Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Eloy

Chronicle II

Le deuxième volume compilateur consacré à la formation germanique Eloy couvre la période qui se situe entre 1986 et 1992. Soit celle au cours de laquelle, la destinée du groupe ne reposait plus que sur les seuls Frank Boremen et Michael Gerlach. Ensemble d'Eurock dans toute sa splendeur, Eloy s'adresse essentiellement aux babas cools qui continuent de sanctifier les Barclay James Harvest, Sad Cafe, Kansas et autres Yes. Même le graphisme de la pochette rappelle un certain Roger Dean. Et pourtant, une écoute plus attentive permet d'y remarquer des nuances technologiques beaucoup plus sophistiquées. Probablement empruntées à Tangerine Dream et à New Musik. Mais notre avis n'a pas nécessairement forme d'Eloy...

 

The Scabs

Live dog

A force de le répéter, vous finirez par nous croire. Sur les planches, les Scabs sont au sommet de leur art. Nous avions eu la chance de les applaudir en août 93, lors de leur set exécuté au Martrock de Louvain. Un concert mémorable immortalisé sur ce " Live dog ". Un double CD. Une face électrique. Ponctuée de deux covers de Neil Young. " Rockin' in the free world " et " Like a hurricane ". Une acoustique. Presque countrysante. Pourtant, une question nous turlupine l'esprit. Par quel subterfuge un concert d'une grosse heure peut-il accoucher d'une bande sonore de cent-dix minutes ? Mystère et boule de gomme !

 

Ash

Trailer

Mini album sept titres pour ce trio issu du nord de l'Irlande (County Down) contaminé à la fois par le punk pop de la fin des seventies (Buzzcocks, Undertones) et le popcore yankee (Husker Dü, Dinosaur Jr, Pixies, Dig). Vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'apprécier le clip vidéo consacré au single "Petrol". Et bien ce disque est de la même veine. Produit par Marc Waterman (Elastica et pas stylographe), "Trailer" dispense des mélodies électriques pétillantes, vivaces, électricité savamment dynamisée par des cordes de guitare subversives, menaçantes, furieuses, et propagée sur un tempo irrésistible modelé par la section rythmique sans faille. Des mélodies instantanées enrichies par le vocal tantôt vulnérable (Tim Burgess ?) tantôt irascible (Alice Cooper ?) de Tom (probablement Wheeler !) qui épanche ses lyrics ‘curistes’, angoissés. Excellent !

 

Erasure

I Say I Say I Say

Pour mettre en valeur son huitième album, Erasure n'a pas lésiné sur la qualité de l'emballage. Une pochette qui figurera, sans aucun doute, au panthéon des plus belles illustrations graphiques dans l'histoire de la pop et de la rock music. Présentée sous la forme d'un double 30 cm, elle laisse apparaître, lors de son ouverture, la reproduction d'un château hanté digne des plus beaux cartoons de Walt Disney... Il ne suffit heureusement pas de présenter un bel apparat pour être transporté (!) Pourtant, il faut reconnaître que le contenu de ce disque est soigné, raffiné. Et baignant dans les mêmes eaux troubles que Jimmy Sommerville, KD Lang, Pet Shop Boys et Boy George, il recèle quelques hits en puissance. "Man In The Moon", "Run To The Sun" et "Miracle", par exemple. Mais peu réceptifs aux sonorités computarisées, superficielles et inoffensives de ce duo ambigu, ni au vocal falsetto, androgyne d'Andy Bell, nous ne pouvons qu'émettre un avis très subjectif au sujet de ce disque. Et pas la peine de le répéter trois fois!

 

Scorn

Evanescence

Depuis que Justin Broadwick s'en est allé fonder Godflesh, Scorn se résume aujourd'hui au seul tandem Michael Harris et Nick Bullen. Difficile à croire que ces musiciens aient pu un jour tremper dans le ‘death metal’ au sein de Napalm Death, lorsqu'on écoute leur troisième opus. Un disque avant-gardiste qui combine la complexité électronique et les rythmes sauvages dans une perspective individuelle... "Evanescence" reflète en tous cas parfaitement le climat qui règne sur cette œuvre, suggérant une forme d'amnésie qui glisse dans l'obscurité, un peu comme une ombre qui s'évanouit ou s'efface progressivement. AR Kane, My Bloody Valentine, Main, Eno constituent autant de points de référence pour cette forme de ‘metal ambient’ aux pulsations radioactives, hypnotiques, dub reggae et aux cordes de guitares brumeuses, spectrales et glaciales...

 

35007

Especially for you

Ces six Hollandais (Eindhoven) explorent un monde parallèle à Ozric Tentacles. Psychédélique ? Ambient ? Techno ? Le tout à la fois, probablement ! Mais plutôt que d'épouser un profil post Gong, 35007 palpite au rythme des spasmes hypnotiques, épileptiques du ‘krautrock’ de Can. Sans quoi, on y retrouve l'essence même du psychédélisme. Depuis le Floyd en passant par Soft Machine, Spacemen 3 et The Orb. Mais aussi au gré des expérimentations ‘ambient’. Pensez à Brian Eno et puis surtout à Robert Fripp lorsqu'il s'est intéressé aux collages et aux boucles (les Frippertonics). Enfin, la solution manifeste méthodiquement des accès de fièvre métalliques, industriels, probablement inoculés par Nine Inch Nails. Un excellent album, spécialement conçu pour les années 90…

 

The Screamin´ Cheetah Wheelies

The Screamin´ Cheetah Wheelies

Ensemble texan (Nashville), The Screamin' Cheetah Wheelies s'inspire ouvertement de l'ancien testament du rock. En particulier de Van Morrison, Little Feat, Traffic ou autres Allman Brothers Band. Même le timbre vocal écorché, ravagé de Mike Farris campe un métissage entre celui de Steve Winwood et Kevin Coyne. Un style qui malgré les malencontreux dérapages dans le hard rock risque fort de plaire aux nostalgiques de la soul et du blues, tant le niveau de virtuosité des musiciens est relevé. Maintenant, ne cherchez pas trop une quelconque implication dans un mouvement de blues progressif, The Screamin' Cheetah Wheelies incarne un modèle presque parfait de groupe revivaliste...

 

A Beatband

Jintro Travels The Word In A Skirt (Ep)

Hormis "Ranblind", introduction synthé pop sans grand intérêt, ce mini-CD nous a franchement décontenancés. Quatre fragments complexes, fastueux, énigmatiques fécondés dans l'underground le plus pur. Mais quelle n'a pas été notre surprise d'identifier l'origine belge de cette production. Puis de démasquer pour auteur de ces expérimentations en solitaire le bassiste de dEUS, Stephen Kamil Carlens. Quoiqu’après mûre réflexion, ce "Jintro Travels The Word In A Skirt" est finalement profilé sur un même "Worst Case Scenario"...