpris. Je ne m’attendais pas du tout à une telle prestation. Il y a bien quelques passages répétitifs, mais en général, le son est assez jouissif. Je vous invite d’ailleurs à aller découvrir le morceau « Battersea » sur Youtube (voir ici) pour trois minutes de plaisir auditif. C’est d’ailleurs par ce morceau que le tandem a achevé sa représentation.

Nordic Giants clôt le festival. Encore un duo. Les deux musicos portent d’énormes masques de Chamans et un film illustrant leur musique qui se veut épique, est projetée sur deux écrans. Intéressant, leur post-rock pourrait gagner en attractivité, si l’orchestre qui les accompagne parfois était aussi de la partie. Du coup, je reste un peu sur ma faim…

Bref, on peut décréter que la deuxième édition festival La Ferme est réussie. Entre confirmation et découverte, personne ne s’est vraiment ennuyé. En outre, l’événement bénéficie d’une structure très agréable ; et pour cause on y trouve un marché de vinyles, une exposition et une jam patasonique, sise dans une grange juste en face (et où la bière au miel est excellente…) La ferme du Biéreau est définitivement devenu un des endroits rock de la Wallonie. 

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Voir aussi notre section photos ici

CenteRecords Label Night 2015 : samedi 21 février

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Grande soirée pour l’écurie CenteRock ce samedi 21 janvier au Rock En Stock à Houdeng. L’ASBL présentait en effet trois groupes hébergés par son label, fondé il y a maintenant deux ans. L’événement était d’autant plus important vu l’annulation récente du Power Festival. CenteRock voulait donc profiter de l’occasion pour se rappeler au bon souvenir des rockeurs louviérois.

C’est Manu Gabriele et les Effets Spéciaux qui ouvrent les hostilités peu après 19h. Des textes en français et un son atmosphérique ont permis au public de rentrer calmement dans la soirée.

Place ensuite à Sourblast, qui évolue dans un tout autre style. Le quatuor propose des compos pop aux sonorités métalliques. De quoi séduire les aficionados de musique plus musclée…

Plus besoin de présenter Jane Doe and the Black Bourgeoises. Véritable fer de lance du label, le groupe de la très charismatique vocaliste a complètement séduit un auditoire qui était pourtant déjà tout acquis à sa cause avant la représentation. Le rock toujours aussi garage du collectif fait mouche et donne inévitablement envie de découvrir leur deuxième opus sorti récemment.

Pour finir, un guest de marque était venu s’ajouter à l’affiche : Fred and The Healers. Le combo va parvenir à faire vibrer le public de la région du Centre jusque tard dans la nuit, grâce à son blues/rock excitant. Une bonne manière de clôturer une soirée qui aura brassé large au niveau des sonorités et ravi les quelques 200 personnes qui s’étaient rassemblées dans la jolie salle houdinoise.

(Organisation CenteRecords)

ProPulse 2015 : vendredi 6 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. Il s'étale sur trois jours. C'est la troisième journée que votre serviteur le fréquente et arpente ses couloirs. Le Propulse est un peu comparable à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Pour cette dernière journée, aussi bien dans les couloirs que dans les salles, il y a pas mal de monde.

La soirée publique débute à la Rotonde par Alaska Gold Rush. Un duo réunissant le chanteur/guitariste Renaud Ledru et le drummer Alexandre De Bueger. « Pilot Village Midnight », leur premier Ep leur avait permis de décrocher de nombreuses dates de concerts. Une notoriété que le tandem allait sacrer en gagnant les concours du tremplin Verdur Rock et le Concours-Circuit. Si la paire se veut aussi efficace que les White Stripes et The Black Box Revelation, sa musique puise davantage ses racines dans le Bayou, mais n’en oublie pas pour autant ses références rock, roots et folk. Faut dire que Renaud est passionné par la musique américaine traditionnelle (le blues des années 20 à 30, la country, l'americana et le rock'n'roll). C’est, en outre, lui qui assure l’essentiel de la composition. Alex est davantage influencé par la musique instrumentale de la scène contemporaine, une expression radicale susceptible de libérer un max d’énergie et de puissance, comme le rock pur et dur. Et c’est cette dualité qui fait l’originalité de leur style. Leur nouvel Ep s’intitule « Dirty Road ». Il est déjà disponible sur la toile. C'est le troisième jour qu'Alex se produit au ProPulse. Le premier, chez Maw//Sitt//Sii, hier Alaska Alaska et aujourd’hui son projet phare. La voix de Renaud est plutôt atypique et me fait parfois penser à celle de Peter Doherty.

La Rotonde est blindée. Renaud est plutôt statique sur les planches. Il se concentre surtout sur son chant et sa gratte. Alex martèle ses fûts de manière énergique, sauvage, mais précise. Le duo nous réserve en primeur trois nouvelles compos parues ce 26 janvier : « Dirty Road », « Where The Mountain Ends » et « Rich ». Et puis bien sût des extraits du premier Ep, dont « Shake In Those Streets » et « The Gallows Birds ». Manifestement, le tandem a acquis beaucoup de maturité au fil des prestations en ‘live’.  Alaska Gold Rush est un groupe sur lequel il faudra compter en 2015…

Il est déjà 20h45 et direction l'Orangerie pour le set de Dario Mars and The Guillotines, nouveau projet de Renaud Mayeur (Les Anges, Hulk, La Muerte, Triggerfinger). Renaud s'était tourné ces dernières années vers le cinéma, travaillant en compagnie de Bouli Lanners (B.O. d'« Eldorado »), François Pirot ou encore Matthieu Donck, (Magritte 2013 pour la B.O. de « Mobil Home »). Ce nouveau concept sent bon le cuir, la sueur, l'énergie brute et animale du rock'n'roll. Signé sur le label underground allemand Van Records, le combo vient de sortir un premier elpee chargé de promesses, « Black Soul ». La chanteuse Bineta Saware (Ok CowBoy) est impliquée dans l’aventure. C’est une excellente showwoman. Elle focalise les regards de l’auditoire. Farouche, elle se contorsionne comme une lionne. David Kostman se charge de la basse et des claviers. Renaud également des vocaux et de la six cordes. En arrière-plan, juste sous un écran où défilent images des vidéos, je reconnais le drummer Vincenzo Capizzi (Driving Dead Girl).

« Cold Sun », le morceau d'ouverture de l'opus nous plonge immédiatement dans le bain. Si Renaud campe un baryton, Bineta possède plutôt une voix féline. Les sonorités libérées par les grattes sont grasses, huileuses. Vincenzo balise le tempo de « How The Story Goes » à l’aide de ses fûts. Infernale, la ligne de basse leur emboîte le pas. Les déhanchements particuliers de la chanteuse secouent les premiers rangs, qui se mettent à jumper. La pression monte progressivement. On prend alors un « Death Is Dead » en pleine poire. « The Day I Died » est un titre ténébreux, sombre, sinistre même. Tout comme le plus paisible « The Jailer », davantage suggestif et caractérisé par une voix bluesy. Rock nerveux et frénétique, « Somebody Else Inside » est propulsé par la section rythmique. Et la demi-heure du set de s’achever par « Banned For Ever ». Encore une formation sur laquelle il faudra encore compter en 2015.

Thyself a investi la Rotonde. Un quatuor namurois paradoxalement constitué de 4 ingénieurs du son. Son qui devrait donc être impeccable. D’autant plus qu’ils bénéficient du confort acoustique optimal dans cet hémicycle. Leur post rock alternatif est teinté d'électro. Le combo avait déjà foulé les planches du Bota, il y a à peine deux mois, lors de la participation à la finale du Concours-Circuit. Thysel est drivé par le chanteur/guitariste Florestan Thiry. Il est soutenu par le second gratteur Benoît Petit, le bassiste Lucas Serruya et le drummer Ulysse Wautier, également préposé aux samples. Ils vont nous présenter leur Ep éponyme. La Rotonde est un peu moins remplie qu'en début de soirée.

Florestan possède une très belle voix. Il le démontre immédiatement sur « Framus » et « Behind Clouds ». Bien structurée leur musique est douce et atmosphérique à la fois. Les compos sont particulièrement travaillées, mais le refrain reste en général accrocheur. « Wasted All » nous entraîne même dans l’univers prog rock des seventies. Et nous y confine, jusqu’au dernier titre, « Come To Pray ». A suivre de très près…

C’est dans l’Orangerie que Daggers est censé mettre le feu en dispensant un rock plus que percutant. La musique de ce band liégeois est donc dans mes cordes. Je devrais donc prendre mon pied. Malheureusement le son est pourri. Dans ces conditions, je préfère conserver la bonne impression laissée par les artistes qui se sont produits lors de cette édition 2015 du Propulse, juste avant…

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Alaska Gold Rush + Dario Mars And The Guillotines + Thyself + Daggers + My Diligence

 

 

 

ProPulse 2015 : jeudi 5 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. C'est la première année que votre serviteur en couvre plusieurs jours. On y fait pas mal de belles rencontres. Notamment d’artistes. Débouchant sur de chouettes discussions constructives. Et bien sûr on y fait des découvertes. C’est également un des objectifs de cette organisation. Le Propulse ressemble un peu à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Court-Circuit, un fameux tremplin pour nos artistes émergents, s'est associé cette année aux structures qui boostent et promotionnent ceux issus du Nord du pays. Une prise de conscience salutaire, qui permet de comprendre que la Wallonie et la Flandre de la Culture ne sont plus des pays étrangers. Enfin, il n'y a plus de barrière de langue pour la musique en Belgique. Et c'est très bien. Il est à noter qu'il y a très longtemps que le Botanique l’a compris et ouvre ses salles aux artistes de l’autre communauté linguistique.

La soirée publique débute à La Rotonde par Empty Taxi, le projet solo de la productrice et vocaliste franco-irlandaise Zoë Mc Pherson. Elle est seule sur scène, entourée de ses machines. Sa voix est teintée de soul. Impossible de pénétrer dans la Rotonde. C’est blindé de chez blindé. Plutôt frustrant de ne pouvoir assister à ce concert.

Pour compenser ma frustration, je me rends à l'Orangerie et attends l'ouverture des portes. Je suis le premier et pourrais donc assister au concert de Beautiful Badness dont le single très prometteur, « A Sunny Morning », sorti ce 26 janvier, comptabilise en 10 jours 3 000 vues sur YouTube. La vidéo a été produite par Koen Gisen (NDR : un barbu !), compagnon d'An Pierlé. Et l’enregistrement de leur premier elpee est en cours. Le line up de cet ensemble franco-belge implique le chanteur/claviériste/guitariste Gabriel Sesboué, l'autre gratteur Olivier Delescaille, le bassiste Eric Renwart, le drummer Gilles Servais et le claviériste Antoine Guenet. Eric et Antoine sont les petits nouveaux. En ‘live’, Gabriel délaisse aujourd’hui les claviers pour se concentrer sur le chant, où il excelle. Professeur de chant, il a une voix de tête limpide capable de monter très haut. Comme Matthew Irons de Puggy ou Freddie Mercury de Queen. Gabriel a d'ailleurs tout un temps adapté le « We Will Rock You » du Queen. Et sa version est excellente. Bluffante. Même meilleure que l’originale. Pour le son, pas de souci, puisque c'est l'ingé-son de Puggy, Alex Leroy qui est derrière les manettes. Il y a du monde pour assister au spectacle, dont de nombreux aficionados qui suivent la formation depuis quelques années.

Le band est soutenu par un quatuor à cordes et un claviériste qui se sert d’un vieil harmonium âgé de 120 ans. Les artistes sont souriants et détendus sur les planches. Gilles reste cependant très concentré derrière ses fûts qu'il frappe à la manière d'un métronome. Tiens, le chanteur marche également pieds nus pour ressentir les bonnes vibrations de sa musique. Cela devient même une forme de rite. Quoique sa présence soit discrète, Olivier commence à prendre de l’assurance. Il se révèle de plus en plus efficace à la gratte et remue de plus en plus. Le set s’ouvre par une nouvelle compo, « Elders' Choir ». Gabriel va bien sûr utiliser sa voix comme un instrument. Les envolées vocales sont nombreuses, mais il les maîtrise à la perfection. La musique de Beaudiful Badness, ne l'oublions pas, trempe dans le rock'n'roll. La section rythmique batterie/basse est solide. Les interventions de guitare et de claviers précises. « Everybody Knows » et « Hard To Do It » sont deux autres nouveaux morceaux. Lors de « Wasting Your Time », Gabriel pousse sa voix dans ses derniers retranchements, sans jamais déraper. Trois titres plus notoires : « Slipping Away », « Run » et « No more Chains for me ». Ravi, l’auditoire applaudit chaleureusement.

Pas de pull marin dans la salle. Pas de cover de Queen, non plus. Les minutes sont comptées.  Trente minutes et pas une de plus. Mais le meilleur arrive. « A Sunny Morning », tout d’abord. Un single très radiophonique, destiné aux charts. L'année 2015 pourrait être celle de BB. L'harmonium est remplacé par les claviers. Le spectre de Freddie Mercury plane pourtant. Toujours à cause de cette voix. Presque divine. Et quand le set est terminé, on a l’impression de ne pas avoir vu le temps passer.

Deuxième râteau de la soirée : le Rotonde est à nouveau bourrée comme un œuf, pour accueillir Little X Monkeys. Heureusement j'ai déjà vu plusieurs fois le groupe namurois, très pro sur les planches. Un combo fondé en 2012 par la professeur d'anglais d'origine mauricienne Marjorie Piret (chant) et le graphiste/webdesigner Francois Xavier Marciat (guitare, banjo, mandoline, harmonica). Ils sont épaulés par Antoine Dupagne à la gratte, le drummer Jerome Drese et le bassiste Justin Veronesi. Les Little X Monkeys se nourrissent aux racines du folk, du blues et du bluegrass. Ils réinventent à leur manière les vieilles musiques populaires américaines. Habitué du festival Roots And Roses de Lessines, ce n'est plus une découverte pour votre serviteur. Leur premier opus, « Mystic River », est paru en septembre 2014 et a été très bien accueilli par la critique musicale.

Direction l'Orangerie pour y voir et écouter les rappeurs de L'Or du Commun Et Roméo Elvis. Pas de lézard, le soundcheck s'éternise et les fréquences de basses sont insupportables. Les structures métalliques et les vitres tremblent. Vous avez compris, je préfère déguerpir…  

Glù est le dernier groupe à se produire. Ce sera à la Rotonde. Un ensemble bruxellois dont on dit le plus grand bien. Je souhaite donc voir ce set. Le quatuor pratique une forme de musique électro. Pas basique, mais bien structurée. Et qui intègre de la drum&bass, du dubstep, du breakcore et du hip hop. Le line up réunit Martin Daniel (Fender Rhodes / Korg MS20), Alex Rodembourg (drums), Dorian Palos (basse, FX) et enfin François Gaspar (FX/Samples/Synthés). Pendant le spectacle, ils seront rejoints par un chanteur/rappeur. Pour deux compos. A leur actif un single et un Ep chargé de promesses, publié chez NAFF Rekordz, « Glù#2 ».

Le groupe va nous en mettre plein les mirettes et les feuilles de chou. A cause de light show, des images de vidéos défilant sur l’écran placé derrière le drummer. Et puis de la qualité de la musique. Faut dire que la Rotonde s’y prête bien. C'est le second groupe électro qui me scotche en quelques mois. La précédente claque, c’est Ez3kiel qui me l’avait assénée. La setlist indique les morceaux suivants : « Cotton Twat », « Disney », « Abyss », « Le Mensonge De La Vieille Grilf », « Triolisme », « Space Central Gamma 3 », « Berg Mere aka McBeafle ». Mais le band avait préparé de nouvelles compos pour le concert. Leur manager, Herbert Celis (NDR : encore un barbu bien sympathique) n'était pas au courant. Son petit label héberge quelques perles et cherche des dates pour son écurie. Je ne suis pas un grand fan d’électro. Mais proposé sous cette forme, aussi énergique et créative, le mélomane ne peut rester indifférent. Une belle surprise qui a sauvé ma soirée, car elle aurait pu être gâchée par les deux sets inaccessibles. Un nouveau rayon de soleil dans le paysage musical belge. Et la communion entre le groupe et le public conquis a été totale. Un tremplin pour le succès ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite…  

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Empty Taxi + Beautifull Badness + Little X Monkey + L’Or Du Commun et Roméo Elvis + Glü

 

ProPulse 2015 : mercredi 4 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. C'est la première année que votre serviteur en couvre plusieurs jours. On y fait pas mal de belles rencontres. Notamment d’artistes. Débouchant sur de chouettes discussions constructives. Et bien sûr on y fait des découvertes. C’est également un des objectifs de cette organisation. Le Propulse ressemble un peu à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Court-Circuit, un fameux tremplin pour nos artistes émergents, s'est associé cette année aux structures qui boostent et promotionnent ceux issus du Nord du pays. Une prise de conscience salutaire, qui permet de comprendre que la Wallonie et la Flandre de la Culture ne sont plus des pays étrangers. Enfin, il n'y a plus de barrière de langue pour la musique en Belgique. Et c'est très bien. Il est à noter qu'il y a très longtemps que le Botanique l’a compris et ouvre ses salles aux artistes de l’autre communauté linguistique.

Mais revenons à nos moutons. Scotché par la prestation de Byron Bay –une formation flamande particulièrement douée et dont on va certainement entendre parler, dans un proche avenir– j’ai relevé parmi les bonnes surprises, les sets d’Ottilie, de The Brussels Vocal Project (NDR : une fameuse claque), de Cargo Culte et d’Alaska Alaska qui ne fait que confirmer sa progression.

Il y a pas du monde dans les couloirs du Botanique. Et j’ai l’impression que le chauffage a été poussé au maximum pour, non pas faire monter la température, mais l’ambiance. Des tas d’artistes présentent leur projet dans les couloirs. La journée jusqu'à 18 heures est réservée aux professionnels du monde du spectacle. Et des artistes émergents ont l’opportunité de se produire pendant une demi-heure à l'Orangerie ou à la Rotonde.

Première révélation de la journée, Ottilie monte sur les planches de la Rotonde à 15h45. Plutôt jolie, cette dame se singularise par un accent méditerranéen. Ottilie Bouchareu est originaire des Hautes-Alpes ; mais elle est installée à Bruxelles. Elle a publié un concept album en 2013, « Histoire d'O2 », un disque classé parmi les 10 albums francophones de l'année par Telerama / France Inter. Son second essai est un Ep. Intitulé « Histoires d'O Deux », il a reçu le concours de Nicolas Repac (Arthur H, No Format), lors des sessions d’enregistrement. Et il est paru en mai 2013. Femme libre, Ottilie décline des origines multiples (Kabylie, Mongolie, Italie). Ses influences oscillent de Björk à James Blake en passant par Fink, Gainsbourg, Satie, Les Elles, Sainkho Namtchylak et Abida Parveen. Perso, j’estime qu’elle puise également ses sources chez une artiste américaine décalée que j'adore, Merril Garbus aka tUnE-yArDs. Il n’y manque que les plumes et le grimage.

Sur l’estrade, le décor est basique. On remarque la présence d’un micro, d’un laptop, –une machine qui fait des prodiges quand on se produit en solo– disposé sur une table et d’un accordéon ainsi que d’un tambourin, sur la droite. Vêtue de noir, elle marche pieds nus afin de garder le contact avec les planches et y ressentir les vibrations. La chamane attaque « Automne ». Sa voix semble venir de loin. Peut-être du Tibet. Très caractéristique, elle est imprégnée des chants du monde (diphonique, soufi). Elle empoigne son accordéon et en extrait des sonorités qui vous caressent les oreilles. Elle le maîtrise parfaitement et se lance dans un tango teinté d'électro, tout au long de « Donne Tes Elles ». Un voyage entre la France et l’Argentine, empreint de magie ! La loop machine fait merveille. Les rimes de la poétesse également. Des voix sauvages et corrosives parcourent « Chapeau d'O », un titre balayé par son instrument fétiche. Mais également des gazouillis de passereaux. Mélopée, « Au Bord Des Lèvres » est une compo plus paisible. Ottilie entre en transe et esquisse un petit pas de danse mécanique sur « La Danseuse », un morceau parsemé de tonalités de clochettes, virtuelles et pourtant si présentes. Un partenaire virtuel qui échange un duo avec elle pour  « All'o ». Son laptop !

A l’instar d’un concert de JoeyStar, l’auditoire est invité à se remuer, à mouiller sa chemise. Elle replace ses boucles dans le dos et nous invite à imiter le bruit du bourdon. Accordéon en mains, elle entame « Crayons ». Les crayons ne sont pas contents et sont en colère. Un hommage à Charlie au cours duquel elle s’autorise des envolées vocales à la Jacques Brel. Elle joue sur les rimes et slame. Dans l’esprit de Grand Corps Malade. Balayée par ses interventions de tambourin, la trame sonore est arabisante. On se croirait dans le désert. Le spectacle touche à sa fin. Après « Survive, Je Suis L'Etoile », place à « Mad'Ame Rêve », une reprise d'Alain Bashung plus que personnelle. Et son set de s’achever par « Imbécile Heureuse ». Une guimbarde artisanale cède le relais à un beat boxing humain. Un félin s’est invité dans la gorge et pousse à recommencer la chanson. Un spectacle à la fois simple, interactif, troublant, original, artisanal et pourtant tellement professionnel qui a enchanté l’auditoire. En outre, l’artiste est sympathique et accessible. Elle se produira prochainement en première partie de tUnE-yArDs et de Björk.

The Brussels Vocal Project constitue la deuxième bonne surprise. Ce sextuor se produit dans l’Orangerie. Il réunit six chanteurs : François Vaiana, Elsa Grégoire, Anu Junnonen, Frédérique Borsarello, Jonas Cole et Gilles Wiernik. Pas un seul instrument sur les planches. Leur musique s’inscrit dans un courant jazz contemporain. Les sonorités chaudes et douces se mêlent aux complexités harmoniques, syncopées et rythmiques. Pour leur premier projet, le collectif s’est associé à des compositeurs de jazz belges notoires tels que Fabrizio Cassol, Nathalie Loriers, Fabian Fiorini, Diederik Wissels, Pierre Vaiana, Pirly Zurstrassen et Serge Lazarevitch. On est en plein dans l'univers musical de la pièce maîtresse signée Pierre Van Dormael, « The Art of Love ». C’est aussi le titre de leur premier elpee. Le décor est planté. Je ne suis pas très accro au jazz, mais dispensé sous cette forme, à petites doses, teinté de slam et de rap, et lorsque les voix touchent au sublime, on ne peut que succomber. L'Orangerie est soudainement transformée en cathédrale désacralisée, pourtant propice à des moments de recueillement, d’émotion, au sein de laquelle la perfection des voix fait dresser tout ce qui est pileux sur le corps. Délicate, mystique, presque divine, l’expression sonore se savoure par petites doses, comme un bourbon grand cru…

Un petit tour au bar pour se désaltérer, un peu de marché musical et quelques causeries avec des artistes en attendant la soirée publique qui va débuter à 20h00. Elle va se dérouler en alternance entre la Rotonde et l'Orangerie.

Byron Bay est un quatuor gantois composé de Tom Verstappen, Dries Lybaert, David Maes et Sander Stuer. Ils sont jeunes et beaux. Ils ont même des visages d'anges. Et Tom a une superbe voix, douce et paisible, chaude et limpide, taillée pour le country/folk. Ils viennent de signer chez Universal. Ils on été finalistes du concours 'Humo's Rock Rally’, en 2014 et ‘De Nieuwe Lichting’, en 2013. Ils n'ont rien à perdre et tout à donner. Fans de Balthazar, The Black Box Revelation, Compact Disk Dummies et Goose, ils ont publié un premier single intitulé « God Only Knows », et devraient marcher sur les traces de leurs idoles, mais également de dEUS, Oscar And The Wolf, The Subs et bien d'autres, qui sont parvenus à s’exporter au-delà de nos frontières.

Le show s’ouvre par « Do You Wrong » et embraie par « Collide », deux morceaux sucrés qui fondent dans vos tympans comme de la gelée royale. Le chant de Tom est clair. Il me fait penser à celui de Max Colombie chez Oscar And The Wolf. « Jesus, Etc. » est une cover de Wilco. Et la version est empreinte d’une grande tendresse. Le public féminin est au bord de l’évanouissement. Tom, si tu es célibataire, tu risques de faire des ravages auprès des filles. Le set est intense et parfois électrisé par des guitares incisives et ravageuses. « God Only Knows » est une autre compo pleine de charme… Pour votre info sachez que le combo, part en tournée, comme supporting act de Jett Rebel. Ne les manquez pas !

Après ce fait saillant, direction l’Orangerie pour le set de Maw//Sitt//Sii, un autre groupe prometteur, au sein duquel milite Alexandre De Bueger, le drummer d’Alaska Alaska, qui se produira ce soir en compagnie d’Alaska Gold Rush, le vainqueur du dernier Court-Circuit. La vidéo de leur single « GEOMETRIC W//AYS » est superbe (voir ici). Alternatif, leur rock glisse parfois vers le post/rock expérimental. Les percussions sont tribales et sauvages. Alex est une vraie bête derrière ses fûts. Malheureusement, je ne résiste pas au volume sonore dispensé par les fréquences de basses, plus d’un titre. Puis, je bats en retraite.

Je préfère attendre et faire la file –particulièrement longue– pour assister à la prestation très attendue de Cargo Culte à la Rotonde. Tiens, Matthew Irons, frontman de Puggy, fait également la queue. On se salue. Il est venu soutenir ses comparses de Cargo Culte. Faut dire que Puggy et Cargo Culte ont le même manager, Nicolas Renard. Personnage très futé, il a du flair (NDR : il ne s'appelle pas 'renard' pour rien). La salle est bien remplie. Les sardines ne pourraient plus rentrer dans la boîte, tellement la foule est compacte. Cargo Culte est aujourd’hui réduit à un duo : il réunit Romain Castéra à la guitare, à la grosse caisse ainsi qu’Olympia Boule aux percussions électroniques. Qui se partagent également les vocaux. Daniel Bleikolm a quitté le navire. Le culte du Cargo désigne à l'origine des rituels très variés propres aux peuplades de Mélanésie et du reste de l'Océanie (à l'exception de la Nouvelle-Calédonie). Il ne s’agit pas du Cargo Culte canadien, mais belge. J’ai découvert Cargo Culte en première partie de Puggy, à l'AB, en 2013, lors d’un set pointu et novateur.

Et dès les premières notes, on a de nouveau des fourmis dans les jambes. Ce qui vous incite inévitablement à vous trémousser dans tous les sens. Les voix de Romain et d’Olympia sont fusionnelles. Elles caressent délicatement vos tympans. Pas de setlist, mais de toutes nouvelles compos. Pas d'extrait du premier Ep, « Another Road », paru en 2013. Pas de « Cherchez le garçon », la cover de Taxi Girl. Dommage ! La voix de Romain est toujours aussi blues, mais le virage électro est judicieux, même si on sait que le recours actuel à l’électronique fait très tendance. Tribales, les percus électroniques sont efficaces. Il n’y a plus que 5 cordes sur la gratte, quand Castéra attaque le single « Treble Everyday ». Les sets sont courts pendant ce festival. 30 minutes pour présenter une carte de visite susceptible de convaincre les programmateurs. Et à mon humble avis, le pari est réussi. En outre, j’ai l’impression qu’au vu de leur concert, leur nombre d’aficionados va exploser…

Cap vers l'Orangerie pour le show d’Alaska Alaska, un combo qui a bien évolué et a acquis une belle maturité en ‘live’. C’est en 2013, que j’avais découvert cette formation, en 2013 à l’Inc’Rock et en première partie de Balthazar.

Fondé en 2010, Alaska Alaska explore des tas d’horizons sonores, mais creuse plus particulièrement au sein d’un créneau pop/rock indie plutôt classique. Qu’on pourrait situer quelque part entre Cold War Kids et Arcade Fire, mais pas seulement. Un éventail de références qui permet de communiquer à leurs compos des ambiances à la fois captivantes et authentiques. Le groupe a décroché le premier prix du Jury et de la Ministre de la Culture dans le cadre du concours Tremplin de l'Inc'Rock festival, en 2013. Le line up réunit les guitaristes Martin Leroy, Adrien Chapelle et Elie Dewez, le bassiste Nicolas Pierson et le percussionniste Romain Trigaux, ces deux derniers doublant aux synthés. Et la troupe est complétée par le drummer Alexandre De Buerger. Il est derrière les fûts, pour la seconde fois de la soirée. Tout le monde participe au chant. Et Adrien tapote de temps à autre sur des claviers.

Leur premier Ep, « Nightingale's Creed », paraîtra ce 28 février. La Release party est d’ailleurs prévue au Belvédère de Namur. On va donc découvrir de nouvelles compos. Pas de setlist en vue (NDR : pas de quoi faciliter un reportage). M’enfin, ce n'est pas un problème majeur. La salle est blindée. La conjugaison des trois grattes est vivifiante. La section rythmique ne donne pas sa part aux chiens. Alex frappe métronomiquement ses peaux. Les synthés apportent une légère touche d’électro. Juste ce qu'il faut. Et les musicos déménagent sur les planches. Le son est bon et l'ambiance est bon enfant. Que demande le peuple ?

Votre serviteur est éveillé depuis 4h00 du matin et il commence à sentir la fatigue. Deux jours l'attendent encore au ProPulse. Je fais l'impasse sur Konoba. Enfin, après avoir écouté leur premier titre. Car il mérite qu’on s’y attarde. Drivé par le chanteur/guitariste/ Raphaël, le band est soutenu par le bassiste Maxime Honhon, le gratteur Maxime Simon, le claviériste Julien Vizzini et le drummer Edouard Cabuy. Au départ, il s’agissait du projet de Raphaël, qu’il avait créé en 2011, en Angleterre. Il y a séjourné 5 ans pour y étudier la musique, le son et la production. Après avoir sorti 3 Eps, il rentre au pays. C’était l'année dernière. Il remonte un band en compagnie des musicos susvisés. Le combo se produit notamment au Welcome Spring, Verdur Rock, Jyva'Zik, Botanique ou encore à la Ferme du Biéreau. Le single « Penny Dropped » est diffusé sur toutes les bonnes stations radiophoniques et fait le buzz sur la toile. La campagne de Crowdfunding sur Kiss Kiss Bang Bang pour financer son album s’achève dans quelques jours. Vu le talent de Raphaël, il mérite cette contribution participative…

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Byron Bay + Maw//Sitt//Sii + Cargo Culte + Alaska Alaska + Konoba

 

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