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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Afghan Whigs
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Chroniques

Disharmonic Orchestra

Pleasuredome

En choisissant pour nom de groupe Disharmonic Orchestra, ce trio allemand n'était certainement pas décidé à produire une musique esthétique, tendre et mélodique. Ce qui semble normal pour un groupe de hardcore post industriel. Mais consternant lorsque le résultat vinylographique souffre d'une absence totale d'imagination et de subtilité...

 

Pearl Jam

Vitalogy / Dissident I, II, III

Juste avant de publier son nouvel album, le groupe de Seattle décidait de sortir trois CDs ‘live’. Vendus séparément, ces trois morceaux de plastique épinglent vingt-quatre titres enregistrés à Atlanta en avril dernier. Autant le dire tout de suite, cette trilogie s'adresse surtout aux inconditionnels ; les enregistrements ne nous paraissant pas d'une qualité exceptionnelle. Par contre, avec "Vitalogy", nous venons de prendre une véritable claque. Ce qui était loin d'être prévisible. Parce que l'ensemble était encore, voici quelques mois, au bord de la rupture. Entre-temps, Kurt Cobain s'est donné la mort. Un choc terrible pour Eddie Vedder, qui au fil du temps, s'était lié d'amitié avec le leader de Nirvana. Cette tragédie semble, en tout cas, avoir remis Pearl Jam sur les rails. Pour combien de temps ? Dieu seul le sait ! Maintenant, nous serions de mauvaise foi en vous annonçant que l'enregistrement de "Vitalogy" s'est déroulé dans une ambiance allègre. Parce que le spectre de Kurt a plané tout au long de ces sessions. Et on le ressent très fort sur les quatorze chansons de cette œuvre. Pas toujours très abordable, il est vrai. Mais chargée d'un feeling incroyable. Eddi Vedder y vomit sa colère et sa douleur avec une rage et une férocité désolée, sinistre et traumatisante. Les guitares se chargeant d'entretenir l'intensité malveillante, profanatrice, sanglante et vitale au rock de Pearl Jam...

 

Doctor Feelgood

The Feelgood Factor

Si Lee Brillaux s'était encore montré à la hauteur de sa réputation début 93, à l'occasion de la sortie de son précédent album "Primo", il faut reconnaître que son nouveau disque manque cruellement de mordant. En fait, Lee est malade et manifestement ses cordes vocales en ont pris un sale coup. Son rhythm’n’blues ne manque pourtant pas d'allure, mais il y manque ce petit quelque chose, cette rage et cette ferveur qui constituait la marque de fabrique du combo. N'oubliez surtout pas que Brillaux a été une des figures de proue du punk britannique de la fin des seventies. Et à ce titre, il mérite tout notre respect. Sans quoi c'est surtout le guitariste Steve Walwyn qui tire ici son épingle du jeu. D'ailleurs depuis que Feelgood est en convalescence, il partage son temps avec Eddie & The Hot Rods, autre formation légendaire issue du même patelin. Ce qui n'est peut-être pas le meilleur remède pour rendre la santé au Doctor. Mais seul l'avenir nous l'apprendra...

 

Steve Perry

For the love of strange medicine

Steve Perry possède une belle voix. Proche de celle de Rod Stewart. En 1978, il avait remplacé Gregg Rolie au sein de Journey. Il y restera jusqu'en 1987, participant à la confection de six albums de platine. Journey, si vous l'ignorez encore, était le groupe du célèbre drummer Ainsley Dunbar, un ensemble dont la créativité s'est justement éteinte en 1977. Maxime, lorsque l'imagination disparaît, le flouze pointe le nez ! Ne vous attendez donc pas à monts et merveilles du deuxième opus de Steve Perry. A moins que vous ne soyez inconditionnel de ce métal sous surveillance, aux arrangements soignés, habilement serti de ballades mielleuses, que l'on appelle communément hard pop FM...

 

Down By Law

Punkrockacademyfightsong

Après avoir drivé pendant plusieurs années, un groupe à géométrie variable, Dave Smalley vient de stabiliser le line up de son Down By Law. Un groupe qui en est pourtant déjà à son troisième album. Avant de fonder cette formation, Dave a transité par Nasty, All et DYS. Si bien qu'aujourd'hui il est un peu considéré comme un vétéran de la scène punk. Et de punk il est bien sûr question tout au long de ce (NDR : respirez !) "Punkrockacademyfightsong" (soufflez!). Dix-sept compositions de hardcore qui pour la plupart déferlent à une cadence effrénée. Comme sur la reprise totalement délirante du "500 Miles" des Proclaimers. Faut dire qu'à cette vitesse ! Tellement rapide, que parfois on en perd complètement le fil mélodique. Et c'est un peu dommage, car lorsque la solution respecte une cadence moins suicidaire (NDR : inspirée par les Ramones, par exemple) ou embrasse la pop savoureuse d'Hüsker Dü voire encore sauvage mais harmonieusement texturée du défunt Pixies, les chansons se couvrent alors d'accents contagieux voire séduisants...

 

Perverted

Kuvun Huuto

En 1992, nous avions été agréablement surpris par la qualité de son deuxième album, "La sigla del sadico esperto". Nous pensions même que la formation était néerlandaise. Sans doute, parce que le groupe avait jusqu'alors toujours enregistré ses disques aux Pays-Bas. Pourtant, ce trio limbourgeois est bien de chez nous. De Nieuwkerken très exactement. "Kuvun Huuto" va au delà de nos espérances. Un disque de popcore à la fois grinçant et mélodique. Riche et orientaliste. Original et électrique. Sombre ou échevelé. Et puis il y a la voix. Hors du commun, elle campe un hybride entre Johnny Rotten, Jello Biafra et Peter Murphy. Quant aux mélodies, elles cherchent un compromis entre Hüsker Dü, Sonic Youth, les Pixies, Carter USM, Captain Beefheart et les Sex Pistols. Evidemment, le coup de pouce donné par Kramer y est certainement pour quelque chose. Kramer, c'est ce personnage mythique qui a mis le monde à l'envers avec Shockabilly et Bangwater, ce baroudeur qui a notamment produit le défunt Galaxie 500. Pour enregistrer ce disque il a même emmené le groupe dans son propre studio aux States. Et le résultat est tout à fait remarquable !

 

Downset

Downset

Issu de Los Angeles, ce quintet semble vouloir adopter un profil comparable à Rage Against The Machine et à Living Colour. Un hardcore trempé dans le trash metal et filtré dans le hip hop que souligne le vocal irascible, dévastateur du vocaliste, qui répond chez Downset au nom de Ray Oropeza. Un style qui sert essentiellement à véhiculer un message, un cri de désespoir, de frustration et de rage s'élevant des ghettos qui peuplent LA. Tout y passe. L'économie, la philosophie, le racisme, le sexisme, l'insécurité sur fond social et politique. Une forme de protestation bien dans l'air du temps aux States...

 

Tom Petty

Greatest Hits

C'est en 1979 que Tom Petty s'est illustré aux States avec l'album "Dawn The Torpedoes", et son mega hit "Refugees". Pourtant, cet auteur/compositeur/chanteur/guitariste flanqué de ses Heartbreakers a traversé la période la plus intéressante de son histoire entre 76 et 78. Une période au cours de laquelle il va nous gratifier d'un remarquable opus auto-titré et d'un tout aussi brillant "You're Gonna Get It". La suite se révèlera malheureusement, beaucoup moins concluante. Ainsi, au cours des eighties, Tom va davantage chercher à plaire aux rockers de salon et aux midinettes californiennes plutôt qu'à chercher un quelconque renouvellement de son inspiration. Et paradoxalement, ce manque flagrant de composition originale va le conduire directement à la célébrité... Ce recueil aborde les dix elpees de ce yankee, sélection enrichie de deux inédits parmi lesquels nous sommes quand même parvenus à flasher sur la cover du célèbre "Something In The Air" du Thunderclap Newman...