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La fuite d’Ellside

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Bernard Dagnies

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mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Black tie / White noise

Après avoir commis "Scary Monsters", Bowie s'est mis à pédaler dans la choucroute. Pendant une bonne dizaine d'années. Une période au cours de laquelle il a succombé à la déviance lucrative post " Let's Dance ", essuyé plusieurs flops cinématographiques et vécu une expérience aussi ha(sa)rdeuse que stérile au sein de Tin Machine. Bref, en 1993, David commence à digérer toutes ses illusions, et décide de reprendre son bâton de pèlerin. En gravant " Black tie / White noise ", un opus aussi raffiné qu'inspiré. Raffiné, à cause de la production magique de Nile Rodgers (Chic). Inspiré parce que les différentes nuances musicales engagées (house, jazz, rock, pop, soul et techno) se fondent délicieusement en un même coloris sonore riche et somptueux. Tellement riche que trois des meilleures compositions sont instrumentales. David au saxophone et Lester (Bowie) à la trompette rivalisant alors d'éloquence pour nous précipiter dans le monde fiévreux de l'acid-free-jazz. " The wedding song ", summum de l'œuvre a d'ailleurs subi un traitement identique. Mais il a été épicé par la voix volontairement sous-exposée de Bowie, de manière à donner davantage de profondeur à l'interprétation. Et le reste du CD ne manque pas d'étoffe, impliquant une cover très romantique de Morrissey (" I know it's gonna happen "), une autre plus classique du Cream (" I feel free "), et puis de solides compositions parfumées tantôt d'exotisme (Japan ?), de synthétisme ou d'électricité (" Station to station " ?) ; une électricité alternative, puisque partagée entre la râpe de Reeves Gabrels (Tin Machine) et de feu Mick Ronson (Mott The Hoople, Spiders of Mars). Le tout saupoudré, la plupart du temps, de cuivres tantôt rutilants, tantôt feutrés… Une œuvre qui nous réconciliait, enfin, avec l'artiste… Habillée d'un très joli packaging, cette réédition reproduit l'intégralité de l'œuvre originale, mais révèle également des raretés, des remixes et quelques inédits. En outre en bonus CD, un DVD épingle 3 vidéo-clips et un documentaire enrichi d'interviews consacrées à l'artiste.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Reality

Apparemment, Bowie est en pleine phase de revivalisme. On avait déjà pu le constater lors de la sortie de " Heathen ", l'an dernier. Et il remet le couvert sur son nouvel opus, " Reality ". Coïncidence, mais Tony Visconti, le producteur de la plupart de ses albums commis au cours des 70's est encore aux manettes. Et puis, le légendaire Earl Slick est revenu, comme par enchantement, reprendre sa place de guitariste. Maintenant, on ne peut pas dire que le revivalisme pratiqué par Bowie soit dérangeant. Au contraire. Parce qu'il renoue avec un passé prestigieux qui lui avait valu de graver des elpees comme " Diamond dogs ", " Heroes " ou encore " Station to station ". " Looking for ware " épousant même le profil de " China girl ". Et on n'est pas au bout de nos surprises. Tout d'abord lorsqu'il emprunte le légendaire tempo tribal de Neil Young pour exécuter le 'crazyhorsien' " Fall dogs bombs the moon ". Ensuite, chez " Try some, buy some ", une compo signée George Harrison, partagée entre orchestrations 'philspectoriennes' et élucubrations réminiscentes de " Magical Mystery Tour ". Il nous réserve même une ballade intemporelle, dans un style qui n'a jamais été aussi proche de Peter Hammill : " The loneliest guy ". Une compo déchirée entre piano sonore et électricité vaguement psyché. Et à travers l'adaptation de " Pablo Picasso " de Jonathan Richman, il rend un hommage aux premières heures du punk. Tout au long de cet opus, on a cependant l'impression que l'électricité est contenue. Ne se libérant que sur le titre maître, une plage hantée par le spectre des Stooges. L'opus s'achève par une complainte jazzyfiante : " Buy me the disco king ". Un fragment que Nina Simone aurait pu interpréter dans une cave de New York, au cours des 50's. Après avoir incarné Ziggy Stardust, Thin White Rope et Aladin Sane, Bowie a décidé de ne plus être que Bowie. A 56 ans, il était temps de retrouver sa propre personnalité…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Orphaned

Lorsque le label allemand Stickman signe un artiste ou un groupe, on a souvent droit à une bonne surprise. Pensez à Motorpsycho, Soundtrack Of Our Lives ou encore à Fireside. Brazen est un quartet genevois dont la musique baigne au sein d'univers sonore teinté de noisy, de post rock et de hardcore juvénile. A la croisée des chemins de Sunny Day Real Estate, de Cave In et de Sugar, si vous préférez. D'entrée, la formation se montre à la hauteur du sujet, en nous balançant un superbe " The last straw " à la mélodie pop hyper contagieuse, soulignée par des harmonies vocales aussi limpides que chez Bob Mould. Malheureusement, la suite m'a laissé sur ma faim. Il y a bien deux titres plus atmosphériques qui lorgnent du côté de chez Mogwai. (" Laconic " et le final de plus de 10', " Thin lines "), deux fragments dont la construction par paliers est entrecoupée d'éruptions d'électricité. Mais le reste manque cruellement de relief et finit par lasser. Dommage, car le band semble disposer d'un énorme potentiel. Quant à savoir pourquoi il ne parvient pas à l'exprimer sur cet opus, c'est une autre histoire ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Let it be… naked

Flash-back! En janvier 69, les Fab Four acceptent de se réunir, à la demande de McCartney. Au sein des studios de Twickenham. Objectif : enregistrer un concert pour la TV assorti d'un documentaire. Au bout d'une dizaine de jours, le groupe se rend compte qu'il ne parviendra pas à atteindre son objectif, et émigre au sous-sol de son QG d'Apple, pour y répéter. Après deux bons mois de travail (NDR : c'est de cette époque que date le fameux concert improvisé, accordé sur les toits des célèbres studios londoniens)… et de conflits, ils confient les bandes à Glynn Johns, leur ingénieur du son. Mais ses propositions successives ne récoltent jamais l'aval des quatre de Liverpool. Pire encore, le groupe se sépare, sans jamais avoir pris la moindre décision. Un mois après ce split, le 8 mai 1970 très exactement, le projet est refilé à Phil Spector. Ce dernier y travaille d'arrache-pied, et y porte sa griffe en y apportant force arrangements et orchestrations. Ce qu'on appelait déjà le fameux " wall of sound ". Nonobstant le veto de Mc Cartney, l'elpee sort sous le titre " Let it be ", alors qu'à l'origine, il devait s'intituler " Get back ". Trente-trois ans plus tard, Paulo tient sa revanche, puisqu'il est parvenu à convaincre la compagnie Apple et la multinationale EMI de ressortir l'opus sous sa version originelle. Enfin, c'est ce qu'on veut nous faire croire. Car si les nouvelles versions sont incontestablement épurées, elles sont aussi le fruit d'un travail de recomposition et de remasterisation. En outre, " Dig it " et " Maggie Mae " ont été écartés au profit de " Don't let me down ". Maintenant, il est vrai que la nouvelle mouture ne manque pas d'allure. Les plages épousent même une sensibilité tellement proche du double blanc. A un tel point qu'en écoutant les nouvelles versions d'" I me mine " ou de " For you blue ", j'en avais la gorge serrée. Chez " The long and widing road " et " Let it be ", le piano de McCartney est davantage mis en exergue. Sans oublier les claviers si caractéristiques de Billy Preston qui donnent une toute autre coloration aux compositions. Le disque recèle un bonus CD partagé entre témoignages de répétitions et morceaux de conversation émaillés d'altercations. Mais surtout un film réalisé à l'époque par Michael Lindsay-Hogg, sous le format du Dvd.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Smack (single)

Les deux fragments qui figurent sur le single de Bettie Serveert sont issus de leur nouvel et cinquième album, " Log 22 ". Mélange singulier d'électricité et d'électronique, le titre maître consomme une pop contagieuse, enjouée, croustillante, dans l'esprit du " Cannonball " des Breeders, alors que la ballade cuivrée " The diva " aurait pu relever du répertoire des Pretenders ; même la voix de Carol Van Dijk épouse les inflexions de Chrissie Hynde. Ce disque recèle, en outre, un clip assez désopilant de ce " Smack "…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Démo

Quatre titres sur la démo de ce quintette niçois à la recherche d’une production pour l’enregistrement de son album. Et vu la qualité de ces plages, il serait incompréhensible qu’il ne parvienne pas à cet objectif. Des textes fouillés, poétiques et intelligents qui racontent chaque fois une histoire de la vie quotidienne. A l’instar de Dominique A. Même la voix d’Olivier Dargelles épouse certaines de ses inflexions. On pense aussi tantôt à Souchon, William Sheller voire à Indochine, pour le sens mélodique particulièrement contagieux. Et puis lorsque l’électricité s’intensifie, devient vivifiante, incisive, à Dominic Sonic (« I comme »). A Church également ou encore à House Of Love (« L’eau claire ») lorsque la guitare emprunte un profil ‘ligne claire ». Epatant !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

If you spoke to me

Cet Ep 4 titres constitue la suite logique de « Zalig zijn de armen van geest ». Paru l’an dernier, cet opus avait d’ailleurs reçu une excellente critique de Musiczine. Evoquant tantôt Pinback, voire Songs : Ohia (ce côté un peu monolithique) ou encore la tribu de Will Oldham, on y ressentait leur amour pour le tout acoustique ; mais surtout on y retrouvait les mêmes ambiances intimistes, les mêmes idées de textes reposant sur l’amour et les désillusions. Bref des chansons qui ne respirent pas la joie de vivre : romances déchues marmonnées sur un ton parfois monocorde, batterie qui traîne et guitares qui trébuchent. Axel Kabboord et Minco Eggersman ont donc repris la même recette pour concocter les quatre plages de cet « If you spoke to me ». En y ajoutant un zeste d’orchestrations symphoniques. Serait-ce une indication de leur nouvelle orientation musicale ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Olden

" Olen " n'est pas un nouvel elpee de 16 Horsepower, mais un recueil partagé en trois volets que séparent deux interviews totalement inutiles. La première (NDR : le rôle de la religion dans l'œuvre de David Eugene Edwards) aurait pu être intéressante, mais elle cesse au bout de 20 secondes. La seconde ne nous apprend rien d'autre que nous ne sachions déjà. Mais venons-en au contenu de l'œuvre. Les deux premiers tiers de l'opus réunissent dix démos (dont deux versions d' « American wheeze ») enregistrées entre 1993 et 1994 à Denver, démos qui serviront ensuite à la confection de l'EP éponyme (NDR : aujourd'hui quasi introuvable !) ainsi qu'aux albums " Sackcloth 'n' ashes " et " Low estate ". Le plus souvent très différentes du produit fini, elles surprennent par leur climat intimiste. Ce qui accentue l'intensité dramatique des chansons. Un inédit : " Train serenade ", un morceau écrit et chanté par le bassiste originel, Kevin Soll. Les six derniers titres datent d'octobre 1994. Il s'agit des meilleures prises immortalisées 'live' au Mercury Café de Denver. Et elles reflètent parfaitement le climat au sein duquel baigne leur musique unique, ténébreuse, fruit d'un mélange hantant, spirituel, de country, de blues, de punk et de swamp. On y trouve une rareté : " Slow guilt trot ". Apparemment la flip side d'un single paru exclusivement en vinyle.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

History make science fiction

A l'origine (NDR: c'est à dire en 1999), Absynthe Minded était le projet du seul chanteur/compositeur/multi-instumentiste, Bert Ostijn. Un projet fatalement lo-fi puisqu'il était partagé entre un huit pistes et l'artiste, dans son appartement à Gand, qu'il avait aménagé en studio. Au bout de quelques démos, Bert se décide à s'entourer de quelques collaborateurs. Quatre musiciens en compagnie desquels il concocte une nouvelle démo (" Sweet oblivion ") avant de partir en tournée. Nous sommes alors en 2002. " History make science fiction " constitue son premier EP. Six titres qui oscillent du jazz au folk en passant par le blues et la pop. Faut dire que la formule instrumentale (guitare acoustique, contrebasse, piano, chant et violon) se prête bien à ce style qui évoque tour à tour à Zita Swoon, Tom Waits ou à Hawkley Workman. Avec même un zeste de Howlin' Wolf sur le blues " John Lee Hooker ", de Dutronc tout au long du cool " Pretty horny flow " et d'Ozark Henry pour le final " From nowhere to return ". Excellente surprise, au sein du line up, figure Renaud Ghilbert, l'excellent violoniste qui épaule régulièrement Sioen. Renaud est un grand admirateur de Django Reinhardt, et ses excellentes interventions au violon, tout au long de ce six titres, communiquent une fameuse dose de swing aux compositions. On devrait y voir plus clair lors de la sortie de l'album. Mais à première vue, les choses se présentent plutôt bien.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Presents

Il était une fois un personnage étrange qui répondait au nom d'Adrian Bouldt. Un troubadour très actif au cours des sixties et des seventies. Enfin davantage pour ses aventures adultérines que pour l'immortalisation d'une quelconque chanson. Décédé en 1979, sa seule et unique réussite ( ?!?!) procédait de sa progéniture illégitime. Parmi laquelle figure Jojo, David, Delphine, Mitch, Fran et Roux. Des enfants qui ne connurent jamais leur père et qui décidèrent, une fois réunis, de reprendre pour nom d'artiste, le nom de famille de leur géniteur. En voilà une belle comptine des temps modernes. C'est en tout cas ce que nous raconte la biographie consacrée au groupe. Personnellement, je pense qu'elle est aussi crédible que l'histoire des frères Ramones…

Maintenant, revenons un peu à la réalité. Adrian Bouldt est un sextuor, probablement issu de la région de Liège, qui vient de commettre son premier album. Double de surcroît ! La deuxième plaque recèle une vidéo de " Sweet babe ", ainsi que six fragments dont trois remixes. S'il fallait uniquement se baser sur ce second morceau de plastique, la notion de trip hop serait omniprésente. Celle de Beth Gibbons, de Hooverphonic et de Dream City Film Club (NDR : pour ceux qui l'ignoreraient, il s'agit de l'ancien groupe de Michael J Sheehy ), en particulier. De toute beauté, le remix de " Sunday morning " y est même supérieur à la version originale. Et celui de " Sweet babe " nettement plus torride et sensuel que sous son format conventionnel. Faut dire que le morceau originel trahit certaines affinités avec Mazzy Star. Même la voix de Delphine s'y montre aussi fantomatique. La voix de Delphine ! Un élément important dans l'expression sonore d'Adrian Bouldt. Tantôt claire, tantôt vibrante, souvent overdubbée, elle laisse régulièrement transparaître des inflexions proches de Tanya Donnelly. Throwing Muses, c'est d'ailleurs un groupe auquel on pense, après avoir écouté les premiers morceaux de " Presents ". A l'instar de " The wet grass ", de " Sunday morning " et surtout du complexe " Bethléem ". Mais avec des guitares moins envahissantes. Un début d'album susceptible, suivant les sensibilités, de rappeler tantôt Pollen, les Sugarcubes ou encore les Cranes. Enigmatique, incantatoire, " Playboy " évoluant plutôt sur un mode 'Pjharveyesque'. L'elpee recèle quelques moments moins intenses (NDR : plus faibles, pour les mauvaises langues). Et je pense plus particulièrement aux fragments instrumentaux. Faut dire que lorsqu'un groupe possède une vocaliste de la trempe de Delphine… Mais aussi des chansons plus romantiques, alimentées tantôt par un piano sonore (parfois électrique), des claviers fluides, un violon volatil, une guitare reverb, une basse cold, des drums souples ou des cuivres ténébreux (Morphine ?) Une excellente surprise !