La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (171 Items)

Julia Drouot

Julia Drouot a coupé court…

Écrit par

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent.

La chanteuse et compositrice a sorti, en mai 2025, un second single, « Couper court », extrait de son Ep, « Départ », co-réalisé avec Thomas Monica (Yara Lapidus, Margot Abaté, etc …) et mixé par Ian Caple.

Floue. Cette chanson est floue. Quand tous les rôles se mélangent, quand toutes les frontières sont franchies, on ne sait plus où donner de la tête au risque d'en perdre la sienne.

Entre plainte, cauchemar et divagation, quand des êtres se sont peu à peu enfermés dans une relation et qu'aucun d'eux n'arrive à s'en extraire, alors, la folie n’est pas loin.

Le texte a été écrit à 4 mains en compagnie de Fabrice Danseux avec qui elle a pris grand plaisir à aller titiller les frontières de cette folie-là.

« Couper court » était prévue en piano/voix, les cordes, jouées par la merveilleuse Louise Desjardins, lui sont révélées, in extremis, la nuit précédant l'enregistrement à Chartres, chez Thomas Monica. 

« Couper court » est en écoute 

Thalia Zedek

Question bateau pour le Thalia Zedek Band…

Thalia Zedek a annoncé la sortie du nouvel album de son groupe, « The Boat Outside Your Window », qui paraîtra ce 23 mai. Elle a également partagé le premier single « Tsunami », un morceau à la fois émouvant et enflammé. Cette chanson constitue la quintessence de Thalia Zedek, mêlant harmonieusement le personnel et le politique tout en juxtaposant une section rythmique grinçante et entraînante à sa voix inimitable. Sa guitare graveleuse est soutenue par la pedal steel éthérée de Karen Sarkisian, nouveau membre du TZB.

L'œuvre considérable de Thalia Zedek témoigne d'une vision claire, d'un style de jeu singulier et d'une gamme étendue. Sa capacité à transmettre des émotions brutes à travers ses histoires vivantes de perte et d'espoir, de lutte et de triomphe est inégalée. Sur « The Boat Outside Your Window », elle contemple l'absence et la distance, à travers des compositions aussi fougueuses que profondément émouvantes.

Pour enregistrer « The Boat Outside Your Window », le noyau dur du band impliquant Zedek (guitare et chant), le bassiste Winston Braman et le batteur Gavin McCarthy (Karate) a été rejoint par la guitariste de pedal steel Karen Sarkisian dont les contre-mélodies ajoutent une touche d'étrangeté aux chansons. Tout au long de l'opus, Thalia révèle habilement comment les réalités extérieures se manifestent dans nos mondes intérieurs.

Le single « Tsunami » est en écoute

 

Echolalia

Echolalia

Écrit par

L’écholalie (NDR : en anglais Echolalia) est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.

Echolalia, c’est aussi un quatuor texan, originaire de Nashville, qui a enregistré son album éponyme dans une ancienne abbaye datant de 1160, située sur l'île de Wight. Cette abbaye restaurée, est aujourd'hui transformée en studio d'enregistrement.

L'album d'Echolalia est une œuvre unique, à la fois pastorale, psychédélique, confortable, progressive, familière et inattendue.

Hormis les ballades, les morceaux de l'album tirent un peu dans toutes les directions. Caractérisé par sa mélodie doucement douloureuse et sa steel guitare gémissante, "Dreams Of You" ouvre l'elpee. Paru en single, "Odd Energy" se distingue par sa rythmique lyrique et propulsive avant de s’enfoncer dans le psychédélisme. Les lignes mélodiques de "Little Bird" sont hantées par Paul McCartney. Romantique, "Blood Moon" est tramé sur des accords de piano martelés. Si "Rainbow Road" rappelle le style vaudeville des Tiger Lillies (les sticks de drums à balais jazzyfiants), "The fox and the grapes" lorgne vers une forme de folk prog qui invite paradoxalement un moog.

L'album s’achève par "In The Pub", une plage qui sort vraiment de l’ordinaire. Dans l’esprit de Beck et sur un ton hip hop, elle recrée l’atmosphère particulière qui règne dans un pub.

Podcast # 74 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Aurelia Aurita

The sound of a heart beating (Ep)

Écrit par

Aurelia Aurita, c’est le nom scientifique de la méduse commune, également appelée méduse lunaire

Mais c’est aussi le patronyme choisi par une jeune formation issue de Camberra, en Australie, dont le cœur bat quelque part entre dream pop, shoegaze et rock alternatif.

Depuis septembre 2023, la formation a gravé plusieurs singles et trois Eps, dont « Spiraling », « The sound of a heart beating » et « 160mg C8H10N4O2 !! »

Les 3 Eps d’Aurita d’Aurelia Aurita sont en écoute sur le Bandcamp du groupe, que vous retrouverez aisément en cliquant sur son nom, dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

Podcast # 46 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Angus & Julia Stone

Cape Forestier

Écrit par

Originaire de Newport, dans la banlieue de Sydney, en Australie, la fratrie Angus et Julia Stone est enfin de retour.

Ensemble, en tant que musiciens, producteurs et auteurs-compositeurs, ils forment les deux moitiés d'un groupe musical dont les paroles et les sons révèlent un amour pur et authentique pour la musique et un talent pour raconter de belles histoires. Des histoires qui les ont emmenés aux quatre coins du monde.

Sixième album d’Angus et Julia, « Cape Forestier » fait à nouveau vibrer la fibre sensible d’un auditeur averti et amoureux de superbes arrangements et des mélodies classieuses déjà rencontrées sur la plage d’entrée, « Losing You ».

La fratrie renoue avec ses racines folk et les thèmes abordés à ses débuts. On y retrouve ainsi les sonorités acoustiques aux lignes épurées aussi bien que les textes empreints de poésie et de légèreté qui ont fait le succès du duo. Le titre « Cape Forestier » se réfère à un chalutier appartenant à un ami et il est dédié à leurs parents et grands-parents, qui comme tous les marins et les pêcheurs, sont partis en pleine mer sans savoir ce qui les attendait. La nature et l’amour ont toujours été des thèmes récurrents dans les chansons du duo aussi. « Down To The Sea », « My Little Anchor » ou « No Boat No Aeroplane » mettent le cap sur l’océan immense et mystérieux.

Angus avait 16 ans quand il a écrit « No Boat No Aeroplane ». Paradoxalement, c’est probablement la chanson la plus réussie de l’opus. Une autre résurgence du passé. Tout au long du single « The Wedding Song », joué maintes fois en live (pour avoir assisté à de nombreuses repises aux concerts de la paire, votre serviteur confirme), les cuivres s’éclatent et poursuivent la voix enjôleuse de Julia.

Sorte de retour aux sources, « Cape Forestier » se distingue également par la qualité des arrangements qui subliment l’ensemble, signe d’une maturité acquise au fil des années dans leur carrière solo. Mais la magie n’opère que lorsqu’ils sont réunis. L’harmonie conjuguée par les deux voix sur « Losing You » est susceptible de faire fondre les cœurs, tel un glaçon au soleil. Il fallait l’oser : reprendre le classique de Bob Dylan « I Want You ». Angus y souffle dans son harmo ; et on tombe sous le charme. « The Wonder Of You », bien que très court, sert de conclusion. Parfaite, elle démontre, par un ensemble de cordes, la beauté de leur musique.

Prenez la mer sans hésitation avec pour seul ami ce « Cape Forestier » et débarquez sur une ile déserte. Un pur délice !

Itiberê Orquestra Família da França

Un live pour l’Itiberê Orquestra Familia Da França !

Écrit par

L’Itiberê Orquestra Família da França a sorti son elpee « Live In Paris », ce 19 avril 2024, un projet réunissant 23 musiciens, dont 18 Français de jazz et 4 Brésiliens parmi lesquels figurent dont Ajurinã et Mariana Zwarg, sous l’égide d’Itiberê Zwarg, très proche collaborateur d’Hermeto Pascoal. A l’initiative du saxophoniste Benoit Crauste, ce projet a vu le jour lors du Festival Sons d’Hiver en 2022.

Le collectif avait accordé deux concerts dont on retrouve l'essentiel sur le disque aujourd'hui.

Cet opus concrétise le rêve d’un échange culturel fort autour d’une musique instrumentale innovatrice, symbole de l’amitié entre la France et le Brésil. On peut également plonger dans les coulisses de l'enregistrement avec une vidéo signée du réalisateur Clément Crauste.

Bassiste historique, considéré comme l’un des grands artisans du renouveau de la musique instrumentale brésilienne et principal collaborateur de Hermeto Pascoal, Itiberê Zwarg affirme la dynamique d’un orchestre effusif, jouant sans cesse avec l’esprit de célébration rituelle de la musique, source de vivacité et d’extase, source agitée par la transmission orale et collaborative.

La vidéo de « Live In Paris » est disponible ici

 

 

 

Liam Gallagher & John Squire

Liam Gallagher & John Squire

Écrit par

L’ex-chanteur d’Oasis et le guitariste de Stone Roses ont donc décidé d’enregistrer un album ensemble. Ce n’est pas leur première collaboration, puisque Liam Gallagher était déjà venu chanter sur un titre (« Love Me and Leave Me ») de Seahorses, le projet de John Squire, en 1997. Et les deux musicos s’étaient à nouveau rencontrés sur scène lors des concerts de Knebworth de Liam en 2022. C’est sans doute à cette époque que l’idée d’une coopération a germé.

Si les compos oscillent de la britpop (« Raise Your Hands », « Mars to Liverpool ») au blues-rock (le piano boogie woogie martelé sur « You’re Not The Only One », le mid tempo « I'm a Wheel » et le diablement ‘hendrixien’ « Love You Forever »), elles recèlent de nombreuses références à la pop psychédélique des Beatles (« Make It Up As You Go Along » et « Just Another Rainbow » évoquent parfois « Revolver » et « Magical mystery tour », alors qu’une Rickenbacker, instrument de prédilection de George Harrison, s’invite sur le chatoyant et pastoral « Mother Nature's Song »).

Morceau le plus sombre, « I'm So Bored » manifeste un cri de colère contre la culture moderne. Très électrique et morveux, il rappelle la période « Morning Glory » d’Oasis.

Les nostalgiques d’Oasis et des Stone Roses devraient adorer.

Liam Gallagher & John Squire

Une collaboration inattendue entre Liam Gallagher et John Squire…

Écrit par

Liam Gallagher (Oasis, Beady Eye, solo, etc.) et John Squire (The Stone Roses, The Seahorses, The John Squire Experience, solo, etc.) ont décidé de se lancer dans une collaboration. Et ils publieront un premier elpee ce 1er mars 2024. Il sera éponyme. Un premier single, « Just another rainbow » (le clip est à découvrir ici), est paru ce 5 janvier et le second, « Mars to Liverpool » (en écoute ) le 26 du même mois.

Longtemps amis et admirateurs mutuels de leur travail, l'idée d'une collaboration est née lorsque John a rejoint Liam sur scène lors de ses concerts mythiques à Knebworth. Les idées de chansons ont rapidement afflué, et l'album a pris forme à Los Angeles sous la houlette du producteur notoire Greg Kurstin (Harry Styles, Sia, Paul McCartney). Ce dernier a joué de la basse sur tout l'album, tandis que Joey Waronker (Beck, R.E.M., Atoms For Peace) s’est consacré à la batterie.

William Doyle

Les printemps sont éternels pour William Doyle…

Écrit par

William Doyle vient d’annoncer la sortie de son nouvel album « Springs Eternal » prévue pour le 16 février 2024. Il fait suite à « Great Spans of Muddy Time » paru en 2021.

Par ailleurs, il décrit l'idée derrière le nouveau single « Relentless Melt » : en fait, ce titre provient d’une réflexion sur le concept de time’s relentless melt, tirée de l’essai de Susan Sontag ‘On Photography’. Sontag dévoile comment une photographie peut figer un moment de la vie d'une personne tout en décrivant le mouvement implacable du temps. ‘C'est une chose à laquelle j'ai beaucoup pensé pendant la réalisation de cet album’, déclare Doyle. ‘Ainsi, l'un des remèdes que j'ai trouvés contre le sentiment que la fin des temps se précipite vers nous se trouve dans ce que les chansons et les albums peuvent m'offrir’.

« Springs Eternal », avec sa sonorité pop artistique, est la création la plus ambitieuse et la plus ludique de Doyle qui offre une vue panoramique des extases et des angoisses de la vie dans les années 2020, pose la question de savoir comment nous existons en tant qu’êtres humains fragiles à une époque sans précédent, notamment avec la destruction climatique galopante et l'expansion technologique.

« Springs Eternal » présente une distribution de personnages étranges et passionnants - des cow-boys aux naufragés. ‘La plupart des chansons sont écrites à la première personne, mais plutôt que d'être autobiographiques, j'essayais d'imaginer des versions hyperréalistes de moi-même’, explique Doyle.

Au fil des 11 titres, nous pouvons entendre des narrateurs qui se trouvent au bord d'une catastrophe mondiale, d'un chagrin d'amour, d'une dépendance, d'un endoctrinement et d'une maladie mentale, jusqu'à ce qu'ils basculent dans le grand inconnu. Les paroles sont accompagnées de mélodies contagieuses pleinement assurées.

Un thème récurrent, celui de l'eau et des inondations, parcourt l'elpee, faisant allusion à la fois à la crise climatique mondiale et au déluge d'accablement que subissent ces Williams de l'univers parallèle. Ce n'est qu'au moment du mixage que je me suis rendu compte du nombre de références à l'eau, explique Doyle.

« Relentless Melt » est en écoute

 

Eliades Ochoa

Viva la música cubana…

Écrit par

Eliades Ochoa, c’est une grande voix et un guitariste hors pair. En 50 années de carrière, il doit avoir accordé des milliers de concerts, que soit au sein de Buena Vista Social Club, de Santiago de Cuba (El Quarteto Patria), en solitaire ou en compagnie d’autres artistes. Il est un des derniers gardiens de la tradition musicale cubaine. Son dernier elpee solo, « Guajiro » (NDR : c’est son neuvième), est paru en mai dernier. Pour la circonstance, il avait reçu le concours, notamment, de Rubén Blades, Joan As Police Woman et du célèbre harmoniciste Charlie Musselwhite. Le concert est complet. Pas de première partie.

La scène est sobre et très intimiste. On y distingue les instruments des musicos et 4 énormes spots led sur pied en arrière-plan ainsi qu’un plus petit qui aveugle déjà l’auditoire. Les cinq musicos du backing group débarquent sur les planches. Ils sont vêtus d’un blanc immaculé. Quatre d’entre eux sont coiffés de chapeaux canotier et le trompettiste d’une casquette. En résumé, Eduardo Pineda aux claviers, le saxophoniste Angel Aguiar, le bassiste Santiago Jimenez et sur une estrade, le percussionniste Angel Herrera, entouré d’une belle panoplie de cymbales, djembés et congas, ainsi que le trompettiste, Frank Mayea, qui joue également des maracas quand il ne frappe pas (souvent) sur un guiro (un instrument cranté qui se frotte avec une baguette en bois).

Ochoa arrive le dernier sur la scène, pendant « A La Luna Yo Me Voy », le pas nonchalant et la banane aux lèvres. Il est totalement habillé de noir, comme Johnny Cash, de la tête aux pieds, soit du Stetson jusqu’aux bottes de cow-boy (NDR : une petite coquetterie qu’Eliades s’autorise depuis des années). Il est armé de sa fameuse guitare à huit cordes, de son invention depuis son plus jeune âge ; ce qui lui permet d’accrocher des sonorités proches du ‘tres’ (une guitare à 3 cordes doublées dont le son s’apparente à celui d’accordéon musette). Il ne l’abandonnera qu’à une seule reprise, pour empoigner une sèche classique.

Ochoa salue la foule et s’excuse pour son anglais médiocre. Il pose sa gratte contre sa poitrine et embraie par « Vamos A Alegrando El Mundo (Trad : apporter de la joie au monde), alors que les cuivres virent au mariachi. Sa guitare véhicule des accents arabisants sur « Creo En La Naturaleza », le premier single sur lequel Johan As Police Woman avait apporté sa collaboration, en studio. Ce sont les voix des musiciens qui remplacent celle de Joan Wasser.

Eliades reprend intégralement les 11 morceaux de son nouvel elpee, le très réussi « Guajiro ». Un titre d’album choisi comme pour rappeler fièrement d’où il vient. A cet égard, il déclare notamment : ‘Je suis un gajiro, un paysan, un homme de la terre né dans au centre de la montagne, près de Santiago’ (NDR : c’est dans l’Oriente ou l’est de Cuba où il a travaillé la terre très jeune ; et un grand merci à ma voisine de droite qui me traduit ces propos, votre serviteur ne comprenant pas grand-chose à la langue de Cervantès).

En général, les aficionados qui assistent à ses concerts sont des connaisseurs. Ochoa a baptisé cette communauté, la ‘familia’ (sa fan base) qu’il va remercier à plusieurs reprises. Outre les plages de son dernier long playing, il interprète évidemment d’autres compos dont « Ay Candela » de Faustino Oramas, « El Carretero » de Guillermo Portabales et inévitablement le « Chan Chan » de Francisco Repilado, pour lequel Eliades reçoit une standing ovation. Compay Segundo doit esquisser un sourire de là-haut. L’ambiance monte encore d’un cran, et le public, dans la fosse, commence à danser. En outre, il devient de plus en plus difficile de rester immobile sur son siège.

En général, c’est le claviériste qui lance les morceaux. Parfois, de ses congas, le percussionniste initie les rythmes de la rumba, du son, de la mambo ou du cha-cha-cha.

A un certain moment Ochoa se retourne vers les coulisses à gauche, un homme assez grand et d’un âge respectable apparaît. Il s’agit de Rey Cabrera, bien connu des habituées de ‘Music Village’, auquel Eliades rend hommage. Le claviériste va chercher une dame dans les premiers rangs et l’invite à danser la salsa. Elle se débrouille plutôt bien, puis réintègre la fosse. Une démarche qu’il va réitérer en fin de parcours. Mais pour la circonstance, ce n’est plus une spectatrice qui grimpe sur le podium, mais une vingtaine. Les cinq musicos s’acharnent alors à la danse, tandis qu’Eliades Ochoa reste de marbre derrière sa gratte semi-acoustique. Un final magique pour une prestation de 90 minutes, au cours de laquelle, le public s’est régalé à l’écoute de boléro, guaracha, mambo, merengue, salsa, et autres musiques cubaines, ponctuée par « El Cuarto De Tula » du Buena Vista Social Club…

(Organisation : Ancienne Belgique et Greenhouse Talent)

bar Italia

Un second album pour bar italia, la même année…

Écrit par

Moins de six mois après avoir publié l’album "Tracey Denim", bar italia nous en propose un second au cours de la même année 2023. Intitulé "The Twits", il sortira ce 3 novembre. Il a été enregistré par le trio pendant huit semaines, à partir de février 2023, dans un home studio improvisé à Majorque, et a été mixé par Marta Salogni. L'art de la chanson de bar italia, à la fois économe et évocateur, y prend des tournures rauques, mystiques, négligées, parfois sinistres et totalement engagées.

Issu de ce futur opus, « My little Tony » est disponible sous forme de clip

En concert

Samedi 25 novembre – Trix, Anvers

Dimanche 26 novembre – Botanique, Bruxelles

 

Eliades Ochoa

Nick Gold et Ry Cooder se partagent équitablement la paternité du projet Buena Vista Social Club…

Écrit par

Grande voix et guitariste de tradition musicale cubaine, Eliades Ochoa se produira le 3 octobre prochain, à l’Ancienne Belgique, avec, sous le bras, ses dernières compositions les plus personnelles et son album... de souvenirs…

Dernier gardien du ‘son cubano’, Eliades Ochoa, dont l’allure évoque un Johnny Cash cubain, est l'un des ultimes survivants du Buena Vista Social Club. A 77 ans, le chanteur et gratteur cubain vient de graver son elpee le plus personnel, truffé de compositions personnelles. Il y évoque sa vie ainsi que ses souvenirs ; et, en concert, ses amis aujourd'hui disparus du ‘Club’....

Il a fallu vieillir avant d’être en mesure d'écrire vos propres chansons… autobiographiques ?

Je n'avais jamais joué le guajiro (paysan) typique sur d'autres disques et j'ai recherché la nouveauté, un autre rythme : ces chansons trottaient dans la tête et la guajira (musique de la campagne) me permettait d'aborder un répertoire plus contemporain et personnel...

Pourquoi maintenant ?

Parce que j'ai enfin commencé à travailler de façon indépendante et à écrire mes compositions. Auparavant, je bossais pour des labels, qui me demandaient d'interpréter des standards cubains, surtout des années cinquante. Dorénavant je suis plus libre et je peux chanter ce qui me plaît.

Villes et champs

Être d'origine paysanne vous différencie-t-il d'autres musiciens et chanteurs cubains issus des villes ?

Je suis un paysan, un fermier originaire des montagnes. J'aime l'atmosphère de la campagne où la musique guajira est présente partout : dans les danses, au cours des fêtes et des réunions familiales. Raison pour laquelle je suis si à l'aise pour en composer et en interpréter.

A la campagne, les ‘sons’ cubanos, les guarachas et les styles proches sont également appréciés.

Pensez-vous que la musique rurale est plus authentique que l’urbaine ?

Bien sûr. Le musicien paysan est plus humble, n'attend rien, ni argent ni gloire de la musique qu'il joue. Ces artistes interprètent et transmettent cette musique authentique et traditionnelle par amour pour elle ; ils sont à la base de la musique cubaine.

Vos parents étaient également musiciens...

Et tous deux étaient doués : mon père plus que ma mère, mais il n'était pas professionnel ; il jouait lors de réunions familiales et était excellent musicien.

Qui y a-t-il de spécifique à la guajira, à ce style de musique, par rapport au ‘son’ (NDLR : le ‘son’ est un style cubain dansant qui a acquis une reconnaissance internationale à partir des années 30 ; son rythme combine la structure et les caractéristiques de la musique espagnole avec des éléments et instruments musicaux afro-cubains et indigènes).

Il s'agit de deux rythmes et styles différents. Il est plus facile de danser le ‘son’. La guaracha est similaire au ‘son’, mais plus proche du boléro, et requiert parfois trois notes là où le ‘son’ n'en demande que deux.

Et la guaracha ?

Elle est plus proche de la salsa et n'a rien à voir avec les deux autres styles musicaux. On peut danser sur ces trois types de musique ; mais en effet, la guaracha est plus rapide.

Lorsque vous jouez, pensez-vous à tous ces musiciens du Buena Vista Social Club qui sont décédés depuis...

Forcément. Quand je me produis sur une scène, je parle aussi d'eux, de ceux qui ne sont plus là physiquement. J'évoque leur souvenir. J'interprète encore de nombreux morceaux du Buena Vista au cours desquels je ressens la présence de Compay, d'Ibrahim, de Rubén, Pio, Guajiro, notamment sur "El Cuarto de Tula" ou "Chan Chan". Je me rappelle tous mes vieux compagnons et je chante pour eux.

Ry Cooder

Êtes-vous toujours en contact avec Omara Portuondo, l'autre grande survivante du Buena Vista Social Club ?

Je ne l'ai pas vue depuis l'année dernière, mais je suis toujours au courant de son travail, de sa carrière et de ses tournées. La dernière fois que je l'ai rencontrée, c'était lors d'un festival en Espagne.

Une future collaboration est-elle prévue ? 

Tout dépend des labels, mais il n'existe pas de projet actuellement.

Avez-vous des nouvelles de Ry Cooder et Nick Gold ? Et, à votre avis, lequel des deux a été le plus important dans la résurrection internationale de la musique cubaine au travers du Buena Vista ?

Réaliser un album cubain était une idée de Nick Gold, mais la maîtrise en revient à Ry Cooder. A mon avis, ils se partagent équitablement la paternité du projet Buena Vista.

Mais je n'ai plus eu de contact avec Ry depuis la pandémie. Cependant, j'entretiens des relations régulières avec Nick, qui vient me voir chaque fois que je me produis à Londres. Nous nous téléphonons et échangeons par mail régulièrement.

Vous étiez très jeune quand la révolution cubaine a éclaté. Quelles en ont été les conséquences pour les musiciens ?

J'avais à peu près 17 ans lorsque j'ai commencé ma carrière professionnelle. C’était en 1963, dans une station de radio. J’étais payé par l'État cubain. Le ministère de la Culture a remplacé ensuite le Conseil national de la Culture, en centralisant les musiciens et les artistes au sein d’une même institution.

Les musiciens ou les groupes travaillaient selon les directives du ministère. Nous ne pouvions exercer notre métier de manière indépendante, mais seulement suivant la structure imposée par le ministère…

Est-ce encore le cas aujourd'hui ?

C'est toujours pareil. Les artistes dépendent du ministère de la Culture et du Centro de la Música de Cuba, pour pouvoir se produire l'étranger, notamment.

Vous avez accompagné Bob Dylan et Manu Dibango, entre autres ; comment avez-vous rencontré Joan Wasser, plus connue sous le patronyme de Joan as Police Woman avec qui vous chantez en duo sur cet opus ?

Je ne la connaissais pas personnellement, mais j'étais très content que le label propose que nous partagions un duo ensemble, car j'adore sa voix. Connaissant ma carrière, elle a tout de suite accepté, d'autant qu'elle adorait la chanson. J'en suis très fier...

Quel genre de musique cubaine actuelle écoutez-vous ? Orishas, Los Van Van ?

J'écoute d'abord ma propre musique dans le but de constamment l'améliorer. Cuba est une île musicale qui regorge de bonne musique. J'apprécie surtout le genre originaire de Santiago de Cuba, le ‘son’. J'adore par ailleurs la llanera, la musique traditionnelle du Venezuela, mais également Los Tres Reyes, un ancien trio mexicain, et la vieille musique cubaine, celle de Los Embajadores, Benny Moré ou Celia Cruz, sans oublier bien sûr les albums des années cinquante de Los Compadres, premier groupe de mon ami disparu Compay Segundo.

Vivant désormais à Madrid, j'écoute aussi la musique espagnole actuelle, notamment la copla et surtout Joselito qui affiche, à peu près, mon âge. J'adore ce qu'il fait, tout comme le flamenco.

Comptez-vous enregistrer un album de flamenco ?

Je ne dis pas non, mais ce serait irrespectueux à l’égard les vrais artistes flamenca (il rit).

Mais cela me plairait d'explorer cette direction...

Eliades Ochoa se produira en concert à l'AB le 3 octobre prochain.

Album "Guajiro" (Word Circuit), paru le 26 mai 2023.

 

bar Italia

On est quand même resté sur sa faim…

Écrit par

bar italia est une formation londonienne qui aime entretenir le mystère. Jugez plutôt. A la base, il s’agit d’un trio réunissant les guitaristes/chanteurs Jezmi Tarik Fehmi et Sam Fenton ainsi que la chanteuse Nina Cristante. Comme cette dernière est née à Rome, on pourrait croire que le patronyme s’inspire de la botte. Ce n’est pas le cas. En fait s’agit d’un titre de l’album de Pulp, « Different class ». La formation est responsable de trois elpees, à ce jour ; soit « Quarrel », en 2020 et « Bedhead » l’année suivante, deux mini-elpees sortis chez World Music, le label de Dean Blunt, et puis « Tracey denim », paru ce 19 mai 2023 chez Matador, écurie sur laquelle elle vient de signer. Enfin, si la (brève) carrière solo de Nina est ponctuée d’un LP et d’un Ep, celle de Fehmi et Fenton s’épanouit également chez Double Virgo, auteur d’un long playing et de plusieurs Eps, à ce jour.

Depuis sa création, le groupe s’est enveloppé dans un voile de mystère, en se limitant à un minimum de photos, en ne livrant que des bios laconiques et en n’accordant aucune interview. À notre époque où les mass médias et tout particulièrement les réseaux sociaux sont considérés comme incontournables par les artistes, cette attitude est déconcertante et reflète peut-être une nouvelle perception du rock alternatif...

Il revient à Driving Dead Girl d’assurer le supporting act. Fondé en 2003, le band a déjà connu quelques changements de line up. Quatre elpees à son actif, dont le dernier, « Rupture », est paru en 2021. On débarque au beau milieu du set, que le quintet semble mener de main de maître. Le claviériste, le drummer, le bassiste et les deux guitaristes, dont l’un d’eux, chapeau mou enfoncé sur le crâne, double au chant. Il s’agit de Dimitri Rondeau qui est manifestement en pleine forme. Il descend dans la fosse, remonte sur le podium, et finit par grimper sur un retour de scène sis à l’extrême droite. De ce qu’on a pu entendre, la musique de DDG oscille entre cold wave, garage et shoegaze, mais surtout, elle ne manque ni de charme, ni de punch…

Place ensuite à bar italia. Mais avant ce concert, les haut-parleurs diffusent plusieurs titres de l’album des Fab Four, « Abbey Road ». Et puis, afin d’ajouter une couche à l’occulte, ce n’est pas un trio qui débarque sur l’estrade, mais un quintet. Les trois membres fondateurs sont bien présents, mais ils sont soutenus par une section rythmique impliquant un drummer ainsi qu’une jeune bassiste, à la longue chevelure rousse… en short.

Plutôt jolie, Nina Cristante semble avoir opté pour une mini-jupe de couleur rouge et un tricot de teinte blanche. Mais après quelques titres, elle ôte sa petite laine pour laisser apparaître une mini robe écarlate, retenue par de fines bretelles et laissant apparaître, lorsqu’elle se retourne, un dos nu. Elle a une taille de guêpe (NDR : pas étonnant, puisqu’elle est aussi nutritionniste) et pourrait aisément participer à un défilé de mode. Elle se déhanche sensuellement, nonchalamment, le plus souvent les mains dans le dos. Tel un chuchotement, sa voix est fragile, frémissante et presque enfantine. Celle de Fehmi (chaussé de grandes lunettes rondes, il a un petit côté à Lou Barlow) est plutôt capricieuse, empruntant tour à tour les timbres de King Krule, Tom Verlaine ou David Byrne, alors que celle de Fenton est claire et soyeuse. Ils chantent alternativement, un peu comme s’ils se répondaient, mais parfois construisent ensemble, de superbes harmonies. Ce qui permet de soigner le sens mélodique. Les chansons sont courtes (NDR : elles dépassent rarement les 2 minutes). Cependant, les textes abordent des thèmes aussi sérieux que l’anxiété, la solitude, les ruptures, l’amour non partagé, le désir de solitude. Pas de présentation. Pas d’interaction avec le public (estimé à plus ou moins 120 personnes). Pas de merci. Juste les compos et un petit intervalle entre celles-ci, comme si on écoutait l’intégralité d’un album. L’expression sonore se nourrit de slowcore, de noisy et de shoegaze. Cependant, lorsque les morceaux montent en intensité, le spectre Thurston Moore se met à planer.   

Tramé sur une ligne de basse profonde, « My kiss era » recèle quelques réminiscences du « If I only could remeber my name » de David Crosby, avant que le morceau ne se charge d’intensité. Des guitares qui deviennent tintinnabulantes tout au long de « Changer » et finissent par s’enflammer lors du final bien électrique, presque crazyhorsien, « Banks ». Et puis, au bout d’une heure de prestation, bar italia se retire, sans un mot, laissant la place à la suite de l’album des Beatles, « Abbey road », signifiant ainsi au public qu’aucun rappel ne serait accordé…

Un excellent concert, mais glacial. On est quand même resté sur sa faim…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist

Skylinny
Nurse
Harpee
Rage Quit
Yes I’ve eat
Fob
Punkt
Friends
Mrs Morality
Best in show
My kiss era
Changer
Polly armor
Clark
No cd
Banks

(Organisation Aéronef)

bar Italia

L’infirmière de bar Italia

Écrit par

bar Italia est un trio londonien réunissant deux garçons et une fille. Il pratique une indie pop lo-fi dont les mélodies sont héritées de l'école indie britannique, et tout particulièrement de Felt. Les voix désenchantées sont capables de faire surgir de la brume sonore des accroches mémorables. Avec toute l'insouciance charmante des premiers Pavement, Sebadoh ou Galaxie 500, mais sans tomber dans le revivalisme des 90s.

Il vient de sortir son nouveau single, "Nurse !", sous forme de clip vidéo, et il et disponible

A ce jour, le band avait gravé deux albums et un Ep sur le label World Music de Dean Blunt, ainsi que plusieurs singles.

Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra

Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra face à la tempête…

Écrit par

Après avoir sorti le single "Right Here", Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra, publieront un nouvel elpee ce 17 mars 2023. Il s‘intitulera "Racing The Storm". Pour accompagner cette annonce, Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra ont partagé une vidéo en noir et blanc de "Mikos", le titre d'ouverture de l'album. A propos de ce morceau atmosphérique, Emiliana a déclaré : ‘Lorsque je suis absorbée par une bonne musique, je vois un film se dérouler dans mon esprit. En écrivant cette chanson, j'ai vu une fille en uniforme d'écolière, debout au bord d'un port, regardant dans une mer turquoise le corps d'une fille. Elle entend derrière elle la mère de la fille qui la cherche au marché. Elle se tourne pour regarder et s'en va sans rien dire’. Pour découvrir la vidéo, c’est

En concert

Jeudi 9 mars 2023 – Liège – Reflektor

Vendredi 10 mars 2023 – Courtrai – De Kreun

Samedi 11 mars 2023 – Bruxelles – Ancienne Belgique

Lundi 27 mars 2023 – Paris – Le Trabendo

Mercredi 29 mars 2023 – Anvers – De Roma

Jeudi 30 mars 2023 – Gand Handelsbeurs

Italia 90

Le trésor humain vivant d’Italia 90

Écrit par

Italia 90 publiera son premier elpee, "Living Human Treasure", le 20 janvier 2023. Le groupe londonien a sorti un certain nombre de singles et d'EPs depuis sa percée et s'est construit un culte en Angleterre et en Europe continentale.

Italia 90 a reçu d’excellentes critiques dans des publications telles que DIY Magazine, The Quietus, So Young, et a bénéficié d'une large couverture sur BBC 6music. Sur l'album, des anciens morceaux côtoient des plus récents, dans une variété de nouveaux styles qui oscillent de la new wave au rock gothique, en passant par le post-hardcore, le jazz, la jungle and la ranchera

En ce qui concerne le nouveau single, "Leisure Activities", le groupe a déclaré : ‘"Leisure Activities" est une réponse à la tendance d'innombrables groupes modernes qui s'identifient ou sont décrits comme politiques, alors que leurs commentaires se résument à des descriptions banales de la vie britannique ou à des caricatures narquoises d'une classe ouvrière oisive entièrement de leur invention. Le fait que ces groupes semblent manifester plus d'hostilité envers les gens apparemment ordinaires qu'ils décrivent qu'envers l'État ou les conditions économiques qui les ont créés en dit long…’

Le clip de "Leisure Activities" est disponible et celui de Magdalene ici.

 

 

Julian Lennon

Jules, Julian, Hey Jude et Jude…

Écrit par

Le 7ème album de Julian Lennon paraîtra ce 9 septembre 2022. Intitulé "Jude", c’est un clin d’œil adressé à la chanson légendaire "Hey Jude" des Beatles, écrite par Paul McCartney pour réconforter Julian, 5 ans, après la séparation de ses parents. Écrite à l'origine sous le titre "Hey Jules", McCartney a remplacé "Jules" par "Jude" parce qu'il trouvait que cela sonnait mieux dans la chanson. La chanson est devenue l'un des titres les plus populaires du groupe, figurant en tête des hit-parades pendant 19 semaines après sa sortie, et reste aujourd'hui l'une des chansons préférées du public lors des concerts de McCartney. Même s'il dit avoir une relation d'amour et de haine avec la chanson, parce qu'elle lui rappelle une période malheureuse de sa vie, il est reconnaissant du soutien exprimé dans les paroles et, au fil des ans, la chanson est devenue une partie de son identité personnelle.

Julian a déclaré à propos "Jude" ‘Beaucoup de ces chansons étaient en préparation depuis plusieurs années, ce qui donne presque l'impression d'un album de passage à l'âge adulte. Avec un grand respect pour la signification écrasante de la chanson écrite pour moi, le titre "Jude" traduit le voyage très réel de ma vie que ces morceaux représentent…’

Issus de Jude, deux titres sont parus en single "Save me" est en écoute ici et le clip de "Breathe" est disponible

 

 

Julia Shapiro

Zorked

Écrit par

Originaire de Palo Alto, en Californie, Julia Shapiro milite au sein de Chastity Belt, Childbirth et Who Is She. Mais elle mène, en parallèle, une carrière solo. Et « Zorked » constitue son second elpee individuel. Un disque qu’elle a enregistré à Los Angeles, où elle s’est installée, peu de temps avant la pandémie, après avoir quitté Seattle, où elle faisait pourtant partie de la scène locale.

Introspectif et personnel, « Zorked » (NDR qui peut se traduire par défoncé ou hors de soi) reflète sa crise existentielle vécue pendant le confinement. Et pour en composer les chansons, elle a puisé ses influences chez Elliott Smith, l’herbe, les rêves lucides, L.A. ainsi que le tarot, à travers le livre d’Alejandro Jodorowski, « The way of the tarot ». Et tout particulièrement sur le titre qui ouvre l’opus, « Death XIII », un morceau qui baigne au sein d’un climat shoegaze avant qu’une nouvelle ligne de guitare ne vienne ouvrir une autre perspective sonore. Un shoegaze qui peut s’avérer sinusoïdal, brumeux ou carrément noisy. D’ailleurs les spectres de My Bloody Valentine et de Pale Saints planent tout au long de l’album. D’autant plus que diaphanes, limpides ou éthérées, les harmonies vocales sont particulièrement soignées. Dans cet esprit, le titre maître constitue, sans doute, la compo la plus aboutie du long playing et s’autorise même un changement de mélodie en milieu de parcours. Les sonorités de grattes tourbillonnent, bourdonnent et se chargent de larsen, alors que celles d’un mellotron s’immiscent dans le décor…

Le long playing recèle l’une ou l’autre plage plus pop, mais aussi plus acoustique. A l’instar du contemplatif « Reptile ! Reptile ! ». Julia y déclame ses paroles ; et on entend, en filigrane, des chants d’oiseaux ainsi qu’un soupçon de trompette. Ou encore du paisible « Hall of mirrors », joué en picking.

Un bien bel album !

Julian Lennon

La détermination de Julian Lennon

Écrit par

Julian Lennon vient de publier deux nouvelles compos sur la toile, "Breathe" et "Save Me", deux titres qui figureront sur son prochain elpee, "Jude", dont la sortie a été fixée au 9 septembre 2022.

Interprété au piano, « Breathe" (clip d’animation disponible ici) démontre que Lennon a trouvé la paix et l'équilibre dans une période de bouleversement émotionnel, tandis que "Save Me" (en écoute ) exhorte à ne pas fuir et ne pas se cacher de la vie.

Ces deux chansons font suite à deux autres singles issus de ce futur opus, déjà parus, "Every Little Moment" et "Freedom".

 

Liam Gallagher

C’mon you know

Écrit par

Finalement Liam Gallagher s’en sort beaucoup mieux que son frère Noël, alors que lors de la séparation d’Oasis, il était de notoriété publique que c’était ce dernier qui faisait tourner la boutique. En fait, Liam sait s’entourer. Et il le démontre une nouvelle fois. Ainsi, lors des sessions, il a reçu le concours d’une vingtaine de musicos, presque autant d’ingénieurs du son, une dizaine de producteurs, un orchestre constitué d’une trentaine de violonistes, de violoncellistes et d’une flutiste (NDR : quand même) ainsi que deux chorales (une composée d’enfants et l’autre d’adultes). Sans oublier les collaborateurs qui ont signé la musique, Liam se chargeant surtout des lyrics.

Première constatation, le spectre des Beatles, et dans une moindre mesure celui des Stones, plane sur une bonne moitié des titres de ce long playing.

Depuis « More power », une piste illuminée par une chorale d’enfants qui monte en crescendo dans l’esprit de « You can’t always get what you want » à « Oh sweet children » au parfum « Abbey road », en passant par « Diamond in the dark », au débit de paroles réminiscent d’« I’m the walrus » (sans le ‘coo coo ca choo’), alors que le groove très Stone Roses nous replonge en plein ‘Madcheter’, la ballade « Too good for giving up », dont la route longue et sinueuse passe par les ivoires et les sonorités de gratte gémissantes (comme la Rickenbacker d’Harrison ?), « Everything’s electric », un morceau écrit par Dave Grohl (Foo Fighters) et dont il assure les drums, au cours duquel on entend des ‘woo woo’ à la « Sympathy for the devil » ainsi que les brefs riffs de gratte ‘keithrichardsiens’, et enfin deux plages qui rendent hommage à « Revolver » ; tout d’abord « It was not meant to be », que Liam interprète en adoptant des  inflexions vocales ‘lennonesques’, et « Better days » que « Tomorrow never knows »…

L’elpee recèle 12 titres et 14 en version ‘Deluxe’, dont le saignant « The joker ». Egalement très ‘Madchester’, il est enrichi d’un chœur gospel. Et puis le groovy, entraînant et dansant « Wave ».

Le reste ne manque cependant pas d’allure. Tant le pastiche psychédélique « Don’t go halfway » que « Moscow rules », une jolie ballade colorée d’une intervention de flûte et de violoncelle, sur laquelle Erza Koenig (Vampire Weekend) siège derrière le piano. Un peu de dub, pour changer, sur le percutant « I’m free » ; et enfin une chanson à la mélodie plus Oasis que nature, en l’occurrence le titre maître, exalté par des chœurs féminins euphoriques. 

Une excellente surprise ! Et tant pis si les mauvaises langues diront que c’est du réchauffé !

Liar Thief Bandit

Descente de Vikings au Zik-Zak !

Écrit par

Deux groupes intéressants, ce soir, au Zik-Zak, en suppporting act, Giac Taylor, le nouveau projet de Giacomo Panarisi (Romano Nervoso), et en tête d’affiche Liar Thief Bandit, un power trio suédois. A son actif, trois elpees : « Gun Shovel Alibi » (2016), « Straight Ahead » (2018) et « Deadlights » (2021). Le combo a publié un nouveau single, « The Art of Losing Battles », ce 4 mars 2022, un titre qui figurera sur son mini album, « Diamonds », dont la sortie est prévue pour cette année. Et pourtant, on ne dénombre qu’une cinquantaine de personnes (des habitués, en général) pour assister aux deux concerts. Mais p*****, il est incompréhensible qu’un si maigre public se déplace pour une telle affiche. La pandémie aurait-elle anesthésié les rockeurs ?

Place donc d’abord à Giac Taylor, le nouveau projet du leader de Romano Nervoso, Giacomo Panarisi. Et c’est Moorad, ex-ingé son du Botanique, qui est derrière les manettes. Giac est un amoureux d’un glam rock, issu d’une relation illégitime entre Mick Jagger et Marc Bolan, consommée lors d’une soirée bien arrosée, dans la Région du Centre.

Avant de grimper sur l’estrade, les haut-parleurs crachent la B.O. du film ‘Le bon, la brute et le truand’, signée, on vous le rappelle, Ennio Morricone. Une manière de confirmer que le western spaghetti est une référence de choix dans la musique de Panarisi.

Giac s’est planté derrière ses drums, dont la grosse caisse porte l’inscription ‘First Of All Fuck You’ (Trad. : ‘Tout d'abord, va te faire foutre’), qui serait le titre du premier futur LP. Le Louviérois se charge également des parties vocales. Ce qui n’est pas surprenant, puisque chez Romano Nervoso, il est le chanteur…

Il est accompagné du bassiste Diego Di Vito (NDR : un gaucher !), du guitariste Mick Torres et d’Angelo Guttadauria aux six cordes et aux synthés.

La set list va privilégier les nouvelles compos sculptées dans un rock bien carré, fruit d’un cocktail entre punk, metal et garage. Pas de temps mort ni de bavardages inutiles entre les morceaux. Pas de reprise ni de plages extraites du répertoire de Romano Nervoso.  

Outre les claviers, dont il tapisse généreusement la solution sonore, et la gratte, Mick se consacre également au chant et notamment aux backing vocals.

Brûlot incandescent, « Belgium Is Burning » libère une énergie folle à la manière de John Spencer voire de l’Experimental Tropic Blues Band. Une rythmique hypnotique trame le huileux « This World We Live In », un peu comme chez les Ramones. « I Want YouTo Die » s’ébroue lentement, mais finit par déraper dans l’esprit des New York Dolls, le sixcordiste s’autorisant une intervention à la Slash. Heureusement pas de trace de ‘38 specials’ comme dans la vidéo.

La musique de Giac Taylor se révèle bien plus sauvage que celle de Romano Nervoso. Le loup est peut-être dans la bergerie et semble annoncer une nouvelle orientation pour Giacomo…

Setlist : « Armachair Warrior », « Mister Hollywood », « Belgium Is Burning », « I Want You To Die », « The Witch », « The Circus », « Jesus Loves You », Catatonic States », « Soldier And Outlaw », « Kyuss », This World We Live In », « Little Man »

Place ensuite à Liar Thief Bandit. Des Vikings (dont le guitariste porte une casquette de basketteur et pas un couvre-chef à cornes) qui sont parvenus à fusionner le metal mélodique des 70’s et le garage/punk/rock brut de la fin des 90’s. Et ce soir, ils prennent d’assaut, le Zik-Zak à Ittre…

Le set s’ouvre par le titre éponyme du dernier album (« Deathlights »). Une compo qui oscille ente hard rock mélodique et punk redoutable. Les riffs de guitare flairent la graisse de moteur et la sueur. Les morceaux sont courts, mais véhiculent des thèmes moralisateurs. Jacobson est partout, debout à genoux ou encore brandissant sa guitare au-dessus de la tête. Irrésistible, « Catch And Release » pourrait incarner le chaînon manquant entre les Rolling Stones et AC/DC. Bien rythmé, « Limitations » est dynamisé par la ligne de basse agressive et caoutchouteuse. Pas de trace de « Cept the Truth », cependant !

Punk mélodique, « Good Enough » nous replonge dans les eighties, frôlant même l’univers d’un Offsping qui aurait pris l’air du côté de la Mer Baltique…

« Right From Wrong » vous prend littéralement à la gorge et ne vous lâche qu’à la fin du morceau. Hormis « On my way », plage issue du second LP, « Straight Ahead », et 3 pistes extraites du futur mini album (« Diamonds »), dont le single (« The Art Of Losing Battles »), tous les autres morceaux sont issus de « Deadlight », le dernier long playing.   

Le set s’achève par le rock’n’roll musclé et débridé « Feather », un titre sublimé par le refrain et caractérisé par un chant a cappella, chargé de reverb’.  

Lors du rappel, Liar Thief Bandit va nous réserver 3 morceaux, clôturant ainsi un concert particulièrement énergique, dans l’esprit de The Hellacopters, Imperial State Electric, Grande Royale voire des Norvégiens de Turbonegro…

Setlist : « Deathlights », « Brand New Day », « Good Enough », « I’Ve Got A Lot Of Morning Comin’In », « Right From Wrong », « Catch And Release », « Limitations », « Peace With Disaster », « On My Way », « Silver Tongue », « Better Days », « The Art Of Losing Battles », « Feather » 

(Organisation : Zik-Zak, Rock Nation)

Page 1 sur 6