Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Chroniques

Link Protrudi

Seduction

Bienvenue dans la caverne d'Ali Baba en compagnie de Link Protrudi & The Jaymen. Soit un projet parallèle imaginé par Rudi Protrudi, le leader des Fuzztones. Ils ne sont cependant pas quarante impliqués dans l’aventure, mais ne se gênent pas pour rafler tout ce qui peut leur apporter une certaine séduction orientaliste. Que ce soit la musique contemporaine, fifties, sixties, ethnique, africaine, classique ou vaudevillesque, tout est mis à profit pour constituer un butin sonore. Même les titres de l'album épousent un profil exotique. "Sultan's Desir", "Diddley Dharma", "Serpentine" ou l'adaptation d'"Arabian Knights" de Tchaïkovski. Link et ses acolytes poussent même l'impudence en tentant une "Seduction of the virgin prune". (NDR: Ce qui reste à prouver!). Sésame, ouvre-toi!

 

Diabologum

Le goût du jour

Hier, les diabolos mentaient. Aujourd'hui, ils gomment. Que feront-ils demain? Communiquer? De manière à emprunter un moyen de diabolocommunication au goût du jour. Trêve de plaisanterie, Diabolologum est un groupe français. Parisien très exactement. Un quartet qui ne manque pas d'idées, mais bien de ligne de conduite. D'abord à cause de sa musique qui zappe de Sonic Youth à Velvet Underground, en passant par Bongwater, Taxi Girl, Mary Goes Round et Polyphonic Size. Un Polyphonic Size à qui ils empruntent également la candeur et l'attitude pop wave. Pour les lyrics, là c'est une autre paire de manches. Chantés en anglais, leur naïveté frise le ridicule. Mais en hexagonal, ils se révèlent frondeurs, malicieux, ésotériques. "Le goût du jour" laisse ainsi libre cours aux paradoxes, aux ambiguïtés et aux contrastes, avec une pointe d'humour, d'irrévérence et de sensualité qui n'est pas sans rappeler Lio. En particulier, lorsque c'est la voix de Bambi qui anime (!) la mélodie. Walt Disney présente...

 

Manu Dibango

Wakafrika

Pour enregistrer son nouvel album, Manu Dibango a reçu le concours de l'élite musicale noire africaine, notamment Youssou N'Dour, Geoffrey Orema, King Sunny Adé, Touré Kunda, Salif Keita et tout une série d'artistes moins connus mais aussi talentueux. Le Français Manu Katché et les Yankees Alex Brown, Paul Jackson Jr et David Williams sont également de la partie. Mais le plus intéressant procède de la participation de Peter Gabriel et de Sinead O'Connor à la nouvelle version de "Biko", chanson que l'Archange avait écrite en 1980, pour éveiller la conscience du monde contemporain au régime dictatorial et d'apartheid imposé en Afrique de Sud. Une composition qui prend aujourd'hui toute son ampleur depuis l'élection démocratique du nouveau président de cet état, Nelson Mandela... Une énigme est cependant venue nous traverser l'esprit: pourquoi ce "Wakafrika" ne figure pas sur le catalogue ‘World Music’ ?

 

Robert Plant & Jimmy Page

No Quater

Quatorze ans après la séparation du Led Zeppelin, Jimmy Page et Robert Plant ont décidé de retravailler ensemble. Enfin, pas tout à fait quatorze années, puisque à l'occasion du 40ème anniversaire d'Atlanta, le dirigeable était remonté sur scène en compagnie du fils de feu John Bonham. En fait, l'étincelle a été allumée par MTV, intéressée par la rencontre des deux figures légendaires dans le cadre de l'émission ‘Unplugged’. Mais comme Page et Plant estimaient que cette formule était trop restrictive, il lui ont trouvé un autre format. Plus électrique, vous vous en doutez. Mais également ethnique et symphonique. Vous avez peut-être eu l'occasion d'assister à cette session d'enregistrement diffusée récemment sur la chaîne musicale insulaire. Le duo y est accompagné par le groupe de Plant, le London Metropolitan Orchestra et un orchestre arabe. Plusieurs compositions de cet opus ont été prélevées de ce concert. Et notamment la version fabuleuse de "Kashmir" qui met en exergue la voix fabuleuse de Nayma Akntar. Parce que d'autres titres inclus sur ce CD ont été réalisés tantôt à Marrakech, en compagnie du Gnaoua, musiciens marocains de souche noire africaine, tantôt au Pays de Galles ou même dans un studio de TV londonien. Des sessions nécessitées pour le tournage d'un film qui devrait sortir incessamment. "No Quarter" implique bien sûr de nouvelles compositions : "City Don't Cry", "Wah Wah", "Yallah" et bien sûr le titre maître. Mais aucune d'entre elles n'atteint le niveau des adaptations du catalogue de Led Zeppelin. En particulier "Friends", "That's The Way", "Gallows Pole" et bien sûr "Kashmir", dont l'étoffe mérire à elle seule l’acquisition de l'album...

 

Die Haut

Sweat

Pour célébrer le dixième anniversaire de son existence, Die Haut gravait l'an dernier "Head On", un album sur lequel Kim Gordon, Debby Harry, Jeffrey Lee Pierce, Alan Vega, Blixa Bargeld, Anita lane et Lydia Lunch donnaient de la voix (!). Les trois derniers cités, rejoints par Nick cave et Kid Congo Powers, ont même accepté de poursuivre l'expérience à travers une tournée européenne. De ce périple, c'est le concert du Tempodrom de Berlin, qui a été immortalisé sur "Sweat", une œuvre sulfureuse, impitoyable, métallique réminiscente de Birthday Party, d'Einstürzende Neubauten et de Kowalski....

 

Pain Teens

Destroy Me, Lover

Pain Teens appartient au label texan ‘Trance Syndicate’, un label underground qui compte également dans son écurie des formations aussi improbables que Drain, Johnboy, Ed Hall et les Cherubs. Pain Teens se montre, sur ce "Destroy Me, Lover", à la hauteur de sa réputation. Un album complexe, étrange, menaçant qui allie subtilement instrumentation rock conventionnelle (basse, guitare, batterie), samplings et collages. Le quatuor y brouille les limites entre l'horreur et l'humour, la beauté et la tragédie, la perversion et le charme ; dépeignant des paysages sonores tantôt paisibles (notamment sur la cover de Leonard Cohen, "The Story Of Isaac"), sombres, obsessionnels (Venus In Furs), psychédéliques, cauchemardesques (Legendary Pink Dots), délirants, déchiquetés (Butthole Surfers) ou sinistrement post-industriels (Throbbin' Gristle), paysages sonores dont la mélodie ne tient qu'à un fil, celui de la voix sereine , suave, sensuelle de Bliss Blood (Martha & the Muffins?). Etonnant!

 

Die Krupps

The Final Remixes - The Final Option II – The Final option remixed

Il plane un certain mystère sur l'origine de cette formation. Teutone? Yankee? Peut-être un peu des deux. En tout cas, Die Krupps se prend très au sérieux. C'est sans doute le principal reproche que nous pouvons lui adresser. Car si la techno, le punk, le trash, le gothique, le rap, le métal et le post industriel entrent dans la préparation de base de son expression, les fragments de "The Final Option" parviennent à faire une synthèse entre la musique hybride de Front 242, l'electro hardcore d' Einstürzende Neubauten et le cyberpunk de Cassandra Complex. Comme son nom l'indique, "The Final remixes" épingle des versions retravaillées de compositions antérieures. Issues des deux premiers albums. Remodelés, pour la circonstance, par KMFDM, Philip Boa, Luc Van Acker, Jim Martin (Faith No More), Clawfinger, Paradise Lost et consorts. Quinze en tout. Mais finalement (!), aucune d'entre elles n'atteint la valeur des compositions originales...

 

Pantera

Far Beyond Driven

A moins d'être un fana de hardcore pur et dur, nous ne voyons guère de cobayes susceptibles d'encaisser plus de trois titres d'affilée du troisième elpee de Pantera. Guitares hyper agressives, accablantes, basse matraquée, vomissements gutturaux et rythme primal palpitent au cœur même de votre matière grise, à la manière de l'infâme intrus coupable de déclencher vos migraines post saoulographiques... Vite une aspirine!