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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

Enregistré sous Ex:Re

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RG Lowe

Slow Time

Écrit par

Après 10 ans d’excellence instrumentale au sein de Balmorhea, Rob Lowe a ressenti le besoin de voler de ses propres ailes. Il a donc choisi le pseudo RG Lowe sous une enveloppe oscillant entre pop et r&b alternatif. Le Texan s’est envolé vers Philadelphie afin d’enregistrer ses morceaux en compagnie de Jeff Ziegler, déjà vu aux côtés de Kurt Vile ou The War on Drugs. Caractérisé par ses mélodies assez ‘catchy’, « Slow Time » laisse découvrir une voix malléable à souhait soutenue par un synthé Wurlitzer. En outre, la touche suave et le groove de l’ensemble rappellent les meilleurs moments des Wilds Beasts. A suivre…

 

Tony Melvil

La Relève

Écrit par

Etienne Villeminot, aka Tony Melvil, est né en 1982 à Dijon. Artiste accompli, il est violoniste, guitariste, comédien, choriste et compositeur de musique, même pour les enfants.

Après trois Eps, il vient de publier son premier elpee, un disque qui oscille entre punk, rock et chanson française. Plus de la moitié des plages figuraient déjà sur ses premiers essais.

Tony a déclaré la guerre au monde stupide qui l’entoure, mais également à nos folies et nos paradoxes. A travers une poésie fragile, empreinte d’une grande sensibilité, il cherche à communiquer des messages sans se prendre au sérieux. « Wagon A Bestiaux » relate le parcours de voyageurs du chemin de fer, qui sont entassés comme de vulgaires cochons, dans des wagons à bestiaux. Baignant au sein d’un climat mélancolique, « Les miroirs à l'envers » et « Le tango des armes a feu » nous rappellent qu’il est violoniste depuis l’âge de 4 ans. Et qu’il y excelle ! « Mourez Les Vieux » est une compo assénée comme un véritable coup de poing, au troisième âge. « Palmyre » revient sur la guerre au Moyen-Orient. « 3 M2 » nous envoie en taule. « Au Courage » met le doigt sur la bêtise humaine, en revenant sur les attentats de ‘Charly Hebdo’. Il ne veut être ni analyste, ni polémiste, mais simplement observateur d’un événement, qu’il estime particulièrement complexe et douloureux. En milieu de parcours, un long passage instrumental permet de reprendre son souffle au sein d’un climat devenu irrespirable. Tony passe aisément de l’ombre et la lumière, du sourire au chaos. Bien qu’à prendre au second degré, les paroles qui figurent dans « L'esprit Aventurier » reflètent parfaitement sa philosophie…

 

Wild Beasts

Last night all my dreams came true

Écrit par

« Last Night All my Dreams came True » constitue une forme de testament pour Wild Beasts. En septembre dernier, la formation anglaise annonçait la fin de son parcours entamé début de ce millénaire. En une quinzaine d’années, ponctuées de cinq albums, Wild Beasts s’est inscrit sur la scène mondiale comme l’un des groupes de pop/rock les plus originaux.

Avant de nous quitter, le quatuor nous lègue un opus réunissant treize titres enregistrés en public au AT RAK Studio de Londres. La majorité des morceaux sont issus du dernier elpee, « Boy King », paru en 2016, mais quelques uns, de plus anciens long playings, à l’instar des excellents « Hooting & Howling » et « All the King’s men », deux plages qui figuraient sur leur meilleur opus, « Two Dancers », gravé en 2009. Tout au long de ce live, on peut se rendre compte de la qualité et la complexité des compos de ce band insulaire et surtout de la somptueuse combinaison entre les voix de Tom Fleming et de Hayden Thorpe.

Ce dernier essai paraîtra certainement inutile à celles et ceux qui possèdent déjà l’intégralité de sa discographie, car les versions ne diffèrent pas énormément des originales. Cependant, « Last Night All my Dreams came True » est un moyen parfait pour appréhender ce groupe que l’on regrettera certainement…

Bénabar

Le début de la suite

Écrit par

Face à l’échec, certains persistent et signent alors que d’autres prennent le recul nécessaire et tentent de rebondir.

Bénabar (nom inspiré du clown Barnabé, mais en verlan) appartient à cette seconde catégorie d’artistes.

Son précédent opus, « Inspiré de faits réels », n’avait rencontré ni le succès populaire, ni même médiatique…

Un échec cuisant pour celui qui cartonne depuis la sortie de son premier elpee, « La p’tite monnaie », gravé en 1997. Depuis, il a vendu plus de 3 millions de disques, publié son lot de chansons incontournables et intemporelles comme l’entêtant « L’effet papillon » (2008), mais également décroché 3 ‘Victoires de la musique’.

Quatre longues années se sont écoulées au cours desquelles Bruno Nicolini s’est recentré sur lui-même à l’aide de l’écriture, du théâtre ou encore en collaborant au dernier album de Serge Lama.

« Le début de la suite », intégralement réalisé à Bordeaux par Marck Daumail (la moitié de Cocoon), constitue sans doute l’amorce d’un virage à 180°. Moins plaintif, cet LP adopte une forme de positivisme auquel l’artiste ne nous avait pas habitués jusqu’alors.

Il s’y livre simplement dans un quotidien fait de rencontres. A l’instar de « La petite vendeuse », une fille qui fumait sa clope derrière les Galeries Lafayette. « Chevaliers sans armure » traite de la situation difficile vécue par les enfants dans les hôpitaux. « Chauffard » soulève la question des injustices infligées aux victimes et à leur famille, face aux inconscients de la route. Le tout dans le reflet nostalgique de son miroir, et tout particulièrement à travers « On jouait fort », qui évoque son début de carrière...

C’est justement cette volonté de se rapprocher du plus grand public qui laisse un goût d’inachevé.

Pauvres, les textes manquent cruellement de conviction. Sa verve originelle engagée a laissé place à de la comptine un peu trop mielleuse…

Sin  on peut admettre que les sonorités parfois proches de l’électro procurent une certaine fraîcheur et une forme de spontanéité, l’album déçoit malgré tout ; l’absence de mélodie accrocheuse renforçant encore ce sentiment de complaisance.

Dommage pour un retour qui aurait pu être gagnant. Gageons juste que « Le début de la suite », ne soit pas celui de la fin…

 

Doc Gyneco

1000%

Écrit par

Deux décennies plus tôt, un certain Doc Gynéco, affabulateur des temps modernes, assénait dans une diction nonchalante très caractéristique, les bandes FM de compos osées comme « Viens voir le docteur » ou encore « Vanessa » (NDR : Paradis), titre au cours duquel il aimait raconter, et de manière à peine voilée, que la petite l’inspirait sous les draps. Doux euphémisme !

Sa « Première consultation », véritable torrent médiatique qui s’est déversé au milieu des nineties, a par ailleurs inspiré des dizaines d’artistes qui n’ont jamais vraiment rivalisé. Obsédé… textuel, est-ce là peut-être l’origine de son succès ?

La suite ? Des apparitions sporadiques sur les écrans télévisuels, des chroniques au côté de Marc Olivier Fogiel et une sympathie clairement affichée pour Sarkozy qui lui a valu son lot de critiques acerbes.

Quant au volet musical, l’homme n’a jamais plus rencontré un succès aussi inespéré qu’inattendu. Ses « Liaisons dangereuses » (dont un featuring avec un Tapie vindicatif à propos de l’OM) faisaient pâle figure tandis que son « Peace Maker » ne lui a accordé aucun soubresaut de survie.

Ce « 1000% » est sans doute l’album, si ce n’est celui de la rédemption, au moins de la renaissance. En tout cas, la concrétisation d’un besoin de se réinventer avec tact, intelligence et sobriété.

Enregistré au Sénégal, en Côte d’Ivoire (il n’oublie pas son pays adoptif sur « France »), cet opus nous permet de découvrir un Docteur aimant et joyeux. Et cette attitude lui va plutôt bien !

Il fait table rase des rimes rappées et corrosives de sa jeunesse, hormis l’une ou l’autre influence homéopathique, à l’instar de « Je suis ce que je dis ».

Le résultat est plutôt festif « Ca va aller ». Le temps où la morale facile et pas chère prévalait semble maintenant révolu.

Bruno Beausir est désormais plus apaisé et mature. En phase avec lui-même, « Ma fille » prend le temps de décrire (d’écrire) les événements et les hommes, tout simplement. Même si un brin d’introspection dans l’« Obscurité » est dispensé sur fond de nostalgie « Egoïste ».

Bref, en publiant cet LP, le Doc nous livre une prescription magistrale. Les uns s’en contenteront, les autres changeront de toubib…

Une chose est certaine, il s’y est investi à 1000%…

 

Françoise Hardy

Personne d’autre

Écrit par

François Hardy appartient à cette catégorie d’artistes qui n’ont plus vraiment rien à prouver, tant sa carrière musicale est riche et dense.

L’idole des yéyés s’est fait connaître auprès du grand public en chantant des standards formatés comme « Message personnel », « Tous les garçons et les filles » ou encore « Comment te dire adieu ».

A 70 ans bien sonnés, elle revient pourtant de loin !

Amoindrie par une maladie qui l’a pour ainsi dire laissée morte il y a trois ans, personne n’aurait misé un kopeck sur une éventuelle poursuite de son parcours artistique.

D’autant plus qu’après la sortie de « L’amour fou », en 2012, elle s’était jurée d’y mettre un terme définitif.

La blonde platine livre pourtant un joli cadeau sous la forme de douze chansons dans lesquelles elle se livre à moitié nue (au sens figuré !), littéralement figée dans une narration sans complexe.

C’est à l’écoute d’un titre du groupe finlandais Poets of the Fall, « Sleep », que sa flamme a été ravivée.

Pour ce 28ème opus, l’auteur-compositeur y signe quelques textes. Mais, elle s’est intelligemment entourée de la crème des crèmes : la jeune Maissiat (« Le Départ »), Erick Benzi et la Grande Sophie (« Le large ») dont le clip a été réalisé par François Ozon.

Assez introspective, elle se raconte sans détour d’un timbre de voix resté cristallin sur un condensé de son histoire d’amour tumultueuse avec Jacques Dutronc (« Personne d’autre »), dont elle vit aujourd’hui séparément, mais avec lequel elle n’a jamais divorcé. Une histoire intemporelle et universelle en quelque sorte !

Chanté dans une langue de Shakespeare approximative, mais néanmoins touchante, « You’re My Home » parviendra sans aucun doute à séduire un public anglo-saxon, grâce à ce soupçon de french touch très caractéristique.

Son « Seras-tu là » témoigne d’une inconditionnelle filiation avec un Michel Berger parti rejoindre un « Paradis Blanc » bien trop tôt.

Ciselée, sa plume ressemble à une arme de précision et détaille avec véracité et pudeur une certaine mélancolie qui pèse, témoin du reflet d’une vie faite de contretemps et d’amertumes.

Les compositions sont très susceptibles d’ensorceler le mélomane en compagnie duquel, elle s’amuse à jouer « A cache-cache ». Chacun y trouvera forcément une infime partie de son propre vécu.

Est-ce là l’album ultime ? Son « Un mal qui fait du bien », s’achève par des points de suspension comme elle aime le dire… Donc, tout est possible !

Bref, un joli retour clair obscur… inattendu ! Gageons toutefois que son « Train spécial » nous fasse encore voyager encore et encore vers l’infini…

Hookworms

Microshift

Écrit par

C’est en 2013 que l’on découvrait ce quintet originaire du Nord de l’Angleterre, de Leeds très exactement, à travers son premier opus, « Pearl Mystic ». Son psyché/rock s’inscrivait directement dans l’esprit de celui pratiqué par Black Angels. Un an plus tard, il embraie par un deuxième elpee, également de toute bonne facture. Certaines épreuves vont cependant freiner son ascension. Comme lorsque son studio est ravagé par une inondation, en 2015. Il a donc fallu quatre années au groupe pour remonter la pente...

Contrairement aux elpees précédents, « Microshift » paraît résolument optimiste et se signale par ses mélodies réjouissantes. Sans pour autant négliger la forme psyché, toujours bien vivace. Les riffs sont hypnotiques, les claviers, omniprésents et les voix sous reverb’, persistantes. Sans oublier ce sens mélodique accrocheur qui contamine les plages de cet LP. C’est même plutôt impressionnant. Impossible de résister au jouissif « Ullwater » (NDR : plus de plus de six minutes, quand même) ou encore au planant « The Soft Season », qui aurait pu figurer au répertoire de Flaming Lips.

Après quelques années de disette, Hookworms revient en grande forme. Le changement d’état d’esprit qui le guide vers une musique plus colorée n’a rien enlevé au potentiel du combo insulaire... 

 

Spinning Coin

Permo (2)

Écrit par

Après avoir publié plusieurs singles, quelques cassettes et accordé de nombreux concerts, notamment sur le Vieux Continent, en première partie de Teenage Fanclub et Real Estate (l’année dernière au Botanique), il est enfin venu le temps pour ce quintet originaire de Glasgow de livrer son premier album. Il s’intitule « Permo » et est paru chez Geographic Music (The Pastels).

Contrairement à beaucoup de groupes de leur génération, les Ecossais n’ont pas cédé aux sirènes des claviers et ont opté pour les bonnes vieilles guitares. Spinning Coin consomme un pop/rock efficace qui allie à merveille les morceaux mélodiques apaisés, parfait pour l’été, et les plages plus tranchantes et énergiques. Deux faces du groupe qui sont incarnées chacune par l’un des compositeurs. Davantage imprégnées de cet esprit punk bien britannique, Jack Mellin, se réserve les plus nerveuses. Sean Armstrong, les plus mélancoliques. Et ces dernières, à l’instar de « Raining on hope Street » ou encore « Money for breakfast » lorgnent plutôt vers Real Estate voire Whitney.

 

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