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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Festival La Ferme 2015 : vendredi 20 février

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Louvain-La-Neuve est plus paisible le week-end. La plupart des étudiants rentrent passer quelques jours dans leur famille, après une semaine de cours intensifs. Ou en tout cas c’est ce qu’ils racontent… Mais heureusement, la ville n’est pas inerte pour autant. La Ferme du Biéreau est une de ces structures qui accueillent des événements et font vivre les samedis louvanistes. Pour la circonstance, il s’agit d’un festival baptisé simplement ‘La Ferme’. Mais ne vous inquiétez pas, la soirée n’était pas silencieuse. Sept groupes vont se partager deux scènes, campant sur deux étages.

Un peu avant 19h, Moaning Cities ouvre le bal. Légèrement teinté de psychédélisme, le rock de ce groupe bruxellois, n’est pas sans rappeler Tame Impala.

Il faut ensuite monter quelques marches pour atteindre la deuxième salle. D’une capacité de 105 personnes, elle ne peut –théoriquement– pas en accueillir davantage. Mais en pratique, cette limite ne pose pas de souci, car de nombreux spectateurs redescendent au rez-de-chaussée pour y prendre un verre, manger un morceau (NDR : les petits plats sont préparés par une camionnette/snack ‘de luxe’) ou simplement griller une cigarette. Même si la pièce est bien remplie, elle n’est pas bondée et on dispose de suffisamment d’espace pour assister au set de Fago.Sepia. Les Français nous balancent un math-rock instrumental assez direct et explosif. La combinaison parfaite pour se réveiller définitivement.

Nous dévalons à nouveau les escaliers pour découvrir Mutiny On The Bounty. Derrière ce patronyme curieux se cachent des Luxembourgeois déjà bien expérimentés. A quelques jours de la sortie de leur nouvel elpee, ils se lancent dans un concert complètement instrumental ; une démarche plutôt inédite pour eux. Les compositions math-rock sont agréables. Je ne peux m’empêcher de penser à Foals d’ailleurs ; ce qui est, en général, bon signe. Mais malheureusement au fil du show, un sentiment de lassitude commence à m’envahir. Pas forcément à cause du groupe mais de la programmation. Enchaîner deux combos aussi similaires et sans vocaux n’était, à mon humble avis, pas une bonne idée. Certains fans de musique instrumentale m’ont confessé être satisfaits par cette situation. Mais perso, c’était trop long et presque redondant.

A/T/O/S embraie moins de cinq minutes plus tard. C’est un peu trop rapide à mon goût ; et personne n’a vraiment le temps de souffler. Le duo belge m’a plutôt déçu, peut-être à cause de ce tempo frénétique. Mais aussi des compos complètement plates. En outre, quand on est pas vraiment accro au trip hop, difficile de me faire changer d’avis. D’ailleurs celui de l’auditoire était sans doute partagé, vu qu’il était bien plus clairsemé que lors du concert précédent… 

Place au sommet de la soirée. Plus besoin de présenter BRNS. J’apprécie leur indie rock expérimental ; et c’est toujours un plaisir de les voir et les écouter en live. Impossible de m’en lasser. Les spectateurs remuent en tout cas bien plus que pour les précédents sets. Pas de doute, il s’agit bien de la tête d’affiche. Un spectacle évidemment réussi auquel il n’a manqué que « Deathbed », un morceau issu de l’Ep « Wounded », qui me botte tout particulièrement, mais le band ne l’a pas interprété. J’aurai le plaisir de revoir le quatuor à Mons, la semaine prochaine ; malheureusement le groupe m’a confirmé que le morceau n’y serait pas joué non plus. Dommage…

Difficile de définir AK/DK. Batteries et synthétiseurs alimentent la musique de ces Britanniques. Elle est vraiment particulière voire même intrigante. En 2012, le duo a assuré la première partie des Dandy Wharols ; et ce n’est pas étonnant. Issu de Brighton, le duo m’a vraiment surpris. Je ne m’attendais pas du tout à une telle prestation. Il y a bien quelques passages répétitifs, mais en général, le son est assez jouissif. Je vous invite d’ailleurs à aller découvrir le morceau « Battersea » sur Youtube (voir ici) pour trois minutes de plaisir auditif. C’est d’ailleurs par ce morceau que le tandem a achevé sa représentation.

Nordic Giants clôt le festival. Encore un duo. Les deux musicos portent d’énormes masques de Chamans et un film illustrant leur musique qui se veut épique, est projetée sur deux écrans. Intéressant, leur post-rock pourrait gagner en attractivité, si l’orchestre qui les accompagne parfois était aussi de la partie. Du coup, je reste un peu sur ma faim…

Bref, on peut décréter que la deuxième édition festival La Ferme est réussie. Entre confirmation et découverte, personne ne s’est vraiment ennuyé. En outre, l’événement bénéficie d’une structure très agréable ; et pour cause on y trouve un marché de vinyles, une exposition et une jam patasonique, sise dans une grange juste en face (et où la bière au miel est excellente…) La ferme du Biéreau est définitivement devenu un des endroits rock de la Wallonie. 

(Organisation : La Ferme du Biéreau)

Voir aussi notre section photos ici

CenteRecords Label Night 2015 : samedi 21 février

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Grande soirée pour l’écurie CenteRock ce samedi 21 janvier au Rock En Stock à Houdeng. L’ASBL présentait en effet trois groupes hébergés par son label, fondé il y a maintenant deux ans. L’événement était d’autant plus important vu l’annulation récente du Power Festival. CenteRock voulait donc profiter de l’occasion pour se rappeler au bon souvenir des rockeurs louviérois.

C’est Manu Gabriele et les Effets Spéciaux qui ouvrent les hostilités peu après 19h. Des textes en français et un son atmosphérique ont permis au public de rentrer calmement dans la soirée.

Place ensuite à Sourblast, qui évolue dans un tout autre style. Le quatuor propose des compos pop aux sonorités métalliques. De quoi séduire les aficionados de musique plus musclée…

Plus besoin de présenter Jane Doe and the Black Bourgeoises. Véritable fer de lance du label, le groupe de la très charismatique vocaliste a complètement séduit un auditoire qui était pourtant déjà tout acquis à sa cause avant la représentation. Le rock toujours aussi garage du collectif fait mouche et donne inévitablement envie de découvrir leur deuxième opus sorti récemment.

Pour finir, un guest de marque était venu s’ajouter à l’affiche : Fred and The Healers. Le combo va parvenir à faire vibrer le public de la région du Centre jusque tard dans la nuit, grâce à son blues/rock excitant. Une bonne manière de clôturer une soirée qui aura brassé large au niveau des sonorités et ravi les quelques 200 personnes qui s’étaient rassemblées dans la jolie salle houdinoise.

(Organisation CenteRecords)

ProPulse 2015 : vendredi 6 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. Il s'étale sur trois jours. C'est la troisième journée que votre serviteur le fréquente et arpente ses couloirs. Le Propulse est un peu comparable à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Pour cette dernière journée, aussi bien dans les couloirs que dans les salles, il y a pas mal de monde.

La soirée publique débute à la Rotonde par Alaska Gold Rush. Un duo réunissant le chanteur/guitariste Renaud Ledru et le drummer Alexandre De Bueger. « Pilot Village Midnight », leur premier Ep leur avait permis de décrocher de nombreuses dates de concerts. Une notoriété que le tandem allait sacrer en gagnant les concours du tremplin Verdur Rock et le Concours-Circuit. Si la paire se veut aussi efficace que les White Stripes et The Black Box Revelation, sa musique puise davantage ses racines dans le Bayou, mais n’en oublie pas pour autant ses références rock, roots et folk. Faut dire que Renaud est passionné par la musique américaine traditionnelle (le blues des années 20 à 30, la country, l'americana et le rock'n'roll). C’est, en outre, lui qui assure l’essentiel de la composition. Alex est davantage influencé par la musique instrumentale de la scène contemporaine, une expression radicale susceptible de libérer un max d’énergie et de puissance, comme le rock pur et dur. Et c’est cette dualité qui fait l’originalité de leur style. Leur nouvel Ep s’intitule « Dirty Road ». Il est déjà disponible sur la toile. C'est le troisième jour qu'Alex se produit au ProPulse. Le premier, chez Maw//Sitt//Sii, hier Alaska Alaska et aujourd’hui son projet phare. La voix de Renaud est plutôt atypique et me fait parfois penser à celle de Peter Doherty.

La Rotonde est blindée. Renaud est plutôt statique sur les planches. Il se concentre surtout sur son chant et sa gratte. Alex martèle ses fûts de manière énergique, sauvage, mais précise. Le duo nous réserve en primeur trois nouvelles compos parues ce 26 janvier : « Dirty Road », « Where The Mountain Ends » et « Rich ». Et puis bien sût des extraits du premier Ep, dont « Shake In Those Streets » et « The Gallows Birds ». Manifestement, le tandem a acquis beaucoup de maturité au fil des prestations en ‘live’.  Alaska Gold Rush est un groupe sur lequel il faudra compter en 2015…

Il est déjà 20h45 et direction l'Orangerie pour le set de Dario Mars and The Guillotines, nouveau projet de Renaud Mayeur (Les Anges, Hulk, La Muerte, Triggerfinger). Renaud s'était tourné ces dernières années vers le cinéma, travaillant en compagnie de Bouli Lanners (B.O. d'« Eldorado »), François Pirot ou encore Matthieu Donck, (Magritte 2013 pour la B.O. de « Mobil Home »). Ce nouveau concept sent bon le cuir, la sueur, l'énergie brute et animale du rock'n'roll. Signé sur le label underground allemand Van Records, le combo vient de sortir un premier elpee chargé de promesses, « Black Soul ». La chanteuse Bineta Saware (Ok CowBoy) est impliquée dans l’aventure. C’est une excellente showwoman. Elle focalise les regards de l’auditoire. Farouche, elle se contorsionne comme une lionne. David Kostman se charge de la basse et des claviers. Renaud également des vocaux et de la six cordes. En arrière-plan, juste sous un écran où défilent images des vidéos, je reconnais le drummer Vincenzo Capizzi (Driving Dead Girl).

« Cold Sun », le morceau d'ouverture de l'opus nous plonge immédiatement dans le bain. Si Renaud campe un baryton, Bineta possède plutôt une voix féline. Les sonorités libérées par les grattes sont grasses, huileuses. Vincenzo balise le tempo de « How The Story Goes » à l’aide de ses fûts. Infernale, la ligne de basse leur emboîte le pas. Les déhanchements particuliers de la chanteuse secouent les premiers rangs, qui se mettent à jumper. La pression monte progressivement. On prend alors un « Death Is Dead » en pleine poire. « The Day I Died » est un titre ténébreux, sombre, sinistre même. Tout comme le plus paisible « The Jailer », davantage suggestif et caractérisé par une voix bluesy. Rock nerveux et frénétique, « Somebody Else Inside » est propulsé par la section rythmique. Et la demi-heure du set de s’achever par « Banned For Ever ». Encore une formation sur laquelle il faudra encore compter en 2015.

Thyself a investi la Rotonde. Un quatuor namurois paradoxalement constitué de 4 ingénieurs du son. Son qui devrait donc être impeccable. D’autant plus qu’ils bénéficient du confort acoustique optimal dans cet hémicycle. Leur post rock alternatif est teinté d'électro. Le combo avait déjà foulé les planches du Bota, il y a à peine deux mois, lors de la participation à la finale du Concours-Circuit. Thysel est drivé par le chanteur/guitariste Florestan Thiry. Il est soutenu par le second gratteur Benoît Petit, le bassiste Lucas Serruya et le drummer Ulysse Wautier, également préposé aux samples. Ils vont nous présenter leur Ep éponyme. La Rotonde est un peu moins remplie qu'en début de soirée.

Florestan possède une très belle voix. Il le démontre immédiatement sur « Framus » et « Behind Clouds ». Bien structurée leur musique est douce et atmosphérique à la fois. Les compos sont particulièrement travaillées, mais le refrain reste en général accrocheur. « Wasted All » nous entraîne même dans l’univers prog rock des seventies. Et nous y confine, jusqu’au dernier titre, « Come To Pray ». A suivre de très près…

C’est dans l’Orangerie que Daggers est censé mettre le feu en dispensant un rock plus que percutant. La musique de ce band liégeois est donc dans mes cordes. Je devrais donc prendre mon pied. Malheureusement le son est pourri. Dans ces conditions, je préfère conserver la bonne impression laissée par les artistes qui se sont produits lors de cette édition 2015 du Propulse, juste avant…

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Alaska Gold Rush + Dario Mars And The Guillotines + Thyself + Daggers + My Diligence

 

 

 

ProPulse 2015 : jeudi 5 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. C'est la première année que votre serviteur en couvre plusieurs jours. On y fait pas mal de belles rencontres. Notamment d’artistes. Débouchant sur de chouettes discussions constructives. Et bien sûr on y fait des découvertes. C’est également un des objectifs de cette organisation. Le Propulse ressemble un peu à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Court-Circuit, un fameux tremplin pour nos artistes émergents, s'est associé cette année aux structures qui boostent et promotionnent ceux issus du Nord du pays. Une prise de conscience salutaire, qui permet de comprendre que la Wallonie et la Flandre de la Culture ne sont plus des pays étrangers. Enfin, il n'y a plus de barrière de langue pour la musique en Belgique. Et c'est très bien. Il est à noter qu'il y a très longtemps que le Botanique l’a compris et ouvre ses salles aux artistes de l’autre communauté linguistique.

La soirée publique débute à La Rotonde par Empty Taxi, le projet solo de la productrice et vocaliste franco-irlandaise Zoë Mc Pherson. Elle est seule sur scène, entourée de ses machines. Sa voix est teintée de soul. Impossible de pénétrer dans la Rotonde. C’est blindé de chez blindé. Plutôt frustrant de ne pouvoir assister à ce concert.

Pour compenser ma frustration, je me rends à l'Orangerie et attends l'ouverture des portes. Je suis le premier et pourrais donc assister au concert de Beautiful Badness dont le single très prometteur, « A Sunny Morning », sorti ce 26 janvier, comptabilise en 10 jours 3 000 vues sur YouTube. La vidéo a été produite par Koen Gisen (NDR : un barbu !), compagnon d'An Pierlé. Et l’enregistrement de leur premier elpee est en cours. Le line up de cet ensemble franco-belge implique le chanteur/claviériste/guitariste Gabriel Sesboué, l'autre gratteur Olivier Delescaille, le bassiste Eric Renwart, le drummer Gilles Servais et le claviériste Antoine Guenet. Eric et Antoine sont les petits nouveaux. En ‘live’, Gabriel délaisse aujourd’hui les claviers pour se concentrer sur le chant, où il excelle. Professeur de chant, il a une voix de tête limpide capable de monter très haut. Comme Matthew Irons de Puggy ou Freddie Mercury de Queen. Gabriel a d'ailleurs tout un temps adapté le « We Will Rock You » du Queen. Et sa version est excellente. Bluffante. Même meilleure que l’originale. Pour le son, pas de souci, puisque c'est l'ingé-son de Puggy, Alex Leroy qui est derrière les manettes. Il y a du monde pour assister au spectacle, dont de nombreux aficionados qui suivent la formation depuis quelques années.

Le band est soutenu par un quatuor à cordes et un claviériste qui se sert d’un vieil harmonium âgé de 120 ans. Les artistes sont souriants et détendus sur les planches. Gilles reste cependant très concentré derrière ses fûts qu'il frappe à la manière d'un métronome. Tiens, le chanteur marche également pieds nus pour ressentir les bonnes vibrations de sa musique. Cela devient même une forme de rite. Quoique sa présence soit discrète, Olivier commence à prendre de l’assurance. Il se révèle de plus en plus efficace à la gratte et remue de plus en plus. Le set s’ouvre par une nouvelle compo, « Elders' Choir ». Gabriel va bien sûr utiliser sa voix comme un instrument. Les envolées vocales sont nombreuses, mais il les maîtrise à la perfection. La musique de Beaudiful Badness, ne l'oublions pas, trempe dans le rock'n'roll. La section rythmique batterie/basse est solide. Les interventions de guitare et de claviers précises. « Everybody Knows » et « Hard To Do It » sont deux autres nouveaux morceaux. Lors de « Wasting Your Time », Gabriel pousse sa voix dans ses derniers retranchements, sans jamais déraper. Trois titres plus notoires : « Slipping Away », « Run » et « No more Chains for me ». Ravi, l’auditoire applaudit chaleureusement.

Pas de pull marin dans la salle. Pas de cover de Queen, non plus. Les minutes sont comptées.  Trente minutes et pas une de plus. Mais le meilleur arrive. « A Sunny Morning », tout d’abord. Un single très radiophonique, destiné aux charts. L'année 2015 pourrait être celle de BB. L'harmonium est remplacé par les claviers. Le spectre de Freddie Mercury plane pourtant. Toujours à cause de cette voix. Presque divine. Et quand le set est terminé, on a l’impression de ne pas avoir vu le temps passer.

Deuxième râteau de la soirée : le Rotonde est à nouveau bourrée comme un œuf, pour accueillir Little X Monkeys. Heureusement j'ai déjà vu plusieurs fois le groupe namurois, très pro sur les planches. Un combo fondé en 2012 par la professeur d'anglais d'origine mauricienne Marjorie Piret (chant) et le graphiste/webdesigner Francois Xavier Marciat (guitare, banjo, mandoline, harmonica). Ils sont épaulés par Antoine Dupagne à la gratte, le drummer Jerome Drese et le bassiste Justin Veronesi. Les Little X Monkeys se nourrissent aux racines du folk, du blues et du bluegrass. Ils réinventent à leur manière les vieilles musiques populaires américaines. Habitué du festival Roots And Roses de Lessines, ce n'est plus une découverte pour votre serviteur. Leur premier opus, « Mystic River », est paru en septembre 2014 et a été très bien accueilli par la critique musicale.

Direction l'Orangerie pour y voir et écouter les rappeurs de L'Or du Commun Et Roméo Elvis. Pas de lézard, le soundcheck s'éternise et les fréquences de basses sont insupportables. Les structures métalliques et les vitres tremblent. Vous avez compris, je préfère déguerpir…  

Glù est le dernier groupe à se produire. Ce sera à la Rotonde. Un ensemble bruxellois dont on dit le plus grand bien. Je souhaite donc voir ce set. Le quatuor pratique une forme de musique électro. Pas basique, mais bien structurée. Et qui intègre de la drum&bass, du dubstep, du breakcore et du hip hop. Le line up réunit Martin Daniel (Fender Rhodes / Korg MS20), Alex Rodembourg (drums), Dorian Palos (basse, FX) et enfin François Gaspar (FX/Samples/Synthés). Pendant le spectacle, ils seront rejoints par un chanteur/rappeur. Pour deux compos. A leur actif un single et un Ep chargé de promesses, publié chez NAFF Rekordz, « Glù#2 ».

Le groupe va nous en mettre plein les mirettes et les feuilles de chou. A cause de light show, des images de vidéos défilant sur l’écran placé derrière le drummer. Et puis de la qualité de la musique. Faut dire que la Rotonde s’y prête bien. C'est le second groupe électro qui me scotche en quelques mois. La précédente claque, c’est Ez3kiel qui me l’avait assénée. La setlist indique les morceaux suivants : « Cotton Twat », « Disney », « Abyss », « Le Mensonge De La Vieille Grilf », « Triolisme », « Space Central Gamma 3 », « Berg Mere aka McBeafle ». Mais le band avait préparé de nouvelles compos pour le concert. Leur manager, Herbert Celis (NDR : encore un barbu bien sympathique) n'était pas au courant. Son petit label héberge quelques perles et cherche des dates pour son écurie. Je ne suis pas un grand fan d’électro. Mais proposé sous cette forme, aussi énergique et créative, le mélomane ne peut rester indifférent. Une belle surprise qui a sauvé ma soirée, car elle aurait pu être gâchée par les deux sets inaccessibles. Un nouveau rayon de soleil dans le paysage musical belge. Et la communion entre le groupe et le public conquis a été totale. Un tremplin pour le succès ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite…  

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Empty Taxi + Beautifull Badness + Little X Monkey + L’Or Du Commun et Roméo Elvis + Glü

 

ProPulse 2015 : mercredi 4 février

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Le ProPulse est un festival très intéressant, qui se déroule au sein du Botanique. C'est la première année que votre serviteur en couvre plusieurs jours. On y fait pas mal de belles rencontres. Notamment d’artistes. Débouchant sur de chouettes discussions constructives. Et bien sûr on y fait des découvertes. C’est également un des objectifs de cette organisation. Le Propulse ressemble un peu à l'Eurosonic de Groningen (Pays-Bas), le marché où artistes se vendent et programmateurs préparent leurs affiches. Court-Circuit, un fameux tremplin pour nos artistes émergents, s'est associé cette année aux structures qui boostent et promotionnent ceux issus du Nord du pays. Une prise de conscience salutaire, qui permet de comprendre que la Wallonie et la Flandre de la Culture ne sont plus des pays étrangers. Enfin, il n'y a plus de barrière de langue pour la musique en Belgique. Et c'est très bien. Il est à noter qu'il y a très longtemps que le Botanique l’a compris et ouvre ses salles aux artistes de l’autre communauté linguistique.

Mais revenons à nos moutons. Scotché par la prestation de Byron Bay –une formation flamande particulièrement douée et dont on va certainement entendre parler, dans un proche avenir– j’ai relevé parmi les bonnes surprises, les sets d’Ottilie, de The Brussels Vocal Project (NDR : une fameuse claque), de Cargo Culte et d’Alaska Alaska qui ne fait que confirmer sa progression.

Il y a pas du monde dans les couloirs du Botanique. Et j’ai l’impression que le chauffage a été poussé au maximum pour, non pas faire monter la température, mais l’ambiance. Des tas d’artistes présentent leur projet dans les couloirs. La journée jusqu'à 18 heures est réservée aux professionnels du monde du spectacle. Et des artistes émergents ont l’opportunité de se produire pendant une demi-heure à l'Orangerie ou à la Rotonde.

Première révélation de la journée, Ottilie monte sur les planches de la Rotonde à 15h45. Plutôt jolie, cette dame se singularise par un accent méditerranéen. Ottilie Bouchareu est originaire des Hautes-Alpes ; mais elle est installée à Bruxelles. Elle a publié un concept album en 2013, « Histoire d'O2 », un disque classé parmi les 10 albums francophones de l'année par Telerama / France Inter. Son second essai est un Ep. Intitulé « Histoires d'O Deux », il a reçu le concours de Nicolas Repac (Arthur H, No Format), lors des sessions d’enregistrement. Et il est paru en mai 2013. Femme libre, Ottilie décline des origines multiples (Kabylie, Mongolie, Italie). Ses influences oscillent de Björk à James Blake en passant par Fink, Gainsbourg, Satie, Les Elles, Sainkho Namtchylak et Abida Parveen. Perso, j’estime qu’elle puise également ses sources chez une artiste américaine décalée que j'adore, Merril Garbus aka tUnE-yArDs. Il n’y manque que les plumes et le grimage.

Sur l’estrade, le décor est basique. On remarque la présence d’un micro, d’un laptop, –une machine qui fait des prodiges quand on se produit en solo– disposé sur une table et d’un accordéon ainsi que d’un tambourin, sur la droite. Vêtue de noir, elle marche pieds nus afin de garder le contact avec les planches et y ressentir les vibrations. La chamane attaque « Automne ». Sa voix semble venir de loin. Peut-être du Tibet. Très caractéristique, elle est imprégnée des chants du monde (diphonique, soufi). Elle empoigne son accordéon et en extrait des sonorités qui vous caressent les oreilles. Elle le maîtrise parfaitement et se lance dans un tango teinté d'électro, tout au long de « Donne Tes Elles ». Un voyage entre la France et l’Argentine, empreint de magie ! La loop machine fait merveille. Les rimes de la poétesse également. Des voix sauvages et corrosives parcourent « Chapeau d'O », un titre balayé par son instrument fétiche. Mais également des gazouillis de passereaux. Mélopée, « Au Bord Des Lèvres » est une compo plus paisible. Ottilie entre en transe et esquisse un petit pas de danse mécanique sur « La Danseuse », un morceau parsemé de tonalités de clochettes, virtuelles et pourtant si présentes. Un partenaire virtuel qui échange un duo avec elle pour  « All'o ». Son laptop !

A l’instar d’un concert de JoeyStar, l’auditoire est invité à se remuer, à mouiller sa chemise. Elle replace ses boucles dans le dos et nous invite à imiter le bruit du bourdon. Accordéon en mains, elle entame « Crayons ». Les crayons ne sont pas contents et sont en colère. Un hommage à Charlie au cours duquel elle s’autorise des envolées vocales à la Jacques Brel. Elle joue sur les rimes et slame. Dans l’esprit de Grand Corps Malade. Balayée par ses interventions de tambourin, la trame sonore est arabisante. On se croirait dans le désert. Le spectacle touche à sa fin. Après « Survive, Je Suis L'Etoile », place à « Mad'Ame Rêve », une reprise d'Alain Bashung plus que personnelle. Et son set de s’achever par « Imbécile Heureuse ». Une guimbarde artisanale cède le relais à un beat boxing humain. Un félin s’est invité dans la gorge et pousse à recommencer la chanson. Un spectacle à la fois simple, interactif, troublant, original, artisanal et pourtant tellement professionnel qui a enchanté l’auditoire. En outre, l’artiste est sympathique et accessible. Elle se produira prochainement en première partie de tUnE-yArDs et de Björk.

The Brussels Vocal Project constitue la deuxième bonne surprise. Ce sextuor se produit dans l’Orangerie. Il réunit six chanteurs : François Vaiana, Elsa Grégoire, Anu Junnonen, Frédérique Borsarello, Jonas Cole et Gilles Wiernik. Pas un seul instrument sur les planches. Leur musique s’inscrit dans un courant jazz contemporain. Les sonorités chaudes et douces se mêlent aux complexités harmoniques, syncopées et rythmiques. Pour leur premier projet, le collectif s’est associé à des compositeurs de jazz belges notoires tels que Fabrizio Cassol, Nathalie Loriers, Fabian Fiorini, Diederik Wissels, Pierre Vaiana, Pirly Zurstrassen et Serge Lazarevitch. On est en plein dans l'univers musical de la pièce maîtresse signée Pierre Van Dormael, « The Art of Love ». C’est aussi le titre de leur premier elpee. Le décor est planté. Je ne suis pas très accro au jazz, mais dispensé sous cette forme, à petites doses, teinté de slam et de rap, et lorsque les voix touchent au sublime, on ne peut que succomber. L'Orangerie est soudainement transformée en cathédrale désacralisée, pourtant propice à des moments de recueillement, d’émotion, au sein de laquelle la perfection des voix fait dresser tout ce qui est pileux sur le corps. Délicate, mystique, presque divine, l’expression sonore se savoure par petites doses, comme un bourbon grand cru…

Un petit tour au bar pour se désaltérer, un peu de marché musical et quelques causeries avec des artistes en attendant la soirée publique qui va débuter à 20h00. Elle va se dérouler en alternance entre la Rotonde et l'Orangerie.

Byron Bay est un quatuor gantois composé de Tom Verstappen, Dries Lybaert, David Maes et Sander Stuer. Ils sont jeunes et beaux. Ils ont même des visages d'anges. Et Tom a une superbe voix, douce et paisible, chaude et limpide, taillée pour le country/folk. Ils viennent de signer chez Universal. Ils on été finalistes du concours 'Humo's Rock Rally’, en 2014 et ‘De Nieuwe Lichting’, en 2013. Ils n'ont rien à perdre et tout à donner. Fans de Balthazar, The Black Box Revelation, Compact Disk Dummies et Goose, ils ont publié un premier single intitulé « God Only Knows », et devraient marcher sur les traces de leurs idoles, mais également de dEUS, Oscar And The Wolf, The Subs et bien d'autres, qui sont parvenus à s’exporter au-delà de nos frontières.

Le show s’ouvre par « Do You Wrong » et embraie par « Collide », deux morceaux sucrés qui fondent dans vos tympans comme de la gelée royale. Le chant de Tom est clair. Il me fait penser à celui de Max Colombie chez Oscar And The Wolf. « Jesus, Etc. » est une cover de Wilco. Et la version est empreinte d’une grande tendresse. Le public féminin est au bord de l’évanouissement. Tom, si tu es célibataire, tu risques de faire des ravages auprès des filles. Le set est intense et parfois électrisé par des guitares incisives et ravageuses. « God Only Knows » est une autre compo pleine de charme… Pour votre info sachez que le combo, part en tournée, comme supporting act de Jett Rebel. Ne les manquez pas !

Après ce fait saillant, direction l’Orangerie pour le set de Maw//Sitt//Sii, un autre groupe prometteur, au sein duquel milite Alexandre De Bueger, le drummer d’Alaska Alaska, qui se produira ce soir en compagnie d’Alaska Gold Rush, le vainqueur du dernier Court-Circuit. La vidéo de leur single « GEOMETRIC W//AYS » est superbe (voir ici). Alternatif, leur rock glisse parfois vers le post/rock expérimental. Les percussions sont tribales et sauvages. Alex est une vraie bête derrière ses fûts. Malheureusement, je ne résiste pas au volume sonore dispensé par les fréquences de basses, plus d’un titre. Puis, je bats en retraite.

Je préfère attendre et faire la file –particulièrement longue– pour assister à la prestation très attendue de Cargo Culte à la Rotonde. Tiens, Matthew Irons, frontman de Puggy, fait également la queue. On se salue. Il est venu soutenir ses comparses de Cargo Culte. Faut dire que Puggy et Cargo Culte ont le même manager, Nicolas Renard. Personnage très futé, il a du flair (NDR : il ne s'appelle pas 'renard' pour rien). La salle est bien remplie. Les sardines ne pourraient plus rentrer dans la boîte, tellement la foule est compacte. Cargo Culte est aujourd’hui réduit à un duo : il réunit Romain Castéra à la guitare, à la grosse caisse ainsi qu’Olympia Boule aux percussions électroniques. Qui se partagent également les vocaux. Daniel Bleikolm a quitté le navire. Le culte du Cargo désigne à l'origine des rituels très variés propres aux peuplades de Mélanésie et du reste de l'Océanie (à l'exception de la Nouvelle-Calédonie). Il ne s’agit pas du Cargo Culte canadien, mais belge. J’ai découvert Cargo Culte en première partie de Puggy, à l'AB, en 2013, lors d’un set pointu et novateur.

Et dès les premières notes, on a de nouveau des fourmis dans les jambes. Ce qui vous incite inévitablement à vous trémousser dans tous les sens. Les voix de Romain et d’Olympia sont fusionnelles. Elles caressent délicatement vos tympans. Pas de setlist, mais de toutes nouvelles compos. Pas d'extrait du premier Ep, « Another Road », paru en 2013. Pas de « Cherchez le garçon », la cover de Taxi Girl. Dommage ! La voix de Romain est toujours aussi blues, mais le virage électro est judicieux, même si on sait que le recours actuel à l’électronique fait très tendance. Tribales, les percus électroniques sont efficaces. Il n’y a plus que 5 cordes sur la gratte, quand Castéra attaque le single « Treble Everyday ». Les sets sont courts pendant ce festival. 30 minutes pour présenter une carte de visite susceptible de convaincre les programmateurs. Et à mon humble avis, le pari est réussi. En outre, j’ai l’impression qu’au vu de leur concert, leur nombre d’aficionados va exploser…

Cap vers l'Orangerie pour le show d’Alaska Alaska, un combo qui a bien évolué et a acquis une belle maturité en ‘live’. C’est en 2013, que j’avais découvert cette formation, en 2013 à l’Inc’Rock et en première partie de Balthazar.

Fondé en 2010, Alaska Alaska explore des tas d’horizons sonores, mais creuse plus particulièrement au sein d’un créneau pop/rock indie plutôt classique. Qu’on pourrait situer quelque part entre Cold War Kids et Arcade Fire, mais pas seulement. Un éventail de références qui permet de communiquer à leurs compos des ambiances à la fois captivantes et authentiques. Le groupe a décroché le premier prix du Jury et de la Ministre de la Culture dans le cadre du concours Tremplin de l'Inc'Rock festival, en 2013. Le line up réunit les guitaristes Martin Leroy, Adrien Chapelle et Elie Dewez, le bassiste Nicolas Pierson et le percussionniste Romain Trigaux, ces deux derniers doublant aux synthés. Et la troupe est complétée par le drummer Alexandre De Buerger. Il est derrière les fûts, pour la seconde fois de la soirée. Tout le monde participe au chant. Et Adrien tapote de temps à autre sur des claviers.

Leur premier Ep, « Nightingale's Creed », paraîtra ce 28 février. La Release party est d’ailleurs prévue au Belvédère de Namur. On va donc découvrir de nouvelles compos. Pas de setlist en vue (NDR : pas de quoi faciliter un reportage). M’enfin, ce n'est pas un problème majeur. La salle est blindée. La conjugaison des trois grattes est vivifiante. La section rythmique ne donne pas sa part aux chiens. Alex frappe métronomiquement ses peaux. Les synthés apportent une légère touche d’électro. Juste ce qu'il faut. Et les musicos déménagent sur les planches. Le son est bon et l'ambiance est bon enfant. Que demande le peuple ?

Votre serviteur est éveillé depuis 4h00 du matin et il commence à sentir la fatigue. Deux jours l'attendent encore au ProPulse. Je fais l'impasse sur Konoba. Enfin, après avoir écouté leur premier titre. Car il mérite qu’on s’y attarde. Drivé par le chanteur/guitariste/ Raphaël, le band est soutenu par le bassiste Maxime Honhon, le gratteur Maxime Simon, le claviériste Julien Vizzini et le drummer Edouard Cabuy. Au départ, il s’agissait du projet de Raphaël, qu’il avait créé en 2011, en Angleterre. Il y a séjourné 5 ans pour y étudier la musique, le son et la production. Après avoir sorti 3 Eps, il rentre au pays. C’était l'année dernière. Il remonte un band en compagnie des musicos susvisés. Le combo se produit notamment au Welcome Spring, Verdur Rock, Jyva'Zik, Botanique ou encore à la Ferme du Biéreau. Le single « Penny Dropped » est diffusé sur toutes les bonnes stations radiophoniques et fait le buzz sur la toile. La campagne de Crowdfunding sur Kiss Kiss Bang Bang pour financer son album s’achève dans quelques jours. Vu le talent de Raphaël, il mérite cette contribution participative…

(Organisation: Coproduction Botanique et Fédération Wallonie-Bruxelles en partenariat avec Court-Circuit et AssProPro)

Byron Bay + Maw//Sitt//Sii + Cargo Culte + Alaska Alaska + Konoba

 

TransArdentes 2015 : samedi 31 janvier

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C’était la première fois que votre serviteur se rendait aux TransArdentes. L’occasion est enfin arrivée et il me tardait de vérifier si la réputation de fête géante de l’événement était justifiée. Le festival fait la part belle au drum & bass, à la house, la techno et l’électro. Ce sont des genres qui sont assez éloignés de ce que j’écoute habituellement. C’est peut-être ce qui explique pourquoi une excitation toute particulière me gagne avant de prendre la route pour Liège. Vous savez, cette excitation de la première fois…

Mon GPS n’est pas de première jeunesse, c’est sans doute la raison pour laquelle j’ai l’impression de faire trois fois le tour de la Cité ardente avant de trouver la Halle des Foires… Le soulagement est donc de mise une fois la salle repérée.

Il est 18h15 quand je franchis l’allée d’entrée, c’est encore très tôt. Tout semble si calme, si vide… Le fameux calme avant la tempête, à n’en point douter. J’en profite pour prendre un petit verre et me caler devant Exkid & Edoh. Le duo a remporté le concours Proximus et a donc l’honneur d’ouvrir la Pyramid Room, la plus grande des quatre salles de la soirée. Le duo carolo met en appétit les quelques impatients présents à l’ouverture en proposant une Deep House très typée nineties.

Vient alors Kid Noize dans une pyramide toujours un peu creuse, mais très motivée. Le meilleur, et peut-être seul, DJ singe du Monde va faire monter la température grâce à ses titres bien connus comme « Brooklin » et « Jackass ». Les quelques centaines de personnes qui ont écourté leur ‘Before’ ne le regrettent pas et commencent tout doucement à lever les bras sous l’impulsion de leur primate favori. Dommage néanmoins que la puissance du son ne soit pas plus élevée. Une critique qui vaut malheureusement pour l’ensemble de la soirée. Peut-être est-ce pour des raisons légales, mais cette situation a déçu un certain nombre de festivaliers que j’ai croisés.

Woralks intervient alors et n’emballe pas grand monde. Le passage de l’artiste s’apparente davantage à une transition tellement sa techno est calme. L’heure est donc venue d’aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs.

Direction la Cube Room pour ce qui sera une des belles découvertes de la soirée. C’est Stavroz qui s’y produit. Un duo au départ ; mais qui, en live, est soutenu par un guitariste et un saxophoniste. Le mélange house/jazz est déroutant mais savoureux. Le public bouge en tout cas bien plus que sur la scène principale. Le quatuor laisse vraiment une belle impression ! Mon coup de cœur de la soirée.

Je continue à me balader et c’est à 22h30 que je décide de découvrir la Sphere Room. Just Blaze a collaboré avec des artistes de renoms comme Jay-Z, Kanye West ou Eminem. Il propose un set de Hip Hop puissant dans une salle bien remplie pour l’occasion. Un nouveau moment festif.

Direction la Red Bull Electropedia. Il s’agit de la plus petite salle du festival. Le DJ divertit la foule depuis une estrade placée à quelques mètres de hauteur. De quoi donner un peu le tournis durant ce set d’électro assez éclectique.

Je me promène alors sans but précis durant l’heure suivante. L’ambiance commence à être incroyable. Les gens sont venus pour s’amuser et cet état d’esprit est communicatif. Pas de doute : c’est la fête.

Retour dans l’Electropedia pour assister à la prestation du Belge Felix de Laet, alias Lost Frequencies. Le jeune homme a assurément un don pour remixer les titres cultes et pour plonger les festivaliers dans la nostalgie. Un bon moment pour faire un petit break, en somme.

Il est déjà 2h30. Je me précipite vers la Pyramid Room où Nina Kravitz va entamer son set. L’ancienne journaliste dispense un savant mélange entre House et Techno. Néanmoins, je reste un peu sur ma faim. Peut-être que la fatigue commence à produire ses effets…

Pour terminer la soirée, je suis les conseils et les pas d’un autre collaborateur de Musiczine, Adrien Fassotte. Croisé par hasard, mon homologue m’emmène à la Cube Room où une centaine de couche-tard profitent des derniers décibels. Le DJ britannique Paul Woolford propose un son qui n’est pas sans me rappeler par moments Todd Terje, que je connais bien mieux. Une manière agréable de clôturer une longue nuit.

Les TransArdentes restent un passage obligé pour les clubbers en manque de festivals et de grandes fêtes. Il faut avouer que l’organisation y est parfaite et la programmation variée. L’annonce des premiers noms pour les Ardentes, que votre serviteur a raté, a apporté un petit plus pour le public, toujours avare de ce genre de surprise.

Belle ambiance, organisation au top et nuit de musique : si vous avez hésité cette année, rendez-vous en 2016 !

(Organisation Les Ardentes)

Persistence Tour 2015 : dimanche 25 janvier

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Le Persistence Tour est une des plus grandes tournées annuelles européennes consacrée à des groupes de Hardcore. Cette édition 2015, transitant pour l’occasion par le Brielpoort de Deinze, se focalisait principalement sur des formations proposant un style old-school. L’occasion de (re)voir les stars new-yorkaises incontestées de Sick of it All, mais également Ignite, Walls of Jericho, Ryker’s, Turnstile, All for Nothing et Broken Teeth. Quelques heures de prestations de haute qualité, le tout dans un esprit de fraternité propre au Hardcore. Une belle réussite.

C’est en présence d’une salle à moitié vide que résonnent pourtant les premiers riffs de Broken Teeth. Autant certaines premières parties laissent parfois à désirer –ou laissent entrevoir encore un manque d’expérience de la scène– autant les Anglais placent tout de suite la barre assez haut. Deux morceaux s’écoulent et le tee-shirt du frontman est déjà de trop. C’est Hardcore, c’est viril et c’est sans concession. Il faut dire qu’il n’y a pas de temps à perdre ; toutes les formations ne bénéficient que de trente minutes pour faire leurs preuves, à l’exception des deux derniers noms. Les fans du combo sont bien présents, répliquant quand le micro leur est tendu. C’est d’ailleurs une des caractéristiques des concerts Hardcore : la grande proximité avec le public. Une symbiose entre la scène et la fosse à coups d’encouragements virils, de refrains et de cris.

Le drapeau à leur effigie est hissé depuis l’ouverture des portes ; c’est à présent à All For Nothing de prendre le relais. Les Hollandais pratiquent un Hardcore assez traditionnel ; mais se signalent par une spécificité : la présence d’une fille au chant. On pourrait croire naïvement que la première apparence virile et violente de ce style pourrait repousser la gente féminine. Au contraire ! Le band en profite au passage pour égratigner la montée du racisme en Europe, en hissant dans les airs un majeur évocateur. L’extrême droite et la xénophobie sont indissolubles dans ce style de musique. Et les artistes ne manquent jamais de le rappeler. Les gens commencent à affluer et le traditionnel demi-cercle autour de la scène commence à se former, laissant la place aux moshers pour se défouler. Les morceaux s’enchaînent, où la hargne des lyrics passionnés est contrebalancée par des passages mélodiques. On regrettera néanmoins parfois un étirement en longueur de certaines compositions.

La formation quitte l’estrade, laissant un quart d’heure aux roadies le soin de préparer le terrain pour les Nord-américains de Turnstile. L’organisation est à marquer d’une pierre blanche : les timings ont été respectés au poil ! Il ne faut pas attendre la fin du second morceau pour que Brendan, vocaliste du band, saute du podium, grimpe sur les barrières et propose le micro à la foule. Les corps foncent vers le frontman, se jettent l’un sur l’autre afin de pouvoir s’époumoner en compagnie du band. Pas de doute, l’ambiance est montée d’un cran et les t-shirts commencent à coller au corps. Actif seulement depuis 2010, Turnstile pratique un Hardcore old school influencé par Madball et Breakdown. Dans le genre, il fait preuve d’une grande maîtrise en ‘live’ et parvient sans problème à entraîner le public dans son sillage.

Une ambiance parfaite pour accueillir Ryker’s. Le décor prend des teintes rougeâtres, des bruits d’hélicoptère l’envahissent. Les cinq Allemands déboulent et de suite le ton est donné : un set sans concession de Hardcore largement influencé par la scène new-yorkaise. Quand Kid-D ne hurle pas, c’est un grand sourire qui illumine son visage. Le band semble content d’être présent et cette bonne humeur est communicative. Très vite le chanteur, dégoulinant de sueur, vient rejoindre les coreux agglutinés contre les barrières, alors que leur show ne vient que de commencer. Il lui suffit de prononcer le mot ‘circle-pit’ pour que les gens s’exécutent et commencent à tournoyer à l’unisson. Le groupe observe, partagé entre amusement et fierté. Inlassable, c’est sur « Hard to the Core » que Kid-D redescend dans la fosse, mais pour cette fois se mêler directement à la foule. Les fans l’entourent, chacun d’eux recevant à leur tour le micro pour hurler le refrain du morceau. C’est sur « Emergency », tiré de l’Ep studio « A Lesson in Loyalty », que Ryker’s achève en beauté ce set tout en puissance.

A peine le temps de boire une mousse que le prochain band se met en place. Les spectateurs commencent à se serrer pour accueillir comme il se doit Walls of Jericho qui, soyons honnêtes, pourrait également être tête d’affiche de ce genre de show. Sept longues années que le quintet n’a plus sorti d’album… et force est de constater que cette carence n’a pas entraîné l’érosion du nombre de fans ! La salle est plongée dans l’obscurité, l’intro composée de distorsions de guitare devient oppressante et les membres prennent petit à petit leur place sous les acclamations de la foule. Finalement, débarque Candace Kucsulain, chanteuse de la formation, plus musclée que jamais. Cette dernière pratique en effet le powerlifting (un dérivé de l’haltérophilie visant à soulever des charges plus lourdes mais en adoptant des mouvements plus réduits). Homme ou femme, peu de personnes ce soir-là auraient pu faire de l’ombre à sa musculature, c’est dire le côté impressionnant du personnage. « The Ministry », titre d’ouverture de leur dernier opus « The American Dream », ouvre le set. La scène s’enflamme à l’instant. Une bonne trentaine de personne se mettent à mosher. « A Trigger Full of Promises » vient ajouter quelques degrés supplémentaires dans la fosse. Le groupe bénéficie d’un très bon son, décuplant la force des morceaux. Entre les compositions les plus connues, vient se glisser un « Relentless », nouvelle chanson qui devrait figurer sur le prochain elpee des Américains. Une ambiance qui atteindra un sommet lorsque non seulement la chanteuse mais également le bassiste décident de descendre du podium pour rejoindre un public survolté et acquis à sa cause. Trente minutes de prestation, période bien trop courte, qui se clôturent par un « The American Dream », entonné en chœur par un public désormais conquis.

Après un rafraîchissement plus que nécessaire, c’est au tour du Punk-Rock-Hardcore d’Ignite de prendre possession du Brielpoort. Une parenthèse dans cette programmation où le style résolument plus calme de la formation viendra un peu ‘casser’ l’ambiance crescendo alimentée depuis maintenant un peu moins de quatre heures. Détonnant par son chant clair, le groupe s’identifie distinctement comme socialement engagé et soucieux de la préservation de l’environnement. ‘Pendant que nous sommes ici réunis à faire la fête, des milliers de personnes sont actuellement dans la pauvreté la plus totale en Syrie ou encore en Afghanistan. J’ai parfois du mal avec ma conscience quand je me retrouve dans mon bus de tournée comportant tout le confort nécessaire. Je ne veux pas plomber l’ambiance mais soyez en conscient’, lance le chanteur Zoli Teglas. Compte tenu du nombre de refrains chantés en chœur, il semblerait que bon nombre de personnes s’étaient déplacées pour l’occasion.

Une bulle de quiétude réconfortante qui permet d’économiser les forces restantes pour apprécier le show des icônes new-yorkaises de Sick of it All. En quasi trente années de présence, la bande des frères Koller est parvenue à s’imposer comme une référence du monde Hardcore. Armé de leur vingtième album (!), « Last Act of Defiance » –sorti en septembre de l’année dernière– les Américains ont accordé un show survitaminé d’une heure, montre en main. Ouvrant par « Good Loonkin’ Out », les hommes du Queens ont directement taillé dans le gras. Affichant une forme olympique, bassiste, guitariste et chanteur ne cessent de changer de place. Mention spéciale au gratteur Pete Koller qui enchaîne les sauts toute la soirée, qu’ils soient sur place, à reculons ou en exécutant le grand écart. Le tout, évidemment, en ne cessant de jouer. ‘Vous voulez du nouveau son ?’, interroge le frontman Lou Koller. Pas le temps de répondre que retentit déjà « Sound the Alarm », le morceau d’ouverture de leur nouvel LP. « Get Bronx », « Outgunned », « DNC » et « Road Less Traveled » de ce même disque figurent dans la setlist, et le reste des morceaux sont piochés, çà et là, dans l’impressionnante discographie du combo. Ce n’est pas le choix qui manque !

‘C’est la dernière date de cette Perseverence Tour, j’aimerais que vous nous fassiez le plus grand circle-pit possible en passant jusque derrière la console de son’, lance le chanteur. Aussitôt dit, aussitôt fait. Un immense cercle de plus de la moitié de la salle se met à courir sur le rythme effréné des guitares et de la batterie. Quelques chansons plus tard et c’est un ‘wall of death’ qui se forme. La salle se divise en deux, chaque côté du public s’apprêtant à allègrement se rentrer dedans. Tous, sauf deux irréductibles hippies (dixit Lou Koller) et le vocaliste de Ryker’s, descendu dans la foule pour l’occasion et tous trois situés à égale distance des deux camps, prêts à recevoir de plein fouet les coreux en transe. « Us VS Them » clôture la prestation de Sick of it All, qui comme à son habitude, n’a pas manqué de punch et n’a surtout pas failli à se réputation de maître du genre. Les planches seront finalement envahies par une partie du public, invité à rejoindre le groupe afin de fêter, en famille, cette dernière date de la tournée.

(Organisation : Heartbreaktunes)

 

Pour les photos du Persistance Tour, c’est ici

 

Concours-Circuit 2014 : samedi 20 décembre

La finale du Concours-Circuit se déroulait ce samedi 20 décembre au Botanique de Bruxelles, occupant alternativement l’Orangerie et la Rotonde. Cette fois encore, le concours a permis à des groupes débutants de présenter leur musique à un public composé de professionnels, de journalistes et de curieux. Vu l’indisponibilité de notre rédacteur en chef, c'est votre serviteur qui a eu l'honneur de représenter Musiczine au sein du jury. Court-Circuit, l'ASBL organisatrice, a maintenant laissé tomber l'appellation 'Pop Rock' pour s'ouvrir encore davantage aux différents styles de musique. Les cinq finalistes, Alaska Gold Rush, Forest Bath, Mambo, MAW//SIT//SI et Thyself, reflètent bien cette diversité et espèrent tous pouvoir succéder aux lauréats précédents : Kiss & Drive en 2010 et Billions of Comrades en 2012. Il y a beaucoup de monde et il faut parfois se bousculer pour pouvoir accéder à Rotonde, où débutent les hostilités, à 20h tapantes.

En lever de rideau, Forest Bath, un projet de l’illustratrice bruxelloise Joanna Lorho. Elle se consacre au chant et au piano et est accompagnée d'un violoncelliste ainsi que d'un batteur/guitariste/trompettiste. La musique évolue dans un univers très intimiste et aussi mélancolique. La voix fait penser à Agnès Obel, Lisa Gerrard, Joanna Newsom ou Jana Hunter. Les arrangements sont discrets mais fouillés et les compositions, parfaitement en place. Seuls petits bémols, la prononciation anglaise est parfois un peu hésitante ; en outre, après 4 à 5 morceaux le set se révèle quelque peu monotone. Mais dans l'ensemble, on a été ému par la sensibilité à fleur de peau de Joanna Lorho. Un projet à suivre !

Le programme se poursuit au sein de l'Orangerie dans un tout autre style, très cross-over, de MAW//SITT//SII. Le patronyme de ce groupe issu de Braine l'Alleud est plutôt bizarre, mais en surfant sur Google, on découvre qu'il se réfère probablement à Maw-Sit-Sit, une pierre précieuse que l'on trouve en Birmanie. Articulée autour du chanteur Christophe Willems (qui milite chez From Kissing), MAW//SITT//SII (auparavant Lady Crazy Madrid), propose un mélange de rock alternatif, de post-rock et de psyché. On pense surtout à M83, surtout en raison des voix haut perchées et des passages atmosphériques. Il y a aussi un côté clairement tribal dans les cris scandés de Willems, mais surtout dans les percussions qu’on pourrait également qualifier d’hypnotiques. Seul problème, luxuriante, l’expression sonore est desservie par un son criard. On reste donc sur sa faim même si le projet recèle un véritable potentiel.

Retour dans la Rotonde pour une leçon de mathématiques. On y découvre Mambo, une formation liégeoise de 'math-rock'. Pour ceux qui l’ignorent, le math-rock est caractérisé par des signatures rythmiques atypiques, telles que 7/8, 11/8, 13/8 etc. C'est cette complexité ‘mathématique’ qui donne son nom au genre. Les influences sont puisées dans le metal, le rock progressif, l'indie et même le punk. Fan fan de 'prog', je ne peux que me réjouir de voir des jeunes pousses embrasser les complexités infinies de la musique avec une telle virtuosité. Les deux guitaristes, Julien Conti et Matthieu Charray, sont véritablement époustouflants et l'ensemble est très cohérent. On pense à Yes, Captain Beefheart, Redneck Manifesto, Honey for Petzi mais aussi à Rage Against The Machine pour les moments plus 'metal'. C'est 100% instrumental, frénétique, nerveux, inventif et toujours surprenant. Ils recueillent un joli succès auprès d'un public assez médusé. Incontestablement la prestation la plus originale de la soirée !

On croit avoir trouvé les lauréats de la finale mais c'est sans compter sur la prestation de Thyself, qui est venu semer le doute dans nos esprits. Réunissant quatre jeunes ingénieurs du son, ce combo namurois a présenté le set le plus 'professionnel' de la soirée. Leur indie-rock teinté de touches trip-hop/prog évoque Radiohead, Coldplay, Muse voire Archive. Les mélodies vocales de Florestan Thiry sont très belles, et les orchestrations, très subtiles. Bizarrement, ce qui devrait être un atout est ici plutôt ressenti comme un désavantage. C'est peut-être trop 'mainstream' pour un concours comme celui-ci ? En tout cas, une prestation en tous points impressionnante ; incontestablement notre coup de coeur de la soirée.

Clôturant le concours, Alaska Gold Rush a bénéficié de l'effet du dernier en lice, susceptible de mettre tout le monde d'accord. Dans une Rotonde bourrée à craquer, Renaud Ledru et Alexandre De Bueger ont démontré que la sincérité et la fraîcheur sont des facteurs décisifs. Ici, pas d'esbroufe, juste un chanteur/guitariste et un batteur pour dispenser un folk-rock indie on ne peut plus efficace. Leur musique américaine sent la poussière, le blues, le rock'n'roll de Jerry Lee Lewis, le folk de Ramblin’ Jack Elliott et le songwriting est même hanté par Bruce Springsteen. On pense ainsi à War On Drugs, Fleet Foxes, Sun Kil Moon, mais en plus musclé. Evidemment, le côté 'Americana' peut faire sourire, voire même agacer, mais la simplicité du propos et l'authenticité des musiciens ont quelque chose de désarmant. Le public présent leur réserve un triomphe et on sent bien qu'il sera difficile de ne pas couronner cette dernière vague déferlante...

Nous rejoignons ensuite le jury dans la salle du Witloof Bar pour une délibération qui se révélera être très rapide, tant les avis convergent vers Alaska Gold Rush. La formation bruxelloise remporte donc le premier prix, qui comprend une aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’une valeur de 2000€, une session live offerte par Sabam For Culture, un accompagnement médiatique et un enregistrement studio de 2 jours accordé par Noise Factory. Le second prix est décerné à Mambo. Les Prix ‘Coup de Cœur’ ont également été attribués par les différents partenaires. Ils comprennent notamment la participation à différents festivals (Les Ardentes, Dour, Les Aralunaires, ...), mais aussi une programmation dans différentes salles et notamment, celles appartenant au Club Plasma (Belvédère/Namur, Rockerill/Charleroi, Alhambra/Mons).

(Voir aussi notre section photos ici)

Le palmarès complet:

    Premier prix : ALASKA GOLD RUSH

    Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles (2000€)

    Prix Sabam For Culture : une session live réalisée par «Bruxelles Ma Belle»

    Un accompagnement médiatique offert par This Side Up

    Le studio Noise Factory offre un prix studio composé de :

        2 jours d’enregistrement

        la mise à disposition d’un ingénieur son

        la possibilité de loger sur place

Deuxième prix : MAMBO

    Prix de la Fédération Wallonie-Bruxelles (1000€)

Prix Coup de Coeur

    Prix Club Plasma : ALASKA GOLD RUSH

    (750€ offert à un groupe choisi par les programmateurs représentant le réseau)

    Prix Pure FM : EPK (une interview+ session « live ») : ALASKA GOLD RUSH

    Prix Ça Balance : MAMBO

    (1 jour d’enregistrement / 1 jour de mixage / la mise à disposition d’un ingénieur son)

    Prix Roland :  ALASKA GOLD RUSH

    (Un bon d’une valeur de 400€ pour n’importe quel article de la marque Roland)

    Prix Musictown :  ALASKA GOLD RUSH

    (Mise à disposition d’un studio de répétition - durée 30h)

    Prix VNYL+Biplan :  ALASKA GOLD RUSH

    (Une tournée de 4 dates dans le Nord-Pas-de-Calais pour un groupe choisi par VNYL et Le Biplan)

Prix salles de concerts et festivals (programmation en 2015)

    Dour Festival :  ALASKA GOLD RUSH

    Les Ardentes :  ALASKA GOLD RUSH

    Les Aralunaires : THYSELF

    Lasemo Festival : MAMBO

    Bucolique Festival : ALASKA GOLD RUSH

    Alhambra/Mons: MAMBO et ALASKA GOLD RUSH

    Belvédère/Namur : THYSELF

    Rockerill/Charleroi : MAMBO

    Eden/Charleroi : ALASKA GOLD RUSH

    Bruxelles Les Bains: MAMBO et ALASKA GOLD RUSH

Prix T-Heater

    T-Heater a offert aux 5 finalistes une résidence d’un week-end à La Marlagne durant le mois de novembre.

    T-Heater offre également la présence d’un des groupes à l’affiche du Trix Anvers: MAW//SITT//SII

Compilation

Tous les finalistes sont présents sur une compilation pressée en collaboration avec Wolfpack United et masterisée par Angstrom Mastering.

Pour écoutez la compilation, c’est par ici 

Retrouvez Court-Circuit :

https://www.facebook.com/courtcircuitasbl?fref=ts

https://twitter.com/Court_Circuit

et sur le site www.court-circuit.be

 

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