Selon Suecide High, le chaos a son charme

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé…

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Crossroads 2026 : la programmation

Écrit par

Festival de découvertes musicales

11e édition du mardi 3 au jeudi 5 novembre 2026 à Roubaix

 

https://www.crossroadsfestival.org/

Ancienne Belgique (Bruxelles) : les nouveaux concerts (update 16/09/2026)

Écrit par

mar. 20/10
Double Bill: Greg Malcolm & Erica Dawn Lyle

sam. 19/12
Tommigun

mar. 23/02
Warhaus

ven. 26/02
anaiis
EN VENTE DÈS 18/09

jeu. 11/03
Medium Build
EN VENTE DÈS 18/09

ven. 19/03
¥ØU$UK€ ¥UK1MAT$U (Yousuke Yukimatsu) – Brussels
EN VENTE DÈS 18/09

ven. 26/03
The Warning
EN VENTE DÈS 18/09

lun. 31/05
Lambrini Girls
EN VENTE DÈS 18/09

jeu. 25/11
JAIN

http://www.abconcerts.be

Water Moulin (Tournai) : les prochains concerts (update 14/09/2026)

Écrit par

Jeudi 17 septembre

DESIGNER (us punk)

https://designertheband.bandcamp.com/

Schwund (de)

https://derschwund.bandcamp.com/music

DONA CASQUE (fr)

https://donacasque.bandcamp.com/album/dona-casque

Portes à 20h00!!!!

Concerts à 21h!!!!

PREVENTES ici

Ramène du cash!!! pas de bancontact !!

 

NXXXT

25 sept: cine water

3 oct: Chris Imler, avventur, 2nd match

15 oct: SEGO (us) - Degurutieni (jp)

30 oct : cine water

12 nov: Edging (us)- Teledetente 666

26 nov: lemongrab

https://www.facebook.com/watermoulin/

Les nouveaux concerts Live Nation (update du 13-09-2026)

Écrit par

Jeudi 18 février 2027 - Malcom Todd - Forest National, Bruxelles

Lundi 22 février 2027 - Warhaus - Ancienne Belgique, Bruxelles

Vendredi 09 avril 2027 - Ry X - Forest National, Bruxelles

Vendredi 16 avril 2027 - Chiot Sarcastique - De Roma, Anvers

http://www.livenation.be/

Het Depot (Louvain) : les nouveaux concerts (update 11/09/2026)

Écrit par

Me 16.09.2026
45Toeren preselection #1 --> GRATIS

Je 17.09.2026
45Toeren preselection #2 --> GRATIS

Sa 19.09.2026
The Longest Johns

Je 08.10.2026
RAUW! --> GRATIS

Je 15.10.2026
Sananda Maitreya

Di 01.11.2026
Frazey Ford -> GRATIS

Ve 27.11.2026
Monto Space

Lu 08.02.2027
The Tallest Man On Earth

Ve 12.02.2027
Fleddy Melculy

Je 01.04.2027
Roosbeef

 

https://www.hetdepot.be

Death Valley Girls

Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante pour leur nouvel album, « Welcome to Earth ». Il sortira le 9 octobre 2026 chez Suicide Squeeze Records. Aujourd’hui, le groupe dévoile le premier single, « Message From the Venus Flower », accompagné d’un clip réalisé par la légende du punk Ian Svenonius. Sur un fond instrumental funky inspiré des années 80, Bonnie Bloomgarden pleure la perte de son chien bien-aimé tout en célébrant le lien spirituel qui les unissait. Elle trouve ainsi une exubérance au cœur même de la tragédie.

À propos du clip, elle confie : ‘Ian Svenonius est l’un de mes artistes préférés ! Ses textes, sa musique, son goût et sa philosophie sont géniaux! C’est une légende de l’innovation qui évolue sans cesse de manière exponentielle, tout en faisant référence à des éléments essentiels du passé. Et pourtant, d’une manière ou d’une autre, il reste toujours à la pointe de l’ultra-modernité !’

Le parcours qui a mené à l’elpee « Welcome to Earth » des Death Valley Girls commence dans les cendres de l’incendie d’Eaton, en Californie. Après avoir perdu sa maison à Altadena, puis peu après son chien bien-aimé Tommy, la chanteuse et compositrice Bonnie Bloomgarden a dû faire face à des questions auxquelles il n’y avait pas de réponse facile : qu’est-ce qui survit à une catastrophe ? Que reste-t-il après une perte ? Comment reconstruire une vie lorsque tout ce qui la définissait a disparu ? L’album né de ces interrogations compte parmi les œuvres les plus intimes et les plus introspectives que les Death Valley Girls aient jamais réalisées.

Tout au long de leur parcours, le groupe a toujours considéré la musique à la fois comme une célébration et une quête. Des albums comme « Glow in the Dark », « Darkness Rains », « Under the Spell of Joy » et « Islands in the Sky » ont transformé leur son space rock en un vecteur de quête spirituelle, trouvant des éclairs de transcendance au milieu du chaos quotidien. Mais « Welcome to Earth » se distingue de ses prédécesseurs. Il se concentre moins sur la fuite du monde et davantage sur la compréhension de la manière de rester connecté après la dévastation.

Ce qui en a résulté n’est pas exactement un long playing psych-punk sur la perte, mais plutôt sur le lien : ces fils invisibles qui relient les personnes, les animaux, les souvenirs, les paysages et les vies à travers le temps. Le titre de l’opus fait à la fois office de salutation et de rappel, un accueil que le monde naturel réserve à une espèce qui a largement oublié la place qu’elle y occupe. À maintes reprises, les chansons reviennent sur l’idée que la séparation pourrait bien être l’illusion la plus tenace de l’humanité.

Sur le plan musical, l’elpee reste indéniablement dans l’esprit des Death Valley Girls : exubérant, mélodique, curieux et magnifiquement sincère. Des harmonies de girls band flottent au milieu de passages psychédéliques brumeux. Les voix s’unissent en chants collectifs. Les refrains surgissent avec la légèreté d’un chant en chœur. Cet esprit communautaire résonne à travers les nombreuses voix de l’album : vingt-trois chanteurs invités apparaissent tout au long du disque, et notamment un chœur d’enfants dont la présence lumineuse confère aux chansons un sentiment d’émerveillement tout nouveau. Ce qui rend « Welcome to Earth » si émouvant, c’est son refus de séparer le cosmique du profondément personnel. Le résultat constitue l’œuvre le plus intime des Death Valley Girls, mais aussi le plus ouvert: un disque qui regarde la perte en face et qui, d’une certaine manière, en ressort plus ouvert à l’émerveillement.

Pour découvrir la vidéo du nouveau single « Message from the Venus Flower », c’est ici

 

 

Baby Dee

Baby Dee et l’enfant de l’amour

Baby Dee est la seule personne que j’ai rencontrée sur Terre qui renferme véritablement une multitude de facettes. Baby Dee a eu plus de vies que le Dalaï-Lama. Elle a été arboriste, artiste de cirque, musicienne de rue et organiste d’église convaincue d’être possédée par le fantôme de Palestrina. Elle est également l’auteure-compositrice de certaines des plus belles chansons que je n’ai jamais entendues et compte parmi ses plus fervents défenseurs des artistes aussi légendaires que Marc Almond, Bonnie ‘Prince’ Billy, David Tibet et Michael Gira.

Elle vit désormais dans la campagne hollandaise, où elle se fait passer pour une citoyenne respectable qui s’est retirée du monde du spectacle. Mais on ne peut tout simplement pas faire taire un génie solitaire. « Child of Joy » est son premier album en 11 ans et sort chez Tin Angel Records, avec qui elle collabore depuis longtemps (sortie le 25 septembre). Bien que les douze titres de cet album soient essentiellement des réinterprétations d’anciens morceaux datant de son premier album, « Tiny Windows » (2001) jusqu’à « I Am a Stick » (2015), cela témoigne de la force des originaux, qui restent si lumineux dans leur nouvelle version. Alors qu’elles étaient auparavant enregistrées sur un piano ondulant et une harpe majestueuse, Dee les a ici transposées à l’accordéon, ce qui donne l’impression que ces morceaux sont à la fois d’une intimité précieuse et d’une ampleur incroyable. Son accordéon résonne comme un ensemble de violes de la Renaissance dans la polyphonie de cette époque, avec sa complexité bourdonnante, contrapuntique, riche en harmonies et profondément romantique.

Cela transparaît dès les premières mesures de la première chanson, « My Heart’s Come Home to Me ». Un motif cyclique et sifflant, né d’un refrain de trois notes, se développe pour devenir une ode élaborée au désir, empreinte d’une grandeur symphonique que l’on associerait à Gustav Mahler. Les paroles de Dee possèdent une qualité antique, homérique, comme si elles avaient été transmises par ventriloquie à travers de nombreuses générations jusqu’à sa bouche. Elles vibrent d’une virilité poétique qui transcende le temps et l’environnement et résonne à travers tout votre corps.

Chapeau bas au groupe : ces morceaux ne sont pas faciles à accompagner. Le sens du rythme de Dee est très émouvant et semble obéir à un métronome intérieur qui bat au même rythme que son cœur galopant. Une mention spéciale doit également être accordée à Peter Slager. Non seulement il a joué de plusieurs instruments sur « Child of Joy », mais il l’a également enregistré, mixé et produit dans son home studio. Selon les propres mots de Dee : ‘Nous avons enregistré dans une ferme d’élevage de chevaux à Westkappel. Je pouvais lever les yeux de mon accordéon et, juste par la fenêtre, j’apercevais ces magnifiques bêtes. J’ai tellement aimé ça. Peter nous a donné l’envie de le faire et nous a également fourni ce lieu merveilleux. C’était comme une affaire de famille avec Tonnie, Tamara, Ida, Fay et tous les merveilleux musiciens que Peter a fait venir.’

Dee est la grande chroniqueuse des miracles du quotidien, écrits en lettres de lumière. Elle a l’œil d’une poète et les mains d’un menuisier. C’est l’antidote parfait au monde moderne. Son cadeau pour nous, c’est de nous permettre de découvrir le monde à sa manière.

Alex Neilson, 7 septembre 2026

 

Lex Walton

L’amour éternel de Lex Walton

Fraîchement signé chez Sub Pop, Lex Walton, artiste multidisciplinaire basée à New York, vient de graver son premier album sous ce label. Intitulé « Ultimate Love Forever », cet opus de sept titres se révèle à la fois inébranlable et iconoclaste.

Toutes les compos ont été écrites par Lex Walton, produites par Lex et Dan Boeckner, puis enregistrées, mixées et masterisées par Ben Greenberg chez Thump et Circular Ruin à Williamsburg.

Cet elpee a bénéficié du concours de nombreux invités, dont Boeckner (Wolf Parade, Handsome Furs), Emerson Borakove, Alice Cohen, Brendan Dunphy, Emily Green (Geese), Greenberg (Uniform, The Men), Scotty Malcolm, Sarah Neufeld (Arcade Fire) et Sam Revaz (Geese).

Lex Walton (née Alex) est une auteure-compositrice, actrice, poète en prose et cinéaste américaine dont l’œuvre se caractérise par une confessionnalité sans concession et dont les performances scéniques se distinguent par un masochisme extatique et des mouvements frénétiques. Outre son catalogue d’une douzaine d’albums, d’EP et de singles enregistrés pour la plupart chez elle, elle a également collaboré avec Devi McCallion (Black Dresses, Girls Rituals), Geese et Ezra Furman, rédigé le manifeste de la musique pop « The Sound Rocker's Prayer », et incarné le personnage principal « Circle » dans le film épique de cinq heures de Louise Weard, « Castration Movie Anthology II: The Best Of Both Worlds ».

La vidéo du single « Hipster runoff » est à voir et écouter là

Bodega

Pour Bodega, tout est à l’intérieur de l’aquarium

Écrit par

Prévu le 9 octobre chez Chrysalis Records, « All Inside Aquarium » marque un changement de cap pour BODEGA. Après trois opus nourris par l’héritage post-punk de Talking Heads, Sonic Youth ou des B-52s, le quintette new-yorkais privilégie un rock plus mélodique et chaleureux, dans le sillage des Stone Roses et de Jane’s Addiction.

Le disque a été enregistré durant une résidence de six semaines dans une église désacralisée de Leeds, sous la direction du producteur Matt Peel (Yard Act, Eagulls). Cette nouvelle étape se manifeste aussi dans les textes, désormais plus poétiques, intimes et moins didactiques. La formation revisite notamment « Slow Train » de Bob Dylan dans une version profondément remaniée, tout en préservant son goût pour les concepts.

Cette sortie coïncide par ailleurs avec un nouveau projet de Ben Hozie. Le guitariste et chanteur annonce son quatrième long métrage, « Jack London Calling », une comédie romantique punk rock dont le tournage doit débuter ce mois-ci à Brooklyn. Nikki Belfiglio, également membre de BODEGA, figure au casting.

Originaire de New York, BODEGA occupe depuis plusieurs années une place singulière dans le rock indépendant américain. Mené par Ben Hozie et Nikki Belfiglio, le quintette s’est révélé au public grâce à « Endless Scroll » (2018), « Broken Equipment » (2022) et « Our Brand Could Be Your Life » (2024), trois disques souvent rapprochés du post-punk de Talking Heads, Devo, The B-52s ou Sonic Youth.

BODEGA ne se limite toutefois pas à cette étiquette. Ben Hozie décrit le projet comme une formation de « rock conceptuel », définie avant tout par l’écriture et une approche musicale ouverte. Son répertoire puise autant dans l’indie rock de Pavement et Guided By Voices que dans le hardcore punk de Black Flag et 7 Seconds, exploré sous l’alter ego NODEGA.

Le clip de « Weather me » est disponible là

 

 

Suecide High

Selon Suecide High, le chaos a son charme

Écrit par

Suecide High marque le retour au rock frontal de Renaud Mayeur, auteur-compositeur, guitariste et chanteur belge passé par Hulk, La Muerte et Triggerfinger. Pendant plus de deux décennies, il a écrit, enregistré et tourné au sein de formations qui ont laissé une empreinte durable sur le paysage rock national. Puis, il y a une dizaine d’années, il s’est éloigné des planches pour emprunter une trajectoire plus cinématographique.

La musique de film lui a ouvert d’autres perspectives. En abordant les registres classique, électronique et traditionnel, Mayeur a affiné son écriture, élargi ses textures et réappris à laisser respirer les morceaux. Ce détour n’a pas dilué son rapport à la chanson : il l’a resserré. Au fil de son parcours, il a également collaboré auprès de JJ Burnel (The Stranglers) et partagé le podium en compagnie de Captain Sensible (The Damned).

Son nouveau projet s’incarne aujourd’hui dans Chaos Has Its Charm, premier opus de Suecide High. Le disque puise dans la tension brute du rock des années 70, l’urgence punk et la densité du stoner, sans céder à la nostalgie. L’idée n’est pas de rejouer une époque, mais d’en extraire l’élan, la nervosité et le sens du riff pour inscrire ces influences dans une écriture directe, actuelle et personnelle.

Douze titres composent ce long playing tendu, mélodique et dépouillé. Suecide High revendique une ligne claire : less is more. Chaque riff répond à une fonction, chaque refrain vise l’impact, chaque mot cherche sa place. Pas de démonstration gratuite, pas d’arrangement décoratif, pas de posture appuyée. Le combo privilégie des chansons construites pour tenir debout par leur énergie, leur relief et leur précision.

Dans cette économie volontaire, Chaos Has Its Charm trouve son caractère : puissant sans saturation, mélodique sans adoucissement forcé, nerveux sans agitation vaine. On y entend un musicien qui revient au rock en ayant traversé d’autres langages, et une formation qui préfère l’efficacité des compositions aux effets de manche.

Sur les planches, Suecide High entend prolonger cette approche sans surcharge. Le band préparera la sortie par une tournée européenne annoncée pour l’hiver 2026/27, l’occasion de défendre un premier elpee pensé pour frapper juste.

Son clip, "Let the people ride on" est disponible ici

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