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La fuite d’Ellside

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Festivals

Esperanzah ! 2012 : dimanche 5 août

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Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival...

Flavia Coelho ouvre le bal de cette dernière journée. Elle nous amène la chaleur de son pays (NDR : elle est née au Brésil, à Rio de Janeiro, et vit à Paris depuis 2006) en nous présentant admirablement bien la musique traditionnelle de sa patrie originelle. Toujours dans les sonorités latino mais en adoptant un accent belge, la Chiva Gantiva prouve que le style sud-américain se marie à merveille au rock, dans la quête de bonnes vibrations.

Le sol a ensuite tremblé. A cause du public qui s’est déchaîné lors de la prestation des Mexicains de Molotov. Un métal teinté de hip-hop. Imaginez un hybride entre Rage Against The Machine, Beastie Boys et les Deftones. Tous les musicos rapent ou chantent leur engagement révolutionnaire (NDR : dénonçant notamment la corruption qui ronge les institutions de leur pays), mais abordent aussi des sujets à connotation sexuelle, tantôt en anglais, tantôt en espagnol. Génial ! Même sous la pluie...

Place alors, ‘côté jardin’, au virtuose du piano, Roberto Fonseca. A une certaine époque, il avait même remplacé Ruben Gonzales, au sein du Buena Vista Social Club. Le Cubain vit sa musique et partage une incontestable complicité avec ses musiciens. Il cherche constamment des ponts entre jazz, musique cubaine et celle du reste du monde, tout particulièrement africaine. Grâce à son talent et son jeu de scène, ce jazzman parvient à nous faire swinguer, et surtout ravit d’auditoire. Parfait pour déguster quelques mojitos.

On ne peut parler de Groundation, sans évoquer leur philosophie rastafari. Les lyrics qui véhiculent des messages de paix ou des réflexions spirituelles. La formation californienne clôturait donc cette 11ème édition. Et leur prestation a une nouvelle fois enchanté tout le monde. Leur dernier album, « Building an Ark », est paru en mars de cette année. La synergie entre les différents instrumentistes et la voix du désormais mythique Harrisson Stafford a plus que chauffé la foule. Malgré la pluie, le public dansait à n’en plus finir. J'aime cette forme de roots-reggae-jazz particulièrement groovy et à l’énergie positive…

Le clou du festival devait être enfoncé par le team anglo-espagnol (NDR ou basque, si vous êtes sourcilleux) Crystal Fighters. Réputé pour son style rapide et passionné, ils mêle allègrement électro, funk, punk, techno, dubstep, pop et folk indigène en se servant d’une multitude d’instruments. Basiques, mais également traditionnels, comme le txalaparta, un xylophone en bois joué par deux musicos face à face, un danbolin et un txistu, sorte de cornemuse, etc. Malheureusement, les basses couvraient un peu trop l’ensemble, et surtout les voix... A revoir !

Vite, vite, rabattons-nous au Radio Bistrot pour dessiner un dernier pas de danse, avant d’en finir avec cette édition 2012. Une chose est sûre, Esperanzah ! n'a pas encore perdu son âme. Le cœur, l'ambiance familiale et festive ainsi que l'engagement transpirent toujours dans ces murs de l'abbaye de Floreffe. Soit l’essentiel ! Même si la programmation a connu quelques ‘moins bien’, l'esprit est toujours bien présent. Pourvu qu’il perdure encore longtemps, en ne succombant pas trop aux excès de la pop...

Pròxima Estaciòn : Esperanzah ! 2013.

(Voir aussi notre section photos ici )

 

 

Esperanzah ! 2012 : samedi 4 août

Écrit par

Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival...

Après un léger repos, nous sommes prêts à attaquer cette deuxième journée. Bonga Kuenda que nous avions découvert, il y a une dizaine d'années sur le même site, a offert pour son retour un superbe spectacle. De son véritable nom José Adelino Barceló de Carvalho, ce chanteur angolais a quitté son pays au début des 70’s. Après avoir vécu dans divers pays, il s’est établi, depuis plusieurs années au Portugal. A Lisbonne, très exactement. Chargé d’émotion, son afro blues ne manque pas d’élégance. Belle performance pour cet artiste engagé, responsable de textes qui parlent –et c’est inévitable– souvent d'exil.  

Changement d'ambiance pour Misteur Valaire. Ce quintet québécois pratique un électro-jazz qu’on appelle également nu-jazz. Et tout au long de leur prestation, on les a suivis dans leur délire funky. Sympa mais sans plus.

Direction le RD Congo pour redécouvrir l'énergie envoûtante de Staff Benda Bilili. Les membres de ce collectif ont été victimes de la poliomyélite dans leur jeunesse, et quatre d’entre eux se déplacent en chaise roulante. Rumba indigène, salsa, r&b, reggae et parfois funk alimentent leur musique qui libère un groove impressionnant. Les superbes harmonies vocales et les sonorités qui oscillent entre violon et guitare, produites par le satonge, instrument fabriqué à l’aide d’une boîte de conserve et d’une tige en arc qui tend l’unique corde, apportent un vent de fraîcheur à l’ensemble. Que du bonheur pour ces exemples de courage, d'optimisme et de joie de vivre !

Place aux Hilight Tribe, une formation issue de la région parisienne. Energie survoltée, osmose avec le public et une panoplie d’instruments issus des 4 coins du monde (NDR : plus d’une trentaine, dont des djembes, congas, didgeridoo et autres encore plus insolites) vont littéralement plonger le public dans une forme de transe communicative. Enorme !!! Il planait comme un parfum de rave digne des jungles ou trance party. Good vibe for a good trip. Mon gros coup de cœur du festival !

En route pour un nouveau voyage. Cette fois, c'est de la musique algéroise et son populaire Chaâbi. Pour rappel, Damon Albarn, le leader de Blur, avait également concocté un album en compagnie de musiciens de la formation. Un line up qui réunit Juifs et Musulmans. Délicieux, comme le film qui porte le même nom que notre artiste : El Gusto, tout en rendant notamment hommage à la mémoire d'El Hadj M'Hamed El Anka

Pour clôturer cette deuxième belle journée, place à LA tête d'affiche du jour : Caravan Palace et son jazz manouche biberonné à l’électro. Frénésie et ambiance de feu, je n'avais jamais assisté à une telle bousculade pour un concert à Esperanzah (NDR : j'y participe quand-même depuis les débuts...).

Un petit tour chez nos potes de Radio Bistrot pour terminer en beauté. Allez Dansez jeunesse !!!

(Voir aussi notre section photos ici )

 

 

Micro Festival 2012 : samedi 4 août

C'est le soir... Jésus est entré dans un jardin où il allait souvent prier... l'espace 251 Nord, logé au pied des collines, jadis couvertes de vignes gorgées de raisins.

Et là... il a commencé à être très triste... Pourquoi ?... Parce qu'il voyait tous les péchés des hommes... Jésus est Dieu... Il sait tout... Il voyait tous les péchés que les hommes avaient fait depuis le commencement du monde... tous les péchés que nous ferions... tous les grands et vilains péchés que les hommes feraient... Il voyait que beaucoup d'hommes iraient en enfer... et il en ressentait une très grande peine.

Puis Judas, son grand pote est arrivé, entouré de tous ses amis. Ses vrais amis. Ses faux amis. Même ses amis Facebook. Il a regardé Jésus, lui a filé quelques amphétamines, payé quelques bières et lui a roulé une pelle.

Et soudain, Jésus a tout compris...

Samedi 4 août…

C'est sous un soleil fracassant que la suite des hostilités se déroule. Au programme de ce début d'après-midi, les excellents Liégeois de Leaf House. Envoûtante à souhait comme à leur (bonne) habitude, leur performance est d'autant plus impressionnante qu’elle n'a duré que 30 minutes.

Les relents d'hier pâteusement logés aux commissures des lèvres, je rejoins Luc, Pierre et toute la clique.

V.O. succède à Leaf House dans le chapiteau, mais s'oublie au passage.

Trop accaparée par un soleil devenu rare ces derniers temps, la plèbe se précipite au dehors, laissant la suavité langoureuse du sextet bruxellois mordre la poussière.

Vaguement remuée par l'intensité de Räpe Blossoms ou émoustillée par la loufoquerie de GaBLé, c'est dans la curiosité que l'assistance se retrouve en début de soirée pour la prestation attendue de Colin Stetson, porté aux nues par la presse musicale insulaire suite à ses envolées expérimentales.

Armé de son gigantesque organe aux sonorités éléphantesques, l'Américain en rajoute des tonnes et assomme mes quelques derniers neurones réceptifs, sous un déluge de technique barbante.

Plein de promesses déçues s'envolant dans un long barrissement halluciné, ce qui promettait d'être une impulsion ouatée s'avère un délire vrombissant.

Cela aurait pu être. Encore eut-il phallus...

Visions de Jésus nimbées de plaisirs solitaires, calices bus jusqu'à la lie et vagissements divers ponctuent les minutes qui passent.

Les excellents The Monsters, prodiguent alors un torrent salvateur de Garage aux douces connotations sixties. Sous les assauts de deux batteries chevauchant leur Rockabilly endiablé, ces vieux briscards réveillent la trique somnolente et préparent à la débauche frénétique des iconoclastes de Bonaparte.

Ceux-ci achèvent de stigmatiser les libidos les plus encrassées, lors d’un show jouissif, haut en couleurs et ponctué de scénographies érotico trash du meilleur effet.

Une explosion de débauche électrifie une atmosphère soudain parcourue de frissons polissons, qui s'étendent  alors sur toute la plaine, avant d'envahir le ciel, débordant bien au delà de l'espace circon(cis)scrit.

Enfin, Tim Exile se charge de donner les premières touches de couleurs sonores aux lumières de la nuit. Alors que je m'y engouffre.

Jésus prenait tellement son pied, qu'une sueur sortait de son corps en gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre !

C'était la PASSION de Jésus qui commençait.

(Organisation: JauneOrange)

 

Esperanzah ! 2012 : vendredi 3 août

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Esperanzah ! change, évolue, mais est toujours là, tel était le message passé par l'organisateur J-Y Laffineur avant le festival.

En phase relooking, cette édition 2012 avait donc légèrement modifié sa ligne de conduite en matière graphique (NDR : les affiches très peu réussies en témoignent) ainsi que sa programmation pour la rendre plus ouverte et attentive aux sons actuels. Le tout au sein d’une enveloppe budgétaire réduite. Traduction toute personnelle : plus de pop = moins de musique du monde =  plus d'entrées (NDR : 34 000 festivaliers) = plus de rentabilité = pérenniser le festival à long terme. Esperanzah ! a-t-il perdu son âme ? Réponse dans 3 jours...

Le premier enseignement procède des légers embouteillages menant à Floreffe et qui semblent augurer une belle affluence. Arrivée sur le site ‘côté cour’, tout juste pour le début du concert de Winston McAnuff and The Bazbaz Orchestra. Ma hâte est récompensée. McAnuff reste un des cadors du reggae et le son jazz proposé pour ce nouveau projet permet de toucher un plus large public. Et puis, il ne faut pas oublier, qu’au sein du backing group figure Camille Bazbaz, un musicien franco-libanais qui compte une belle carrière derrière lui. Toute l’équipe a d’ailleurs enregistré « A Bang », l’an dernier, à Kingston et en France. La combinaison d'une voix extraordinaire et d'excellents musiciens ne pouvait offrir qu'un régal musical. Le seul regret est peut-être de l'avoir programmé si tôt et non en nocturne.

Direction ‘côté jardin’, la première remontée dans la toujours très belle abbaye de Floreffe nous rappelle que les mollets vont bosser sec ce week-end. Place aux deux sœurs Casady ou si préférez CocoRosie pour un set énorme. Elles sont folles et communicatives. Leur look est un compromis entre extravagance et esthétisme. Le public répond présent et les adopte rapidement. Et puis quelle énergie !!!

Mais bon, pas le temps de réfléchir, rendez-vous est déjà pris pour le show explosif de Balkan Beat Box. Boum !!! Celles et ceux qui n'ont pas encore eu la chance de les voir en live doivent absolument pallier ce manque. C'est excellent, festif et donne la pêche. A consommer sans modération.

Après un début très prometteur, le multi-instrumentiste et virtuose du didgeridoo Xavier Rudd s'est adapté au climat pluvieux pour offrir un set un peu mou. Bien sûr, on sortait d'un concert tout feu, tout flamme ; mais rien de tel pour vivre une transition en douceur…

Par contre, pas d'excuse pour The Heavy. Une découverte qui m’a franchement gonflé. Drôle de patronyme pour un groupe responsable d’une pop digne de Pure FM. Leur style mollasson, insipide, n’a guère suscité de réaction du public. Perso, il s'agit là d'une musique sans âme pour une culture de masse censée plaire au plus grand nombre. Etonnant quand même lorsque les bios nous apprennent que cette formation insulaire (NDR : issue de Bath, très exactement) est responsable d’un cocktail de néo soul, d’indie rock et de funk naviguant à contre-courant de la scène britpop. A ne rien y comprendre ! Assurément le premier flop (espérons le seul) dans la programmation new look 2012.   

Si DJ Vadim et sa charmante collègue Yarah Bravo nous ont quelque peu réveillés, au final, c'est bien Radio Bistrot, collectif liégeois présent pour la seconde année consécutive qui clôture et rend le ‘smile’ à tout le monde. Radio Bistrot fait danser le peuple !!!  

(Voir aussi notre section photos ici )

 

Micro Festival 2012 : vendredi 3 août

C'est le soir... Jésus est entré dans un jardin où il allait souvent prier... l'espace 251 Nord, logé au pied des collines, jadis couvertes de vignes gorgées de raisins.

Et là... il a commencé à être très triste... Pourquoi ?... Parce qu'il voyait tous les péchés des hommes... Jésus est Dieu... Il sait tout... Il voyait tous les péchés que les hommes avaient fait depuis le commencement du monde... tous les péchés que nous ferions... tous les grands et vilains péchés que les hommes feraient... Il voyait que beaucoup d'hommes iraient en enfer... et il en ressentait une très grande peine.

Puis Judas, son grand pote est arrivé, entouré de tous ses amis. Ses vrais amis. Ses faux amis. Même ses amis Facebook. Il a regardé Jésus, lui a filé quelques amphétamines, payé quelques bières et lui a roulé une pelle.

Et soudain, Jésus a tout compris...

Vendredi 3 août

Pour ce troisième rendez-vous consécutif en autant d'années, une soirée apéritive nous est offerte. Cool, j'adore faire la fête. Entouré de mes potes et de super méga gonzesses qu'on croirait toutes sorties de Playboy où je ne sais trop quel magazine érectile, je pénètre l'enclave où bientôt, l'ambiance bon enfant tournera en délire orgiaque. J'embrasse à tout va et bonimente gracieusement en compagnie d’un parterre de visages tous plus connus les uns que les autres.

Sous la tente, dans une première giclée de sang irriguée vers la tête d'un membre violacé, les premières tensions se font palpables, avant même d'être palpées. Taïfun sourde à mes tympans. Le son est puissant. Le set monte en puissance comme la sève dans le tronc. Point de vociférations inutiles mais un math rock intelligent et non dénué de sens(ualité). De quoi remuer la queue de Lucifer, vaguement attentif à tout ce bruit, trop occupé à reluquer les jeunes donzelles si légèrement vêtues.

Quelques lampées alcoolisées plus tard, sous la caresse des derniers rayons du soleil, et le diable au corps, Bloodshot Bill envahit l'espace. Frénétiquement. Seul sur le strapontin, mais allumé de milliers de démons sévissant en son sein, le Canadien livre sa vision d'un certain Elvis qu'on jugerait damné pour l'éternité.

Au loin, j'aperçois la silhouette de Jésus, qui erre comme une âme en peine. Je le rejoins et l'écoute divaguer. Je trouve quelques substances capables de l'aider. Et m'en retourne contempler.

Troisième et dernier groupe du jour, The Chap soulève plus de questions que d'enthousiasme.

Je matte le bassiste dans son short moulant et son petit t-shirt cintrant sa bedaine. Je tourne ma langue perfide sept fois dans la bouche et finis par proclamer ce groupe anglais, le moins sexy de tous les temps.

Au dehors, les étoiles s'évaporent dans les volutes cendrées d'une longue nuit qui commence. Je choisis de les imiter.

(Organisation JauneOrange)

 

Fancofolies de Spa 2012 : dimanche 22 juillet

Écrit par

Cent soixante sept participants, quinze scènes, une myriade de badauds à voir (souvent badaud du tout).

Des jeunes talents, de fiers étalons, des pointures et autant d’anonymes.

L’ombre de Pierre Rapsat toujours omniprésente, au panthéon de la culture spadoise. Sorte de Victor Hugo local. Aux lettres de noblesses s’inscrivant en or sur chaque rempart.

Un esprit familial, convivial, mais qui confère à la foire au boudin.

Des musiciens des rues, d’autres complètements à la rue.

Occasion pour toute une ville de se retrouver, de communier, de s’impliquer.

Les Francofolies restent un festival à part. Pas très Rock & Roll, mais baigné d’une atmosphère légère.

Somme toute, un village de vacances, rythmé aux sons de moins en moins francophones mais toujours aussi francophiles.

Dernière étape des pérégrinations de Cheval Maure, plus mort que jamais.

Abandonné à la fougue juvénile des Von Durden, ballotté par l’émotion d’un Roscoe au faîte de la gloire ou bercé et alangui par les sonorités organiques de Great Mountain Fire, Cheval se balance ostensiblement entre le vide et l’infini.

Sans grande attente et simplement ravi d’être présent.

La faune locale habillant le décor, la flore au fusil.

Cheval respirer air frais, avaler soleil, danser avec les oiseaux.

Contemplant l’ombre de Benjamin Miam Monster Schoos défier l’absurdité d’une scène ‘jeunes talents’ dans un costume de catcheur étriqué, sous le regard amusé de deux lions amarrés à un pavillon Chinois.

Avant de plier genou face à Catherine Ringer. Incroyable performance transfigurant à elle seule cinq jours sans grand éclat…

Sillonnant son parcours discographique avec un entrain époustouflant, grande dame Catherine assène une grande claque à Cheval, comme du reste à la majeure partie du public qui a eu le flair de se rendre devant elle.

Emmenant Cheval dans son univers, lui glissant quelques messages subliminaux à l’oreille le temps d’une chanson réveillant les soupçons de ce vieux canasson quant à l’existence d’un improbable complot digne du Trueman Show.

Généreuse, coquine et formidable Catherine, entourée d’une équipe de choc, titillant les talons d’un certain Fred Chichin, parti faire des claquettes au paradis.

Après avoir franchi victorieusement le dernier obstacle, Cheval repartait la poitrine gonflée et les yeux emplis de paillettes, s’en allant retrouver pour une dernière fois, Jean Lou Hallyday et ses Johnnettes retenant la nuit…

 

Fancofolies de Spa 2012 : samedi 21 juillet

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Cent soixante sept participants, quinze scènes, une myriade de badauds à voir (souvent badaud du tout).

Des jeunes talents, de fiers étalons, des pointures et autant d’anonymes.

L’ombre de Pierre Rapsat toujours omniprésente, au panthéon de la culture spadoise. Sorte de Victor Hugo local. Aux lettres de noblesses s’inscrivant en or sur chaque rempart.

Un esprit familial, convivial, mais qui confère à la foire au boudin.

Des musiciens des rues, d’autres complètements à la rue.

Occasion pour toute une ville de se retrouver, de communier, de s’impliquer.

Les Francofolies restent un festival à part. Pas très Rock & Roll, mais baigné d’une atmosphère légère.

Somme toute, un village de vacances, rythmé aux sons de moins en moins francophones mais toujours aussi francophiles.

Cheval Mort commence à être fatigué.

Cheval Maure supporte difficilement Suarez à dix-huit heures quarante-cinq du matin.

Cheval trouver ce spectacle insipide, incolore, et mièvre et se demander pourquoi tant d’engouement.

Mais dans le fond, Cheval s’en moque.

Par contre, Jean Louis Murat se transfigure dans l’écrin du Dôme, espace clos et intime qui sied à ses chansons.

‘Pas de pitié pour Cheval’ scande-t-il, emporté par la fougue de ses quelques printemps.

Et d’emmener avec lui un public acquis à sa cause.

Là où Cali a failli quelques instants plus tôt, Murat s’impose comme une figure incontournable d’une certaine scène hexagonale.

Cheval récolter indices qui mènent à sentier de lumière. Cheval lancé au galop. Cheval trouver trace partout de l’indicible complot. A moitié schizophrène, ce qui en fait un être entier.

Il ne fait guère chaud, mais Yuksek se charge de rehausser la température.

De retour deux après un premier passage remarqué, les Français font plus qu’assurer l’essentiel et donnent quelques couleurs à une affiche malgré tout assez terne.

Enlevé dans d’autres sphères, Cheval dodeline de la tête, la crinière au vent.

Ce soir, Cheval sait qu’il a rendez-vous, un incontournable rendez-vous, avec celui pour lequel il porte de plus en plus un regard attendri.

Devant l’entrée du tipi, Cheval aperçoit l’ombre d’un Johnny plus Jean Lou que jamais.

 

Fancofolies de Spa 2012 : vendredi 20 juillet

Écrit par

Cent soixante sept participants, quinze scènes, une myriade de badauds à voir (souvent badaud du tout).

Des jeunes talents, de fiers étalons, des pointures et autant d’anonymes.

L’ombre de Pierre Rapsat toujours omniprésente, au panthéon de la culture spadoise. Sorte de Victor Hugo local. Aux lettres de noblesses s’inscrivant en or sur chaque rempart.

Un esprit familial, convivial, mais qui confère à la foire au boudin.

Des musiciens des rues, d’autres complètements à la rue.

Occasion pour toute une ville de se retrouver, de communier, de s’impliquer.

Les Francofolies restent un festival à part. Pas très Rock & Roll, mais baigné d’une atmosphère légère.

Somme toute, un village de vacances, rythmé aux sons de moins en moins francophones mais toujours aussi francophiles.

De l’éducation musicale d’un jeune auditoire enseignée par les Chilly Pom Pom Pee au travers d’un set revisitant l’histoire du rock, à la Pop Scintillante de Can D en version plus acoustique, cette troisième journée promet d’être placée sous l’égide de la joie et de la bonne humeur.

Cheval Maure s’installe donc dans ses habitudes, maugréant sur la relative pauvreté de la programmation du jour.

Dan San et leurs envolées lyriques caresse les étoiles, sous le regard d’un public généreusement amassé à leurs pieds, alors que Danakil n’étonne personne.

The Subs fait monter la température, tandis que Selah Sue.

Mais c’est définitivement la scène liégeoise qui soulève le cœur de Cheval en cette fin de soirée.

De retour après une longue errance, Superlux revient sur les sentiers de la guerre, là où Cheval ne les attendait plus.

Virevoltants et mus par une énergie nouvelle, le combo offre en exclusivité pour ces Francofolies, un aperçu de ses nouvelles compositions en cours d’enregistrement.

Cheval ravi, sourire à pleines dents.

Cependant, Cheval pas au bout de ses surprises.

Cheval découvrir club de pétanque perdu au milieu du site.

Mais surtout repérer Hollywood Porn Stars au sommet de son art.

Cheval touché par la puissance des morceaux, Cheval bluffé par la maîtrise, Cheval subjugué par l’authenticité d’un set sans bavure.

Ponctué de moments de grâce, et, cerise sur le gâteau d’anniversaire de la maman d’Anthony, de moments de réelles complicités, HPS réveille l’engouement de Cheval et du public ravi de ce retour aux affaires d’un groupe parfois trop occupé à se disperser dans d’autres projets parallèles.

Cheval s’en aller vers d’autres plaisirs. Jambes de Cheval savoir où mener lui.

Là, à l’orée de la ville, où il suffit d’une étincelle pour que le tipi s’embrase…

 

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