La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Jon Spencer
The Cure
Chroniques

Squeeze

Ridiculous

Fondé à Deptford en 1974, Squeeze semble frappé par un ostracisme indécrottable. Depuis onze albums, nous nous évertuons à clamer haut et fort que cette formation est injustement sous-estimée. Bien sûr, les singles "Goodbye girl", "Up the junction" ou "Pulling the mussels from a shell" ont récolté un certain succès. Mais à ce jour, aucun elpee n'est parvenu à passer à travers un relatif anonymat. Ce qui est une profonde injustice! Car l'œuvre de Squeeze s'inscrit dans la tradition pop insulaire la plus pure.

Doué d'un réel talent d'observateur de la comédie humaine, à l'instar d'un Ray Davies des Kinks, Chris Difford forme avec Glenn Tilbrock un tandem digne des grands songwriters anglais contemporains que sont Elvis Costello ou Paul Weller, mais dans un style qui n'est pas sans rappeler le mythique duo Lennon/McCartney. Parce que lorsqu'on écoute une chanson de Squeeze, on ne peut s'empêcher de penser aux Beatles. Notamment au niveau des harmonies vocales, mais également du sens contagieux de la mélodie. Encore que pour ce "Riciculous", nous aurions plutôt tendance à penser à Tears For Fears. A cause, sans doute, du soin tout particulier apporté aux arrangements. La présence d'une section à cordes sur "I want you" et "Electric train" en est la plus belle illustration. Pourtant, la chanson qui nous a la plus bottée est également la moins sophistiquée. "Temptation for love". Un petit joyau sculpté dans les accords de corde essentiellement acoustiques... Au risque de paraître "Ridiculous", nous ne pouvons décemment que faire l'éloge de cette œuvre. En pure perte? Peut-être pas. Car à force de frapper sur le clou, il finira bien par s'enfoncer (NDR: qui a parlé de plier?). Et puis avec l'avènement d'une nouvelle vague de pop anglaise, emmenée par Pulp, Cast et Menswear, le vent risque peut-être, et enfin de tourner...

 

Stanford Prison Experiment

The gato hunch

Des potes à Rage Against the Machine! Mais qui ne partagent qu'un seul point commun : leur goût très prononcé pour le hardcore. Leur nom a déjà bien suscité la controverse. Un souvenir douloureux dont les States se seraient bien passé : le traitement infligé aux étudiants de l'université de Standford au cours des sixties... Le quatuor californien vient de signer sur le fameux label de Dave Allen, World Domination. Et cette collaboration vient de se concrétiser sous la forme de cet opus. Leur deuxième album. Produit par Ted Nicely (Jawbox, Shudder to think, Girls Against Boys), il dispense une énergie intense, punkysante, injectée de frustration et de colère. Une forme d'adrénaline pure dont les épanchements viscéraux rappellent ni plus ni moins les Sex Pistols. Post Fugazi!

 

Stepchild

Stepchild

Avec leur mélange atmosphérique de jazz, de soul, de gospel, de hip hop et de funk, ces héritiers spirituels d'Eath Wind and Fire, Newbirth et autre Sly & the Family Stone n'iront pas plus loin que la bande FM. Le genre de mixture qui nous pompe l'air!

 

Stereolab

Refried ectoplasm Switched on volume 2

"Refried ectoplasm" n'est pas un nouvel opus de Stereolab, mais une collection de raretés et de singles parus en édition limitée ainsi que de compositions qui n'avaient pas été retenues lors de la sortie de l'un ou l'autre album précédent. Et paradoxalement, cet elpee est probablement le meilleur commis à ce jour par la bande à Laetitia Sadier. On y retrouve ainsi, rassemblés en treize titres, toutes les formes d'expérimentations réalisées par le groupe dans le domaine de la pop. Avant-gardiste, muzak, ambient, post kraukrock, velvetienne, minimaliste, lo-fi et même funk, elles explorent l'intensité répétitive et la force hypnotique du son. Un son blême, clinique, cérébral, alimenté par des cordes de guitares horizontales, des accès de basse émoussés, des claviers technologiquement tombés en désuétude (moog, farfisa, etc) et parcouru en contrepoint par la voix flottante, semi comateuse de Laetitia. Superbe!

 

The Stranglers

The sessions

Depuis le départ de Hugh Cornwell, les aficionados des Stranglers traînent misérablement leur spleen. Pourtant, Paul Rodgers et John Ellis se sont parfaitement intégrés au nouveau line up. Mais la musique a perdu ce feeling vindicatif, insidieux, menaçant, garage, qui le distinguait de tous les autres groupes. Voici pourtant quelque chose qui devrait jeter un baume sur le cœur de tous ces broyeurs de noir. Une compilation. Mais pas n'importe quelle compilation. Concentrée sur une période sise entre 77 et 82. Soit les meilleures années du groupe. Elle exhume des versions inédites. Exécutées lors de sessions d'enregistrement le 7 mars 77, le 13 septembre de la même année et enfin le 11 février 1982. Les deux premières sessions épinglent des exercices de style commis antérieurement aux morceaux définitifs. Huit chansons qui seront reliftées avant d'être reproduites sur « Rattus Norvegicus » ou « No more heroes ». En l'occurrence "Hanging around", "I feel like a wog", "Goodbye Toulouse", "Something better change", "No more heroes" (of course!), "Burning time", "Dead ringer" et puis surtout le très controversé "Bring on the nubile", dispensé ici dans sa mouture originelle ; c'est à dire celle qui, à l'époque, avait provoqué une levée de boucliers de la part des ligues féministes... La dernière session adopte une technique inverse, puisque "The man they love to hate", "Nuclear device/Genetix" et "Down in the sewer" ont été épurés de leurs overdubs, arrangements superflus et artifices de studio, particulièrement prolifiques sur "La folie" et "The raven". Et la décantation est tellement efficace que les sept minutes trente de "Down in the sewer" prennent ici une toute autre dimension. Live! La scène, véritable objectif poursuivi par ces sessions. La scène, là où les Stranglers ont écrit leurs lettres de noblesse...

 

Sttellla

Sttellla / L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau

Les deux premiers opus de Sttellla réunis en un box de deux compact discs. Trente titres parmi lesquels vous retrouverez avec beaucoup de plaisir les classiques "Dracula", "Non! Non! Jean François", "Le tango du frigo", "Quelle heure reptile?", "Aglae", "Zorro" et bien d'autres. Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, sachez que Jean Luc et Mimi Fonck ont décidé de remonter le duo et bien sûr d'enregistrer un nouvel album. ‘Nous la tendons d'ailleurs avec un pas science’...

 

Sttellla

The dark side of the moule

Un album de Sttellla sans les paroles ce serait comme une bière sans mousse. Pas assez ‘Floyd’, chaude si vous préférez. Evidemment "The dark side of the moule" reste ouvert à toutes les formes d'élucubrations... Et Jean-Luc Fonck ne s'en prive pas tout au long des dix-huit chansons de cet opus. Enfin presque! Puisque quelques compositions sont encore interprétées par son ex-épouse, Mimi. Et notamment l'adaptation de "Demain tu te maries" de Patricia Carli, rebaptisée "Arrête-arrête", tube consternant des années 50 ou peut-être même 60. Le concours de Perry Rose sur l'une ou l'autre composition, de Pierre Rapsat aux chœurs pour "Où sont elles?", et puis d'une flopée de musiciens de studio démontrent que Jean-Luc a voulu apporter un plus grand soin aux arrangements. Ce qui permettra sans doute, à certaines compositions, de se traduire en hits potentiels. Enfin, en ce qui nous concerne, rien que la lecture de ses lyrics, inclus dans le booklet, nous a permis de se payer une pinte de bon sang. Alors, arrêtez! Juste le temps d'un Sttellla...

 

Sugar Ray

Lemonade & Brownies

Vous avez sans doute déjà eu le loisir d'entendre le single "Hold your eyes" sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et bien, n'imaginez surtout pas que ce "Lemonade & Brownies" observe un profil aussi délibérément commercial. Si l'un ou l'autre fragment est susceptible d'alimenter la bande FM, la plupart tirent un peu dans toutes les directions. Depuis le metal virulent (Clawfinger, Living Colour, Biohazard) au funk pop lascif (Prince) en passant par le punk, le rap (Cypress Hill), le hard rock (ACDC) et même la soul typiquement "Tamla Motown". Sans oublier les samples, collages, ‘turntables’ et artifices en tous genres. Le tout injecté d'une fameuse dose d'humour. Une verve qui sert d'unique fil conducteur aux quinze compositions de cet opus...