Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Biohazard 8/8/26
Viagra Boys
Chroniques

Seven Day Diary

Skin and blister

Premier album pour cet ensemble californien (San Francisco) dont la formule et le line up évoquent inévitablement Veruca Salt. Deux kids et deux filles. Et deux filles qui se partagent le chant, la composition ainsi que la direction des opérations. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car la bande à Nancy Hess et à Pamela Laws dispense un popcore beaucoup moins saignant, moins incisif, noyant même la plupart du temps son intensité électrique dans une sorte de post-grunge inoffensif. Il faut d'ailleurs attendre le septième morceau de l'opus pour entrevoir une éclaircie. "Back to nature". Paradoxalement composition dominée par des orchestrations symphoniques. Et dans la foulée de découvrir enfin son véritable potentiel énergétique, à travers "Bleeding", "Stay" et "Violence". Laborieux, même si les qualités de cet ensemble sont indéniables. Suffit pas toujours de bénéficier de la production soignée de Gil Norton (Throwing Muses, Pixies, Belly, Catherine Wheel) ou du concours de l'ingénieur du son Dave Bascombe (Tear For Fears, Lightning Seeds) pour  décrocher la timbale...

 

Witch Hazel

Landlocked

Bien qu'issu du Kent dans l'Ohio, ce quintet manifeste davantage d'affinités avec la musique insulaire que celle pratiquée aux States. A premier abord, exception faite de quelques exercices minimalistes, son expression rappelle d'ailleurs les deux premiers elpees de Boo Radleys. Sorte de noisy pop lustrée d'harmonies vocales limpides, blêmes, infectée d'accès de cuivres purulents, fouettée de cordes de guitare tantôt floydiennes, tantôt mybloodyvalentinesques. Mais en grattant le vernis psychédélique, on est agréablement surpris de découvrir une construction mélodique davantage inspirée par le prog rock des senventies. Celle du Barclay James Harvest originel notamment voire des Moody Blues. Le recours au mellotron, au moog ou aux orchestrations austères, pseudo symphoniques n'y est pas étranger. Mais également les drums. Tantôt luxuriants, frénétiques, tantôt feutrés, capricieux, d'inspiration crimsonienne pour être plus précis...

 

Morphine

Yes

Morphine est au jazz moderne ce que Birthday Party était au post punk. Austère, couvant, hanté, il semble vouloir exister au sein d'un vide artistique où seules texture et émotion importent. Coproduit, suivant la bonne habitude, par Mark Sandman et Paul Q Kolderie (Hole, Radiohead, Dinosaur Jr), le troisième opus de ce trio bostonien continue de vagabonder dans une atmosphère sordide, nocturne, somnambulique. Basse à deux cordes, slide tendue, saxophone baryton débauché, fiévreux, drums minimalistes, jazzifiants, souples, murmure vocal réminiscent d'Orson Welles, entretiennent ce funk névrotique, intoxiqué de lyrics sombres, à l'humour mordant, mais terriblement fascinant...

 

The Maids Of Gravity

Maids Of Gravity

En mai dernier, ce trio californien basé à Londres nous avait mis l'eau à la bouche en nous livrant un premier et excellent mini elpee "Strange Channel". Issu des mêmes sessions d'enregistrement, le premier et véritable album de Maids of Gravity répond parfaitement à notre attente. Eponyme, il a donc également été produit par Matt Hyde (Porno for Pyros). Et dispense une même électricité blanche aux mélodies aussi savoureuses que rafraîchissantes, tout en présentant un éventail de parfums beaucoup plus large. Leather Nun, Wipers, Pixies, Smashing Pumpkins, Foo Fighters. Psychédélique également. Dans la progression des cordes de guitares. Mais surtout pour les harmonies vocales. Languissantes à l'instar du Floyd circa "More", sinusoïdales comme les Beatles de l'époque "Magical Mystery Tour". Voire ouatées, brumeuses dans l'esprit du Pale Saints originel ou de Medecine (NDR: normal lorsqu'on sait qu'en 1991, Ed Ruscha et Jim Putman sévissaient au sein de ce groupe). Un chouette album!

 

Sexepil

Sugar from the soul

Il nous a donc fallu plus d'une dizaine d'écoutes avant de pouvoir commencer à décortiquer cet elpee. Et il faut croire qu'il en faudrait probablement autant pour pouvoir en apprécier tous les charmes cachés (!), tant la musique de ce quintet hongrois est riche. Un seul dénominateur commun : l'électricité. Pétillante, crépitante, gémissante, jacassante ou convulsive elle est guidée par de multiples conducteurs. Mélodiques, c'est vrai. Mais qui peuvent osciller du funk blanc (Gang of Four) au prog rock (King Crimson) en passant par le hardcore (Fugazi) l'urban rock (Stooges), le psychédélisme de la west coast du début des seventies (Jefferson Airplane, Grateful Dead) ou post industriel (Wire), l'ethno metal (Tea Party), le popcore (Dig), le punkcore (Band of Susans), la house mancunienne (Stone Roses) et le glam bowiesque de Ziggy Stardust. Un album complexe, mystérieux, ténébreux qui ne manque pas de Sexepil. Remarquable!

 

Hector Zazou

Chansons des mers froides

Iconoclaste, inclassable, ce sujet de l'Hexagone est un peu considéré comme une référence dans le domaine de la world music. Pas seulement à cause de sa collaboration privilégiée menée en compagnie du chanteur zaïrois Bonny Bikaye. Mais aussi parce que sa notoriété lui a permis de côtoyer des artistes aussi huppés que John Hassell, Ryuichi Sakamoto, John Cale, Manu Dibango ou Richard Horrowitz. Et aujourd'hui, pour confectionner son troisième album solo, il a reçu le concours de toute une panoplie de grosses pointures? Chanteuses et chanteurs d'abord. Siouxsie, Björk, Suzane Vega, Cale, etc. Et musiciens ensuite. Le cow-boy électrique Lone Kent, Brendan Perry de Dead Can Dance, Budgie drummer des Banshees, Harold Budd, le Balanescu Quartet et quelques autres. Un disque sur lequel on remarque la présence de Gilles Martin à la coproduction. Présenté sous la forme d'un coffret élégamment illustré de photographies du Grand Nord, il nous entraîne dans un périple emprunté à la tradition ethnique de Sibérie, de l'Alaska, du Groenland, de l'Islande, de la Suède, de la Finlande et du Japon, un périple envisagé sous son aspect le plus esthétique, celui des mers froides...

 

The Maids Of Gravity

Strange Channel

Mini album pour ce trio issu de LA émigré à Londres. Combo qui implique deux ex-musiciens de Medecine, Ed Russcha et Jim Putnam. Antécédents qui n'influent cependant guère sur ce "Strange Channel". Sauf peut-être sur le cinquième et dernier morceau du disque, "In other words"; composition cuivrée, languissante, graduelle. Le reste exsude plutôt un rock psychédélique à l'esthétisme vaporeux et aux lyrics ambigus. Produit par Matt Hyde (Porno For Pyros), "Strange Channel" est un avant-goût du futur CD de Maids Of Gravity dont la sortie est prévue pour la fin de cette année. Et comme les sessions d'enregistrement se sont révélées particulièrement fécondes, il devrait uniquement être composé de nouvelles chansons.

 

The Silencers

So be it

Considéré à l'origine comme le chaînon manquant entre U2 et Simple Minds, les Silencers jouent en tête de la deuxième division depuis maintenant dix ans. Un ensemble écossais, qui depuis la disparition de Big Coutry et de The Alarm, constitue aujourd'hui le seul représentant de ce style enlevé, attachant et puissant appelé rock/pop celtique. Sur "So be it", le quintette a décidé d'adopter un profil plus rock. Plus électrique. Curieusement sur les premières et les dernières compositions du disque. Des chansons vives, intenses, savoureuses, passionnées et mélodieuses, fruitées par la conjugaison des vocaux de Jimmie O'Neil et de Jinky. Il est d'ailleurs dommage que toute l'œuvre ne soit pas de cette trempe, car son ventre mou se révèle assez indigeste. Libérant même des relents un peu trop à base de Wet Wet Wet et de Del Amitri. Heureusement, la dyspepsie n'est que passagère et nous permet de retrouver rapidement l'appétit sonore. Pour déguster des chansons plus hymniques, contagieuses, balayées de flûte, de violon ou de piano...