Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Chroniques

The Holydrug Couple

Hyper Super Mega

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Si les noms des protagonistes de ce duo, à savoir Ives Sepulveda (voix, guitare, basse, clavier) et Manuel Parra (batterie), sont très susceptibles de vous éclairer sur l’origine de cette formation chilienne, sa musique, par contre, évoque davantage celle pratiquée par les groupes et artistes issus du Nord du continent américain. D’autant plus que les deux musiciens ont opté pour la langue de Shakespeare. L’expression sonore navigue d’ailleurs à des années-lumière des combos traditionnels du Chili. Et baigne plutôt au sein d’une forme de psyché/pop sise à la croisée des chemins fréquentés par Tame Impala, Beach House ou encore Deerhunter. “Hyper Super Mega” constitue son troisième elpee. Il est paru sur le label yankee Sacred Bones (Amen Dunes, Lust For Youth, Soft Moon, Moon Duo, ...). Tout au long de cet opus, le duo jongle à merveille avec les codes du psychédélisme : une voix éthérée et vaporeuse, des nappes de claviers qui se superposent et des rythmes langoureux. On ne voit pas le temps passer, à l’écoute de cet LP réunissant onze morceaux, un signe d’évidente qualité… Certaines mélodies se révèlent même contagieuses, à l’instar de “Forever End”, “I’ll Only Say This” ou encore “Ikebana Telephone Line”.

The Holydrug Couple se produira ce 24 septembre 2019 au Botanique….

Eric Schenkman

Who shot John?

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Originaire de Toronto, Eric Schenkman est surtout connu comme membre fondateur de Spin Doctors, un groupe dont les prémisses remontent à 1989, année au cours de laquelle il s’associe à son ami Chris Barron, Aaron Comess et Mark White. Signé par le label Epic, la band publie "Pocket full of Kryptonite", en 1991, un premier elpee studio qui rencontre un gros succès. Au fil du temps, il atteindra même la bagatelle de cinq millions d'exemplaires vendus. Spin Doctors est toujours actif et Schenkman partage donc son temps entre son projet solo et le band qui vient de fêter ses 30 années d’existence. Il avait gravé deux long playings en solitaire, à la fin du siècle dernier, "Make a sound", en 1995, et "Don't go to war", en 1996.

Pour mener à bien sa nouvelle aventure, il s’est entouré d’un backing group impliquant le bassiste Shawn Kellerman, en compagnie duquel il partage la production et le drummer Van Romaine, à la batterie. Lors des sessions il a reçu le concours de Cody Dickinson (North Mississippi All Stars) qui se consacre au piano, à la batterie et au washboard électrique.

En ouverture, "I'm alright" donne le ton. Il débordera d’énergie ! La musique baigne bien dans le blues/rock. Une plage caractérisée par les interventions de gratte agressives, offensives mais accrocheuses qui occupent tous les espaces libres, s'accrochant à la voix du leader."Locked in the house all day" adopte un profil rythmique réminiscent des Stones originels. Le chant est volontairement sale… et la guitare toujours bien d’attaque. Les sonorités primaires et originelles du Mississippi s’enfoncent dans les terres, jusqu’aux racines, tout au long de "Lincoln's feat".  Ce climat roots devient même lancinant. Il n’existe pas de douceur dans ce monde. Une boîte à rythmes trame "Who shot John?". La voix est à la fois déclamatoire et sauvage. Le flux et le reflux de cordes s’appuie sur la ligne de basse tracée par Kellerman. A force de répétition, la rythmique de "No pain" devient hypnotique. Les vocaux sont partagés alors que les cordes s'évadent en dérapage contrôlé. Invité pour la circonstance, Brent Barkman tapisse "Sign of the times" de son orgue, un blues assez lent au cours duquel le solo de Schenkman semble plutôt rassurant. Mais le malaise refait surface dès "Far away", un rocker dont la sauvagerie et les cordes débridées rappellent les débuts des Pretty Things. Comme le plus garage "Fortune teller" et la finale tout aussi farouche, "Agent Orange Blues", un morceau torturé par les interventions free du saxophone.

Black Cat Biscuit

That's how the cookie crumbles

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Black Cat Biscuit est une formation blues/roots issue du Nord de la Belgique, région où elle cartonne littéralement. Faut dire qu’avant de fonder ce groupe, les cinq musicos se sont forgé leur expérience en tournant régulièrement au sein d’autres bands. Deux d’entre eux assurent le leadership. Tout d’abord le gratteur Stanley Patty (ex-Doctor Rhythm, Phil Bee and the Buzztones, Rhythm Bombs), puis le chanteur et préposé à la guitare rythmique, Bart 'Yasser' Arnauts (ex-Six Pack). Le line up est complété par l’harmoniciste Mark Sepanski (ex-Six Pack) et une section rythmique de choc, constituée de Jeff Gijbels à la batterie, et Patrick Indestege (ex-Big Mama's Kitchen, Rhythm Bombs), à la basse.

Black Cat Biscuit a représenté la Belgique à l'European Blues Challenge, qui s'est déroulé aux îles Açores, en avril dernier (NDR : une compétition remportée par la chanteuse anglaise Kyla Brox). Enregistré au sein des studios du célèbre claviériste belge Patrick Cuyvers (Hideaway, Scabs), "That's how the cookie crumbles" constitue le premier elpee du combo.

Imprimé sur le rythme saccadé du chemin de fer (of course !), "Train 66" ouvre les hostilités. Une solide entrée en matière au cours de laquelle, les percussions tribales, la slide de Stanley et l'harmo de Mark tirent leur épingle du jeu. Toujours aussi enlevé, "Haunting me" se distingue par les sorties à l'harmonica et aux cordes, une compo hantée par Albert Collins. Adoptant le Diddley beat, "Sons of a vampire" est superbement dynamisé par les percus. Paru en single, "Parrot woman" nous entraîne au cœur des marais de la Louisiane. Les sonorités réverbérées, mais empreintes de délicatesse et de feeling de la gratte, se détachent de cette étrange atmosphère. Une piste ponctuée par une superbe sortie superbe opérée par Mr Patty. Blues lancinant illuminé par la slide, "He's a pool" baigne au sein d’un même climat. Le groupe excelle quand il aborde le swing. A l’instar de "Ain't got nobody to come home", une plage au cours de laquelle l’harmo se glisse au cœur de la douceur créative, de "What I really need is you" ainsi que de "Hey little Kiddy", plus proche du style manouche ! Enfin, "I don't know" met le cap sur la West Coast, Stanley Patty intégrant parfaitement une facette jump dans ses interventions. "Goin' home" clôt cet LP. Un country blues énergique au cours duquel les cordes libèrent une sonorité métallique proche d'une pedal steel…

John Clifton

In the middle of nowhere

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Au cours des années 80, les frères John et Bill Clifton (DR : ils sont issus de Fresno, en Californie) drivaient une solide formation baptisée The Mofo Party Band. Chanteur et harmoniciste californien, John est chanteur et harmoniciste. Dans le passé, il s’est régulièrement produit en Europe. Il a également tourné et enregistré en compagnie d’un des fils du regretté Muddy Waters, Big Bill Morganfield.

Clifton a fini par taper dans l’oreille de Scott Abeyta, le patron du label Rip Cat, une écurie établie à Los Angeles. Il y publie son premier opus solo, "Let yourself go", en 2015, puis "Nightlife", en 2018. "In the middle of nowhere" a été mis en boîte au studio Wolfsound de Fresno. Lors des sessions il a reçu le concours de brillants musiciens, dont le guitariste Scott Abeyta. Les onze plages de cet elpee sont partagées entre compositions personnelles et reprises de titres peu familiers. Le line up du backing group est complété par l’ex-Mofo Party, Jack Finney, à la basse et le Polonais Bartek Szopinski (Boogie Boys), aux claviers. Et ces musicos ont vraiment la classe.

On le remarque d’ailleurs dès l'ouverture, en l’occurrence le "I'm leaving you baby" de Lightnin Slim, une plage digne du grand Rod Pizza. Imprimée sur un tempo nerveux, elles permettent aux solistes –Greg au piano et John à l’harmonica– de déjà prendre leur envol. Une formule reproduite sur "Four years ago", mais dans l’esprit de Howlin' Wolf, Scott s’autorisant une sortie royale sur ses cordes. Clifton s'attaque avec bonheur au R&B à travers "In the middle of nowhere" et "Keep it clean" (NDR : une compo, écrite dans les années 30 par Charley Jordan), en adaptant judicieusement la puissance rythmique. Clifton nous réserve deux Chicago blues enlevés. Tout d’abord le "If it ain't me baby" de Jimmy Rogers, puis le redoutable "Aint spending no more money", une piste qui met en exergue le talent des solistes. Blues lent, le "So tired I could cry" de Junior Wells est chargé de passion. Un opus qui s’achève par le "Honky Tonk night time man" de Merle Haggard, une autre cover mais bien country… Un superbe album !   

Luca Kiella

Figure it out

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Claviériste, Lucas Kiella Chiellini est partagé entre piano et orgue Hammond. D’origine italienne, il vit depuis pas mal de temps à Chicago. C’est un adepte du blues, du funk et de la soul. En général, il sévit au sein d’un trio, soutenu par sa section rythmique, réunissant le bassiste Dave Forte et le batteur Rick King. Au cours des derniers mois, il s’est régulièrement produit avec Connection, le groupe du gratteur de Boston, Mike Welch et du chanteur Mike Ledbetter, malheureusement décédé des suites de complications épileptiques, le 21 janvier dernier, alors qu’il venait à peine de fêter ses 33 ans… 

Réunissant 5 titres, cet Ep constitue son premier essai discographique officiel. Outre ses 3 compos personnelles, ce disque nous réserve deux covers, dont une de Jon Cleary, qu’il considère comme son influence majeure et l’autre de Don Gibson. Les sessions se sont déroulées au studio Playback Reel à Chicago. Y ont participé, ses deux fidèles acolytes ainsi que le guitariste Aaron Weistrop.

Canalisé par les interventions au piano chargées de blues et de boogie, l’instrumental "Ten O'clock Blues" ouvre le bal. Place ensuite au "Unnecessarily Mercenarys" de Jon Cleary, un pianiste anglais qui s'est imposé à la Nouvelle Orléans. Sa référence ! Ce jeune italien possède une bonne voix, il double piano et orgue Hammond et s'envole brillamment sur les 88 touches d'ivoire. Il y affiche même une classe indiscutable tout au long de "Figure it out", un R&B entraînant. Traduite en funky/r&b, la reprise du "I can't stop loving you" de Don Gibson, se distingue par les envols de l'orgue Hammond et des cordes d'Aaron Weistrop. C’est en solitaire que Kiella interprète le morceau final, "So many questions", une plage qu’il chante superbement en s’accompagnant au piano, dans un style qui rappelle alors… Elton John…

Manu Lanvin

Grand Casino

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Manu Lanvin & The Devil Blues

Manu Lanvin est le fils de l’acteur Gérard, mais il a préféré embrasser une carrière musicale. Aujourd’hui bien intégré dans l’univers du blues/rock, il s’y est progressivement forgé un nom et surtout un prénom. Sa voix ravagée, rauque, puissante et éraillée lui confère une identité unique en son genre. Son premier elpee, "Venir au monde", est paru en 2000. "Grand Casino » constitue son septième long playing.

La plaque réunit quatre reprises et neuf titres originaux, la plupart co-écrits par son ami, Neal Black. Texan d’origine, il réside en France depuis de nombreuses années. Et pour coller à la tendance actuelle, lors des sessions d’enregistrement, des invités prestigieux se sont joints à la fête.

"The devil does it right" ouvre la plaque, un brûlot caractérisé par des échanges vocaux assurés par Beverly Jo Scott, au cours duquel Mike Lattrell se lâche au piano. La voix du leader est talonnée par l'harmonica de Diabolo. Ex-musicien de Patricia Kaas et de Jacques Higelin, il constitue sans aucun doute la révélation de ce "Grand Casino". Boogie, "Shake it lady" libère une belle dose d’énergie, une piste dont le rythme colle à la peau du Français. Traversé par le piano et de la slide de Jeremy Lacoste, "I don't love U" baigne au sein d’un climat louisianais, une plage imprimée sur un mid tempo. Et c’est dans cette ambiance, sur des rythmes syncopés néo-orléanais, qu’intervient la voix si bien timbrée de Taj Mahal, invité pour la circonstance…

Les covers sont moins intéressantes. Si les versions de "Highway to Hell" ('AC-DC) et de "Satisfaction" sont bien revisitées, le "Rock me baby" de BB King et "Spoonful" de Willie Dixon manquent de touche personnelle. Faut dire qu’il en existe tellement de versions ! Même la présence de Popa Chubby ne change rien à l’exercice de style.

L’opus s’achève cependant par l’excellent "Je suis le diable", une compo imprimée sur le Bo Diddley beat au cours duquel on assiste à un duo d’enfer entre Manu et une des célébrités issues de l’Hexagone, Paul Personne. Enfin, le long playing recèle un morceau caché pour lequel Nicolas Bélanger a troqué sa basse contre un accordéon, alors que Mike Lattrell se consacre à la mandoline, le leader se réservant, bien sûr, les cordes… 

The Cinematic Orchestra

To believe

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Manifestement, de nombreux groupes ont décidé de sortir un nouvel album, après plus de 10 ans d’absence. Et c’est le cas pour The Cinematic Orchestra, dont le dernier opus, « Ma fleur », date de 2007. Bien sûr, il a quand même publié des B.O. de films et des enregistrements immortalisés ‘live’. Mais pas d’elpee studio. Et puis, le band n’est pas très prolifique, puisque « To believe » ne constitue que son quatrième LP studio.

Au fil du temps, Jason Swinscoe s’entoure de plus en plus de collaborateurs pour mener son projet. Il y a bien sûr son backing group, dont Dominic Smith est quasiment devenu un membre à part entière, y partageant l’essentiel des compos ; mais, au fil du temps, il faut reconnaître que la liste des invités s’allonge. Et elle est particulièrement longue sur cet opus. On y retrouve ainsi de nombreux artistes de soul et de hip hop contemporains, comme les chanteurs Moses Summey, Roots Manuva, Heidi Vogel, Grey Reverend ou Tawiah, mais également le multi-instrumentiste Miguel Atwood Summey (NDR : ici préposé aux cordes) ainsi que le claviériste Dennis Hamm, deux artistes qui ont notamment bossé en compagnie de Flying Lotus et Thundercat.

Découpé en 7 plages, cet Lp baigne au sein d’une musique vaporeuse, propice à l’imaginaire, une expression sonore où se mêlent nu-jazz, hip hop, prog, musique de film et électronique.

Le disque s’ouvre par le titre maître, une compo incrustée de cordes sur laquelle glisse langoureusement la voix de Moses Summey. Toots Manuva pose son flow sur le plus ambient « A caged bird / Imitations of life », une plage qui arait pu figurer au répertoire de Massive Attack. Toujours aussi atmosphérique, mais dans l’esprit de Tortoise, « Lessons » vogue au gré des flux et reflux de l’instrumentation (NDR : pas de vocaux sur ce titre), Luke Flowers imprimant un rythme du chemin de fer particulièrement impressionnant sur ses fûts. La mer devient houleuse au fil de « The workers of art », une piste ténébreuse, tourmentée par des soubresauts de claviers et enrichie de cordes à mi-parcours. Des arrangements de cordes signés Miguel Ferguson, sur « A promise », un morceau chanté par la fidèle Heidi Vogel ; une conclusion de 11’ qui prend son envol en mode électronique avant de monter en crescendo.

Enfin, en quête de vérité, l’œuvre remet en cause nos convictions dans un monde où la communication est gangrénée par les fake news et la société corrompue par la politique ainsi que la finance, mais en même temps nous invite à prendre une pause et à savourer le moment présent… en écoutant, par exemple, cet album…

Son Volt

Union

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“Union” constitue le neuvième elpee de Son Volt, une œuvre dont les lyrics véhiculent des messages engagés, fustigeant, notamment, le gouvernement Trump. Des textes qui malgré leur goût amer, laissent la porte ouverte à l’espoir d’un monde meilleur. D’où le titre de l’opus.

Pas étonnant que certaines compos se réfèrent à au combat de militant(e)s légendaires de l’histoire américaine ; en l’occurrence la syndicaliste Mary Harris Jones et le folk singer mythique, Woody Guthrie. Dont la plage qui clôt cet elpee. Elle relate l’histoire d’un sans papier qui avait aidé à reconstruire la Nouvelle-Orléans, suite aux ravages causé par l’ouragan Katrina. Car il risque d’être expulsé, et ses enfants renvoyés au Mexique, alors qu’ils n’ont jamais vu ce pays. Cette compo est directement inspirée du « Deportree » de l’illustre auteur/compositeur/interprète.   

Découpé en 13 plages, cet LP s’ouvre par deux compos REMesques bien électriques. Tout d’abord « White Rome burns out », un morceau dont les ondulations furtives d’orgue vintage s’immiscent subrepticement. Puis, « The 99 », une piste qui libère des sonorités presque crazyhorsiennes.

Le long playing recèle deux blues : le malsain « Broad sides », puis l’acoustique « Truth to power blues ». Le reste de l’album privilégie l’americana ; sèche, piano et pedal ou lap steel se taillant la part du lion. Et si le ténébreux « Devil may care » aurait pu figurer au répertoire ‘unplugged’ de Bruce Springsteen, limité au chant laconique de Farrar et à deux grattes acoustiques, dont une jouée en picking, le titre maître s’avère sans doute le plus minimaliste du long playing.

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