Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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The Cure
Viagra Boys
Chroniques

Jean Jean

Froidepierre

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Depuis la sortie de son premier elpee (« Symmetry »), Jean Jean a subi pas mal de bouleversements. Après avoir accompli une tournée de plusieurs mois à travers l’Europe mais également les USA et le Mexique, les deux membres fondateurs, Edouard Lebrun et Sébastien Terregossa avaient décidé de limiter leur projet à la formule duo avant de finalement intégrer un troisième larron. En l’occurrence le claviériste Gregory Hoepffner (Almeeva, Kid North).

Dès les premières secondes d’écoute de cet opus, le ton est donné. Alors qu’auparavant, Jean Jean nous proposait un math-rock énergique et enjoué, « Froiddepierre » baigne au sein d’un climat énigmatique. Les morceaux affichent une plus grande maturité et recèlent davantage de nuances. Outre l’énergie très ‘math-rock’ dont il a fait sa marque de fabrique, le combo français alterne ici passages atmosphériques et ondoyants. L’omniprésence d’un clavier apporte, à n’en pas douter, une dimension supplémentaire. Les conditions d’enregistrement (les sessions se sont déroulées dans un chalet au sein des Alpes) ont peut-être eu raison de l’humeur festive, vu le ton légèrement mélancolique des plages. Quoi qu’il en soit, c’est une réussite et on y adhère pleinement !

 

The Pinkertons

What Goes Around Comes Around

Écrit par

Un groupe wallon qui répond au patronyme de The Pinkertons ne pouvait qu’être influencé par Weezer ; et des titres tels que « Sweet Little B… » ou « Unsent » le prouvent. Du début à la fin, c’est une certitude « What Goes Around Comes Around » s’avère être particulièrement influencé par les années 90. Depuis Genappe, ce quatuor réunissant Christophe Charmant (chant et guitare), Alain Jonet (basse), Alexandre Delcroix (guitare) et Nicolas Closjans (batterie) dévoile 10 morceaux qui doivent tout au power-rock américain (et californien en particulier) de ces nineties et à des groupes comme Lit (« Blue as Hell ») ou Jimmy Eat World. Beau boulot !

 

The Bronzed Chorus

Summering

Écrit par

Issu de Greensboro (Caroline du Nord), ce duo réunit le guitariste Adam Joyce et le batteur Hunter Allen. Polyrythmique et syncopé, son math rock tient parfaitement la route tout au long d’un 3ème elpee, qui réalise un beau mélange entre technicité (« Books ») et aisance mélodique (« Hounds of the Barrier »), dans un style proche de Battles. Jamais délibérément complexe pour son seul plaisir, The Bronzed Chorus parvient, en outre, à libérer une véritable émotion à travers des titres épiques tels que « How Gooda Friends Are Ya ? » ou « Decollage » et ses samples ‘en français dans le texte’…

 

The Wombats

Beautiful people will ruin your life

Écrit par

A première écoute, ce long playing a de quoi emballer. Les compos sont mélodieuses, accrocheuses, allègres, bien britpop et certaines vous donnent même envie de danser. A l’instar du contagieux « Cheetah tongue » ou de l’intense « White eyes », la meilleure plage de l’opus, qui se distingue par ses riffs en spirale et ses drums souples. Mais en passant du punk rock à l’électro pop, The Wombats a perdu de sa créativité ce qu’il a gagné en homogénéité. Finalement, ce sont les titres qui s’écartent le plus de la norme qui font la différence. Comme l’ironique « I only wear black », abordé dans l’esprit des Strokes et dont le riff rythmique rappelle étrangement le « Black is black » de Los Bravos. Puis « Dip you in honey », hanté par le « Tomorrow never knows » des Beatles. Et le résultat est vraiment superbe. Enfin, « Ice cream », plus élaboré et à la ligne de basse mélodieuse, presque cold wave (The Cure?). Une ligne de basse qui enrichit d’ailleurs l’hymnique « Out of my head », mais ne parvient pas a lui communiquer une autre dimension. On en oublierait presque les interventions de guitare, à la fois judicieuses et pétillantes, qui évoquent, le plus souvent Shed Seven. Bref, si cet elpee reste très agréable à écouter, il ne brille certainement pas par son originalité.

 

Peter Astor

One for the ghost

Écrit par

Après avoir sévi chez The Loft et Weather Prophets –c’était avant 1988– Peter Astor s’est lancé dans une carrière solo. Mais on ne peut pas dire qu’elle ait été prolifique, puisqu’à ce jour, il n’a publié que 8 elpees studio. Faut dire qu’entre 95 et 2005 et 2006 et 2001, il s’est réservé plusieurs pauses, notamment pour enseigner et donner des conférences à l’Université de Westminster à Londres. En 2016, il avait quand même gravé « Spilt milk », un disque pour lequel il avait reçu le concours d’un solide backing group impliquant notamment la chanteuse Pam Berry ainsi que James Hoare (Ultimate Painting, Proper Ornaments, Veronica Falls), à la mise en forme, à la gratte électrique, aux claviers, aux drums, à la basse et tutti quanti. Et si les mêmes collaborateurs sont toujours de la partie pour « One of the ghost », c’est la section rythmique de Wave Pictures, en l’occurrence le bassiste Franic Rozycki et le batteur Jonny Helm, qui ont apporté leur concours.

Le titre du long playing se réfère à l’habitude prise par Peter de servir deux verres, quand il déguste son meilleur vin. Il s’en réserve un pour lui et l’autre pour les amis disparus. Et cette compo épouse un sens mélodique proche d’un Guided By Voices. Les harmonies vocales sont superbes, byrdsiennes même, tout au long de « Walker ». Imprimé sur le tempo du boogie, « Water tower » est particulièrement accrocheur. Et si « Only child » trace une ligne de basse réminiscente de T.Rex, le riff de gratte rythmique adopte celui du Creedence Clearwater Revival. Des éclats de gratte torturés alimentent le vif « Goden boy ». Subtils et carillonnants, il enrichissent un groove folk rock emprunté à Go-Betweens, à moins que ce ne soit à un Robyn Hitchcock de ses débuts, sur « You better dream » et semblent hantés par le spectre de Roger McGuinn sur le plus pop « Magician & assistant ». La voix de Peter rappelle celle de Stephen Duffy sur « Injury time », un autre folk rock, mais à coloration 60’s. On épinglera encore deux pistes plus minimalistes, abordées dans l’esprit du titre maître. Donc avec l’humour qui caractérise l’artiste. D’abord la ballade « Tango uniform », un portrait bouleversant des derniers moments de la vie. Puis « Dead Fred », une référence à la fois poignante mais pleine de philosophie à feu Fred Astaire.

 

James Elkington

Wintres Woma

Écrit par

James Elkington est né à Chicago, mais a opté pour la nationalité britannique. Faut dire qu’il y a été élevé au cours des seventies et des eighties. Et c’est un fameux guitariste ! Dont le toucher de cordes, en picking, est aussi subtil que celui de Mark Knopfler, voire de Bert Jansch ou de John Fahey, mais qu’il met au service de compos plus enlevées. S’il a bien sévi au sein d’un groupe, baptisé The Zinc, il y a un peu plus d’une dizaine d’années, il a surtout forgé sa notoriété en bossant pour d’autres artistes, et en particulier Richard Thompson, Jeff Tweedy, Steve Gunn et Laetitia Sadier… Minimaliste, introspective, fondamentalement folk, sa musique évoque Nick Drake. Parfois traversée par un zeste de percus, de steel, d’harmonica, de basse, d’orgue, de violoncelle ou de banjo, les compos s’avèrent particulièrement agréables à l’écoute ; et si la voix de l’artiste n’est pas exceptionnelle, elle est chaleureuse, bien timbrée, et colle parfaitement à l’ensemble.

 

Maître Gims

Ceinture noire

Écrit par

Pour enregistrer ce troisième opus solo, l’artiste issu du collectif ‘Sexion d'Assaut’ a mis le paquet !

Doux euphémisme puisqu’il propose quarante titres dans un box étrangement intitulé « Ceinture noire » et répartis sur trois disques (« Première Dan », « Deuxième Dan » et « Troisième Dan »).

Il était parvenu à tenir ses plus fidèles aficionados en haleine, juste après l'élection de Donald Trump à la présidentielle des Etats-Unis, le 8 novembre 2016, où marquant sa colère sur Instagram, il avait annoncé qu'il arrêtait la musique le lendemain…

Renaud Rebillaud est toujours préposé à la réalisation de la majorité des morceaux en collaboration avec Bugatti Beatz qui lui signe neuf sons.

Si l’idée est plutôt sympa sur le papier, qu’en est-il exactement ?

Une fois n’est pas coutume, Gims est d’une extrême générosité en invitant certains de ses congénères à venir pousser la chansonnette, comme Vianney (« La Même »), Orelsan et H Magnum (« La nuit c'est fait pour dormir »), Lil Wayne (« Corazon »), Dadju –le petit frère du chanteur– (« Tu ne le vois pas »), MHD (« Appelez la police ») ou encore Quincy (« Caméléon »). Ce qui nous réserve des featurings aussi surprenants qu’inattendus !

Les styles sont plutôt variés aussi. Si d’emblée, le formule semble accrocher, force est de constater que la matière est majoritaire et l’impression de trop plein se manifeste rapidement.

Dans le passé, le trentenaire se limitait à la variétoche pure et dure. Il extrapole ici (courageusement) en s’ouvrant d’autres horizons oscillant de la pop au rap, en passant par les sonorités latines, africaines, la rumba congolaise et l’afrobeat, et même en y ajoutant un soupçon de tonalités orientales (« Mi Gna »). Le tout avec une facilité déconcertante. Mais l’absence de fil rouge laisse pantois et communique vite l’impression de tournis !

En filigrane, on comprend une volonté de montrer une palette bien plus large que celle à laquelle il habitue ses aficionados depuis ses débuts. Choix purement artistique ?

Il s’offre même le luxe de se frotter à la langue de Shakespeare sur un très réussi « Everytime », passeport mérité vers la lorgnette d’un marché anglo-saxon tout proche.

Bien évidemment, on ne peut lui reprocher d’être une machine à tubes (« PS », « Chien de la casse ») destinés aux plus jeunes qui écoutent les radios dites généralistes. Mais ceux qui le suivent et le vénèrent depuis les premières heures s’y retrouveront plus difficilement.

Ce qui a fait sa marque de fabrique de starisation, le rap, y est en effet beaucoup moins présent. Exception faite de quelques rares titres tels que « Loup Garou » où le Sieur prouve accompagné de Sofiane qu’il n’a heureusement rien perdu de son flow puissant et grave.

Au-delà d’être trop hétérogène et franchement moins digeste, ce nouveau format tombe donc dans la facilité et le remplissage à tout prix privilégiant l’effet de masse au détriment d’un minimum de qualité !

Et c’est là le vrai drame au final dans lequel tombe de nombreux chanteurs contemporains. Faire du chiffre quoi qu’il en soit. Dommage !

En bref, l’album de Maître Gims est à la musique ce qu’est la tartiflette reblochon en pleine canicule : lourde et inappropriée.

Briana Marela

Call it Love

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Deux ans seulement après la sortie de son deuxième album, « All Around Us », et après avoir accompli plusieurs tournées aux côtés de Jesca Hoop ou encore Alex Cameron, Briana Marela nous propose un nouvel LP, paru de nouveau sur l’excellent label américain Jagjaguwar (Bon Iver, Foxygen, Dinosaur Jr, …). La jeune femme installée à Seattle n’a donc pas chômé et surtout rien perdu de sa muse. Elle confirme ainsi tout le bien que l’on pouvait penser d’elle.

« Call it Love » recèle dix titres inspirés qui traitent des relations sentimentales (comme son titre l’indique, d’ailleurs). Sa musique évoque parfois Beach House, surtout la voix sensuelle de la jeune femme. La songwritrice alterne morceaux atmosphériques tels que « I’m Sorry » et titres plus rythmés à l’instar de « Give Me Your Love » ou encore « Quit ». Briana Marela superpose avec grâce les nappes de claviers pour aboutir à une musique éthérée qu’on pourrait qualifier de dream-pop. Elle parvient également à torcher des mélodies recherchées qui parviennent à emballer l’auditeur sans jamais le plonger dans l’ennui.

Autant dire que « Call it Love » est album très plaisant à écouter. On suivra donc de très près l’actualité de l’artiste...

 

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