Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (5 Items)

Novastar

Je suis très sensible aux sons, au timbre, à la couleur des mots…

Écrit par

Pilier de la ‘belpop’ depuis 25 ans, le belgo-hollandais Joost Zweegers, mieux connu pour son projet Novastar, a choisi, plutôt que de se remémorer ses succès du passé, de les réinterpréter, à l'instar de « Mars Needs Woman » ou « Never Back Down », en imaginant une musique, fruit d’une une alchimie subtile entre celles des Beatles, de Neil Young, de Tom Petty et de Randy Newman. A ses dix incunables, Joost, accompagné de son combo britannique, en a ajouté un nouveau, « Look At You Know », qu'il compte bien jouer cet été lors de son passage, en tête d'affiche, de la cinquantième édition du festival de Dranouter. Comme d'ailleurs le titre éponyme de cette compilation, opportunément et ironiquement intitulée « The Best Is Yet To Come », qui au lieu d’une compile, et devenue un best ‘tof’…

Pourquoi cette relecture de votre œuvre ?

Parce qu’il y a dix ans que j'enregistre mes disques à Brighton, en compagnie des musiciens et producteurs britanniques, lesquels me réclament un ‘best of’ depuis des années ; ce que je n'ai jamais accepté, refusant de regarder en arrière. Finalement, je me suis dit que si je devais sortir une compilation, c'était maintenant ou jamais, dans le cadre de mon changement de label, et par le biais d'une relecture en compagnie de ce groupe, plutôt qu'au travers des enregistrements originaux.

Je l'ai réenregistré en direct, qui plus est, au studio Abbey Road. Vu l'histoire mythique du lieu, c'était comme un rêve d'enfant pour moi.

Et vous êtes plutôt Harrison, McCartney ou Lennon ?

C'est surtout la synergie entre les quatre musiciens que j'apprécie. The Beatles, en tant que groupe, reste ma plus grande source d'inspiration, tout comme Neil Young. Les Beatles pour les chansons pop et les voix ; et Neil Young pour la vibe mystique.

Quels rapports entretenez-vous avec ce dernier ?

Je suis autodidacte, et j'ai débuté en interprétant des chansons de Neil Young quand j'avais quatorze ans. Et lorsque j'ai connu le succès en 2000, j'ai entrepris une tournée européenne complète en compagnie du grand rocker canadien. Partir en tournée avec mon idole m’a beaucoup inspiré.

Vous êtes toujours en relation ?

Non. Cependant, je communique toujours avec des membres du Crazy Horse, son groupe, et son producteur, Niko Bolas. Mais j'ai eu d'excellents contacts avec Neil pendant cette tournée, et cela s'est révélé primordial pour moi. Je donne souvent des concerts en solo, au piano et à la guitare, et c'est sous ce format que mon côté Neil Young s'exprime. En revanche, lorsque je me produis auprès de mes amis britanniques, le résultat ressemble davantage aux Beatles.

Etes-vous plutôt Elton John, Randy Newman ou Billy Joël ?

La profondeur de Randy Newman correspond mieux à ma musique, surtout en solo. Il en va de même pour l'Elton John des deux ou trois premiers albums. Il est vrai que sur ce ‘best of’, j'ai laissé de côté les guitares acoustiques au profit du piano.

Novastar, est-ce un vrai groupe ou plutôt l'émanation de votre personne ?

C'est plutôt mon personnage public. Je n'ai jamais vraiment disposé d'un groupe stable ; d'une part, parce que je désirais être totalement libre, et de l'autre parce que j’accorde beaucoup de concerts solos.

Désormais, vous vous considérez comme Belge ou Hollandais ?

J'ai vécu en Belgique toute ma vie et je suis un grand fan de ‘notre’ pays. Je suis né dans le sud des Pays-Bas, à la frontière de la Belgique et j'ai toujours demeuré dans le Limbourg. Je me sens comme un Belge sur un vélo hollandais (Il rit)

Mais j'adore jouer de cette ambiguïté. Je me produis également souvent aux Pays-Bas où l'on me pose souvent cette question ; et évidemment, je réponds que je suis hollandais (rires) !

Pensez-vous un jour enregistrer un elpee en néerlandais ou en français ?

Si cela se produit, ce serait plutôt en français. J'adore le son de la langue française qui, comme l'anglais, est très agréable à chanter. Le français a un son totalement différent, mais sa couleur se révèle également très romantique.

Car je suis très sensible aux sons, au timbre, à la couleur des mots. Je travaille une composition jusqu'à obtenir un bon texte en termes de sens, mais aussi de timbre et de tonalité. C'est ce que font également les Britanniques ; parfois, un texte peut être très simple, mais sonner parfaitement et toucher dès lors l'auditeur. Alors que dans le cas des Américains, il s'agit souvent d'une histoire, d'un récit... mais sans les couleurs.

Être invité à vous produire à Dranouter dans le cadre de la cinquantième édition du festival, cela vous honore ?

Oui, je m’y suis produit à plusieurs reprises. A l’origine, c’était un festival très folk. J'adore ce lieu situé au pied du mont Kemmel. Je suis vraiment honoré d'être à l'affiche que je vais partager avec l'un de mes grands amis, Mike Scott des Waterboys, avec qui j'ai composé. Il y a d'ailleurs de grandes chances que nous fassions quelque chose ensemble sur scène lors de cette cinquantième édition...

Novastar : The Best Is Yet To Come (Universal) – paru le16/02/2024

Festival Dranouteur, du 2 au 4 août prochain. Infos : www.festivaldranouter.be

 

Devastations

Coal

Écrit par

En 2002, après seulement quatre concerts, la jeune formation de Devastations est invitée à assurer la première partie des Tindersticks lors de leur tournée australienne. Une marque de reconnaissance qui n’a rien d’étonnant, tant la qualité des compositions a largement de quoi séduire les amateurs de sons doux, mélancoliques, sombres mais bienfaisants. Lors de la sortie du premier album éponyme (en 2003), Karen O des Yeah Yeah Yeahs clamait que c’était ‘ la plus belle chose qu’elle ait entendue cette année-là’. Bizarrement, derrière un nom de baptême que n’aurait pas renié un groupe de metal slave, se cache une apaisante cascade de chansons dont la voix dicte le rythme. Une voix suave, non forcée, dont le timbre rappelle parfois celui de Leonard Cohen dans sa façon de s’étirer sans jamais oser s’envoler. Le piano, présent sur chaque titre de ce deuxième album, apparaît comme le second élément essentiel de la barque et ne lâche jamais prise jusqu’au dernier (et magnifique) morceau de clôture où il est rejoint par un… violon. Tout au long de la promenade, le trio australien (désormais établi à Berlin pour les raisons qu’on imagine) déborde d’arguments et manifeste une cohérence mélodique exemplaire. Un disque à placer entre le salon et la chambre, voire dans une salle à manger où dansent quelques chandelles sur fond de tête-à-tête.

Vast

Nude

Écrit par

En signant ce groupe, le label InsideOut s'est éloigné quelque peu de son domaine de prédilection, à savoir les grosses pointures du rock progressif actuel. Mais sans fléchir sur ses exigences de qualité. En effet, John Crosby, visiblement seul maître aux commandes de Vast, propose un rock très inspiré, tonique et mélodique à la fois, très accessible et bonifiant au fil des écoutes. La parenté est évidente avec U2. C'est parfois hallucinant jusque dans la voix. Passé ce constat qui peut indisposer, on a vraiment droit à 14 plages sans faiblesses (y compris les deux bonus, de même qualité que l'ensemble). Vast est aussi à l'aise dans les plages en colère ('Turquoise') que dans les incursions pop apaisées ('Don't take your love away'), aussi efficace dans les riffs lancinants ('Be with me'), que dans les petites douceurs ('Lost', un sommet de l'album). Rythmiques et arrangements fuient la facilité. Les plages sont truffées de petites trouvailles sonores toujours savoureuses. Le tout est très bien chanté, avec théâtralité et conviction. La grande variété des sonorités et une production imparable parachèvent un CD qui, très vite, devrait devenir un invité permanent de votre lecteur. Vraiment conseillé!

Vast Aire

Look Mom… No Hands

Vast Aire est un des membres du collectif Cannibal Ox, qui en 2002 marqua d’une empreinte indélébile le hip hop de son « The Cold Vein », album dantesque et défricheur. On attendait donc beaucoup de Vast Aire en solo : manque de bol, cet album est loin d’être fantastique. Alors qu’on espérait du MC la même ardeur en solitaire à sauter les barrières et conquérir de nouvelles terres, on se retrouve nez à nez face à une quinzaine de morceaux décevants, old school, mais dans le mauvais sens du terme. Vast Aire semble n’avoir mis en branle pour cet album que le strict minimum de ses talents, pourtant réels. Il y a certes du beau monde en guest : Camu Tao, Aesop Rock, RJD2,… Mais seuls MF Doom et Madlib, comme d’habitude, sauvent le rappeur du naufrage, sur quatre titres sulfureux plus proches du jazz et du funk seventies que du rap futuriste à la Cannibal Ox. On croyait que ce disque allait nous surprendre : il nous laisse au mieux indécis, au pire vraiment déçu. Un coup solo… dans l’eau.

The Devastations

The Devastations

Écrit par
Les Devastations ont accordé leur premier concert en septembre 2002. Après 4 ou 5 dates, ils ont été invités à assumer le ‘supporting act’ des Tindersticks, lors de leur tournée australienne. Faut dire que la formation est issue de Sydney et que leur réputation a rapidement dépassé les frontières du pays des kangourous, lorsque le légendaire guitariste de Birthday Party, Kevin S Howard, leur a consacré un article élogieux, dans la presse spécialisée. Il les a même rejoints sur scène, à l’une ou l’autre reprise. En outre, le trio a également collaboré à la confection d’une bande sonore cinématographique, sur l’initiative d’Alexander Hacke, leader du groupe allemand légendaire Einsturzende Neubauten. Vous soupçonnez donc fort que la musique des Dévastations concède des affinités avec celle des Tindersticks et de Nick Cave ? Et vous n’avez pas tout à fait tort. A cause du baryton profond de Conrad Standish, également préposé à la basse. Mais nuance, et elle est de taille, il partage régulièrement le chant avec une invitée. En l’occurrence l’ex Luxedo, Emilie Martin. Lors de duos qui ne sont pas sans rappeler les exercices de style opérés par Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Et sous cette forme, les titres y sont beaucoup moins sinistres, nonobstant des lyrics qui traitent de thèmes aussi joyeux que le chagrin, la rupture, la solitude, et j’en passe et des meilleurs. Une Emilie qui se charge également des parties de violon. Et en particulier sur les deux fragments les plus ténébreux, « Previous crimes » et « You can’t reach me now ». Maintenant, il ne faut pas sous-estimer le rôle des deux autres membres du groupe. Tout d’abord, le drummer Hugo Cran : sobre et efficace. Et puis du guitariste/pianiste, Tom Carlyon. Ses interventions peuvent même se révéler meurtrières. A l’instar du décapant « Hold me ». Ou encore douloureuses. Tout a long de l’intimiste, indolent, mais tellement vibrant « Under ». Maintenant, cet opus explore d’autres horizons sonores. Et je pense tout particulièrement au lancinant « We will never drink again », caractérisé par un harmonium omniprésent. Au rock très carré « Loene ». Et enfin à « He was’nt like that when I knew him ». Digne d’Ennio Morricone, cet instrumental aurait pu servir de ‘soundtrack’ à un western spaghetti. A mon humble avis, lorsque les Devastations auront totalement digéré leurs influences, il faudra compter avec eux…