Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

The Veils

Time stays, we go

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Paru en avril 2013, « Time stays, we go » constitue le quatrième opus de The Veils. Un disque fondamentalement rock, mais qui autorise des influences oscillant du folk à la country, en passant par les références latines. Latino, à l’instar du chaleureux « Turn from the rain » et du sémillant « Birds », propulsés sur un tempo digne de Calexico et épicé d’interventions –on suppose– de marimba. Un rythme qui se révèle souvent versatile. Depuis le convulsif et offensif « Through the deep, dark wood », jusque la valse enlevée « Another night on earth », en passant par le métronomique « Train with no name », illuminé par des cordes de gratte carillonnantes ainsi que le contagieux « The pearl », imprimé sur un tempo new wave, mais surtout caractérisé par sa très jolie mélodie. Tout comme sur « Sign of your love » au refrain particulièrement accrocheur. Sans oublier l’épique et le sauvage « Dancing with the tornado », qui aurait pu figurer au répertoire de Nick Cave. Ballade mystérieuse, « Candy apple red » est soulignée par des accords de guitare surf et une ligne de basse ténébreuse. Et construit en crescendo, élaboré, « Out from the valley & into the stars », le titre qui clôt le long playing, s’achève au cœur d’un tourbillon d’orgue rafraîchissant. On n’en oubliera pas pour autant la voix savoureusement éraillée de Finn Andrews, qui apporte cette coloration si sauvage et torturée à l’ensemble, et dont les lyrics sont, très souvent, empreints d’ironie…

Le long playing est enrichi d’un second compact disc. Baptisé « The Abbey road Ep », il a bien sûr été enregistré au célèbre studio londonien. Quatre plages, issues de l’album, sont ici bien cuivrées, dont une version de « Turn from the rain », au cours de laquelle le riff de gratte lorgne vers Devendra Banhart, alors que l’ensemble est à nouveau proche de Calexico (NDR : à cause du marimba, mais aussi de ces cuivres). Et puis « The pearl » qui baigne au sein d’un climat ‘doorsien’. Enfin, inédit et minimaliste, « Summer & smoke » se limite à la voix et à la sèche.

 

Warsaw

Exist (Ep)

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Warsaw est duo formé à Lourdes par Vitha (voix et guitare lead) et Max (chœurs et basse), aujourd’hui transformé en trio depuis qu’Alex est venue en renfort, à la batterie. « Exist » constitue le second Ep du groupe et fait suite à « I’m In Love with a Scarecrow », sorti en 2014. Inspiré par le ‘classic rock’ des 70’s (Led Zeppelin et Pink Floyd en tête) mais aussi par la puissance du rock de Royal Blood, Warsaw se débrouille plutôt bien dans son style, un style qui devrait plaire aux mélomanes en recherche d’une certaine forme de classicisme rock.

 

Olafur Arnalds

Eulogy for evolution (reissue)

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Dix ans après la création du label anglais Erased Tapes et afin de célébrer le dixième anniversaire de la sortie de son premier album, Olafur Arnalds a donc décidé de le rééditer. Pour la circonstance, les morceaux ont été remasterisés par son collaborateur occasionnel, Nils Frahm. Cette initiative est une bonne occasion pour redécouvrir les débuts de carrière de ce génie de la musique néo-classique. A l’époque, l’Islandais n’a que 21 ans. L’écriture des dix morceaux est guidée par le décès de son oncle. Il s’agit pour le musicien d’une première confrontation avec la mort. Tout aussi morbide que puisse être l’inspiration, « Eulogy for evolution » n’est pas austère. Sa musique, pleine de lyrisme, alterne les moments mélancoliques et les passages plus entraînants, voire même électriques, comme sur la dernière plage. Ses talents de musicien sont déjà époustouflants. Outre le piano, il assure également la batterie, le mélodica, la guitare et la basse. Et le tout est enrichi de cordes.

A l’écoute de ce premier opus, on comprend aisément que, dix ans plus tard, Olafur Arnalds (aux côtés de Nils Frahm) soit devenu le fer de lance de la scène néo-classique.

 

BRNS

Sugar High

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Fer de lance de la scène ‘indie’ belge depuis ses débuts, BRNS s’est peu à peu forgé un nom grâce à ses excellents deux premiers albums, « Wounded » (2012) et « Patine » (2014). C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on découvre ce nouveau chapitre intitulé « Sugar High »… qui enfonce le clou de l’excellence tout en élargissant ses horizons ! L’opus oscille entre morceaux aux structures quasi-pop, comme le nerveux « The Rumor », titre qui ouvre l’elpee, ou le très mélodique « Damn Right », et expérimentations opérées à travers des hymnes alternatifs tels que l’hypnotique mais immédiat « Pious Plattitude » ou le déréglé mais efficace « Forest ». On ne s’ennuie pas une seconde à l’écoute de ce « Sugar High » qui regorge d’idées ingénieuses comme le recours étonnant à un xylophone en intro du grandiose final « So Close ». On attend avec impatience de découvrir ces nouveaux morceaux sur scène où le groupe excelle.

 

Daphné

Iris Extatis

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« Iris Extatis » constitue déjà le 6ème elpee de Daphné, une œuvre au cours de laquelle, elle ne cesse de nous parler d’amour entre abysses et sommets, déclarations et portraits intimes. A travers ces 11 nouvelles chansons, elle nous livre, de sa voix fragile et sensible, de profonds cris du cœur.

« Song for rêveurs » nous entraîne en Orient, le long d’un fleuve en crue. Le climat est humide. Les voix sont éthérées. ‘On prend un nuage comme on prend un taxi’. Le refrain est interprété dans la langue de Shakespeare…

« Faite à l’envers » est paru en single. Elle déclare, pendant « Ultraviolet », son amour pour la France (‘J’habite un si beau pays’), mais nous met en garde face à la montée de l’intolérance.

Edith Fambueno (NDR : ancienne disciple de Gérald De Palmas dans les Valentins, elle a également travaillé en compagnie d’Olivia Ruiz et de Zazie) s’est chargée de la réalisation et des arrangements de cet LP. Elle partage aussi les vocaux sur « On n’a pas fini de rêver », une piste qui se distingue par un joli échange entre cordes de guitare et ivoires, mais également par des interventions de sitar, d’un koto japonais, d’un laud marocain et d’une harpe…

C’est sur un manège enchanté, à Paris, au bord de la Seine, près d’une guinguette, que Daphné chante « L’Amour » sans conditions… Mais « Resteras-Tu Amoureux ? ». Question existentielle. Alors pourquoi ne pas faire une « Une prière aux étoiles » ? Mais lorsqu’elle ne croit plus en cette flamme, « Le corps est un voyant ».

« La lune est une femme africaine » et même… égyptienne…

« Mohini Miranda » nous invite à escalader l’Himalaya. Le spectre de George Harrison plane...

Sur un chant d’opérette italienne, « Supercalifragilis » sert de défouloir. Un final fabuleux.

Et le titre maître est très susceptible de réconcilier rêveurs, bâtisseurs, émotifs et créateurs.

 

William Eggleston

Musik

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Agé de 78 balais, William Eggleston est davantage notoire pour son talent de photographe –art dont il est l’un des représentants contemporains les plus éminents– que pour sa carrière musicale. Paru sur l’excellent label Secretly Canadian, « Musik » constitue d’ailleurs son premier elpee. Apparemment, le natif de Sumner (NDR : c’est dans le Mississippi) a toujours été un passionné de musique. « Musik » se réfère à l’un de ses compositeurs favoris, à savoir Bach. Le piano l’a accompagné tout au long de sa vie et il s’est toujours prêté à des improvisations. Cet opus est d’ailleurs constitué de ces pratiques opérées sur un Korg O1/W FD pendant un laps de temps plus ou moins long.

Au-delà du nom de l’interprète qui suscite la curiosité, il faut bien avouer que cette suite d’expérimentations (qui oscille de la musique d’église à la B.O. de film d’épouvante, en passant par le néo-classique) ne présente guère d’intérêt, si ce n’est celui de flatter l’égo de son auteur. Aucune mélodie n’émerge de ces exercices de style. Après seulement quelques minutes, ces exercices de style qui souffrent, en outre, d’une absence totale d’homogénéité, deviennent insupportables.   

A contrario de son œuvre photographique, « Musik » risque fort de ne pas passer à la postérité…

 

Gunwood

Traveling Soul

Écrit par

Gunwood (NDR: à l’origine, le trio répondait au patronyme de Gunwood Circle) réunit Gunnar Ellwanger (guitares, chant), Joao Francisco ‘Jeff’ Preto (basse, harmonica, banjo, percussions) et David Jarry Lacombe (batterie, claviers). Ces deux derniers assurent également les backing vocals. « Traveling Soul » constitue son tout premier elpee. Il fait suite à un Ep éponyme paru en 2015. Le groupe puise d’abord son inspiration dans le blues, mais également au sein du post rock, du rock, du folk et de la musique celtique. Et pas seulement. En fait, leurs références sont multiples et oscillent de Leonard Cohen aux Gladiators, en passant par les Dubliners, les Pogues, Radiohead, Feist et Joan Baez. L’originalité de Gunwood procède de cette faculté à  incorporer plusieurs influences au sein d’un même morceau. Enfin, la lecture assidue d’Hermann Hesse (‘Le loup des steppes’, ‘Narcisse et Goldmund’) influe également sur leur écriture tout en affichant une volonté de liberté et d’universalité.

Blues/rock aux accents country & western, « Traveling Soul » évoque un voyage, une recherche sans fin au plus profond du moi, d’une vérité, d’un bonheur perdu qu’on ne retrouve jamais et d’un nouveau départ. « I Wanna Betray Myself » lorgne vers les Rolling Stones. Accrocheurs, mélodieux et entraînants, « Sweet Holy Road » et « Rescue » baignent au sein d’un rock ‘old school’. Vivifiants, « Hey Little Brother » et « More », dans le folk celtique. Le spectre de Shane McGowan rôde. L’americana régit la superbe ballade, « Afraid Of The Dark » et le hit potentiel, « Rainchild ».

« Daydreams » est par nature, visionnaire… Le banjo domine « Tales », une piste déchirée entre ambiance americana et celtique. Un instrument qui alimente encore et généreusement le savoureux « Old Man Song », un morceau imprimé sur un mid tempo et abordé dans l’esprit de Bruce Springsteen voire de Mumford and Sons. « Swimming » se distingue par sa mélodie contagieuse, grandiose même. Eraillée, enivrante, soul, la voix de Gunnar est soulignée par de superbes harmonies vocales. Les lyrics évoquent la nécessité de se surpasser, de faire évoluer l’être que nous sommes. Une plage remarquable qui rappelle, dans les sonorités, le « My Iron Lung » de Radiohead.

 

K's Choice

Live at the Ancienne Belgique

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Fondé en octobre 1993 par Sarah et Gert Bettens, K's Choice avait décidé de mettre sa carrière entre parenthèses, en 2002, afin de permettre à la fratrie d’embrasser des carrières individuelles. Mais le band anversois s’est reformé en 2009.

La musique de K's Choice est essentiellement mélodique et délicatement mélancolique. La voix émouvante et expressive de Sarah s'accommode parfaitement aux mélodies ciselées et composées par Gert. Au fil des albums, la musique est devenue de plus en plus élaborée et les guitares, feutrées. Des parties de violoncelles et d'harmonica vont même surprendre agréablement l'auditeur. Grâce à des titres largement diffusés par les radios comme « Not An Addict » ou « Everything For Free », les albums « Paradise In Me » et « Cocoon Crash » ont rencontré du succès des deux côtés de l'Atlantique. Et il a repris son cours depuis.

Les 22 plages de ce ‘best of’ live ont été enregistrées à l’Ancienne Belgique, dans le cadre du 25ème anniversaire du groupe. Tous les hits du band figurent sur cet LP, dont certains en version acoustique et même a cappella.

Donc rien de nouveau sur la planète Bettens. Un opus à réécouter dans son fauteuil, tout simplement.

 

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