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Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
dEUS - 19/03/2026

Janelle Monáe

Firestarter

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Elle s’est fait attendre, la petite Janelle. Ce dimanche 10 février, la nouvelle coqueluche de la Soul foulait enfin les planches d’une Orangerie sold out depuis des mois. Elle y présentait « The ArchAndroid », un premier album à l’effet feu d’artifice, combinant classe, énergie et originalité. Sur scène, Miss Monáe en fait voir plein les yeux à son public. Et la prestation de ce soir n’a pas dérogé à la règle.

Initialement prévu le 8 décembre dernier, le concert de Janelle Monáe (prononcer Moné) avait tout d’abord été annulé avant d’être finalement reporté de plusieurs semaines. Du haut de ses 25 ans, la chanteuse originaire de Kansas City avait pourtant bien tenu son engagement le lendemain à la Cigale de Paris, stage diving à l’appui. Rien de plus normal, donc, que ses fans belges l’attendaient au tournant, et de pied ferme.

20h30. A l’heure où les lumières de l’Orangerie s’éteignent, un maître de cérémonie tiré à quatre épingles, un haut de forme sur le crâne, entre en scène et s'adresse au public. Après une courte présentation, des images commencent à défiler sur le grand écran surplombant la scène. Un petit film mettant en scène la chanteuse marque le point de départ de la soirée.  S’ensuit un show digne de Las Vegas. Le band s’installe et entame une intro sur laquelle se meuvent trois silhouettes dissimulées sous de longues toges, dos à la scène. « Dance Or Die », la phrase est lâché ; et Janelle Monáe ainsi que ses deux danseuses envoient valser leur camouflage. Le public s’affole à la même cadence que les grosses caisses. La Texane est vêtue de son fameux costard blanc et noir ; et sa célèbre coiffure est toujours de circonstance. La starlette embraye, sans transition, d’une chanson à l’autre. « Faster » colle de près à « Locked Inside » tandis que sur scène défilent de drôles de créatures aux visages morbides et à la démarche de zombie. Un canon à confettis boucle les festivités d'un premier acte qui aura défilé à toutes vitesses. Les influences scéniques des Flaming Lips et de ses potes d’Of Montreal sont définitivement palpables.

Deuxième acte. Janelle revient sur l’estrade, sans artifice, pour la reprise de « Smile », le grand classique de Chaplin, suivi de « Sincerely, Jane », un extrait de son Ep « Metropolis ». La chanteuse invoque ensuite « Wondaland », ce lieu imaginaire autour duquel gravite son univers artistique. Retour au calme sur un « Mushroom & Roses » au cours duquel elle dévoilera une autre facette de son talent. Le micro à la main, et un pinceau dans l’autre, Janelle esquisse quelques formes et le mot « Love » sur une toile posée à ses côtés. Toile qu’elle cèdera à la fin du spectacle à un fan aux anges. Les cinq musiciens de la belle assurent comme des bêtes, notamment un guitariste accoutré d’un postiche à la André 3000 circa « Hey Ya ! ». A l’issue d'un solo à la gratte rondement mené, un déluge de ballons noir et blanc tombe sur le public, pour accompagner les premières notes de « Cold War », signifiant ainsi le début de la fin du show. Mais c’est, évidemment, son méga-tube « Tightrope » qui clôture sa setlist. Morceau pendant lequel elle mettra la salle à genoux, littéralement.

Un dernier pour la route. En guise de rappel, Janelle et sa troupe délivrent un « Come Alive (War Of The Roses) » résolument rock’n’roll. D’aucuns reprocheront à la demoiselle le côté bien trop millimétré de son spectacle, qui ne laisse aucune place à l’improvisation. Un manque de spontanéité pardonné par l’énergie incroyable de la petite qui, en une heure à peine, a mis le feu à l’Orangerie et a largement prouvé qu’elle en a dans le ventre.

(Organisation : Botanique)

 

Cold War Kids

‘Mine Is Yours’ ? Vous pouvez le garder, merci.

Écrit par

Trois albums et trois concerts à l’Ancienne Belgique. Manifestement, le quatuor californien aime se frotter aux griffes aiguisées du public belge. Public qui devait délibérer sur le très controversé « Mine Is Yours », sorti le 25 janvier dernier. Une réalisation lisse en perte constante de puissance qui aurait perdu tout désir de s’énerver. La maturité et l’expérience ne sont pas forcément un gage de qualité artistique. Ainsi, à l’écoute de leur dernier long playing, les Kids donnent l’impression d’avoir franchi trop vite le cap de l’adulte modéré. Finie la guerre froide, le temps est venu de fouler sereinement les plages chaudes de Long Beach. Evoluant vers un style plus grand public, privilégiant des mélodies moins abrasives, le quatuor étasunien était vivement attendu par les aficionados. Un virage artistique dangereux que Cold War Kids devait défendre sur scène. Lieu où, généralement, le groupe excelle et ne déçoit que très rarement.

Alors, comment les Californiens se sont-ils débrouillés pour amorcer ce changement de cap ? Une nouvelle orientation où ils auraient pu se perdre à trop vouloir se démarquer de leur identité artistique en proposant un style plus commercial ? Fort heureusement, Nathan Willet est parvenu à limiter les dégâts, grâce à une performance scénique survitaminée. Une folle débauche d’énergie qui va rapidement contaminer la salle. Une course folle entre cour et jardin transportée d’une voix de fausset impressionnante (NDR : surprenante imitation de Donald Duck sous cocaïne !)

Bien rôdée, responsable de transitions parfaites, cette formation ne laisse pas le temps de respirer. Soulignons à cet égard les intros batterie de Matt Aveiro particulièrement réussies. Une machine à musique hyperactive qui nous en ferait presque oublier l’essentiel. 

L’expérience de la scène n’arrive cependant pas à gommer les irrégularités d’une setlist inégale en qualité. Pourtant taillée pour soulever des foules, cette musique n’émeut pas. Les nouvelles compos tissent les lignes d’horizon d’un rock, folk et pop exsangue, sans aspérités. Les solos de guitare se ringardisent et souffrent de banalité. Le set propose un rock moderne occultant tout ancien vestige d’âpreté (« Broken Open », titre ouvertement U2sien). Ou au mieux, reprend ses vieilles recettes en version tamisée (« Royal Blue », « Cold Toes on the Cold Floor »). Les rumeurs de Robbers & Cowards s’étiolent alors et le bruit se vend désormais sous cellophane. 

Malheureusement, on aura l’étrange impression que le concert débute sur le dernier morceau. Moment où Nathan Willet lance les premières notes de l’excellent “We Used To Vacation”. Le spectacle s’éteint sur la première piste du premier album (« Robbers and Cowards ») et, symboliquement, referme ses lourdes portes sur l’ancien monde de Cold War Kids. 

Avant la sortie de « Mine Is Yours », on aurait espéré que les quatre de Long Beach tendent l’oreille vers les profondeurs des Black Keys au lieu de s’échouer sur les rives du poncif. La profondeur aurait certainement sublimé les entrailles de l’Ancienne Belgique ce soir.

N’oublions cependant pas d’épingler la surprenante première partie assurée par Wye Oak. Né dans le Maryland, ce duo guitare-batterie se nourrit principalement de rock indépendant, de folk et de noise. Une fusion délicieuse qui s’inspire du ‘nu-grunge’ et partage les univers sonores de Giant Drag et des Breeders. Un binôme mixte atypique qui a brillé d’originalité dans une soirée décidément trop conventionnelle. Andy Stack (batterie-clavier) et Jenn Wasner (chant-guitare), deux noms à retenir.  

(Organisation Ancienne Belgique)

 

Iron & Wine

You'll never walk alone...

Écrit par

Iron & Wine venait présenter son magnifique et dernier album, ce mercredi 16 février, à l’Ancienne Belgique. Mais sous quelle forme allait-il nous proposer ses dernières chansons ? Allait-il teinter de jazz et d’afro world, ses compos folk, à l’instar de celles qui figurent sur ses deux dernier opus, « The Shepperd’s Dog » et le tout récent « Kiss Each Other Clean » ? La grande diversité de ces deux œuvres n’était pas de nature à faciliter une transposition sur les planches ; mais c’était mal connaître Sam Beam, grand prêcheur de la cause folk.

A 20h30 précise, le natif de Caroline du Sud monte sur l’estrade. Il a le look d’un bûcheron. Très ‘Will Oldham’ dans l’attitude, il est soutenu par un groupe de six 6 musiciens. Il est déjà loin le temps des prestations intimistes, accordées lors de ses débuts. De ce folk épuré rencontré tout au long de son elpee, « Our Endless Numbered Days ». Cette configuration plus ample, lui permet, ainsi, de bien mettre en exergue toutes les nuances de son nouveau répertoire. Et d’apporter une nouvelle dimension à ses anciens titres.

Le public est venu en nombre. Très surprenant d’ailleurs de voir une AB quasi-sold out pour accueillir ce type d’artiste. Son incroyable talent en est certainement la raison. Et puis au Nord du pays, « Boy With a Coin » (NDR : un extrait de « The Shepperd’s Dog ») fait un tabac sur les ondes radiophoniques.

Dès le début du set, on tombe sous le charme de sa voix empreinte d’une immense douceur. Et si Sam Beam habille différemment ses vieux morceaux (dont le superbe « Such Great Heights »), il dispense des versions fidèles aux originaux, de son catalogue de plus fraîche date. Il alterne cependant titres plus acoustiques et presque dansants. L’ambiance est bon enfant et le public n’a pas le temps de s’ennuyer. Sam est particulièrement décontracté. Il semble prendre du bon temps. Autant que son public, d’ailleurs. Faut dire aussi qu’en élargissant son horizon sonore, Iron & Wine n’est plus confiné dans un seul et même registre. Après avoir interprété la plupart des chansons attendues par les spectateurs, le combo achève sa prestation par une jam bluesy d’une dizaine de minutes. A point pour terminer en beauté une bonne heure et demie de bonne humeur communicative.

L’artiste revient alors seul, lors du rappel, pour chanter, a capella, « Flighless Bird, American Mouth ». D’une grande pureté, son interprétation m’a même flanqué la chair de poule.

Le public de l’AB a certainement apprécié le talent et la simplicité d’un artiste majeur, dont la voie vers le succès est toute tracée. Will Oldham n’est assurément plus seul !

Iron & Wine se produira le 10 juillet 2011 à Bruges, dans le cadre du Cactusfestival. 

(Organisation Ancienne Belgique)

 

The National

The National anthem

Écrit par

Rien ne semble pouvoir enrayer la marche triomphale de The National. Quelques mois après avoir comblé ( ?!) l'AB, c'était l'arène de Forest qui accueillait ce mardi 15 février ces Américains à la notoriété grandissante. Aussi à l'aise dans un espace confiné que dans d'imposantes structures, les cinq New-yorkais affichent à présent l'assurance des grands de demain. Alors, prêts pour les stades?

Alors que la salle finit de se remplir de malheureux comme votre serviteur, retenus en otage par les tentaculaires artères Bruxelloises ankylosées en ce jour par une action de grève des transports en commun, le set commence en force par l'hymne fédérateur qu'est devenu « Anyone's ghost ». Incontournable chanson extraite de « High Violet » qui d'emblée fixe les ambitions d'un combo jouant en terrain conquis. Imparable et parfaitement ajusté, le show ne laisse plus vraiment place à d'éventuelles surprises. Comme un film connu par cœur et qu'on adore visionner, encore, et encore, et encore, dont tous les éléments déjà identifiés génèrent quand même les mêmes émotions. Dès lors, le concert tient autant de la représentation que de la performance.

Oui, le vin blanc coule à flots dans le gosier du chanteur et c'est pour lui permettre de s'effacer plus profondément dans sa bulle afin de trouver l'énergie nécessaire à cette redite quasi quotidienne. Car, qu'on ne se méprenne sur mon propos, The National est et reste un des groupes majeurs de la scène actuelle et sa popularité sans cesse grandissante n'entame en rien la force de sa musique. Mais depuis des mois, le groupe se donne entièrement au travers de dizaines et de dizaines de dates, qui au bout du compte, ne font qu'user le physique et le mental d'un groupe fantastique sur les épaules duquel repose pas mal d'espoirs, mais aussi d'ambitions. Et pourtant, impossible de les prendre en défaut. « Bloodbuzz Ohio », « Appartement Story » et « Abel » dégagent à chaque occasion la même vague d'enthousiasme de la part du public, tandis que les plus intimes « Slow Show » ou « Afraid of everyone » ne manquent pas de dresser les poils au garde-à-vous.

Le rappel, rituel conventionnel, s'il en est, voit toujours Mr. November s'époumoner et descendre dans la marée humaine à l'occasion d'un « Terrible love » habité, pour le plus grand bonheur des jeunes filles en pâmoison.

Etonnamment, le concert se termine encore par un « Vanderlyle » acoustique, nonobstant la taille de la salle, peu sujette à ce genre de performance en catimini. Mais toute la force de The National est justement de canaliser la fougue pour l'étouffer dans un écrin d'émotions à vif. L'assistance ne pouvant que suivre l'exemple, le silence total envahit donc un FN conquis.

Pour ma part, de la place occupée tout au long de la soirée (la faute aux bouchons!), j'ai eu la désagréable impression de me farcir une vielle cassette pirate. Heureusement, je me suis fait mon idée depuis longtemps. The National peut devenir énorme, il restera sans conteste un de mes groupes préférés. En espérant que le succès n'entame pas son génie.

Organisation: Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

Fran Healy

En toute simplicité

Écrit par

Fran Healy est l’auteur/chanteur/compositeur du groupe Travis, depuis 15 ans. Il y a quelques mois, l’homme coiffé d’un chapeau style Indiana Jones décide de faire cavalier seul. Il prend des vacances par rapport à Travis et sort en octobre 2010 un album calme et intimiste. Une petite dizaine de titres et un bonus track. « Wreckorder » reçoit un accueil des plus chaleureux de la part de ses ‘concurrents’ mais néanmoins admirateurs (dixit Chris Martin) et des félicitations de ses fans au nombre desquels McCartney himself.

L’Ancienne Belgique s’était drapée de rouge pour accueillir cet orfèvre de la belle chanson pop. La configuration théâtre était de mise et les + ou - 400 personnes (seulement) présentes étaient toutes assises gentiment pour écouter le récital d’un homme seul à la guitare.

Pour s’assurer le bon fonctionnement du micro et de l’amplification, Foley, songwriter new-yorkais, occupe, pour quelques instants seulement, la place de Fran. Tout en douceur, la soirée débute. Un peu timide au début, le garçon prend de l’assurance et ses titres hésitant entre pop et folk se laissent facilement écouter. Quelques commentaires, uniquement en anglais (il s’excusera de ne pas parler un seul mot de français) font la transition avec un humour grandissant entre chaque morceau. Huit titres et quelques trente minutes plus tard, il change de place et va s’installer derrière la console pour celui qui le suit sur scène. Petite tournée, petits moyens…

Fran Healy sans Travis, c’est un peu comme une bonne tartine mais sans rien dessus pourrait-on croire, et pourtant…

A peine entré en scène, seul avec pour seule compagnie, sa guitare, il met immédiatement le public dans sa poche en discutant simplement, amicalement, saupoudrant le tout d’une bonne dose d’humour. Et pour parler, il parle ; ce sera d’ailleurs une constante toute la soirée. Parler, chanter, rigoler, chanter, partager, chanter, blaguer, chanter, …

Pour être sûr de ne rien oublier, il a même un ‘copion’ dans la poche arrière de son pantalon. Copion qu’il sort après chaque titre pour savoir où il est en dans ses explications. Il s’excuse d’entrée d’être venu seul et nous remercie d’avoir apprécié son album solo qu’il interprétera intégralement, agrémentant son set de nombreux commentaires, parlant de son band qui lui reproche justement de bavarder trop et de perdre du temps, alors que ses musiciens ont envie de jouer, de Paul McCartney qui lui a fait l’honneur d’enregistrer quelques partitions de basse sur quelques morceaux, de Berlin où il habite maintenant et où des chiens laissent leurs cr… face à sa porte d’entrée, de son fils de 4 ans qui lui demande sans cesse de chanter « Fly in the Ointment », de la maladie d’Alzheimer qui lui a inspiré « Rocking Chair » et j’en passe.

Tout un chacun apprécie cette grande simplicité et cette bonne humeur communicative. Une bonne heure se passe sans que l’on s’en aperçoive. Le mariage guitare sèche et voix chaude plonge toute l’assemblée dans le rêve, la poésie, la contemplation. Et Francis de terminer son petit répertoire personnel de 10 chansons toutes fraîches. Il n’est que 22 heures. Trop tôt pour se dire au revoir pense-t-il tout haut. Le néo-Berlinois nous propose alors de piocher à notre gré dans le répertoire de Travis pour quelques morceaux interprétés en acoustique. « Closer », « Side », « Driftwood », et quelques autres titres choisis par le public clôtureront cette soirée.

Les deux dernières chansons seront encore plus dépouillées que les précédentes. Aucun micro, aucune amplification ! Rien que sa voix et sa gratte. Fran poussera alors l’intimité jusqu’à sa dernière limite. Un régal !

A voir si vous en avez encore l’occasion, sans aucun doute !

(Organisation AB)

 

Broken Records

Comme du papier à musique…

Écrit par

Trois concerts étaient prévus ce jeudi 13 octobre, à la Rotonde du Botanique. Soit celui de Belleclose, alias Catherine Thieron, de la formation écossaise Broken Records et du quintet new-yorkais Freelance Whales. Et paradoxalement, malgré le peu de notoriété de ces artistes, la salle était à la limite du sold out.

Catherine Thieron a donc choisi Belleclose pour patronyme de son projet solo. Et elle ouvre le bal. Elle est de nationalité belge et chante en s’accompagnant à la guitare acoustique. Au cours de son set, elle enchaîne ses compos minimalistes, mais sur un ton bien trop monocorde à mon goût. D’ailleurs elle ne parvient guère à susciter l’intérêt des spectateurs. Pourtant, elle quitte l’estrade sous les applaudissements du public ; mais on ne peut pas dire qu’elle ait convaincu votre serviteur. Banal !

A peine 20 minutes plus tard, Broken Records monte sur les planches. Les Edimbourgeois  opèrent leur retour à la Rotonde, un an après leur premier passage, accordé face à 14 personnes, comme ils le signaleront durant le concert. Le début de set des Ecossais est intense et électrique. Le tracklisting épingle une majorité de titres issus de leur dernier album, « Let me Come Home ». Et leur adaptation en ‘live’ est irréprochable. Leur lyrisme me rappelle parfois Arcade Fire. Au cours du show, les musiciens s’échangent leurs instruments : le clavier pour une trompette ou la guitare pour une mandoline, par exemple. Ce qui ne nuit jamais à la qualité de l’ensemble. Faut dire que le combo connaît parfaitement son sujet. Au bout d’une petite heure, les musicos abandonnent la scène à Jamie Sutherland, qui se réserve alors quelques morceaux en solo. Parfois uniquement soutenu par le violoniste. Ce qui lui permet de bien mettre en évidence sa voix haut perchée. En fin de parcours, le band revient sur l’estrade afin d’interpréter quatre derniers titres…  

Pratiquement inconnu en Europe, Freelance Whales a publié son premier elpee, « Weathervanes », fin de l’année dernière. Le quintet monte sur les planches, en toute décontraction. Le climat entretenu tout au long de leur set est totalement différent du précédent. Il est nettement plus coloré et enjoué. Les harmonies vocales se conjuguent à la perfection. Malgré le format pop de leurs chansons, les Américains prennent un malin plaisir à brouiller les pistes, en s’autorisant, de temps à autre, l’une ou l’autre incursion dans le psychédélisme. Ce qui n’empêche pas la prestation de couler de source. Point d’orgue ? Leur single « Generator 2nd Floor ». Dès que les premières notes retentissent, l’ambiance est alors à son comble. D’ailleurs, lorsque le groupe vide les lieux, on sent que le public est ravi. Les musicos n’ont pourtant pas le temps de reprendre leur souffle. Car dès qu’ils quittent la scène, c’est pour foncer sur leur merchandising qui est alors assailli par l’auditoire sortant directement de la salle…

(Organisation Botanique)

 

Freelance Whales

Cool pendant, speed après…

Écrit par

Trois concerts étaient prévus ce jeudi 13 octobre, à la Rotonde du Botanique. Soit celui de Belleclose, alias Catherine Thieron, de la formation écossaise Broken Records et du quintet new-yorkais Freelance Whales. Et paradoxalement, malgré le peu de notoriété de ces artistes, la salle était à la limite du sold out.

Catherine Thieron a donc choisi Belleclose pour patronyme de son projet solo. Et elle ouvre le bal. Elle est de nationalité belge et chante en s’accompagnant à la guitare acoustique. Au cours de son set, elle enchaîne ses compos minimalistes, mais sur un ton bien trop monocorde à mon goût. D’ailleurs elle ne parvient guère à susciter l’intérêt des spectateurs. Pourtant, elle quitte l’estrade sous les applaudissements du public ; mais on ne peut pas dire qu’elle ait convaincu votre serviteur. Banal !

A peine 20 minutes plus tard, Broken Records monte sur les planches. Les Edimbourgeois  opèrent leur retour à la Rotonde, un an après leur premier passage, accordé face à 14 personnes, comme ils le signaleront durant le concert. Le début de set des Ecossais est intense et électrique. Le tracklisting épingle une majorité de titres issus de leur dernier album, « Let me Come Home ». Et leur adaptation en ‘live’ est irréprochable. Leur lyrisme me rappelle parfois Arcade Fire. Au cours du show, les musiciens s’échangent leurs instruments : le clavier pour une trompette ou la guitare pour une mandoline, par exemple. Ce qui ne nuit jamais à la qualité de l’ensemble. Faut dire que le combo connaît parfaitement son sujet. Au bout d’une petite heure, les musicos abandonnent la scène à Jamie Sutherland, qui se réserve alors quelques morceaux en solo. Parfois uniquement soutenu par le violoniste. Ce qui lui permet de bien mettre en évidence sa voix haut perchée. En fin de parcours, le band revient sur l’estrade afin d’interpréter quatre derniers titres… 

Pratiquement inconnu en Europe, Freelance Whales a publié son premier elpee, « Weathervanes », fin de l’année dernière. Le quintet monte sur les planches, en toute décontraction. Le climat entretenu tout au long de leur set est totalement différent du précédent. Il est nettement plus coloré et enjoué. Les harmonies vocales se conjuguent à la perfection. Malgré le format pop de leurs chansons, les Américains prennent un malin plaisir à brouiller les pistes, en s’autorisant, de temps à autre, l’une ou l’autre incursion dans le psychédélisme. Ce qui n’empêche pas la prestation de couler de source. Point d’orgue ? Leur single « Generator 2nd Floor ». Dès que les premières notes retentissent, l’ambiance est alors à son comble. D’ailleurs, lorsque le groupe vide les lieux, on sent que le public est ravi. Les musicos n’ont pourtant pas le temps de reprendre leur souffle. Car dès qu’ils quittent la scène, c’est pour foncer sur leur merchandising qui est alors assailli par l’auditoire sortant directement de la salle…

(Organisation Botanique)

 

Tim Kasher

Sunday Bloody Sunday

Écrit par

En congé temporaire de ses camarades de Cursive et The Good Life, Tim Kasher trace la route, en solitaire. Ou presque. Pour la tournée promo de son premier LP solo, « The Game Of Monogamy », le bon pote de Conor Oberst a emmené dans ses valises Mexican Elvis, une petite formation pop-rock teutonne aux compos simples mais efficaces. Ce dimanche 13 février, Kasher et ses ‘special guests ‘effectuaient un passage (très) discret sur les planches de la Rotonde du Botanique.

Lorsque je débarque au sein d’une Rotonde quasi-déserte, le set de Mexican Elvis est déjà arrivé au beau milieu de son parcours. Drivé par le Londonien Peter Hall, ce quatuor a été formé à Munich et implique trois autres musicos allemands. La salle ne compte pas beaucoup plus d’une quarantaine de mélomanes. Mais les musiciens ne se laissent pas miner pour autant et jouent les extraits de « John Frum Alaska », leur dernier opus, un sourire aux lèvres. Entre deux chansons, Hall prend ce grand vide à la plaisanterie, présumant que les gens sont restés planqués chez eux pour mater le feuilleton policier du dimanche. La brève prestation s’achève par l’excellent « Drop Hawaii », long de 7 minutes et « The Washington D.C. », un nouveau single doté d’un haut potentiel radiophonique.

Tim Kasher, rasé de près, ne se fait pas attendre très longtemps. Normal. En guise de backing band, le singer-songwriter s’offre les services de son support act, Mexican Elvis. Pas de sound-check tiré en longueur donc. Et une entrée dans le vif du sujet, devant un public pas beaucoup plus nombreux qu’une heure auparavant. Les morceaux extraits de « The Game Of Monogamy » s’enchaînent naturellement mais la qualité des nouvelles compos du chanteur est assez inégale. Certains titres partent dans tous les sens, ce qui dessert la voix particulière et affectée de Kasher. Heureusement, le chanteur effectue un petit tour d’horizon au sein la discographie de ses deux autres formations, The Good Life et, surtout, Cursive dont il interprète une version retravaillée et fort réussie de l’irrésistible « The Recluse ». Au bout d’une bonne quarantaine de minutes, Kasher se retire non sans avoir effectué un court rappel. Même si le set n’était pas à la hauteur de ses prestations antérieures, Tim, soutenu par son backing band, s’est dignement démené. Et ce malgré l’absence d’un public qui a manifestement préféré passer son dimanche sous sa couette…

(Organisation : Botanique)