L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Gavin Friday - Het Depot
News

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 5/06/2026)

Écrit par

Sa 06.02.2027
The Bootleg Beatles

Ve 30.10.2026
Camille Camille

Sa 26.09.2026
Closing Party Leuven Pride

Di 06.12.2026
Sofie Lemaire

Sa 20.02.2027
Wouter Deprez & Tcha Limberger

https://www.hetdepot.be

 

 

Isolde Lasoen

Isolde Lasoen : et si "Nothing Is Forever" était tout sauf éphémère ?

Écrit par

Après avoir été pendant des années une musicienne accompagnatrice, la batteuse et chanteuse Isolde Lasoen s'est émancipée pour créer son propre groupe et écrire sa musique. Elle a sorti un premier EP en 2012 puis deux albums, dont Oh Dear en 2023 qui a fait le tour du monde. Isolde s'illustre à travers une pop cinématographique, mélancolique et éclectique. On reconnait chez elle des percussions élégantes et raffinées, une voix et des choeurs saisissants, des arrangements fins et des parties instrumentales riches.

Tous ces ingrédients sont ceux qu'Isolde elle-même apprécie dans la musique qui l'inspire depuis toujours, comme les bandes originales emblématiques et méconnues, le psychédélisme des années 60 et 70, la pop baroque, la French Touch ou la musique symphonique grandiose

Après "Egoland", "My Kind of Drama" et "Love Language", Isolde Lasoen présente un nouvel extrait de son album My Kind of Drama attendu le 28 août chez Mayway Records.

Avec ses rythmes rétro brumeux et son refrain notable, "Nothing Is Forever" est un voyage kaléidoscopique qui évoque l'esprit doré d'Aphrodite's Child ou de Love : une musique riche et onirique, d'une grande vitalité.

Isolde Lasoen est la reine de son propre univers depuis une dizaine d'années, donnant une dimension cinématographique à la musique pop et faisant scintiller la mélancolie. Dans son troisième album solo My Kind of Drama, elle ajoute une touche de brillant à son univers musical sur dix titres qui mêlent pop baroque, synthés rétro-futuristes et French touch.

Fidèle au style DIY qui caractérise Isolde Lasoen, elle écrit et compose toutes ses chansons, crée les arrangements et co-produit l'album. Pour la production et le mix, elle s'est tournée vers le maestro français Michael Declerck (connu pour ses collaborations avec Kavinsky, Justice, Jungle, Daft Punk...) qui est tombé sous le charme de ses démos.

Les musiciens invités au studio ont apporté des textures, des idées et des couleurs supplémentaires aux chansons. Ainsi, les instruments live et les synthétiseurs vintage revêtent un son rétro des années 70 et 80, les arrangements se montrent ludiques, les sons chics et la batterie entraînante.

L’artiste est à écouter ici.

Damso

Damso convoque ses fidèles : deux festivals au programme !

Écrit par

Damso invite ses fans à une expérience unique au Dour Festival et aux Ardentes.

L'artiste l'a annoncé lui-même ce mercredi : ce ne sera finalement pas une mais deux dates qu'il offrira à ses fans en Belgique cet été.

Damso, déjà annoncé le samedi 18 juillet au Dour Festival, sera également présent le dimanche 5 juillet aux Ardentes pour clôturer l'édition anniversaire du festival.

Et ce n'est pas tout...

Dans ce cadre, Damso a imaginé, en collaboration avec Dour Festival et Les Ardentes, deux piliers incontournables de la scène musicale belge et européenne, une opération spéciale inédite dans l'histoire des festivals : une offre billetterie commune pensée pour proposer aux fans une expérience unique et inoubliable.

Dour Festival et Les Ardentes unissent leurs forces autour d'une offre billetterie commune, disponible le jour des performances de Damso. Celle-ci permettra aux festivaliers d'assister aux deux concerts de l'artiste, mais aussi de profiter de l'ensemble des programmations des journées concernées.

CONCRÈTEMENT ?

Côté Ardentes : le « Pass Duo Damso » offre un accès aux Ardentes le dimanche 5 juillet et au Dour Festival le samedi 18 juillet, permettant aux festivaliers de vivre les deux performances exceptionnelles de Damso.

Côté Dour Festival : grâce au « Pass Duo Damso », les festivaliers bénéficieront d'un accès au Dour Festival le samedi 18 juillet ainsi qu'aux Ardentes le dimanche 5 juillet.

COMMENT ?

Vous avez déjà un pass jour pour les Ardentes le dimanche 5 juillet ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs de billets. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Ardentes + Dour Festival. L'upgrade est possible via l'espace client, moyennant 1,50€ de frais de dossier : https://tickets.lesardentes.be/client.html

Vous avez déjà un pass jour pour le samedi 18 juillet au Dour Festival ? Une newsletter dédiée sera envoyée à tous les détenteurs d'un billet pour le samedi 18 juillet. Elle leur permettra d'upgrader leur ticket vers l'offre combinée Dour Festival + Ardentes, moyennant un supplément de 30€. La procédure est détaillée sur : www.dourfestival.eu/infos/upgrade

Ces tickets combinés seront disponibles dès le vendredi 5 juin à 11h, en quantité très limitée.

Toutes les informations pratiques sur lesardentes.be et dourfestival.eu.

Éole Music Experience (update 05-06-2026)

Écrit par

Situé à Quévy, près de Mons, le Domaine du Chant d’Éole a été fondé en 2010 par la famille Ewbank de Wespin. Avec ses 54 hectares de vignes, il est aujourd’hui devenu le plus grand vignoble de Belgique. Au fil des années, le domaine a également développé une importante offre œnotouristique et gastronomique, notamment à travers ses restaurants et ses événements culturels.

Cette année encore, pendant trois jours, l’Éole Music Experience réunira concerts live, gastronomie et art de vivre au cœur des 56 hectares de vignes du Domaine du Chant d’Éole. Après une première édition rapidement complète, l’événement reviendra les 26, 27 et 28 juin 2026 avec une programmation réunissant notamment Stephan Eicher, Puggy, Mustii, Alice on the Roof, Bastian Baker, Doowy, Lemon Straw ou bien encore The Magician.

Pensé comme un festival à taille humaine, l’Éole Music Experience accueillera près de 3 000 festivaliers sur l’ensemble du week-end, dans une formule volontairement limitée privilégiant le confort, la proximité avec les artistes et l’expérience globale. Au total, une douzaine d’artistes se produiront au milieu des vignes dans une ambiance estivale et conviviale.

« L’Éole Music Experience, c’est la rencontre entre musique live, gastronomie et art de vivre dans un cadre unique en Belgique », résume Hubert Ewbank, directeur du Domaine du Chant d’Éole.

La programmation s’articulera autour de trois soirées aux univers complémentaires :

Le vendredi 26 juin, Puggy ouvrira le week-end avec son énergie communicative et ses titres devenus incontournables. Le groupe partagera l’affiche avec Alice on the Roof, portée par son nouvel album, ainsi qu’avec Sennen Bay, le nouveau projet anglophone de Marc Pinilla, chanteur de Suarez qui est originaire de la région montoise. La soirée se prolongera avec un set de The Magician, figure belge reconnue de la scène électro internationale.

Le samedi 27 juin, Mustii prendra possession de la scène avec son univers intense et théâtral. Révélé auprès du grand public avec des titres comme Before The Party Is Over, Blind ou 21st Century Boy, l’artiste belge promet un concert à forte intensité émotionnelle. Il sera accompagné du chanteur Doowy et du groupe Lemon Straw.

Enfin, le dimanche 28 juin, Stephan Eicher clôturera cette édition 2026. L’artiste suisse, dont les chansons traversent les générations, continue de rassembler un large public avec des titres devenus cultes comme Déjeuner en paix, Pas d’ami comme toi ou Des hauts, des bas. À ses côtés, le public retrouvera un autre Suisse, Bastian Baker ainsi que Pia, l’une des nouvelles voix belges les plus prometteuses du moment.

Au-delà de la musique, l’Éole Music Experience entend aussi mettre en valeur l’offre gastronomique du domaine. Les festivaliers pourront profiter des différents espaces de restauration du Chant d’Éole (Brasserie d’Éole, l’Impératif d’Éole, Bar à burgers). Une manière de prolonger l’expérience dans un esprit de partage et de découverte, autour de produits et de savoir-faire belges.

Eole Music Experience · Informations pratiques :

Dates : vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 juin 2026

Tickets concerts :

Pass 1 jour : 59 €
Pass 3 jours : 129 €

Tickets concerts et gastronomie :
Expérience Brasserie: 119€
(Accès concert/Coupe d’accueil/Menu marché 3 services à la Brasserie d’Eole de 18h à 22h hors boisson)

Expérience VIP Balthazar: 149€
(Espace Balthazar/Accès concert/Accueil zakouskis + coupe & buffet chaud et froid hors boisson de 18h à 21h)

Réservation via ce lien

Le nombre de places étant limité, il est conseillé de réserver à l’avance.

 

Festival au carré (update 05-06-2026)

Écrit par

Un vent de folie douce souffle sur la ville !

Les fêtes qui rassemblent, des scènes qui jouent avec la ville, des concerts au son d'exception, un jardin artistique et joyeusement familial... Du 1er au 10 juillet, le Festival au carré ouvre l’été et fait souffler un vent de folie sur Mons ! 

Tout un programme ! Spectacle de feu, balade au pied des terrils, visites guidées acrobatiques, chorégraphie pour un skatepark, concerts assis, concerts debout, théâtre, cirque, marionnette, gastronomie… Pendant 10 jours, les arts vivants s’infiltrent dans les salles, les rues, les parcs et les jardins : de multiples occasions pour se rassembler, s’émerveiller, vibrer, profiter… venez !

Sans oublier des concerts pour vibrer ! Au Théâtre le Manège et à Arsonic : rock, jazz, soul, folk, musique du monde, musique classique et chants d’opéra se succèdent dans des lieux à l’acoustique exceptionnelle. Debout, assis ou en dansant… chaque soirée se vit pleinement, au plus près des artistes.

Mercredi 01.07 | 20h00 — Théâtre le Manège - Girls in Hawaii

 Jeudi 02.07 | 21h00 — Théâtre le Manège - COLT

Vendredi 03.07 | 20h00 — Arsonic - An Pierlé Duo - Première partie : Moon on Earth

Dimanche 05.07 | 20h00 — Théâtre le Manège - Dyna, Lewis & the Soul Caravan

Mardi 07.07 | 19h00 — Arsonic - Musiques Nouvelles Project

Mardi 07.07 | 21h00 — Théâtre le Manège - Lubiana

Vendredi 10.07 | 19h00 — Arsonic - Mancha Cha Cha Cha

Plus d’infos ici.

Beans (Australia)

Beans baisse le son

Écrit par

Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir .

 

 

Tramhaus

Les ampoules de Tramhaus

Tramhaus vient de sortir le premier single issu de son deuxième album, « Blister », qui paraîtra le 9 octobre. Il fait suite à « The first exit ». Le titre entraînant « Plovdiv » a été composé dans une salle de répétition de cette ville bulgare, lors d’une journée de repos pendant une tournée en Bulgarie et en Turquie.

Les périples incessants du groupe rotterdamois ont permis, outre des concerts aux quatre coins du continent – de Lisbonne à Tallinn et de Tromsø à Istanbul –, de se constituer un vaste réseau international. Tout comme Tramhaus privilégie les relations organiques avec des agences indépendantes pour ses réservations, le combo a également choisi, pour la sortie de son deuxième elpee, de collaborer avec des labels partageant les mêmes valeurs, qui assureront la promotion de l’opus sur leurs propres territoires.

La formation a également présenté une tournée de promotion de plus de soixante dates. Une semaine après la sortie, Tramhaus partira pour une tournée de dix jours au Royaume-Uni, en première partie de ses amis du quintette irlandais Gurriers.

Le groupe a déclaré à propos du single : ‘« Plovdiv » raconte nos expériences en tournée et rend hommage aux personnes et aux lieux que nous découvrons en chemin – un réseau d’amis à travers le monde. Mais c’est aussi une histoire sur la santé mentale en tournée, sur la façon de gérer une intensité constante et d’accepter la perte de contrôle’.

Le nouveau single « Plovdiv » est en écoute

 

Downtown Boys

Le luxe public des Downtown Boys

Les Downtown Boys, groupe à la fois sauvage et puissant, sortiront « Public Luxury », leur nouvel album et successeur de « Cost of Living », le vendredi 26 juin 2026. Ce nouvel opus recèle les titres phares « The City Begins », « Sirena », « Viva La Rosa », « You’re a Ghost » et l’imposant « No Me Jodas ». Dans le clip de « No Me Jodas », les Downtown Boys se produisent avec une énergie explosive devant un public en extase dans un petit club de Brooklyn.

La chanteuse Victoria Marie commente ainsi la vidéo : ‘Le clip de “No Me Jodas” (traduction : ‘ne me cherche pas’) s’inspire de l’esthétique de la ‘chicha’, une culture musicale originaire du Pérou qui traite également d’économie, de travail, de fête, de vie, de désir et de vie nocturne. L’éthique, comme l’explique Chacalón, un musicien de chicha, se résume en deux mots : chamba et vacilón (travail acharné et fête)’.

Depuis leur création, les Downtown Boys n’ont cessé d’aller de l’avant en tant que projet artistique et politique. La chanteuse Victoria Marie et le guitariste et chanteur Joey La Neve DeFrancesco se sont rencontrés pour la première fois lors de réunions syndicales alors qu’ils travaillaient ensemble dans un hôtel de Providence, dans le Rhode Island, et ont écrit bon nombre des premières chansons du combo, qui évoquaient leurs efforts de mobilisation et les conditions de travail abusives auxquelles ils étaient confrontés. Le quintette est complété par le saxophoniste et synthétiste Joe DeGeorge, la bassiste Mary Jane Regalado et le batteur Joey Doubek. Au fil des années passées à créer et à tourner, Downtown Boys n’a cessé de grandir en tant qu’artistes, musiciens et militants. Leur nouveau long playing place la politique au premier plan tout en déployant le son le plus urgent et le plus puissant que le groupe n’ait jamais produit.

‘Cet album est plus ambitieux et plus riche que tout ce que nous avons fait auparavant’, explique DeFrancesco. ‘En composant cette musique, j’ai essayé de me rapprocher de l’ambiance et du son de nos concerts, car c’est là que l’on apprécie le mieux Downtown Boys. Quand nous jouons, les guitares, les claviers, les saxophones, les chants et les intros, ainsi que la foule qui crie avec nous, se fondent en une énergie magnifique et cathartique. Nous voulions que ces chansons transmettent toute la profondeur de cette expérience live à l’enregistrement lui-même’.

Le nouveau single « No Me Jodas » est disponible sous forme de clip

 

 

Holy Wave

Le dadaïsme de Holy Wave

Écrit par

Acteur majeur du rock psyché d’Austin depuis plus d’une décennie, Holy Wave annonce la parution de « i’m DADA » le 10 juillet 2026 chez Suicide Squeeze Records. Pour accompagner cette annonce, le quatuor texan dévoile « s33.u.in/HAL », un premier extrait désormais doté d’un clip. Le morceau, enregistré au Mexique, glisse de couplets souples vers une montée plus dense et donne déjà une idée d’un disque plus direct, sans renoncer à l’étrangeté qui caractérise la formation.

Ryan Fuson revient sur la genèse du single : ‘“s33.u.in/HAL” est comme une prière au Dieu des insuffisances, un dieu enfant que nous élevons pour qu’il devienne un jour notre sauveur. C’était l’une des premières idées liées au disque, mais aussi l’un des derniers titres achevés. J’écoutais beaucoup Wagon Christ à l’époque et je voulais en retrouver l’esprit, sans parvenir au résultat espéré. Le morceau a donc été mis de côté, avant que Joey et Julian n’arrivent en répétition munis de nouvelles pistes. À partir de là, la chanson s’est presque écrite d’elle-même et elle est vite devenue l’une de nos préférées.’

Le long playing a pris forme à Ensenada, sur la côte pacifique mexicaine. Ce déplacement hors des États-Unis a offert au combo le recul nécessaire pour préciser sa direction : un son plus franc, plus tendu et plus construit que par le passé. L’enregistrement au studio El Derrumbe, sous l’impulsion du duo expérimental Lorelle Meets the Obsolete, a nourri cette évolution sans gommer la fibre rêveuse qui traverse toujours les compositions.

Cette session mexicaine ne relève pas du simple décor. La moitié de Holy Wave possède des attaches dans la région frontalière d’El Paso, ce qui rendait ce choix presque évident. Le mixage confié à Joo Joo Ashworth, ami de longue date du band, affine encore les contours de l’ensemble. Sur le fond, les chansons abordent la paternité, la vie à deux, les séparations, l’éloignement et l’accélération troublante de l’IA.

« i’m DADA » accentue l’usage des boucles et des échantillons, tout en misant sur des rythmes cycliques et une pulsation plus nette. Certains titres empruntent au dub son goût de l’espace ; d’autres adoptent une gravité downtempo presque cinématographique. L’ensemble gagne ainsi en cohésion et en impact, sans perdre la brume psychédélique propre au quatuor.

Parmi les morceaux déjà évoqués, « dewey’s dirge » évolue sur des guitares vaporeuses et une pulsation motorik assourdie, tandis que le titre éponyme repose sur une boucle serrée de batterie, basse et guitare. « s33.u.in/HAL », lui, agit comme une transmission brouillée : la chanson progresse sans jamais se refermer complètement, dans une forme de tension contenue qui résume assez bien l’esprit du disque.

Là où les précédents opus de Holy Wave laissaient volontiers place à la dérive, « i’m DADA » paraît plus ancré. La formation n’abandonne pas l’immersion ; elle la canalise. Le résultat n’a rien d’une rupture, plutôt celui d’un affinement sensible de son langage.

Le clip de « s33.u.in/HAL » accompagne également cette mise en orbite de i’m DADA et prolonge l’atmosphère trouble du morceau. Et il est disponible ici

 

 

 

MAQUINA.

La transmission par le corps de MAQUINA.

Écrit par

Le trio portugais MAQUINA. sortira son nouvel elpee, « Body Transmission », le 10 juillet via Fuzz Club. Alimenté par l’énergie brute de ses concerts et par une esthétique à la croisée du noise-rock, du metal motorik et du punk industriel, le groupe confirme ici son goût pour les formats tendus, physiques et taillés pour le mouvement. La récente session live du groupe pour KEXP, captée dans la foulée de sa participation aux Trans  Musicales, donne un aperçu particulièrement convaincant de cette intensité scénique. Et elle est à voir et écouter ici 

Comptant plus de 250 concerts et de nombreuses apparitions en festival à travers l’Europe, MAQUINA. s’est forgé une solide réputation en live, entre transe collective, tension rythmique et décharges frontales. Sur « Body Transmission », le trio lisboète cherche moins l’improvisation que sur son premier opus et privilégie une écriture plus resserrée, capable de condenser l’urgence de longues montées en morceaux plus directs, sans rien perdre de leur impact.

Pour accompagner cette annonce, MAQUINA. a également dévoilé les titres « pressure/pleasure » et « agony », deux morceaux qui prolongent cette dynamique nerveuse et sans temps mort. Entre pulsation club, abrasions punk et frappe rock, « Body Transmission » s’annonce comme un disque compact, tendu et résolument pensé pour l’impact immédiat.

 

 

 

Page 2 sur 559