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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Jon Spencer
Viagra Boys
Chroniques

Sonic Youth

Made In USA

En 1988, le groupe new-yorkais commettait la bande originale du film "Made in USA". Sept ans plus tard, elle fait l'objet de cette gravure. Vingt-trois titres, à l'origine instrumentaux, retravaillés par la guitare de Thurston Moore pour la circonstance. Un minimum de parties vocales alimente les compositions, les musiciens du groupe new-yorkais laissant une grande part à l'improvisation. Hormis deux titres plus conformes à l'image du Sonic Youth contemporain, ce "Made in USA" navigue entre l'ambiant noisy et le free punk en passant par le folk psychédélique. Délirant!

 

Gary Young

Hospital

Expérimentations ou élucubrations? Difficile de se prononcer sans le recours à une radiographie. Une chose est sûre, l'ex-drummer de Pavement peut enfin donner libre cours à son tempérament fantaisiste. Et il ne s'en prive pas pour l'extérioriser sur "Hospital". Amorcé par un pastiche de "Batman", rebaptisé pour la circonstance "Plant man", il opère tantôt suivant un schéma acoustique institué par Chris Knox, tantôt selon une méthode propre aux Residents, tordant aussi bien les cordes de guitare, les samples, les percussions que les bruitages, pour en extraire une substance totalement délirante. Docteur, est-ce grave? Non, mais ça se soigne!...

 

Sonic Youth

Screaming fields of sonic love

Compile 17 titres pour cette formation new-yorkaise. Un recueil qui pioche dans les sept premiers albums enregistrés entre 1981 et 1988. Soit "Sonic Youth", "Confusion is sex/ Kill your idols", "Bad moon rising", "E.V.O.L.", "Sister", "Daydream nation" et "The whitney album" attribué à "Ciccone Youth". Pas de trace donc de "Goo", "Dirty" et "Experimental jet set, trash and no star" jugés sans doute trop contemporains. Un testament de ce groupe déjà légendaire, anticonformiste et demeuré, malgré sa signature chez un major, aussi imprévisible que créatif...

 

The Young Gods

Only heaven

Il a donc fallu attendre trois bonnes années pour voir naître le nouvel opus studio de ce trio helvétique. Et l'attente n'aura pas été vaine, car le résultat va au-delà de nos espérances. Seulement, il se révèle beaucoup plus atmosphérique, éthéré, fiévreux, ne laissant exploser son intensité qu'en de plus rares occasions. Pas sur le remarquable single "Kissing the sun", qui semble avoir accumulé la somme des spécificités du tempétueux "TV Sky". Envolées d'orchestrations wagnériennes, tempo implacable, tribal, samplers organiques et puissants parviennent ainsi à remuer les entrailles du rock. Eléments que l'on retrouve dispensés plus parcimonieusement sur "Only heaven", laissant une plus grande place aux climats menaçants, étranges, pathétiques qu'irradie le vocal grandiose, opératique, passionnel de Franz Treichler. Et si "The Dreamhouse" peut se faire dangereusement convulsif, les seize minutes trente-quatre de "Moon revolutions" nous entraînent dans un univers cosmique, vertigineux, floydien circa "Meddle". Enregistré, comme par le passé, sous la houlette de Roli Mosiman, cet elpee constitue un nouveau pas en avant pour la musique hybride des Young Gods. Mais est-ce vraiment "Only Heaven"?

 

Deee Lite

Dewdrops in the garden

Ce groupe de ‘dance’ était parvenu à décrocher un Award en 1992 aux Iles Britanniques, pour s'être impliqué en faveur de la défense de l'environnement, par le biais du single "I had a dream I was falling through a hole in the ozone layer". Deux ans plus tard, Deee Lite semble ne plus avoir grand chose à nous dire. "Dewdrops in the garden" est ainsi truffé de références gratuites aux drogues. A moins qu'il ne vous invite à glander comme sur les chansons "Stay in bed, forget the rest" ou "Picnic in the summertime" qui a par ailleurs bénéficié d'une gravure en single. Dans ces conditions, difficile d'ingurgiter ce cocktail aseptisé de funk, de soul, de dub, de jazz, de house, de sexe et d'ecstasy...

 

Sonic Youth

Washing Machine

En près de quinze années d'existence, ce quartet new-yorkais n'a jamais concédé la moindre parcelle de création au temps et à la mode, s'évertuant à déflorer les moindres recoins de l'underground. Et ce douzième opus ne déroge pas à la bonne règle, poursuivant et même approfondissant les expérimentations menées sur "Experimental jet set trash and no star".

Découpé en onze fragments, "Washing Machine" implique ainsi deux compositions particulièrement copieuses. Une de dix minutes. Et l'autre de près du double. Le titre maître d'abord. Pour un voyage dans le garage rock dévasté et futuriste. En final ensuite. Pour prendre un bain d'ambient noise dans la "Diamond sea". Dans l'intervalle, la formation yankee vous propose toute une série de nouvelles aventures soniques. Brumeuse et narcotique sur "Daydream nation", pardon, "Becuz", velvetienne ("Junkie's promise"), kraukrock (Neu, Can) chez "Saucer-Like", à l'agonie psychédélique ("No Queen Blues"), beefheartienne ("Party lies"), à l'exotisme volatil ("Skip trace") ; sans oublier la ballade luxuriante ("Unwind") ou contagieuse ("Trouble girl")... En secrétant toujours cette électricité écorchée, en dents de scie, savoureuse, Sonic Youth n'est pas prêt de perdre sa crédibilité sur la scène rock alternative...

 

Neil Young

Mirror Ball

En 1993, Neil Young et Pearl Jam se payaient une jam mémorable à l'occasion de la remise des MTV Music Awards. Une collaboration retransmise par la chaîne musicale qui allait déboucher sur la promesse de recommencer l'expérience, mais pour un véritable album. Ce "Mirror Ball" constitue donc le fruit de cette rencontre. Première constatation: toutes les compositions relèvent de la plume de Young, le cinq de Seattle jouant ici le rôle de backing group dévolu dans le passé au célèbre Crazy Horse. Mais quel backing group! Et malgré le quart de siècle qui sépare le ‘loner’ du quintet de Seattle, on a davantage l'impression d'être en présence d'une équipe soudée que d'un patriarche entouré de ses fils spirituels. Coproduit par Neil et Brendan O' Brien, cet opus dispense onze fragments tout bonnement remarquables. Depuis l'hymnique "Song X" jusqu'au grésillant, distordu, élaboré en cascade "Scenery", en passant par le spectral "Act of Love", le fragile mais rigoureux "Big Green Country", le vulnérable "I'm the Ocean", le lancinant "Truth be known", le presque ‘rollingstonien’ et single "Downtown", le mensonge hippie trempé dans le regret et l'amertume "Peace and Love" et le crépitant "Throw your hatred down" circa "Everybody knows this is nowhere". Le tout épicé de deux brefs intermèdes alimentés par l'inévitable orgue à soufflets, "What happened today" et "Fallen Angel". Une constante: l'intensité électrique. Torturée, distordue, marécageuse, blanche, savoureuse, que Neil, Stone Gossart et Mc Cready extirpent littéralement de leurs guitares. La section rythmique est d'une précision et d'une efficacité sidérantes. Et puis bien sûr, il y a la voix gémissante de Neil qui inocule à chacune des mélodies cette sensibilité irrésistible. Un must, cela va de soi!

 

Southern Culture on the Skids

Dirt track date

En remuant les entrailles du swamp rock, du bayou, du rockabilly, du blues et du boogie, Southern Culture on the Skids affiche une coloration franchement revivaliste. Et pourtant, ce "Dirt track date" nous a fait bigrement plaisir. Pas tellement sur les fragments taillés dans le surf, réminiscents des interludes diffusés sur le tube cathodique au cours des fifties, et encore moins sur les morceaux noyés dans le funk, mais surtout lorsque les chansons manifestent ce feeling marécageux, irrésistible, sudiste propre à Creedence Clearwarter Revival et à Tony Joe White. En l'occurrence sur "Fried chicken and gasoline", "Voodoo cadillac" et "8 Pice Boy". On quand on pénètre dans le monde malsain, insidieux des Cramps ("Greenback fly", "Skullbucket"), voire tribal, stoogien, implacable sur "White trash". Et rien que ces cinq titres sont parvenus à polariser toute notre attention, notre admiration...