Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Chroniques

Dribbling Darts

Present Perfect

Groupe néo-zélandais qui relève, comme il se doit du fameux label Flying Nun, Dribbling Darts est drivé par l'ex-Sneaky Feelings, Matthew Bannister. Un personnage qui manifeste un certain génie pop littéraire dans ses chansons bourrées d'imagination et de sensibilité. Tout au long de ce "Present Perfect", il parvient ainsi à mêler rock, pop, rhythm’n’blues, folk et technologie, avec doigté, style et originalité. Un album surprenant qui cherche, et même le plus souvent trouve, le point de rencontre idéal entre la délicatesse mélodique d'un McCartney, la versatilité funky pop d'un Paul Weller et l'excentricité humoristique de Split Enz. Instrumentation basique, violon espiègle, samplings inhabituels et voix élégante, narrative de Matthew, contribuent ainsi à entretenir une flamme pop contagieuse à conjuguer exclusivement au "Present Perfect"...

 

Calvin Russell

Le Voyageur

Vu la popularité recueillie par ce Texan au sein de l'Hexagone, il était inévitable que l'enregistrement de son premier album ‘live’ y soit perpétré. De ce périple accordé l'an dernier, Calvin a sélectionné quatorze fragments interprétés soit à Paris, à Orléans ou à Rouen. Un disque qui souffle le chaud et le froid. Le chaud acoustique, lorsque les guitares sèches sortent de leur contexte country folk, pour emprunter un chemin sonore dont la subtilité et la sensibilité se situent à mi chemin entre Mark Knopfler et Tom Waits ("A Crack In Time", "Crossroads"). Le froid métallique, par la faute d'un guitariste dont les égarements nombrilistes asphyxient systématiquement tout développement mélodique. Ce qui explique sans doute pourquoi "Le Voyageur" est une petite déception...

 

The Drum Fondu

It´s late

Après la fondue bourguignonne et savoyarde, voici la Drum Fondu, préparation faite à base de langue de Vondel, de synthés et de samplings. Saupoudrez le tout d'un zeste de cordes de guitare, ajoutez une pincée de basse et un doigt de cuivre, et vous obtiendrez une solution expérimentale à tremper, suivant le goût, dans le post punk (De Kreuners?), l'electro wave (Berlin Blondes?) ou le krautrock (Can, Neu, Faust). Bon appétit!

 

Radial Spangle

Syrup Macrame

La musique de Radial Spangle semble vouloir défier toute logique. N'essayez donc surtout pas d'y trouver un fil conducteur. Vous en seriez pour vos frais. Envahi par cette forme de psychédélisme surréaliste, tentaculaire vous pénétrez alors dans un univers sauvage, convulsif, pervers, paranoïaque et sans issue. Un Mercury Rev à n'entreprendre que sous la garantie d'une Sonic Youth...

 

The Dubrovniks

Medicine Wheel

En 1991, ce quartet australien nous avait infligé un album de heavy metal insupportable, linéaire, pénible à la limite. Aussi nous manifestions un préjugé défavorable avant d'écouter ce "Medicine Wheel", prêts à laminer un remake de "Chrome" avec causticité et ironie acerbe (NDR : là nous ne l'avons pas fait exprès !). Enfin, il a fallu s'exécuter. Avec résignation ? Et bien non ! Car la surprise a été totale. Nous nous demandions même s'il s'agissait du même groupe ou si éventuellement la rondelle correspondait bien au boîtier. Pourtant, nous sommes bien en présence du même band, composé des mêmes musiciens. Mais, curieusement exorcisé de son hard rock primaire. Il faut croire que ces kangourous ont beaucoup écouté les Triffids, House Of Love et surtout Jesus & Mary Chain au cours des deux dernières années. Et puis la pop des sixties. Car l'élixir mélodique des douze titres de cet opus exhale de semblables parfums. La voix laconique de Pete Simson épousant même les inflexions laconiques de Jim Reid. "Medicine Wheel" recèle ainsi quelques petites perles parmi lesquelles "Never get that far" et "Can't come back" méritent un prix d'excellence. Virage à cent-quatre-vingt degrés donc pour les Dubrovniks. Mais dans le bon sens !

 

Dee Dee Ramone

I hate freaks like you

Dee Dee a donc quitté les Ramones. Ce qui ne l'empêchera pas de continuer à composer pour ses ex-aux frères. Mais, à qui pensez-vous qu'un album de Dee Dee Ramone puisse ressembler ? A celui d'un autre disque des Ramones, ce n'est pas plus compliqué. Et le son de son premier opus solo a beau se révéler plus acéré, plus frénétique, il n'est que la conséquence d'un soin tout particulier apporté en studio, à la finition. Sans quoi, pas de panique, vous pouvez vous les farcir les yeux fermés… One, two, three, four. Garba, garba hey hey…

 

Duncan Dhu

Piedras

Depuis la sortie d'"Autobiografia", Mikel Erentxum et Diego Vasallo ont privilégié leurs expérimentations individuelles au détriment de Duncan Dhu. Une situation que nous pensions sincèrement peu favorable à la survie du groupe. Il faut croire que leurs aventures en solitaire n'ont pas été concluantes, puisque le duo basque vient de se reformer. Malheureusement, ce "Piedras" n'a ni l'étoffe, ni le caractère du célèbre "Cry For Our Time". Seuls "Abandonar" et "Bulbare" échappent à la critique. Les neuf autres compositions se vautrant dans un soft pop jazz aussi terne que "Dreamland" d'Aztec Camera et pompeux que l'"Eldorado" d'Electric Light Orchestra. Une déception !

 

Eddi Reader

Eddi Reader

En ‘digest’, Eddi Reader n'est autre que l'ancienne chanteuse du défunt Fairground Attraction reconvertie en folk singer. Elle possède toujours un superbe timbre vocal chaud, onctueux, parfumé d'inflexions vocales proche de Juliana Hatfield, mais les compositions de son deuxième opus semblent avoir été pasteurisées, homogénéisées. Et où il y a de l'homo(gène), il n'y a pas de plaisir...